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 Topsy Turvy

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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Topsy Turvy   Mar 14 Aoû - 19:12



25 août 2014
Q.G. de la Résistance
Bureau de Mélusine McEwan

... ajouter la peau de serpent d'arbre du cap. Et maintenant, la corne de bicorne en poudre.
D'un geste ample et lent, Mélusine saupoudra une pincée de corne de bicorne qui pétilla à la surface avant de se fondre délicatement dans la potion en envoyant seulement quelques étincelles sous son nez. Enfin, armée de sa sacro-sainte louche en bois, elle touilla la mixture qui bouillonnait tendrement dans son chaudron. Encore vingt-quatre secondes et ce serait fin prêt.
Deux tours dans le sens des aiguilles d'une montre.
Trois tours en sens inverse.
3..2...1... Voilà.

' Juste parfait ! '

Contrairement à ses vingt-trois précédents essais, sa potion avait l'air de ce qu'elle devait être. Un chaudron entier de Polynectar fait maison. Presque en mieux. All by herself. C'était tellement plus satisfaisant de tout faire toute seule. Et puis, elle avait toujours eu une sorte de talent pour les potions magiques, une intuition, un doigté. Qui faisait que ça foirait royalement ou que c'était une réussite totalement. L'un ou l'autre. Plus souvent l'un que l'autre...
Aujourd'hui, elle en était pour une réussite flamboyante. Elle en était sûre. Et ça valait le coup de tenter sa chance. D'en boire une gorgée. D'effectuer son petit test.

Autour d'elle, dans le charivari qu'était son bureau - ou son sommet, comme elle aimait à l'appeler et qui avait somme toute plus d'un laboratoire que d'un espace dédié aux brainstormings -, des fumées multicolores envahissaient l'atmosphère en s'échappant de chaudrons divers. Des tonnes de bocaux, d'ingrédients, de fioles étaient entassés ça et là. Un feu ronflait dans la cheminée au coin de la pièce tandis qu'un flot de lumière entrait pas l'immense baie vitrée. Des chandelles lévitaient à deux mètres de hauteur et des effluves variées parfumaient l'atmosphère. Quelques bouteilles de jus de citrouille gisaient dans une encoignure et des confiseries reposaient sur un tabouret en bois. Honnêtement, il n'y avait qu'elle pour supporter d'y rester plus de dix minutes. Et ça lui allait très bien comme ça. il faisait bon d'avoir un petit bout d'endroit rien qu'à ça pour se poser un peu.

En un éclair, elle s'arracha un cheveu qu'elle examina avec un sourire : roux et bouclé. Difficile de le confondre avec un autre. Le pinçant précautionneusement entre deux doigts, elle récupéra un deuxième cheveu parmi une mèche qui reposait dans une petite coupole posée en hauteur, en sécurité. Court, souple et brun. Le donateur inconnu qui, pour tout autre que Mélusine, souhaitait conserver l'anonymat (au temps pour vous, bande de curieux !). Réunis au creux de sa paume, le cheveu roux et le cheveu brun tombèrent ensemble dans le chaudron de Polynectar (et, oui, elle avait éteint le feu en dessous. Elle était pas non plus complètement folle, ok ?). La potion frémit et émit de petites bulles avant de prendre une magnifique teinte orangée. Rien de très étonnant...

L'heure de vérité, maintenant.
Maintenant armée d'un bol, la jeune femme récupéra un peu de la mixture couleur citrouille et souffla dessus pour la faire baisser d'un ou deux degrés.
1..2..3.. Mouaif. Le goût ne valait pas un bon jus de myrtille mais c'était pas si pire. La suite, par contre...

Nausée, stupeur et tremblement.
Cinq longues minutes de calvaire physique et d'interrogations mentales. De frémissements émotionnels. Réussira ? Réussira pas ?

C'était une idée qui avait germé dans son esprit, il y avait déjà quelques temps de cela. Pourquoi se contenter d'une banale transformation en quelqu'un d'autre quand on pouvait sans doute faire tellement mieux ? Et que ce passerait-il si au lieu d'un fragment d'être humain, on en mélangeait deux ? Deux êtres humains pour une même potion ? Elle n'y connaissait pas grand chose en génétique mais ça ne devait pas être si différent de la fabrication d'un bébé. Pof, un monsieur et une dame et neuf mois plus tard, boum ! Un nouveau-né ! Le très avantage de son invention (si elle ne se retrouvait pas entre les mains de maude hébert, médicomage de la Résistance au terme de son expérimentation), c'est qu'en théorie, l'apparence obtenue par son mélange de deux cheveux différents (ou deux bouts d'ongle mais c'était moins... plus beurk, quoi !) serait unique. Même pas le risque de croiser son double au coin d'un parking.

Parfois, elle se trouvait géniale.

Et, après une dernière vague de nausée et un ultime picotement d'artère... le monde entier allait la trouver géniale ! Yataaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ! Elle était juste trop forte. Elle était devenue une... un... un savant mélange entre elle et le mystérieux inconnu.



Humph. Oui. Elle était aussi devenue un homme.
Expérience de taille. Wahou-wah !

Seule au milieu de son charivari, Mélusine entama une danse de guerre en chantant un vieil air écossais qui parlait de victoire ! Ce qui lui fit prendre conscience des évidentes différences anatomiques d'avec son corps habituel. Stoppant net ses gesticulations, elle commença à s'examiner sous toutes les coutures. Ses bras, ses mains. Son visage dans le miroir. Ses vêtements ne flottaient pas tant. Son nouveau elle avait sensiblement la même stature, elle était juste un peu à l'étroit aux emmanchures de sa chemise. Elle souleva son kilt... pour voir ! Eh quoi ? Il fallait profiter de l'occasion ! On ne devenait pas un homme tous les jours ! Et il lui fallait apprivoiser cette nouvelle enveloppe. Que celui qui n'avait jamais joué avec son corps lui jette la première pierre.

Nous passerons sur les détails des investigations corporelles de Mélusine.

Une bonne trentaine de minutes de l'heure impartie s'étaient d'ores et déjà écoulées quand un chaudron oublié sur le feu (oui, elle menait plusieurs expérimentations de front) commença à s'énerver de se voir délaisser. Comprendre que des flammèches virevoltaient autour du fond du machin et que le liquide contenu bouillonnait à grands poumons. Avant que Mélusine eut pu faire quoi que ce soit, le machin explosa, envoya valser des relents de potion raté un peu partout autour de lui, tandis qu'une épaisse fumée bleuâtre se mettait en tête de décorer l'atmosphère. L'explosion en elle-même aurait réveillé un veracrasse en pleine hibernation (non, les veracrasses n'hibernent pas mais on s'en fout !).
Surprise, sonnée, Mélusine-le-garçon (il faudrait qu'elle se trouve un nom pour l'occasion)...

' Que penses-tu de Murtagh ? '

Mélusine-Murtagh se retrouva les fesses sur le dallage à essayer de comprendre ce qui venait précisément de se passer.


Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Mar 14 Aoû - 20:11

Toujours ce même rêve ...

Ou plutôt ce cauchemar ... Ça fait deux mois ou même plus que cela dure et j'aimerais de tout cœur que ça s'arrête. Que j'en sois débarrassé ! Ce cauchemar, je le sens me brisera à petit feu, et il a bien entamé son œuvre en plus !

J'erre dans une zone sombre, interminable, ma silhouette se détache sur les murs de cet interminable couloir, et j'avance malgré que j'aimerais m'arrêter, j'avance toujours plus vite. Je n'entends que mes pas qui résonnent dans cette étrange atmosphère, et je sais que devant moi se trouve la personne tant désirée. Mais cette dite personne m'échappe à chaque fois, comme si elle ne voulait pas que je la trouve !
Je ne sais pas si la silhouette est féminine ou masculine, à vrai dire je m'en fous un peu, mais j'ai l'impression de la connaître, qu'elle fait partie de moi et de mon passé, et que ... Je dois la rattraper. Cette fois-ci elle augmente le pas, et moi aussi cette fois je cours, j'avance ma main pour l'effleurer et elle se retourne enfin. Son visage se dessine peu à peu et je la reconnais, cette entité que j'adore en même temps que je déteste.
Elle me regarde incrédule, comme si, je n'étais plus rien pour elle. Elle me sourit alors que des larmes viennent souiller mes prunelles dorées. Elle me fait souffrir, mon cœur se glace et elle ... Elle s'évapore avec un rire que je ne lui connais pas, mais un rire qui sonne tellement faux qu'il m'écoeure.

Et c'est toujours à cet instant T, que je me réveille. En sueur, dans mon studio de Camden Town.


- Mmmm. Mark, encore ton cauchemar ? Murmure une voix ensommeillée à mes côtés. Elle c'est ma patronne, Catelynn Pern, gérante du magasin où je travaille désormais. Ses prunelles bleues me fixent intensément et je lui souris pour ne pas qu'elle s'inquiète. Comme je le fais toujours ...

- Rendors-toi. Lui dis-je avec une voix douce en embrassant son front de mes lèvres glacées. Elle se tourne de l'autre côté et se rendort, un léger sourire posé sur ses lèvres vermeilles. Pour ma part, je me lève, j'ai trop chaud, j'ai besoin de fraîcheur et je m'en vais prendre une douche, qui je l'espère me calmera.

L'eau glacée dénoue mes tensions, et étrangement je me sens bien mieux. Je décide d'y rester un bon moment. L'eau coule sur mon corps comme s'égraine les secondes, les minutes ou encore les heures que je passe sous l'eau salvatrice.

Et en effet, j'y ai apparemment passé plus longtemps que prévu ...


- Mark ? Mark ? Tu t'es noyé où je dois venir te chercher ? Ça fait bien trois heures que t'es là dessous, j'aimerais bien me préparer pour aller bosser non ? Me sort ma douce moitié, pas le temps de répondre, qu'elle fait irruption comme une furie dans ma salle de bain. Et qu'elle me trouve, les yeux fermés sous l'eau glacée, eau qu'elle ferme instantanément et qui réussit à me sortir de ma torpeur.

Je sens qu'elle m'entoure le corps d'une serviette, qu'elle me frictionne, mais je repense toujours à cet interminable cauchemar qui n'a de cesse de me hanter. Et mes stigmates qui se mettent à me brûler ! Décidément, j'aurais tout gagné aujourd'hui ! Foutue Dynastie de merde, qui m'aura tant fait souffrir ! Moi et Loevi ! Loevi ? Cette pensée me tord de douleur et je préfère m'en éloigner, peu à peu je reprends mes esprits et je me retrouve face à ces yeux bleus si inquiets.


- Ça va aller Cat', t'en fais pas. Je peux venir bosser. Affirmais-je d'un ton rauque en y amenant le peu de conviction qu'il me restait.

- Non. Je te donne un jour de congé. Tu vagabondes, tu fais autre chose et demain tu me reviens en forme et même déjà ce soir ! Promis ?

- Promis ! En même temps, ce n'était pas le premier jour de congé qu'elle m'accordait ... Je lui souris, d'un sourire contrit mais qui exprimait toute ma gratitude et m'en allais m'habiller. Elle en fit de même quelques instants plus tard. J'avais opté pour quelque chose de décontracté, un polo noir un jean légèrement serré et délavé et pour sortir mes éternelles vieilles baskets, si chères à mon cœur. Vu que le fond de l'air était frais, j'optais pour un grand blazer noir. On ne sait jamais avec ce temps.
Pour sa part, je la regardais se vêtir, perdu dans mes pensées, son corps était parfait et en appelait à la luxure, mais j'en étais loin de ces pensées fort peu catholiques, quand elle m'enlaça, m'embrassa et enfin sortit.

Cette fois, j'étais bien seul et j'allais le rester toute la journée. Alors autant m'occuper et faire quelque chose de constructif non ?

Après avoir déjeuné dans un modeste établissement, je décidais de me balader, sans but pour tenter de m'aérer l'esprit. Je décidais évidemment de ne point passer devant la boutique, je n'avais pas envie de voir la tête déconfite de Catelynn, qui malgré ce qu'elle me disait, se faisait du mouron pour ma gueule.
Bizarrement, mes longues jambes me conduisirent au QG de la Résistance, QG qui je le pense à cette heure serait désert et peut-être que je reprendrais du poil de la bête en voyant l'ordre des missions ! Mouais, on y croit.
J'errais dans les couloirs en sifflotant, et j'étais loin de penser que j'allais trouver du monde quand soudain, Merlin entendit mon appel et j'entendis un grand bruit ! Et voilà que je me retrouvais derrière une porte où par-dessous une fumée dense s'en échappait.
Intrigué, je décidais d'en pousser la porte quand ...

Face à moi se trouvait, un hurluberlu roux, légèrement couvert de fumée, suite à l'explosion je suppose, que je n'arrêtais pas de fixer de mes orbes dorées. Mon regard s'étrécit quand je reconnus le bordel incessant de cet antre, l'antre de Mc Ewan. En même temps qui pouvait avoir un bureau pareil ?
Ma mine fatiguée, se tourna vers l'intrus avant de se retourner vers le chaudron fumant, qu'est-ce qu'il pouvait bien foutre ici ? Attifé d'un fichu kilt ? Et en plus connaissant, ces foutus écossais, il devait être à poil dessous ! Je me mis soudainement à pouffer de rire, au vu de cette situation cocasse. Hé ! C'était pas ma faute, j'évacuais les tensions passées !
Mon hilarité commençait tant à grandir que j'en avais les larmes yeux, larmes que j'essuyais de mes gants de cuir noir. Ce gars, je le remercierais jamais assez pour la crise de fou rire occasionnée !
Revenons-en à nos citrouilles ! Pourquoi l'autre rousse n'était point là ?


- Hé mec ! Qu'est-ce que tu fiches dans le bureau de Mc Ewan ? Si elle savait qu'un garçon est en ce moment présent dans son bureau, je te jure le fard qu'elle se taperait ! Lui dis-je avant de lui asséner une tape vachement virile dans le dos.

Plus je le regardais en détails, et plus il m'était familier ... Se pourrait-il que ?


- Mc Ewan ? Demandais-je par le plus grand des hasards ...
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Sam 18 Aoû - 19:03

Evidemment, de tous les résistants inquiets de sa santé, il fallait qu'elle tombe sur Resnald. C'était la Saint Poisse, aujourd'hui ? Le Polynectar devait néanmoins des effets d'aiguise-méninges car les pensées de Mélusine carburait à toute vitesse. Au lieu du soldat lambda, c'était une vieille connaissance qui avait joué les curieux, quelqu'un qui l'avait fréquentée suffisamment longtemps pour s'imaginer la connaître. Un peu. C'était le moment de tester l'efficacité de son déguisement. Est-ce qu'elle avait des scrupules à utiliser Resnald ainsi ? Pas le moins du monde.
Aussi, en lieu et place de la gifle bien sentie qui lui démangeait la main droite (elle avait sa manière bien à elle pour saluer Resnald), elle tendit cette même main, en parfait petit soldat anglo-saxon qui échange une bonne poignée lors des premières présentations.


« Ouaip. Murtagh McEwan, même. Cousin de. »

Elle s'abstint tout de même d'ajouter les nicetomeettoyou de rigueur. Fallait pas pousser non plus.
Ceci étant fait, elle ne put s'empêcher de jouer la carte de la provocation :


« Et au cas où y'aurais pas remarqué, mon vieux, tu es un mec. Sans lien de parenté. Dans son bureau. Et à mon humble avis, si elle te trouvait là, c'est pas un fard qu'elle taperait, mais plutôt toi... »

Pas plus qu'elle ne put s'empêcher un sourire narquois.

« Si t'as les jetons, la sortie est par là. », conclut-elle, en indiquant négligemment la porte par laquelle Resnald était entré. Porte qui était restée entrouverte et qui laissait deviner quelques museaux indiscrets qui essayaient de deviner la source de l'explosion sans pour autant se risquer dans l'antre du Colonel aux cinq M. Mélusine était somme toute un peu déçue de ne pas les découvrir plus nombreux, amassés sur son palier. Eh quoi ? Elle aurait pu mourir de l'explosion. Ou au moins être vachement blessée. Autant dire que ça se bousculait pas au portillon pour venir la secourir.

' Et bam dans ton ego ! '

Pff. Même pas grave. Elle saurait à quoi s'en tenir, maintenant.

' Ou peut-être que ça explose tellement souvent ici... '

Même pas vrai, répondit-elle mentalement en levant les yeux au ciel, sur son plafond à moitié cramé. Certes.

' ... que plus personne ne s'inquiète vraiment. Peut-être aussi que tu as un tel fichu caractère que... '

Oui, bon, elle se passerait de ses propres avis.
De toute façon, elle comptait son petit cercle de confiance et ça lui suffisait amplement. Elle préférait être un peu exigeante relationnellement parlant que d'avoir un cœur qui se la jouait portes ouvertes à toute l'année. Non mais.

Toute à son dialogue intérieure, Mélusine en avait un peu oublié la présence horripilante de Resnald (d'ailleurs, il n'allait pas rester, pas vrai Resnald ?). Elle fureta de-ci, de-là, en jetant de rapide sortilège auto-nettoyant. Depuis le temps, elle était presque devenue une pro du Récurvite. Elle ramassa deux trois fioles éparpillées au sol et grappilla une poignée de morceaux de gingembre confit qu'elle grignota avec gourmandise, savourant l'alternance du sucre et du piquant. Rien de tel pour rapapilloter une McEwan.

Un petit warning s'alluma dans sa "to-do list" mentale et elle se souvint soudain de son chaudron de Polynectar (réussi !) qu'il fallait mettre en lieu sûr. L'apparence qu'elle avait récolté après absorption lui plaisait bien. A archiver, donc. Ce dont elle s'acquitta illico presto, en transvasant la potion dans divers flacons et récipients hermétiques.
Ça, c'était fait.

Une pensée en entraînant une autre (Polynectar → réussite → Murtagh ↔ Resnald), elle eut un froncement de sourcils (elle se demandait à quoi ça ressemblait, sur le visage de Murtagh ?) et effectua un volte-face pour se retrouver presque nez-à-nez avec ledit Resnald.


« Bah ! T'es encore là, toi ? »


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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Dim 19 Aoû - 19:33

Décidément ...

M'étais-je trompé sur l'identité de mon interlocuteur ? Apparemment celui-ci me certifiait qu'il n'était pas la Mélusine Mc Ewan que je connaissais ... Là, encore je n'étais pas très convaincu !
Il y avait tout de même une part de ma conscience, qui me certifiait que face à moi, il y avait bien l'ancienne Batteuse des Gryffondors. Mais les dires du gars étaient sincères, et bon, il faisait déjà partie de cette famille de fous !
Mais j'avais toujours un petit doute, la petite voix au fin fond de mon encéphale grise qui me disait qu'il y avait peut-être une Mc Ewan là dessous. Alors nonchalamment, je m'étais emparé de sa main tendue afin de la serrer. Mes gants de cuir noir, je ne les enlève jamais, bien que j'aimerais toucher des personnes, mais au fond de moi je me l'interdis.
Le contact humain ça fait un bon moment que je l'ai retiré de mon répertoire, alors bon face à ce Murtagh truc much, je ne m'en privais pas. Et je relâchais sa main, aussi vite que je m'en étais saisie.


- Enchanté nouveau Mc Ewan. Fis-je avec un sourire empreint de malice. Ce gars là, j'en ai bien l'impression, il ne me porte pas dans son coeur. Mais ça peut être marrant, et puis de toute façon, j'ai rien à faire de ma journée et le but c'était de me changer les idées ...

Alors, autant en profiter non ? Ouais, il avait pas faux le Murtagh, la Mc Ewan, elle se serait pas privée de me donner la gifle journalière ! C'était comme cela avec elle, un lien si fusionnel s'était établi entre nous ! Enfin plus pour moi que pour elle ... Malgré tout, je n'avais jamais levé la main sur elle, et je m'en gardais bien ! Puis, bon je crois aussi qu'elle me tuerait sur place, si je le faisais !
Le seul moment où nous avions été si proches, c'était lors d'une bévue de Belrin ... Philtre d'amour à la con, qui nous avaient rapprochés Mélusine et moi. Pas que je m'en plaigne, bien au contraire. Tout souriant, je revenais d'y repenser ! C'était sympa en fait, pour une fois ne pas se recevoir une baffe de la part de Mélusine, ça avait tout de même du bon !
Mais l'occasion ne se réitèrera pas ... Dommage.


- Pas faux. Mélusine a toujours été ... tactile avec moi. Répondis-je avec un sourire suffisant.

Je n'avais pas les jetons, au contraire, la suite allait être de mieux en mieux ! Lentement, je me dirigeais vers la porte, je m'adossais au chambranle et je remarquais du coin de l’œil, qu'il y avait pas mal de curieux bizarrement, qui se pressaient près du bureau du Colonel. Avec mon pied je poussais délicatement la porte afin de la fermer. Les badauds en avaient eu pour leurs Mornilles, tout allait bien non ?
De mon regard doré, je fixais le manège de mon cher interlocuteur, manège qui ma foi était bien trop plaisant, pour que je daigne filer à l'anglaise. Et vas-y que ça récurait, et que ça grignotait ! Ce qu'il bouffait, bah j'en voudrais pas ! Parce que dans la famille Mc Ewan, ils étaient réputés pour des mélanges ... assez douteux.
Concentré, il mettait un truc dans des fioles ... J'irais bien tout lui piquer quand il aura le dos tourné, juste pour l'embouser. Parce que bon, il était de la famille de la Rouge, et ça, ça suffisait déjà pour en faire un autre souffre-douleur. J'en étais là de mes pensées, quand j'en fus tiré par le dit Murtagh, qui se mettait juste sous mon nez.


- Ouais. Mais bon, tu pourrais être plus poli. De toute façon vous êtes tous pareils chez les Mc Ewan ... Ça m'étonnerait même que tu diffères du moule. Répondis-je avec un sourire plus que narquois.

J'arpentais la pièce à la rechercher d'un petit indice qui me ferait penser que c'était bien la grande Mélusine qui se trouvait en face de moi. Oui, je pensais toujours que c'était elle et non ce Murtagh. Mais bon, j'allais l'emmerder alors autant y mettre les formes.


- Dis Mumu, elle est où ta charmante cousine ? Parce que bon, sa rousseur me manque. Enfin, tu me comprends.

Bah ouais quoi. C'était pas pareil.
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Mar 21 Aoû - 18:23

« Ça t'étonnerait que je diffère du moule ? Buddy, au cas où t'aurais pas remarqué, j'ai failli exploser y a pas deux minutes de ça... »

N'importe qui aurait été chamboulé à moins. Certes, Mélusine n'était pas n'importe qui et se trouvait somme toute immunisée à vie depuis ses années collège. C'était ça ou finir complètement traumatisée. Mais Resnald n'était pas supposé être au courant, surtout tant qu'elle essayait de se faire passer pour Murtagh. Toute à ses cogitations, elle en avait presque oublié l'ordre du jour.

' Allez, McEwan, tu peux être meilleur comédienne que ça ! '

Sûr ! Elle avait déjà composé des performances plus crédibles que celle-là. Dans le cas contraire, elle reposerait sans aucun doute six pieds sous terre, à tenir compagnie aux asticots, à l'heure qu'il était. Ça aurait été une expérience en soi de manger les citrouilles par les racines. Mais si on lui demandait son avis, c'était surtout une expérience qu'elle comptait remettre à plus tard. Le plus tard possible. Voire même jamais, si elle avait son mot à dire.
Bref. Ordre du jour, le retour.

' Imagine que c'est une simulation en temps réel. Resnald est un Grand Méchant Opposant qui te kickera plus vite que son ombre s'il découvre ta couverture... '

Oui parce qu'à découvrir sa couverture, il voudrait la lui enlever, et pour le coup, elle serait refroidie.

Trêve de jeux de mots.
Mélusine s'en revint à Resnald qui s'était mis à fouiner un peu partout, ce qui était tout sauf à son goût. Ne pouvant pas se permettre d'exploser ouvertement, elle se contenta de le traiter de tous les noms de troll de son immense vocabulaire en son fort intérieur. maigre consolation. Mais mieux que pas de consolation du tout.

Bien. Que penserait de Resnald un total étranger ? Peut-être était-elle la seule à percevoir son aura allergisante ? Peut-être était-elle la seule à réagir de manière aussi... épidermique à son approche ? Elle en doutait mais ça n'était pas le moment d'écrire une thèse sur le pourquoi du comment que ce type était un furoncle ambulant, expériences à l'appui.
Que ferait le cousin Murtagh face à un intrus pareil ? Pas eu le temps de se briefer elle-même su le caractère dudit Murtagh. Sa première demi-heure dans sa peau avait été trop occupée en découvertes anatomiques pour en dresser un portrait émotionnel. Improvisation, donc. En espérant que Murtagh McEwan ne rougisse pas aussi facilement qu'elle, sinon, c'était même pas la peine de se déguiser.

Bon. Murtagh étant un McEwan, il avait forcément une forme de fierté chevillé au corps. Donc, pas le genre à se faire appeler «Mumu» par un étranger sans sourciller. Autant commencer par là !


« C'est Murtagh. Est-ce que je t'appelle... »

Ouf ! Boulette évitée in extremis ! Elle avait failli enchaîné direct sur un «Nanald» de très mauvaise augure pour son camouflage.

« Je te signale que tu t'es même pas présenté, ô l'inconnu ! », s'amusa Murtagh tandis que Mélusine tentait de glisser dans sa voix plus de nonchalance que d'accusation. « Je dois t'appeler John Doe ou aurais-je l'honneur que tu me dévoiles ton identité ? «

C'était noté. Murtagh était légèrement plus à cheval sur la syntaxe, la conjugaison et les bonnes manières. Par merlin, elle allait encore devoir manger du dictionnaire !
Vite, enchaîner, enchaîner, juste pour ne pas laisser la dernière réplique de Resnald se perdre. Juste pour le plaisir d'un chouïa de provocation.


« T'es tellement en manque que ça ? Je note, je note ! », poursuivait-elle, souriante, quand, au fond, tout au fond, elle était plutôt atterrée par l'attitude de l'ex vert. « Oh, elle devrait revenir dans une demi-heure. Environ. »

Il allait falloir qu'elle guette sérieusement le trottinement des aiguilles pour ne pas se retrouver dans une position... gênante.

« Tu veux vraiment rester ici à l'attendre ou on... », conclut Murtagh en direction de la porte, intérieurement outrée d'avoir pu s'associer à Resnald, ne serait-ce que par l'intermédiaire d'un pronom personnel. mais elle ne supportait pas non plus l'idée de le voir tourner dans son sommet pendant les trente minutes à venir. Environ.


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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Mer 22 Aoû - 19:31

Hm. Buddy ?

C'était quoi ce surnom à la noix ? J'aimais pas vraiment. Encore une invention Mc Ewanienne ... En même temps, Mumu c'était pas certain qu'il apprécie. Comme on dit si bien, un prêté pour un rendu non ?
J'arpentais donc le sanctuaire de Mc Ewan avec des yeux d'enfant, en effet pénétrer dans ce haut lieu sacré était une grande nouveauté pour moi ! Parce que pour dire et préciser, je n'y étais jamais allé dans le bureau du Colonel. Ou bien les seules fois, où j'avais tenté une incursion, cela s'était soldé par des cuisants échecs et un claquement violent d'une porte sur un nez.
Donc, là, j'en profitais ostensiblement au nez et à la barbe du charmant Mumu. La Mc Ewan n'était pas une fée du logis visiblement, et c'était un chouïa le bordel par ici. Mais ce bureau était vraiment classe, et pour ainsi dire, c'était enfin cool d'y être !

J'avais raison. Mumu, ça lui plaisait pas. Murtagh c'était moche, Mumu c'était bien mieux. Je l'écoutais d'une seule oreille, toujours occupé à fureter dans le bureau du Colonel Moutarde. Y'avait de ces trucs et de ces machins, comment pouvait-on amasser autant de choses dans un espace restreint ? Mc Ewan était une virtuose ! Je me retournais enfin vers le représentant masculin du clan Mc Ewan, ce gars c'était un peu comme Mélusine, ça vous mettait en rogne dès que ça vous défiait en fait.
Soufflant dans la barbe que je n'avais pas encore, je plantais mon regard doré dans le bleu de l’Écossais et répondit par un sifflement de mon cru.


- Ouais. C'est vrai. John Doe c'est cool, mais c'est Mark Resnald. Je te serrerai pas la main, mais le salut est bien là. Fis-je avec un sourire figé. Oh, c'est vrai, j'avais avoué que Mélusine me manquait. Il y avait bien de l'ironie dans mes propos mais dans le fond, c'était certain qu'elle me manquait. J'adorais nos éternels fritages, et l'embouser pour moi était un passe-temps favori !

Mc Ewan, revenait donc dans une demi-heure ? Perfect ! J'allais attendre avec Mumu hein ? Oh oui, il serait bien d'accord. Bon, je repartais en inspection des parchemins poussiéreux et des fioles gluantes quand ... l'une d'entre elles m'échappa des mains. Vous savez l'impression quand le temps s'arrête et que malgré vous, aucune chance de rectifier les choses quoique vous fassiez ... Là, c'était pareil ! J'avais essayé de rattraper la fiole avec mes mains gantées, mais cette dernière avait été trop rapide et avait embrassé le sol.
Je me trouvais dos à Murtagh le Mc Ewan. Dans pas longtemps, je sentirais son aura meurtrière me submerger ... Alors, je me baissais pour ramasser les bris de verre laissés au sol, et avec la chance que j'avais, je me coupais et en plus l'odeur du contenant de cette charmante fiole commençait à me venir aux narines. Je me retournais vers Mumu, l'air contrit scotché sur le visage et la grimace en bonus.


- Oups. Fis-je avec une légère moue. Mélusine allait me tuer, d'une mort lente et douloureuse, je parie. Ta cousine n'aurait pas un onguent cicatrisant dans tout son capharnaüm ? Parce que bon, je me suis pas mal coupé en tentant de ramasser ces fichus morceaux ...

Je laissais le loisir au Mumu, de chercher l'onguent cicatrisant, si elle en avait, car peut-être qu'elle avait anticipé ma venue Resnaldienne, et que du coup, pour moi y'a rien.

- Je veux bien attendre ta chère cousine ici. Si tu dis qu'elle en a pour une demi-heure ! Alors autant passer mon temps ici avec toi.

Je reconnais que dit comme cela, ça faisait limite peur et limite pervers. Oh et puis c'était à lui d'interpréter. Ayant trouvé un charmant fauteuil, je m'y jetais de tout mon poids, quitte à faire trembler tout ce qui se trouvait autour !
C'était chouette, d'être assis dans le fauteuil si moelleux de Mc Ewan.


- Et sinon, tu fais quoi de beau dans la vie Mumu ? Non, je t’appellerais pas Murtagh, c'est moche. Alors Mumu c'est mieux. Dis-je avec un large sourire.

Bah quoi, fallait bien tenter une amorce de conversation non ?

Ouais.
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Mar 4 Sep - 18:52

Mélusine ne put s'empêcher de rouler des yeux au ciel, et Murtagh avec elle.

« T'es un sorcier ou pas, Nanald ? La baguette magique, tu connais ? »

Et elle de dégainer sa baguette magique (enfin, l'une des deux) et de la brandir sous le nez de Resnald (qu'il était bon de lui balancer un vieux surnom bien débile par la figure !) :

« Tu sais...? Pouf, une formule et la magie fait le sale boulot à ta place. Attend, je te montre... »

« Tu te coucheras moins bête ce soir », ajouta-t-elle silencieusement. Murtagh était définitivement un être plus civilisé que son pendant féminin. En un tournemain, elle lança un rapide et efficace récurvite qui renvoya au néant les bris de verre contenus dans la paume de l'ex Vert. Elle s'autorise un petit sourire satisfait et alla même jusqu'à offrir un clin d'œil en direction de Resnald, qu'elle se retint d'assaisonner à la sauce « tes tripes sur mes mains ». Pas facile de se souvenir d'être aimable. presque.
La présence de ce type dans son sommet - était-il besoin de le rappeler - la mettait sur les nerfs. Elle avait pris grand soin, depuis son installation, d'apporter toute son énergie, sa folie et son excentricité pour en faire un espace où elle se sente bien et l'autre venait polluer le tout avec son aura verdâtre. Et puis, la pièce était trop personnelle pour laisser n'importe qui y prendre ses quartiers. Surtout dans son fauteuil !

' Pour qui il se prend là ? '

Sa baguette toujours dans sa main, associée à la requête de Resnald (non mais, il avait vraiment besoin de se faire soigner, lui, à pleurnicher pour une petite écorchure... et sur le terrain, s'il se prenait une entaille, il rentrait à la maison ? Non mais vraiment n'importe quoi !!!) lui donna une idée. Qui lui éclaircit un peu le brouillard de fureur qui s'était enroulé autour de ses pensées.


« Attend deux secondes, je regarde ce que j'ai en stock... », déclara-t-elle d'une voix presque égale comme si elle n'en avait vraiment rien à fiche que Resnald fasse comme chez lui, et ce, sans la moindre gêne.

Hop ! Nouveau coup de baguette assorti d'un Accio et un petit flacon s'envola du caphanaüm pour filer droit sur elle. Au tout dernier moment, dans un mouvement qui pouvait passer pour de la maladresse, la fiole termina sa course dans un grand fracas de verre, s'explosant au sol, après s'être faufilée entre les doigts de Murtagh.


« Put*** de bor*** de me*** ! », jura-t-elle/il (comme un homme), tandis qu'une odeur pestilentielle, mettant au défi une bonne dizaine de putois, s'élevait de ce qui avait été précédemment un flacon d'huile de tatou.« Eeeeeeeeeeeeeeeerk ! Vite ! Dehors !!! »

Comme Resnald semblait un peu ramolli du cerveau depuis quelque temps toujours, Murtagh l'empoigna par la manche et le traîna littéralement hors de son fauteuil et hors de la pièce en prenant bien soin de claquer la porte derrière eux. Désormais elle seule pourrait en actionner l'ouverture. La porte resterait hermétique à toute autre tentative.
La puanteur qui avait envahi l'air de son espace était vraiment un mal pour un bien. Tout plutôt que laisser Resnald squatter deux minutes de plus dans son Q.G. à elle. La petite aventure l'avait presque mise de bonne humeur. Assez, en tout cas, pour forcer Murtagh à faire preuve d'un peu de commisération :


« Ca va, Donald ? Désolé, buddy, mais si on restait là-dedans, on allait puer mieux que des boucs pour les trois prochaines semaines. Viens-t'en, on va trouver de quoi soigner ton petit bobo... »

Murtagh, pas plus que Mélusine, ne fut capable de camoufler sa satisfaction qu'ils affichèrent d'un commun accord dans un grand sourire.
Sans vraiment prêter attention à savoir si Resnald suivait son rythme, elle dévala à grandes enjambées les quelques couloirs qui séparaient son bureau de l'infirmerie, dont elle poussa la grande porte, non sans avoir toqué au préalable. Là, quelques médicomages et aides-soignant s'affairaient dans le grand espace lumineux (merci les verrières !), qui soignant quelques Résistants vaguement amochés à leur retour de mission, qui concoctant un filtre express. Personne qui n'ait l'air sur son lit de mort (l'aile des grands blessés se trouvait un peu mieux à l'abri du passage... et du bruit), aussi Mélusine en profita-t-elle et lança d'une voix de stentor (merci la testostérone !) :


« Notre ami Resnald s'est blessé ! Il nécessite des soins intensifs au risque de garder des séquelles... définitives. »

Glen Motherwell, un tout jeune soignant, s'approcha d'eux, prêt à déclencher une salve de sortilèges curateurs.
Pendant ce temps, Mélusine attendait très patiemment que la honte pèse de tout son poids sur les épaules de "Nanald".


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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Mar 11 Sep - 15:01

Ah ma baguette ...

Parlons-en. En ce qui la concernait, elle se trouvait bien dans la poche arrière de mon jean mais étrangement, je n'avais nullement envie de l'utiliser. Je laissais à Mumu, les bons soins de le faire. Mumu m'envoyait des insanités de son crû à la figure, auxquelles bien évidemment j’arquais un sourcil fort contrarié.
Le gars du clan Mc Ewan se débrouillait très bien, pour faire le sale boulot. Et j'avouais, j'avais la flemme de la sortir ma baguette. Alors bon, autant qu'il serve à quelque chose le Mumu non ?

Ouais.

J'avais une chose à dire néanmoins, c'est que son fauteuil, y'avait pas plus confortable en ce bas monde ! Un vrai délice de mobilier ! Je m'y sentais comme chez moi, c'était cosy par chez elle ... Je soupirais d'aise, oubliant presque Mc Ewan l'homme, au fin fond de mon esprit.
Mais son immonde voix, me le rappela à l'ordre. Douloureuse sentence, que celle-ci ... Ainsi donc, Mumu allait mettre à profit ses connaissances pour me soigner ? C'était fort mignon de sa part. Je n'eus pas le temps de m'en réjouir, que je sentis une forte odeur et que l'on m'entraînait dehors tel un pestiféré ! C'était quoi cette blague ? Elle était de mauvais goût, surtout venant de Mumu Mc Ewan.
Me voilà hors du fort Mc Ewan. Et c'était certain, j'y serais pas prêt d'y retourner dans son bureau. C'est moi qui vous le dis ! Je ne pouvais cacher ma déception, bien trop grande ... Et Murtagh, qui commençait à me faire bouillir le chaudron avec ses belles paroles. Paroles auxquelles, je ne répondis pas.

Pas fou non plus.

Pas le temps de m'apitoyer plus, que Mumu m'entraîna bien loin des pénates Mélusiniennes. Et tout ça pour arriver à l'infirmerie. Comment il connaissait le chemin d'ailleurs ? J'en viendrais à lui poser la question.
Là encore pas le temps. Et voici que Murtagh ne se mêlait pas de ses affaires ! Je m'en vais lui apprendre la discipline ! Glen Motherwell, s'approchait de notre duo. Mais pas trop quand même, car je venais de le fusiller de mon regard doré des mauvais jours.
Dans le fond j'avisais Aloysius Sweevil, qui de par son emploi de Médicomage à Sainte-Mangouste, avait décidé de rallier les rangs de la Résistance. Il offrait son savoir comme éminent Médicomage à ses subordonnés comme Motherwell. Motherwell qui était vite reparti s'affairer ailleurs d'ailleurs.
Aloysius, m'ayant aperçu s'approcha, l'air inquiet.


- Mark ? Ce n'est pas aujourd'hui ton check-up quotidien. C'est dans une semaine. Tu ne vas pas bien ? C'est encore "tu-sais-quoi", qui te fait du mal ? Me lança Aloysius avec un air des plus sévères.

Les "tu-sais-quoi", c'était évidemment mes saletés de tatouages. Depuis ma dernière "crise" officielle, en présence d'une personne, j'avais tout de même décidé de faire suivre tout ceci. Et ayant appris, la venue récente du Sweevil mâle, dans la Résistance, j'avais sauté sur l'occasion.
Je remarquais l'air professionnel d'Aloysius quand il s'empara de mes mains.


- Tu as été blessé par "ça" ? Dis-le moi car si jamais, je n'ai plus de potions curatives en grande quantité. T'as encore fait le con Resnald ?

Outch. Quand Aloysius m'appelait comme cela, ça allait chauffer pour mon matricule de Résistant. Ni une, ni deux, c'était de la faute de Mumu si on était là. Et vu que justement, il était encore là, ça allait être lui qui allait payer pour deux. Je suis gentil. Je partage ...

- C'est de la faute de Mumu tu vois. Il s'inquiétait pour ma santé. Alors il m'a vite emmené ici. Je ne sais pas comment, il connaît le chemin d'ailleurs. Mais passons ... C'est à lui qu'il faut en tenir rigueur et non à moi ... Dis-je en faisant un large sourire à l'adresse de Mumu tout d'abord, puis à celle d'Aloysius, qui du coup me lâcha les mains. Ouf.

- Je vois. Je vois.

Mouaif. Bah ce "je vois", n'annonçait rien de bon pour les présages futurs ...
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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Mar 18 Sep - 19:14

Murtagh afficha un air faussement outré mais vraiment amusé de se voir accusé d'une telle faute. La personnalité de Mélusine, sans nul doute un chouïa explosive, peinait à se caler derrière celle, supposément plus posée, de son double masculin. Mais aussi, difficile de se priver d'une si belle occasion de provoquer un peu son monde :

« Bah, pas de me faute si t'as encore "fait le con", Nanald... », lança Murtagh, négligemment, de ses intonations traînantes.

C'était somme toute un peu étrange de se laisser aller à un peu de vulgarité. Elle-même avait son franc parler et une forme d'agressivité coutumière quand son émotiomètre pétait un câble, mais elle s'épargnait toujours la peine d'être grossière. On était tellemeny plus efficace avec quelques mots bien sentis et un bon sens de la répartie. M'enfin, une fois n'était pas coutume et le fait d'être provisoirement un mâle méritait quelques sacrifices vis-à-vis de ses credos personnels.


« Non mais, allez-y, hein ? Continuez votre petite conversation, je voudrais pas vous donner l'impression de déranger. »

Sans doute avait-elle perdu l'impression que l'on agisse comme si elle n'était pas là, ou, du moins, pas mieux que n'importe quel pot de fleur. C'était presque, reposant, en définitive. Quand Mélusine McEwan, Colonel de la Résistance, paradait dans les couloirs, il fallait toujours qu'elle fasse gaffe à l'air qu'elle baladait avec elle. Hors de question de ressembler à une loque, à une farfelue ou à une folle finie. Quand bien même, parfois, souvent, elle se sentait un beau mélange des trois. Mais elle gardait la tête haute, les épaules droites, tout en se persuadant de faire pour le mieux pour ne pas user le moral des troupes. Les bons jours, elle affichait même un sourire confiant, plein d'espoir en l'avenir, qu'elle n'était pas vraiment sûre de mériter.
Alors, pour une fois, et quand bien elle ne détestait d'ordinaire rien temps qu'être invisible aux yeux des autres, elle appréciait le phénomène d'être anonyme.


« C'est pas que je ne suis pas curieux de découvrir qui est le mystérieux Sâ qui a pris Resnald pour cible préférée... »

Mais elle avait comme dans l'idée qu'elle n'obtiendrait pas de réponse. Surtout en se baladant avec le masque Murtagh accroché au visage.
Au temps pour sa curiosité.

Et puis, définitivement, Civil le mégicomage la/le regardait franchement de travers.

' Mais... '

Une idée venait de la traverser (du nombril jusqu'à l'omoplate, si vous tenez vraiment à connaître les détails) et elle pesait mentalement le pour et le contre : être débarrassée de Resnald, pouvoir aller se balader tranquille et cogiter peinarde aux implications de sa toute nouvelle (et très personnelle) version du polynectar, versus... ne pas savoir ce que Sâ pouvait bien venir faire dans cette galère. Trois à un, le choix était vite fait.

' Poudre d'escampette, nous voilà ! '

L'air de rien, neutre au possible, Murtagh joua au ping-pong visuel en dévisageant tour à tour Civil et Nanald et avec une moue supposément pleine de considération :


« Je vois bien que je gêne... de toute façon, Resnald, tu as l'air d'être en de bonnes mains. Tout est donc pour mieux dans le meilleur des mondes. Je vous salue donc bien bas... »

Et fit demi-tour sur ces derniers mots, en se forçant à oublier courbettes et moulinets du poignet qui était définitivement trop mélusiniens. Un pas lent, deux pas prudents, trois pas tranquilles et pouf ! Elle était enfin dehors, avec, selon son estimation, un petit quart d'heure rien qu'à elle pour profiter de sa masculinité provisoire. C'était tout juste si elle ne s'enfuit pas en courant à peine sortie de l'infirmerie. D'une démarche vive, elle s'éloigna à toute vitesse pour gagner un des salons estampillés détente pour Résistants en mal de calme, qu'elle savait toujours relativement désert. Un feu de cheminée, trois fauteuils esseulés, et à peine deux âmes qui stagnaient là pour lui faire un peu de compagnie. Elle s'affala sur le tapis près de l'âtre, juste après avoir lancé un salut d'usage à l'adresse de ses copains de galère, et laissa un grand sourire tartiner son visage. Il ne lui manquait qu'une barre de chocolat et un verre de jus de citrouille...


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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Jeu 27 Sep - 15:25

J'étais fatigué.

Et je détestais cela ! Mes stigmates magiques me pompaient de l'énergie comme pas possible et ça me faisait atrocement mal. A chaque fois, j'avais l'impression qu'un millier de couteaux chauffés à blanc, me tuaient à petit feu ... Cette sensation, je l'avais depuis tout petit, depuis que je savais tenir sur mes pieds.
Et le fait d'en parler à quelqu'un, comme à Aloysius Sweevil, me soulageait. Il n'y pouvait pas grand chose, mais il me soignait par des remèdes curatifs de son invention. Et ils fonctionnaient ... Du moins pour l'instant. Aloysius regardait Mumu d'un mauvais œil, mais tout sourire. Ce qui de mon point de vue, faisait assez peur.
Le Médicomage, prit la peine de m'examiner, et sentit à mon pouls, que ça n'allait pas.

Et Mumu qui décampait.

Je n'avais même pas pris la peine de répondre. L'autre Mc Ewan, s'était vite carapaté loin d'ici ... Et il avait raison. Aloysius me fit asseoir sur un lit et me fit boire l'une de ses potions efficace mais tellement dégueulasse.


- Désolé Mark. Je ne peux pas faire plus. Je sais que ça te soulage, jusqu'au jour où ça ne fera plus effet, et là je serais bloqué. Mais promis je t'aiderais. Me dit le jeune homme avec un regard de compassion. Que je détestais ce regard ! Il était pour les faibles. Ceux qui ne valaient rien ... Et qui n'étaient rien.

Je souriais tristement au jeune Médicomage, puis me levais durement. J'étais ankylosé, le mal était partout, mais la potion salvatrice faisait son effet. Je grimaçais un peu en m'étirant, sentant les muscles se bander sous l'effort. Cela me faisait tout de même du bien ... Et j'en avais besoin. Faisant craquer les articulations présentes dans mon corps, je me dirigeais d'un pas d'automate vers la sortie de l'Infirmerie, mais un claquement sec, m'arrêta net dans ma progression.


- Resnald. Tu es en convalescence. Tu te crois où ? Demande-moi la permission avant de seulement penser à t'en aller. Lança Aloysius d'une voix si froide que j'en ressentis les effets jusqu'à ma plus petite parcelle de peau. Je m'étais stoppé aussi vite qu'il avait parlé et m'étais retourné vers sa personne avec un sourire contrit.

- J'aimerais juste prendre l'air ! Mais promis, je reviendrais pour te voir.

Suite à cela, Aloysius haussa les épaules, et m'intima par un geste de la main de filer rapidement avant qu'il ne change subitement d'avis. Je ne me fis pas prier et je bondissais déjà dehors, tout comme l'avait fait Mumu quelques instants auparavant.
La potion avait fait ses effets, je me sentais bien mieux. Encore un peu patraque mais ça allait.
Mes longues jambes me menèrent à un endroit que je prédilectionnais quand je me retrouvais seul. Le salon de détente par excellence pour les Résistants !

J'y pénétrais sans bruit, et dans la pénombre, je reconnus LA chevelure rousse de Mumu. Sale Mc Ewan.


- Comme on se retrouve !

Et tout ceci, avec le plus sincère des sourires que j'avais dans mon catalogue.

Bah ouais non ?
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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Ven 5 Oct - 18:55

C'était fou comme un simple phénomène de contraste pouvait vous faire apprécier des choses qui vous paraissaient d'ordinaire parfaitement banales et sans intérêt, quand bien ces choses-là se seraient baladées sous votre nez en petite tenue. Mélusine, qui n'avait jamais été une grande fan du silence et de l'inaction, goûtait à présent la sérénité d'un moment de calme. Loin de Resnald. Tout était dans la nuance.

Resnald n'avait jamais rien compris aux nuances. Et vint briser son petit moment de quiétude avec ses gros sabots. Certains mecs manquaient cruellement de subtilité. Ce qui tombait plutôt bien : pour quelques minutes, elle en était.


« Je te manquais tellement, Nald ? »

Et Murtagh de lui offrir son plus beau sourire de séducteur.
C'était une chose que l'alter-ego de Mélusine pouvait se permettre. Surtout pour de faux.
D'un bond, Mélusine se leva pour faire face à l'intrus qu'elle dévisageait sur un pied d'égalité, sans se départir de son expression avenante. Puisque les petites piques n'avaient pas fonctionné, elle allait opter pour une tactique diamétralement opposée.

' Le bon vieux « Suis-moi, je te fuis. Fuis-moi, je te suis.» ? Courageux. '

Pourquoi donc, courageux ? Aux grands maux les moyens. Quitte à faire ça bien, autant mettre au défi les vieux proverbes. Et à les réinterpréter à l'envie.
Resnald lui collait au train un peu plus chaque fois qu'elle l'envoyait balader ? Voyons ce qu'il allait faire quand Murtagh allait tenter l'offensive inverse. En tout bien tout honneur. Et toute virilité.


« Olà, vous deux ! », lança le cousin Murtagh de sa voix de stentor, à l'adresse des deux âmes paisibles qui avaient élu domicile dans ce havre de paix. « Est-ce que vous pourriez nous laisser, please ? L'ami Resnald et moi aimerions un peu plus... d'intimité. »

Le tout servi avec un œillade discrète au seul bénéfice de l'ami Resnald.
Les deux résistants ne se firent pas prier. Probablement qu'ils avaient suffisamment de sensibilité pour sentir l'orage approcher. Ou peut-être qu'elle avait parlé suffisamment fort pour émettre des ondes de chambardement.
La porte que le dernier d'entre eux referma derrière lui, calmement, discrètement, lui tira un sourire.


« Asseyons-nous, veux-tu, Nald ? »

Nouveau petit nom essaimé au petit bonheur la chance. Nald devait être perçu comme une excuse murmurée à mi-voix, quand ça n'était, bien sûr, qu'une autre façon de se foutre de lui. Jusqu'où Resnald tiendrait-il avant de partir en courant ?
Murtagh s'installa sobrement à la place qui était la sienne avant l'interruption grotesque de l'ex Vert, à savoir sur le tapis au bord du feu et se tourna ouvertement vers les flammes, comme avec pudeur, pour laisser le loisir à Resnald de s'approcher.
D'un ton posé, presque doux, il demanda à mi-voix :


« Reprenons depuis le début, veux-tu ? Je suis Murtagh McEwan. Tu es Mark Resnald. Enchanté, Mark Resnald. »

Avec un semblant de grâce sorti d'on ne savait trop où (en tout cas, pas de son répertoire personnel, Mélusine en était certaine), Murtagh McEwan tendit une main pleine de promesse à Resnald, en lui servant une nouvelle œillade à moitié enflammée. A moitié seulement. Il ne fallait pas exagérer.

Alors ? Qui partait en courant, maintenant ?


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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Ven 9 Nov - 16:41

Chouette ...

J'avais retrouvé Mumu mon copain d'infortune ! Et en plus le lieu ici présent était plus que cosy et offrait une intimité quasi religieuse. Intimité que le dénommé Mumu voulait garder pour lui, mais trop tard j'étais passé par là.
Pour sûr qu'il m'avait manqué ! A sa petite phrase, je lui offrais mon plus éminent sourire en guise d'une profonde sincérité à son égard ... Non, me connaissant, c'était juste pour me foutre un poil de sa pomme d’Écossais. Il me rappelait Mélusine l'Incendiaire, par bien des traits de personnalité ... Peut-être était-ce un Mélusine au masculin ? Si, c'était cela, c'était ...

Affreux.

Je fus tiré de mes pensées par la diatribe hurlante de Murtagh, qui ordonnait à nos deux acolytes ici présents, de déguerpir manu militari. Et bien évidemment, ils déguerpirent sans demander leur reste ! Ils n'étaient pas fous. Ou suicidaires. Au choix ! J'attendis que les deux zigotos prennent la poudre d'escampette pour me tourner vers mon rouquin d'interlocuteur, ce dernier me lançait des œillades plus que provocantes ...
Etait-il ... ? Je n'eus pas le loisir de me poser plus de questions, qu'avec une petite voix mielleuse, il me proposa de m'asseoir. Lui était sur le sol, et moi où allais-je me mettre ? Je me laissais donc tomber sur le tapis à côté de lui dans un soupir à réveiller les morts. C'était quoi ce plan étrange ? Il me faisait quoi là ? Un numéro de séduction à trois mornilles ? J'en rirais presque !

Mais non.

Voilà, qu'il mettait les formes pour se présenter. Chouette, je n'en avais rien à faire, mais jouer le jeu était plus que plaisant ! Ce que je fis, avec un large sourire tout en prenant dans une de mes mains gantées sa main afin de la serrer. Je n'étais nullement mal à l'aise, bien au contraire. Mumu me connaissait bien mal ...


- Mumu ? As tu une charmante petite amie laissée dans l’Écosse verdoyante ? Ou mieux ! Un petit ami ?

Un large sourire s'était emparé de mes lèvres mates avant de le fixer longuement de mes yeux dorés.

Autant en savoir plus sur lui non ? Vu que j'allais être bloqué un bon moment avec.




Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Lun 26 Nov - 20:13

' Oh meeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeer** ! '

Eh quoi ? Resnald ne pouvait-il pas simplement agir comme un type civilisé et supposément hétérosexuel et partir en courant ? Ou au moins, éprouver un semblant de gêne avant de choper le premier prétexte venu et s'exiler sans faire d'histoire ? Non. monsieur était apparemment trop obtus pour capter toute la subtilité de son Opération Séduction à deux noises la minute.

Bon. Ne pas se laisser démonter. Improviser. Et advienne que pourra !


« Un peu de tout, mon cher, un peu de tout. Mais j'ai noyé ma solitude dans la chaleur humaine, ne t'en fais donc pas. »

Un mec pouvait-il dire ça et rester crédible ? Honnêtement, on ne lui avait jamais sorti ce genre de truc à elle mais son champ d'expérience était relativement limité. Et puis, Murtagh était Murtagh, il avait ce qu'il fallait où il fallait pour qu'on n'hésite pas une seconde sur son genre. Masculin. Il fallait juste prendre garde à ne pas virer dans le cliché.

« Et toi donc ? Une petite femme ? Un mec ? Ou, mieux, personne du tout ? »

Là, il ne devrait pas arrêter de sourire, s'il avait vraiment été un type normal ? Par "normal", il ne fallait pas entendre "normé" mais en possession du minimum syndical de neurones qui distinguait l'être humain des organismes unicellulaires.

« Personne, c'est plutôt bien, ça laisse plein de place aux imprévus... »

A peine Murtagh avait-il terminé sa phrase que les flammes qui brûlaient dans les torchères et dans l'âtre s'éteignirent simultanément dans un chuintement humide.

' Il ne reste plus qu'à espérer que Resnald a peur du noir si on ambitionne de rigoler un peu. '

Puisque, de toute évidence, les stratagèmes mélusiniens n'étaient pas assez repousse-trolls. C'était à se demander ce qui aurait vraiment été efficace pour faire fuir le Vert. Un putois ? Dommage qu'elle n'ait pas ça sous la main.
Discrètement, pour laisser Resnald seul à sa panique, Murtagh/Mélusine extirpa sa baguette de dedans sa chaussette et entama un rapide feuilletage de sa mémoire pour trouver un sortilège adéquat à la situation. Non. Non. Non. Pas celui-là. Celui-ci non plus. Non. Encore non. Toujours non. Ah, oui, lui, peut-être. A prononcé dans le secret de sa tête pour en conserver la saveur de surprise et...

Et rien. Du tout. Nada. Nothing. Niet.
Du rien avec un grand R, et même des majuscules un peu partout pour faire bonne mesure.

Ah. scratch

Deuxièe tentative.
Troisième.
Quatrième.

Et le RIEN qui la narguait chaque fois un peu mieux.

Bon. Un « Lumos » était à la portée de la première situation de crise.

Apparemment pas.

' Y a quelque chose qui cloche et c'est pas toi. '

Sans blague ?
Elle était tout de même pas capable de supprimer la magie d'une pièce rien qu'avec de la mauvaise humeur concentrée...


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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Sam 1 Déc - 9:18

La Rousse Incendiaire.

Je ne pouvais le nier, en cet instant précis cette gourgandine me manquait atrocement. Bien que notre "relation" n'a jamais été de bonne augure, Mélusine, parvenait à faire un petit trou dans mon cœur d'artichaut. Non pas que Murtagh soit de mauvaise compagnie, mais Mélusine avait quelque chose ... de plus attrayant.
Et du moins, c'était déjà une fille, ce qui était ma foi un luxe en soi. Mumu, était tout de même un peu trop masculin à mon goût.
Je n'écoutais plus ou du moins je faisais feint d'écouter Murtagh m'allouer sa réponse. Ce dernier, avait noyé ses désirs peu scrupuleux dans la chaleur humaine ... Berk. Voilà, que ma tête tournait à plein régime, et des images phallacieuses hantaient mes prunelles dorées et si chastes.

Mouais. A voir. Elles étaient plus si chastes en fait.

J'écoutais toujours Mumu avec le regard centré sur lui. Bien que toutes mes pensées étaient scotchées ailleurs. Et Mélusine, c'est quand qu'elle revenait elle ? Rien que pour l'embêter, comme je savais si bien le faire ! Mais Merlin n’exauçait pas les vœux des méchants garçons, et ça, franchement, Papy, il devait se recycler.
Mes lèvres fines et mates s'étirèrent en un sourire des plus carnassiers, quand je pris la parole pour répondre à mon "charmant" interlocuteur :


- Oh, ma situation amoureuse t'intéresse ? Hé bien, pour te répondre, je dirais JOKER Mumu. J'avais dit cela, avec mon sourire des plus narquois. Non mais.

Voilà que Murtagh Mc Ewan, faisait son joli cœur avec ma personne. Des prunelles bleutées si brûlantes, que tout s'éteignit autour de nous. Et que étrangement, mes stigmates colorées commençaient à me brûler. Dans l'obscurité bien présente désormais, je grimaçais. Je me tenais le poignet gauche tout en rageant contre moi-même. Apparemment les décoctions de Sweevil frère, ne faisaient plus effet ...
Et bordel, j'avais mal. Je fermais mes orbes dorées pour me calmer et j'inspirais bruyamment pour faire sortir toutes ces idées noires qui avaient pris place quand les tatouages magiques se mettaient en place.
Et quoi ? Il arrivait pas à rallumer des putains de torches ? Merlin, j'avais envie de le broyer sur place, tant le Mal s'insinuait dans mes veines.

Parlant entre mes dents blanches et bien droites, je luttais pour ne pas sombrer.


- Ta cousine, arrive quand ? Car si Monsieur est pas fichu de rallumer des torches, on est mal. Et viens pas me rejeter la faute dessus, j'ai oublié ma baguette, moi.

Bon Dieu que ça me brûlait de l'intérieur avec la désagréable impression que tous mes organes disparaissaient petit à petit. Je venais de me taire, en proie à la douleur et je devais m'économiser. J'avais rampé vers le mur froid de la pièce et y avais posé mon front étrangement chaud. Je soupirais, ça me faisait du bien.
Qu'il me laisse ici, rien à fiche. Mais tant que ça me refroidissait, tout m'allait non ? Si. Je restais bien ainsi un bon moment, que je ne sus décompter, tant la sensation de froideur était bonne ...
J'avais la bouche pâteuse, le front tiède, des tremblements dans tout mon immense stature. J'avais du mal à articuler, tant la pression sur ma tête était énorme, mais je le devais. Pour montrer au moins à Mumu, que bon, même s'il l'aurait souhaité, j'étais pas encore mort.


- Mur ... Ta ... gh.

Ok. Y'aurait pu avoir mieux, mais l'intention y était ...

Non ?
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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Jeu 10 Jan - 20:06

« Tu veux parler de Joker Kentigern ? Wa-hou ! Je savais pas que c'était ton mec... »

Ok, c'était du niveau BUSEs - 2 mais c'était juste génial comme repartie. Non ?
Ledit Joker Kentigern était un pseudo acteur de cinémagic raté qui n'avait fait parler de lui, dernièrement, que pour ses publicités pour des dentifrices moldus. Il faut dire que ce jeune monsieur avait un sourire à faire pâlir une brosse à dents. C'était à peu près tout ce qu'on pouvait compter à son potentiel charisme, du point de vue de Mélusine, mais ça n'était pas une raison pour le léser en oubliant de mentionner un détail de ce genre.

Et puis, c'était juste une petite pique pour égratigner un peu la toute-puissance de l'orgueil de monseigneur Nanald. Ou pour délayer un peu le temps et lui laisser l'espace de se payer une petite crise de panique. Non, toujours pas de phobie du noir ? Allez, un petit effort quoi, juste pour lui faire plaisir.

Ah.


« T'inquiète pas, Nanald, je vais pas te laisser tout seul avec les gros vilains monstres. »

C'était pousser le bouchon un peu loin, certes. Mais après sa petite diatribe sur les potentielles imperfections magiques de Murtagh McEwan, il méritait bien ça.

« Et je te signale, mon cher, qu'il semblerait ne plus y avoir une once magie dans cette pièce. Alors, la lumière, ça n'est pas pour tout de suite. »

' Plus de magie ? '

Oooooooooooooooooooh. Bouse. Le Polynectar.
Prudemment et discrètement (pas comme Resnald qui émettait des sortes de râles dans sa transe maussade), Mélusine se tâta en quelques points stratégiques pour découvrir que l'honneur était sauf et que Murtagh siégeait encore tout autour d'elle (mais le corps était-il bien autour de l'esprit et de l'âme ? Ou bien n'en était-ce qu'une extension ? Pouvait-on considérer sa propre enveloppe comme son contenant ? ou comme son contenu ? Oulààààààààààà ! Grosse migraine en perspective. Fin de l'intermède réflexion.).
C'était toujours ça de pris.

A titre de vérification, elle tenta de faire cracher à sa baguette un sort ou un autre, du plus complexe au plus simple. Sans aucun résultat.

Voilà qui commençait déjà à être moins drôle.
Surtout que les marmonnements, soupirs et autres hoquets de Resnald commençaient à être moins amusants que prévus. Voire même un peu flippants. De là à ce qu'elle lui demande d'arrêter son cirque... Pas question ! Elle avait sa fierté. Elle ne serait pas la première à flancher et à avouer à demi-mots qu'elle ressentait peut-être, vaguement, bien caché, un fond d'inquiétude.
L'air de rien, elle sifflota un air à la mode d'il y avait quelques années, sur la mélodie du
Blues du Businessman moldu :

« J'aurais voulu être un vampiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiire
Pour reconnaître le goût du sang
Et pour sentir entre mes dents
La vie d'un autre s'évanouir... »


C'était une impression où le Resnald devenait de plus en plus bruyant ?
Ok. intervention clouage de bec :


« Sérieux, Nald, tu voudrais pas la boucler ? Un peu, c'était drôle, mais là, ça commence à me gaver sérieux... »


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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Mer 13 Mar - 16:05

La douleur.

Elle était là. Insidieuse. Dramatique. Douloureuse. Bloqué contre le mur froid de l'édifice, je ne parvenais pas à bouger, conscient du mal qui m'étreignait tout entier. Ma voix s'était éteinte au profit de râles indistincts et je sentais comme une brûlure diffuse dans tout mon être. J'avais mal, et rien ne me soulageait. Les soins d'Aloysius atténuaient la douleur mais ne la soignaient nullement.
Et Murtagh ne savait rien de moi. Il ne savait pas mes honteuses cicatrices encrées qui décoraient mon corps et qui me faisaient souffrir comme milles âmes en proie aux plus vils des péchés.

J'ai mal.

Lentement je me laisse tomber au sol, conscient que cette fois-ci la Douleur ne s'en ira pas. Je souris d'un sourire sans âme tandis que cette fois-ci le Mal gagne du terrain sur ma personne. Je perds le contrôle et ferme mes orbes dorées pour ne plus rien ressentir. Légèrement inconscient, je sens tout de même que le Mal s'en est allé mais pour un court instant tout de même. Étendu sur le sol les yeux fermés, je sens néanmoins que mes stigmates ne m'incendient plus.
Et qu'étrangement la Magie revint. Mais je n'ai même plus la force d'ouvrir un œil pour m'en rendre compte. Il me faut toujours un temps pour me remettre de ces crises, et là le temps sera bien plus long que la normale. Ma respiration se fait par saccades, le contre-coup de cette Magie que j'ai malheureusement pour moi "ingérée". J'en oublierais presque que je ne suis pas seul, il y a lui. Il y a Murtagh. Et où était Mélusine Mc Ewan quand j'avais irrémédiablement besoin d'elle ?

Où ? Pas ici, j'en étais certain.


- Où est Mélusine ? Ma voix n'était plus qu'un mince filet entre mes lèvres mates. Qu'on abrège mes souffrances, et je m'éteindrais avec cette saleté de Dynastie !

- Aloysius Sweevil, s'il te plaît ...

Comme je l'ai dit, lui seul pouvait un tant soit peu abréger mes sales souffrances. Suis-je puni pour ce que j'ai fait quand j'étais jeune ? Pour avoir délaissé cette cousine que j'aimais tant ? Loevi ... Où était-elle ? Était-elle morte ? Par ma faute ? Si c'était le cas, je payais pour mes péchés.
Un juste retour des choses non ?
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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Mar 23 Avr - 18:58

Et Resnald qui ne faisait même pas l'effort de lui retourner une petite pique envenimée pour détendre l'atmosphère... Les ennemis n'étaient définitivement plus ce qu'ils étaient. Il faudrait sérieusement qu'elle songe à recruter. Que deviendrait-elle sans un peu d'antagonisme ?
Ses joutes verbales avec de Lansley lui manquaient avec un à propos dérisoire et une intensité flippante. Surtout à ce stade-ci de sa chronologie personnelle. Personne ne savait la provoquer aussi bien. Même maintenant. Mais passons.

Evidemment, si elle s'était débrouillée aussi bien qu'elle l'espérait dans son opération Murtagh Incognito, Nanald n'avait pas la moindre idée de son identité et ne faisait donc même pas d'effort pour être vraiment détestable. Décevant. Si il lui tapait sur les nerfs, ici et maintenant, ça n'était même pas parce qu'il essayait d'être à la hauteur de sa réputation de casse-cou**** mais juste parce qu'il avait un caractère de scrout. Oui, comme ça, au naturel. Bof. Même pas drôle. En haine comme en amour, il fallait mettre un peu du sien pour que la relation ait une véritable espérance de vie.

' Déçue ? '

Un chouïa.
Elle en était presque à se réjouir de la panne de magie momentanée. Voilà au moins quelque chose pour lui prouver que non, sa vie n'avait soudain pas virer dans la normalité. Quelle horreur autrement !
Bref, Resnald faisait sa chochotte, borborygmes (' Wow ! Tu connais ce mot ? ') à l'appui et Mélusine commençait presque à s'ennuyer sévère. Ne lui restait plus qu'à dénicher où pouvait bien se trouver la sortie et elle abandonnerait l'ex-Vert à sa pas-drôlittude. A peine cette décision prise que Resnald, embouseur de première, venait lui mettre des bâtons dans les roues.

Où était Mélusine ?

Juste à côté de toi, crétin !

Une réplique bien sentie au bord des lèvres, elle s'arrêta soudain, pincée par un sentiment d'étrange. Désagréable. Un peu comme lorsqu'on rentre chez soi, tranquille, l'esprit ailleurs, pour percuter deux secondes plus tard que quelqu'un est venu visiter la maison pendant votre absence, pas nécessairement de manière amicale, et a omis de tout remettre exactement à sa place. Voilà. Exactement. Un sentiment d'objet déplacé, d'intrusion dans le quotidien, de chamboulement des normes anormales. En moins pire, certes mais presque aussi traumatisant : Resnald donnait l'impression d'être vulnérable. Sincère dans sa détresse. Erk.
Elle n'avait pas suivi de formation pour être à même de réagir à ce genre de situation. Le "s'il-te-plaît" la traumatisa presque tout autant. Elle ne savait même pas que Resnald avait ce genre de formules dans son vocabulaire. Bouse ! S'il se mettait à être poli, où allait le monde ?

Mélusine passa à peu près trente bonnes secondes supplémentaires à vitupérer contre lui avant de céder à son penchant d'humanité pour s'inquiéter un peu. Avec l'inquiétude, les flashes-back. Incongrus. Déplacés. Un souvenir lointain revenu titiller sa mémoire dont elle se serait bien passée. Le rappel d'une après-midi de déchéance ultime où, victime de l'humour de son amie Althéa et d'un filtre d'Amortensia, elle s'était vue (erk et triple erk) roucouler avec Resnald. Autant dire qu'elle s'était empressée de rayer ça de sa mémoire à court, moyen et long terme. Sans grand succès, de toute évidence.
Elle se souvint brutalement de ses gants, de ses...

' Oh irfinn ! '

Bouse et triple crasse !
Les tatouages !
Ca ne pouvait pas...

' Ta tête ne ment jamais, tu sais.'

Sérieux ? C'était histoire vieille de trois mille ans (au moins) qui venait s'immiscer dans la partie ?
Ce qui voulait dire qu'elle allait devoir prendre les choses (Resnald) en main ?
Ô joie ô bonheur !

Et le Polynectar qui allait bientôt arriver à terme.
Tout. Se. Passerait. Bien.
Elle allait trouver la sortie.
Pendant ce temps, et dans le noir le plus total, elle allait retrouver son apparence.
Murtagh s'esquiverait sous prétexte d'aller chercher Sweevil.
Et ce serait Mélusine qui reviendrait avec les secours.
Et hop ! Bon débarras !

Sauf qu'alors qu'elle s'apprêtait à énoncer son plan géniallissime (trouver la sortie pour aller chercher les secours), sa voix se mit à dérailler, mieux qu'un adolescent en pleine mue. Ce fut avec sa voix à elle, un peu hachurée (méconnaissable, donc ? ← espoir, espoir, quand tu nous tiens) qu'elle balança :


« Bon, Nanald, je sais où est la porte, je t'abandonne deux secondes et je reviens avec la cavalerie, ok ? »

Elle toussa, le plus virilement possible ( Rolling Eyes ) et se dirigea vers les lourds battants de bois. Qui restèrent immobiles.

Chouette.


HJ → tu te souviens ( All you need is love )


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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Jeu 25 Avr - 12:26

Hum.

Je me sentais comme un mauvais acteur de Cinémagik, un de ceux qui n'étaient pas les héros. Ceux qui subissaient les conséquences de leurs actes, et qui étaient les victimes. Victime, je l'étais. Victime de cette foutue famille, de cette dynastie dépravée et décadente, de ces sales stigmates colorées qui ornaient mon corps d'adulte maintenant. Petit, je ne me souvenais nullement de ces tatouages ayant pris place sur mon corps d'enfant. Et mon regard doré, existait-il déjà ? Honnêtement je ne le savais plus. Mais j'étais certain, d'une chose : cette couleur était peu commune.
Certains me le disaient et me le faisaient remarquer, mais je n'en avais rien à faire. J'embousais le monde et ce dernier me le rendait fichtrement bien. Alors, pourquoi se poser des stupides questions ?

Parce que. Simplement, parce que je ne savais plus où j'en étais.

Le Mal, la Douleur, la Souffrance. La charmante triade me faisait délirer et j'en oubliais presque mon humanité. La seule chose que je voulais en cet instant précis, c'était que tout s'arrête. Que tout se stoppe comme c'était arrivé ... Que mon corps, si cela lui était encore possible, parvienne à gérer toute cette malédiction inhérente aux BloodDust. Mélusine ? Cette sale sorcière rousse n'était jamais là quand j'avais besoin d'elle ! Et Merlin sait, que là en ce moment j'aurais dilapidé toutes mes économies, ne serait-ce que pour apercevoir un millimètre de ses tâches de rousseur. Mais à défaut de mieux, il y avait Murtagh.
Je l'aurais presque oublié le bougre. En même temps, la seule chose qu'il pouvait faire, c'était aller chercher Aloysius Sweevil, Médicomage de son état. Là au moins, le cousin Mc Ewan aurait un semblant d'utilité ...

Oui. Seulement un semblant.

Alors que je subissais toujours les affres de la douleur, je sentis mon compagnon d'infortune se lever et se diriger vers la porte. Mais malgré le Mal qui me submergeait, je détectais quelque chose. Peut-être était-ce le délire qui me faisait penser cela, mais dans la voix du Murtagh, je détectais de la Mélusine. Fronçant les sourcils, même ce geste était atroce, j'entendis Murtagh tenter d'ouvrir les portes. Portes qui restèrent closes ... Etais-je vraiment si mal loti que cela ? Était-ce le prix à payer pour toutes mes mauvaises actions ? Visiblement. Râlant ostensiblement et avec tout les efforts du monde, je parvins à me relever. Et l'envie d'étrangler Murtagh de mes propres mains se faisait sentir à chaque seconde.
J'allais lui hurler des insanités à la figure, mais Murtagh avait de la chance, quand j'entendis des pas pressés derrière les lourds battants de bois.


- Bouse ! Où est encore passé ce triple scroutt ? Je lui avais dit de rester pour prendre la suite de son traitement ! Resnald ! Tu m'agaces ! Aloysius ! Bon, même si malgré moi, je m'en prenais plein la figure, j'étais ma foi heureux de l'entendre.

- ALOYSIUS ! Criais-je de toutes mes forces. Mais plus aucun son ne me parvenait du couloir, et j'allais péter un plomb. Mes orbes dorées fixèrent Murtagh, un long moment, je ne saurais dire combien de temps. Puis, fatigué par tant d'énervement qui me consumait tout entier, je décidais de fermer les yeux. Et de plaquer mon front brûlant contre ce mur glacé.

- Quand ? Quand ce cauchemar va-t-il s'arrêter ? Tu peux me le dire Murtagh ?

Evidemment, il n'en savait rien.

- Putain ...




HJ : Oh oh, ça me rappelle des bons souvenirs ! Very Happy
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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Dim 9 Juin - 10:09

Alors que l'espoir avait pointé le bout de son nez sous la forme d'une voix pestant dans le couloir, là, dehors, ce même espoir dut décider que l'air alentour n'était pas bon pour sa santé et rapatria le bout de son nez dans ses quartiers. A savoir très loin de son coin de la bouse dans laquelle Mélusine se trouvait. La voix ne semblait avoir été qu'un mirage, une hallucination auditive.
Dans le noir, elle grimaça, jura intérieurement. Oui. elle. Définitivement. Elle avait fini par retrouver son corps. Exit Murtagh. Timing pourri. La loose, quoi !

' Bon. Ne pas paniquer. '

Facile à dire quand on n'était qu'une voix ! Elle se retrouvait coincée dans un bout de salle tout noir, sans magie avec un type qui, au vu de son ex-appartenance à la maison Serpentard, était peut-être un psychopathe en herbe, souffrant le martyr. Sa couverture de fortune s'était dissoute avec les dernières gouttes de Polynectar. En plus, elle avait faim. Vraiment faim.

' Et qu'est-ce que tu fais dans ces cas-là ? Tu n'as pas une petite... '

Si, une ristourne, une astuce, un truc pour ne pas flancher. Ça n'était pas comme si elle était aux prises avec une petite dizaine d'Opposants dans une lutte impitoyable pour sa survie. Elle avait le temps de la réflexion. Et, dans les situations pénibles, il fallait en revenir au vieux précepte de sa mère :

' Réfléchir au pire qu'il puisse t'arriver... '

Pas sûr que ça lui soit d'un grand secours dans ce cas-là.
Humph... voyons... Le pire ? Se retrouver enfermée ici avec Resnald pour l'éternité, à supporter ses gémissements. Une éternité bien longue, sans jus de citrouille. Ou bien courte, vu qu'ils n'avaient aucun ravitaillement en perspective. Génial ! Elle allait finir sa vie en Resnaldovore, pour tromper sa faim, avant de mourir toute seule dans son coin.
Parfois, le pire avait des allures d'Apocalypse.

' Tu es pitoyable !'

Oh ! Hé ! Elle avait bien le droit de se flageller les neurones de temps à autre, non ?

' Juste à titre indicatif : tu es supposée être Colonel de la Résistance... '

Et donc, elle était supposée être toujours et grande et forte et courageuse et...

' Certes. Mais surtout... je doute que tu disparaisses sans générer le moindre petit remous. Peut-être même qu'on va s'inquiéter, te chercher... '

Elle oubliait juste parfois qu'on pouvait s'inquiéter pour elle.
Ok. Elle serait grande et forte et courageuse. Elle trouverait une solution toute seule.

' T'es pas paradoxale, comme fille. Du tout. '

Uh ?

' Je te dis qu'on va venir te sauver et toi, tu veux prendre les choses en main, alors qu'il y a pas deux minutes, tu étais à t'apitoyer sur toi ! '

Il était hors de question qu'elle attende gentiment les secours ! Quelle horreur ! Elle n'était pas une demoiselle en détresse ou une autre de ces étiquettes absurdes qu'on collait aux filles ! Non mais oh !

Dans un éclair de génie fulgurant, il lui vint une idée !


« Carpaccio ! »

Après tout, si les elfes pouvaient transplaner dans Poudlard, ils pouvaient bien débarquer dans une salle sans magie ! Et Carpaccio, de son petit nom, était l'elfe de maison préféré de Mélusine. C'était avec lui qu'elle échangeait des idées, le soir, quand le QG était presque déserté. Il avançait toujours des idées un peu tordues qui n'étaient pas pour lui déplaire. Pour un peu, elle aurait juré que Carpaccio était son alter-ego, version elfe de maison; Et pourquoi pas après tout !

Dans son génie, elle avait même mimé la voix rauque de Murtagh, pour donner le change à Nanald.
Il ne restait plus qu'à attendre.

Certes, elle n'avait pas répondu à sa question. Parce qu'elle n'avait pas envie. Ou peut-être parce qu'elle n'avait pas de réponse.

L'attente ne fut pas longue. Dans un crac discret, Carpaccio fit son entrée. Au son du verre qui s'entrechoquait, Mélusine sut que son elfe préféré n'avait pas dérogé à leurs habitudes, traînant avec lui un plateau pourvu d'une bonne collation. Les yeux aveugles, elle reconnaissait l'odeur des scones et du jus de citrouille. Avec un serrement de cœur.

' Tu penseras à Ottawa plus tard ! '

De fait, toujours imitant le timbre de l'ami Murtagh, elle lança à l'elfe :


« Merci Paccio ! Tu voudrais bien conduire le jeune monsieur, ici présent à l'infirmerie . Et revenir me voir après. S'il-te-plaît ? «

Elle devina, plus qu'elle ne le vit, que l'elfe s'inclinait, tandis qu'elle lui rendait sa courbette.
Sans dire un mot - Carpaccio était soit d'un mutisme ténébreux soit d'une loquacité impressionnante -, l'elfe se saisit de Resnald pour sa chemise. Et disparut dans un nouveau "crac" .


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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Lun 10 Juin - 19:18

Y'avait pire non ?

Oui il y avait bien pire. J'aurais pu mourir avec encore d'atroces souffrances. Là, c'était limite à supporter. Il n'y avait bien que le mur froid qui me rendait un semblant d'humanité. Sinon, je brûlais de l'intérieur. Alors la fraicheur calmait un peu le Mal, et c'était vraiment pas du luxe.
Mes orbes dorées s'étaient peu à peu habituées à la pénombre, bien que j'en subissais encore les affres. Petit, je n'aimais pas le noir. Du moins, les ténèbres me mettaient toujours mal à l'aise. Et en grandissant cela n'avait pas vraiment changé. Alors rester ici, coincé avec un lointain cousin de la branche Mc Ewan, j'étais moyennement content.
Je me frottais la nuque, ça allait légèrement mieux, même si ma foi, ma tête était à la limite de l'implosion. Je me frottais les tempes tout en fermant mes jaspes dorées, ça me reposait. Un peu.

La douleur était là. Et Aloysius était celui qui parvenait à la soulager.

Mais ce sale type était parti ailleurs et me laissait seul, supportant le Mal et la Souffrance. Mais y'avait pire. J'entendis soudainement hurler Murtagh. Du carpaccio ? Ce n'était pas le moment de manger ! Du moins pas encore. Au moment où j'allais distiller mon sale venin sur mon compagnon d'infortune, un "plop" caractéristique se fit entendre dans la pièce.
Nous n'étions plus seuls. Visiblement c'était un Elfe, mais comment ce dernier avait-il pu arriver ici ? Mumu avait des relations dans la Résistance visiblement. Mes mains gantées s'approchèrent d'un bruit de plateau (sûrement), mais je n'eus pas le droit d'y toucher. Seulement Murtagh. Le grognement pendu au bord des lèvres, je me sentis happé dans ma chemise par l'Elfe qui me fit transplaner hors d'ici.
Bougonnant j'arrivais à l'Infirmerie, sur les fesses. L'Elfe s'inclinant devant un Aloysius hyper sévère.

Et merde.


- Tiens donc. Je croyais que t'étais mort Resnald.

Sympa. Merci.

- Pardon, j'étais retenu ... Ailleurs.

- Allez, viens prendre ton traitement.



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Un "plop" signifiant le retour de l'Elfe devant Mélusine.

- Dame Mélusine. Le jeune Monsieur est à l'Infirmerie. Carpaccio devoir vous le ramener ?

- T'ain ça pique ! Et tu sais où est Mc Ewan ?

- Tais-toi Resnald, et prends ton traitement. Et Mélusine, je sais pas ! A croire qu'elle t'obsède cette nana !

Ben voyons.
Ce qu'il pouvait dire comme trolleries à la seconde, c'était flashant.
Quoiqu'il a peut-être pas si tort en fait.
Et merde.
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Jeu 11 Juil - 19:01

Ramener Resnald ? Parfois, il manquait un bon paquet de neurones à l'elfe Carpaccio !
Non, maintenant qu'elle était débarrassée de lui, elle allait pouvoir s'occuper à des choses plus intéressantes. Plus importantes. Sauver le monde, par exemple.


« Non, ça ira, Paccio. Vraiment. », conclut-elle avec une grimace qui filtrait jusque dans sa voix. « Resnald au loin, tout va très bien ! »

Proverbe mélusinien n° 124 - adopté ! Hop, ça, c'était fait.

« Non, vraiment, si tu pouvais juste me ramener dans mon bureau, ce serait parfait. Après, on goûtera. Ils sentent trop bons tes scones...! » Comme toujours.
- Avec plaisir, Dame Mélusine ! En attendant, préparez-vous au départ. Décollage imminent dans 5...
« Définitivement, Carpaccio, je crois que je t'aime bien ! »
- 4... Moi, aussi, Dame Mélusine, moi aussi. 3..2...1... !


Par la grâce des Résistants d'origine moldue qui avaient nourri sa curiosité, l'elfe de maison avait découvert il y a quelques mois, le ciné pas magique et s'était pris de passion pour les polars et la science-fiction. Son vocabulaire s'en ressentait un peu.
Au décompte de 1, ils s'envolèrent tous les deux jusqu'à son bureau où une odeur de brûlé saisit Mélusine par les narines pour ne plus la lâcher. Pouah ! Elle avait oublié dans quelles circonstances elle avait quitté la pièce. Elle se jeta sur la fenêtre pour prendre une grande goulée d'air frais. Il fallait avoir le nez dégagé de cette puanteur pour pouvoir apprécier sa dégustation. Comme quoi, parfois, elle avait l'esprit pratique.
Cinq minutes et deux cents mille kilolitres d'air plus tard (que Mélusine avait occupé à mettre son précieux polynectar spécial Murtagh en flacons...pour la prochaine fois), il était enfin temps de déguster ces appétissants scones. Carapccio et elle-même se lancèrent donc dans leur rituel de la dînette impromptue. Les minutes s'égrainèrent en mastication et complimentations mutuelles...

' Et Resnald ? '

Quoi Resnald ?

' Tu ne t'inquiètes pas de ce qui a pu lui arriver ? '

Non.

' ... '

...

' ... '

...

' ... '

De toute façon, il était en de bonnes mains alors autant finir ce goûter sans se prendre la tête, ok ?

' ... '

Raaaaaaaaaaaaaaah ! Que quelqu'un assassine les bonnes consciences aux silences éloquents ! Si on ne pouvait même plus être tranquille dans sa propre tête !
Ok, elle ferait un saut à l'infirmerie, façon vitesse de la lumière et s'en reviendrait le karma apaisé pour elle-ne-savait-quoi-faire. Elle adressa une courbette pleine de moulinets à Carpaccio et lui promit de revenir dans la minute. Une petite urgence dérisoire.

En deux temps trois mouvements, elle rallia l'infirmerie, qu'elle connaissait fort bien pour y faire des séjours réguliers. Dénicha Nanald en deux-deux. Et se planta devant son lit, poings sur les hanches, l'air mécontent.


« Ben alors, N... » ( Le "Nanald" de Murtagh avait failli lui échapper. Comme agent secret, on faisait mieux !) « Resnald, il paraît que t'es mourant... »

La délicatesse ? Non. Connaissait pô.

« Murtagh m'a dit que tu me cherches ? Tu veux te confesser ? »

Bah, elle n'allait pas faire preuve de sollicitude, non plus ! Eh, quoi ! C'était que Resnald, là !


« When I went to school, they asked me what I wanted to be when I grew up.
I wrote down ‘happy’.
They told me I didn’t understand the assignment,
And I told them they didn’t understand life. »
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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Ven 12 Juil - 8:22

- Allez ! Fais moi plaisir, prends ça ! Un sourire mais un regard froid, c'était la combinaison parfaite quand Aloysius était furieux.

Depuis peu, j'avais rejoint l'Infirmerie épaulé par un Carpaccio étonnamment professionnel. J'avais tout de même envie d'émettre un point largement négatif, je m'étais retrouvé amoché du postérieur. J'avais au moins fait rire une personne dans l'Infirmerie. C'était mon Médicomage préféré qui en avait eu les larmes aux yeux tant il n'avait pas su se contenir d'une telle vision.
Vraiment très sympathique. Et je ne savais comment le prendre au final. Il y avait une chose de sûre, il s'était foutu royalement de ma tête et après, peut-être était-ce sa façon de s'excuser, il m'octroyait l'une de ses potions curatives, extrêmement dégueulasses. Je ne savais vraiment pas comment il pouvait se débrouiller pour que ce soit aussi atroce. Il était fichtrement doué ...

Et là encore, c'était adorablement dégoûtant.


- Berk Al' ! C'est vraiment dégueu ! Tu mets quoi dedans ? De la fiente d'Hippogriffe ou quoi ? Râlais-je ostensiblement tandis que j'avais de la peine à avaler la dernière gorgée de cette mixture verdâtre. Or d'ordinaire la couleur verte, je connaissais. Mais là ... Il m'empoisonnait, il n'y avait pas d'autre solution. Merci mec. Mais il fallait croire que le Médicomage était efficace car mes stigmates colorées se taisaient dès que j'avais bu la dernière goutte de ses curatifs.

Mon regard doré embrassa l'immense pièce dans laquelle était située l'Infirmerie de la Résistance. Il manquait du monde. Non pas que je souhaite à mes "amis" de se faire dégommer par les Opposants, mais je manquais cruellement de compagnie. Il fallait l'avouer. Non pas qu'Aloysius Sweevil soit une mauvaise personne, mais il y avait bien mieux pour discuter. Mélusine, for example. Je soupirais lourdement devant mon Médicomage, ne voulant pas reconnaître l'ignoble et l'indicible Vérité.
Mélusine me manquait. Aloysius me regarda encore un long moment avant de lâcher, bras croisés et sourire en coin, une phrase horrifique qui parvint à elle seule à me faire régurgiter toutes ses funestes supercheries.


- Mélusine te manque. J'en suis persuadé, vu ton regard de chien battu. A croire que vos joutes verbales te sont addictives. Tu me déprimes Resnald, toujours si faible devant les rouquines. Et Mc Ewan, en est une diablement intrigante de rouquine ! Du moins pour toi ...

Ouch. Prends toi ça dans les dents Marko. Comme si ma peine ne lui suffisait pas, il se régalait de mon malheur. Mec, t'es un idiot et tu ne comprendras jamais. M'allongeant quelques minutes sur le lit tandis qu'Aloysius s'affairait à d'autres choses, je vis arriver une silhouette que je ne connaissais que trop bien. Merde ! C'était Mélusine. Elle. Ma Rousse, enfin l'une de mes rousses ... Elle était là depuis combien de temps avec ses poings sur ses hanches, et son air revêche ? J'espère après le monologue de l'autre crétin de Sweevil.

Si seulement.


- T'es là depuis combien de temps Mélusine ? Exit les Mc Ewan, et les insultes. Je devais savoir, car il en valait pour mon grade d'Ex-Serpentard. Si j'en entendais parler hors des murs de la Résistance, et je savais la langue de Mc Ewan très prolixe quand il s'agissait de mon sujet, je la menacerais avec un philtre d'Amortensia. Non mais.

Murtagh ? Quel vendu celui-là.


- Tiens donc, Mélusine. Bonjour ! Lança un Aloysius Sweevil enjoué. Et poignées de main et sourires enjôleurs. Je soufflais, exaspéré.

- Murtagh ? Enfin il a fait ce que je lui ai demandé ce crétin ! Aloysius, tu peux nous laisser seuls ? Me confesser non, mais te voir, oui !

- Ça va, ça va, je vous laisse entre vous. De toute manière, je dois aller rendre visite à mes patients à Sainte-Mangouste. Resnald à bientôt, et Mélusine au plaisir !

Un aîné des Sweevil enfin parti, je me retrouvais seul à seul avec Dame Mélusine. Enfin, me redressant prestement, je me plaquais la main sur le crâne. Attendant quelques secondes pour me remettre d'aplomb, merci Merlin, je faisais face à ma Rousse.

- Et quoi, la forme ?

Resnald, t'es vraiment pathétique.
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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Lun 21 Oct - 19:18

« Oh, depuis environ... »

Un rapide calcul mental... Il y avait deux jours de ça, elle en était à 8958. Facile !

« 8960 jours pile poil ! En comptant les 29 février et tout le bataclan. J'suis sûre que tu peux pas en dire autant ! »

Et parce que, quelqu'un, quelque part, avait eu envie de triper un bon coup, 8 960 jours, ça faisait la bagatelle de 74 144 000 de secondes de vécu. Ahah ! C'était pas une paille ! Et c'était pas le Resnald qui risquait de faire son crâneur en affichant un meilleur score.

Mélusine avait adressé un vague salut à Sweevil, histoire de noter sa sortie. Ça n'était pas son médicomage attitré mais ça n'était pas une raison pour faire sa mauvaise tête. Disons qu'elle n'avait aucun antécédent avec ce spécimen-ci de la race masculine. Nanald ne pouvait pas en dire autant... Elle le détailla des pieds à la tête :


« Pfeu ! T'es même pas mort ! »

Bref, rien de bien intéressant au programme de ce détour par l'infirmerie. Si encore Resnald avait reçu une bonne taillade en travers du visage, l'aventure aurait pu avoir un peu de charme.
Mélusine campa ses deux mains sur ses hanches et toisa l'ex-Vert qu'elle avait vraiment, vraiment assez vu pour aujourd'hui. Une demi-dose de Resnald était toujours une dose de trop. Il y avait des historiques personnels auprès desquels on ne pouvait décidément pas passer outre. Et elle le toisa du haut de son mètre quatre-vingt. Juste parce qu'elle aimait ça.


« Bon, ben, voilà. Tu m'as vu ! Heureux ? »

Il avait dû être sacrément traumatisé par l'expérience murtaghienne, le pauvre petit ! Il en oubliait même d'être désagréable. Mais où allait le monde...?

' Dans le caleçon d'Antarès... '

WTF affraid ?!!???!
Comment elle parlait la petite voix !
Non mais oh ! La vulgarité, c'était vraiment pas elle ! Tout, tout, sauf la vulgarité !

' Ô toi ! Fuis le Resnald ! Il me contamine ! Argh ! Mes valeurs s'effritent, mon sens moral s'étiole ! Je ne ... '

Mayday ! Mayday ! Rien n'allait plus ! Sa conscience perdait le nord !

' tss tss... si on a plus le droit de rire ... '

Oui, mais si plus personne ne pensait pour elle, c'était la fin des citrouilles... C'était qu'au fond, elle l'aimait sa petite voix. Cynique, agaçante, déconcertante...mais adorable quand même.

' ♥ '

♥ back !

' Et pendant ce temps-là, dans l'infirmerie de la résistance, Resnald attendait... '

Bah. Un peu de silence ne pouvait pas lui faire de mal. Il était mourant, normalement...

Une parole envoyée en l'air vint jouer à l'écho au fin fond de son crâne.
« Eh quoi, la forme ? » ???? C'était quoi cette réplique à deux noises ?

Pfff ! Les ennemis, c'était plus ce que c'était ! Pourquoi il n'y avait pas une foire à l'antagoniste qu'elle puisse refaire son stock ?

Bref...


« Sérieux, Resnald ? Tu me demandes comment je vais ? T'as dû te commotionner deux-trois neurones ! »

Elle lui brandit trois doigts en direct sous son nez et :

« Alors ? Y en a combien ? »


« When I went to school, they asked me what I wanted to be when I grew up.
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And I told them they didn’t understand life. »
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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Mar 26 Aoû - 14:43

Elle.

C'était ma Rousse, mon antagoniste préférée. Ma Rouge et Or, que j'exécrais par dessus-tout mais que je ne pouvais qu'adorer. J'avais dû drôlement me commotionner le cerveau pour avoir de telles pensées. Aucune insulte digne des plus grands Serpentards, n'était sortie de ma bouche fine et mate, pourtant tellement habituée à persiffler.
Je m'étais ramolli, je ne valais plus grand chose. Il valait mieux que je sois "mort", plutôt que d'être un Ersatz de Mark Resnald. Alors que j'étais dans mes pensées bien trop suicidaires à mon goût, merci j'avais quand même des tripes, mon regard doré s'était arrêté sur Mc Ewan. Diable qu'elle était jolie quand elle râlait.

Oooook. Mec, t'es vraiment nase.

Bien que je me faisais insulter, je souriais bêtement face à la tornade rousse. Il n'y avait bien que Mélusine qui me faisait cet effet là. Aloysius parti, je me retrouvais seul à seul avec Elle, et mise à part courbettes et sourires, je ne savais que faire.


- Pfeuh ! Merci, sympathique vraiment. J'ai failli y passer ! Répliquais-je entre mes dents serrées. Je ne sais pas si cela marcherait, l'apitoiement, mais je pouvais toujours essayer. Qui ne tente rien à rien, comme on dit. Enfin, comme dit le premier couillon venu, s'entend.

J'avais lancé des politesses, c'était sûrement dû à ma commotion cérébrale ça, et Mélusine hargneuse et diaboliquement elle-même, me fit m'esclaffer d'un rire détendu. A croire que comme elle le dit si bien, je me suis commotionné deux-trois neurones au passage.


- J'étais inquiet, c'tout ! Et pour tes doigts, y'en a bien trois.

J'étais peut-être un peu "fou", mais j'avais encore une bonne vue. Lentement, je parvins à me redresser, les potions curatives mais déguelasses d'Aloysius, faisant effet, et m'approchais de Mc Ewan, avec un air des plus sérieux. Si je lui souriais, j'étais foutu.

- Je suis content de te voir, ça faisait "longtemps".

Nase, je vous dis.




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