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 Topsy Turvy

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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Topsy Turvy   Mar 14 Aoû 2012 - 23:12



25 août 2014
Q.G. de la Résistance
Bureau de Mélusine McEwan

... ajouter la peau de serpent d'arbre du cap. Et maintenant, la corne de bicorne en poudre.
D'un geste ample et lent, Mélusine saupoudra une pincée de corne de bicorne qui pétilla à la surface avant de se fondre délicatement dans la potion en envoyant seulement quelques étincelles sous son nez. Enfin, armée de sa sacro-sainte louche en bois, elle touilla la mixture qui bouillonnait tendrement dans son chaudron. Encore vingt-quatre secondes et ce serait fin prêt.
Deux tours dans le sens des aiguilles d'une montre.
Trois tours en sens inverse.
3..2...1... Voilà.

' Juste parfait ! '

Contrairement à ses vingt-trois précédents essais, sa potion avait l'air de ce qu'elle devait être. Un chaudron entier de Polynectar fait maison. Presque en mieux. All by herself. C'était tellement plus satisfaisant de tout faire toute seule. Et puis, elle avait toujours eu une sorte de talent pour les potions magiques, une intuition, un doigté. Qui faisait que ça foirait royalement ou que c'était une réussite totalement. L'un ou l'autre. Plus souvent l'un que l'autre...
Aujourd'hui, elle en était pour une réussite flamboyante. Elle en était sûre. Et ça valait le coup de tenter sa chance. D'en boire une gorgée. D'effectuer son petit test.

Autour d'elle, dans le charivari qu'était son bureau - ou son sommet, comme elle aimait à l'appeler et qui avait somme toute plus d'un laboratoire que d'un espace dédié aux brainstormings -, des fumées multicolores envahissaient l'atmosphère en s'échappant de chaudrons divers. Des tonnes de bocaux, d'ingrédients, de fioles étaient entassés ça et là. Un feu ronflait dans la cheminée au coin de la pièce tandis qu'un flot de lumière entrait pas l'immense baie vitrée. Des chandelles lévitaient à deux mètres de hauteur et des effluves variées parfumaient l'atmosphère. Quelques bouteilles de jus de citrouille gisaient dans une encoignure et des confiseries reposaient sur un tabouret en bois. Honnêtement, il n'y avait qu'elle pour supporter d'y rester plus de dix minutes. Et ça lui allait très bien comme ça. il faisait bon d'avoir un petit bout d'endroit rien qu'à ça pour se poser un peu.

En un éclair, elle s'arracha un cheveu qu'elle examina avec un sourire : roux et bouclé. Difficile de le confondre avec un autre. Le pinçant précautionneusement entre deux doigts, elle récupéra un deuxième cheveu parmi une mèche qui reposait dans une petite coupole posée en hauteur, en sécurité. Court, souple et brun. Le donateur inconnu qui, pour tout autre que Mélusine, souhaitait conserver l'anonymat (au temps pour vous, bande de curieux !). Réunis au creux de sa paume, le cheveu roux et le cheveu brun tombèrent ensemble dans le chaudron de Polynectar (et, oui, elle avait éteint le feu en dessous. Elle était pas non plus complètement folle, ok ?). La potion frémit et émit de petites bulles avant de prendre une magnifique teinte orangée. Rien de très étonnant...

L'heure de vérité, maintenant.
Maintenant armée d'un bol, la jeune femme récupéra un peu de la mixture couleur citrouille et souffla dessus pour la faire baisser d'un ou deux degrés.
1..2..3.. Mouaif. Le goût ne valait pas un bon jus de myrtille mais c'était pas si pire. La suite, par contre...

Nausée, stupeur et tremblement.
Cinq longues minutes de calvaire physique et d'interrogations mentales. De frémissements émotionnels. Réussira ? Réussira pas ?

C'était une idée qui avait germé dans son esprit, il y avait déjà quelques temps de cela. Pourquoi se contenter d'une banale transformation en quelqu'un d'autre quand on pouvait sans doute faire tellement mieux ? Et que ce passerait-il si au lieu d'un fragment d'être humain, on en mélangeait deux ? Deux êtres humains pour une même potion ? Elle n'y connaissait pas grand chose en génétique mais ça ne devait pas être si différent de la fabrication d'un bébé. Pof, un monsieur et une dame et neuf mois plus tard, boum ! Un nouveau-né ! Le très avantage de son invention (si elle ne se retrouvait pas entre les mains de maude hébert, médicomage de la Résistance au terme de son expérimentation), c'est qu'en théorie, l'apparence obtenue par son mélange de deux cheveux différents (ou deux bouts d'ongle mais c'était moins... plus beurk, quoi !) serait unique. Même pas le risque de croiser son double au coin d'un parking.

Parfois, elle se trouvait géniale.

Et, après une dernière vague de nausée et un ultime picotement d'artère... le monde entier allait la trouver géniale ! Yataaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ! Elle était juste trop forte. Elle était devenue une... un... un savant mélange entre elle et le mystérieux inconnu.



Humph. Oui. Elle était aussi devenue un homme.
Expérience de taille. Wahou-wah !

Seule au milieu de son charivari, Mélusine entama une danse de guerre en chantant un vieil air écossais qui parlait de victoire ! Ce qui lui fit prendre conscience des évidentes différences anatomiques d'avec son corps habituel. Stoppant net ses gesticulations, elle commença à s'examiner sous toutes les coutures. Ses bras, ses mains. Son visage dans le miroir. Ses vêtements ne flottaient pas tant. Son nouveau elle avait sensiblement la même stature, elle était juste un peu à l'étroit aux emmanchures de sa chemise. Elle souleva son kilt... pour voir ! Eh quoi ? Il fallait profiter de l'occasion ! On ne devenait pas un homme tous les jours ! Et il lui fallait apprivoiser cette nouvelle enveloppe. Que celui qui n'avait jamais joué avec son corps lui jette la première pierre.

Nous passerons sur les détails des investigations corporelles de Mélusine.

Une bonne trentaine de minutes de l'heure impartie s'étaient d'ores et déjà écoulées quand un chaudron oublié sur le feu (oui, elle menait plusieurs expérimentations de front) commença à s'énerver de se voir délaisser. Comprendre que des flammèches virevoltaient autour du fond du machin et que le liquide contenu bouillonnait à grands poumons. Avant que Mélusine eut pu faire quoi que ce soit, le machin explosa, envoya valser des relents de potion raté un peu partout autour de lui, tandis qu'une épaisse fumée bleuâtre se mettait en tête de décorer l'atmosphère. L'explosion en elle-même aurait réveillé un veracrasse en pleine hibernation (non, les veracrasses n'hibernent pas mais on s'en fout !).
Surprise, sonnée, Mélusine-le-garçon (il faudrait qu'elle se trouve un nom pour l'occasion)...

' Que penses-tu de Murtagh ? '

Mélusine-Murtagh se retrouva les fesses sur le dallage à essayer de comprendre ce qui venait précisément de se passer.


Spoiler:
 




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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Mer 15 Aoû 2012 - 0:11

Toujours ce même rêve ...

Ou plutôt ce cauchemar ... Ça fait deux mois ou même plus que cela dure et j'aimerais de tout cœur que ça s'arrête. Que j'en sois débarrassé ! Ce cauchemar, je le sens me brisera à petit feu, et il a bien entamé son œuvre en plus !

J'erre dans une zone sombre, interminable, ma silhouette se détache sur les murs de cet interminable couloir, et j'avance malgré que j'aimerais m'arrêter, j'avance toujours plus vite. Je n'entends que mes pas qui résonnent dans cette étrange atmosphère, et je sais que devant moi se trouve la personne tant désirée. Mais cette dite personne m'échappe à chaque fois, comme si elle ne voulait pas que je la trouve !
Je ne sais pas si la silhouette est féminine ou masculine, à vrai dire je m'en fous un peu, mais j'ai l'impression de la connaître, qu'elle fait partie de moi et de mon passé, et que ... Je dois la rattraper. Cette fois-ci elle augmente le pas, et moi aussi cette fois je cours, j'avance ma main pour l'effleurer et elle se retourne enfin. Son visage se dessine peu à peu et je la reconnais, cette entité que j'adore en même temps que je déteste.
Elle me regarde incrédule, comme si, je n'étais plus rien pour elle. Elle me sourit alors que des larmes viennent souiller mes prunelles dorées. Elle me fait souffrir, mon cœur se glace et elle ... Elle s'évapore avec un rire que je ne lui connais pas, mais un rire qui sonne tellement faux qu'il m'écoeure.

Et c'est toujours à cet instant T, que je me réveille. En sueur, dans mon studio de Camden Town.


- Mmmm. Mark, encore ton cauchemar ? Murmure une voix ensommeillée à mes côtés. Elle c'est ma patronne, Catelynn Pern, gérante du magasin où je travaille désormais. Ses prunelles bleues me fixent intensément et je lui souris pour ne pas qu'elle s'inquiète. Comme je le fais toujours ...

- Rendors-toi. Lui dis-je avec une voix douce en embrassant son front de mes lèvres glacées. Elle se tourne de l'autre côté et se rendort, un léger sourire posé sur ses lèvres vermeilles. Pour ma part, je me lève, j'ai trop chaud, j'ai besoin de fraîcheur et je m'en vais prendre une douche, qui je l'espère me calmera.

L'eau glacée dénoue mes tensions, et étrangement je me sens bien mieux. Je décide d'y rester un bon moment. L'eau coule sur mon corps comme s'égraine les secondes, les minutes ou encore les heures que je passe sous l'eau salvatrice.

Et en effet, j'y ai apparemment passé plus longtemps que prévu ...


- Mark ? Mark ? Tu t'es noyé où je dois venir te chercher ? Ça fait bien trois heures que t'es là dessous, j'aimerais bien me préparer pour aller bosser non ? Me sort ma douce moitié, pas le temps de répondre, qu'elle fait irruption comme une furie dans ma salle de bain. Et qu'elle me trouve, les yeux fermés sous l'eau glacée, eau qu'elle ferme instantanément et qui réussit à me sortir de ma torpeur.

Je sens qu'elle m'entoure le corps d'une serviette, qu'elle me frictionne, mais je repense toujours à cet interminable cauchemar qui n'a de cesse de me hanter. Et mes stigmates qui se mettent à me brûler ! Décidément, j'aurais tout gagné aujourd'hui ! Foutue Dynastie de merde, qui m'aura tant fait souffrir ! Moi et Loevi ! Loevi ? Cette pensée me tord de douleur et je préfère m'en éloigner, peu à peu je reprends mes esprits et je me retrouve face à ces yeux bleus si inquiets.


- Ça va aller Cat', t'en fais pas. Je peux venir bosser. Affirmais-je d'un ton rauque en y amenant le peu de conviction qu'il me restait.

- Non. Je te donne un jour de congé. Tu vagabondes, tu fais autre chose et demain tu me reviens en forme et même déjà ce soir ! Promis ?

- Promis ! En même temps, ce n'était pas le premier jour de congé qu'elle m'accordait ... Je lui souris, d'un sourire contrit mais qui exprimait toute ma gratitude et m'en allais m'habiller. Elle en fit de même quelques instants plus tard. J'avais opté pour quelque chose de décontracté, un polo noir un jean légèrement serré et délavé et pour sortir mes éternelles vieilles baskets, si chères à mon cœur. Vu que le fond de l'air était frais, j'optais pour un grand blazer noir. On ne sait jamais avec ce temps.
Pour sa part, je la regardais se vêtir, perdu dans mes pensées, son corps était parfait et en appelait à la luxure, mais j'en étais loin de ces pensées fort peu catholiques, quand elle m'enlaça, m'embrassa et enfin sortit.

Cette fois, j'étais bien seul et j'allais le rester toute la journée. Alors autant m'occuper et faire quelque chose de constructif non ?

Après avoir déjeuné dans un modeste établissement, je décidais de me balader, sans but pour tenter de m'aérer l'esprit. Je décidais évidemment de ne point passer devant la boutique, je n'avais pas envie de voir la tête déconfite de Catelynn, qui malgré ce qu'elle me disait, se faisait du mouron pour ma gueule.
Bizarrement, mes longues jambes me conduisirent au QG de la Résistance, QG qui je le pense à cette heure serait désert et peut-être que je reprendrais du poil de la bête en voyant l'ordre des missions ! Mouais, on y croit.
J'errais dans les couloirs en sifflotant, et j'étais loin de penser que j'allais trouver du monde quand soudain, Merlin entendit mon appel et j'entendis un grand bruit ! Et voilà que je me retrouvais derrière une porte où par-dessous une fumée dense s'en échappait.
Intrigué, je décidais d'en pousser la porte quand ...

Face à moi se trouvait, un hurluberlu roux, légèrement couvert de fumée, suite à l'explosion je suppose, que je n'arrêtais pas de fixer de mes orbes dorées. Mon regard s'étrécit quand je reconnus le bordel incessant de cet antre, l'antre de Mc Ewan. En même temps qui pouvait avoir un bureau pareil ?
Ma mine fatiguée, se tourna vers l'intrus avant de se retourner vers le chaudron fumant, qu'est-ce qu'il pouvait bien foutre ici ? Attifé d'un fichu kilt ? Et en plus connaissant, ces foutus écossais, il devait être à poil dessous ! Je me mis soudainement à pouffer de rire, au vu de cette situation cocasse. Hé ! C'était pas ma faute, j'évacuais les tensions passées !
Mon hilarité commençait tant à grandir que j'en avais les larmes yeux, larmes que j'essuyais de mes gants de cuir noir. Ce gars, je le remercierais jamais assez pour la crise de fou rire occasionnée !
Revenons-en à nos citrouilles ! Pourquoi l'autre rousse n'était point là ?


- Hé mec ! Qu'est-ce que tu fiches dans le bureau de Mc Ewan ? Si elle savait qu'un garçon est en ce moment présent dans son bureau, je te jure le fard qu'elle se taperait ! Lui dis-je avant de lui asséner une tape vachement virile dans le dos.

Plus je le regardais en détails, et plus il m'était familier ... Se pourrait-il que ?


- Mc Ewan ? Demandais-je par le plus grand des hasards ...
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Sam 18 Aoû 2012 - 23:03

Evidemment, de tous les résistants inquiets de sa santé, il fallait qu'elle tombe sur Resnald. C'était la Saint Poisse, aujourd'hui ? Le Polynectar devait néanmoins des effets d'aiguise-méninges car les pensées de Mélusine carburait à toute vitesse. Au lieu du soldat lambda, c'était une vieille connaissance qui avait joué les curieux, quelqu'un qui l'avait fréquentée suffisamment longtemps pour s'imaginer la connaître. Un peu. C'était le moment de tester l'efficacité de son déguisement. Est-ce qu'elle avait des scrupules à utiliser Resnald ainsi ? Pas le moins du monde.
Aussi, en lieu et place de la gifle bien sentie qui lui démangeait la main droite (elle avait sa manière bien à elle pour saluer Resnald), elle tendit cette même main, en parfait petit soldat anglo-saxon qui échange une bonne poignée lors des premières présentations.


« Ouaip. Murtagh McEwan, même. Cousin de. »

Elle s'abstint tout de même d'ajouter les nicetomeettoyou de rigueur. Fallait pas pousser non plus.
Ceci étant fait, elle ne put s'empêcher de jouer la carte de la provocation :


« Et au cas où y'aurais pas remarqué, mon vieux, tu es un mec. Sans lien de parenté. Dans son bureau. Et à mon humble avis, si elle te trouvait là, c'est pas un fard qu'elle taperait, mais plutôt toi... »

Pas plus qu'elle ne put s'empêcher un sourire narquois.

« Si t'as les jetons, la sortie est par là. », conclut-elle, en indiquant négligemment la porte par laquelle Resnald était entré. Porte qui était restée entrouverte et qui laissait deviner quelques museaux indiscrets qui essayaient de deviner la source de l'explosion sans pour autant se risquer dans l'antre du Colonel aux cinq M. Mélusine était somme toute un peu déçue de ne pas les découvrir plus nombreux, amassés sur son palier. Eh quoi ? Elle aurait pu mourir de l'explosion. Ou au moins être vachement blessée. Autant dire que ça se bousculait pas au portillon pour venir la secourir.

' Et bam dans ton ego ! '

Pff. Même pas grave. Elle saurait à quoi s'en tenir, maintenant.

' Ou peut-être que ça explose tellement souvent ici... '

Même pas vrai, répondit-elle mentalement en levant les yeux au ciel, sur son plafond à moitié cramé. Certes.

' ... que plus personne ne s'inquiète vraiment. Peut-être aussi que tu as un tel fichu caractère que... '

Oui, bon, elle se passerait de ses propres avis.
De toute façon, elle comptait son petit cercle de confiance et ça lui suffisait amplement. Elle préférait être un peu exigeante relationnellement parlant que d'avoir un cœur qui se la jouait portes ouvertes à toute l'année. Non mais.

Toute à son dialogue intérieure, Mélusine en avait un peu oublié la présence horripilante de Resnald (d'ailleurs, il n'allait pas rester, pas vrai Resnald ?). Elle fureta de-ci, de-là, en jetant de rapide sortilège auto-nettoyant. Depuis le temps, elle était presque devenue une pro du Récurvite. Elle ramassa deux trois fioles éparpillées au sol et grappilla une poignée de morceaux de gingembre confit qu'elle grignota avec gourmandise, savourant l'alternance du sucre et du piquant. Rien de tel pour rapapilloter une McEwan.

Un petit warning s'alluma dans sa "to-do list" mentale et elle se souvint soudain de son chaudron de Polynectar (réussi !) qu'il fallait mettre en lieu sûr. L'apparence qu'elle avait récolté après absorption lui plaisait bien. A archiver, donc. Ce dont elle s'acquitta illico presto, en transvasant la potion dans divers flacons et récipients hermétiques.
Ça, c'était fait.

Une pensée en entraînant une autre (Polynectar → réussite → Murtagh ↔ Resnald), elle eut un froncement de sourcils (elle se demandait à quoi ça ressemblait, sur le visage de Murtagh ?) et effectua un volte-face pour se retrouver presque nez-à-nez avec ledit Resnald.


« Bah ! T'es encore là, toi ? »




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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Dim 19 Aoû 2012 - 23:33

Décidément ...

M'étais-je trompé sur l'identité de mon interlocuteur ? Apparemment celui-ci me certifiait qu'il n'était pas la Mélusine Mc Ewan que je connaissais ... Là, encore je n'étais pas très convaincu !
Il y avait tout de même une part de ma conscience, qui me certifiait que face à moi, il y avait bien l'ancienne Batteuse des Gryffondors. Mais les dires du gars étaient sincères, et bon, il faisait déjà partie de cette famille de fous !
Mais j'avais toujours un petit doute, la petite voix au fin fond de mon encéphale grise qui me disait qu'il y avait peut-être une Mc Ewan là dessous. Alors nonchalamment, je m'étais emparé de sa main tendue afin de la serrer. Mes gants de cuir noir, je ne les enlève jamais, bien que j'aimerais toucher des personnes, mais au fond de moi je me l'interdis.
Le contact humain ça fait un bon moment que je l'ai retiré de mon répertoire, alors bon face à ce Murtagh truc much, je ne m'en privais pas. Et je relâchais sa main, aussi vite que je m'en étais saisie.


- Enchanté nouveau Mc Ewan. Fis-je avec un sourire empreint de malice. Ce gars là, j'en ai bien l'impression, il ne me porte pas dans son coeur. Mais ça peut être marrant, et puis de toute façon, j'ai rien à faire de ma journée et le but c'était de me changer les idées ...

Alors, autant en profiter non ? Ouais, il avait pas faux le Murtagh, la Mc Ewan, elle se serait pas privée de me donner la gifle journalière ! C'était comme cela avec elle, un lien si fusionnel s'était établi entre nous ! Enfin plus pour moi que pour elle ... Malgré tout, je n'avais jamais levé la main sur elle, et je m'en gardais bien ! Puis, bon je crois aussi qu'elle me tuerait sur place, si je le faisais !
Le seul moment où nous avions été si proches, c'était lors d'une bévue de Belrin ... Philtre d'amour à la con, qui nous avaient rapprochés Mélusine et moi. Pas que je m'en plaigne, bien au contraire. Tout souriant, je revenais d'y repenser ! C'était sympa en fait, pour une fois ne pas se recevoir une baffe de la part de Mélusine, ça avait tout de même du bon !
Mais l'occasion ne se réitèrera pas ... Dommage.


- Pas faux. Mélusine a toujours été ... tactile avec moi. Répondis-je avec un sourire suffisant.

Je n'avais pas les jetons, au contraire, la suite allait être de mieux en mieux ! Lentement, je me dirigeais vers la porte, je m'adossais au chambranle et je remarquais du coin de l’œil, qu'il y avait pas mal de curieux bizarrement, qui se pressaient près du bureau du Colonel. Avec mon pied je poussais délicatement la porte afin de la fermer. Les badauds en avaient eu pour leurs Mornilles, tout allait bien non ?
De mon regard doré, je fixais le manège de mon cher interlocuteur, manège qui ma foi était bien trop plaisant, pour que je daigne filer à l'anglaise. Et vas-y que ça récurait, et que ça grignotait ! Ce qu'il bouffait, bah j'en voudrais pas ! Parce que dans la famille Mc Ewan, ils étaient réputés pour des mélanges ... assez douteux.
Concentré, il mettait un truc dans des fioles ... J'irais bien tout lui piquer quand il aura le dos tourné, juste pour l'embouser. Parce que bon, il était de la famille de la Rouge, et ça, ça suffisait déjà pour en faire un autre souffre-douleur. J'en étais là de mes pensées, quand j'en fus tiré par le dit Murtagh, qui se mettait juste sous mon nez.


- Ouais. Mais bon, tu pourrais être plus poli. De toute façon vous êtes tous pareils chez les Mc Ewan ... Ça m'étonnerait même que tu diffères du moule. Répondis-je avec un sourire plus que narquois.

J'arpentais la pièce à la rechercher d'un petit indice qui me ferait penser que c'était bien la grande Mélusine qui se trouvait en face de moi. Oui, je pensais toujours que c'était elle et non ce Murtagh. Mais bon, j'allais l'emmerder alors autant y mettre les formes.


- Dis Mumu, elle est où ta charmante cousine ? Parce que bon, sa rousseur me manque. Enfin, tu me comprends.

Bah ouais quoi. C'était pas pareil.
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Mar 21 Aoû 2012 - 22:23

« Ça t'étonnerait que je diffère du moule ? Buddy, au cas où t'aurais pas remarqué, j'ai failli exploser y a pas deux minutes de ça... »

N'importe qui aurait été chamboulé à moins. Certes, Mélusine n'était pas n'importe qui et se trouvait somme toute immunisée à vie depuis ses années collège. C'était ça ou finir complètement traumatisée. Mais Resnald n'était pas supposé être au courant, surtout tant qu'elle essayait de se faire passer pour Murtagh. Toute à ses cogitations, elle en avait presque oublié l'ordre du jour.

' Allez, McEwan, tu peux être meilleur comédienne que ça ! '

Sûr ! Elle avait déjà composé des performances plus crédibles que celle-là. Dans le cas contraire, elle reposerait sans aucun doute six pieds sous terre, à tenir compagnie aux asticots, à l'heure qu'il était. Ça aurait été une expérience en soi de manger les citrouilles par les racines. Mais si on lui demandait son avis, c'était surtout une expérience qu'elle comptait remettre à plus tard. Le plus tard possible. Voire même jamais, si elle avait son mot à dire.
Bref. Ordre du jour, le retour.

' Imagine que c'est une simulation en temps réel. Resnald est un Grand Méchant Opposant qui te kickera plus vite que son ombre s'il découvre ta couverture... '

Oui parce qu'à découvrir sa couverture, il voudrait la lui enlever, et pour le coup, elle serait refroidie.

Trêve de jeux de mots.
Mélusine s'en revint à Resnald qui s'était mis à fouiner un peu partout, ce qui était tout sauf à son goût. Ne pouvant pas se permettre d'exploser ouvertement, elle se contenta de le traiter de tous les noms de troll de son immense vocabulaire en son fort intérieur. maigre consolation. Mais mieux que pas de consolation du tout.

Bien. Que penserait de Resnald un total étranger ? Peut-être était-elle la seule à percevoir son aura allergisante ? Peut-être était-elle la seule à réagir de manière aussi... épidermique à son approche ? Elle en doutait mais ça n'était pas le moment d'écrire une thèse sur le pourquoi du comment que ce type était un furoncle ambulant, expériences à l'appui.
Que ferait le cousin Murtagh face à un intrus pareil ? Pas eu le temps de se briefer elle-même su le caractère dudit Murtagh. Sa première demi-heure dans sa peau avait été trop occupée en découvertes anatomiques pour en dresser un portrait émotionnel. Improvisation, donc. En espérant que Murtagh McEwan ne rougisse pas aussi facilement qu'elle, sinon, c'était même pas la peine de se déguiser.

Bon. Murtagh étant un McEwan, il avait forcément une forme de fierté chevillé au corps. Donc, pas le genre à se faire appeler «Mumu» par un étranger sans sourciller. Autant commencer par là !


« C'est Murtagh. Est-ce que je t'appelle... »

Ouf ! Boulette évitée in extremis ! Elle avait failli enchaîné direct sur un «Nanald» de très mauvaise augure pour son camouflage.

« Je te signale que tu t'es même pas présenté, ô l'inconnu ! », s'amusa Murtagh tandis que Mélusine tentait de glisser dans sa voix plus de nonchalance que d'accusation. « Je dois t'appeler John Doe ou aurais-je l'honneur que tu me dévoiles ton identité ? «

C'était noté. Murtagh était légèrement plus à cheval sur la syntaxe, la conjugaison et les bonnes manières. Par merlin, elle allait encore devoir manger du dictionnaire !
Vite, enchaîner, enchaîner, juste pour ne pas laisser la dernière réplique de Resnald se perdre. Juste pour le plaisir d'un chouïa de provocation.


« T'es tellement en manque que ça ? Je note, je note ! », poursuivait-elle, souriante, quand, au fond, tout au fond, elle était plutôt atterrée par l'attitude de l'ex vert. « Oh, elle devrait revenir dans une demi-heure. Environ. »

Il allait falloir qu'elle guette sérieusement le trottinement des aiguilles pour ne pas se retrouver dans une position... gênante.

« Tu veux vraiment rester ici à l'attendre ou on... », conclut Murtagh en direction de la porte, intérieurement outrée d'avoir pu s'associer à Resnald, ne serait-ce que par l'intermédiaire d'un pronom personnel. mais elle ne supportait pas non plus l'idée de le voir tourner dans son sommet pendant les trente minutes à venir. Environ.




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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Mer 22 Aoû 2012 - 23:31

Hm. Buddy ?

C'était quoi ce surnom à la noix ? J'aimais pas vraiment. Encore une invention Mc Ewanienne ... En même temps, Mumu c'était pas certain qu'il apprécie. Comme on dit si bien, un prêté pour un rendu non ?
J'arpentais donc le sanctuaire de Mc Ewan avec des yeux d'enfant, en effet pénétrer dans ce haut lieu sacré était une grande nouveauté pour moi ! Parce que pour dire et préciser, je n'y étais jamais allé dans le bureau du Colonel. Ou bien les seules fois, où j'avais tenté une incursion, cela s'était soldé par des cuisants échecs et un claquement violent d'une porte sur un nez.
Donc, là, j'en profitais ostensiblement au nez et à la barbe du charmant Mumu. La Mc Ewan n'était pas une fée du logis visiblement, et c'était un chouïa le bordel par ici. Mais ce bureau était vraiment classe, et pour ainsi dire, c'était enfin cool d'y être !

J'avais raison. Mumu, ça lui plaisait pas. Murtagh c'était moche, Mumu c'était bien mieux. Je l'écoutais d'une seule oreille, toujours occupé à fureter dans le bureau du Colonel Moutarde. Y'avait de ces trucs et de ces machins, comment pouvait-on amasser autant de choses dans un espace restreint ? Mc Ewan était une virtuose ! Je me retournais enfin vers le représentant masculin du clan Mc Ewan, ce gars c'était un peu comme Mélusine, ça vous mettait en rogne dès que ça vous défiait en fait.
Soufflant dans la barbe que je n'avais pas encore, je plantais mon regard doré dans le bleu de l’Écossais et répondit par un sifflement de mon cru.


- Ouais. C'est vrai. John Doe c'est cool, mais c'est Mark Resnald. Je te serrerai pas la main, mais le salut est bien là. Fis-je avec un sourire figé. Oh, c'est vrai, j'avais avoué que Mélusine me manquait. Il y avait bien de l'ironie dans mes propos mais dans le fond, c'était certain qu'elle me manquait. J'adorais nos éternels fritages, et l'embouser pour moi était un passe-temps favori !

Mc Ewan, revenait donc dans une demi-heure ? Perfect ! J'allais attendre avec Mumu hein ? Oh oui, il serait bien d'accord. Bon, je repartais en inspection des parchemins poussiéreux et des fioles gluantes quand ... l'une d'entre elles m'échappa des mains. Vous savez l'impression quand le temps s'arrête et que malgré vous, aucune chance de rectifier les choses quoique vous fassiez ... Là, c'était pareil ! J'avais essayé de rattraper la fiole avec mes mains gantées, mais cette dernière avait été trop rapide et avait embrassé le sol.
Je me trouvais dos à Murtagh le Mc Ewan. Dans pas longtemps, je sentirais son aura meurtrière me submerger ... Alors, je me baissais pour ramasser les bris de verre laissés au sol, et avec la chance que j'avais, je me coupais et en plus l'odeur du contenant de cette charmante fiole commençait à me venir aux narines. Je me retournais vers Mumu, l'air contrit scotché sur le visage et la grimace en bonus.


- Oups. Fis-je avec une légère moue. Mélusine allait me tuer, d'une mort lente et douloureuse, je parie. Ta cousine n'aurait pas un onguent cicatrisant dans tout son capharnaüm ? Parce que bon, je me suis pas mal coupé en tentant de ramasser ces fichus morceaux ...

Je laissais le loisir au Mumu, de chercher l'onguent cicatrisant, si elle en avait, car peut-être qu'elle avait anticipé ma venue Resnaldienne, et que du coup, pour moi y'a rien.

- Je veux bien attendre ta chère cousine ici. Si tu dis qu'elle en a pour une demi-heure ! Alors autant passer mon temps ici avec toi.

Je reconnais que dit comme cela, ça faisait limite peur et limite pervers. Oh et puis c'était à lui d'interpréter. Ayant trouvé un charmant fauteuil, je m'y jetais de tout mon poids, quitte à faire trembler tout ce qui se trouvait autour !
C'était chouette, d'être assis dans le fauteuil si moelleux de Mc Ewan.


- Et sinon, tu fais quoi de beau dans la vie Mumu ? Non, je t’appellerais pas Murtagh, c'est moche. Alors Mumu c'est mieux. Dis-je avec un large sourire.

Bah quoi, fallait bien tenter une amorce de conversation non ?

Ouais.
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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Mar 4 Sep 2012 - 22:52

Mélusine ne put s'empêcher de rouler des yeux au ciel, et Murtagh avec elle.

« T'es un sorcier ou pas, Nanald ? La baguette magique, tu connais ? »

Et elle de dégainer sa baguette magique (enfin, l'une des deux) et de la brandir sous le nez de Resnald (qu'il était bon de lui balancer un vieux surnom bien débile par la figure !) :

« Tu sais...? Pouf, une formule et la magie fait le sale boulot à ta place. Attend, je te montre... »

« Tu te coucheras moins bête ce soir », ajouta-t-elle silencieusement. Murtagh était définitivement un être plus civilisé que son pendant féminin. En un tournemain, elle lança un rapide et efficace récurvite qui renvoya au néant les bris de verre contenus dans la paume de l'ex Vert. Elle s'autorise un petit sourire satisfait et alla même jusqu'à offrir un clin d'œil en direction de Resnald, qu'elle se retint d'assaisonner à la sauce « tes tripes sur mes mains ». Pas facile de se souvenir d'être aimable. presque.
La présence de ce type dans son sommet - était-il besoin de le rappeler - la mettait sur les nerfs. Elle avait pris grand soin, depuis son installation, d'apporter toute son énergie, sa folie et son excentricité pour en faire un espace où elle se sente bien et l'autre venait polluer le tout avec son aura verdâtre. Et puis, la pièce était trop personnelle pour laisser n'importe qui y prendre ses quartiers. Surtout dans son fauteuil !

' Pour qui il se prend là ? '

Sa baguette toujours dans sa main, associée à la requête de Resnald (non mais, il avait vraiment besoin de se faire soigner, lui, à pleurnicher pour une petite écorchure... et sur le terrain, s'il se prenait une entaille, il rentrait à la maison ? Non mais vraiment n'importe quoi !!!) lui donna une idée. Qui lui éclaircit un peu le brouillard de fureur qui s'était enroulé autour de ses pensées.


« Attend deux secondes, je regarde ce que j'ai en stock... », déclara-t-elle d'une voix presque égale comme si elle n'en avait vraiment rien à fiche que Resnald fasse comme chez lui, et ce, sans la moindre gêne.

Hop ! Nouveau coup de baguette assorti d'un Accio et un petit flacon s'envola du caphanaüm pour filer droit sur elle. Au tout dernier moment, dans un mouvement qui pouvait passer pour de la maladresse, la fiole termina sa course dans un grand fracas de verre, s'explosant au sol, après s'être faufilée entre les doigts de Murtagh.


« Put*** de bor*** de me*** ! », jura-t-elle/il (comme un homme), tandis qu'une odeur pestilentielle, mettant au défi une bonne dizaine de putois, s'élevait de ce qui avait été précédemment un flacon d'huile de tatou.« Eeeeeeeeeeeeeeeerk ! Vite ! Dehors !!! »

Comme Resnald semblait un peu ramolli du cerveau depuis quelque temps toujours, Murtagh l'empoigna par la manche et le traîna littéralement hors de son fauteuil et hors de la pièce en prenant bien soin de claquer la porte derrière eux. Désormais elle seule pourrait en actionner l'ouverture. La porte resterait hermétique à toute autre tentative.
La puanteur qui avait envahi l'air de son espace était vraiment un mal pour un bien. Tout plutôt que laisser Resnald squatter deux minutes de plus dans son Q.G. à elle. La petite aventure l'avait presque mise de bonne humeur. Assez, en tout cas, pour forcer Murtagh à faire preuve d'un peu de commisération :


« Ca va, Donald ? Désolé, buddy, mais si on restait là-dedans, on allait puer mieux que des boucs pour les trois prochaines semaines. Viens-t'en, on va trouver de quoi soigner ton petit bobo... »

Murtagh, pas plus que Mélusine, ne fut capable de camoufler sa satisfaction qu'ils affichèrent d'un commun accord dans un grand sourire.
Sans vraiment prêter attention à savoir si Resnald suivait son rythme, elle dévala à grandes enjambées les quelques couloirs qui séparaient son bureau de l'infirmerie, dont elle poussa la grande porte, non sans avoir toqué au préalable. Là, quelques médicomages et aides-soignant s'affairaient dans le grand espace lumineux (merci les verrières !), qui soignant quelques Résistants vaguement amochés à leur retour de mission, qui concoctant un filtre express. Personne qui n'ait l'air sur son lit de mort (l'aile des grands blessés se trouvait un peu mieux à l'abri du passage... et du bruit), aussi Mélusine en profita-t-elle et lança d'une voix de stentor (merci la testostérone !) :


« Notre ami Resnald s'est blessé ! Il nécessite des soins intensifs au risque de garder des séquelles... définitives. »

Glen Motherwell, un tout jeune soignant, s'approcha d'eux, prêt à déclencher une salve de sortilèges curateurs.
Pendant ce temps, Mélusine attendait très patiemment que la honte pèse de tout son poids sur les épaules de "Nanald".




« When I went to school, they asked me what I wanted to be when I grew up.
I wrote down ‘happy’.
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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Mar 11 Sep 2012 - 19:01

Ah ma baguette ...

Parlons-en. En ce qui la concernait, elle se trouvait bien dans la poche arrière de mon jean mais étrangement, je n'avais nullement envie de l'utiliser. Je laissais à Mumu, les bons soins de le faire. Mumu m'envoyait des insanités de son crû à la figure, auxquelles bien évidemment j’arquais un sourcil fort contrarié.
Le gars du clan Mc Ewan se débrouillait très bien, pour faire le sale boulot. Et j'avouais, j'avais la flemme de la sortir ma baguette. Alors bon, autant qu'il serve à quelque chose le Mumu non ?

Ouais.

J'avais une chose à dire néanmoins, c'est que son fauteuil, y'avait pas plus confortable en ce bas monde ! Un vrai délice de mobilier ! Je m'y sentais comme chez moi, c'était cosy par chez elle ... Je soupirais d'aise, oubliant presque Mc Ewan l'homme, au fin fond de mon esprit.
Mais son immonde voix, me le rappela à l'ordre. Douloureuse sentence, que celle-ci ... Ainsi donc, Mumu allait mettre à profit ses connaissances pour me soigner ? C'était fort mignon de sa part. Je n'eus pas le temps de m'en réjouir, que je sentis une forte odeur et que l'on m'entraînait dehors tel un pestiféré ! C'était quoi cette blague ? Elle était de mauvais goût, surtout venant de Mumu Mc Ewan.
Me voilà hors du fort Mc Ewan. Et c'était certain, j'y serais pas prêt d'y retourner dans son bureau. C'est moi qui vous le dis ! Je ne pouvais cacher ma déception, bien trop grande ... Et Murtagh, qui commençait à me faire bouillir le chaudron avec ses belles paroles. Paroles auxquelles, je ne répondis pas.

Pas fou non plus.

Pas le temps de m'apitoyer plus, que Mumu m'entraîna bien loin des pénates Mélusiniennes. Et tout ça pour arriver à l'infirmerie. Comment il connaissait le chemin d'ailleurs ? J'en viendrais à lui poser la question.
Là encore pas le temps. Et voici que Murtagh ne se mêlait pas de ses affaires ! Je m'en vais lui apprendre la discipline ! Glen Motherwell, s'approchait de notre duo. Mais pas trop quand même, car je venais de le fusiller de mon regard doré des mauvais jours.
Dans le fond j'avisais Aloysius Sweevil, qui de par son emploi de Médicomage à Sainte-Mangouste, avait décidé de rallier les rangs de la Résistance. Il offrait son savoir comme éminent Médicomage à ses subordonnés comme Motherwell. Motherwell qui était vite reparti s'affairer ailleurs d'ailleurs.
Aloysius, m'ayant aperçu s'approcha, l'air inquiet.


- Mark ? Ce n'est pas aujourd'hui ton check-up quotidien. C'est dans une semaine. Tu ne vas pas bien ? C'est encore "tu-sais-quoi", qui te fait du mal ? Me lança Aloysius avec un air des plus sévères.

Les "tu-sais-quoi", c'était évidemment mes saletés de tatouages. Depuis ma dernière "crise" officielle, en présence d'une personne, j'avais tout de même décidé de faire suivre tout ceci. Et ayant appris, la venue récente du Sweevil mâle, dans la Résistance, j'avais sauté sur l'occasion.
Je remarquais l'air professionnel d'Aloysius quand il s'empara de mes mains.


- Tu as été blessé par "ça" ? Dis-le moi car si jamais, je n'ai plus de potions curatives en grande quantité. T'as encore fait le con Resnald ?

Outch. Quand Aloysius m'appelait comme cela, ça allait chauffer pour mon matricule de Résistant. Ni une, ni deux, c'était de la faute de Mumu si on était là. Et vu que justement, il était encore là, ça allait être lui qui allait payer pour deux. Je suis gentil. Je partage ...

- C'est de la faute de Mumu tu vois. Il s'inquiétait pour ma santé. Alors il m'a vite emmené ici. Je ne sais pas comment, il connaît le chemin d'ailleurs. Mais passons ... C'est à lui qu'il faut en tenir rigueur et non à moi ... Dis-je en faisant un large sourire à l'adresse de Mumu tout d'abord, puis à celle d'Aloysius, qui du coup me lâcha les mains. Ouf.

- Je vois. Je vois.

Mouaif. Bah ce "je vois", n'annonçait rien de bon pour les présages futurs ...
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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Mar 18 Sep 2012 - 23:14

Murtagh afficha un air faussement outré mais vraiment amusé de se voir accusé d'une telle faute. La personnalité de Mélusine, sans nul doute un chouïa explosive, peinait à se caler derrière celle, supposément plus posée, de son double masculin. Mais aussi, difficile de se priver d'une si belle occasion de provoquer un peu son monde :

« Bah, pas de me faute si t'as encore "fait le con", Nanald... », lança Murtagh, négligemment, de ses intonations traînantes.

C'était somme toute un peu étrange de se laisser aller à un peu de vulgarité. Elle-même avait son franc parler et une forme d'agressivité coutumière quand son émotiomètre pétait un câble, mais elle s'épargnait toujours la peine d'être grossière. On était tellemeny plus efficace avec quelques mots bien sentis et un bon sens de la répartie. M'enfin, une fois n'était pas coutume et le fait d'être provisoirement un mâle méritait quelques sacrifices vis-à-vis de ses credos personnels.


« Non mais, allez-y, hein ? Continuez votre petite conversation, je voudrais pas vous donner l'impression de déranger. »

Sans doute avait-elle perdu l'impression que l'on agisse comme si elle n'était pas là, ou, du moins, pas mieux que n'importe quel pot de fleur. C'était presque, reposant, en définitive. Quand Mélusine McEwan, Colonel de la Résistance, paradait dans les couloirs, il fallait toujours qu'elle fasse gaffe à l'air qu'elle baladait avec elle. Hors de question de ressembler à une loque, à une farfelue ou à une folle finie. Quand bien même, parfois, souvent, elle se sentait un beau mélange des trois. Mais elle gardait la tête haute, les épaules droites, tout en se persuadant de faire pour le mieux pour ne pas user le moral des troupes. Les bons jours, elle affichait même un sourire confiant, plein d'espoir en l'avenir, qu'elle n'était pas vraiment sûre de mériter.
Alors, pour une fois, et quand bien elle ne détestait d'ordinaire rien temps qu'être invisible aux yeux des autres, elle appréciait le phénomène d'être anonyme.


« C'est pas que je ne suis pas curieux de découvrir qui est le mystérieux Sâ qui a pris Resnald pour cible préférée... »

Mais elle avait comme dans l'idée qu'elle n'obtiendrait pas de réponse. Surtout en se baladant avec le masque Murtagh accroché au visage.
Au temps pour sa curiosité.

Et puis, définitivement, Civil le mégicomage la/le regardait franchement de travers.

' Mais... '

Une idée venait de la traverser (du nombril jusqu'à l'omoplate, si vous tenez vraiment à connaître les détails) et elle pesait mentalement le pour et le contre : être débarrassée de Resnald, pouvoir aller se balader tranquille et cogiter peinarde aux implications de sa toute nouvelle (et très personnelle) version du polynectar, versus... ne pas savoir ce que Sâ pouvait bien venir faire dans cette galère. Trois à un, le choix était vite fait.

' Poudre d'escampette, nous voilà ! '

L'air de rien, neutre au possible, Murtagh joua au ping-pong visuel en dévisageant tour à tour Civil et Nanald et avec une moue supposément pleine de considération :


« Je vois bien que je gêne... de toute façon, Resnald, tu as l'air d'être en de bonnes mains. Tout est donc pour mieux dans le meilleur des mondes. Je vous salue donc bien bas... »

Et fit demi-tour sur ces derniers mots, en se forçant à oublier courbettes et moulinets du poignet qui était définitivement trop mélusiniens. Un pas lent, deux pas prudents, trois pas tranquilles et pouf ! Elle était enfin dehors, avec, selon son estimation, un petit quart d'heure rien qu'à elle pour profiter de sa masculinité provisoire. C'était tout juste si elle ne s'enfuit pas en courant à peine sortie de l'infirmerie. D'une démarche vive, elle s'éloigna à toute vitesse pour gagner un des salons estampillés détente pour Résistants en mal de calme, qu'elle savait toujours relativement désert. Un feu de cheminée, trois fauteuils esseulés, et à peine deux âmes qui stagnaient là pour lui faire un peu de compagnie. Elle s'affala sur le tapis près de l'âtre, juste après avoir lancé un salut d'usage à l'adresse de ses copains de galère, et laissa un grand sourire tartiner son visage. Il ne lui manquait qu'une barre de chocolat et un verre de jus de citrouille...




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MessageSujet: Re: Topsy Turvy   Jeu 27 Sep 2012 - 19:25

J'étais fatigué.

Et je détestais cela ! Mes stigmates magiques me pompaient de l'énergie comme pas possible et ça me faisait atrocement mal. A chaque fois, j'avais l'impression qu'un millier de couteaux chauffés à blanc, me tuaient à petit feu ... Cette sensation, je l'avais depuis tout petit, depuis que je savais tenir sur mes pieds.
Et le fait d'en parler à quelqu'un, comme à Aloysius Sweevil, me soulageait. Il n'y pouvait pas grand chose, mais il me soignait par des remèdes curatifs de son invention. Et ils fonctionnaient ... Du moins pour l'instant. Aloysius regardait Mumu d'un mauvais œil, mais tout sourire. Ce qui de mon point de vue, faisait assez peur.
Le Médicomage, prit la peine de m'examiner, et sentit à mon pouls, que ça n'allait pas.

Et Mumu qui décampait.

Je n'avais même pas pris la peine de répondre. L'autre Mc Ewan, s'était vite carapaté loin d'ici ... Et il avait raison. Aloysius me fit asseoir sur un lit et me fit boire l'une de ses potions efficace mais tellement dégueulasse.


- Désolé Mark. Je ne peux pas faire plus. Je sais que ça te soulage, jusqu'au jour où ça ne fera plus effet, et là je serais bloqué. Mais promis je t'aiderais. Me dit le jeune homme avec un regard de compassion. Que je détestais ce regard ! Il était pour les faibles. Ceux qui ne valaient rien ... Et qui n'étaient rien.

Je souriais tristement au jeune Médicomage, puis me levais durement. J'étais ankylosé, le mal était partout, mais la potion salvatrice faisait son effet. Je grimaçais un peu en m'étirant, sentant les muscles se bander sous l'effort. Cela me faisait tout de même du bien ... Et j'en avais besoin. Faisant craquer les articulations présentes dans mon corps, je me dirigeais d'un pas d'automate vers la sortie de l'Infirmerie, mais un claquement sec, m'arrêta net dans ma progression.


- Resnald. Tu es en convalescence. Tu te crois où ? Demande-moi la permission avant de seulement penser à t'en aller. Lança Aloysius d'une voix si froide que j'en ressentis les effets jusqu'à ma plus petite parcelle de peau. Je m'étais stoppé aussi vite qu'il avait parlé et m'étais retourné vers sa personne avec un sourire contrit.

- J'aimerais juste prendre l'air ! Mais promis, je reviendrais pour te voir.

Suite à cela, Aloysius haussa les épaules, et m'intima par un geste de la main de filer rapidement avant qu'il ne change subitement d'avis. Je ne me fis pas prier et je bondissais déjà dehors, tout comme l'avait fait Mumu quelques instants auparavant.
La potion avait fait ses effets, je me sentais bien mieux. Encore un peu patraque mais ça allait.
Mes longues jambes me menèrent à un endroit que je prédilectionnais quand je me retrouvais seul. Le salon de détente par excellence pour les Résistants !

J'y pénétrais sans bruit, et dans la pénombre, je reconnus LA chevelure rousse de Mumu. Sale Mc Ewan.


- Comme on se retrouve !

Et tout ceci, avec le plus sincère des sourires que j'avais dans mon catalogue.

Bah ouais non ?
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