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Willem Wyndham
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MessageSujet: [S.P.A.M.] Backups   Dim 8 Juil 2012 - 23:04


Lundi 21 juillet 2014 06 : 55 pm

[...]en vertu de quoi, et par décision collégiale, nous avons décidé de vous allouer une bourse d'un montant de 850 gallions. Nous accueillons toujours favorablement ce genre d'entreprise et avons pour objectif de les valoriser, par quelques moyens que ce soit.

Au cours du prochain trimestre, l'un de nos bénévoles viendra visiter vos locaux, à une date prévue d'avance, et ce, dans l'objectif de constater l'évolution de vos projets et d'y apporter une aide si nécessaire.

En vous remerciant une nouvelle fois pour votre initiative et votre intérêt, je reste à votre disposition pour tout conseil et vous souhaite développement et réussite dans votre entreprise,

Willem Wyndham
Président de la S.P.A.M.







Wyndham ponctua la lettre d'un ultime point final, effectua un rapide sortilège en vue de faire sécher l'encre (il avait relativement peu de patience pour ces choses-là), plia le tout avec soin avant d'en cacheter le verso avec un peu de cire et le sceau de la Willem Wyndham Fundation (plus communément mentionnée sous le sigle de W.W.F., cette organisation avait à cœur la sauvegarde de la faune et de la flore magiques planétaires). S'apercevant de son erreur, il corrigea le tout par le biais d'un nouveau sortilège : un éclair de couleur claire et la cire était redevenue vierge, prête à recevoir la marque de la Société de Protection des Animaux Magiques.

C'était sans doute un tort d'avoir posé ses quartiers de responsable des deux organismes au sein d'une seul et même endroit, mai cela en facilitait considérablement la gestion. Quand il avait un peu de temps à y sacrifier, en dehors de ses heures de présence au château en tant qu'enseignant, il venait consacrer du temps à ses précieuses créatures magiques. Quand il n'était pas par monts et par vaux, à agir sur le terrain pour la préservation de ces mêmes créatures magiques.
Le Gallois détestait l'inactivité autant que la bêtise ou le laisser-aller.

D'une calligraphie soignée, il traça le nom d'Edwina Crom-Guyader en lettres élégantes sur le recto du parchemin.
Oui, songeait-il, Ms Crom-Guyader méritait la somme que la S.P.A.M. investissait dans ces efforts. La brave dame s'était lancée dans l'élevage en semi-liberté d'un troupeau d'lwynarg. Ces créatures étaient nés des dérèglements du Calice originel. Cousins transgéniques du renard polaire, les Iwynargs leur ressemblaient en tour point, si ce n'était leur propension à se nourrir de sang plutôt que de chair animale. Leur entretien nécessitait donc des litres d'hémoglobine que l'on ne trouvait pas chez le premier commerçant venu.
Bien que souvent considérés comme des aberrations par la communauté magique, les créatures nées des aberrations d'Antarès méritaient le droit de vivre. Ou de survivre. Ces espèces nouvelles étaient probablement condamnées à l'extinction à court terme, le monde n'étant probablement pas adapté à leurs besoins. De plus, nul n'avait encore pu les étudier suffisamment pour en connaître le fonctionnement, la reproduction, le monde de vie. La population se comptait de parer au plus pressé, ce qui consistait la plupart du temps en un massacre généralisé de ces bêtes qui n'avaient pas demandé à apparaître. Toute forme de vie avait droit à une chance. Les gens comme cette Edwina Crom-Guyader faisaient figure d'exception.


* L'être humain est si peu prêt à partager la planète. *, soupira-t-il intérieurement, avant de confier son courrier au hibou grand-duc qui lui tendait la patte. * Et tellement incapable de se débrouiller seul. *

Si l'être humain était définitivement la créature la plus complexe de la création, elle était, à son sens, la moins digne d'intérêt. Pouvait-on se laisser fasciner par des animaux prêts à toutes les extrémités pour un peu de pouvoir, à en oublier l'instinct de préservation et les grandes lois de l'équilibre naturel ? Définitivement non.



Dans un petit bâtiment d'une rue peu fréquentée de Londres, il y avait un accueil, quelques bureaux. La porte de l'un d'entre eux était estampillée : « S.P.A.M. / W.W.F. - Bureau de W. Wyndham ». Derrière cette porte, un homme avait déposé sa tête entre ses mains et se perdait en vaines réflexions.


Dernière édition par Willem Wyndham le Lun 16 Juil 2012 - 17:10, édité 1 fois
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Cassandra Duggan
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MessageSujet: Re: [S.P.A.M.] Backups   Ven 13 Juil 2012 - 0:49

Cassandra avait passé ces dernières semaines entre le Somerset et l'Ecosse où elle avait participé à une mission pour le ministère qui, hélas, devait rester totalement confidentielle. Il lui avait été difficile dans ces conditions de justifier ses horaires et ses départs précipités, surtout à sa mère qui ne manquait jamais une occasion de lui rappeler qu'elle ne trouverai jamais un mari en passant son temps toute crottée dans la boue en compagnie de bêtes immondes. Elle s'était interrogé sur l'origine de sa passion pour les créatures magiques. Il semblait évident que cela ne lui venait ni de sa mère ni de son père.

Toujours était-il que, la mission terminée, elle s'était immédiatement rendue à Londres munie d'une petite boite opaque qu'elle gardait précieusement contre elle. Il lui restait un rapport à écrire, hélas, mais ce dernier attendrait. Elle avait plus pressé à faire. Cassandra hésita encore à transplaner afin d'atteindre sa destination sans avoir à tourner et virer à travers les rues bondées de la capitale mais il y avait trop de regards indiscrets et elle ne voulait pas déranger sa précieuse marchandise.

Il lui fallut donc dix minutes supplémentaires pour atteindre la petite rue et le bâtiment qui abritait la WWF/SPAM et elle n'en fut pas mécontente car il commençait à pleuvoir. En bonne anglaise, elle avait l'habitude de l'humidité mais elle n'appréciait guère ce petit cadeau du ciel. Elle grogna et poussa la porte en calant plus confortablement la boite sous son bras. D'un pas tranquille, elle marcha jusqu'à l'accueil et déposa son paquet sur le comptoir en adressant à la petite sorcière au visage en forme de coeur un sourire aimable.

"Bonjour, je suis Cassandra Duggan. Je travaille pour le Ministère, Régulation des Créatures Magiques. Puis-je voir le responsable de la SPAM s'il vous plait ?"

Elle fouilla dans la poche intérieure de sa veste et en sortit un morceau de parchemin froissé qu'elle tendit à l'hôtesse avec un sourire d'excuse. On pouvait y distinguer par transparence le tampon officiel du Ministère.

"C'est une affaire urgente."

Elle espérait l'association prête et disposée à l'aider. Elle aurait bien été frapper directement à la porte concernée mais il paraissait que ce n'était pas très distingué de ne pas respecter un minimum le protocole. A force de se faire courir après par des secrétaires aigris, Cassandra avait appris à manier la patience. Presque aussi bien que le sourire commercial à vrai dire. Elle tendit la main pour récupérer le parchemin et tourna machinalement les yeux vers la porte du bureau de la WWF.



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Willem Wyndham
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MessageSujet: Re: [S.P.A.M.] Backups   Lun 16 Juil 2012 - 18:16

Il fallait accorder ceci à Sandreen McDiarmid, hôtesse d'accueil du siège de la S.P.A.M. et du W.W.F., elle avait parfaitement cerné ce qui était de sa responsabilité. Comprendre par là qu'elle hésitait toujours à déranger le grand patron pour autre chose qu'une affaire de vie ou de mort. Elle prenait sur elle les râleurs et les pressés et, en cela, jouait à la perfection son rôle de tampon entre le grand public et l'administration.
Aussi, Sandreen hésita-t-elle un instant face à la requête qui lui était présentée. Il était de notoriété interne que Wyndham détestait être dérangé pour des peccadilles et... le tampon de parchemin qu'on lui présentait avait l'air tout ce qu'il y avait de plus officiel. En désespoir de cause, elle appuya sur un petit bouton qui vira au rouge le temps qu'elle articule :

- Ms Duggan.

Le petit bouton sembla hésiter l'espace de deux secondes avant de se teinter de vert. Là-dessus, Sandreen McDiarmid se leva de derrière son bureau, qu'elle contourna, afin d'ouvrir le chemin et d'escorter la visiteuse jusqu'au dit bureau. Là, elle frappa trois coups légers et entrouvrit la porte avant de faire signe à Cassandra Duggan d'entrer. L'hôtesse laissa ensuite la porte ouverte avant de faire demi-tour.



Derrière son bureau, Wyndham s'était ressaisi et présentait un visage, sinon affable, neutre. Ses mains étaient croisées sous son menton et il affectait une expression de curiosité polie. Pour que quelqu'un daigne le déranger, il fallait vraisemblablement que ce soit de la plus haute importance. Sa réputation n'était plus à refaire et peu d'êtres humains osaient se jeter dans la gueule du loup sans une véritable bonne raison ou un désespoir tout aussi véritable.
Là, il conserva le silence jusqu'à ce que la jeune Sandreen leur fasse parvenir le traditionnel plateau fourni de tasses et théière fumante, le tout agrémenté de quelques biscuits. C'était ainsi depuis son premier jour ici, comme si elle craignait que son patron ne se laissât dépérir. Ou peut-être considérait-elle cela comme un outils indispensable à l'accueil et au rapport humain. Toujours était-il que ses manières un peu désuètes avaient charmé Wyndham, qui s'en cachait bien, et le contrat de Miss McDiarmid s'était vu prolongé.

Une fois le ravitaillement déposé sur la table sans que la moindre goutte de thé ne vint entacher la propreté scrupuleusement de la surface de bois poli, la porte se referma enfin, marquant ainsi le début de l'entretien.

Fidèle à lui-même, Wyndham ne formula pas une seule parole, se contentant de verser une égale contenance de thé dans deux des tasses et d'en faire léviter une devant la jeune femme. Sitôt fait, ses mains retrouvèrent leur position favorite sous son menton. Toujours muet, il dévisagea cette Duggan. Elle était celle qui s'était déplacée et qui avait vraisemblablement besoin de ses services. A elle donc, d'entamer les hostilités de la diplomatie.
Pendant qu'il examinait ses traits, Wyndham tiqua intérieurement. Il fut soudain convaincu d'avoir croisé la jeune femme au cours de sa longue carrière mais ne parvenait pas à remettre le doigt sur le moment et les circonstances. Voilà qui était le signe d'un surmenage évident, lui qui se taguait d'une excellente mémoire.


* Duggan. Duggan. *, répétait-il comme dans l'espoir d'associer ce nom et ce visage à une des multiples entrées de sa mémoire. Le sésame peinait à se faire.

Ne l'avait-il pas déjà rencontrée, deux ou trois années auparavant, lors d'un workshop croisé dont la problématique centrale était de déterminer les mesures à prendre face à la mutation et à la prolifération des créatures magiques sous le règne d'Antarès ? Oui, ce devait être quelque chose dans ce goût-là. Peut-être lui poserait-il la question si la conversation autorisait ce détour.
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Cassandra Duggan
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MessageSujet: Re: [S.P.A.M.] Backups   Mar 17 Juil 2012 - 0:58

Cassandra se laissa guider puis introduire dans le bureau du directeur de la SPAM avec toute la dignité dont elle était capable. La petite sorcière qui tenait lieu d'hôtesse d'accueil avait quant à elle, l'air de ne pas être tout à fait à son aise. Il fallait dire que l'homme au premier abord ne donnait pas l'impression d'être des plus amicaux. Tant pis, il n'y avait pas de senior disponibles pour cette mission et il fallait bien qu'elle fasse ses armes. Son chef avait beaucoup à faire aux côtés du Bureau de la Désinformation. Ainsi, Willem Wyndham devrait se contenter d'une bleue.

Si ce dernier avait du mal à re situer la jeune femme, la réciproque n'était pas vraie. Elle se souvenait parfaitement des nombreuses interventions du sorcier durant des conférences auxquelles elle avait assisté étant étudiante, et surtout durant un stage où ils avaient été amenés à collaborer - de loin- à des identifications pointues de créatures magiques. Elle avait bien entendu suivi avec intérêt les différentes causes dans lesquelles il s'était engagé, qu'il avait soutenu personnellement ou financièrement, et était intimidée malgré elle par le personnage.

Elle inspira à fond et lui adressa un sourire cordial. Il ne fallait pas se laisser démonter si près du but. Et elle était certaine de ne pas le déranger pour rien. N'était-elle pas ici pour des raisons officielles ? Elle posa son paquet sur une chaise et vérifia que la porte derrière elle s'était refermée. Elle inclina respectueusement la tête.

"Sir, je suis envoyée par le Ministère pour une affaire plus que préoccupante."

Elle pinça légèrement les lèvres, ses yeux parcourant furtivement le bureau. Elle croisa les bras derrière le dos et fixa de nouveau son regard sur son interlocuteur.

"Vous pardonnerez j'en suis sure mon intervention lorsque vous en saurez toute l'ampleur."

Une fois encore elle marqua une pause. Loin de vouloir mettre du suspens dans son récit, elle tentait de trouver les mots les mieux choisis pour exprimer synthétiquement sa pensée.

"Depuis plusieurs mois nous enquêtons sur des animaleries magiques à la tenue plus que douteuse. En épluchant les registres d'entrées et de sorties des animaux à la vente, nous avons pu établir un lien commun, un fournisseur connu sous le nom de R.G.D"

S'il n'était pas au courant de ces informations par le biais de la presse, il l'était forcément par l'un de ses nombreux contacts.

"Londres, Edinbourgh, Dublin, Bristol, Birmingham... Des animaux non seulement détenus dans des conditions épouvantables, en sous-nutrition, atteints de divers problèmes vétérimagiques graves, souffrant de troubles du comportement plus que préoccupants mais aussi... Dont l'aspect différait des autres représentants de leur race. Parfois il s'agissait d'une couleur ou d'un aspect de fourrure, parfois, ces créatures présentaient des caractéristiques étonnantes et tout à fait inédites à leur espèce."

Elle grimaça. Certaines de ces capacités rendaient ces animaux très dangereux, surtout détenus dans des foyers sorciers où il y avait de jeunes enfants ou des moldus à proximité. Elle pouffa d'un rire sans joie.

"Je pense que vous avez entendu parler de l'affaire du Puffskein Flamboyant. Un père sorcier a offert l'animal à son petit garçon de 8 ans pour son anniversaire, attiré par son intense couleur rouge à la place du crème habituel. -elle secoua la tête- Hoggy Sanderson est encore à Sainte Mangouste, pour le soin de ses graves blessures. Aujourd'hui encore on ne peut expliquer la combustion spontanée de l'animal alors que l'enfant le tenait dans les bras"

Cette affaire avait été relayée par la Gazette dès que l'enfant avait posé un orteil à l'hôpital. Il avait fallu alors redoubler d'efforts pour tenter de retrouver tous les puffskein vendus par la boutique.

"Nous avons été moyennement surpris de découvrir les initiales R.G.D sur le bon de commande de la boutique. Toujours est-il que ces petites réjouissances nous ont conduit jusqu'aux îles Shetland. L'homme avait déjà pris la poudre de cheminette mais ses infrastructures, elles n'avaient pas bougé."

Elle fouilla dans sa poche à ces mots et en sortit un petit tas de photos animées qu'elle jeta nonchalamment sur le bureau de Willem afin qu'il puisse les consulter à loisir.

"Nous y avons trouvé des crup, des demiguise, des fwooper, des jobberknoll, des kneazle. Entre autres. Certains d'aspect classiques, d'autres en cours de mutation. Un mâle était enfermé avec dix femelles, les petits séparés de leur mère et mis à la reproduction dès la maturité sexuelle atteinte, la plupart sans eau ni nourriture."

Les photos étaient plutôt choquantes. On pouvait y entendre aboyer, piailler et miauler. Les pauvres créatures pataugeaient souvent dans leurs excréments, le poil collé et des plaies aux membres. Cassandra détourna les yeux de ces scènes abominables.

"Bien entendu aucun permis ni aucune déclaration n'avait été délivré à R.G.D pour l'élevage et la détention de ces animaux pour la plupart soumis à une réglementation sévère. Une salle -elle désigna une photo- était la succursale d'expédition. Les jeunes y étaient conservés dans des cartons. Nous avons trouvé près d'une centaine d'adresses différentes. Le soucis c'est que... Certaines de ces boutiques n'étaient pas..."

Elle déglutit et marqua une pause avant de reprendre.

"Il y avait des boutiques moldues dans le lot. Je ne peux pas vous en dire plus sur cette affaire, l'enquête est en cours et nous ignorons si ces boutiques ont déjà été livrées par notre homme. Toujours est-il qu'un des bâtiments ressemblait fort à un laboratoire. Nous y avons trouvé en grande quantité poils, plumes, écailles et sang que l'homme devait revendre dans une filière parallèle. Mais il y a plus grave."

Elle se pencha lentement sur sa boite et en défit les attaches avec beaucoup de douceur avant de plonger la main et d'en sortir un petit oiseau rond et doré au long bec et aux yeux d'un rouge éclatant.

"Nous en avons trouvé des dizaines, probablement prélevés. Ce qui signifie que notre R.G.D ne se contente pas de faire élevage et commerce des restes de familiers magiques, il semble aussi verser dans le braconnage."

Elle tenait toujours au creux de la main la petite boule de plumes à moitié endormie qui pour le moment ne semblait pas décidée à bouger.

"Nous avons besoin de votre aide de toute urgence pour prendre en charge une partie de ces animaux. Ils doivent être étudiés avec beaucoup de précaution. Les Non-Modifiés doivent être confiés à des foyers temporaires ou définitifs et les Modifiés observés. Il nous faut déterminer leur degré de dangerosité. Nous n'avons pas les infrastructures pour gérer autant d'animaux."

Cassandra cessa enfin de parler, le souffle légèrement court d'avoir parlé avec autant de conviction. Il fallait que la SPAM s'engage dans cette affaire où beaucoup de ces innocentes créatures seraient euthanasiées faute de prise en charge adaptée.
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Willem Wyndham
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MessageSujet: Re: [S.P.A.M.] Backups   Mar 24 Juil 2012 - 22:27

Après avoir jeté à peine plus qu'un regard à la boîte que Duggan avait déposé sur le siège réservé aux visiteurs, Wyndham retourna à son courrier et entama une missive à l'intention de l'une de ses collègues œuvrant dans la banlieue de Cambridge, non sans avoir fait un vague signe pour encourager la jeune femme à commencer les explications sur le pourquoi de sa présence ici et de son arrivée précipitée. Toute à la rédaction du compte-rendu de la dernière réunion du comité de la S.P.A.M., le vendredi précédent, il prêtait ce qu'il fallait d'attention au discours de son « invitée ». Et tout en l'écoutant, Wyndham révisa rapidement son impression première et la décala mentalement de la catégorie «intruse» à celle de «consœur». Non pas qu'il ait pour habitude de classer les individus de tout genre et de tout sexe dans de petites catégories mais il avait rapidement fait son lot des gêneurs qui ne pouvaient s'empêcher de pousser la porte de son bureau en quête de conseils avisés. De toute évidence, la bibliographie de Gilderoy Lockhart ne suffisait pas à pallier les interrogations quotidiennes du sorcier de base. Qu'y avait-il d'étonnant à cela ? Ce qui demeurait surprenant, néanmoins, était ce réflexe que certains avaient de venir directement consulter à la source au lieu de contacter l'un des nombreux bénévoles de l'association à se trouver sur le territoire britannique, ou, mieux, n'importe lequel des non moins nombreux vétomages anglo-saxons.

Il se souvenait notamment du cas de Rosie Duxton, de son boursouf et de sa panique à elle face à, citons, "la calvitie galopante de Tresor". Il avait fallu approximativement une heure, quarante-trois minutes et vingt-sept secondes pour calmer Duxton, lui expliquer que ladite calvitie galopante n'était rien d'autre qu'une légère perte de pelage, consécutive à l'arrivée du printemps et la mettre dehors avec la liste complète de quoi faire et qui contacter la prochaine fois qu'une telle "urgence" surviendrait. Ce genre de comportement le faisait enrager intérieurement. Tout ce temps dispersé pour une femme qui ne méritait probablement même pas la compagnie d'une créature, certes ennuyeuse, d'un boursouf.
Mais c'était une anecdote relative au passé, qui ne lui revenait en mémoire que pour justifier ses exigences face à l'exploitation de son emploi du temps.

Wyndham salua le discours de Duggan de quelques rares hochements de tête, sans manifester autrement son intérêt et son investissement. Il arborait comme toujours un visage impénétrable, en attendant de savoir à quoi s'en tenir. Museler pensées et émotions était la meilleure façon de garantir un sang-froid et une efficacité à toute épreuve.
Le Gallois avait depuis longtemps relevé la tête de son parchemin et examinait Duggan sans aménité, mais sans hostilité non plus. Il notait au passage quelques éléments dans l'apparence de la jeune femme qu'il n'avait pas remarqué au premier coup d'œil. Il pointa mentalement sa tenue qui était tout sauf d'une élégance raffinée et d'une propreté immaculée. Un tel constat valut à Ms Duggan de monter légèrement dans l'estime de Wyndham, fort de sa théorie selon laquelle on ne pouvait prétendre s'investir dans le soin et la protection des animaux sans laisser de côté coquetterie et fanfreluches.
Il ne prêtait d'ordinaire jamais attention à ce genre de détails et n'attachait aucune sorte d'importance à la mise d'un être humain. Pour évaluer ses prochains, rien ne valait mieux qu'examiner son comportement sur le terrain. Une gueule d'ange dissimulait trop souvent des manières exécrables tout comme une forme de banalité apparente pouvait cacher des trésors de gentillesse et d'efficacité. Sans pour autant souscrire au diction qui voulait que la robe ne faisait pas le mage, il avait pris pour habitude se méfier des personnes qui faisaient de l'apparence extérieure une foi et une loi.

Lorsque Duggan eut terminé son discours d'introduction et de présentation du problème, on aurait pu deviner une lueur glacée au fond du regard de Wyndham, pour peu qu'il ne l'eut pas fixé sur la seule et unique fenêtre de son bureau. Il fustigeait intérieurement ces fous qui se prenaient pour des Dyodes. Qui étaient-ils pour se croire permis d'intervenir ainsi sur la chaîne de l'évolution et jouer avec plus "faible" qu'eux ? Un Antarès par décennie ne leur suffisait-il pas ? Il fallait encore qu'il vienne un peu plus bouleverser l'ordre des choses ? Envahi d'une fureur froide, il prit un instant pour apaiser cette émotion et retrouva rapidement l'impartialité et le calme olympien qui constituaient sa carte de visite. Quand il prit la parole, on ne pouvait percevoir dans son intonation qu'une vague irritation à se voir expliquer la marche à suivre dans cette affaire.

- Je vous remercie, Ms Duggan, de vous être déplacée et de m'avoir fait part de la situation.

Pas le moindre sarcasme ne franchit la barrière de ses lèvres quand bien même une infime part de lui aurait voulu remettre rapidement les choses au clair quant à leur place respective. Il savait ce qu'il avait à faire, merci pour lui.
Sans prononcer une parole de plus, il contourna son bureau et s'approcha de Duggan pour ne s'intéresser qu'au seul contenu de sa main. Avec une délicatesse qui démentait la dureté de son regard et la froideur de ses paroles, il se saisit du frêle volatile qu'il enveloppa d'une main réconfortante avant de retourner siéger de l'autre côté du meuble. Il fit coulisser un tiroir pour en extraire de quoi sustenter l'animal et lui confectionner un abris chaud et familier. L'oiseau ne tarderait probablement pas à montrer des signes d'agitation.

- Il se trouve que le cas de Monsieur R.G.D. n'est effectivement pas inconnu de nos services., reprit-il à voix basse mais parfaitement audible. - Même si je reconnais n'avoir eu connaissance de l'avancée de l'enquête et de l'intégralité des derniers évènements que par la grâce de votre visite.

Il eut à son égard un geste de la main qui, chez un autre que lui, aurait pu passer pour un remerciement. Qui en était peut-être un. Qui était avant tout une invitation à s'asseoir.
Le Gallois était parfaitement conscient de la responsabilité que la jeune femme avait dû porter sur ses épaules et, son agacement envolé, il lui était reconnaissant des efforts qu'elle avait fourni. Plus, il appréciait qu'elle eut fait passer sa mission avant son confort personnel et avait su juger à sa juste valeur la passion que la voix de Duggan avait trahi dans l'exposé des évènements.

Il avait depuis longtemps mis de côté cette sensation de déjà-vu qui l'avait saisi quand elle s'était présentée. Il aurait tout le temps de se replonger sur le sujet plus tard. Pour l'instant, seule importait la résolution de ce « problème ». Le mot était faible, mais à défaut d'autre chose, c'était celui qu'il avait choisi d'employer.

- Bien, Ms Duggan. Avant de poursuivre, je voudrais que vous répondiez à une simple question : n'êtes-vous mandatée par le Ministère que pour me livrer ce rapport ou êtes-vous prête à prendre une part active à la mission qui va désormais être ma priorité ?

S'il subodorait la réponse, il avait besoin d'en entendre la confirmation de vive voix.

- Parce qu'il va sans dire, que je vais prendre part à la poursuite des opérations.

Il avait beau avoir quitté le Ministère pour l'enseignement, il intervenait suffisamment souvent dans les affaires gouvernementales pour savoir qu'on attendait une fois de plus non seulement son soutien mais l'emploi de ses connaissances et sa maîtrise du terrain dans la résolution de cette affaire. Soit. Il se chargerait des créatures martyrisées et laisserait à d'autres le plaisir de gérer leurs concitoyens. Il ne voulait rien avoir à faire avec ce R.G.D., principalement parce qu'il n'était pas certain de garder le contrôle face à un individu tel que lui. Il ne connaissait que trop bien les arcanes ministérielles pour ne pas savoir quel rôle on espérait le voir endosser. Et on le connaissait sans doute trop bien pour imaginer un seul instant qu'il ne s'y investirait pas corps et biens. La forme qu'avait pris cette requête était seulement sensiblement différente de la procédure habituelle. Mais, à temps troublés...

- Accordez-moi néanmoins une ou deux heures pour régler quelques affaires. Retrouvons-nous, disons, en début de soirée. Connaissez-vous le magasin « Scroll'n roll », à quelques rues de Piccadilly Circus ?

Une nouvelle fois, il posa son regard sur Duggan et sans se départir de son calme de façade, interrogea brièvement sa mémoire. N'était-ce pas là la petite dont lui avait parlé Samuel Lloyd, son ex-partenaire au sein du Ministère ? Il lui semblait bien que si.

- Vous saluerez Lloyd pour moi. Savez-vous s'il fera partie prenante de l'opération ?
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MessageSujet: Re: [S.P.A.M.] Backups   

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