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 Négociations acidulées [PV]

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Shawn Evans
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MessageSujet: Négociations acidulées [PV]   Dim 26 Fév - 17:12

Le petit carillon aurait dû me mettre la puce à l'oreille. Ou les napperons. Le sourire figé de la serveuse peut être... Les abats-jours rose et citron? Les rideaux... ce sont les rideaux qui aurait pu m'alerter. A rayures acidulées.
J'avais déjà mal au crâne à mon arrivée sur le sol Britannique... ça ne va pas s'arranger avec ce décor tout droit sorti de l'imagination d'un Tim Burton qui aurait avalé trop de sucettes-bonne-humeur.
Je tente un clignement d'œil rapide pour éviter de me brûler la cornée.

Si on disait que c'était le décalage horaire?

Tu parles … Certes, la boutique est décorée avec goût. Grand goût même... sauf que c'est pas le mien.

Comble de l'horreur. Cette pièce ressemble à une bonbonnière géante.

J'ai eu bien des rendez-vous ces derniers jours, dans des endroits plus ou moins fréquentables. Dans des endroits plus ou moins pourris... mais là... c'est surprenant!
Habituellement, le lieu et la poignée de main de mes interlocuteurs me permettent de jauger le client en peu de temps. Ça me permet de lui vendre ce qu'il croit vouloir.
A quoi va ressembler celui-là?

Je détonne carrément au milieu des petites bougies en forme de trucs dont je connais même pas le nom... cuillères pour dînette de jeunes filles pré-pubères, et j'en passe.
La serveuse s'avance, tout sourire. Je lève un oeil prudent. Elle me fait flipper avec son sourire de poupée barbie. Je m'attendait presque à ce qu'elle porte un tablier à pois sur une robe en calicot vert pomme surmontée de couettes d'un autre monde, mais non.
A part ses quenottes de polly pocket elle paraît normale.
Ça doit être son premier jour ici. Ma main au sombral qu'elle démissionne après son premier jour.
Personne pour relever le pari.

- Vous désirez monsieur?

Bouse. Ton trop poli. Elle est déjà contaminée... va falloir l'achever elle aussi.

-J'attends quelqu'un.
-Je repasse plus tard alors?
-C'est ça.

Vu la taille du café et le nombre de clients se comptant sur le doigt d'une main, moi compris, elle risque pas de me chercher longtemps.

Si j'avais eu moins mal au crâne, j'aurai probablement tenté une raillerie à son égard. Une petite faiblesse pour les filles sages. Ce sont les pires. Elles finissent toujours par vous péter trois dents, la baguette , le porte-monnaie et le coeur au passage.

Ok. Aujourd'hui je suis mauvais. Mal dormi, les nerfs, 5h de décalage horaire, la moitié de mon être est restée en Thaïlande alors que la première moitié avait refusé de s'y rendre. Un savant calcul laisse imaginer à quel point je manque de me rassembler.
Un pointe d'anxiété à propos de ce rendez-vous... et ça, c'est bien la première fois. C'est que je suis doué. Le plus doué même. Je peux vendre n'importe quoi à n'importe qui. Et ça depuis des années. En plus, ce que j'ai a proposer n'est pas n'importe quoi. Loin de là.
Avec les autres, ça a été d'une facilité presque frustrante. J'ai quelques nouveautés dont je peux me targuer d'avoir l'exclusivité. Quelques jouets qui vont révolutionner le monde. Et j'exagère pas.
Ça me ferait presque flipper. Si j'avais une conscience.
Mais je laisse ça aux autres.
Je me fous complément des dégâts que ce truc pourra faire. Ce qui l'utiliseront ne valent pas la peine que je m'attarde sur leur sort.
Pas vraiment envie de réfléchir à ça. Penser trop... ça sert juste à faire rater un train, foirer une occasion, ressentir des sentiments qu'on finit forcément par regretter.
Ça oblige aussi à faire preuve d'une équité qui me pèse, car il ne m'incombe pas de favoriser un camp plutôt qu'un autre.
Pas d'avis pour la question... pas envie d'en avoir... alors pour une fois... je me passe d'avoir une opinion sur le sujet.
Je tire mes avantages de leur pauvre guerre. La chute d'un monde a plus de richesse à offrir qu'un développement de civilisation. A quoi ça m'avancerait d'y mettre un terme?

Après hésitation entre trois chaises je choisis un emplacement discret, au fond de la salle, au milieu d'une forêt vierge d'orchidées qui à tout les coup, me fileront des allergies pour quelques jours.

Bien-sur ils se sont sentis obligés de mettre un aquarium. Ça calme les poissons. Et les gens ont besoin qu'on les apaisent pas vrai?

Derrière son comptoir.... sur lequel je ne préfère même pas m'attarder, la serveuse trie de la vaisselle reluisante. Elle continue à sourire seule. Comme quoi... y a encore des gens heureux de vivre. Ou alors elle a raté son lifting.
N'ayant jamais été patient de nature, j'ai déjà regardé ma montre trois fois, pianoté les chariots de feu sur la nappe acidulée, compté les poissons (ils sont sept) et farfouillé deux fois dans mes poches pour trouver un cachet contre le mal de tête ( Pris le dernier il y a quelques heures...)

Enfin, le carillon...
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Négociations acidulées [PV]   Dim 4 Mar - 19:59

Le carillon s'envola. Explosa littéralement. Une suite de notes sans queue ni tête, petit orage musical, salua l'entrée de Mélusine. Ou, pour être plus exacte, d'Hermesse, deux «s», un «e», on féminisait comme on pouvait. Hermesse, identité sélectionnée spécialement pour l'occasion. Elle aurait pu être Messja, Lucy Stonemarten ou Meredith Morgensten. Elle aurait pu. Mais non. Quitte à être schizo, autant rentabiliser la chose à fond.

Hein ?
La discrétion ? Pour quoi faire ?
Mélusine s'était depuis longtemps décidée à croire que, pour passer inaperçue, mieux valait verser dans l'ostentatoire. Les discrets à vouloir se fondre dans les murs lui avaient toujours parus louches. Au même titre que les regards qui fuyaient et les adorateurs de choux de Bruxelles. Et puis, et ça ne méritait pas la première page de la Gazette question scoop, mais Mélusine McEwan et son cortège de M aimait qu'on la remarque. C'était sa façon à elle de se sentir exister. De repousser l'indifférence des deux mains. Quand on agaçait, on suscitait une forme d'attention, d'intérêt, même s'ils étaient synonymes de râleries égrainés dans une barbe.

Les «geling-geling-gelong» se calmèrent, les têtes arrachées par la curiosité s'en retournèrent scruter le fond de leur verre.

Elle en profita pour jeter un coup d'œil rapide à l'horizon restreint du petit pub, sourcilla à peine face à la décoration et élimina un par un les candidats potentiels. Un dépressif alcoolique... ça n'était quand même pas
ça son fameux contact mystère. Non définitivement. Un petit couple qui se regardait dans le blanc des yeux à vouloir s'autopsier le nerf optique. Non plus. Il ne restait plus que, la silhouette, là, dans le coin. Un vague frémissement de la mémoire, en provenance direct de son petit doigt. Confirmation par les yeux. Gémissement intérieur.

' Oh merde. '



Petit tête-à-tête avec Gerald Callagher, aka Diger, résistant, adjuvant et ex-pseudo mentor de Mélusine, deux jours plus tôt.


- Il se targue d'obtenir tout ce qui peut vous intéresser. Les rumeurs sont de son côté. Mon réseau confirme.
« Si votre réseau confirme...»


Le silence avait pris ses aises, le temps de s'installer un léger malaise, que Mélusine ignora vaillamment. Diger n'avait pas vraiment digéré ce brusque revirement de leur hiérarchie personnelle. Il avait été le tuteur de sa première mission et le fait de désormais devoir lui rendre des comptes, à elle, lui restait en travers de la gorge. Qu'une femme ait plus de responsabilités que lui, bien qu'il se gardât de tout machisme primaire, lui était difficile à avaler, quelle que soit la place de cette femme dans la Résistance, Mélusine s'étant élégamment abstenue de lui en offrir la précision.

- Je ne pense pas qu'on puisse se permettre de négliger cette, hum, piste.

On, par une étrange équation, étant égal à Mélusine elle-même. Evidemment. Pas de quoi s'offusquer cependant. Elle avait juste répondu, d'un ton un peu las.

« Je sais bien. »

Elle sacrifierait quelques heures de sommeil planifiées supplémentaires pour voir ce que cette piste avait à offrir. Il valait mieux pour elle qu'elle en vaille le détour.

« Et ce monsieur a un nom ? »
- S'il en a un, il s'est bien abstenu de me le donner. Ce n'est pas exactement le genre d'individu qui laisse sa carte au premier venu. Du moins, pas avec ses coordonnées véritables.




Oh que si, ce monsieur avait un nom.
Le monde était si obstinément petit. Étriqué. Étouffant.

Plus la peine d'arborer son petit déguisement. D'un geste vif, Mélusine retira le pic à cheveux qui retenaient ses cheveux en un chignon vague. Blonds et lisses, les cheveux. Deux tailles de bonnet en plus et elle aurait pu passer pour grande sœur de Jezabel. Etre un grand machin roux incitait souvent les gens à se souvenir de vous. Alors, pour donner le change, elle avait voulu être un grand machin blond au brushing impeccable. Pour changer. Brouiller un peu les pistes. Elle avait même renoncé au kilt. Pour rien.
En quittant son crâne, l'ustensile capillaire emmena avec lui le charme de métamorphose étendue qui lui était intégré. Ses boucles rousses retombèrent en vrac devant ses yeux, comme toujours. Paravent dérisoire pour masquer ses expressions.

Sur le court trajet qui menait jusqu'à son coin de pub, Mélusine ne put s'empêcher de
faire quelque chose. Elle avait le rose en horreur. Le rose, ça n'était que du sous-rouge, du rouge dénaturé, amoindri. Un vrai scandale. Main gauche. Baguette n°2. Petite improvisation personnelle.
Un moulinet du poignet, un informulé marmonné du bout des lèvres et...

' Tss tss. '

Oui. Bon. Certes. Sa magie, surtout la magie gauche, était un peu erratique. Beaucoup. Du genre incontrôlable. Incontrôlée. Encore beaucoup trop sujette aux émotions. Plus instinctive. Elle en était pour une belle explosion, une vague de rouge sur la déco générale et un accroissement certain de la luminosité des bougie.
Et pourquoi pas ?
Avec un haussement d'épaules, Mélusine captura une chaise vacante, s'y installa à califourchon, décidée à afficher une nonchalance qu'elle était loin de ressentir. Merlin, entre quelques sept milliards, pourquoi avait-il fallait qu'elle tombe sur...


« Evans. Mes salutations. »


« When I went to school, they asked me what I wanted to be when I grew up.
I wrote down ‘happy’.
They told me I didn’t understand the assignment,
And I told them they didn’t understand life. »
John Lennon
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Shawn Evans
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MessageSujet: Re: Négociations acidulées [PV]   Mer 7 Mar - 16:58

Quand je dis qu'il faudrait une télécommande pour la vie...
J'aurai fait « pause » au moment où la blonde cherchait quelqu'un des yeux. Ça m'aurait laissé plus de trois secondes pour me dire qu'avec un peu de chance... c'est moi qu'elle attendait.

A défaut d'une jolie blonde c'est une asperge à l'air peu engageant qui déboule avec la grâce d'un troll sur patins à glace, le tout surmonté d'une tignasse rousse. Même à l'automne y en a pas deux des comme ça. Et j'ai beau prier toutes les divinités recensées, elle vient se planter devant moi.

Comme j'aime les autruches, je tente une politique qui a maintes fois fait ses preuves.
Le nez dans les poissons qui virent soudainement au rouge (colère?) , j'entends la chaise qui me fait face reculer avec un aplomb qui en dit … trop.

Londres : 7 512 400 habitants … une seule asperge rousse et il faut qu'elle choisisse précisément ce bar, à cet instant de la journée. J'ai dû être serial killer dans une vie antérieure. Ou alors Dieu me puni pour ce que je m'apprête à faire.
Ou alors, y a pas de hasard... et là, le cauchemar est tout autre parce que je vais devoir lui adresser la parole et faire semblant d'être aimable.

- Tu sais que t'étais presque potable en blonde?

Ouais, j'ai failli être vulgaire.
Mais comme j'ai le sens du commerce à défaut du sacrifice...


Autour, le rose pastel a viré au roux , carmin, rouge et j'en passe. Et dire que ça pouvait difficilement être pire qu'avant.

Like a Star


- L'attaque de décembre?

- Des déflagrateurs magiques. Ils inhibent toute magie pendant exactement 1minute et 38 secondes. Ce qui laisse une fenêtre suffisante.

- Intéressant... Vous en avez d'autres?

- Je n'ai aucun stock. Vous commandez, j'exécute. C'est ma garantie.

- Et qu'est-ce qui me garanti à moi que vous pouvez faire tout ce que vous dites?

- Rien. Si ce n'est l'assurance que si vous ne le prenez pas, vos ennemis le feront.


Like a Star


- J'aurai dû me douter qu'avec une déco de ce genre, ils m'avaient envoyé du lourd. C'est à ça que vous employez les femmes dans votre camp? Contact de salon de thé?


Elle fait partie des femmes qui ont le don de faire ressortir ce qu'il y a de plus amer en moi. Je crois que dans dix ou trente ans, cette vitrine de tâches de rousseurs m'exaspèrera toujours. Et je sais même pas pourquoi.
Elle n'a pas changé. Quelques marques du temps au coin des yeux peut-être. Un air un peu plus grave qu'au temps du collège?
Immersion totale dans les années passées. Juste ce dont on a envie après une longue absence...
Besoin de me lever, brusquement.

- Hey. Une biéraubeurre et un jus de citrouille.



Un oeil entendu à la rousse. Bien sûr qu'elle prendra ça. Elle prenait toujours ça.
La serveuse acquiesce d'un air entendu et me sourit. Pitié.
Je me rassois, de l'air le plus détendu que je trouve en stock et attaque mon activité préférée, le balancement sur la chaise.
Pas très professionnel...
Les quatre pieds retombent au sol aussi discrètement que si un dragon avait atterri au centre de la pièce.
Je me fais mal au crâne tout seul.
Sourire narquois à l'attention d'un poisson qui ne nous quitte pas des yeux.
Quand je pense que cette pauvre bestiole ne peut même pas se suicider. Moi ça me rendrait complètement dingue de passer ma vie dans un bocal à regarder des gens assis qui s'embousent à deux cent de l'heure et qui tentent de donner le change en conversations futiles.
Ouais, en plus d'être mauvais, aujourd'hui je suis pessimiste.
Envie d'envoyer valdinguer la table, les bougies, les napperons, la rousse et de sortir m'oxygéner.


- Bon, on se rappelle nos bons souvenirs d'école ou on passe aux choses sérieuses?


Ça doit lui foutre les boules d'avouer que je suis le meilleur dans mon domaine.
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Négociations acidulées [PV]   Lun 19 Mar - 16:13

« Comme si tu étais compatible avec mes bons souvenirs ... »

Et là, tout de suite & maintenant, il n'était pas près de rectifier le tir. Tant pis pour lui, tant mieux pour elle.

' C'est sûr que c'est pas avec ses petites réflexions de macho qu'il va gagner des points au mélusinomètre. '

Grumph. Déjà qu'elle s'était retenue de ne pas lui mettre sa main dans la figure, peut-être qu'il n'était pas très judicieux de ramener ça sur le tapis de sa mémoire, uh ? Parce que, très bientôt, elle allait regretter d'avoir laissé derrière elle ses petits réflexes collégiens, sa batte de Quidditch et sa propension à taper sur tout ce qui bougeait. Il paraissait que désormais, elle devait agir avec maturité. Avec di-plo-ma-tie. Quelle drôle d'idée ! De tout temps, elle préférait la négociation musclée. Un peu d'action, sans fausse politesse ni hypocrisie et on savait au moins où on en était. Difficile de venir à bout de cette rencontre avec Evans d'un simple bras de fer. Physiquement parlant. Du côté du mental, ce serait une autre affaire. Dommage qu'elle ait oublié de muscler ses neurones ce matin.
Fin de la minute nostalgie.

Bon.

Bref.

Passer aux choses sérieuses. Vaste programme.
Il fallait commencer où ?
Certainement pas en lui laissant l'avantage.


« Mon informateur était plutôt élogieux... »

Mélusine avait lâché ces quelques mots en les lestant d'une tonne de scepticisme provocateur et insultant. A d'autres ! Evans ne rimait pas avec éloge, ou alors, dans une langue très très étrangère qui jouait avec les approximations et les contre-sens. Non. Elle se contentait de faire part des ouï-dire avec un sourire en coin le mettant au défi d'être à la hauteur de sa réputation. Mais la confrontation avec la réalité mettait à mal toutes les renommées. Personne ne pouvait être à la hauteur de ce qu'on disait de lui. Surtout pas Evans.
En résumé, pour ceux qui, comme Evans, n'avaient pas la chance d'avoir un traducteur mélusinien intégré, il fallait avoir savoir que les points de suspension voulaient dire quelque chose comme :« j'en ai pas cru un mot, mais essaye toujours, ça peut être marrant ». Bien caché derrière les trois petits points, il y avait également le regret un peu aigre de savoir qu'elle ne pouvait négliger l'information et que, même dans le cas où Monsieur Trouve-Tout ne serait que moitié moins bon qu'on ne le disait, ce serait toujours ça de pris.
Nouveau léger problème : "on" était resté un peu trop vague sur les qualifications de Monsieur Trouve-Tout, si bien que Mélusine se trouvait dans la situation délicate de celle qui ne connait ni règle ni limite au marché en cours. De là à passer pour une imbécile.

La serveuse qui, en marge de ses nombreux défauts (un attrait certain pour les mauvais garçons), possédait un sens de l'à-propos génial la sauva d'une impasse momentanée en apportant les commandes.
Le silence pouvait bien s'installer, Mélusine était occupée ailleurs. A personnaliser son jus de citrouille, en l’occurrence. Elle extirpa du fouillis de son sac quelques uns de ses ingrédients préférés : gingembre, cannelle, sirop de fleur d'oranger et cacao en poudre. Les versant pêle-mêle dans son verre, elle nargua Evans du regard. S'il avait vraiment voulu faire le malin, il aurait au moins eu la décence de commander un sirop de menthe pour tenir compagnie à ses pauvres citrouilles écrasées.
Une gorgée. Deux gorgées. Il fallait aussi se laisser le temps de vivre.


« Bref », continua-t-elle, comme si de rien n'était. « Il est un tantinet impressionnable, le pauvre. Un peu de poudre aux yeux, un soupçon de bagou et pfiut ! Il avait vraiment l'air de croire que tu étais capable de tout. »

Autant pour Diger qui lui tapait sérieusement sur les nerfs, ces derniers temps.
Mélusine conclut sa petite introduction « je n'en crois pas un mot » avec une moue rapide façon « prouve-moi le contraire pour voir ». Jusqu'à présent, le seul pouvoir dont semblait disposer Evans à l'infini était du genre 'irritate her to death'. A part ça, rien à signaler.


« When I went to school, they asked me what I wanted to be when I grew up.
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Shawn Evans
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MessageSujet: Re: Négociations acidulées [PV]   Ven 11 Mai - 20:04

J'aurais plutôt refilé l'une de mes jambes en pâture à un sombral plutôt que d'imaginer un instant que Mélusine McEwan me ferait sentir mieux.
A mesure que ce être roux et décidément pas emboîter comme tout le monde ouvrait la bouche, mon impression nauséeuse se dissipait.

Les compliments?

Non. Sa bouche tordue et ses yeux de merlan frit prouvait qu'elle n'y croyait guère.

Toujours est-il que plus je la vois se débattre dans sa lutte pour ne pas m'envoyer la table à travers les dents, plus je sens le poids sur ma poitrine s'alléger.

Le fait que je l'énerve encore plus qu'elle ne me gonflait?

Possible.

Entre deux rosissement de fureur sur les joues de cette chère Mélusine, les bouffées d'air m'assaillent.

Le fait que je lui ai été recommandé?

Très probable.

Je me délecte de cette situation, ou le pauvre taureau avant la mise à mort observe les quatre courageux humains armés qui s'apprêtent à venir en aide à se déplorable matador qui en recueillera l'entier mérite... (ouais, je suis passé par l'Espagne il y a quelques mois. Une escale des plus … exotique.)
L'honneur? Une question de point de vue.
Je m'engage dans cette bataille les yeux fermés, parce que je sais dors et déjà que je l'ai gagné.
La pauvre chose n'a pas d'autre choix que de croire sur parole un bureaucrate qui a dans l'idée que je suis le meilleur.
Et le plus pitoyable dans tout ça? C'est que je suis réellement le meilleur.

Allez, au nom de cette intense haine qui nous lie depuis des années Mélusine, mise à mort immédiate. Je vais t'épargner les trois tours d'arène en trottinant. Ça doit être lourd à porter une telle tignasse sur trois tours.

Par je ne sais qu'elle audace de leur propre chef, mes pieds avaient élus domicile sur la table, entre cannelle et autre quincaillerie destinés à se donner un style McEwanien. Je vire le tout de la table d'une geste on ne peut plus délicat. A défaut de douceur, je suis d'une précision redoutable.
D'un coup de baguette, j'isole notre table du reste du monde. Enfin... Etant donné le nombre impressionnant de clients dans ce bar pour fillette, j'aurais pu tout aussi bien ficelée la serveuse comme une soubressade et lui coller deux brocolis dans les oreilles. Mais la baguette, ça fait tout de suite plus professionnel.
Le sort suivant permet à notre table rose-vomi de se transformer en un écran à la consistance semi-liquide. C'est mon catalogue pensine. Je n'ai aucune image de ce que je vend. En revanche, j'ai des images de leurs effets. Et croyez-moi, ils sont bien plus spectaculaire que les objets en eux-même.

- Je vais t'épargner un peu de salive McEwan, ça pourrait encore servir à rouler quelques clopes à tes supérieurs. Juge par toi-même et ne t'en fais pas. Je n'aurais pas le triomphe modeste donc, tu pourras toujours me détester après avoir avouer qu'en effet, je suis capable de tout.


D'une pression du doigt j'agite la surface de mon « catalogue ». Les images défilent à une allure vertigineuse.
Les déflagrateurs radioactifs, qui inhibent le fonctionnement de certaines baguettes que l'ont peut régler à l'avance.
Les détecteurs de magie noire. (classique, mais redoutable. Demandez à Diger)
Les retourneurs de temps, dotés de quelques améliorations...intéressantes...
Les hyper-relais, meilleurs mouchards au monde.
Les miniaturisation de bombes, se glissant sous la langue... indétectables et radicales pour tout kamikaze qui se respecte.
Les cercles pour moldus, qui leur permettent d'avoir accès à des pouvoirs égaux à nos baguettes. Amusant pour ceux qui préfèrent ne pas sacrifier les notres. (ceux-là, je les aiment particulièrement... ils remettent tellement en question toutes nos certitudes sur notre supériorité...)

Et … je laisse à ma camarade outrecuidante le loisir d'apprécier le reste jusqu'à ce que d'un geste agacé, j'arrête la machine.


-Il ne s'agit que de 10 pour-cents de mes possibilités. Prends ça comme un avant goût. Tu comprendra bien, que je ne peux pas mettre tous mes boursoufflets dans le même paniers.

Mes pieds reprennent la place de l'écran en moins de temps qu'il n'en faut pour dire « asperge » et viennent se balancer d'une manière délicieusement inconvenante devant ma cliente.

- Il n'y a rien qui puisse sortir de ta rousse cervelle sans que je puisse te le livrer.
Sachez seulement... que je n'ai aucun contrat d'exclusivité. Je vend au plus offrant. A vous de juger.


Non pas que je la vouvoie. J'inclus juste le reste de sa petite bande.
Décidément, je me sens de mieux en mieux.
Je devrais presque songer à l'inviter à dîner.
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Négociations acidulées [PV]   Mer 30 Mai - 18:56

«  Show off », marmonna-t-elle en roulant des yeux au ciel pour dissimuler le fait que, peut-être, vaguement, elle ait pu être impressionnée.

Le rictus né à l'évocation de ses « supérieurs » (plutôt amusant de penser à Emmett au pluriel...) avait dégouliné en une grimace de dégoût. Trop d'images. Pas assez de préparation. Guerre, violence et destruction. S'y ferait-elle jamais ? Son blindage émotionnel se la jouait rupture de barrage à tous les trois jours et ça n'était pas si évident de reconstruire le tout à tour de bras. Mélusine songea aux « cœurs de pierre » vendus trois gallions la paire au sein de sa petite boutique, le
« Grain de Folie », futiles ustensiles, jeux de mots mis en forme, qu'elle pouvait difficilement loger au sein de sa poitrine pour y enfermer misère sentimentale, mélancolie passagère et désillusion tenace. Pas sûre, non plus, que ce soit de taille à lutter contre l'horreur des réalités quotidiennes... Alors, fermer les yeux deux secondes, se dire que ça va passer, nier le malaise et positiver. Convoquer à flot des images colorées, il n'y avait que ça de vrai. Encore fallait-il y arriver. Là, tout de suite maintenant, ça n'était pas un grand succès.
Alors, à défaut du reste, se rabattre sur un peu d'ironie :


« Mouais. T'as raison. Valait mieux me filer des images. Les modes d'emplois, c'est un peu too much pour mon Q.I.... »

En cas de crise, jouer les filles un peu naïves et dépassées, ça marchait toujours. Mieux valait cultiver des petits complexes de supériorité chez l'adversaire, le vis-à-vis, le face-à-face. On avait toujours à gagner que d'être sous-estimée. C'était une arme supplémentaire, à double-tranchant.

« Bref. »

Entre ses mains, le jus de citrouille, miraculé du grand ménage de printemps made by Evans. Le poser sur la table faite rase et poursuivre, le sarcasme au coin des lèvres.

« Dommage, quand même, il manque les petites lignes du contrat... »

Bon. Ceci étant fait, de deux choses l'une : elle continuait sur sa lancée d'humour pourri et les menaçait tous deux d'intoxication alimentaire ou bien elle aussi commençait à poser les conditions des négociations. Pas évident de faire le tri.

« Tu sais sur les conditions et blablabla. En gros, si on traite avec toi, on exige et la clause de confidentialité et la clause d'exclusivité. »

Pas besoin d'avoir inventé la poudre de cheminette pour comprendre la première. Quant à la deuxième et pour le cas où Evans ne soit pas beaucoup plus subtil que cinq ans auparavant (pourquoi se posait-elle seulement la question ?):

« Quoi que tu nous fournisses, tu ne nous le fournis qu'à nous et rien qu'à nous. Que tu ne sois pas capable de prendre parti et te choisir un camp, te battre pour un idéal, ça ne regarde que toi - ou presque -, à chacun ses petites lâchetés... »

Méprisables.

« Mais tu t'imagines bien qu'on ne va pas te payer gallions sur l'ongle pour quelque chose que tu fourgueras aussi aux gars d'en face. »

Quoi qu'il en soit et quoi qu'elle en dise, ça ne lui gagnerait jamais sa confiance à elle. Les gens étaient avec elle à 100% ou ils étaient contre elle. Pas de demi-mesure. Point barre. Il fallait simplifier ce qui était simplifiable. La vie était bien assez compliquée comme ça si on ne savait pas à qui se fier. La foi de Mélusine n'allait qu'à quelques rares élus, aux noms soufflés par son instinct plutôt que par sa raison. Jusqu'ici, son intuition ne lui avait jamais vraiment fait défaut. Le vrai l'attirait sans qu'elle en ait vraiment conscience. C'était toujours ça de pris pour moins se prendre la tête.

« Ceci étant dit, venons-en à ce qui m'intéresse. »

C'était redevenu "je" et non plus "nous" mais, après tout, la Résistance, c'était un peu elle. Aussi.
A chacun son introduction.
Evans faisait le malin ? A lui de prouver que ça n'était pas que des paroles en l'air.


« Tu peux me trouver l'introuvable ? - moyennant finance, j'avais compris, merci - Ça tombe bien, c'est pile ce dont j'ai besoin. Sachant que si on se fait gauler, tu te mets l'Opposition à dos. Alors, monsieur Je-vous-trouve-tout ? »

Alors ? Chiche ?


« When I went to school, they asked me what I wanted to be when I grew up.
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Shawn Evans
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MessageSujet: Re: Négociations acidulées [PV]   Ven 1 Juin - 20:35

Le mode d'emploi, je ne relève même pas. Si elle me tend la baguette pour se faire battre, je préfère prendre la batte. J'aime pas qu'on me mâche le travail.


-Tu ne m'as pas bien écouté Mc Ewan. Je ne fais pas dans l'exclusivité. C'est ça mon contrat.

Je peux me permettre ces fantaisies.
Je reprends le balancement de ma chaise. Trouver l'équilibre est un jeu que je pratique depuis longtemps. Sur les bancs de Poudlard. A défaut de le trouver dans la vie, je suis le roi pour le découvrir sur une chaise.

- C'est cette petite ligne, comme tu l'appelles, qui me garantit que si TU te fais gauler, ça ne me coûtera pas un poil de sombral. En signant de l'exclusivité avec vous, je choisis un camp. Ce qui me met en position délicate puisque je n'ai qu'une probabilité d'un sur deux de choisir le gagnan. Je n'aime pas parier sur la chance avec un taux si ... incertain. Il faudrait être profondément débile, ou dingue de toi. Ce qui revient au même.

Mes yeux dévorent le visage pâle constellé de tâche de rousseurs qui me fait face. Pas de méprise, je ne succombe pas aux charmes de mon asperge. Non, je la dévore littéralement, au sens propre. D'un œil carnassier et assoiffé d'humiliation. Parce qu'aujourd'hui McEwan, tu n'as pas d'autres choix que me choisir moi.
Et tu ne peux même pas imaginer à quel point ça me fait plaisir.

- Comprends-moi bien. Je n'ai pas besoin de toi et ta petite bande. Ce que vous me refusez, le « gars d'en face » le prendra dés qu'il apprendra que vous n'en avez pas voulu. En refusant mon contrat, tu offres l'exclusivité à ton ennemi. Alors réfléchis. Quel est le prix de ces idéaux pour lesquels tu es prête à crever?

L'avantage quand on est le meilleur dans un domaine, c'est qu'on peut se permettre l'exigence. Je ne traite pas avec n'importe qui.

Mes clients sont triés avec précision et critères extrêmement poussés. Il faut qu'ils soient riches, sinon, je ne vois pas l'intérêt de prendre des risques. Ils doivent aussi être puissants, les faibles seraient un danger pour ma personne. Il faut aussi qu'il y ait un « gars d'en face ». parce que c'est lui, le gars d'en face, ma garantie personnelle. Sans lui, je n'ai pas la main.
On en revient donc à la prédominance de la destruction sur la construction. Diviser pour mieux régner. Je n'entends pas régner, qu'on se comprenne bien. Le roi fini mal. Non. J'entends profiter au mieux d'une situation que la plupart considère comme profondément injuste, dramatique et sombre.
Pendant les guerres, il y a toujours un gars qui s'enrichit. Autant être celui-là.

Fini de jouer.
Les quatre pieds de ma chaise retrouve le sol avec une synchronisation parfaite qui aurait pu faire sursauter la pauvre carpe sur ma gauche, si celle-ci en avait eu le droit. Pas de suicide, pas de sursaut, la vie de poisson me fait décidément flipper.

Je me penche vers ma cliente jusqu'à ce qu'il ne reste qu'une baguette entre nous, et abandonne avec toute la classe qui convient mon chewing-gum chlorophylle dans son verre de jus de citrouille.
Pas de panique, elle l'avait terminé.
Mais j'avoue que si elle en veut un autre, je lui conseille de changer de verre.

-L'introuvable je l'ai déjà McEwan. Dis-moi ce que tu attends de moi. Je te garantis sur ma propre vie que toi et tes petits copains pourrez jouer avec d'ici quelques heures.

Le souvenir fugitif d'une scène similaire, dans un cachot me saute au visage.

- Y a-t-il un type qui t'embrasse en ce moment McEwan?

Ma main s'approche du visage incandescent avant de se raviser. Pas envie de perdre deux doigts aujourd'hui. Ça repousse pas toujours.

- Tu as de la cannelle sur le pif.








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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Négociations acidulées [PV]   Dim 10 Juin - 9:59

D'un mouvement du poignet, le visage neutre, Mélusine s'occupait à récupérer sa baguette numéro deux coincée au fin fond de sa chaussette. Oui, elle en avait deux, aucune loi ne l'interdisait et, quand bien même, elle se serait fait un plaisir de l'enfreindre. Fin de la parenthèse. D'un geste précis et efficace, elle fit léviter la cannellière (si, ça existe !) jusqu'à son autre main tendu et saupoudra Evans de cannelle dans la foulée. Le tout avec un sang-froid qu'elle trouva absolument louable. Admirable. Sans attendre la salve d’applaudissements de rigueur (les gens étaient tellement mauvais public), elle enchaîna :

« Toi aussi. Un partout. Ex aequo. On peut continuer maintenant ? »

Un soupçon d'agacement au fin fond de la voix.
Un arrière-goût de jeluimettraisbienmamaindanssafigure.


« C'est toi qui ne m'écoutes pas, Evans. Je ne te demande pas l'exclusivité absolue, puisque, apparemment, tu es incapable de comprendre la notion d'engagement... Mais je ne vois pas comment tu peut t'attendre à ce que mon camp débourse des sommes astronomiques pour un produit que tu proposeras aussi en face. Les armes égales n'ont jamais fait avancer les causes, quelles qu'elles soient. Tu es peut-être très bon mais là, dehors, il y a d'autres gars qui ont des choses à proposer et qui ne traiteront qu'avec moi. Capito ? Ce que je t'achète, tu ne le vends qu'à moi. Il me semble que tes stocks sont assez fournis pour que les autres trouvent également de quoi faire dans ce que je ne voudrais pas. »

Premier arrivé, premier servi, c'était ça le principe ?
Son intonation s'était faite un chouïa plus agressive, pour tenter d'oublier, de faire oublier que, deux minutes plus tôt, ses joues s'étaient empourprées à l'énoncé d'une simple question. Pour se distraire un instant, elle laissa dériver son regard sur cette parodie d'auberge. L'alcoolique continuait de se noyer dans le fond de son verre tandis que les pseudos-amoureux s'exploraient mutuellement les amygdales, oublieux de la couche de poussière qui recouvrirait bientôt leurs verres intouchés, de leur entourage immédiat, de la guerre en cours et du monde entier, tout simplement. Seule la serveuse, qui devait faire une fixation sur Evans, preuve s'il en fallait de son Q.I. au ras des pâquerettes, leur jetait de temps à autre des coups d'œil de sous les cils, avec ce qui aurait pu passer pour de la discrétion chez quelqu'un de plus doué qu'elle. Ses sourcils se fronçaient de temps à autre, comme si elle tentait de se raccrocher à quelque chose qui ne cessait de lui échapper.
Mélusine sentit un frisson lui titiller les petits cheveux de la nuque sous ce regard qu'elle trouvait déjà trop insidieux, trop inquisiteur.

' Eh quoi ? Elle 'na peut-être jamais vu de rousse en kilt ? Tu es un spécimen à toi toute seule !'

Elle ne pensait quand même pas ce qu'elle pensait.

'Bien sûr que non. J'essaie juste de te faire sourire. Ca te ferait du bien... '

En attendant, elle prit la ferme décision de jeter un petit sortilège d'Amnésie à ladite serveuse. Juste par précaution. D'ordinaire, elle essayait de s'en abstenir : elle avait la fâcheuse tendance à avoir la main un peu lourde. Mais elle ne pouvait pas se permettre que la curiosité d'une post-ado se transforme en un récit haut en couleurs au premier venu. A n'importe qui. Surtout à n'importe qui.
Depuis quand était-elle devenue aussi suspicieuse, à douter de tout et de tout le monde ?
La charge de Colonel du Royaume Uni était tout sauf une sinécure. Il lui semblait que même son vocabulaire était devenu moins léger, moins simple, moins elle. Elle devait trop réfléchir, composer avec des tenants et des aboutissants qui se divisaient et se multipliaient à l'infini. Le poids des responsabilités lui ployaient les épaules. Toujours à l'affût du moindre faux pas qu'elle pourrait faire et qui déclencherait, elle en était sûre, une avalanche de catastrophes sans précédent. Elle aurait aimé marqué les esprits autrement qu'en foutant tout en l'air.
Hors de question, pourtant, que de tout laisser tomber. Elle aimait trop ce qu'elle faisait, elle aimait trop se sentir utile, presque puissante, elle aimait trop avoir l'esprit trop occupé pour avoir le temps de penser.

Elle se secoua mentalement, revenant à Evans avant qu'il ne la pense définitivement attardée mentalement. Non que ce qu'il pense soit si important mais quand même...


« Et, à moins qu'ils ne soient encore plus tordus que c'est humainement possible, je ne pense pas qu'eux non plus soient franchement intéressés pour partager un de tes fabuleux objets avec nous, huh ? »

Difficile de faire plus clair.
Elle n’allait pas non plus lui faire un dessin pour lui expliquer que l'être humain n'était pas, par nature, partageur, orgueil et possessivité mis à part. Et les choses n'allaient pas en s'arrangeant en temps de guerre.


« Passons. J'attends de toi... »

Un sourire provocateur lui mangea tout le visage. Pas put s'en empêcher.

« Un bracelet magnétique avec les accès aux niveaux administratifs de la Tour Antarès (ou secteur 7), qui bien entendu, sont interdits au public. Ce bracelet devra être enregistré sous une identité que je te fournirais. »

Toutes ses tentatives précédents pour en obtenir ne serait-ce que la moitié des capacités s'étaient soldés par de cuisants échecs. De toute évidence, les Opposants avaient dans leur rang des techniciens de génie qui connaissaient leur affaire. Et ça se serait su s'il était si facile de parasiter leur système de protection. Autant dire qu'elle ne pariait pas deux mornilles sur le succès d'Evans. Autant pousser le bouchon un peu plus loin. Sans aller jusqu'à sourire ouvertement :

« Et, si, en même temps, tu peux m'avoir les accès aux secteurs 1 et 2, tu m'en verrais ravie. »

Après ça, elle verrait, après concertation avec Emmett et quelques autres Alpha résistants, ce qu'il pourrait lui fournir en pièces extraites directement de son petit catalogue.

« Et pour satisfaire ta curiosité, ils sont deux. Je me lasse vite. »

Étrange comme le mensonge lui venait facilement, désormais, quand il s'agissait de broder sur sa vie sentimentale. De parer aux questions indiscrètes. De protéger son cœur malmené.
Ils avaient été deux.
L'un était très marié. Et n'était nul autre que l'ancien Grand Amiral.
L'autre était un Dyode volatile. Le fils de la Rose et l'Ombre. Rien que ça.
Et elle n'avait embrassé ni l'un ni l'autre depuis une petite éternité.




NoteSECTEUR 7 (niveau -1 à -32) : 32 niveaux souterrains. Administrations, centre de recherches et gouvernement des RUOs. Accès fermé au public.

SECTEUR 6 (RDC à niveau 38) : 39 niveaux. Lobby, Hall, Hall Bis, boutiques, commerces, restaurants, cafés, bistrots, restaurant des Eaux, Beach View, théâtres, cabarets, opéra, salle de cinéma, écoles privées antariennes pour les moldues et pour les sorciers, postes, banques, discothèques, restaurant EST, restaurant OUEST, restaurant SUD et NORD, Ballroom Dancing de Versaille, Mezzanine Antarès, Promenade et Jardins Stacadine etc... Accès ouvert au public muni de bracelet magnétique.

SECTEUR 5 (niveau 39 à 76) : 38 niveaux. Hôtel luxe. Un bureau de réception dévoué au secteur 5 se trouve au 39ème étage. Tous les couloirs extérieurs sont dotés d’une Beach View. Plusieurs ascenseurs et aires de transplanage internes sont à disposition de la clientèle. Il est interdit (et impossible) de transplaner directement à l’intérieur des chambres. Accès ouvert au public muni de bracelet magnétique.

SECTEUR 4 (niveau 77 à 114) : 38 niveaux. Palace. Un bureau de réception dévoué au secteur 4 se trouve au 77ème étage. Tous les couloirs extérieurs sont dotés d’une Beach View. Plusieurs ascenseurs et aires de transplanage internes sont à disposition. Il est interdit (et impossible) de transplaner directement à l’intérieur des chambres. Pour la soirée, ces étages sont réservés aux Shaulas, membres du gouvernement et Dschubbas, ainsi qu’à leur Soumis et leurs proches si autorisation directe du Soumetteur. Accès ouvert au public muni de bracelet magnétique.

SECTEUR 3 (niveau 115 à 152) : 38 niveaux. Espace des Eaux et Thermes Aquazen. Spécialement créé pour les êtres magiques hors sorciers bien que l'accès ne soit pas interdit à ces dernier. Les niveaux 115 à 120 sont ouverts au public. Plusieurs piscines et reproductions miniatures de milieux aquatiques et océaniques sont à disposition des Etres de l’eau, en guise de chambre d’hôtel. Les deux premiers niveaux sont pour tous, piscines, grotte, hammam, jacuzzi, salle de sport et spa. Ensuite, les niveaux 121 à 152 ont un accès règlementé. C'est à partir du 121ème étage que se trouvent les centres de recherches scientifiques et expérimentaux en milieu clos. On y pratique diverses expériences sur les créatures magiques et plusieurs chercheurs essayent de comprendre le fonctionnement des nouvelles créatures hybrides.

Les ascenseurs de la Tour s’arrêtent tous au niveau 120. Notez qu'aucune pièce et chambre n'est agrémentée de terrasses ou de balcons.

SECTEUR 2 (niveau 153 à 190) : 38 niveaux. Accès fermé au public.

SECTEUR 1 (niveau 191 à 228) : 38 niveaux. Accès fermé au public.

© Source : http://www.dpalternatif.com/t874-lieu-tour-antares


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MessageSujet: Re: Négociations acidulées [PV]   Mar 21 Aoû - 8:34

Si la rage avait une couleur il était clair que c'était le rouge. Aujourd'hui il comprenait mieux le jeu débile des gamins « un outil? Une couleur? » (une tronçonneuse pour la rousse)

Deux options pour la réception de la cannelle.
La première...

Il bondit sur ces pieds pour enserrer d'une main rageuse le cou de la rousse, renversant au passage ce qui se trouvait sur la table, verres, cannelle (ah non, y en a plus dans le pot) , jus de citrouille, paille, cuillères, napperons, bougies, nappe et l'envoya valser à travers la pièce sous les yeux médusée de la serveuse qui accouru vers eux.

- Oh Merlin! Monsieur, y a-t-il un problème avec votre commande?

Un jour elle a donné des fraises à un lycanthrope allergique alors depuis, elle se méfie de sa mémoire de poissons rouge...

Ces derniers, (les poissons) se croyant à l'abri dans leur bocal eurent à peine le temps de buller qu'un ricochet de sort destiné à réduire en poudre la rousseur ambiante pulvérisa leur prison de verre. Agonisant à grandes goulées d'air inutiles ils se tortillaient au sol en jetant des regards désespérés (doutez-vous du pouvoir d'un poisson?) à l'attention de ladite rousse.
Les cris de la serveuse redoublèrent lorsqu'elle marcha sur l'un d'eux en se précipitant vers ses clients. Se retenant à grand peine aux rideaux rosés qui ornementaient la petite fenêtre à carreaux, elle précipita l'étoffe bonbonneuse dans les bougeoirs senteurs « au de rose » qui se trouvaient un peu plus bas. Les superbes dentelles en taffetas prirent feu comme de la paille et entamèrent de se consumer en dégageant une fumée noirâtre et odorante qui paracheva les poissons. Les passants dans la rue s'arrêtèrent un instant, stupéfaits, avant de se mettre à hurler à leur tour « au feu! » « on nous attaque! » and all that sort of things. Les magicopompiers déboulèrent aussi vite que possible, percutant au passage une jeune femme et sa poussette. Le bébé, qui aurait pu être primé aux oscars quelques 15 ans plus tard heurta le sol avec force et fut défiguré par la chute, grillant ainsi ses chances d'avenir en maudissant la cannelle...

Après cet instant de réflexion, il choisit la deuxième. (d'option)

Un court froncement des sourcils, un pincement des lèvres et un sourire de pitié forcé genre : la-violence-est-le-dernier-recours-des-perdants-pauvre-troll.

Elle poursuivait comme si rien ne s'était passé aussi, fit-il un effort pour écarter de son esprit les images de meurtres qui l'envahissaient. Il évalua rapidement les risques, le potentiel de réussite, les avantages et inconvénient qu'une telle entreprise lui confèrerait.

- Donne-moi une semaine pour ta quincaillerie magnétique et tu auras tes accès.


Il voyait d'ici quelques relations qui pourraient lui servir... Et pourquoi pas d'une pierre deux coups.

- Il faudra y mettre le prix et la discrétion. J'équipe chacun de mes « objets » d'un système que j'appelle l'amnésie d'échec. Si tu te fais chopper, ce qui ne manquera pas d'arriver si tu continues à … être toi, il existe un risque que ta mémoire en prenne un coup. Je ne peux pas me permettre de laisser qui que ce soit remonter jusqu'à moi. Je suis déjà … un peu trop... mal placé pour certaines affaires.


Il croisa les bras derrière sa tête et joua son va-tout.

- Je vais aussi avoir besoin d'un service de la part de ton camp. Je pense être en position de vous demander ça, étant donné que ce que je vais vous fournir est plus important que tout ce que j'ai fait obtenir à l'autre camp depuis le début de votre guéguerre. Jusqu'où êtes-vous prêts à aller pour ce bracelet?


Un sourire amusé étira ses lèvres sur une rangée de dents blanches arrogantes.

- Quant à l'identité que tu me fourniras... voyons... Celle d'une pauvre fille si désespérée en amour qu'elle se sent obligée de mettre du piquant ou des épices dans toute les relations qu'elle entretient avec les mâles?
Tu racontes toujours que c'est toi qui te lasse ou tu changes de versions en fonction du sexe des interlocuteurs?


Et l'envie grandissante d'appuyer là où ça semblait faire mal, pour la cannelle, le doute de ces capacités, parce qu'elle était cEwan et puis... juste pour le plaisir.

Il se pencha sur elle et saisit à pleine main sa crinière rousse, pressant ses lèvres contre les siennes.
Elle avait un goût de cannelle... à moins que ce ne soit lui.

- Pour deux garçons, le troisième est offert McEwan. C'est ton jour de chance.


Puis il lui siffla au creux de l'oreille:

- Si jamais tu me refais ça, je te tue de mes mains l'asperge. Et crois moi, ça ne me posera pas de cas de conscience.
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Négociations acidulées [PV]   Lun 3 Sep - 19:10

Rougissante (de rage, cela va sans dire), Mélusine lui accorda trois secondes d'auto-satisfaction.
Pauvre garçon, il fallait bien que quelqu'un, quelque part, fasse preuve d'un peu de commisération.

Ironique, elle ?
Si peu.

Passées les trois secondes, et avant qu'il ne reprenne ses distances, tout à sa minute de gloire, elle l’agrippa par la tignasse et le ramena droit sur elle. Disons à deux centimètres de sa bouche. A voix très basse mais parfaitement intelligilible, elle siffla :


« Si jamais tu me refais ça, Evans, je te castre de mes mains. Compris ? »

Avec un sourire carnassier qui dissimulait fort bien son trouble, elle relâcha son emprise avant d'ajouter :

« C'est que je n'ai pas de conscience, vois-tu. »

Nouveau sourire. Presque angélique. Juste assez pour passer pour une folle furieuse.
Ça n'était pas tellement son genre de se montrer aussi crue et violente. Pas pour si peu. Agressive, oui, pourquoi pas. Elle n'avait de toute façon jamais été du genre à se laisser marcher sur les pieds. Mais être tellement directe, sans même formuler le tout avec un soupçon de pudeur ou emprunter quelques détours vocabuliques pour exprimer sa pensée... ça, c'était du nouveau. Il fallait bien se renouveler de temps à autre. Elle n'avait surtout rien trouvé de mieux enterrer le fait que, pendant peut-être une demi-seconde, elle avait failli lui répondre, entamer la danse des lèvres et passer sa main dans son cou pour l'attirer un peu plus près. Une demi-seconde de folie qu'elle aurait regretté à peu près toute sa vie.
C'était quoi, cette foutue impulsion prête à vous coller contre un peu de chaleur humaine ? Son cœur était prêt à faire un procès pour une telle infamie. Ses hormones, de leur côté, avaient bien préparé leur défense. Elles ne cherchaient après tout qu'un peu de compagnie. A trop les négliger, elles étaient retournées à un état semi-sauvage. Parce que oui, mademoiselle, les hormones, ça s'apprivoise, ça s'entretient. Les museler, c'est ouvrir grand la porte à toutes les fenêtres. Mais, enfin, râlait le cœur, on ne peut pas les laisser se balader comme ça, dans la nature, sans surveillance. C'était complètement irresponsable. Lui qui croyait qu'ils s'entendaient si bien. Quand il aimait, elles avaient champ libre et le reste du temps : zou, en hibernation. Alors pourquoi sauter sur n'importe quoi ? Sur n'importe qui. C'était le début de la fin.
Même plus question de s'en remettre à la justice, avec les neurones en guise d'arbitre, à tenter de concilier les deux points de vue (lâcher la bride des unes, de temps à autre et écouter un peu mieux l'autre qui lui, savait où il allait). Ses pauvres neurones n'étaient pas assez nombreux pour un combat de cette ampleur. A l'intérieur, l'altercation vira au pugilat.

Qu'est-ce qu'il y avait de mal à se laisser un peu aller ?

Tout ! Absolument et définitivement tout ! Son cœur mettait son veto là où il voulait et hors de question de passer outre.

L'autre, là, était un intouchable et c'était comme ça. Point. On rangeait les mains et les idées déplacées.
Visage verrouillé, Mélusine clôtura le débat intérieur, la gorge un peu serrée de voir ô combien bas elle était tombée. Les nerfs aiguisés au couteau. A virer barge pour un semblant de baiser.

Est-ce qu'on pouvait mourir de n'être pas touchée ?

Plus taciturne qu'auparavant, elle s'accorda encore une nouvelle demi-seconde pour balayer les regrets, les frustrations et les manques. Renvoyer les absents au rang des préoccupations secondaires.
Difficile, parfois, de n'être qu'une femme. De trouver l'équilibre entre ces forces contraires qui vous agitaient de l'intérieur. D'être ferme et douce. Forte et fragile. Un paradoxe vivant.

Fin de la demi-seconde.


« D'accord pour le service. En échange de ce que je t'ai demandé. Je serais ton unique interlocutrice. C'est avec moi que tu négocieras. C'est à moi que tu demanderas ta petite faveur. »

Plus vraiment le goût ni la force de jouer aux petites provocations.
Elle n'avait même pas pris la peine de relever ses piques sur sa prétendue incapacité à affronter ce qui pouvait bien l'attendre au tournant. Qu'il continue de la sous-estimer et ce serait très bien ainsi. De tout temps, elle avait toujours très bien joué ce rôle de la fille caractérielle, fantasque et lunatique. Elle l'était. Sans l'ombre d'une hésitation. Mais elle était également plus. Mieux valait que personne, ou presque, ne sache véritablement ce dont elle était capable. Qu'on continue donc de l'imaginer comme une petite chose dépourvue de fiabilité. Elle avait fait ses preuves aux yeux de qui méritait son respect et ça lui suffisait amplement.
Mieux valait toujours être déconsidérée à tort.

D'une main un peu fébrile (l'incident n'était pas encore totalement oublié), elle farfouilla son sac et en extirpa un petit dossier qui ne contenait en tout et pour tout que deux photographies et quelques documents. Sa nouvelle identité. Meredith Morgenstern lui ressemblait assez, sans tâches de rousseur, avec des yeux bruns, une crinière tout aussi brune et une silhouette bien plus féminine. Une femme beaucoup plus banale, en somme. Quelle horreur que la banalité. Quel merveilleux passe-partout. Meredith Morgenstern était une Canadienne originaire d'Ottawa, à l'accent parfait. Secrétaire dans un bureau d'avocats spécialisés en droit magique. Blabla bla. Sa couverture. Evans y trouverait tout le nécessaire pour lui bricoler une identité associée à son futur bracelet passe-muraille.
Elle lui tendit l’ensemble, en prenant bien garde de ne pas effleurer ne serait-ce que son petit doigt. Avant de jeter quelques pièces sur la table et de se lever, très raide.


« A dans sept jours, donc ? Je fixerai le lieu et l'heure par le même biais que la dernière fois. »

Là, tout de suite, maintenant, elle n'avait qu'une seule envie : s'enfuir en courant.
Mais ça ne faisait pas très Colonel de la Résistance.
Dommage.


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