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 Mageeeeeeeeeeeeeendo !

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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Mageeeeeeeeeeeeeendo !   Lun 10 Oct 2011 - 22:34

Vendredi 15 février.




Mercredi 20 mars.




Mardi 30 avril.




Le 24 mai au soir, Mélusine fut tirée de ses pensées par la silhouette grandiloquente de Xaël qui franchissait l'entrée du Grain de Folie, faisant valser le carillon à tout va.

© The Magic Shop by Vylla on D.A./ colors by Mélusine
La jeune femme papillonna un instant, tentant de remettre ses pensées en place. Sourcils froncés, elle le laissa avancer jusqu'à elle sans vraiment comprendre.


« Je... Tu... »
- Tu... Je...
, répondit-il, comme en écho, légèrement moqueur. Gentiment moqueur mais moqueur quand même.
« Très drôle... Qu'est-ce que tu fais là? »
- On avait rendez-vous. Enfin, c'est toi qui disais ça, hier.
« Ah. »


Le pire était qu'il avait très certainement raison.
Depuis quelques temps, Mélusine mettait tout en œuvre pour remplir son emploi du temps. Elle enchaînait la Résistance et le Grain de Folie dans la foulée, occupait les entre-deux avec les amis qui lui tombaient sous la main et fuyait le silence à grand renfort d'activités en tout genre. Elle en avait profité pour se remettre au Quidditch, ajoutant la natation, le rodéo de dragon et l'escalade à ses nouveaux sports favoris, tout en flirtant avec l'idée d'essayer le base-jump.
Et elle voyait des gens. Le maximum possible.
Il était loin le temps où elle refusait de s'attacher par peur de perdre ou de faire perdre. L'autarcie émotionnelle, elle avait déjà essayé et ça n'avait été follement concluant. Il y avait des êtres humains faits pour la solitude et on lui avait refusé sa carte de membre. Garder ses distances, refuser de se lier, ne s'était révélé ni agréable ni efficace. Sans compter que la vie qu'elle menait ne lui permettait pas de jouer les ermites. Sa route en croisait sans cesse d'autres et nier l'existence de ces autres était un exercice dans lequel elle récoltait au mieux un "Piètre". Et il y avait tous ces autres, cet Autre surtout, dont elle n'avait eu ni l'envie ni la force de se détourner. Et c'était tant mieux.
Et puis, à se renfermer sur elle-même, à enfermer ses sentiments à l'intérieur... Oh! Mélusine avait bien essayé, à nouveau, les premiers temps, une semaine, peut-être deux, et elle avait eu l'impression d'être sur le point d'exploser en permanence. Une bombe émotionnelle à retardement. Alors, elle semait à tout vent, dilapidait son capital affection à qui en voulait. Il lui semblait qu'ainsi, elle avait le cœur un peu moins lourd. La suractivité relationnelle, c'était toujours mieux que de se consumer dans le manque.

Elle n'avait jamais été aussi entourée.
Elle ne s'était jamais sentie aussi seule.

Et si Mélusine n'avait jamais, non plus, été aussi lunatique - son humeur oscillait, à intervalles irréguliers, entre un optimisme désuet nuancé d'espoir et une amertume désespérée et solitaire-, son entourage proche se montrait prodigieusement indulgent. On devait sentir que ses épaules pliaient un peu sous l'ensemble des tâches qu'elle avait chargé sur son dos. Sans parler du reste. Ou alors était-elle passée maîtresse dans l'art de déguiser ses expressions.
Quant aux autres... ils enregistraient à une vitesse surprenante qu'il ne fallait pas la chatouiller de trop près. Dans ces cas précis, sa magie avait pris la mauvaise habitude de réagir plus vite que ses neurones.

Mais la plus grande dichotomie séparait ses jours de ses nuits, comme si sa vie était scindée entre deux univers distincts dont elle était le seul point commun. Ses jours étaient blindés, ouverts à tout va et bienvenue à tous! Ses nuits n'appartenaient qu'à elle, retirées, mais pas si solitaires. Quand bien même elle savait qu'elles n'étaient comblées que par la seule puissance de son imaginaire. Les yeux fermés, Mélusine refaisait le monde. A en devenir folle. Elle s'y abîmait en utopies et rêveries anachroniques. Elle y croyait, parfois. S'auto-persuadait, pour quelques heures, qu'elle pouvait se dessiner la réalité qu'elle désirait. Et tant pis si la vérité, façon retour de boomerang, la frappait d'autant plus fort. Le monde réel la cueillait au matin, avec son cortège de carences et d'imperfections. Yeux cernés et mauvaise humeur en bandoulière, qu'elle s'empressait de gommer à grands coups d'oubli.

Parfois, au cours de ces journées ou de ces nuits, elle
le sentait, comme un apaisement fugace, un réconfort dérisoire au sein de la poitrine, mais ça ne suffisait pas, ça ne suffisait jamais, pour colmater l'absence, ni la manque de lui. Elle mettait alors d'autant plus d'acharnement à gaver son emploi du temps comme une oie, jusqu'à ne plus avoir le temps de penser. Ou de sentir.


Donc, oui, Xaël était là. A sa demande qui plus était. Comme pour provoquer les dernières heures qui la séparaient du sommeil. Les faire passer plus vite.
Pendant qu'elle s'était perdue dans ses réflexions, Xaël, diplomate, avait fureté de-ci de-là ans les rayons du Grain de Folie.


« Oui. Euh... je suis à toi tout de suite. Laisse-moi fermer le magasin! »

Mélusine cueillit les quelques acheteurs potentiels qui faisaient encore leurs emplettes par une annonce via Sonorus:

« Mesdamesz'et Messieurs, c'est l'heure du grand départ. Z'êtes priés de vous diriger vers la sortie et de passer par la case "Encaissement". Merci à vous et bonne soirée. »

Après des transactions monétaires plutôt rapides et quelques derniers mots échangés (et que non, le magasin ne reprenait pas ce genre de "produits défectueux" et que, de toute façon, avait-on idée de planter des graines de «fleur bleue» dans le «pot aux roses»? Pourquoi ne pas les arroser de «larmes de crocodile» en même temps? Ah? Ils avaient essayé? Hum... Et ils avaient compris que tout n'était pas à prendre au pied de la lettre? Oui, bien sûr, ils pouvaient trouver des «pieds de la lettre», là-bas, sur l'étagère, entre les «pieds marins» et les «pieds de grue»... Non, pas ceux-là! Ca, c'était des «pieds de guerre», enfin, ça se voyait, non? Mais ça, de toute façon, ce serait pour demain. Là, c'était fermeture...! Quoi? Les horaires? Quels horaires? Ils n'auraient qu'à repasser et ils verraient bien si c'était ouvert. Oui, bonne soirée aussi, meilleurs vœux et bonne nuit. A bientôt. Bye bye. Ciao. Arrivederci. Buenas tardes. Sayonara. Dehors!), les deux cousins se retrouvèrent comme deux silhouettes solitaires au milieu du magasin dépeuplé. Trois pas dehors, un tour de clef et c'était joué.

Ils se mirent en route sans échanger autre chose que des banalités.
Soudain, comme frappée par un souvenir, Mélusine s'arrêta en plein milieu de la rue, farfouilla dans sa besace et en sortit une liasse de parchemins.


« Je me souviens! On va répéter! »

Xaël eut un sourire légèrement narquois qu'elle ne releva même pas. Trop occupée à mettre de l'ordre dans ses papiers.

« Je dors pas beaucoup. Alors, j'ai plein de temps pour écrire. »

En lieu et place du sommeil, quand son réveil sonnait vers les trois heures du matin, elle remplissait le reste de sa nuit avec des mots jetés sur le papier. Elle n'avait jamais autant écrit. Des centaines et des centaines de mots pour exorciser. Les vers lui tenaient compagnie, elle les faisait danser, chanter, crier, murmurer.

« La voilà! Ca s'appelle «Memory mist». Il me faudrait une musique pour aller avec. Quelque chose de doux mais pas trop lancinant. Genre, c'est une ballade. »

La jeune femme lui plaqua les paroles sous le nez, rangeant pêle-mêle les autres feuillets. En un clin d'œil, on pouvait apercevoir quelques titres: «Between the lines», «I won't fade», «Forget-me-not», «Thistle heart» ou encore, là, «Night whispers». La plupart des textes qu'elle écrivait étaient juste trop personnels pour être partagés, mais, quelques uns pouvaient constituer des nouveaux titres pour le répertoire du MacBand - le groupe hétéroclite formé par Xaël, Mélusine et leurs deux cousins, Emreis et Morgane. Le MacBand avait vu le jour quelques années plus tôt. Son activité connaissait des hauts et des bas, en fonction de l'énergie que chacun avait à y investir. Xaël touchait à tout, tandis que Mélusine se contentait souvent de jouer les parolières. Elle pondait des textes au gré de ses humeurs et était passablement irrégulière. Ces derniers temps, elle écrivait beaucoup mais ne partageait que très peu. Même si personne n'était obligé de deviner que ses «you» et ses «him» avaient tendance à porter le même visage. Après tout, une chanson d'amour était une chanson d'amour, right?






Mageeeeeeeeeeeeeendo !


La majeure partie du trajet se déroula dans une atmosphère amicale où Mélusine ne ronchonnait que lorsque son cousin se mettait en tête de caser des trémolos de cornemuse sur les temps morts de son refrain. Et, au bout d'une vingtaine de minutes, une maison, qui tenait plutôt du manoir, se dessina à l'horizon. Il aurait peut-être été plus rapide de transplaner mais l'un comme l'autre aimait la marche à pied. Et puis, pas évident de faire le point durant la micro-seconde qui vous transportait d'un coin du pays à l'autre.

« On parie combien qu'il va râler pendant au moins une demi-heure à nous voir débarquer. »
- Aucun risque. Il est pas là ce soir. Il avait l'air assez mystérieux...
« A ton avis, son mystère a combien d'années de moins que lui ? »
- Si on se base sur Martha, Olivia et Kim, je dirais au moins trente.
« Tss tss. »


Le "il" en question n'était autre que Zoroastre McEwan, arrière-grand-oncle pour l'une, grand-père pour l'autre, qui avaient tous deux découvert que son salon offrait une acoustique remarquable pour les répétitions.

- Mais ça serait peut-être mieux si on s'esquivait avant vingt-deux heures.
« Morgane et Em' arrivent pour quand? »
- D'ici une heure ou deux.
« Parfait. On verra déjà ce que ça donne façon bodhran, harpe et voix.»
, conclut Mélusine en poussant la lourde porte en bois qui gardait l'entrée de la demeure.

- Et alors? On ne dit plus "bonjour", bande de mal élevés?

La poignée de porte avait toujours eu un sale caractère. Après l'avoir salué comme il se devait, les deux cousins pénétrèrent dans le hall, traversèrent un long corridor... et soudain il fit tout noir.

« Xaël-euh! Enlève tes mains! »
- T-t-t-t! Ce n'est pas un spectacle pour tes yeux innocents!


Elle lui en foutrait de l'innocence! Tout ça parce que Grand Z. s'était improvisé étalon pour spectacle interdit au moins de dix-huit ans. Gesticulant et grimaçant, la jeune femme fut néanmoins contrainte de faire marche-arrière, jusqu'au jardin qui jouxtait le manoir, escortée par un Xaël déterminé à préserver sa chaste appréhension du monde. Au vu du boucan qu'elle avait fait, il y avait peu de chances pour que son départ fut passé inaperçu aux oreilles et aux yeux des deux protagonistes du salon, aussi concentrés qu'ils aient pu être. Assis dans l'herbe, il n'y avait plus qu'à attendre. Et à se divertir comme ils le pouvaient. C'était ça ou prendre la poudre d'escampette mais toute la poudre d'escampette du monde n'empêcherait pas Zoroastre de les courser... et de les retrouver.

« Alooooooooooooooooors? Je croyais que "il" n'était pas là ce soir, hum? »

Tout en s'abstenant de répondre, Xaël eut le bon goût de paraître vaguement gêné.

- Oh! Regarde! Un troupeau de paons!

Depuis le temps qu'il la pratiquait, son cousin commençait à bien la connaître. Sa fureur s'envola presque instantanément alors que son regard se posait sur quelques paons épars. Pas de quoi constituer un troupeau mais, néanmoins:

« Oooooooooooooooooh! Ils sont trop choupinoux! Tu crois que je peux en adopter un? Regarde! Lui, il a l'air de bien m'aimer! Je vais l'appeler Tehon. »

Cet amour soudain tenait sans doute aux miettes de cookies que Mélusine répandait alentour (eh quoi? Elle avait faim!). Toujours était-il qu'un des paons, au beau plumage rouge-orangé, moins farouche que ses congénères, faisait le beau, espérant obtenir quelques compensations culinaires. Comme quoi, il y avait des ventres sur pattes, même chez les paons.




« When I went to school, they asked me what I wanted to be when I grew up.
I wrote down ‘happy’.
They told me I didn’t understand the assignment,
And I told them they didn’t understand life. »
John Lennon


Dernière édition par Mélusine McEwan le Jeu 19 Juil 2012 - 23:10, édité 5 fois
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Zoroastre McEwan
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MessageSujet: Re: Mageeeeeeeeeeeeeendo !   Dim 30 Oct 2011 - 14:06

Sur tout le trajet qui les avaient mené au manoir de son grand-père, Xaël n'avait cessé de remarquer que Mélusine était distraite tant elle ne réagissait à aucune de ses blagues. Il commença réellement à s'inquiéter quand il lut les textes de sa cousine. Celle-ci n'était certes pas une prodige des chansons à boire mais s’épanchait d'ordinaire peu en ballade amoureuse mélancolique. Affre des affres, il nota que ses paroles se révélaient être en anglais et non en gaélique. Lorsque Mélusine se mettait à écrire en anglais, c'était mauvais signe.
Avisant son air ailleurs, Xaël garda pour lui les textes qu'il avait composé. A force de côtoyer sa cousine, il avait pris l'habitude non seulement de la déchiffrer mais aussi de discerner quand rester sur la touche pour ne pas prendre ses coups de battes émotionnels. Il se contenta donc du rôle qu'on lui attribuait le plus souvent : celui du garçon sympa et compréhensif, impassible à ses heures quand la tourmente frappait les autres.

On avait beau être habitué aux choses de la vie, certaines nous choquent surprennent plus que d'autres. A dire vrai, les cousins McEwan auraient du être habitués aux coups d'éclat de Zoroastre et à ses frasques rocambolesques. Pourtant, ce dernier avait le chic pour fonder des quiproquos et autres menues situations embarrassantes.

Trouver son aïeul en galante position n'était pas vraiment l'idée que Xaël se faisait des répétitions qu'il avait projeté avec sa cousine.
Le demi-tour fut aussi rapide que les réflexes du jeune homme put l'anticiper.
Si Mélusine était un parangon de lunatisme et d'emportement, Zoroastre se révélait être le maître doyen du genre...
Après avoir fait machine arrière et quelques railleries du genre - merci cousine - plus tard, ils se retrouvèrent dans la basse cour du grand chevelu à la jeunesse bien dépassée. L'autre chevelu, à la jeunesse à peine consommée, suivit Mélusine dans ses observations des paons.

« Oooooooooooooooooh! Ils sont trop choupinoux! Tu crois que je peux en adopter un? Regarde! Lui, il a l'air de bien m'aimer! Je vais l'appeler Tehon. »

Xaël soupira. Combien d'innocentes créatures allaient devoir subir le joug passionné de sa tyrannique cousine ?
Se rappelant que lui-même possédait déjà un mini zoo, il occulta le problème en s'exclamant :

- Tehon ? C'est pas un peu honteux pour un paon ? Da !
"Regarde celui-ci, il est génial !"


Il lui désigna un volatile, paré de milles pierreries, dans des tons bleu turquoise et au cou raffiné. Le Paon, trônait tranquille, à l'écart des autres sur une souche d'arbre. On aurait pu croire qu'il couvait tant tout con corps était replié sur lui-même pour entretenir sa chaleur.

- Je crois que je prendrais bien celui-ci moi ! Et que je l’appellerai Touffle ! Ça claque, tu ne trouves pas ?

Pendant que Mélusine était tout occupée à perdre ses cookies, Xaël se rapprocha de Touffle et tenta de le caresser.

- Ouaille ! Finalement, je vais juste le parrainer de loin.
"Je pense qu'on devrait y retourner. Ils doivent s'être rhabillés.
"Autant en profiter pour savoir si on a des chances de répéter ce soir ou pas."


Connaissant Zoroastre, il avait fort à parier que pour rattraper l'arrivée de ses morpions de descendant, il sortirait le grand jeu et amènerai au restaurant sa belle.


"A ton avis, elle avait quelque âge celle-ci ?"

Aaaaaaaaaaaaaah les sales gosses ! Bande de morveux indécrottables ! C'était bien le genre de perfidie qui vous donnait l'envie de vous castrer infliger un sortilège d'infertilité pour le restant de vos jours !
Je n'osais pas me souvenir de tous les efforts que j'avais déployé pour presser ma jeune amie jusqu'en une relation plus sérieuse. En tant que Don Juan de ses dames, je me flattais d'ailleurs d'avoir réaliser ma cours en un temps record. Non que je fus lent dans mes conclusions mais, la jeune strawberry... banana ? peach ? mango ? Ah non : Apple ! était venu manger dans ma main avec une facilité déconcertante qui soulignait la puissance de mon charisme qui n'allait qu'en s'accroissant avec l'âge. Même si effort il n'y avait point en étant honnête, l'irruption des deux cousins chevelus et enkiltés venaient sérieusement contrarier mes plans.

Certes, je fermais d'ordinaire les yeux quand les chenapans s'aventurais jusque chez moi et, croyant que je n'y étais pas, s'évertuaient à faire vibrer les murs à coup de trompettes gaéliques en des accords aussi faux que l'était leur bonne humeur et leur absence de pomme d'amour !
En parlant de pomme d'amour, je glissais un regard de braise à ladite Apple et me confondait en excuse entrecoupée de jurons - les jurons forgent le caractères et rendent un homme plus viril, voilà pourquoi mesdames, il vous est déconseillé d'en faire cas sauf si vous êtes portées sur votre propre genre...
Dans mon charabia mi Casanova mi capitaine Haddock, la jolie fleur que j'avais commencé à effeuiller commença à se rhabiller.

- Mais non, Apple, reste telle que tu es ! Nue, ta beauté est sans égale.
"Ces sacripants ont sûrement déjà vider les lieux !
"

Quelles bêtises il ne faut pas raconter aux femmes !

- Mon petit Zoron, je pense plutôt qu'ils attendent derrière la porte quelques explications...

Je grimaçais. Quand une femme commençait à m'appeler ainsi, c'était qu'elle pensais soit m'avoir percer à jour soit qu'elle prenait un ton maternel. Je n'aimais ni l'un ni l'autre.
Pourtant Apple se rapprocha et, tout en me glissant un sourire mutin, elle fit courir ses doigts sut mon torse nu en minaudant :

- Si tu veux reprendre où nous en étions restés, il faudrait bien régler cette affaire en premier.

Ma foi, elle avait raison ! Je m'empressais de me rhabiller avec toute la rapidité que mon désir m'inspirait. J'allais même en profiter pour me venger de ses perfides indésirables et épater ma dulcinée par la même occasion ! Nom d'un Zoroastre, ces garnements allaient se souvenir qu'il ne fallait pas me déranger et ne s'y méprendraient pas une deuxième fois !

Plus ou moins correctement vêtu, je me dirigeais vers ma bibliothèque tout en criant à l'intention de mes petits enfants :

- Allez la marmaille ! Je vous attends de pied ferme !


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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Mageeeeeeeeeeeeeendo !   Ven 2 Déc 2011 - 19:35


Les paons s'éparpillèrent quand la voix nasillarde de Zoroastre envahit le domaine. Seul Tehon demeurra auprès de nos deux jeunes Highlanders, mais aussi, Mélusine le tenait fermement serré contre elle. L'oiseau entre ses bras, elle se leva d'un bond, une lueur dangereuse dans les yeux, qu'elle cacha du mieux qu'elle put à Xaël. Le connaissant comme elle le connaissait et en bon pacifiste qu'il était, il voudrait la calmer et lui asséner quelques préceptes utopiques façon «Faites l'amour, pas la guerre». Quand l'individu en question était Zoron, l'équation trouvait très vite sa réponse. A vrai dire, ces derniers, cela valait pour la grande majorité des individus en général.
Dans son for intérieur, Mélusine
souhaitait une prise de bec. Elle avait des envies de baston, d'altercation, de décharge émotionnelle. Elle voulait taper, crier, baffer, bouder, hurler. Se défouler. Ce qui n'était pas possible hors du cercle familial. Du moins pas sans conséquence avec excuse à la clef ou autre phénomène embarassant. Sans incident diplomatique. Ou sans situation résultante rimant avec « oulàlàlà m****, comment je fais pour réparer ça ? ». Oui, là, elle aurait donné n'importe quoi, ou presque, pour pouvoir tout simplement exploser, passer ses nerfs sur quelque chose ou sur quelqu'un. A défaut d'un cognard dans son environnement immédiat, elle se contenterait de Zoroastre. Pour peu qu'il ait le bon goût d'être de mauvais poil, avec un soupçon de rancœur en prime. Peut-être était-ce même le temps de lui avouer que c'était elle, et seulement elle, qui avait fait exploser des bombabouses expérimentales dans sa chambre à coucher quand elle avait tout juste dix ans, foutant en l'air son plan drague du jour. Rien ne mettait plus le grand-oncle en rogne qu'un rendez-vous foiré. Oui, peut-être qu'elle...

Peu désireuse de laisser refroidir l'humeur bouillonnante de son sémillant ancêtre, Mélusine mit à profit le bénéfice d'avoir deux bras et utilisa celui qui était libre de tout paon pour saisir Xaël par sa chemise et le traîner à l'intérieur du manoir. La poignée de porte râla une nouvelle fois pour la forme et Zyn lui promit qu'ils penseraient à demander une carte de fidélité, au vu des nombreux allers-retours qu'ils effectuaient au sein de la demeure zoroastrienne. Une fois à l'intérieur, elle se laissa guider par la voix grave de Z. qui semblait tour à tour hésiter entre les paroles mielleuses et les ronchonnements. Voix qui les mena jusqu'à la bibliothèque où Mélusine se demanda comment relancer les hostilités avec le maximum d'efficacité. Elle aurait très certainement trouvé (elle avait eu tout le loisir de s'entraîner du temps où elle était encore Gryffondor dans un château plein de Serpentard) si quelqu'un n'était pas venu les interrompre. La touche de Zoroastre, pour être très précise, tout en jupe et mascara. Bref, une femme dans toute sa splendeur. Taille de bonnets inversement proportionnelle au Q.I. et tout le toutim.

' Tout ce que tu aimes, quoi. '

Elle aurait peut-être réussi à lui pardonner jusqu'à son sourire mielleux si seulement elle n'était pas venu la déranger à un moment aussi inopportun. Et si l'intruse n'avait pas réveillé un sourire sur le visage de Xaël. Et si elle ne s'était pas mise à engager la conversation avec une douceur et un capital amabilité tellement prévisible.


- Nous n'avons pas encore l'occasion de nous présenter dans les formes...

* Habillés, tu veux dire... *

- Je suis Apple.

* J'ai faim. *

- Apple McIntosh. Enchantée de vous connaître., conclut-elle, en dégainant sa main droite qu'elle tendit à Xaël.

* Dites-le si je vous gêne... *

Laissant ces deux charmantes personnes dégouliner d'amabilité et de gentillesse, Mélusine en revint à son plan initial: embouser Zoroastre dans l'espoir d'une petite guérilla entre adultes consentants. La chose n'était pas si difficile à mettre en œuvre. Comme tout McEwan qui se respectait, son aïeul était d'une susceptibilité sans nom sous des airs innocents et défendait son territoire comme son indépendance avec une fougue farouche.

' Tu détesterais que lui fasse ce que tu t'apprête à faire. '

Et c'était bien pour ça qu'elle était ultra-sélective quant aux individus qui avaient accès à son chez elle. Sa guest-list était très très courte. Et, oh dommage, Z. n'y était pas dessus. La vie était bien faite.

' N'empêche que... '

Quoi ?

' C'est juste pas ton style... '

Elle s'ennuyait. Elle avait besoin de se défouler. Et puis, ça n'était pas comme si elle s'apprêtait à mettre le feu ou à vandaliser sa bibliothèque. Elle allait juste fourrer son nez là où Zozoastre détesterait le voir. Depuis quand elle avait besoin de se justifier vis-à-vis d'elle-même ?
Mélusine se mit donc à fureter dans la pièce, indifférente aux efforts de McIntosh (au moins, elle était écossaise, ils auraient pu tomber plus mal) pour lier connaissances. Instruments bizarres, boîtes mystérieuses qui ne s'ouvraient que si on leur tapait dessus ou si on prononçait le sésame (l'une d'entre elles ne répondait qu'à « maïs, ouvre-toi ! » et était... scrupuleusement vide), manuels désuets et livres anciens qui dénotaient les goûts éclectiques de Zoroastre. Il y avait aussi des figurines bizarres qui provenaient très certainement de ses nombreux voyages, un carnet comportant un nombre de noms féminins assez hallucinants...

' Au moins, tu n'as pas hérité ça de lui... '

Et elle devait comprendre quoi, là ?
Après tout, avec sa collection de conquêtes fugaces, son grand-oncle n'avait pas si malheureux...

' ... '

Exactement.
Enfin Mélusine trouva-t-elle ce qu'elle cherchait. Un tout petit coffret, dissimulé à la vue des curieux par quelques tours de passe-passe et qui ne possédait ni serrure, ni charnières, ni rien qui laisse supposer que la chose pouvait s'ouvrir. Même pas le moindre petit couvercle. Et pourtant. En portant la chose à son oreille, un léger tintement prouvait que la boîte n'était pas vide. Maintenant plus curieuse que réellement désireuse d'agacer Grand Z., presque prise à son propre piège, la jeune femme pointa sa baguette sur le coffret, exécutant quelques tentatives magiques maladroites pour venir à bout du mystère au creux de sa main. Rien à faire. L'objet restait désespérément clos.


« Grand Z., ô mon ancêtre ! », beugla-t-elle pour, d'où qu'il soit et quoi qu'il soit parti faire, Zoroastre l'entende. Et si Apple pouvait capter le "ancêtre" énoncé spécialement pour elle, c'était tant mieux. Z. allait apprécier... « En farfouillant, j'ai trouvé ça... C'est quooooooooooooooooi ? »

Le tout saupoudré des accents insupportables d'une gamine curieuse. Sûre ! Zoroastre allait rappliquer dare-dare.





« When I went to school, they asked me what I wanted to be when I grew up.
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MessageSujet: Re: Mageeeeeeeeeeeeeendo !   Dim 1 Jan 2012 - 14:12


L'inconvénient quand on dépasse un certain âge c'est qu'on se sent justement dépassé. C'est précisément ce que je venais à penser en observant Apple et Xael se faire la cours. Tout bonnement horripilant ! Pour une fois, j'en venais à haïr copieusement mon petit-fils plus encore que cette hybride barbare et dégingandé qui me tenait lieu d'arrière petite cousine...
Ce qui n'était pas peu dire, croyez-moi. Et ce qui, n'allait pas tarder à s'inverser, croyez-moi aussi.

Alors que je m'écoeurais les yeux et les oreilles en contemplant ces deux jeunes gens qui semblaient trop bien aller ensemble, Mélusine s'était soustraite à mon attention. Heureusement que je savais Xael en couple et aussi fidèle qu'un puritain, sinon, j'aurais craint pour la vertu d'Apple (qui ne devait qu'être entre mes mains selon moi).
Cela étant, l'avantage de mon âge était précisément l'expérience que nulle beauté ni charme ne pouvait détrôné. Et j'allais leur en fournir la preuve pas plus tard que dans l'instant.

« Grand Z., ô mon ancêtre ! »
« En farfouillant, j'ai trouvé ça... C'est quooooooooooooooooi ? »

Les cris et jérémiades de Mélusine attirèrent mon attention. Elle venait toujours de mettre la main sur un petit coffret en bois.

- Aaaaaaaaaaaaaah malheureuse !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
"Ne touches surtout pas à ça !"


Furieux qu'elle se soit mise à fouiller dans mes effets personnels - chose que je déteste le plus au monde, surtout quand ces effets sont du genre illégaux - je me mis à l'injurier avec à propos Faché 2 :

"Arrière-petite nièce d'imbécile ! Batteuse de billes à batifoler ! Machin chose ! Saperliflutte de popette ! Mille troglodytes de la mort qui gèle ! Assurancetourix à bras raccourisxxx ! Nom d'un gallion d'eau douce !"

Et mille autres joyeusetés...

- On ne t'a jamais appris à respecter l'intimité des autres !!!

Peut-être était-ce sous l'effet de la rage ou sous celui d'un coup de génie mais sitôt que je récupérais mon précieux coffret, un idée naquit dans mon esprit en ébullition. Puisque ma descendance était venu m'interrompre au moment le plus charnel de ces derniers jours et qu'Apple semblait désormais plus intéressant par des tribulations auprès de la jouvence plutôt que de la sénescence, j'allais leur montrer de quel bois de McEwan je me chauffais...

Prenant un ton plus doux, je tapotais le coffret et chuchotais d'un air complice :


- Ca, ma petite, ça s'appelle le Magendo.



- Ca, ma petite, ça s'appelle le Magendo.

Peut-être était-ce le ton qu'employa Zoroastre mais le mot "Magendo" résonna étrangement aux oreilles de Xaël.
Le sourire édenté de son grand-père lorsqu'il se retourna vers lui n'eut rien pour le rassurer.

- Un rapport avec le Magen-mado ?

- Aucun, jeune ignorant !
"Il s'agit d'un jeu convivial, destiné aux aventuriers en herbe ainsi qu'à tous ceux qui ont gardé leur âme d'enfance."


Décidément, le sourire exponentiel de l'aïeul ne lui disait vraiment rien qui vaille...
Mais Mélusine, dès qu'elle entendit le mot "jeu", ne put se retenir - probablement pour se défaire de l'humeur maussade qui
lui collait aux basques depuis le début :

- Chouette, un jeu ! Comment on y joue ? C'est moi qui commence !

Ils s’installèrent tous, qui sur le canapé, qui dans les fauteuils, autour dudit jeu.
Zoroastre fit une passe des mains au-dessus du jeu et incanta :

- Magendo di essel dhuv ! Eneloct sirvarvr ! Essen essen, lumeoctl ! Sésame ouvres-toi !

Il se tourna vers les autres, sourit niaisement avant de tapoter trois fois sur l'un des bords.

"En vrai, il suffisait de faire ça, le reste, c'est pour le spectacle jocolor "

En réponse à son appel, le coffret s'ouvrit, révélant des jointures jusqu'alors inexistentantes. Il se déboîta pour former un plateau. Quatre pions à l'effigie des quatre protagonistes étaient déjà sur leur case départ.

"Voilà, maintenant que nous avons ouvert le jeu, nous sommes obligé de faire une partie entière, quoi qu'il advienne et quelque soit le nombre qui restera de joueur à la fin...
"Il faut presser le dôme central pour avancer, ça remplace les dés moldus si vous préférez.
"Bien, je crois que c'est à Mélusine de commencer vu qu'elle s'est proposée..."


Sourire cynique.

Xaël blémit.

- Comment ça "nous sommes obligé de faire une partie entière, quoi qu'il advienne et quelque soit le nombre qui restera de joueur à la fin" ? Moi, je ne veux pas jouer ! Je vais bientôt être papa !

Se tournant vers sa cousine :

- Et Mélusine non plus, vu qu'elle va être tata ! N'est-ce pas Zyn ?

Mais avant qu'elle n'ait pas pu répondre, Zauron l'unique leur cloua le bec :


- Trop tard mes loupiaux ! Vous êtes déjà monté dans le train !
"All aboard !".


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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Mageeeeeeeeeeeeeendo !   Mer 8 Fév 2012 - 0:20

Bug intersidéral.
Il paraît que dans l'espace, le monde est silencieux à en mourir. Même une étoile qui implose fait moins de bruit qu'un motus-et-bouche-cousue.
Et il n'avait pas fallu plus de quelques mots pour offrir à Mélusine un petit voyage galactique.

Un silence vaut mille maux.

Pour s'éviter de réfléchir, de réagir, la jeune femme s'empara de « son » pion qui trônait sur le tableau de jeu. La ressemblance était frappante. Même ses chaussettes étaient asymétriques comme il se devait. Et elle était presque certaine que leur symétrie était d'une eprfection absolue, jusqu'à la moindre cicatrice. Avait-elle le cœur lourd, cette mini-elle batte à la main ? Avait-elle des attaques verbales au bout des lèvres qu'elle s'efforçait de ravaler, jusqu'à s'en étouffer, pour éviter de blesser, de heurter ? Était-elle tiraillée par un mélange incompréhensible de sourires et de larmes ? Avait-elle envie de partager la joie de son mini-cousin qui pavanait en kilt ou de ressasser des pensées amères sur la paternité, ses conséquences, et ce besoin de se reproduire qui semblait avoir contaminé la moitié des hommes qu'elle aimait ?

Une main se tendit vers Mélusine. Elle lui jeta un regard curieux. Venant de l'intruse McIntosh, le geste lui parut déplacé. Jusqu'à ce qu'elle aperçoive, dans le poing entrouvert, un petit maillet en bois brut. Sans raisonner, presque sans raison tout court, elle s'en saisit.
« Il faut presser le dôme central pour avancer ». Taper dessus était une option nettement plus satisfaisante. Avec une joie proche de celle provoquée par un cognard bien assommé, Mélusine envoya le maillet valser sur le dôme en question. Pas de réponse face à cette violence gratuite, si ce n'était... des chiffres apparurent successivement sur la surface polie du monticule central.
Sept plus quatre plus neuf. Ce qui lui faisait vingt.

Cool.

Sans prévenir, et manquant infliger à sa main des dommages certes réparables mais potentiellement très douloureux, la figurine s'arracha à l'étreinte de ses doigts pour aller se coller sur le plateau de jeu, côté case départ. Puis, d'une démarche on ne pouvait plus mcewanienne, avança de vingt cases, faisant tournoyer sa batte à bout de bras d'un air farouche, suscitant quelques rires de la part des McEwan échelle 1 des environs.


- Trop tard pour reculer...

L'intruse au tableau avait plus de neurones qu'il n'y paraissait. Pendant que tout un chacun observait le déhanché comique de Mélusine 1/10ème, Apple McIntosh semblait décidée à jouer à l'associée parfaite de Zoroastre. Elle avait donc tenté de soulever les trois autres personnages du jeu pour les y découvrir scellés, condamnés par quelque pacte magique à une partie de ce Magendo dont ils ignoraient tout.
Au cousin Xaël qui affichait une mine inquiète, elle donna un léger coup de coude :


« Tu sais bien que Z. a toujours eu une tendance à l'éxagération... », lui lança-t-elle dans un murmure parfaitement audible.

Elle en profita pour lui adresser son meilleur sourire bancal qui était sa réponse à elle à la Grande Annonce. Sûre que si elle n'avait pas foudroyé Apple McIntosh du regard, celle-ci se serait permise d'avoir une réaction beaucoup plus sensée (c'est-à-dire plus enthousiaste). Mais tout viendrait à point à qui savait attendre. Si, si. Encore deux minutes pour assimiler le tout. Trois, deux, un ... Humph.

' C'est Xaël. '

Oui.

' Tu l'adores. '

Oui. Enfin, quand il ne lui tapait pas sur les nerfs.

' Tu sais combien il rêve d'être père ? '

Oui.

' Et tu te souviens de ta réaction, et de ses conséquences, quand... '

Oui.

' Alors ? '

Alors, avant que les deux minutes n'aient fini de s'écouler de sa clepsydre mentale, Mélusine laissa s'ouvrir son visage un peu plus franchement et, sans verser dans l'hypocrisie nommée politesse attendue, offrit un sourire presque apaisé à Xaël :


« Et je suis ravie pour toi... Vraiment. »

La voilà, l'alternative idéale. Se contenter de penser aux autres, par les autres, pour les autres.
Ca n'était pas son exercice préféré et elle sauta sur l'occasion quand le Magendo décida de s'immiscer dans leur pseudo conversation à trois temps par une volute de fumée intempestive. Si ce jeu ne savait faire rien d'autre que de la brume, on était loin des grandes aventures mortelles promises par leur aïeul. Rien d'étonnant à ça. La vieillesse n'aidait certainement pas sa modestie à rester à sa place. La présence de McIntosh à leurs côtés non plus. Zoroastre avait toujours eu cette tendance à faire le coq dès qu'un jupon pointait à l'horizon.
Sauf que... Au milieu de ce pseudo-brouillard, des lettres se dessinèrent.

Rêve et réalité se chevauchent
Prélude au règne des Chimères


Et ...? C'était tout ? Ils se retrouvaient embarqués dans un jeu d'énigme ? Humph. Chouette façon de finir la journée.
La jeune femme se tourna à nouveau vers Xaël. Le spécialiste es blagues pourries et énigmes loufoques, c'était lui. Quand ils auraient du jus de citrouille à l'horizon, elle voudrait bien faire montre d'un peu plus d'enthousiasme. Son regard balaya la salle à la recherche de quelque chose pour s'occuper. Elle ne désespérait pas encore de mettre la rage à Grand Z. pour de vrai. Il lui fallait simplement trouver... autre chose.


Bullet Bullet Bullet


Sans pour autant lui prêter une quelconque forme d'attention, Apple vit pourtant le visage de Mélusine pâlir. Bien plus pâle que sa fadeur naturelle. Et délestant son visage de cette morgue qui la lui avait rapidement rendue antipathique, bien qu'elle n'en montra rien. Apple n'avait de toute façon pas coutume d'entretenir des relations au-delà du diplomatique avec les autres femmes qu'elle considérait plus ou moins comme des rivales à grande échelle. Elle réservait ses efforts pour les causes qui en valaient la peine et cette mélusine semblait définitivement une cause perdue.
Néanmoins, elle se retrouva à éprouver une sorte de compassion envers la jeune fille devant l'ampleur des émotions qui s'étaient emparées d'elle. Bien en peine de séparer l'effroi de la tristesse ou de l'incompréhension. La petite-fille de Zoroastre semblait en proie à un spectacle qui apparaît toute son attention et semblait la plonger dans des souvenirs perturbants. Pas nécessairement désagréables, mais assez puissants pour la déstabiliser. Pas certaine que sa santé mentale soit tellement solide. Elle en prenait bonne note.

Du moins était-ce son intention, avant que son attention ne se porte sur une forme volatile qui venait de faire irruption dans son champ de vision. La forme perdit rapidement tout caractère évanescent pour...



' Marrek ? '

L'enfant qui avait un jour été son ami se tenait devant elle, fermement campé sur ses jambes, le sourire narquois et les cheveux en bataille. C'était... c'était impossible. Et pourtant il était bien plus tangible que dans ses souvenirs. Sous le regard attentif de McIntosh, il lança à cette dernière un signe de tête en guise de défi, identique à lui-même jusque dans le moindre détail. Puis, il lui tourna le dos et fureta dans la pièce en sautillant, guettant sans en avoir l'air un quelconque mouvement de sa part. Quand il fut certain qu'elle ne pouvait détacher son regard d'elle, il adopta une vitesse de croisière légèrement supérieure, s'éloignant de plus en plus de l'épicentre qu'était le plateau de jeu.

Sans pouvoir s'en empêcher, Apple se leva et entreprit de le suivre. L'idée était complètement folle. Marrek aurait dû avoir trente-quatre ans cette année. S'il n'avait pas été assassiné quelques années plus tôt.


Spoiler:
 




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Zoroastre McEwan
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MessageSujet: Re: Mageeeeeeeeeeeeeendo !   Ven 13 Avr 2012 - 19:00

Franchement, ces femmes, toutes des petites natures ! A peine le Magendo de commencé que les voilà prêtes à défaillir !
Bien sûr Apple, dans sa fraîche féminité, c'était très compréhensible...
Mélusine, toute piques et en cynisme, voilà qui était tout de même assez étonnant à voir. Même ses tâches de rousseurs qui mangeaient d'ordinaire sa peau semblaient avoir pâli.

Xael, quant à lui, était aussi assez lunatique au sens propre du terme. Mais vu qu'il allait être père, il n'y avait pas d'autres explications à chercher. Bah Nan

Les demoiselles se mirent donc à parler avec des fantômes qu'elles seules paraissaient voir. Mon petit-fiston lui, continuait d'explorer les différentes nuances de la crème anglaise (curieux pour un écossais, vous ne trouvez pas ?). Je commençais sérieusement à me lasser. A peine nous étions nous lancés dans le jeu que la gente féminine avait trouvé une façon de commencer à bavasser...

Je décidais donc que c'était là mon tour et me dirigeais vers le buzzer en un éclair (magendo : vers l'infini et au-delà !) et pressais de tout mon poids (qui n'avait pas été allégé par la panse de brebis du midi, croyez-moi, n'est pas McEwan qui veut !).

A mon grand regret (le poids ne fait pas le moine, preuve s'il en est que certains ont raison de n'avoir qu'un petit pois à la place du cerveau), un trois tremblotant s'afficha.

'Mmmm, voilà qui ne fera pas avancer le magendoblick...'

Malin peut-être te crois-tu ?
Trouves donc l'antidote à ce mal absolu.


Un mal absolu ? Ma dernière partie de Magendo ne m'avait pas laissé que de bons souvenirs. Je sortis donc ma baguette en toute hâte et m'apprêtais à recevoir comme il se doit tout intrus indésirable.

Mais rien ne vint. Les trois hallucinés qui me tenaient compagnie ne me furent bien sûr d'aucune aide pour guetter l'apparition d'un sortilège de Troie. Je ne cessais de jeter des coups d'oeil dans chaque direction, conscient que la menace fantôme serait bien matérielle dès que j'aurais relâcher ma vigilance.
Avec les minutes, je commençai à fatiguer... Allons, je n'étais pas si vieux que ça !

Haut les coeurs McEwan ! Montres donc l'exemple à la petite génération !

Haut les coeurs. Allez, un petit effort,que diantre !

Haut les...

J'avoue, j'accusais alors d'un petit coup de mou pour ne pas dire d'une grosse fatigue.

Atchaaa !

Enrhumé ?

Non !

Si ? En voilà une surprise ! Je n'avais jamais été malade en 300 ans (-201) d'existence !
Pourtant, il n'y avait pas de doute, l'ennemi venait bel et bien de l'intérieur.

Les yeux larmoyants, je tandis un bras qui tremblotait en direction des autres protagonistes en priant pour qu'ils me voient (enfin, me devinent plutôt vu les inondations de mon rhumatisme...) :

- Dides moi les jeunes, zauriez pas un boussoir siou plait ?
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Mageeeeeeeeeeeeeendo !   Lun 30 Avr 2012 - 20:12

Marrek grimaça, s'arrêtant net face à une étagère, et malgré l'état de confusion avancé dans lequel elle était plongée, Apple se surprit à éclater de rire. Il tenait entre les mains une exquise sculpture en marbre rosé, dont le sujet l'aurait sans aucun doute fait rougir une dizaine d'années auparavant. Avec un clin d'œil, le jeune garçon reprit ses déambulations galopantes, attirant son attention de-ci de-là, pour un rien. IL ne prononçait pas un mot. C'était elle qui se chargeait de la conversation, sur un mode décousu qui en aurait fait perdre le fil à quiconque tenterait de suivre son discours. Elle dévidait les questions au fil de leur amoncellement à l'intérieur de son crâne et lançait étonnement sur questionnement sur renseignement, tout en galopant à la suite de Marrek, oublieuse, déjà, de sa situation actuelle. Malgré les années qui avaient passé, il n'avait en rien perdu ce charisme magnétique qui exigeait l'attention de quiconque osait s'approcher de trop près. Comme avant, il l'entraînait sans peine dans son univers à deux pas de celui des autres et les retrouvailles étaient trop fraîches pour qu'elle retrouve sa propre capacité à le ramener les pieds sur Terre d'une remarque bien cartésienne.

Habituée à devoir harceler le citoyen lambda pour obtenir des réponses, Apple mit quelques temps à se lasser de ce dialogue unilatéral. Au-delà du ravissement de retrouver son ami d'enfance, ce silence qu'il lui imposait, seulement brisé par des regards, commençait à lui peser. Pis, elle en perdait ses repères et goûtait l’âcreté de la distance qu'il semblait mettre entre eux. Il avait beau ne pas avoir changé d'un cheveux, il était devenu... autre. Ou bien avait-elle trop changé. Elle avait grandi, mûri, elle. Elle avait appris à tenir à bonne distance les gamineries, les illusions, tout ce qui pouvait voiler son appréhension du monde. Que diable, elle était devenu quelqu'un de raisonnable. De parfaitement normal. Et il nécessitait quelque chose de plus puissant que le retour de Marrek pour lui faire perdre l'emprise, le contrôle qu'elle avait de sa vie.
Lentement, la jeune femme ralentit, se laissa distancer. Ses esprits lui revinrent peu, en même temps que la réalité. La pensée qui l'avait traversée un peu plus tôt lui revint. Marrek était mort. Mort depuis neuf ans. Elle avait fait son deuil et était passé à autre chose. Qui se permettait de ramener ces souvenirs à la surface ? Qui... ?

- Dides moi les jeunes, zauriez pas un boussoir siou plait ?

L'intrusion verbale de Z. McEwan fut le dernier point qui la réconcilia avec le aujourd'hui et maintenant. Apple délaissa l'illusion de Marrek avec rancœur (l'image d'un mort pouvait-elle être autre chose qu'une illusion ? Ah ça ! On ne la reprendrait pas à deux fois à se laisser berner si facilement ! Qu'avait-on pu faire à son sens critique pour le détraquer à un point aussi affligeant ? Elle ne manquerait pas de trouver la réponse à cette question...) pour revenir à Zoroastre avec une pointe d'agacement. Il était parfois d'un ridicule affligeant. Ramenant ses objectifs au premier plan de ses préoccupations, Apple afficha un sourire contraint qu'elle nuança rapidement pour quelque chose de plus attendri. Mais pas niais. Elle n'avait pas travaillé autant son faciès pour n'être pas à même d'exprimer exactement ce qu'elle voulait que les autres perçoivent d'elle. Et il fallait plus qu'un fantôme pour la chambouler au point d'oublier ses quelques règles de conduite.

En un tour de baguette, elle fit fleurir un mouchoir en dentelle (les hommes raffolaient de ce genre de détails ridicules. Fémininismes, disaient-ils) au creux de la paume de l'homme.

- Je vais te préparer un thym.

Nouveau sortilège et une tasse fumante transplana de la cuisine pour se poser, délicatement bien entendu, sur la table où ils avaient installé le
Magendo.

Ayant fait preuve du quota exigé d'attention, Apple jugea que plus tôt cette aventure idiote serait terminé, mieux cela vaudrait pour tout le monde. Enfin, le jeune (quoique charmant) Xaël et son exaspérante rouquine pourrait prendre congé et la laisser à ses affaires avec Zoroastre. Rien ne l'agaçait tant que les intrus. Ou les imprévus. D'un geste décidé, elle appuya sur l'hémisphère central, jeta un regard désabusé au maigre «1» qui s'affichait et observa, résigné, sa réplique miniature avancer jusqu'à la première case. Un maigre soupçon de fierté vint sauver le moment : sa démarche était absolument parfaite : sensuelle et posée jusque ce qu'il fallait. Pas étonnant que Zoroastre ait été si facile à séduire.

A nouveau, de la fumée de dessina dans les airs.

Si les directions sont quatre
Les sens sont au nombre de cinq
L'un disparaîtra
Et vous perdrez le Nord


La Rousse n'était visiblement pas assez perdue dans ses propres chimères pour ne pas prêter attention à ce qu’il se passait alentour. Apple était presque certaine de l'avoir entendu murmurer :


« Pfffffff ! Même pas de rime ! Pathétique. »

Elle l'ignora d'un haussement d'épaule et se tourna vers Xaël, un sourire charmeur aux lèvres. Pourquoi attendre pour avancer ? D'un geste, elle l'encouragea à jouer à son tour. Avant de froncer les sourcils. Les contours du jeune Ecossais étaient flous. Comme Marrek quelques minutes plus tôt. Elle cilla. Papillonna. Tenta de se fixer sur Zoroastre. Sans doute cet amalgame de fumée y était-il pour quelque chose. Mais au lieu de gagner en netteté, sa vision semblait se flouter à chaque seconde qui passait.
Avec un bref éclair de panique, Apple réalisa que, contrainte et forcée, elle commençait à prendre ce jeu idiot au sérieux.
Pas assez cependant pour croire qu'elle devenait aveugle. Si ?




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MessageSujet: Re: Mageeeeeeeeeeeeeendo !   Lun 4 Juin 2012 - 21:39

Xaël n'était certes pas aussi égocentrique que son aïeul aux goûts excentriques, pourtant l'absence palpable d'enthousiasme qui entoura sa déclaration le laissa songeur. Évidemment, il n'avait pas présenté les choses dans les formes. Mais maintenant que c'était chose faite, pourquoi ne pas se réjouir ? Un enfant, c'était toujours une bénédiction, non ? Les couches, les cris et la fatigue mis à part... le post-partum aussi...

La seule qui semblait en tant soit peu se montrer plaisante face à cette déclaration fut Apple. Une jeune femme de goût, apparemment Proud

Xaël n'eut toutefois pas le loisir de secouer le reste de sa famille pour apprécier à sa juste valeur le prochain heureux événement. Les chimères apparurent sans qu'il ne puisse empêcher Mélusine de jouer.
Au tout début, il ne vit rien sinon les visages torturés de sa cousine et d'Apple. Puis, avec horreur, une silhouette fantomatique apparut à droite du secrétaire en acajou.

Badhi ! La pseudo chanteuse de l'école primaire. Cette blonde infernale qui n'avait pas arrêter de llui chercher des noises et avait pourri sa scolarité avec les moldus. Une jeune teigne qui s'était amusé un jour à soulever son kilt pour vérifier si ce que l'on disait sur les écossais était fondé. Zinzin Pile le jour où Xaël portait une culotte jour de la semaine (oui les garçons en ont aussi What a Face , offert par tata Gwen Suspect ).

Heureusement, l'apparition fantomatique se contenta de lui lancer des clins d’œil équivoque. Suffisamment pour le rendre mal à l'aise, mais pas pour lui faire tourner de l’œil... Xaël tâcha du mieux qu'il put de se concentrer sur la suite du jeu en tentant d'ignorer cette mine ricanante.

Le mal absolu ne toucha que Zoroastre... apparemment. Grand bien lui fasse. Peut-être allait-il moins ouvrir sa grande bouche... War Apple lui proposa une tisane. Décidément, c'était une chouette personne !

Son tour de jeu fut moins chouette...
Quelle était cette énigme sur les sens ? Ils ne tardèrent pas à en découvrir tout le sens. Les yeux d'Apple papillonnaient comme sous l'emprise du sort de paupière mauve.

- Apple ? Tout va bien ?, s'enquit Xaël.

A dire vrai, que tout le monde soit perdu dans ce jeu, cela devait être normal. Mais qu'Apple soit aussi paumée... cherry C'était la cerise sur la gâteux... euh, le gâteau !

Il fallait à tout prix mettre fin à cette folie. Xaël se précipita sur le plateau su magendo, ignorant du mieux qu'il le pouvait les éternuements de la serpillière inversée (les cheveux blancs douteux, vous voyez le genre ?), le visage sarcastique de Badhi et la tête de moins d'enterrement de sa cousine.

Le chiffre 9 apparut... suivi de l'avancée du mini Xaël... puis du message d'avertissement.

Peut-être n'aimez vous pas
Le hasard du compromis
Mais c'est contre votre vie
Que négocier il faudra.


Un rire aigrelet retentit. Xaël se tourna vers la silhouette de Badhi. Mais ce rire ne venait pas d'elle. Elle, n'était que chimère. Non, ce rire appartenait à quelqu'un de bien en chair. Un rire à la mesure de la folie qui se cachait dans le corps de son possesseur. Une autre silhouette se tenait à côté de Badhi. Celle-ci s'esquiva pour l'éviter, révélant ainsi le visage de ce nouveau venu.

Un visage crasseux, aux yeux fous et réjouis.

Spoiler:
 

- Qui... qui êtes-vous ?, bégaya le jeune homme.

- Qui je suis ?, répondit l'autre.
"Qui je suis n'a aucune réelle importance. Non, ce qui compte, c'est ce que toi et les tiens êtes prêts à m'offrir en échange de conserver votre vie. Et méfiez-vous, si vous me grugez dans votre offre, je viendrais récupérer ce qui me revient de droit.
"Car un deal est un deal
What a Face

L'inconnu se mit à éclater de son rire aliéné sous le regard horrifié de Xaêl. MDR clown affraid
Qu'allaient-ils bien pouvoir faire ? Et surtout, que pouvaient-ils bien offrir pour sauver leur peau. Qu'étaient-ils prêt à céder qui puisse avoir une valeur similaire ?



Spoiler:
 




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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Mageeeeeeeeeeeeeendo !   Dim 10 Juin 2012 - 23:17

L'espace d'une seconde, Mélusine faillait éclater d'un « Qui c'est encore ce clown ? ». Une seconde seulement. Il ne lui fallut pas plus longtemps pour capter l'aura de pouvoir, ce relent de puissance qui émanait du fameux clown. Un sentiment désagréable lui collait à la peau.
A l'apparition de l'individu, elle s'était détachée à la contemplation de celui qui avait jaillit devant ses yeux dans un filet de fumée.

' Rêve et réalité se chevauchent, prélude au règne des chimères. '

Cheveux en bataille, prunelles obsidiennes et sourire charismatique... une silhouette qu'elle connaissait par cœur pour l'avoir regardée, touchée, rêvée et plus si affinité. Cette silhouette qui à elle seule mettait son cœur en déroute, un poids dans sa gorge. Les yeux qui menaçaient de déborder, le sourire qui vacillait et une furieuse envie d'ouvrir grand les bras. Bref, le seul type dans l'univers capable de la faire se ridiculiser pour un regard. Pathétique.
Impossible, pourtant, de détacher ses yeux de lui. Son capitaine.

L'arrivée impromptue de leur visiteur surprise l'empêcha au moins de faire une folle d'elle. Rien que pour cela, elle aurait dû lui accorder quelques points supplémentaires à son capital sympathie. Sauf que, non... pas vraiment.




« Donc, en résumé, si on ne vous fait pas de cadeau, vous nous kickez à tour de rôle ? J'ai bien compris ? »

' Toi et ton talent pour te faire des amis... '

Oh ! Eh ! S'il avait voulu devenir leur ami, il ne les aurait pas menacé de mort, right ?
Il n'y avait aucun mal à dire franchement les choses au lieu de tourner autour du pot.
L'autre ne parut pas plus déstabilisé que ça par son ton direct et franc. Il esquissa une courbette avant de la corriger.


- Tu m'as mal compris, petite demoiselle. Je vous offre, en quelque sorte, mon assistance face aux dangers qui vous attendent. Mais comme nul cadeau n'est plus précieux que quand vous y mettez le prix, je demande, en échange, une petite, dirais-je, compensation. Appelons cela un marché, un troc. Nous échangeons des biens de valeur équivalentes. D'où l'intérêt de ne pas m'escroquer. Préserver votre vie vaut bien plus qu'une simple babiole, n'est-il pas ?

Il avait débité son petit discours d'un ton calme, avec cet affreux sourire à la clef. Comme si, quoi qu'ils décident, ils seraient forcément perdants.

« Et qu'est-ce qui nous prouve que votre aide nous soit indispensable ? »
- Pour la simple et bonne raison que la mort est à la clef de cette aventure, petite mademoiselle. Je vous pensais moins prompte à juger sur les apparences.


Oh et il commençait à la gaver sévère avec ses "petite mademoiselle", quand il faisait presque une tête de moins qu'elle.
Mélusine s'apprêtait à rétorquer d'un ton acerbe quand quelque chose effleura vaguement son bras. Par réflexe, elle tourna le regard vers la source de cette interruption pour voir la main de Xaël crispée sur le même bras. Bizarre. Étrange. N'aurait-elle pas dû ressentir plus fort l'étreinte de son cousin ? Elle était trop prise dans son altercation avec l'inconnu, sans doute.
L'intervention de Xaël eut l'effet escompté. Presque.


« Et qui êtes... »
- Tttt ! Ne posez pas de question dont vous pressentez déjà la réponse.


Rapide froncement de sourcils. Que...?
Mimique bien vite effacée pour passer à la question suivante. Évidemment. Encore et toujours des questions. Maintenant qu'elle avait pris les choses en main, rien ne pouvait l'arrêter dans ses tentatives de négociations.


« Accepteriez-vous de nous laisser un peu de temps pour réfléchir à quoi vous... offrir ? »
- Mais certainement, ma chère. Je vous offre un quart d'heure. Au terme de vos réflexion, appelez-moi à haute et intelligible voix. Un simple « Tilt ! » suffira.


Dans un claquement, l'homme disparut. En écho à son départ, résonna dans l'air le souvenir d'un rire aigrelet qui se dissipa lentement.
Mélusine se tourna vers ses trois compagnons. Bon, d'accord, plus vers Xaël que vers Zoroastre ou, pis, McIntosh. Mais ce fut à tous qu'elle s'adressa :


« Qu'est-ce que vous en pensez ? »

Oui, c'était bien là un soupçon de diplomatie. Comme quoi, tout arrivait.
Elle avait, quant à elle, une idée bien arrêtée de ce qu'elle comptait faire mais était curieuse (oui, toujours) de connaître l'opinion des autres. Enfin, surtout celle de Xaël.
Elle, elle allait accepter le tout. Pour la bonne et simple raison qu'elle avait besoin de rester en vie et qu'elle ne pouvait pas prendre le risque de la perdre. Il y avait des choses pour lesquelles il valait la peine de se sacrifier. Un peu.
Mais Xaël avait une autre question prioritaire. Semblait-il.


- Pourquoi pense-t-il que tu sais qui il est ?

Sa question arracha un nouveau froncement de sourcils à Mélusine. Quand « Tilt » s'était adressée à elle, elle avait eu la conviction, effectivement, de savoir qui il était.
Il était l'âme du jeu.




« When I went to school, they asked me what I wanted to be when I grew up.
I wrote down ‘happy’.
They told me I didn’t understand the assignment,
And I told them they didn’t understand life. »
John Lennon


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Zoroastre McEwan
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MessageSujet: Re: Mageeeeeeeeeeeeeendo !   Dim 17 Juin 2012 - 13:09

Comme si nos malheurs n'étaient pas suffisants mon bougre d'imbécile de petit-fils d'idiot avait fait apparaître en jouant l'esprit frappeur du jeu. En proposant la partie de magendo, j'avais totalement oublié que ce dernier se faisait un plaisir d'intervenir directement dans chaque partie. Il prenait un malin plaisir à tourmenter les joueurs et les repousser dans leurs retranchements.
J'étais ma foi fort malade au point de je craignais que l'on m'ampute du nez. Apple était fort belle - ce qui n'était pas un mal, vu l'essence de son sexe - mais surtout fortement aveugle. Bien qu'elle puisse se concentrer toute entière sur ma beauté intérieure (qui, reconnaissons se trouvait être la partie immergée de l'iceberg... question beauté bien sûr !), son handicap risquait de s'avérer pour la suite assez... handicapant scratch
Ajouté à cela, Xaël et Mélusine semblait voir continuellement des revenants - Apple aussi mais vu qu'elle avait perdu la vue, elle avait retrouvé sa contenance.

- Nous n'avons pas le choix!, je tranchai.
"Ce Tilt n'hésitera pas à nous laisser périr si nous n'acceptons pas de troquer avec lui notre survie.

Sans attendre l'avis des autres - j'étais l'hôte et le doyen, le maître des lieux, pas un petit sorcier de bas étage Zinzin , c'était à moi de prendre les décisions essentielles ! - j'appelai l'esprit frappeur :

"Tilt ! Tilt ! Tilt !

Evidemment, comme cri d'appel, il existait plus raffiné. Mais l'heure était grave, je dirais même plus que notre heur s'annonçait mauvaise si nous ne réagissions pas plus promptement ! Suspect

- Il semblerait que vous requerriez mes services ?, chantonna la créature, nous faisant tous sursauter.

Tilt venait d'apparaître sur mon fauteuil. Celui-là même dans lequel je n'autorisais jamais personne à s'asseoir. Celui-là même qui n'était réservé qu'à mon illustre derrière. Je sentis la moutarde me monter au nez, celui-là qui risquait d'être bientôt amputé. Faché 3

- Qui vous a permis de vous asseoir ici ?

- Du calme mon créateur, du calme !

Avais-je oublié de mentionner ce fait ? Je tâchais d'ignorer les autres et de calmer mes nerfs. Ma colère ne faisait qu'accroître son plaisir.

"Je pense que ce modeste siège que j'accapare momentanément est bien peu de chose comparé au souffle de votre vie...
"Mais vous ne m'avez certes pas appelé pour me servir vos jérémiades.


L'esprit nous servit son content de rire aigrelet.

"Hé bien, avez-vous trouvé quoi m'offrir ?

- Oui ! Je vous offre ma baguette en bois de saule. C'est la chose la plus importante à mes yeux.

- Vendu !

Je n'eut pas le temps de nuancer ma proposition que je fus dépossédé de mon bien. Sans que je puisse protester, Tilt se tourna vers les autres.


"Et vous mes très chers, qu'avez-vous à m'offrir ?

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Mageeeeeeeeeeeeeendo !
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