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 Burned

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Jolene Letrade
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MessageSujet: Burned   Jeu 18 Aoû - 20:46

Jolene lâcha la manche de son frère en sentant le sol de nouveau sur ses pieds. Manfred n'avait pas voulut faire part à sa sœur de la destination finale de leur petite ballade. Il l'avait fait chanter pour qu'elle le suive sans discuter. Et il était sur son territoire de prédilection, le chantage et les petits secrets. Voilà ce qu'on obtenait quand on confiait ses secrets à une Langue de Plomb. On pensait forcement qu'il ne lâchera pas le morceau, mais alors l'utiliser comme menace ne le dérangeait pas. Loin de là. Elle lui avait proposé de les faire transplanner avant de partir pour essayer de repérer un peu l'endroit où il voulait l'emmener. Mais soit parce qu'il avait sentit la ruse, soit parce qu'il avait une parfaite connaissance des capacités de sa cadette à faire du transplannage d'escorte - une horreur, elle avait réussit à se débarrasser de deux vampires en les désartibulant involontairement - il avait insisté pour s'occuper du trajet. Pour où d'ailleurs ? Les murs hauts, des passants de partout, un quartier qui lui disait vaguement quelque chose.

- Tu pourrais me dire ce qu'on vient faire à Londres, s'il te plait ?
Grommela t-elle sobrement.
- Tu le sauras quand on y sera ! rétorqua t-il.

Voilà comment elle se retrouvait potentiellement entraînée contre son gré dans de possibles ennuis. Quelle avait tout fait pour éviter depuis Pacques suite à sa rencontre fâcheuse avec Decameron, un résistant qui n'avait hésité une seconde à laisser un vampire se repaître d'elle. Une rencontre dont elle portait encore le souvenir douloureux le long du bras. Une marque dont elle se serrait volontiers passée en fait. C'était aussi cette avec blessure que Manfred l'a faisait chanter. C'était lui qu'elle avait appelé à l'aide dès que tout fut réglé en Russie. Elle lui avait fait jurer de ne rien répéter à leurs parents. Son père était neutre, penchant pour les résistants et il avait n'avait pas du tout apprécié d'apprendre que sa fille s'était ralliée sous la bannière d'Antarès. En fait, il avait même commencé une espèce de campagne anti-politique dans l'espoir de faire que Jolene lâche l'affaire. Allant même jusqu'à la menacer de la déshériter si elle ne le faisait pas.

Bon, il ne l'avait toujours pas fait, mais elle avait trouvé que c'était une bonne idée de ne pas l'informer que la blessure au troisième degrés qu'elle avait sur le bras était du à une mission qu'elle avait au nom de l'Opposition. Quelque chose lui disait qu'il aurait sûrement été furieux après avoir passé le cap de la panique totale. Bref, c'était Manfred qu'elle avait appelé et c'était aussi lui qui avait trouvé l'idée de camoufler la brulure en expérience pour quelques mois. Sois-disant Jolene voulait tester la guérison naturelle d'un poignet cassé. Cette excuse, elle avait usé jusqu'à la corde, profitant de la faible connaissance de son entourage sur la guérison sans magie. A la limite du vraisemblable en fait. En Juin, elle avait du se résigner à abandonner sa couverture. Et à réviser d'urgence les sortilèges de dissimulation. Même son costume pour le bal de fin d'année avait été paré de tous les enchantements possibles et imaginables. Elle ne pouvait plus faire un pas dehors sans vérifier qu'elle avait une manche ou un sort qui camouflait ce qui restait de sa peau. Et ce n'était vraiment pas beau à voir. Malgré tout ce qu'avait fait son frère.

Oui, elle avait préféré s'en remettre à son frère que d'aller à St mangouste, repaire de tous les amis de travail de son père qui seraient allés allègrement caftés dès que la jeune femme aurait eu le dos tourné. Elle avait passé une partie son temps libre à réaliser des potions et des onguents anti-douleur, et l'autre moitié à essayer de se guérir. Elle avait toujours été douée en potion, mais peut-être parce qu'il s'agissait de son propre corps - ou qu'un poison virulent avait parcourut ses veines pendant que la brûlure s'étendait - elle n'avait rien pu faire. Elle avait arrêté d'en chercher après avoir fait une méchante réaction allergique qui avait empiré l'état de sa main et s'était concentrée sur les anti-douleurs qui lui permettaient d'aller en cours, et de les suivre au moins partiellement sans s'écrouler par terre.

- Callie m'a dit qu'elle t'avais entendu dire à ta grande amie Olivia que tu ne voulais plus devenir Auror. Tu veux en parler ?
- Non.


Il a haussé les épaules et a tiré une porte devant sa sœur. Elle avait superbement bien réussit ses examens pour devenir une Auror, mais entre le premier jour de sa première année et son arrivée sur le marché du travail, il y avait eu deux événements importants : sa mission pour l'Opposition qui lui avait ouvert les yeux sur son incapacité de lâcher la théorie pour la pratique - et donc de réagir face au danger sans paniquer. Et la brûlure qui avait transformé sa paume jusqu'au haut de son poignet en une matière proche de celle de la cendre, et qui lui avait retiré toute possibilité de faire bouger annulaire et auriculaire de la main gauche. Mais elle trouverait bien une solution de rechange. Peu être lancer son propre commerce. Elle avait toujours été douée pour faire des potions, pourquoi pas en faire son gagne pain ?

Elle suivit son frère dans la petite pièce et s'assit sur une chaise, il n'y avait personne, et elle crevait de chaud avec son pull en plein été. Jolene s'enfonça donc dans son siège, avec une revue dans les mains et releva le tissu sur ses avant-bras. Elle sentit le regard de son frère glisser sur son bras, et réprimer un frisson d'horreur. Elle pouvait le comprendre, c'était vraiment moche à voir, alors elle lui était au moins reconnaissante de ne pas faire de commentaire oral.

- Comment se sont passées tes vacances à la maison ? a t-il demandé après s'être raclé la gorge pour ne pas parler.
- On s'en fout. Dis moi plutôt ce qu'on vient foutre ici ?
- Trouver une solution pour ton bras.


Elle soupira.

- Géant, c'est pas comme si on avait pas déjà essayé ça !

- Arrête d'être si pessimiste voyons !


La porte d'entrée s'ouvrit, Jolene détourna le regard et coinça son bras entre les plis de sa jupe, le temps que la nouvelle arrivante s'éloigne pour qu'elle puisse redescendre sa manche sur son bras sans attirer l'attention sur elle.



Dernière édition par Jolene Letrade le Lun 5 Sep - 17:08, édité 2 fois
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Elinor Redgrave
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MessageSujet: Re: Burned   Ven 26 Aoû - 19:22



Il est des choses dont on rêve de faire quand on est gosse pour se donner l'illusion d'être grand. Il est des choses qu'on aime faire on est grand pour se rendre compte que c'était vachement bien quand on était petit. Enfin, il y a les tentations à propos de choses qui rendraient la vie plus supportable, sans véritablement se soucier du fait qu'on soit grand ou un peu moins, de quoi foutre sa vie en l'air quand on ne pense pas aux autres, quand on en a plus rien à battre du reste. Ce cynisme là ne lui appartenait pas. Il essayait sournoisement et pernicieusement de s'accrocher à ses plus mauvaises pensées et à sa peine, mais il ne pouvait que glisser sur sa personnalité. Non qu'elle fût lisse, bien au contraire. Cette noirceur là n'était juste pas elle. C'était pourtant elle qui l'avait aspirée de tous ses vœux. Mais ça ne marcherait pas.

C'était son oncle qui le lui avait fait comprendre. Son oncle et Sacha, bien sûr. Toute la colère du monde ne suffit pas à éteindre le feu d'un cœur trop gros. She cared.

- Tu te soucies trop des autres pour devenir ça.
- Et c'est toi qui me dis ça.
- Un spécialiste !
- Ancien spécialiste. Comment va Amy?
- Pitoyable tentative de changer de sujet.
- Je sais que je ne suis pas comme ça mais des fois j'aimerais moins être impliquée.
- Comment veux-tu être moins impliquée quand c'est de ta famille qu'il s'agit?
- Je ne sais pas. Regarde toi et ta mère...
- Serpent.
- Autrefois.
- Serpent un jour, serpent toujours. finit-il en l'embrassant sur le front.

Elle éclata de rire.

Il la fixa intensément. Pas besoin de mots pour savoir qu'elle allait mieux. Son l'intensité de son regard vert avait suffi à le convaincre. C'était bon pour Eli de savoir que leur complicité était redevenue pleine et entière malgré les enjeux de leurs rôles respectifs.

- Mes amitiés à Charlotte.

Sacha disparu, Elinor s'engouffra dans une ruelle et fit disparaître l'enchantement qui camouflait ses véritables traits. Le cliquetis régulier de ses talons sur les pavés résonnait sur les hauts murs qui s'élevaient aux abords de la ruelle. L'échoppe n'était plus très loin. Il lui avait fallu du courage pour accepter l'idée de laisser partir son grand-père sans acharnement par potion interposée. Les médicomages de Sainte-Mangouste avaient été impressionnés par la force de sa volonté mais cela n'avait pas suffi. A présent qu'elle avait accepté l'idée de la séparation, elle devait reprendre le cours de sa vie.

Aujourd'hui, cela passait pas deux choses: reconstituer son stock personnel d'ingrédients pour potions, et finaliser sa plaidoirie pour l'affaire qu'elle plaidait actuellement au Jugenmagot. Idéal pour se reconcentrer.

- Monsieur Letrade.
- Maître Redgrave.

Manfred Letrade, secrétaire du Jugenmagot, ancien Serpentard. Elle l'avait moins croisé à Poudlard dans les 4 années communes qu'ils y avaient passées que ces derniers mois au Jugenmagot.

Le regard d'Elinor se porta sans aucune gêne sur la jeune personne qui l'accompagnait et la dévisagea. Sa sœur mais laquelle? Il y en avait plusieurs apparemment. Ce qui était sûr c'est qu'elle ne l'avait pas eue en potions à Poudlard car il y avait trop peu de différence d'âge entre elles, et Shane lui avait laissé le soin de s'occuper des premières aux troisièmes années. D'un ton tout à fait cordial elle la salua également.



- Miss Letrade je suppose.



HJ: susceptible d'être édité par SdL
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Jolene Letrade
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MessageSujet: Re: Burned   Lun 5 Sep - 17:58

Jolene tourna la tête du côté du mur, bien décidée à ne pas faire d'effort pour être bien vue des collègues de son frère ainé. Cette femme, elle l'avait déjà vue quelque part, dans sa salle commune peut-être. Sa tête lui disait bizarrement quelque chose, mais elle ne lui ferait quand même pas se plaisir. Elle se contenta de faire semblant de continuer de feuilleter la revue qu'elle tenait. Elle entendit Manfred soupirer mais elle ne releva quand même pas le nez de sa soit-disant lecture. Vu à la façon dont il s'était levé en voyant cette femme arriver, il était clair que Manfred l'attendait, et étant donné qu'il l'avait traîné alors qu'elle était déjà très occupée par ses recherches de locaux pour quitter le grand Manoir Letrade, c'était qu'il voulait quelque chose d'elle, peut-être accepter l'aide d'une inconnue. Sauf que c'était complètement et absolument hors de question. Elle avait réussit à s'en sortir à peu près toute seule pendant des mois, et elle pouvait continuer. Jolene savait parfaitement qu'une vie de douleur allait être très dure à supporter, mais au mois elle ne devrait rien à personne. C'était la seule loi qui régnait dans sa vie, ne rien devoir à personne, vivre sa vie par soi-même.

Sans compter que son frère risquerait de fanfaronner pour le restant de sa vie si elle lui devait quoi que ce soit. Ne serait-ce qu'une page du bottin des sorciers doués en potion.

- Voici ma sœur Jolene.

Elle tourna bruyamment une page de son journal pour montrer clairement qu'elle désapprouvait les civilités de son frère. Après tout, elle ne lui avait rien demandé. Enfin si, mais … non. C'était compliqué. A la base, elle lui avait juste demandé de venir la chercher en Russie, et accessoirement de ne rien dire à leur père sur sa blessure causée par une mission pour l'Opposition, ce avec quoi il effectuait un chantage absolument odieux : “ Tiens Jolene, j'irais bien m'acheter une nouvelle robe des sorciers, mais je n'ai pas le temps avec tout mon travail au ministère ! Ah mais maintenant que j'y pense, tu as finis tes études et tu as tout l'été pour toi, et si tu y allais à ma place ? A moins que tu ne veuilles que je parle de ta petite escapade à Papa ? ” ou “ Hé Lena ! Tu sais quoi, j'aimerais bien que tu ailles dire à Callie d'arrêter de chanter ? De toute façon, elle te déteste déjà depuis que tu as jeté un sort de saucisson à son dernier petit ami. Sauf si bien sur tu veux que j'aille suggérer à Maman de regarder ton bras gauche ? ”

A la longue, cela devenait particulièrement épuisant. Et il le savait, parce qu'il l'avait à l'usure, qu'à présent elle arrêtait de l'envoyer bouler. Au début, elle essayait de lui faire changer d'avis, mais elle en avait marre à présent, c'était d'ailleurs quelque chose d'autre avec lequel elle devrait vivre si elle décidait de s'exiler dans la campagne anglaise en vivant de la vente de ses potions. Une chance qu'elle soit ambidexe et que cette blessure ne l'empêche pas trop de rater ses potions. C'était un peu ça qui l'avait empêcher de trop foirer ses examens, quand elle pensait qu'elle avait été la première de sa classe depuis la première année et que sa blessure avait entraîné la chute de son ambition et de ses notes, elle avait envie d'étrangler Salomé Decameron, si jamais elle décidait bel et bien d'entrer dans la Résistance et qu'elle le croisait, elle le tuerait, quelque soit son rang !

- Quelqu'un m'a dit que je vous trouverais ici, j'ai quelque chose à vous demander.

L'attention de Jolene retourna immédiatement à son frère et à cette mystérieuse femme. Elle allait enfin savoir pourquoi est ce qu'il l'avait traîné ici. Et surtout ce qu'il avait à demander à ce maître Letrade.

- Lena, pourrais tu venir ici s'il te plait ?

Jolene releva le nez fièrement et tourna une nouvelle page, la déchirant presque dans son impatience de lui montrer que personne ne lui donnait des ordres, même avec un s'il te plait, et même si cette personne portait le même nom de famille qu'elle.

- Leeeeena ?

Même sans avoir à relever les yeux, elle savait par avance que les yeux de Manfred jetaient dès à présent des éclairs. Jolene le savait parce qu'elle était à son image : l'impatience incarnée. Parfois, la jeune femme songeait qu'elle se sentait comme un double cosmique de son frère, elle était comme son double, non pas physiquement, même si c'était de plus en plus le cas depuis que la teinture de roux s’effaçait - elle avait décidé d'accepter cette couleur de cheveux particulière qui la fichait aux yeux de tous comme une Letrade - mais ils partageaient la même façon de penser, c'était pour ça qu'elle l'avait appelé lui et non pas Olympe par exemple.

- Excusez moi une minute …

Il s'accroupit à côté d'elle, dans un grand bruit de froissement de robe de sorcier, de façon à cacher à cette femme leur conversation et tourna le menton de sa sœur vers son visage, elle avait l'impression d'être une petite fille que l'on va réprimander et cette image ne lui plaisait, mais alors, pas du tout. Pourtant elle avait lutté pour saboter son image de petite fille aux yeux de son ainé, mais sans succès, il fallait le reconnaître. Ses yeux semblaient être prêts à lancer des éclairs, mais il y avait une certaine réserve dans son regard, comme de la …

- Efface tout de suite cette pitié que je vois dans ton regard,
cracha t-elle. Ou je te jure que je te balance un sort.

Il eut l'audace d'avoir un sourire amusé. Jolene releva les yeux vers la femme et la fusilla du regard. Elle ne savait pas trop qui elle était, et Serpentard ou pas, elle ne voyait absolument pas pourquoi elle devait lui montrer de la sympathie. Peut-être que si elle témoignait d'un assez odieux comportement, son frère la ramènerait chez elle, mais il y avait fort à parier qu'il ne se laisserait pas impressionner par des piques et des regards sombres. Et puis, il fallait que ça soit la faute de quelqu'un, et si Manfred l'avait tiré jusque là, c'était qu'il pensait sérieusement que cette femme était douée pour tenter de faire quelque chose. Et elle ne pouvait pas supporter que son frère ait plus confiance en les dons d'une femme qui bossait pour le ministère qu'en sa propre sœur qui se tapait des O en potions depuis ses B.U.S.E.s. Bon, il était vrai que ces derniers temps, elle s'était plus intéressée à la préparations d'onguent, d'anti-douleur et de nouveau poison, mais elle avait épluché tous les livres que possédait la bibliothèque de sa grand-mère, et même si elle n'était pas complète et que les trois quarts étaient des livres de magie noire qui parlait plus de potions pour enflammer quelqu'un plutôt que de le guérir, elle estimait avoir cherché suffisamment pour décider de vivre avec ça.

- Alors de un, j'ai assez vu tes résultats de cette année pour être sur qu'il n'y ait pas de sortilège de ta connaissance que je ne puisse contrer. Et de deux, arrête de faire ta dure, tu es comme ça depuis la mort de Louise, il serait peut-être temps de passer à autre chose, arrêter de croire que si tu t'attaches à une personne, elle te fera mal quoi qu'il arrive. C'est une vision très pessimiste du monde, argua t-il. Tu penses que tu peux t'en sortir avec une blessure telle que celle ci ? Ecoute moi bien, tu auras mal. A chaque heure du jour et nuit. Cette douleur ne te quittera jamais vraiment.

- Je peux me préparer des …

- Tu crois que tu vas supporter de devoir en faire toute ta vie, de devoir te soigner tous les jours ? Au risque de souffrir au point d'en mourir si tu oublies de le faire ? Tu t'es brûlée avec un sort de magie noire, ça ne va pas s'enlever comme ça, déjà que tu as été assez conne pour … - elle lui donna une tape sur la tête en le reprenant, le langage chez les Letrade, s'était quelque chose de sacré - Aie ! … pour t'en servir. Je connais ce genre de sort, et tu vas devoir vivre avec jusqu'à ta mort, s'il ne te brûle pas de l'intérieur avant. N'essaie pas de nier, je ne suis pas aveugle, j'ai bien vu que ta brûlure s'était étendue. Et après tu t'en voudras de n'avoir pas saisit toutes les occasions d'essayer d'au moins arrêter l'expansion de cette sale brûlure par tous les moyens.

Elle n'avait rien à répondre à ça, Jolene savait qu'il connaissait son sujet, avant de se décider pour le Ministère il avait envisagé de devenir médicomage, mais ce qu'il avait vu dans le département où il officiait comme simple infirmier l'avait dégouté à vie.

- Si tu as perdu tout envie de te battre contre ça, de toute façon c'est ton problème, mais tu m'as embarqué dedans, et j'ai respecté tes consignes : je ne t'ai pas amenée à St Mangouste, et au passage j'aimerais te signaler que tu es vraiment paranoïaque parce que tout le monde n'irait pas rapporter à Papa si jamais tu y posais le pied, et je ne lui en ai pas parlé. Tu me dois au moins de laisser te guérir à ma façon si ça respecte mes deux promesses. Tu vas me laisser faire ou je vais devoir te pétrifier ?

Il la dévisagea avec férocité tout en se relevant. Elle devait quand même reconnaître sa faculté à la gronder/faire la leçon en hurlant à demi voix. C'est que ce n'était pas n'importe quel personne qui pouvait réussir cela.

- J'aime pas quand ta raison, grommela t-elle en refermant sa revue.

Il eut un sourire triomphant qu'elle aurait aimé effacé à coups de poings, si la peau de la main qu'elle préférait utiliser ne ressemblait pas aux restes d'un feu de joie au petit matin. Avec un immense soupir à briser le cœur d'un petit caillou, elle referma sa revue, se rappela qu'elle n'avait pas à vérifier que chaque parcelle de son bras gauche était bien caché et suivit son frère sans pouvoir néanmoins s'empêcher de camoufler sa blessure dans son dos. Sorcière ou pas, l'aspect de la brûlure avait de quoi retourné l'estomac du légiste le plus endurci, et c'est qu'elle n'avait pas envie de la voir partir en courant. Et en hurlant. Après avoir réprimer une dizaines de haut-de-cœur.

- Désolée pour le regard de travers, s'excusa t-elle en premier en ignorant le regard interrogatif de son frère. Jolene Letrade, enchantée.

Elle lui serra la main pour montrer qu'elle savait être une parfaite et polie jeune fille de bonne famille. Malgré le fait que tout le monde sache qu'il n'était pas bon de juger su les apparences, il était parfois difficile de ne pas le faire. Par exemple, après le regard assassin que lui avait jeté Jolene tout à l'heure, elle devait se demander quel genre de pauvre petite conne - pardon Maman, pardon Papa - elle pouvait être et à quel point sa connerie - pardon bis - était élevée. Après tout, c'est ce qu'elle pourrait penser d'une personne si elle recevait un tel regard d'une personne qu'elle ne connaissait pas, et ce que les 98% des élèves de sa promotions pensait d'elle. Dans les 2% restant, il y avait Olivia, Demeter et les quelques innocents qui n'avaient jamais eut affaire à elle.

- Mon frère avait quelque chose à vous demander, mais je pense pouvoir dire que c'est à moi de formuler la demande. Je ne sais pas trop si vous êtes une sorte de médecin au noir - je veux dire en dehors du métier d'avocat - une experte en brûlure ou en ingrédient de magie … Mais il apparaîtrait que j'ai besoin d'aide pour me soigner. … Et je ne parle pas de ma santé mentale, insista t-elle quand même.

Un doute l'assaillit quand même. Elle prit une grande inspiration.

- Mais d'abord, si ce n'est pas trop demander, j'aimerais que vous juriez que ce qui se passera cet après midi restera entre nous trois.

Manfred, qui avait du peur qu'elle fasse une demande exubérante ou destinée à blesser cette Maître Redgrave, hocha de la tête, comme pour à la fois acquiescer et reconnaître l'intelligence de sa sœur de la requête de Jolene
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Elinor Redgrave
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MessageSujet: Re: Burned   Mar 11 Sep - 12:56

Elle ne savait pas bien pourquoi Letrade avait essayé de la contacter ou plutôt s'était donné la peine de la suivre ou de se renseigner sur ses loisirs actuels. Elle n'avait pas suivi la discussion entre le frère et la sœur. Il avait essayé de se cacher d'elle. Essayé simplement. Elle aurait pu écouter, tendre l'oreille, mais elle s'en fichait. La seule chose qu'elle avait compris était que cet ancien Serpentard avait besoin d'elle. Et cette réalité avait apparemment bien du mal à passer chez sa jeune soeur qui se trouvait impliquée dans l'affaire...

Pour l'instant Elinor n'avait rien remarqué sur la jeune fille et ne comprenait pas tout. Par contre, la sortie que fit cette cette demoiselle, son caractère, son orgueil et son comportement général... c'était troublant. Elle lui ressemblait. C'était une évidence. Elle lui ressemblait avant qu'elle n'amorce sa métamorphose quelques années auparavant. Il y avait dans ses yeux la même rage contre le monde, la même hargne. Fort heureusement pour son entourage et pour elle-même, elle avait changé depuis... Quoi que.

A la fin de la demande de Jolene, un éclat de rire résonna dans la boutique et fracassa le pathos duquel la soeur de Letrade tenta de colorer la scène .

Néanmoins, au-delà du comique que lui avait inspiré cette jeune tête brûlée, son en matière théâtrale ne l'avait pas forcément convaincue d'accéder à la demande qui allait suivre, même si les mots de brûlure et de potions avaient titillé sa curiosité.

- Mademoiselle dans ma vie je n'ai juré qu'au prétoire. Elle aurait bien pu en rester là mais elle se décida à ne pas le faire notamment par rapport à Letrade. Il était un contact précieux au Jugenmagot. C'était une bonne raison de continuer et de repenser à ce qu'elle avait dit avant d'émettre cette question ridicule.

- Je ne vous connais pas, vous venez me solliciter avec une mine d'enfant gâtée, et ce n'est que par pure déférence envers votre frère et la réputation de votre famille que je consens à écouter la suite quand votre arrogance m'aurait conduite à tourner les talons. Votre frère connaît ma discrétion et les obligations auxquelles je suis continuellement soumise. Cela doit vous suffire. Reprenons donc au début. Vous m'avez parlé me semble-t-il de soigner, de brûlure, et de potions. Dois-je en conclure que vous avez été victime d'un quelconque accident magique, plutôt noir, face auquel vous ne pouvez solliciter les compétences traditionnelles des médicomages de Sainte-Mangouste sans trahir la mystère dans lequel vous vous drappez? Je vous avoue tranquillement que si mes suppositions sont exactes, je suis diablement intéressée.

Ils avaient parlementé, apparemment presque débatu. Elle avait apparemment du mal à faire confiance à des personnes que son frère pouvait tenir en estime. Et si son frère s'engageait à ses côtés, il y avait fort à parier que le reste de sa famille n'était pas totalement au courant de ce qui lui était arrivé. Il y avait fort à parier que sa responsabilité était engagée dans l'incident. Cela devenait très intéressant et de nature fortement divertissante. Son cerveau était en ébullition comme rarement ces derniers temps. Les déductions se multipliaient et son ego se gonflait à chaque fois qu'elle commençait à imaginer la suite logique de l'assemblement des pièces. Le frère et la soeur avaient finalement bien mené leur barque, tant et si bien qu'Elinor était prête à plonger pour découvrir de quoi il retournait finalement.

- Je vous écoute Jolene.

Et comme pour mieux l'assurer de toute l'attention qu'elle était prête à lui donner, elle s'assit sur l'une des miteuses chaises de bois présentes dans la pièce. Pour peu elle se serait crue derrière son bureau à écouter les pseudos confessions de clients venus solliciter son avis, sauf que là, c'était de potions qu'on parlait, et cela ravissait à présent la jeune femme.

HJ: je remercie Jolene d'avoir accepté de reprendre ce sujet. Wink
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Jolene Letrade
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MessageSujet: Re: Burned   Mar 2 Oct - 15:38

La jeune femme sursauta presque en l'entendant éclater de rire. Qu'est-ce qui pouvait être aussi amusant ? Est-ce que la situation avait l'air d'être prétexte à rire ? Non, la jeune femme était si terrible que si elle devait un jour faire un roman de sa vie, celle ci ferait sûrement partie des scènes tragiques précédant des périodes sombres et troubles. Sur une échelle de un à dix (un étant légèrement stressant et dix étant code rouge de panique absolue)la situation méritait amplement un treize. C'était pour dire. Jolene la dévisagea intensément en essayant de se rappeler si elle avait dit ou non quelque chose d'amusant, quelque chose qui aurait pu lui laisser croire que sa situation était un vrai plaisir. Pourtant non. Elle haussa un sourcil en croisant les bras pour l'écouter.

En général, Jolene avait toujours pu faire confiance à son frère, il était toujours là pour elle, toujours près à l'aider, si elle tâchait de se mettre en quatre pour accomplir sa volonté en retour, mais depuis qu'ils étaient tout petit c'était la règle d'or qui marchait entre eux. Et elle marchait bien. Tant que Jolene acceptait le chantage et que Manfred la sauvait avec de bonnes idées. Le jour était peut-être enfin arrivé où leur merveilleuse alliance arrivait à son terme. Non mais qu'est-ce qui lui avait pris de l'amener à une femme pareille ? Il avait de bons arguments sur le fait de se soigner, ça d'accord, Jolene l'aurait sûrement suivie voir n'importe quel médecin ou alchimiste compétent, mais elle ? Il s'était cogné la tête ou quoi ? Pas aimable pour trois sous et franchement tête à claque. Dommage qu'elle ne puisse pas se permettre de la claquer. Enfant gâtée ? Elle ? Sérieusement ? Bien sûr, c'était la marque de fabrication des Letrade, mais personne ne se permettait de leur dire entre quat'yeux. Personne. Jamais. Peut-être qu'elle pouvait se permettre de la claquer en fait. Prétexter la folie passagère. Dans la vie, Jolene n'avait qu'une seule hâte, devenir assez âgée pour avoir l'air d'une grande et imposante vieille sorcière honorable qui pouvait se permettre de claquer qui elle voulait, un peu comme ça grand mère. Elle, personne ne la traitait d'enfant gâtée. Surtout pas une minable petite avocate de seconde zone. La jeune femme plissa les yeux avant de se retourner vers son frère, le regard noir.

- Elle est sérieuse ?

Et lui ? Est-ce qu'il était sérieux ? Où est-ce qu'il l'avait emmené ? Quoique qu'elle aussi pouvait facilement se blâmer. Qu'est-ce qui lui avait pris de le suivre ? Finalement, elle aurait mieux fait de se faire assommer le jour où elle avait décidé de l'appeler à l'aide, ça lui aurait empêché beaucoup de tracas et d'ennuis. Et puis elle aurait finit par trouver une solution sans avoir à lui demander quoi que ce soit. La jeune femme secoua la tête avant de donner un coup de poing dans le bras de son frère. Il tressaillit à peine, elle leva intérieurement les yeux. Elle se serait sûrement très bien débrouillée toute seule en fait, pas la peine de se vouer à deux ans d'esclavage avec lui, surtout pour l'aide qu'il lui apportait. Ah il se croyait malin comme ça ? Il lui épargnait d'aller à St Mangouste, mais à la place il l'emmenait voir une peste qui était sûrement pire que les guérisseurs qui, déjà, n'y allaient pas avec le dos de la cuillère.

- C'est comme ça tu m'aides, hein ? Je retiens, merci, siffla t-elle entre ses dents en l'assassinant du regard.

Le regard qu'elle lui jeta signifiait clairement « On va en reparler à la maison et crois le ou non mais tu vas le regretter amèrement. J'espère que t'as déjà contacté les pompes funèbres ». Ce malotru se contenta de soupire à en fendre le cœur des petites pierres en levant les yeux au ciel avant de poser une main sur son épaule et de la pousser à s'asseoir en face de l'autre femme. Jolene grimaça comme si on venait de l'installer face à une morveuse turbulente et hautement inintéressante - comparaison mentale, loin d'être recevable sur un point physique. Il continua de l'enfoncer dans le siège un peu après que son postérieur ait touché le siège, comme s'il croyait que l'encastrer dans une de ces chaises allait pouvoir la faire tenir en place. Elle avait survécu à un presque incendie, elle allait aussi survivre à ça, il se faisait des illusions. La jeune femme leva les yeux pour le fusiller du regard une nouvelle fois mais l'œillade qu'il lui renvoya était sûrement aussi noire que celle qu'elle lui avait lancé. Bon. Tout bien considéré, peut-être que c'était elle la morveuse turbulente et arrogante, mais elle avait une excuse au moins. Personne ne savait à quel point vivre avec la douleur augmentait le stress, et le stress faisait grincer des dents, et avoir mal et grincer des dents … et bien ça ne rendait ni patient ni agréable. Déjà qu'elle ne l'était pas par nature … Jolene prit une grande inspiration avec humeur avant d'essayer d'adoucir un peu son regard noir avant de le tourner vers la jeune femme. En quelques microsondes, elle avait retrouvé son calme, sa posture arrogante de tête de classe, d'académicienne et de bûcheuse hors pair.

- Tout d'abord, sachez que non, savoir que vous avez des obligations ne me suffit pas. Je suis plutôt serment inviolable et tout le tintouin mais je vais essayer de faire sans pour une fois. Bien, les brûlures ? Les suppositions j'ai jamais aimé ça non plus, alors, d'abord qu'est-ce que vous y connaissez ? demanda Jolene en croisant les mains sur ses genoux. Je ne parle pas des charmantes petites brûlures d'inattention, des petites cloques de pacotille ou des rougeurs, non … Je vous parle de blessures magiques, de sortilèges en constante évolution, de résultats sanglants que, en effet, les guérisseurs de St Mangouste ne sont pas forcément habitués à voir. Sans entrer dans le "est-ce que vous êtes intéressé ou pas", est-ce votre rayon où est-ce qu'on peut écourter au plus vite cet entretien ? Tiens, d'ailleurs c'est quoi votre rayon ? Pourquoi est-ce que mon frère dans sa grande sagesse a crut bon de m'emmener ici dès que j'ai mentionné le mot potion en sa présence? Qu'est-ce qui vous fait supportez mon arrogance aux mots soigner, blessure, potion et secrets, hum ?

La jeune femme haussa un sourcil avec un sourire carnassier. On n'était pas une Letrade en claquant des doigts, il fallait des années d'expérience, des années de préparation et encore, certains membres de sa fratrie n'illustraient pas encore bien les valeurs de leur famille et personne, non personne ne leur marchait sur les pieds, pas même une avocate. Surtout pas quand s'ajoutait le prénom Jolene au nom de famille Letrade
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Elinor Redgrave
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MessageSujet: Re: Burned   Jeu 18 Oct - 19:16

- C'est simplement votre comportement qui transpire l'arrogance. Je viens de vous le dire mais puisque vous insistez... Cette attitude n'a rien à voir avec la douleur que vous pouvez ressentir. Et je ne parle pas de la violence qui habite votre manière d'être. Vous ressemblez à un animal sauvage, griffant parce que menacé, hautain parce que souverain sur sa meute. Si j'étais intéressée, - et j'emploie bien l'imparfait - je l'étais parce que dans le passé j'ai enseigné l'art des potions à Poudlard, et que j'ai mené bien des recherches dans la section interdite. Je me suis déjà occupée de soigner des blessures dues à des sortilèges inconnus ou à de la magie noire. Votre frère en sait quelque chose.

Elle avait dit ce qu'elle avait à dire en restant courtoise, calme et posée, comme à son habitude, n'ayant que faire des regards ou des sourires que pouvait lui proposer la jeune fille. Malgré ce qu'elle venait de lui dire elle la plaignait. Non pour ses douleurs ou sa blessure, mais quant à l'image qu'elle renvoyait aux autres, ayant beaucoup de mal à imaginer ce qu'elle pouvait être en dehors de cette conjecture. Elle avait également beaucoup de mal à comprendre qu'est-ce qui pouvait pousser son frère à l'adouber dans ce comportement. Mais la curiosité céda vite la place à la morale dans son esprit.

Il y avait trop de malheurs et de misère collective dans ce monde pour qu'elle se permette de gaspiller son temps auprès de personnes comme elle, tellement de malheureux et de miséreux qui ne demandaient jamais rien de peur pour se soumettre aux volontés d'une gamine à qui seule la naissance avait donné du style. C'était ainsi. Sa décision était prise. Elle ne mettrait pas ses compétences au service de cette égoïste.

- Je ne vous dois rien et inversement. Restons-en là. Au revoir M. Letrade. Mademoiselle.

Elinor tourna les talons et termina ses emplettes en quelques minutes avant de saluer la clientèle et de rejoindre à nouveau la rue d'où elle était arrivée. Bien au fond d'elle elle était encore choquée par le comportement de cette gamine. Les pensées dirigées vers elle la firent grimacer. Elle finit son après-midi shopping sur le Chemin de Traverse, s'engouffrant dans le magasin de farce et attrapes Weasley pour faire plaisir aux garçons. La boutique regorgeait toujours autant de trésors improbables, flashy et hyper tendance. Les Weasley avaient traversé les crises et les régimes politiques avec une rare élégance, à tel point que certains londoniens ressentaient la présence de leur affaire comme un gage de stabilité politique. Les gens ne se sentaient pas coupables de rire et de trouver de la joie dans ce qu'ils pouvaient. Elinor ressortit de là les bras chargés. Elle finirait son moment solitaire par un verre au Chaudron Baveur en savourant ce moment de solitude.

A cette heure-ci le pub n'était pas trop bondé. Elle prit place près de la cheminée et commanda un jus d’œillet.
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Burned

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