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 Sham versus the world

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Sham Alasdair McBrashen
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MessageSujet: Re: Sham versus the world   Mar 24 Juil 2012 - 22:42

J'aurais certainement dû ressentir un peu plus qu'un simple soupçon d'enthousiasme à l'annonce de la grande nouvelle : une partie de notre équipe avait vraiment progressé au cours de nos errances respectives dans les ruines. Mais, au-delà de cette information, le constat était un peu plus amer. Je détaillai mes coéquipiers un par un, au maximum possible dans les faibles conditions de visibilités qui étaient les nôtres. Ceci, additionné aux récits de nos aventures et de leurs conséquences, corroborait mon impression que nous étions tous plus ou moins dans un sale état. La pensée me vint, honnêtement, de tout mettre en branle pour sortir du bâtiment en loque afin de récupérer des forces et de mettre en place une nouvelle stratégie.

Mes neurones me balancèrent deux contre-arguments dans la figure :
1. il aurait d'ores et déjà fallu que l'un d'entre nous sache comment sortir de ce labyrinthe, de préférence sans encombre, et ça n'était probablement le cas d'aucun d'entre nous.
2. nous avions visiblement sur nos traces un (voire deux si mon sentiment se révélait juste) groupes de poursuivants dont la description allait du «pas contents» au «très menaçants», en passant par les degrés divers et variés d'agressivité.

Conclusion: quand bien nous réussirions, par je ne savais quel miracle, à sortir sains et saufs (du moins, pas moins sains ni moins saufs qu'actuellement) de ce terrier géant, nous ne pourrions probablement pas y pénétrer à nouveau pour y dénicher l'Akribeum.

De son côté, Susan assimilait la nouvelle à sa manière :

- Bon, certains d'entre nous font apparemment preuve d'un peu plus d'efficacité que d'autres...

Je suppose que les autres, c'était pour ma pomme.

* J'aurais dû la laisser dans les limbes du courroux et de la violence à s'entre-déchirer en solitaire. *

Oui, je sais, la pensée n'était pas charitable mais elle me tapait vraiment sur le système. Et je n'allais pas non plus m'excuser pour une pensée de passage. Ce qui me faisait souligner qu'aucun d'entre nous n'avait montré la moindre volonté d'exprimer une quelconque forme de regret quant à la crise d'agressivité qui nous avait tous saisi. Sans doute sentions-nous tous que nous avions été le jouet de quelque chose qui nous dépassait.

Comme je ne pouvais pas décemment mettre ma main sur le visage de Davidson, même à titre de défouloir, je ravalais mon orgueil et surenchérissai :

- Oui, félicitations à tous les deux !

J'aurais voulu entendre le récit du quand, du comment, et autres détails mais, depuis quelques minutes déjà, un frisson désagréable m'agitait la nuque et il ne me paraissait pas de bon ton que de nous attarder trop longtemps dans les parages. A mes côtés, un autre frisson secoua Sophia toute entière et le frémissement, j'en étais certain, n'avait rien à voir avec mes propres craintes. Tout à nos retrouvailles et à la narration de nos périples, j'avais négligé un léger détail... Sans rien dire, je soufflais à ma baguette un sortilège qui eut pour effet de diffuser un courant d'air chaud qui sécherait ses vêtements plus vite que l'atmosphère fraîche et humide qui baignait ce bout de couloir. Dan se débrouillerait très bien sans moi, si nécessaire. Lui était en possession d'une baguette et de l'éducation magique distillée par un cycle d'études à Poudlard.

Tandis que ma baguette était dirigée sur Sophia, je tendis une autre main pour pouvoir examiner le fruit de leur découverte à tous les deux. Dan me la tendit obligeamment. Je la fis rouler entre mes doigts tout en passant en revue tous les textes qui avaient abreuvé la préparation de notre quête. A la réflexion, certains passages pouvaient référer à la notion de clef, au sens propre comme au sens figuré. Dans nos traductions, nous nous étions attachés à l'abstraction, notre tâche étant déjà suffisamment monumentale pour ne pas s'envenimer, en plus, d'une quête des différentes clefs nécessaires à l'obtention de l'Abrikeum.

Je poussai alors un soupir parfaitement audible.

- Non seulement nous devrions continuer, mais nous devrions même ne pas trop traîner dans les parages.

Pas très envie d'avoir de la visite en position de faiblesse.

- La bonne nouvelle, c'est que nous avons clairement avancé dans la quête de l'Abrikeum...

J'adressai un sourire à nos deux vaillants coéquipiers responsables de cette avancée.

- Et la mauvaise ?

Il fallait toujours que Davidson ma gâche mes effets.

- Ne me dis pas que...
- Si. Nous l'avions évoqué alors que nous déchiffrions les écrits de Iounmotef...
- L'histoire des trois clefs ?
- Exact. Ça n'était pas simplement une image, encore moins des étapes à franchir ou des énigmes à résoudre mais bel et bien trois clefs tout ce qu'il y a de plus concret à dénicher.
- Et nous n'en avons qu'une...


Sans compter que les deux autres pouvaient très bien avoir été dérobées des siècles auparavant par des chasseurs de trésor, ou ensevelies par les ans et le sable n'importe où dans nos ruines. Découragé, je m'abstins de partager mes pensées, quand bien même mes trois collègues en étaient visiblement parvenus aux mêmes conclusions que moi. Nous en étions pour des heures voire des jours à errer dans le sable et la poussière. Ô joie !

- Personnellement, je ne peux pas abandonner la partie maintenant. Pas après ce que nous avons traversé...

* Et pas avec ce qui me pend au nez si je reviens les mains vides. *

Je voulais leur laisser l'opportunité de out plaquer avant que quelque chose de vraiment grave nous tombe dessus. Il va sans dire que le peu d'estime que j'avais pour Davidson serait en chute libre si elle désertait. Mais je savais que, par pugnacité, elle ne lâcherait pas l'affaire. Pas plus que Sophia ni Dan. Je ne voulais juste pas leur imposer que...

- Néanmoins, il nous faut avant toute chose avancer. Honnêtement, j'ignore où est la sortie et je pense qu'on gagnerait tous à rester groupés. Nous allons nous diriger dans cette direction et aviser en cours de route.

C'était le meilleur plan que j'avais à leur soumettre.
Quant à la direction indiquée... eh bien, disons que je n'avais pas particulièrement envie de revenir sur mes pas. Et que Dan et Sophia étant tombés du ciel, il nous restait donc une direction à explorer.

Vaillamment, je me levais et tendis une main en direction de Sophia pour l'aider à se relever, tandis que Dan en faisait autant avec Susan. Je me posais deux secondes, le temps d’évacuer le tournis qui m'avais envie la tête et pris la tête de l'expédition. D'un coup d'œil sur le côté, je guettai Sophia. J'avais envie d'échanger quelques mots avec elle.


Dernière édition par Sham Alasdair McBrashen le Dim 19 Aoû 2012 - 13:47, édité 1 fois
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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Sham versus the world   Sam 11 Aoû 2012 - 2:56

Bon, le seul point positif dans tout ça, c'était que même si elle ne sautait pas forcément de joie en sachant que la fin de cette mission n'était encore très proche, les autres semblaient déjà trouver qu'ils avaient contribué quand même un peu à l'avancement de cette mission. Sophia esquissa un simple sourire devant le constat de Davidson, notant au passage le visage sombre et presque haineux de Sham qui la regardait comme s'il envisageait de la noyer avec sa bouteille d'eau. Ou qu'il regrettait de ne pas l'avoir encore fait. Il se reprit cependant pour les féliciter, mais Sophia avait bel et bien noté le changement dans son visage, ce que Dan et Davidson semblaient ne pas avoir vu. Enfin bon, tout ça c'était bien beau, les compliments et tout, mais le problème, c'était qu'elle allait finir par se transformer en statue de glace, pétrifiée dans ce couloir, et elle voyait vraiment mal comment elle allait pouvoir faire pour se sécher, il faisait tellement chaud dehors, mais ce n'était pas le cas à l'intérieur, et elle n'avait pas prit de change. Sophia était certaine d'au moins s'en sortir avec une bonne crève carabinée au minimum.

Loué soit-il, Sham semblait y avoir déjà pensé et pointa sa baguette droit sur elle, libérant un souffle chaud qui sécha très rapidement ses vêtements et sembla même la réchauffer jusqu'aux os. Elle soupira de satisfaction et lança un grand sourire de gratitude à son ancien soumetteur pour le remercier. Elle ne savait pas si c'était de la pitié ou autre chose, mais en tout cas, elle lui en était grandement reconnaissante, au moins, elle ne terminerait pas ses jours à décorer les jardins de la Reine Blanche. Sham ne vit pas son sourire, où alors il n'en laissa rien voir, trop occupé à examiner leur trouvaille avec sérieux.

Elle baissa les yeux sur ses mains en l'entendant soupirer. Elle se retint de justesse de soupirer elle aussi, à croire que c'était contagieux. Mais elle voyait mal comment faire avancer tout cela. Comment faire pour rentrer ? Cette pyramide, non seulement était un véritable labyrinthe, mais en plus, tout le bâtiment lui-même s'amusait à les faire tourner en bourrique comme pour son seul bon plaisir. La seule chose possible, c'était marche ou crève.

Elle acquiesça à la proposition de Sham, partir très vite.

- Bonne idée, on devrait bouger

Mais apparemment, personne ne l'écoutait vraiment, Davidson et Sham étaient partis dans un échange à propos de ce qu'il fallait faire. Alors, Sophia se recula contre le mur, juste à côté de Dan, préférant les laisser décider ce qu'il convenait de faire. S'ils voulaient perdre leur temps à s'engueuler - ce qu'ils n'avaient cessé de faire depuis qu'ils avaient commencé à travailler, à croire que c'était le seul moyen de communication qu'ils avaient trouvé - Sophia elle, préférait se reposer. Et Daniel aussi, il avait décidé d'imiter Sham et séchait ses vêtements en regardant les hiéroglyphes inscrits sur le mur d'un air vaguement intéressé qui laissait plutôt supposer qu'il préférait avoir l'air occupé plutôt que devoir prendre part au débat.

* Il a tout compris lui * songea Sophia avec un petit sourire en avalant une nouvelle gorgée d'eau fraiche. Et sa technique était plutôt bonne, la jeune femme sourit mais ne se laissa pas tenter et s'interdit de faire pareil, elle opta plutôt pour un compromis, elle afficha un air d'interêt poli pour leur conversation en faisant la sourde oreille, histoire de se reposer un peu mentalement. Hey ! Elle avait été drôlement secouée mine de rien ! Elle n'avait pas tourné en rond en se tournant les pouces depuis qu'ils s'étaient séparés.

Sham finit par se relever, la jeune femme avait réussit à entendre sa dernière phrase, et elle était plutôt d'accord avec lui. Mais franchement, qui était l'idiot qui les avait envoyé là-dessus ? C'était vraiment n'importe quoi cette mission, quand Dolores avait protesté, elle ne l'avait pas vraiment prise au sérieux, mais elle avait raison, c'était vraiment une mission pour se débarrasser des indésirables. Et maintenant Sophia se sentait d'autant plus mal que c'était de sa faute s'il avait reçu cette distinction.

- Allons-y gaiement alors ! Tous en cœur en tapant des mains ! glissa t-elle d'un ton faussement joyeux.

Elle laissa Sham l'aider à se relever, de nouveau en le remerciant avec un petit sourire et resta près de lui, s'ils devaient de nouveau être séparés, elle préférait faire équipe avec Sham plutôt qu'avec Dan. Il était gentil, agréable, doué et tout, mais finalement, il n'était pas si débrouillard que ça sur le terrain, et son petit doigt lui disait que son ancien soumetteur aurait aussi préféré ne pas avoir à se retrouver avec Susan. Elle accéléra un peu le pas, laissant quand même Sham devant pour les guider, mais vu que c'était elle «l'Immortelle» dans le groupe - bien que le sortilège qui la maintenait en vie marchait momentanément quand il voulait - autant qu'elle serve un peu à quelque chose. Dan marchait pas très loin derrière eux, et Davidson fermait la marche avec un air à la fois sombre et inquiet. Elle avait raison de se méfier, la bougresse, la pyramide était prêt à se défendre, en mettant toutes ses forces pour les bouter hors de son sein.

Sophia soupira profondément.

Elle en avait plein le dos de cette histoire. Elle jeta un coup d'œil à Sham et remarqua qu'il semblait l'attendre. Ce n'était pas la première fois qu'il l'attendait pour lui parler, Sophia commençait par reconnaître ce genre de regard. Elle glissa lentement vers lui pour empêcher Dan de pouvoir écouter ce qu'ils se disaient. Après tout, il n'avait pas forcément à savoir. La jeune femme fronça des sourcils,

- Je ne voudrais surtout pas avoir l'air de faire ma maligne ni rien, hein, mais qu'est-ce qu'on fait si on ne trouve pas les autres clefs ou la sortie ? chuchota t-elle à son adresse.

A croire qu'il n'allait jamais commencer les discussions qu'il voulait entamer avec elle. Elle secoua la tête un peu amusée mais se reprit très vite, mieux valait lui faire peur de ses inquiétudes avant qu'elle ne lui laisse la parole.

- Peut-être que ce serait bien d'envisager un plan B peut-être. Si on est vraiment perdu, on pourrait peut-être essayer de retrouver la bande de sorciers qui trainent dans les parages pour qu'ils nous fassent sortir … Bon bien sûr, il faudrait revoir les détails, mais ce serait l'idée en gros.

Sophia lui envoya un petit sourire, même si elle commençait sérieusement à avoir les pétoches, à croire que cette histoire ne pouvait que mal finir, elle préférait néanmoins ne pas le laisser voir. Ce n'était pas à quelqu'un qui ne pouvait pas mourir d'avoir peur. Elle devait se montrer forte surtout.

- Alors … de quoi tu voulais parler ? demanda t-elle avec malice.




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Sham Alasdair McBrashen
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MessageSujet: Re: Sham versus the world   Lun 20 Aoû 2012 - 22:17

- En désespoir de cause, on peut toujours offrir Davidson en sacrifice aux Dieux Anciens. On sait jamais, ça pourrait marcher... Même si ce serait tellement douloureux d'avoir à se séparer d'elle...

Bon, d'accord. Je ne le pensais pas vraiment. Mais un peu d'humour noir était parfaitement en accord avec mon état d'esprit. Ou avec notre présente situation. Cherchez la cause et la conséquence.
C'était ça ou lui dire combien je trouvais mauvaise son idée de retrouver la bande de sorciers qui étaient à nos trousses. Non seulement, il faudrait 1. réussir à les dénicher dans ce labyrinthe (quoi qu'ils nous trouveraient peut-être les premiers). Mais quand 2. ce serait fait, aucun doute sur le fait qu'ils nous évacueraient de leurs sacros-saintes ruines, restait à savoir dans quel état. Je penchais personnellement pour les pièces détachées. Et la seule alternative à cette haute probabilité était la torture afin de nous soutirer quelques informations substantielles. Alors, merci mais non merci.
Mais peut-être n'étais-je seulement qu'un vieux pessimiste.
Ou peut-être que je commençais à fatiguer de ce qui m'apparaissait sous le jour d'une mission suicide. Je tentais pourtant un vague sourire de réconfort à l'adresse de Sophia, dont l'effet fut malheureusement gâché par la culpabilité que je ressentais à la voir embarquée dans cette même galère. A mes yeux, les deux autres étaient majeurs et consentants mais Sophia tendait toujours à apparaitre comme une espèce à protéger. Sans doute avais-je fini par me graver au fer rouge les Dix Commandements du Parfait Soumetteur dans un recoin obscur de mon cerveau. Commandement numéro 1 : à ta Soumise, ta protection tu étendras. Mouais. j'avais jamais vraiment excellé dans ce domaine. A la réflexion, je n'excellai nulle part et ça, c'était le grand drame de ma vie.

Je me secouais mentalement.
Depuis l'épisode de la crise de colère, je me méfiais des émotions qui avaient tendance à s'accrocher un peu trop fort à mon moral. La magie pouvait nous altérer le caractère d'une manière tellement subtile qu'elle passait inaperçue. Qui savait si un vieux sortilège de découragement datant du millénaire dernier ne nous attendait pas au tournant ?

* Allez, courage McBrashen ! Pense positif. *

La seule pensée positive que je parvenais à activer concernait l'après. j'imagine que si je réussissais à me projeter "après", c'était relativement positif : ça sous-entendait que je sortirais vivant de reliquat de sable et de poussière. Bon, peut-être pas Davidson mais le monde ne pouvait pas être absolument parfait. Et puis, elle serait hissée au rang de martyre de l'Opposition, ce qui devrait plutôt flatter son ego.
Bon, ok. J'arrêtais avec Davidson qui n'était somme toute pas si pire que ça. De loin, de dos, la nuit, avec un bâillon autour de la bouche.

Concentrons-nous plutôt sur l'après.
Ou sur le carrefour qui s'offrait à nous. Nos deux co-équipiers traînant un peu la patte à quelques pas derrière nous, à moi la décision du "àgaucheàdroiteoutoutdroit" . Cool. pas de tergiversions pendant trois plombes. Après un regard à Sophia, j’optai pour le "toutdroit" et repris le fil de ma pensée concernant l'après.

- Sophia, si on sort d'ici vivants, je t'offre un sorbet six boules de chez Galleo dont tu me diras des nouvelles..

Il fallait bien s'accrocher à des futilités pour garder le cap. Une glace était une futilité comme une autre et il me semblait me souvenir que Sophia était du genre gourmande. En même temps, avec la température qui se la jouait decrescendo, ça n'était pas exactement le genre de truc qui faisait rêver.

- Ou un maxi café chez J.K..

L'enseigne J.K. (pour Jorge Khlowney, since 2006), était la favorite de ces dames. Lancée par une sorcière fortunée d'un certain âge, la particularité de cette franchise résidait dans son service : les barmans (uniquement au masculin) étaient recrutés sur trois critères, leur physique, leur jeunesse et leur charisme. Bien qu'ayant pu être facilement occultée par cette caractéristique, la qualité de leur café variait de satisfaisante à excellente. Notre sorcière fortunée avait grimpé quelques échelons supplémentaires dans le top 20 des fortunes sorcières américaines. La chaîne avait bien évidemment exporté quelques pubs en Grande Bretagne, en dépit de l'allergie traditionnelle des anglais à toute autre boisson chaude que leur sacro-sainte tasse de thé.
Voilà pour la petite histoire.
Les J.K. Café n'étaient pas l'endroit idéal pour un rendez-vous mais parfait quand vous essayiez de rebooster le moral d'une jeune fille. Restait à vérifier si ça fonctionnait aussi sur les clones compliqués.

Nous passâmes quelques mini alcôves où avaient dû reposer des reliques désormais retombées en poussière ou dérobées par des individus plus malveillants que nous (ceci étant dit, s'ils étaient parvenus jusqu'ici, c'était la moindre des choses que ces ruines leur offre un semblant de récompense à défaut d'une première place dans le Guiness Record). Toujours en silence. Alors que Sophia m'avait posé une question simple. Les questions simples en appellent toujours à des réponses compliquées (la réciproque n'étant malheureusement pas vraie).
A l'origine de mon geste, j'avais simplement voulu voler un peu de temps avec Sophia. Comme ça. Pour rien. Parce qu'il était étrange de ne plus avoir droit à ses comptes rendus réguliers. Parce qu'il aurait été agréable d'avoir une conversation avec elle, sans impératifs. Évidemment , l'endroit et le moment n'étaient pas les mieux choisis. C'était un autre de mes talents.

- Je voulais juste...

Prendre de ses nouvelles ? Ça faisait des jours qu'on avait débarqué en Afrique ensemble.
Discuter de la mission ? N'importe quoi.

Je voulais juste avoir une conversation normale, aussi normale qu'un échange entre deux personnes dans notre situation puisse être. Je me rendais compte tout seul du ridicule de mes propres envies et impulsions.

- Tu tiens le coup ?

Avant de la formuler, je ne m'étais pas rendu compte que ma question pouvait être perçue comme un affront, comme si le fait d'être une femme, ou comme si sa jeunesse pouvaient la rendre moins endurante que moi, plus vulnérable. Alors que je m'inquiétais juste de son état. Je m'en voulais un peu de l'avoir embarquée là-dedans, quand bien même je n'étais plus sûr d'être à l'origine de cette décision. Mes idées s'embrouillaient. La fatigue, physique, émotionnelle, nerveuse. Peut-être.

- Dan a été ok ?

Comme si je n'avais pas pu me faire un avis moi-même sur les personnalités de chacun pendant les longues heures, les journées consacrées à la préparation de notre expédition.

- Sophia, si ça tournait mal... Débrouille-toi pour t'esquiver, nous fausser compagnie et réussir à rallier l'extérieur, d'accord ? Fais-le pour moi.

Je ne savais pas pourquoi il m'était soudain aussi important de me persuader qu'elle se sortirait de cette épopée.
L'intuition, sans doute.

Nous nous retrouvâmes face à un nouveau carrefour (ces ruines étaient décidément aussi labyrinthiques que le réseau routier moldu), où je ne demandais pas mieux l'avis de mes coéquipiers avant de poursuivre sur la droite.
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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Sham versus the world   Mar 21 Aoû 2012 - 16:24

Tss. Quelle mauvaise langue quand il s'y mettait.

Sophia esquissa un sourire sans pouvoir s'en empêcher avant de jeter un petit regard par dessus son épaule pour regarder Susan derrière eux. La jeune femme ne voyait pas du tout ce qu'elle avait bien pu faire pour énerver autant son ancien à ce point. Mais elle avait du faire fort, parce que même avec tout ce que Sophia avait pu faire, elle n'avait pas réussi à le convaincre d'arrêter de lui parler ou de simplement la fréquenter, et à aucun moment, il n'avait semblé vouloir la mettre en pièce comme lui avait eut l'air de vouloir de le faire quand Dan et elle leur étaient tombés dessus.
La jeune femme secoua la tête en essayant de chasser son sourire, ce n'était pas vraiment le bon moment pour rigoler comme ça, elle devait absolument faire preuve de sérieux, le but final était quand même de sortir, enfin de s'en sortir tout court d'abord, et de préférence avec l'Akribeum bien sûr, mais des tuiles avaient tendance à leur tomber dessus lorsqu'ils relâchaient leur attention. Sophia n'arriverait très certainement à rien si elle se mettait à glousser comme un dindon. Même si relâcher un peu la pression lui faisait le plus grand bien, surtout après tout ce qu'elle venait d'affronter pour revenir auprès de Sham et de Susan. Le seul point négatif dans toute cette histoire, c'était le souvenir de ce qui s'était passé la dernière fois qu'elle avait relâché la pression … Parce que mine de rien, elle frappait fort Susan.

Sophia passa une main sur son visage. Il y avait toujours là les profondes griffures qu'elle avait gagné en se battant contre Davidson. Elle se mordilla la lèvre et essaya de ne plus y penser, elle ne préférait pas inquiéter Sham avec ça et le meilleur moyen c'était de ne pas s'en occuper elle-même. Mais elles auraient déjà du disparaitre en temps normal, presque au moment où elles étaient apparues en fait. Elle n'arrivait néanmoins pas à s'empêcher de penser à ce qui pourrait arriver si jamais elle était blessée mortellement. Dans le passé, son don avait toujours agit tout de suite, même les fois où elle avait mit plusieurs jours à se réveiller, son don s'était toujours activé, travaillant d'arrache-pied pour la ranimer. Qu'allait-il se passer si elle restait morte pour de bon suffisamment longtemps pour que son don ne puisse rien faire ? Elle frissonna et ferma les yeux à cette idée et se reconcentra sur Sham pour chasser ces idées.

Une glace ?

"Miam"

Ça c'était vraiment une bonne idée. On avait beau dire que c'était un dessert estival, une glace se mangeait par tous les temps, elle était même certaine que les inuits aussi mangeaient des sorbets, même au cœur de l'hiver. Sophia acquiesça avec vigueur, c'était une bonne idée de projeter de faire des choses en sortant de cette pyramide, c'était comme si tout était possible. Comme s'ils s'en sortaient vraiment. Elle n'arrivait pas imaginer qu'ils puissent vraiment rester coincés là-dedans même s'il aurait été plus raisonnable qu'elle commence à se faire à l'idée. Sans compter que si elle …

- J'ai jamais entendu parler de J.K, répondit-elle d'un ton toujours songeur.

Sophia savait parfaitement pourquoi Dolorès avait accepté de l'envoyer aider Sham, non seulement pour « l'espionner » avec de grandes guillemets, histoire que quelqu'un la rassure un peu sur les progrès qu'ils faisaient dans la quête de ce foutu objet, qu'elle ne se soit pas impliquée là-dedans pour devoir ensuite ramasser les pots cassés, mais l'Opposante s'était aussi engagée à l'aider aussi sur le point humain, Sophia ne pouvait, techniquement, pas mourir, elle pouvait prendre les risques pour les autres. Mais est-ce qu'elle serait toujours prête à le faire maintenant qu'elle commençait à douter de la puissance de son don entre les murs de cette pyramide ? Prendre des risques ne lui avait jamais posé de problèmes, elle avait prit l'habitude de se reposer sur son don, à tel point qu'elle n'avait pratiquement plus conscience de la douleur.

Ce qu'elle risquait en ces murs, c'était une mort définitive.

Sophia jeta un coup d'œil aux murs, essayant de trouver une solution à son problème dans les symboles gravés dans la pierre. Les autres ou elle ? Là était toute la question. La jeune femme se mordilla de nouveau la lèvre, commençant à sentir un vent de panique s'insinuer en elle. Ce n'était pas du tout une bonne idée, elle le savait très bien, cette pyramide avait tendance à sentir les sentiments et s'en servait, elle n'hésitait pas à les retourner contre eux. Peur, colère … désespoir ? Et si elle se mettait à présent à retourner aussi ce qu'il y avait de pire en eux pour les déchirer ? Sophia savait parfaitement ce qu'elle avait le plus à redouter d'elle-même, sa lâcheté. Sa volonté de s'en sortir par tous les moyens, même les plus douteux, n'hésitant pas à blesser les gens et à les mettre en danger pour ce faire. Elle jeta un regard en coin à Sham. Il était celui qui avait le plus subit toutes ses bêtises. Elle rêvait de liberté et se débrouillait toujours pour se retrouver encore plus prisonnière qu'elle ne l'était avant …

Peut-être que la meilleure option pour traverser cette pyramide, c'était d'y aller l'esprit libre, avec les meilleures intentions du monde. Y aller sans armes à donner à cette vieille magie. Les voleurs et les intéressés ne pouvaient pas entrer aussi facilement … Ils avaient peur, ils étaient dans le besoin, poussés par des passions et des nécessités. Ils entraient dans la pyramide avec une épée de Damoclès oscillant au dessus de leur tête, tout ce qu'il restait à faire pour les empêcher de continuer, c'était de couper tout simplement la corde qui retenait la lame. C'était la même chose pour eux, non seulement ils savaient qu'ils devaient revenir avec l'Akribeum au risque d'avoir de sérieux problèmes, mais en plus, ils avaient chacun leur propre problèmes personnels. Sophia restait persuadée que s'ils avaient tous été vraiment volontaire, sans récompense ou punition à la clef, s'ils avaient été heureux, sans la moindre préoccupation en tête, ou s'ils avaient eu le droit à un bon massage avant d'entrer dans la pyramide, alors, elle était pratiquement certaine qu'ils auraient eu beaucoup plus de chances de traverser toutes les épreuves avec beaucoup moins de difficultés que maintenant.

- Oui, oui, ne t'inquiètes pas pour moi, je tiens le coup

Elle s'obligea à faire grand sourire pour le rassurer avant de se retourner vers la route mine de rien en passant une main sur son visage, touchant les griffures toujours présentes. Elle jeta un coup d'œil au plafond, prétendant être absorbée par les toiles d'araignées pendouillant au-dessus de leur tête pour éviter d'avoir à croiser son regard. Elle était persuadée que s'il voyait son regard, il devinerait sûrement qu'elle était préoccupée.

- Oui. Beaucoup plus que Susan j'ai l'impression …

La voix de l'intéressée gronda derrière eux :

- J'ai entendu ça

Sophia eut un pâle sourire d'excuse pour elle en se retournant puis reporta son attention sur Sham qui continuait de parler. Ce qu'il dit était … très aimable de sa part, lui proposer - non - lui donner presque sa bénédiction pour qu'elle sauve sa peau en cas de pépin. Comme s'il avait lu dans ses pensées et savait qu'elle pensait alors à ça. Sophia fronça les sourcils alors qu'il s'arrêtait devant un nouveau croisement pour demander leur avis à Sheperd et Davidson, il y avait quelque chose qu'elle n'aimait pas dans sa phrase, mine de rien. Elle reprit sa place à côté de Sham alors qu'il tournait à droite avant d'enfin comprendre ses mots.

- Attends, c'est hors de question. Si tu crois que je vais vous abandonner tu te mets le doigt dans l'œil, dit-elle sans pouvoir s'empêcher de grincer des dents.

Sophia s'était presque arrêtée au beau milieu du chemin pour le dévisager, attendant qu'il se fende d'un sourire et qu'il lui dise que ce n'était qu'une blague de sa part - blague de mauvais goût mais blague quand même - et se força à reprendre contenance pour ne pas alerter les autres. Comment pouvait-il croire deux secondes qu'elle pouvait faire ça ? Encore ? Elle se sentait blessée. Comment pouvait-il vraiment lui proposer cela après tout ce qui s'était passé ? Est-ce que c'était l'impression qu'elle lui avait donné ? Était-ce vraiment ainsi qu'il la voyait, même après qu'elle ait essayé de se rattraper ? Sophia se remit à marcher à côté de lui, consciente que ce n'était pas vraiment le meilleur moment pour faire un esclandre. Mais, à l'intérieur, elle bouillonnait véritablement, sans arriver à parvenir quel était le sentiment qui dominait le plus. À l'intérieur d'elle se battaient chagrin et colère. Elle hésitait sérieusement entre s'éloigner le plus de lui et lui dire ce qu'elle pensait vraiment de son idée. Non, en fait, elle était plutôt indignée, voilà, elle était indignée de constater qu'il pouvait penser cela d'elle. Oui, elle l'avait mérité, mais elle essayait de se racheter, elle essayait de toutes ses forces …

- Pourquoi est-ce que je ferais ça ? Pour qu'on m'accuse encore d'être une traitre ? De ne tenir à personne d'autre qu'à moi-même ? Et bien figure toi que c'est totalement faux ! Il est hors de question que je m'esquive, ni pour toi ni pour personne, je préférais encore mourir en vous sauvant tous plutôt que de m'enfuir.

Elle n'avait toujours pas, bien évidemment, précisé les problèmes qu'elle rencontrait avec son sortilège et était toujours aussi résolue à ne pas en parler, elle préférait envisager l'idée que si elle devait rencontrer un danger qui la … et bien qui mette fin à ses jours, pour de bon cette fois-ci, alors elle se laisserait faire. Même si cette idée la terrifiait, même si cette perspective la glaçait plus que l'air ambiant. Peut-être qu'à ce moment là elle aurait racheté ses fautes. Ce que venait de dire Sham venait mettre fin à son dilemme intérieur. Elle n'allait pas s'enfuir, elle allait rester et out faire pour les protéger.

- Je suis beaucoup plus résistante que vous trois, Sham, et je refuse de te … je refuse de vous laisser pour ma propre survie ! Ils méritent beaucoup plus que moi de vivre. Tu le mérites plus que moi. Et si je t' … aie ! Dan !

Le jeune homme les avait en effet tirés en arrière au beau milieu du chemin, sans y aller de main morte. Sophia se massa la tête, là où il lui avait arraché quelques cheveux en l'attrapant par l'épaule et se retourna vers lui. Qu'est-ce qui lui prenait à la fin ? Elle suivit son regard et découvrit à quelques centimètres de leurs pieds que le sol avait un aspect des plus étrange. C'était comme si une plaque de glace recouvrait le sol, non, plutôt comme un voile, mais à y regarder de plus près, on remarquait qu'il n'y avait plus du tout de sol en dessous. S'ils avaient continué à marcher, ils auraient fini dans le ravin. Sophia plissa les yeux et regarda en face d'eux, le mur s'arrêtait de l'autre côté du trou, et pourtant, elle voyait très bien le couloir qui continuait … Un trompe l'œil Sophia soupira. Elle était toujours en colère contre …

- Oh bon sang … Sham ! On doit faire demi tour ! La clef est derrière nous !!

Les autres semblaient croire qu'elle avait perdu la boule. Bon, peut-être qu'ils devaient trouver évident d'avoir à faire demi-tour face à un cul-de-sac, mais ils ne voyaient pas la même raison qu'elle. C'était pourtant évident à ses yeux, pourquoi est-ce qu'ils ne comprenaient pas ou elle voulait en venir ? La clef était derrière eux, ils venaient d'affronter une salle de plus sans même s'en être rendu compte !

- Mais enfin ! Vous ne vous souvenez pas ? C'est le seul truc que j'ai écouté, moi ! C'est Dan qui l'a dit ! « Les anciens pensaient que seul un homme capable de battre les défauts de sa nature pouvait posséder un objet contre nature ! » La colère et la peur sont les défauts de notre nature, c'est ce qui nous pousse à faire des choses idiotes !

Sophia constata avec joie que Dan semblait commencer à comprendre où elle voulait en venir, quoi de plus normal, c'était quand même lui qui avait réussit à récupérer la clef de la première salle. Il avait réussit à surmonter sa peur, et à partir de ce moment là, l'illusion qui le bloquait avait disparu, et il avait enfin pu récupérer la clef de la salle.

- La première clef a retourné nos peurs contre nous. Et nous y serions encore si Dan n'avait pas eu le courage de faire face à sa peur ! Et tout à l'heure ! C'était de la colère ! Il fallait surmonter ça pour passer ! C'était ça l'épreuve ! On est entré dans un champ d'action contrôlé par la clef, comme tout à l'heure avec Dan, c'était pareil, le sortilège s'étendait dans toute la salle et a agit quand nous sommes entrés, il s'est arrêté quand Dan a retiré la clef de son socle ! La clef doit toujours y être, sinon le sortilège ne se serait pas activé !

- Donc la clef a du apparaître quelque part sans qu'on la voit lorsque McBrashen est sorti du champ d'action de la clef !

Non … Ils auraient forcément vu la clef. S'ils avaient battu le sortilège, alors la clef serait venue d'elle-même pour récompenser celui qui avait fait l'effort de surmonter sa colère. Quelque chose avait forcément mal tourné … Si seulement ils n'avaient pas été autant occupé à s'entre-déchirer pour voir ce qui se passait du côté de Sham. Sophia se retourna vers son ancien soumetteur.

- Tu es le premier a en être sorti. Comment est-ce que tu as fait ? Est-ce que tu t'es calmé tout seul ou est-ce que quelque chose t'en a fait sortir ?

Sa réponse était très importante, car si elle avait raison, et si le Couloir de la Colère cachait bel et bien une nouvelle clef, alors soit ils n'avaient qu'à faire demi-tour pour aller la récupérer, soit ils allaient encore devoir affronter le sortilège en espérant s'en sortir de nouveau et de le battre pour récupérer ce qu'ils étaient venu chercher.




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Sham Alasdair McBrashen
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MessageSujet: Re: Sham versus the world   Ven 9 Nov 2012 - 23:08

Je n'eus pas le temps de lui rétorquer que si je lui demandais de sauver sa peau, même au péril de la nôtre, ma requête était peut-être plus égoïste qu'il n'y paraissait.
Je ne pus lui dire que de nous quatre, il en faudrait bien un qui survive et qu'à tout prendre je préférais que ce soit elle. Qu'elle survive et qu'elle puisse témoigner. De nos recherches, de nos errances, de notre fin. Je lui faisais plus confiance qu'aux autres pour me dresser une belle épitaphe. Oui, elle, mieux que Dan, et certainement mieux que Susan, aurait de la compassion, de la sympathie... de l'indulgence quand viendrait l'heure de verser un compte-rendu des évènements désastreux qui nous avaient menés à notre perte, de justifier quand, comment, où et pourquoi nous avions failli à notre tâche. De Sophia seule il me semblait que je pouvais attendre un peu de considération. Que je n'avais pas à craindre d'elle de jugement trop hâtif, des fautes rejetées sur ma mémoire.
Je ne lui répondais pas non plus qu'étant, en apparence du moins, la plus jeune de notre troupe disparate, il me paraissait normal qu'elle nous survive à tous. Un quelque chose me disait qu'on devait empêcher le destin de la frapper un peu plus. Encore. Je ne dis pas que mon impression était logique. Elle était probablement la plus endurante de nous. Je l'avais vue se relever de... tout. Mais, à tout prendre, elle était encore, aussi, la plus capable de s'échapper de ce tombeau.
Enfin, je ne lui avouais pas, pas plus, que de tous mes compagnons, elle était la seule dont la survie, l'avenir, me préoccupât réellement. D'autant que je me sentais responsable d'elle. Depuis le début et malgré la rupture de notre lien de soumission. Oui. Mettons cela sur le compte de mes responsabilités. Quand bien je savais qu'elle était également la seule de notre équipée pour qui j'éprouvai une forme d'affection.

Peut-être était-ce mieux, finalement, que je garde le silence et que je laisse ma bouche béer à la façon dont elle venait de démêler notre énigme en un tournemain.
Dan, en bon surdoué des neurones, fut le premier à réaliser ce que les découvertes de Sophia impliquaient réellement, quand, de mon côté, j'en étais encore à démêler mes propres pensées de la micro-conférence éditée par la jeune femme.

' Oulà ! On se calme et on recommence. '

D'ordinaire, je ne suis pas tant un ramolli du cerveau mais il suffisait que la fatigue et une bonne dose d'émotions successives débarquent pour mettre la pagaille dans mon sens logique. Il ne manquerait plus que Davidson percute avant moi et j'étais bon pour la honte du siècle.

- Ok.

Eh quoi ? Je n'allais tout de même pas me montrer galant et prendre la place de cette chère Susan qui serait la bonne dernière à réagir à ce petit colloque.

- Laisse-moi réfléchir deux secondes.

L'une d'entre elle serait uniquement consacrée à finir de faire le point sur la dernière découverte en date. On avait entre les mains (ou, plus vraisemblablement entre les neurones) la clef de l'énigme qui, si elle ne suffisait pas qu'on sorte de suite de ces ruines, était un pas en avant phénoménale. Si j'avais été un impulsif plus qu'un cérébral, j'aurais probablement sauté sur Sophia pour la féliciter à tout va. Ou pas.
La deuxième de mes secondes, je l'utilisai à parcourir ma mémoire à court terme. A l'instant T, je n'avais pas vraiment songé à mettre des mots sur ma réaction. Encore moins à penser devoir l'expliquer aux autres.

Rapide retour en arrière...

○○○ La bave aux lèvres et les yeux fous, je me jetai littéralement sur eux, prêt à en découdre. Par galanterie ou par réflexe ou par je ne sais quoi et je m'en foutais, Dan tenta d'attirer ma furie dans sa seule direction et récolta, pour la peine, un bel uppercut du droit dans la mâchoire. S'engagea alors une drôle de danse, chorégraphie pour ruines ensablées. Pour chacun de mes pas en avant, Dan en faisait deux en arrière. Et cette fuite, plus encore que les provocations de Davidson, semblait réveiller des instincts millénaires de chasseur et bête traquée. Nous nous éloignions peu à peu des deux filles et ma cervelle commença à reprendre le dessus et à questionner le pourquoi de mon ire irraisonnée. Encore quelques mètres supplémentaires et je me sentais vaguement nauséeux, reléguant la colère sur la seconde marche. Je m'affalai contre le mur le plus proche et ce fut ce moment que le poing de Dan choisit pour m'arracher un cri. J'imagine que je l'avais bien cherché. .

Là ! Il était là mon instant T ! Mes pensées encore brouillées par la colère et mon corps encore sonné par les coups reçus. Comment expliquer le phénomène à haute et intelligible voix ?

- Il me semble qu'on doive le salut à notre ami Dan, une fois de plus... Pendant notre combat, il m'a repoussé de ce que je nommerai « l'épicentre ». Nous sommes tous d'accord pour dire que nous avons été victimes d'une sorte de... maléfice ?

Je marquai une pause qui n'en était pas une et poursuivis avant d'avoir pu être interrompu :

- Je me suis retrouvé très légèrement à l'écart du centre de l'action, saisi par une sorte de malaise. Je ne suis pas un violent de nature...

Reniflement moqueur fort à propos. Gracieuseté de Davidson. Mais elle ne me connaissait pas. Pas vraiment. J'avais toujours détesté l'agressivité et la violence et peinais à comprendre ceux qui en venaient sans cesse aux mains plutôt que d'essayer une voie plus diplomatique. J'imagine que ces derniers années, j'avais versé dans une attitude moins pacifique que mes convictions ne l'auraient voulu.

- C'était comme s'il y avait quelque chose en moi qui se révoltait de ce que j'étais devenu, l'espace d'un moment. Un quelque chose qui m'imposait de remettre de l'ordre dans mes idées.

Je n'étais pas certain d'avoir fait aussi fort que Sheperd sur ce coup-là, à combattre l'agressivité parce qu'il s'agissait d'une faiblesse, mais je gardai mes doutes pour moi. Nous serions de toute façon fixés bien assez tôt : si la fameuse clef demeurait hors de notre portée une fois revenus sur nos pas, c'était simplement que je n'avais pas été assez fort pour lutter contre ce, hum, défaut de ma personnalité. J'avais probablement trop de colère rentrée pour passer pour un pacifiste. Et Davidson se ferait de toute façon une joie de le souligner.

- Je n'ai rien vu, alors. Et j'imagine qu'il n'y a qu'une manière de le savoir : demi-tour tous !

Sur notre court trajet, d'une quinzaine de minutes à peine, je me montrai peu disert, plongé jusqu'au cou dans mes réflexions. Une petite remise en question de dernière minute qui n'aurait pas pu plus mal tomber. Envisager un ravalement de façade pour ma personnalité en plein milieu de nulle part, ça, c'était sûr, il n'y avait que moi pour choisir un moment pareil pour potasser sur mon caractère.
Épargnons-nous les réflexions que je me fis et allons droit au but.
Durant le trajet en question, nous fûmes heureusement exempts de toute catastrophe, attaque ou distraction en tout genre. Je n'étais pas le seul à être plongé dans mes pensées et nous parvînmes aux abords de la foire à la discorde.
Peut-être nous étions-nous montrés trop prudents et nous étions-nous arrêtés trop tôt, aucun de nous ne tenant probablement à revivre l'expérience de tout à l'heure et se retrouver sous le joug d'une ire irraisonnée, mais rien n'apparaissait qui ne soit du sable, des murs de terre ou de la poussière.

Je rentrai les épaules, un peu déçu et franchement découragé.

- Peut-être ne sommes-nous pas à l'emplacement exact. Après tout, la visibilité n'est pas excellente...

Incrédule, je me tournais vers Davidson, qui venait de prononcer ces quelques mots. Mots qui ressemblaient à s'y méprendre à un encouragement. En tout cas, ils n'avaient rien d'un blâme. Contre toute attente, je lui adressais un semblant de sourire et y trouvais l'audace de proposer :

- Je vais continuer à avancer doucement. Si vous me voyez devenir tout rouge et commencer à beugler, rapatriez-moi manu militari. Ou avec baguette, ce serait plus judicieux.

Tous marquèrent leur assentiment d'un signe de tête. Il y en aurait bien l'un des trois pour agir avec promptitude.
J'avançai d'un pas, puis d'un autre, baguette allumée, les yeux scrutant les alentours à la recherche d'un objet vert. Parallèlement, je sentais un malaise commencer à s'infiltrer dans ma détermination. Ça n'était pas exactement de la colère, pas encore. Je l'ignorai et poursuivais prudemment, faisant la sourde oreille à quelques récriminations intérieures. Je commençai à me plaindre dans le secret de ma tête et à pester contre mes co-équipiers et mon mécontentement allait crescendo sans que ma volonté ne vienne interférer.
Une part de ma tête tiqua et mon avancée se mit sur pause. A grand coup de volonté, je repoussai ma mauvaise humeur pour tenter d'y voir plus clair. Il me fallut moins longtemps que la fois précédente pour comprendre que j'étais sous l'influence de la sphère irritation. J'étais arrivé là où j'étais supposé aller. Je mis toutes mes forces dans ma concentration pour oublier les vagues de colère qui essayaient de me submerger et pour tenir au loin tout ronchonnement inamical. Quand, enfin, la pression se relâcha sensiblement sous mon crâne, par la grâce de quelques pas en arrière, je pris le temps d'inspecter les environs. Une fois. Deux fois.

' Là ! '

Un objet sphérique, non pas vert mais rouge, flottait à mi-hauteur, comme non soumis à la pesanteur. Sans y réfléchir à deux fois, je tendis la main pour l'attraper et 'accordai deux secondes pour l'observer. Rouge. Vert. Vert de peur. Rouge de colère. Ah ah ah ! Les sorciers à l'origine de cette idée avaient eu un furieux sens de l'humour.
Je me détournai enfin de la zone dédiée au maléfice et m'en retournai vers le reste des troupes, savourant ma petite minute de gloire. Même Davidson n'y trouva rien à redire.

Si les calculs de Sophia étaient bons, il ne nous restait donc plus qu'une clef à dénicher pour obtenir la Clef-en-chef. La trouver nécessiterait d'affronter un nouveau... comment Sophia avait-elle décrit ça ? Un défaut de notre nature. Après la peur, la colère... qu'y avait-il ? L'intolérance ? L'orgueil ? L'égoïsme ?
Merlin que la liste risquait d'être longue !

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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Sham versus the world   Ven 5 Avr 2013 - 22:46

Petit à petit, elle vit la lumière se faire dans leurs regards. D'abord Dan, puis Sham et enfin Susan. Il ne serait dit qu'elle n'avait servi qu'à jouer la petite aventurière de seconde zone et ne servir qu'à être envoyée en éclaireur à case de sa petite habilité personnelle. Qui à ce propos, continuait d'être portée aux abonnés absents. Sa cheville raide continuait de la tirer à chaque mouvement, elle était obligée de boitiller pour la suivre. Où étaient passés les grésillements et la magie qui la gardaient en un seul morceau ? Être momentanément mortelle ne la rassurait pas du tout, elle avait l'impression d'être sans défense, faible. Sophia n'était pas habituée à craindre de se blesser au moindre mouvement. Ça lui faisait un peu peur. Mais certainement pas assez pour accepter ce que lui proposait Sham ! Elle refusait catégoriquement de fuir, quitte à les abandonner à une mort certaine, juste pour sauver sa propre vie. De toute façon, il n'avait plus rien pour pour la convaincre ou la forcer de le faire. Sham pouvait continuer d'essayer de la persuader mais la rousse resterait aussi réceptive qu'un mur de briques.

Sophia avait quelque chose à prouver, non pas aux opposants, ces chacals pouvaient tous aller pourrir dans le Myr, non c'était à elle-même qu'elle avait quelque chose à prouver : elle voulait être certaine d'être capable d'autre chose que de la lâcheté et de l'égoïsme. Pas uniquement pour elle, pour ne pas en décevoir d'autre comme Sham qui lui avait pardonné sa vaine tentative de trahison ou Dolores qui avait assez cru en elle pour lui donner une chance, se fichant comme d'une gigue de son passé, de son parcours personnel jusqu'ici. Alors, non, elle ne se sauverait pas, fin de l'histoire.

Faire demi-tour pour retrouver la deuxième clef, Sophia acquiesça avec enthousiasme, ravie de savoir qu'elle avait peut-être raison et qu'ils acceptaient de donner une chance à son hypothèse. La jeune femme fit volte-face pour les suivre en boitillant doucement. La rousse n'était pas des plus ravie à l'idée de laisser Sham entrer dans le champ d'action du sortilège de colère mais il fallait bien que quelqu'un le fasse et il était sans nulle doute le plus zen de leur petite entreprise. Au delà ça, il devait sûrement se sentir un pue obligé de faire ses preuves. Et bien c'était complètement stupide ! Mais que pouvait-elle dire pour l'en empêcher ? Franchement : rien. Mais elle pouvait l'aider par contre.

- Si tu y vas seul, tu n'auras personne pour t'affronter, alors si tu te concentres et que tu luttes contre le sortilège, un mécanisme devrait réélire la cachette de la deuxième clef. Une fois que tu l'auras attrapé, le sort s'arrêtera.

Comme personne ne la contredisait, que ce soit Susan ou Dan, la jeune sorcière en conclut qu'elle n'avait pas du raconter complètement n'importe quoi. Quant à le sortir de là, il allait devoir s'en remettre aux deux opposants. Faute de baguette, elle n'allait pas pouvoir aller le chercher sans se mettre elle-même dans le champ d'action du sortilège, dont sa propre magie ne pouvait pas la protéger à cause de cette bizarrerie de pyramide. Sans compter que si elle rentrait, Sham aurait du mal à ne pas céder à la magie environnante avec une furie qui lui sautait dessus pour l'étrangler. Sophia croisa les doigt en retenant sa respiration tandis que son ancien soumetteur s'avançait dans le couloir, comme un baigneur essayant de se faire progressivement à la température de l'eau. Elle jeta un coup d'œil à ses camarades, réalisant qu'elle n'était pas la seule à reprendre un peu espoir devant ce spectacle. Sham s'en sortait décidément bien, elle aurait presque crié quelques encouragements si le silence religieux qui régnait ne lui avait pas fermé le clapet.

Susan l'aperçut la première. Flottant en l'air, comme par magie …

Ahem.

- Regardez, là ! Juste à côté de sa tête !

Utilisant une technique vulcains qu'elle avait vu à la télévision mordue et qu'elle espérait voir marcher, Sophia essaya de lui envoyer toutes ondes positives qu'elle pouvait compte tenu de la situation pour l'encourager à tenir bon et ne pas craquer alors qu'il y était presque. Un sourire ravi se dessina sur le visage des trois opposants qui étaient restés sur le côté. Sophia s'approcha la plus vite et glissa son bras sous celui de son ancien soumetteur pour l'aider à se relever. Personne ne pourrait plus dire qu'il n'avait pas fait son boulot.

- Plus qu'une ! On avance bien, non ?

un peu d'optimisme ne ferait pas de mal, surtout si ça pouvait écarter, ne serait-ce que pour un instant la mauvaise impression qu'elle avait parce que tout semblait bien trop facile à son goût. Trop facile pour expliquer que personne n'ait récupéré l'Akribeum avant eux. Hors de question de leur faire part de ses réflexions alors qu'ils venaient juste d'avancer d'un grand pas dans leur quête. Assez pour leur donner l'espoir qu'ils en auraient fini avant le coucher du soleil et qu'il pourraient rentrer chez eux, enfin !

Un bruit la coupa dans son élan, la stoppant en pleine séance d'encouragements. Un roulement sourd semblait venir du sol ou du plafond sans qu'on puisse déterminer avec certitude sa provenance. Un roulis qui lui rappelait désagréablement celui qui avait précédé leur chute à elle et à Dan, un peu plus tôt. Le système défensif de la pyramide qui se mettait en route pour la protéger elle et sa précieuse cargaison, avec la technique qu'elle semblait préférer le plus : diviser pour régner. Cet étrange et menaçant bruit était en train de ralentir, comme si ce qu'il cachait s'apprêtait à leur tomber sur la viande. Sophia resta paralysée dans l'attente. Dan réagit le plus vite, comme si la première fois lui avait implanté un radar à pièges, il repoussa Susan sur le côté et se laissa tomber sur les fesses deux millisecondes avant qu'un trou béant n'apparaisse à l'endroit même où les deux s'étaient tenus auparavant. Quelqu'un se mit à ricaner nerveusement. Sophia n'avait toujours pas bougé, elle s'efforça de se détendre suffisamment pour recommencer à respirer. Elle tourna son visage par automatisme pour sourire à Sham avant de retourner le regard vers Dan qui s'était laissé tombé en arrière, allongé à même le sol en gloussant bêtement sous le coup de l'émotion.

- Là, on peut dire qu'on l'a échappé belle ! lâcha t-il entre deux rires.

Un instant plus tard, la plaque qui le soutenait s'inclina vers le bas, le précipitant vers le fond s'il n'avait pas eu le réflexe de se raccrocher aux bords du sol qu'il avait sous la main et qui ne s'écroulait pas. La rousse se réveilla sur le champ et rejoignit Susan déjà occupée à tirer Dan du gouffre, pas une tâche facile vu comme il gigotait en essayant de se remonter. Occupée à le tirer en lui demandant gentiment de se calmer, elle rata complètement l'agitation en contrebas. Elle manqua complètement le spectacle de sorciers, pour la plupart en djellabas, qui regardaient d'où pouvait bien venir ces deux immenses blocs de pierre qui avaient faillit les écraser, remarquant enfin au plafond la silhouette d'un des intrus qu'ils recherchaient en train de pendouiller d'un grand trou dans le plafond. Un éclair bleue monta jusqu'au groupe d'opposants, atteignant Dan de plein fouet qui se raidit et bascula dans le vide alors que l'écho du ‘stupéfix’ les atteignaient. Susan, ou du moins il lui semblait que c'était elle, la tira en arrière alors que de nouvelles pierres apparaissaient, coupant le flux de sortilèges qui s'engouffraient dans la brèche.

Sophia se laissa tomber par terre, ébahie et choquée par ce qui venait juste de se passer en aussi peu de temps. Qu'est-ce qu'ils allaient faire pour récupérer leur quatrième sorcier ? Qu'est-ce qui allait arriver au jeune homme ? Ils ne pouvaient quand même pas partir sans lui ni sans l'Akribeum, et jusqu'à preuve du contraire, même en le voulant, ils auraient bien été incapable de s'en aller tout court. Ils devaient juste se bouger un peu.

- On va le récupérer, hein ?

Sophia releva le regard sur les deux autres sorciers. Elle ouvrit la bouche pour ajouter quelque chose mais une voix emplissant tout l'espace résonna dans le couloir.

- Aux intrus qui ont pénétré dans ces lieux, vous n'êtes pas les bienvenus. Vous êtes sur un lieu historique protégé et non pas dans le premier super-marché du coin. Nous tenons votre compagnon, alors si vous vous présentez dans une demi-heure à l'entrée de la pyramide, vous pourrez repartir avec lui en laissant ici ce que vous avez déjà en votre possession. En cas de refus, nous vous traquerons et vous livrerons à la police égyptienne qui, sachez le, à la délicieuse manie de prendre les pilleurs de lieux archéologiques. Nous vous offrons la possibilité de ressortir de là indemne, réfléchissez bien.

Encore cette voix. Sophia se releva en la faisant tourner dans ses souvenirs pour essayer de trouver une correspondance avec celle de quelqu'un qu'elle avait du connaitre.

- Je connais cette voix mais je ne me souviens pas d'où je l'ai entendu pour la dernière fois. Mais je suis sûre de la connaître.




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