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 Les deux font la paire (suite)

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Salomé Decameron
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MessageSujet: Les deux font la paire (suite)   Jeu 26 Mai - 18:40

Suite du RP Express.



●●● On effeuille la connerie humaine dans un bouillon de haine. On assaisonne le tout avec une pincée d'obsession et trois fois rien d'orgueil. On obtient cet infâme mélange en laissant macérer quelques mois. Je me demande si je dois être flatté qu'Ellen Dormikov pense toujours à moi depuis tout ce temps.

Après la révélation de Paulette, je suis resté songeur. Je n'ai même pas eu le cœur à me moquer d'elle et de son chapeau-passoire. En fait, c'en est tellement ridicule, elle est tellement naïve, que je trouve ça presque mignon. Aller. Dans trente minutes, je lui dis la vérité. Là, je prends mon pied par procuration.

J'ironise à peine quand je me pose la question de me sentir flatté d'être dans la blacklist de Dormikov. Après tout ce temps... S'il y a bien quelqu'un qui m'est complètement sorti de la tête depuis que je l'ai embrochée comme un yakitori pas frais, c'est bien ce vampire aux yeux gris. Ca m'agace d'apprendre qu'elle est toujours vivante. Plus encore, ça m'agace d'apprendre qu'elle est toujours vivante et qu'elle veut ma peau. Elle m'envoie des nettoyeurs de 20 ans pour mener à bien ce qu'elle n'a pas su faire il y a dix mois. Cool. J'ai une ennemie. Je n'avais jamais eu d'ennemi avant Dormikov. Si j'avais de la vodka, je boirais pour fêter ça. Mais on doit bien pouvoir trouver de la vodka dans ce bled.

Nous marchons et je suis toujours perdu dans mes pensées, je lui réponds du bout des lèvres quand elle me demande où se trouve l'essence qui nous manque et s'il nous en manque beaucoup. Si nous nous en sortons vivants - par l'opération conjuguée du Saint-Esprit, de Merlin et des Dyodes - il faudra que je prévienne la Résistance qu'on a une sacrée pot de colle bicentenaire aux fesses. Enfin, surtout moi.

- Un autre bidon, histoire d'être sûrs, dis-je distraitement, il nous faut le même carburant en plus. On ne peut pas mélanger l'essence et le gasoil… Heuuu... pfff.... laisse-tomber les détails. On verra ça quand il fera soleil, lui dis-je sans transition parce que je ne compte pas lui expliquer la différence entre du super, du sans plombs, de l'essence et mon cul.

Mes pensées sont loin d'ici pendant le trajet. Je ressens soudain l'angoisse, la peur obsédante. Tant qu'il n'y a que ma vie en jeu, je crois que je me fous de ce qui peut m'arriver, même si j'aime clamer le contraire. Ce que je ne fais que pour avoir la paix et passer pour un sale égoïste, ce que je suis de toute façon, ne nous y trompons pas. On fiche toujours la paix aux crapules.
Cette fois, j'ai peur pour Minna. Si Dormikov a vraiment envie de m'attraper ou de se venger de moi, si elle sait exactement qui je suis, elle ne tardera pas à savoir où je vis et avec qui. L'idée de se rabattre sur ma famille pour me porter préjudice ne tardera pas à lui chatouiller l'imagination.


Nous arrivons deux rues plus loin au bout d'une allée sombre où les rayons de la lune transpercent à peine. Les bruits des fourrées sont lointains et étouffés. J'ai comme la sensation que si les vampires avaient été dans le village, ils nous auraient déjà trouvé. J'accélère cependant le pas. On arrive directement dans un petit jardin où la pluie a creusé de profonds sillons. La gadoue engloutie nos pieds jusqu'aux chevilles. Un bruit de déglutition absurde résonne à chacun de nos pas.

- C'est la baraque d'une famille. Il y a une caisse et deux cyclomoteurs normalement… La caisse, ça ne sera pas bon (pas le bon carburant) mais les scooters fonctionnent à l'essence. Deux réservoirs de 3 ou 4 litres, ça devrait aller. Ensuite, on se fera le tracteur, c'est un peu plus loin en dehors de la ville, et ça devrait suffire.

Nous pénétrons sur le terrain avec autant de précaution que dans la maison précédente. Pas de garage cette fois. Tout est entreposé sous un vieux porche en taule froissée. La pluie tambourine sur la tôle et il devient difficile d'écouter les alentours. C'est pour ça qu'après avoir pratiquement terminé de siphonner et de remplir notre bidon, nous n'entendons pas arriver deux âmes mortes.

- Regardez ce qu'on trouve dans les rues slaves… dit une voix qui me fait sursauter. Je suis si surpris et je me retourne si précipitamment que j'en laisse tomber le bidon. Je n'ai pas eu le temps de le refermer. J'ai les idées qui se filent aussi vite que l'essence qui se repend dans la gadoue. Sauver l'essence, sauver Paulette, seulement deux balles dans le chargeur, Minna en larmes à mon enterrement, Kephren, Kephren, toujours Kephren, Dormikov… tout se mélange un bref instant pendant lequel je reste tétanisé mais je me reprends très vite. D'une main je sors mon arme et de l'autre, alors que je m'agenouille en vitesse pour redresser le jerrycan, je le rebouche à tâtons. Aussitôt terminé, je me relève en laissant le jerrycan au sol et je recule vers Paulette pour lui servir de bouclier en braquant toujours mon revolver devant nous. J'arme l'un puis l'autre des vampires. Ça me fait chier de niquer une balle en argent maintenant mais ils ont l'air super vénères et plutôt affamés. Toujours est-il qu'ils cessent d'avancer vers nous. Le pistolet les tient au respect. Ils semblent attendre un faux pas pour nous sauter dessus.

- On peut pas négocier? souris-je sans trop y croire pour gagner du temps en provoquant leur rires sarcastiques.

Mais (drôle de chute) ils ne rient pas. Ils gardent leur sérieux. Ils envisagent ce que je viens de dire, se regardent et nous examine de nouveau:

- Qu'est-ce que t'as à négocier? réclame le premier, le plus gros des deux.

Je sais déjà ce qu'ils veulent mais, tant qu'ils se décident à causer, je gagne du temps. Du temps pendant lequel Paulette et moi sommes toujours saufs.

- Et qu'est-ce qu'elle fait avec une passoire sur la tête ta copine? demande le second intrigué, sceptique et un rien moqueur.
- Bah c'est un chapeau à capteur d’ondes métallico-turbinatoires, lui dis-je sans détourner mon arme mais avec beaucoup d'évidence dans le timbre comme s'il était le dernier des cons de ne pas savoir une chose pareille.

Il grimace, toujours sceptique. C'est un vampire qui en a vu d'autre, me dis-je, a priori, il n'est pas aussi naïf que la sorcière. Pourtant, son air incrédule me fascine. Qu'il est con lui aussi. Sans blague, il n'y a pas une créature bizarroïde pour racheter l'autre. Il ne cesse de dévisager la passoire comme si elle pouvait cacher un pouvoir étrange dont il n'aurait pas été au courant. Je rêve ou cette histoire de passoire pourrait me sauver la vie?

- Ce n'est pas une simple passoire… c'est pour protéger des attaques vampires. Si vous la touchez, vous recevrez une décharge électrique de 4590Kw.
- Tu bluffes.
'Sans blague...'
- Heu… pas du tout. Mais je ne te conseillerais pas d'essayer de le savoir si tu tiens à ce qu'on négocie.

- Dis-nous où se trouve la planque des villageois et on vous laisse la vie sauve.

Je fais non de la tête avec un air emmerdé. Comme si ça ne suffisait pas. De plus je n'ai aucune garantie qu'ils respecteront leur parole. Je parie d'ailleurs qu'ils n'envisagent pas deux secondes de la respecter. Mon refus les vexe.

- Alors on va te tuer… et ensuite on va vérifier que le sapeur d'ondes turbino-rotatoire…
- Le capteur d'onde métallico-turbinatoire, je rectifie en le coupant d'un air savant.
- Ouais, c'est ça… que ce truc fonctionne.
- Et moi? Je tire sur le quel en premier? Interrogation ironique pour leur rappeler que mon jouet n'est pas en plastique.

Ils se regardent encore. Je ne sais pas à quoi ils peuvent penser mais ils ont l'air de se méfier autant l'un de l'autre que nous Apparemment, ils tirent mentalement à courte paille pour savoir lequel sera sacrifié et lequel fera un bon repas. Ils n'ont pas l'air d'accord sur le sort à réserver à chacun. Ils doivent être copains de traque mais pas plus… c'est chacun pour soi et je saisis la perche une fois encore.

- Je tire sur le gros, dis-je en pointant celui qui parle le moins mais qui a l'air d'être le meneur, et je laisse le maigre frire sur le capteur d'onde. On fait comme ça, ai-je l'air de choisir pour biaiser.
- Bon… alors qu'est-ce que tu as à négocier, insistent le premier avec impatience.

Sincèrement… je n'en sais rien. Mais la limite de temps à gagner en parlant pour rien est arrivée à son terme. Je me tourne vers Paulette.

- Paulette, fais-je avec la même voix incrédule et sans quitter les deux vampires des yeux, qu'as-tu à négocier? C'est toi qui fais partie de l'Opposition et qui bosses pour Dormikov… c'est toi la reine des bons plans, non? Alors négocie.
- Dormikov? répète abasourdi le gros vampire en se redressant subitement, m'indiquant par là même qu'il n'est plus en mode traque. Il se trouve tout intéressé par le nom de mon futur bourreau. Reste à savoir si c'est une bonne ou une mauvaise chose. C'est à cause de cette raclure de traitresse qu'on a été enfermé ici, peste-t-il en crachant par terre. Son copain le maigre n'a pas l'air de beaucoup l'apprécie non plus puisqu'il crache de concert.

J'ai ma réponse.

- Okay… les négociations peuvent reprendre, dis-je en faisant le malin, je vous aide à atteindre Dormikov qui, entre nous, est une sacrée sal…sal…sale garce et pour ce soir vous nous aidez à écarter vos petits camarades de notre chemin jusqu'au lever du soleil…
Je vous garantie que je vous aiderai à éliminer Dormikov car rien ne me ferait plus plaisir que de savoir cette sal...sal...sale garce hors d'état de nuire,
dis-je en faisant mine de détourner le canon de mon pistolet de leurs poitrines afin de lever les mains calmement, invitant d'un regard Paulette à suivre mon exemple en rangeant sa baguette. (Je rigolerai plus tard de la voir les mains en l'air et sa passoire sur la tête).
- Elle m'en veut aussi car la dernière fois que nous nous sommes croisé, reprends-je pour préciser l'origine de ma détermination, je l'ai empalé sur une lance et elle a dû se sauver avec Sayron. Du coup, elle n'a pas l'air de m'aimer beaucoup.

Les deux vampires ont l'air très satisfaits de l'anecdote. Je crois que je viens de me faire deux potes. Je ne les inviterais pas à dîner mais, en attendant, tant que ce n'est pas moi qui leur sert de dîner...

Il reste une seule chose à négocier véritablement maintenant… c'est que Paulette accepte elle aussi de les aider à trouver Dormikov parce que de nous deux, elle est celle qui sait le plus de chose.

Je tourne les yeux vers elle. Les deux vampires m'imitent, comprenant sans parole qu'il ne reste plus que Paulette pour sceller notre entente. La soupe insipide à la haine et l'orgueil risque fortement de se retourner contre ma seule ennemie, Ellen Dormikov. ●●●




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Jolene Letrade
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MessageSujet: Re: Les deux font la paire (suite)   Ven 27 Mai - 16:50



Jusque là tout s'était bien passé. Enfin assez bien. Disons suffisamment pour que ça ne dure pas plus longtemps. Toutes les bonnes choses avaient une fin, il fallait croire que leur chance avait fini par tourner. Mais Lena n'acceptait pas la défaite alors qu'ils étaient plutôt bien partis pour survivre à cette nuit. Elle resserra les doigts autours de sa baguette et quand Salomé tendit son pistolet devant lui, elle en fit de même avec sa baguette en observant les environs. Ils n'étaient que deux à première vue … et bien décidé à les béqueter. Et le Moldu qui croit qu'il va pouvoir se la jouer à la "Maybe we could make an arragement". La jeune femme ne peut s'empêcher de lever les yeux au ciel. Mais comme il devant elle, en première ligne pour servir de repas, elle ne peut pas trop la ramener.
Et puis c'était elle qui avait le capteur d'onde métallico-turbinatoire, c'était elle qui était la mieux protégée d'eux deux. Alors qu'elle était sorcière, c'est lui qui aurait du le porter, il était plus faible qu'elle. Même si elle était persuadée qu'il se défendait avec son arme en métal. Mais rien ne valait un bon sortilège. S'ils survivaient à l'épisode des deux vampires, elle lui proposerait de le mettre à sa place.

Mais en attendant, elle était bluffée par la manière dont il arrivait à gagner du temps. Enfin, il y arrivait pas al jusqu'à ce qu'il se retourne vers elle, preuve que là … il commençait à ramer. Tout en trouvant le temps de dire quelque chose pour l'énerver.

- Je ne m'appelle pas Paulette ! chuchota t-elle, le corrigeant mécaniquement.

Dans sa tête, elle se récite toutes les formules d'attaques les plus meurtrières qu'elle connait et qui seraient susceptible de toucher des vampires tandis que du côté du Moldu, les "négociations" recommencent. Elle entend entre Rictusempra et aquapuros le nom de sa chef. Et bizarrement, elle a l'impression de s'être fait rouler en beauté. Avec un soupir d'agacement à l'encontre de sa propre stupidité ? Mais qu'est ce qu'elle croyait qu'il allait faire de cette information ? La garder pour lui bien précieusement ? MAIS BON DIEU LENA ! C'EST UN PUTAIN DE RÉSISTANT !!
Mais à quoi est ce qu'elle pensait ? Sérieusement ? Il était hors de question qu'elle trahisse une Opposante. Et plus gradée qu'elle aussi. Même si elle ne l'avait jamais vu auparavant d'ailleurs. C'était une question de principes. Et aussi de survie. Qui voulait se mettre une femme avec autant d'influence dans l'Opposition ? Sérieusement ? Il fallait vraiment être fou ou ne pas tenir à sa vie et à celle de ses proches. Ce qui n'était pas le cas de Jolene.

Elle finit par prendre une décision, sitôt les deux vampires esquivés, ce serait chacun pour sa pomme. Et elle garderait le capteur. En attendant, il fallait qu'elle trouve une échappatoire. Et question de timing, la vision de sa meilleure amie s'installe dans sa tête bien décidée à la détourner de sa résolution. Allez savoir pourquoi est ce qu'elle pensa à ça à ce moment précis. Olivia en train de parler des cours d'Étude des Moldus que Jolene n'avait jamais voulut suivre.

- Et tu vois, y ont aussi un truc pour faire marcher leurs voitures, c'est de l'essence, sauf que si tu y mets le feu …bah ça crame encore plus vite que n'importe quoi d'autre.


Les yeux de la jeune fille tombèrent sur l'endroit où était tombé le bidon d'essence, le liquide s'était répandu sur le sol, là où se tenaient les deux vampires. Un bon sortilège et le tour devrait être joué, du moins théoriquement, non ? Siiii. Mais qu'est ce qu'il en était du Moldu ? Ok, elle avait bien envie de le faire cramer avec les vampires, mais il n'était pas imbibé d'essence comme les deux gus.
Oh, et puis, il n'aurait qu'à se débrouiller tout seul avec les vampires et les villageois. Dès qu'elle se serait trouvé un endroit calme, elle transplannerait pour Londres et irait fêter Pacques avec sa famille, quant à sa mission et bien … il n'était pas dit que Salomé Decameron existe encore au petit matin, alors …

Sa résolution prise, elle leva donc les mains en l'air comme le faisait le Moldu, mais à la différence qu'elle le faisait pour les amadouer. En même temps, elle sait pourquoi est ce qu'il est autant détesté par l'Opposante, se faire embrocher ne doit vraiment pas du tout être plaisant. Elle pouvait facilement la comprendre. Si elle ne tenait pas autant à sa vie, elle aurait dépensé tout son temps et son énergie à faire en sorte de l'arrêter, mais la situation jouait en sa défaveur.

Mais en ce qui concernait son plan pour repartir en Grande-Bretagne, une occasion se présenta exactement au bon moment. Elle ouvrit la bouche, faisant mine de réfléchir, et baissa les mains pour les croiser, mimant une scène d'intense réflexion. Ce qui, pour quiconque la connaissait un peu, prouvait qu'elle préparait quelque chose puisqu'elle n'avait pas du tout le besoin de réfléchir intensément, son cerveau trouvait un plan parfait à la seconde. Entre temps, elle pointa sa baguette sur le sol et ouvrit la bouche une nouvelle fois.

-Lacornum Inflamaré

La gadoue prit instantanément feu. Au moins, les deux vampires eurent l'air suffisamment pour que la jeune fille se permette un peu d'autosatisfaction durant un millième de seconde. Gardant les deux gus en train de sautiller à porter de vue, elle attrapa le Moldu par le bras et le força à se retourner.

Et maintenant, elle allait savoir si l'investissement dans des cours d'autodéfense avait été bénéfique ou pas. Baguette rangée dans la poche arrière de son pantalon, elle serra les doigts, pouce rentré derrière et le balança dans la figure du Moldu en direction du nez. C'est bien ce qu'il avait dit le prof, hein ? Toujours viser le nez ? Bon, espérons que c'était ça. Mais elle s'était gourée quelque part puisque son pouce lui fit un mal de chien en heurtant sa cible. Elle ne prit pas le temps de apitoyer, ou de hurler, sur son pauvre petit pouce et récupéra son arme avant de tourner les talons - direction la maison des Moldus.

Les deux vampires sont en train de devenir fou - et aussi en torches vampiriques - mais elle passe devant eux sans leur adresser le moindre regard et claque la porte de la maison en abaissant le verrou derrière elle. Une nouvelle séance d'autosatisfaction s'imposait. Mais qu'elle était douée ! Une vraie championne ! Et une vraie tête. Lena était certaine qu'elle ferait une excellente Auror plus tard, c'était déjà ça.

Elle ricana en voyant, à travers la fenêtre, le premier vampire commencer à fondre d'une manière qui rappelait une poupée de cire devant une bougie. Mais elle ne pouvait pas rester là pour regarder le deuxième faire de même, elle avait d'autres doxys à fouetter.

À ce propos, elle regarda d'un peu plus près l'objet qu'elle avait arraché au Moldu. Un truc en métal, meurtrier, d'après ce qu'elle en avait vu, dommage qu'elle n'ait pas vraiment prit attention à comment est ce qu'il tenait cet objet, elle aurait peut-être pu frimer avec devant sa fratrie mais bon. Au pire, elle pourrait toujours demander à Heath qui s'y connaissait en arsenal moldu. Et tant qu'à faire, elle apprendrait aussi le nom de toutes les armes qu'il existait histoire de les reconnaître la prochaine fois qu'elle devrait face à quelque chose qui lui échappait.

Bof, elle s'occuperait de ça plus tard, et elle fourra le tube métallique dans la poche de sa veste. La priorité maintenant, était de rentrer chez elle. Elle passa sa main sur sa poche arrière pour récupérer sa baguette. Sauf qu'elle était vide. Lena vérifia chacune de ses poches mais non, elle n'était pas sur elle.

La jeune femme fouilla donc du regard tous les recoins de la salle, se tuant les yeux à essayer de discerner la moindre chose dans le noir. Mais là encore, il n'y avait rien nulle part. Elle donna un coup de pied dans la porte. Pourquoi est ce que sur toute sa fichue vie, il avait fallu que ce soit ce jour là qu'elle perde sa baguette ? Mais quelle poisse ! Ce n'était pas possible, on lui avait forcément jeté un sort avant de partir !

Elle alla jusqu'à la fenêtre où elle regardait la flambée de vampire encore quelques minutes plus tôt et quelle surprise pour elle de la voir dehors, bien évidement.

- Oh … Pourquoi est-elle grognon la rouquine ?
demanda une voix mielleuse derrière elle.

Jolene se retourna. Une silhouette se découpait dans l'obscurité d'une autre salle. Et cette silhouette semblait porter quelque chose d'assez lourd. Qu'elle lâcha dans un bruit mas semblable à celui que fait un corps flasque en heurtant le sol. Et c'est bien ce que cela semblait être. Lena porta une main à sa bouche quand son cerveau d'habitude si rapide, interpréta le bruit pour l'associer à celui d'un humain.

- Je … Je vais …, begaya t-elle en essayant de saisir la poignée de la porte derrière son dos.
- Oh, mais non voyons, reste avec moi. Je suis certain que tu es délicieuse.

Il fallait qu'elle trouve rapidement une solution pour ne pas finir entre les crocs du nécrodite. Gagner du temps est en premier sur la liste de ses solutions potentielles. Elle abhorre un grand sourire en levant les mains pour essayer de le retenir un tout petit peu. Mais il continu de s'avancer. Ce n'est peut-être pas une meilleure occasion de tester la technique du Moldu.

- Peut-être que l'on peut négocier, demande t-elle avec un sourire poli.

Il s'arrête pour réflechir, il avait vraiment l'air de le faire, mais quelque chose lui dit que ce n'est absolument pas le cas et qu'il ne va pas tarder à l'envoyer bouler avant de se jeter sur lui pour assouvir un besoin irrépressible, sauvage et naturel.

Euh … boire son sang s'entend.

Comme Lena l'avait prévu, il abandonne son air pensif pour retrouver un grand sourire, le même qu'a sa sœur Callie quand elle s'apprete à se jeter sur une part de tarte à la mélasse.

- Non, on ne peut pas.

Elle se retourna pour secouer le verrou qui refusait obstinément de s'ouvrir. Même sous les secousses dont elle gratifiait la porte. Elle n'avait pas son arme de prédilection, mais elle avait celle de Salomé. C'était peut-être son dernier espoir, elle arrêta les secousses pour sortir de sa poche le tube métallique mais elle ne savait pas comment le faire marcher, ce qui en soit était un problème.

Et une main l'attrapa par derrière. Instinct de survie primant sur sa fierté, elle laissa échapper un cri strident qui l'aurait agacé au plus haut point si elle n'avait pas été dans un état de terreur absolue. Mais elle devait donc penser à autre chose en attendant, sauver sa vie si elle y arrivait, surtout si on songeait que sa bouche se rapprochait dangereusement de sa jugulaire. Elle lâcha donc l'arme qu'elle n'avait pas cessé de tripoter pour essayer de la faire marcher dans le but de libérer ses mains afin d'essayer d'écarter la tête du prédateur de son cou.

Sauf qu'il y eut une détonation provenant de l'arme moldue et que le vampire s'arrêta soudainement d'essayer de se rapprocher d'elle et ce avec un petit grognement de douleur. Il se raidit et finit par s'écrouler par terre en agrippant Jolene qui partit en arrière avec lui.

Elle se dégagea du mieux qu'elle pouvait et recula contre la porte, aussi loin qu'elle pouvait en fait. Mais elle dut se rendre à l'évidence qu'il était soit mortellement blessé soit mort. Dans les deux cas, il était à présent incapable de faire quoi que ce soit contre elle.

Lena récupéra l'arme sous un pan de manteau et la reprit dans ses mains. Il fallait qu'elle sorte de là au plus vite et qu'elle récupère sa baguette et … sûrement aussi les menottes que lui avait filé Kate et qu'elle avait aussi mit dans sa poche arrière.

Elle dut quand même s'y reprendre à trois fois avant de réussir à débloquer le verrou et sortir enfin dehors.


Dernière édition par Jolene Letrade le Lun 13 Juin - 16:50, édité 1 fois
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Salomé Decameron
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MessageSujet: Re: Les deux font la paire (suite)   Lun 6 Juin - 20:33

●●● Sur une échelle de 1 à 10, tu serais énervé à combien si une sorcière te mettait son poing dans la figure avant de te laisser en tête à tête avec deux vampires après t’avoir volé ton arme? Moi, je dirais pas loin de 9/10.

Mettons moins car, dans mon malheur, l’ironie devint une agréable compagne.

En me relevant pour m’éloigner de la torche (non)humaine, ma main tombe par hasard sur un morceau de bois oblong. Intuitivement, j’ai envie de m’en servir comme arme de fortune, un pieu pour enfoncer dans le cœur du second vampire s’il tentait de se jeter sur moi pour se venger de ce que leur avait fait la sorcière, mais le morceau de bois est trop lisse et trop bien taillé pour n’être qu’une branche.

- Sa putain de baguette!

J’ai le nez qui pisse le sang. Paulette est inconsciente d’avoir fait ça. J’étais son seul allié. Mais désormais, ça sera chacun pour soi. Autant dire que je ne suis pas très content et que l’euphémisme m’aide à mieux contenir ma fureur. Croit-elle sérieusement pouvoir se défendre correctement avec une arme à feu dans laquelle il ne reste que deux balles et sans sa baguette?

Je glisse la baguette magique dans la poche intérieure de mon manteau.
On verra bien plus tard ce que je peux en faire.

Le petit vampire gros, celui des deux qui était le moins loquace, finit par fondre et ne devenir qu’une masse visqueuse pareille à la gadoue qui nous entoure. Le second tient toujours. Ses hurlements sont stridents. La douleur doit être intense. Je me demande - pourtant Dieu seul sait combien je me fous pas mal de la douleur des autres - si ces êtres déshumanisés ressentent la douleur physique de la même façon que nous. Qu’est-ce qui est mort et qu’est-ce qui demeure? A l’entendre, je jurerais que j’aurais poussé les mêmes hurlements si l’ont m’avait incendié vivant. Ce dernier terme prête toujours à discussion quand il s’agit des vampires. Mais passons. Quoi qu’il en soit, pas question de le laisser mourir plus qu’il n’est déjà mort. Pas après l’accord que j’ai passé avec eux. Il peut m’être d’une grande utilité maintenant que la rouquine a décidé de la jouer solo. Dans toute guerre, le vainqueur est celui qui a fait les meilleures alliances.

Soit dit en passant si je retrouve son Regulus Letrade, je ne sais plus bien ce que je lui dirais: "Excusez-moi monsieur. Votre fille-compagne-cousine-protégée-exécutrice (rayez la mention inutile) est morte suite à une mission qu’on lui a assignée. Elle aurait pu s’en sortir malheureusement à la fin quand il n’est resté qu’elle et moi, je n’ai pas résisté à l’envie de lui enfoncer une passoire en inox dans la gorge."
Il est plus probable que je ne prenne pas la peine de trouver ce Letrade. Letrade... puisque c’est le seul nom par lequel elle m’est liée, tel sera son ultime nom de baptême imaginaire puisqu’elle ne s’est toujours pas décidée à s’identifier.

Le deuxième vampire tourne sur lui-même, essaye d’éteindre le feu qui embrase ses vêtements et fait cloquer sa peau. Pour l’aider à éteindre le feu, et ne pouvant trop m’approcher de lui à cause des flammes qui le lèchent, je ne trouve pas d’autre moyen pour l’obliger à s’allonger que de lui infliger un énorme coup derrière la tête avec une planche en bois posé contre la clôture. Il parait que ces créatures guérissent de leurs blessures. J’espère sincèrement qu’il en guérira rapidement. Comme prévu, sous le choc, il s’effondre dans la bourbe. Avec des gestes rapides, je m’empresse de le recouvrir de boue. Les flammes faiblissent puis finissent par s’éteindre. Au bout d’une longue minute, plus rien ne bouge nulle part et le silence entrecoupé par les grosses gouttes de pluie est revenu.

Je suis à bout de souffle.
Je crains qu’il ne soit mort pour de bon.

- Merde...

Soudain deux mains sorties de la terre m’agrippent au cou et essayent de m’étrangler. Au bout des mains, le visage incendié et recouvert de boue du vampire. J’essaye de parler, de l’empêcher de me tuer mais il reste sourd. Il parait reprendre lui aussi son souffle :

- Sales humains! Sales humains, hurle-t-il.
- Lâche-moi! Lâche-moi crétin! Tu vois bien que j’ai essayé de te sauver... C’est l’autre... la sorcière, dis-je pour me sortir de la panade.

J’espère qu’elle va manger, la sorcière.
Le vampire arrête et me lâche. Ses yeux sont injectés de sang et de haine.

- Il me faut du sang, vocifère-t-il.
- La sorcière est dans la baraque...

Sa soif de vengeance l’aide à se redresser.
Quant à moi, allongé dans mon lit de boue et le cœur interloqué, je l’ai échappé belle.

Mais pas le temps de souffler. La nuit n’est pas finie. Les ennuis non plus.
Je me remets sur mes deux pieds et cours avec ma triste vitesse humaine sur els talons du vampire qui est bien décidé à prendre son goûter le plus vite possible.

Au moment où la porte s’ouvre, le visage de Letrade apparaît sur le pas. Sa passoire sur la tête. Le vampire l’attrape par le col et la jette comme un sac dans le jardin, dans une flaque de boue. Son chapeau de métal tombe sous le porche dans un bruit de ferraille et de cuisine.

‘Vas-y, refais-toi une beauté puisque c’est tout ce qui compte. Essaye donc de faire un tournicota tournicoton sans ta baguette.’

En termes de balnéothérapie par la boue, nous sommes tous les trois à égalité. Le vampire a peut-être une longueur d’avance après le masque de beauté à la peau et le gommage exfoliant par le feu.

Comme elle est allongée à côté de moi après que le vampire l’a projeté dehors et que j’éprouve à peu près autant que lui l’envie de la déchiqueter en petits morceaux, je m’abats sur elle, m’assois sur elle à califourchon pour l’empêcher de bouger, la fouille et récupère mon arme.

- Quelle petite conne tu fais! M’écris-je en vérifiant le barillet. J’ai entendu qu’elle a tiré une fois. Il ne reste qu’une seule balle. Putain!

Le vampire arrive à toute allure vers nous et m’expulse de sur le ventre de Letrade. En moins de quelques secondes, ses dents s’enfoncent dans son cou... je laisse faire, je regarde faire. Je surveille ce qu’il fait. Je m’approche doucement en brandissant mon arme devant moi. Il est trop occupé à la saigner pour faire attention à ma présence. Trop heureux d’avoir ce sang.

La pluie qui tombe sur nous nettoie par endroit nos visages dégueulasses. Sur le sien, les parties brûlées se reconstituent à vue d’œil. C’est hallucinant. Je m’approche toujours d’eux avec prudence, il reste penché sur la sorcière dont il s’abreuve, j’avance jusqu’à apercevoir les yeux de Letrade.

J’ai tellement envie de la laisser crever.
Mais je ne peux pas.

Je pose le canon de l’arme contre la nuque du vampire:

- C’est bon maintenant... tu as eu ton sang. Si tu la tues on ne saura jamais où trouver Dormikov.

A contre cœur, le vampire s’arrête et se relève. Il se tourne vers moi et approche son visage:

- Ne me menace plus jamais avec ton arme. A partir de maintenant, je suis votre seule arme. Si la pétasse essaye encore une fois de se servir de moi comme torche, je la saigne pour de bon.

Je me tourne vers Letrade.

- T’es prévenue, Letrade, souris-je narquois en suivant le vampire qui s’est engagé vers la route.

Je me retourne vers elle en brandissant sa baguette avec un grand sourire :

- Soit tu nous accompagnes gentiment pour retrouver ta baguette, soit...

Je me tourne vers le vampire. petite aparté. Je trouve que c'est le meilleur moment pour faire les présentations:

- Salomé.

Il grince des dents mais répond:

- Felix.
- Okay, Félix. La jeune emmerdeuse, c’est Letrade. Je te remets sa baguette en gage de bonne foi.

Felix s’arrête de marcher et regarde le morceau de bois, ma pomme puis celle de Letrade, de l’air de dire qu’on se fout vraiment de sa gueule. A sa place, je n’en penserais pas moins.

Il prend la baguette et la fourre dans son costume brûlé:

- Je lui rendrai si je suis toujours debout à l’aurore.

Je souris à Letrade en répétant joyeusement les dernières paroles du vampire alors que nous nous remettons en route.

- 'Toujours debout à l’aurore.' Fantastique! Encore de merveilleuses heures à passer tous ensemble en perspectives. Youpi.
- On va où? questionne Felix, toujours bougon.
- On doit rassembler de l’essence pour faire démarrer des camions et transporter les villageois à Oulan-Oude.

Tout en marchant et ignorant Letrade qui n’attire à mes yeux plus aucune sympathie, j’explique ce que je fais là, je raconte ma rencontre avec la sorcière et ses deux compagnons qui ont fui. Pour moi, Felix fait désormais partie de l’aventure. Si pour assurer ma survie jusqu’à 6h du mat, il faut que lui et moi soyons les meilleurs amis du monde, nous serons les meilleurs du monde. Si je dois descendre la sorcière pour ramener vivant deux camions de villageois sans défense, je paierai le prix de ma mauvaise conscience. Si elle me refait un coup aussi stupide qu’elle vient de le faire, c’est sans aucun remords que je promettrai à mon nouveau meilleur copain que je fermerai les yeux et que je ne le dénoncerai pas aux autorités s’il la supprimait. Tous unis dans le même merdier. Point barre.

L’heure suivante nous révéla que nous n’avions pas à nous plaindre de la présence de Felix à nos côtés. Remonté à bloc à cause de ce que lui avait fait Letrade, il se débarrassa de six vampires et trois nécrodites comme s’ils avaient été de vulgaire quilles sur son passage. Après avoir rempli un deuxième jerrycan à partir de l’essence du tracteur et des scooters, j’utilisai ma dernière balle pour sauver les arrières de Felix et abandonnai derrière moi le revolver.

Il était bientôt cinq heures.

- Felix, lui dis-je emmerdé, je ne peux pas t’emmener à la cachette des villageois...
- Tu as peur que je fasse un carton?
- Sans blague... réponds-je sardonique.

C’était à cet instant que la question de la confiance affleura, or personne n’avait vraiment confiance en personne parmi nous trois.

Pour la première fois depuis que nous avions quitté la deuxième maison, je m’adressai à Letrade et la regardai. C’était à mon tour de faire des concessions. Si, étrangement, ces deux dernières heures m’avaient rapprochée de Felix et que je faisais plus confiance au vampire qu’à la sorcière qui n’avait eu de cesse de me démontrer qu’on ne pouvait absolument pas compter sur elle, c’était surtout vis-à-vis de cette dernière que je devais faire des concessions. Je ne lui faisais pas confiance et elle n’avait pas mon respect. Elle ne comprenait pas pour qui elle travaillait et je me fichais pas mal de savoir ce qui pouvait motiver une si jeune fille à défendre un monstre comme Dormikov. En temps de guerre, nous étions tous des monstres. Moi le premier qui avait risqué de voir une sorcière saignée par un vampire juste pour nourrir ce dernier et gagner du crédit à ses yeux.
Seulement, elle était tout ce qui restait pour m’aider à mener ma mission à son but.

- Letrade... maintenant c’est la dernière ligne droite. Aucun de nous trois n’obtiendra tout ce qu’il veut. Felix ne fera pas un festin de villageois ce soir, je ne pourrai pas partir d’ici avec eux et toi, tu ne m’amèneras pas à ta chef car je ne me laisserais pas emprisonner ; personne ne s’en sortira complètement victorieux alors... négocions.

Felix me laisse parler. Il sait d’instinct, il a compris, que je respecterai la parole que je lui ai donné car je veux autant que lui me débarrasser de Dormikov.

- Dans moins d’une heure, il va faire jour... Felix devra aller faire un petit roupillon - avec ta baguette -, les quelques vampires qui restent iront faire la même chose et nous aurons champ libre pour escorter les villageois jusqu’à Oulan-Oude...
- Sauf que tu n’as pas intérêt à partir d’ici sans moi, complète Felix en me toisant. Sinon ça ne sera plus un mais deux vampires que tu auras au train.
- Super... mais non. On va donc dire que je ne vais pas pouvoir mener ma mission à bien et que je vais attendre la journée que mon nouveau meilleur ami se réveille (grognement de Felix). Il ne reste que toi pour le faire. Et tu vas le faire... pour récupérer ta baguette. Je te promets que je te la ramènerai en main propre dès que Felix sera réveillé. Tu pourras même prévenir Dormikov que j’arrive. Il te suffit de me dire exactement où la trouver... je me charge du reste. Tu n’auras pas à mentir, tu auras quasiment exécuté ta mission jusqu’au bout en m’attirant jusqu’à elle. Il y a qu’un seul détail qu’il faudra éviter de lui dire... c’est que je ne viendrai pas seul.

Je me tourne vers Felix qui pousse un autre grognement.
Je vais finir par vraiment bien l’aimer ce vampire aux allures de zombie.

- Si tu ne sais pas faire le silence et si les villageois ne sont pas arrivés saints et saufs à Oulan-Oude, c’est ton Regulus Letrade que nous irons voir. Pour lui apporter ta baguette. Juste après, qui qu’il soit, et crois-moi bien que je ne lui demanderais pas, je le...

J'hésite à finir à ma phrase. Je déteste mes manières de mafieux. Même si la guerre c'est la guerre.
Felix qui a moins de pudeur fait un petit bruit délicat de succion.

- ...tue, complète-t-il enthousiaste. A priori, il n'a toujours pas pardonné à Letrade de lui avoir mis le feu.

J’avoue. Ceci n’est pas réellement une négociation. C’est du chantage. Kephren m’a un jour dit qu’une baguette était l’outil le plus important pour un sorcier. Elle le choisit très jeune, il représente sa magie. La baguette est unique et précieuse. Plus qu'un legs, un bijou de famille ou une empreinte digitale. La baguette est son alter ego. Même si on peut toujours la remplacer en cas de brisure, ce n’est pas la même chose par la suite. Les sorciers feraient n’importe quoi pour ne pas perdre leur baguette. Je l’espère de tout mon cœur car je n’ai rien à proposer de plus en échange de la vie de ces villageois. ●●●
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MessageSujet: Re: Les deux font la paire (suite)   Mer 8 Juin - 17:26

Il devait être cinq heures du matin. Le crépuscule lui semblait bien loin maintenant. Comme si la dernière fois qu'elle avait vu le soleil remontait à des mois. Lena n'aurait jamais cru qu'il lui manquerait ainsi. Elle qui se plaignait des tâches de rousseur qu'il provoquait sur sa peau. Là, elle aurait sûrement tué père et mère pour en sentir la chaleur sur son visage. Ou pour une veste plus chaude.

Elle préférait ne pas penser à l'état de son cou.
En fait, elle avait arrêté de penser à sa blessure vers trois heures du mat'. Y penser lui donnait envie de se jeter sur l'un des deux hommes devant elle. Et ce n'était pas une bonne idée.
Elle se contentait de se traîner derrière eux, en essayant de suivre leur rythme. Mais elle avait tellement envie de dormir
Ses pensées ressemblait à : J'ai MAL ! MAIS BORDEL J'AI MAL ! Elle avait arrêté d'imaginer les pires supplices qu'elle aurait pu leur infliger si elle avait encore sa baguette.
Et à serrer encore plus sa main gauche contre elle.


La jeune fille baissa les yeux sur elle justement. Impossible à reconnaitre sous toute cette boue. Elle devait être aussi sale voire pire que sa main. Étrangement, cette pensée ne l'agaçait plus autant qu'à deux heures du matin. Lena avait même abandonné la tâche de se débarbouiller un peu et d'essayer de retirer le maximum de boue séchée dans ses cheveux.
Et sa main lui faisait tellement mal. La jeune fille ne s'y connaissait pas trop en blessures et accidents moldus - ce mot l'horripilait à présent - mais elle était à peu près certaine à environ 53,78999 % qu'elle était bel et bien brûlée. Et méchamment. D'un autre côté ce n'était pas étonnant. En fait, ce qui choquait le plus Lena était le fait qu'elle s'était brûlée, ça ne lui était jamais arrivé de toute sa vie. Même quand elle avait extrait des liquides urticants ou potentiellement dangereux, elle ne s'était jamais blessée. C'était une sensation nouvelle.
Et vraiment désagréable.

Jolene avait néanmoins beaucoup de mal à se rappeler exactement à quel moment elle s'était brûlée comme ça. Et pourquoi elle ne s'en était pas rendue compte directement. Elle ferma les yeux en se repassant le dernier souvenir important de la soirée.

Elle avait reculé. Il y avait du sol sous ses mains. Puis plus rien.
Un truc mou et humide l'avait remplacé, très violemment. Au bruit que fit son corps en heurtant cette surface, elle reconnut le son spongieux que faisait la boue. Le même qu'elle entendait lorsqu'elle se baladait dans le parc de Poudlard Uni par temps de pluie. C'était à ça qu'elle l'avait associé en premier puis à Boue. Pas dans l'autre sens.
Le Moldu s'était tenu au dessus d'elle. Elle avait ramené ses bras pour protéger son visage. Croyant qu'il voulait la frapper. Il avait fouillé ses poches et l'avait traité de … ? Petite conne ?
Ça devait être un juron moldu. Certainement même.
Mais l'autre avait prit sa place.
Il était bien plus fort qu'elle. Elle n'avait pas hurlé. Elle avait eu vaguement conscience de la proximité d'autres vampires et autres nécrodites. Pas eu envie qu'ils viennent au buffet gratuit.
Elle n'avait rien dit, mais elle s'était débattu. D'abord avec des coups de pieds véhéments. Puis, son instinct de survie s'était affaiblie à la même vitesse que son sang se faisait rare dans ses veines.
Ah ! Si seulement elle pouvait utiliser ce verbe pour parler des gens dans les magasins de vêtements au moment des soldes quand Olivia l'y emmenait ! Sa chère emmerdeuse lui manquait beaucoup. Une pensée la saisit ! Et si Jolene ne revenait pas ? Qui s'occuperait d'elle quand elle serait bourrée ? Qui lui ferait des boissons anti-gueule de bois ? Olivia était purement et simplement incapable de s'occuper d'elle toute seule ! Elle était en troisième année et le matin, elle venait encore la voir pour qu'elle l'aide à faire ses lacets et à vérifier qu'elle n'avait rien oublié pour la journée.
Elle avait du réfléchir plutôt qu'espérer pouvoir compter sur sa force. Finit les coups de pieds. Elle avait essayé de lui foutre de la terre dans les yeux. Elle avait plongé la main dans une flaque d'essence que l'eau n'avait pas complètement éteinte. Ses doigts s'étaient refermés dessus, n'écoutant pas ses nerfs protester.


C'était à ce moment qu'elle s'était brûlée !

- Letrade...

Jolene releva le visage vers le Moldu. Elle n'appréciait vraiment pas qu'il ait trouvé son nom. Elle préférait encore lui donner un nom de son invention plutôt que de le laisser user son nom de famille de cette manière. Il fallait d'ailleurs qu'elle réfléchisse à la question. Qui allait-elle être ? Un personnage de roman. Avec des Vampires.
Dracula semblait s'imposer de lui même.

À sa sauce, cela donnait Whinelminna Stocker. Un vrai nom sorcier en somme.

Dracula était un des rares livres moldus qui l'avaient intéressé et qu'elle avait lu en entier. Pour découvrir avec un grand étonnement qu'ils en savaient pas mal sur les créatures de la nuit pour des être qui étaient censés n'avoir aucune connaissance de près ou de loin sur leur monde. Ça l'avait inquiété sur le moment avant de se rappeler que beaucoup d'humains cotoyaient des sorciers. Et puis Bram Stocker avait été assez fou pour se faire construire un château made in Transylvania, en plein dans une Londes Victorienne. Il devait forcément abriter un sorcier ou une sorcière sous son toit pour avoir des idées pareilles.

- Génial ! cracha t-elle. On a finit le tir avec les menaces ou vous les avez pas encore toutes sorties ?

Elle les toisa furieusement tous les deux. Elle n'avait pas la moindre envie de faire ce qu'ils disaient. Et en plus, si elle les avait suivit, c'était juste parce qu'ils étaient à eux deux la seule protection potable des environs, le repère des villageois semblait à des kilomètres quand on comptait les vampires qui l'en séparait. Alors en plus avec la gorge à moitié complètement niakée. C'était purement et simplement une mission suicide.

Elle brandit sa main brûlée qui la faisait souffrir.

- Je signale quand même que je vais peut-être y laisser ma main dans cette affaire ! Et vous pouvez vous la mettre où je pense ma baguette, parce que vu l'état de ma main, à cet heure ci, ce n'est qu'un foutu bout de bois !

Elle dramatisait ? Nooon … Lena avait vraiment un mal de chien, et c'était comme si son auriculaire et son annuaire gauches n'étaient plus rattachés à sa main. Elle n'avait plus la moindre sensation dans ces coins là, ce qui était peut-être mieux comme ça d'ailleurs.
Alors NON elle ne dramatisait pas. Et sa main ne ressemblait vraiment à rien ! C'était une très mauvaise idée de jouer avec le feu, elle avait retenue la leçon. À présent, elle songeait que pas même ses pires ennemis - et Dieu seul savait combien elle en avait - ne méritaient d'être blessé par le feu.

Mais pire encore, ce qui lui faisait le plus peur encore, c'était que cette blessure, justement, ne laisse la moindre cicatrice sur sa peau d'albâtre. Elle avait fait exprès d'éviter tout coin ensoleillé, allant jusqu'à se priver de vacances à la mer ou de ne sortir dehors que tartinée d'écran solaire total. Ce n'était pas pour avoir une horreur à cet endroit stratégique de son corps ! Elle faisait beaucoup de chose avec sa main gauche, et finir avec un gant solitaire toute sa vie ne la tentait pas plus que ça.

Mais il fallait qu'elle s'en sorte vivante. Elle allait donc devoir négocier avec eux. Ce qui n'était vraiment pas cool à ses yeux. Parce que d'abord elle détestait négocier, et préférait que les gens reconnaissent directement qu'elle avait raison et acceptent ses revendications, chose que ni le moldu ni le vampire ne semblaient prêts à faire pour un sou. Mais au moins, elle trouvait quelque chose à son goût dans leur proposition : le retour jusqu'à chez Dormikov. Si elle s'arrangeait pour y être, ne serait ce que quelques minutes, avant eux elle pourrait la prévenir et faire débarquer des gardes ou la sécurité. Et elle aurait sa vengeance par procuration. C'était donc un plan pas mal, un peu bâclé comparé à ceux qu'elle élaborait avant de mettre ne serait ce que le petit doigt de pied où-que-ce-soit. Mais bon, à la guerre comme à la guerre.

Seulement, la jeune fille devait se faire désirer avant d'accepter leur proposition. Pas supplier ni rien, parce qu'il était certain à plus de 100,4532 % qu'ils ne le feraient pas et essaieraient de trouver une autre solution tous seuls. Même si au final, ils auraient les boules qu'elle ne leur ai pas dit où était Dormikov. Ce dont elle pourrait toujours se réjouir s'ils la prenaient au mot.

- En fait, si vous me tuez, mon seul regret sera de ne pas avoir vu votre entretien avec, justement Regulus Letrade, ajouta la jeunne femme du ton le plus présomptueux dont elle était encore capable dans sa situation - essayez donc d'avoir l'air supérieur quand vous êtes assis sur une souche moisie avec tellement de gadoue sur vous que vous en êtes méconnaissable- et en tendant son index de la main blessée vers le vampire.

Au passage, ses mains avaient vraiment morflés. Méchamment même. Si on comptait l'entaille au premier assaut des sangsues, la foulure avec le coup de poing au moldu et maintenant la brulure. Le monde entier devrait reconnaître sa supériorité en alchimie au reste de la communauté sorcière si elle parvenait à faire disparaître ses cicatrices avec un potion.

Bref.

Croire qu'ils arriveraient à tuer un des meilleurs Aurors de la Grande Bretagne, ils rêvaient tout éveillé. Les pauvres, leur manque de connaissance sur les noms des sorciers importants les rendaient ridicules plus qu'autre chose.

Mais bon, Jolene ne put pleinement savourer sa dernière phrase que le vampire saisit son poignet brûlé. Elle poussa un glapissement, et avant d'avoir eu le temps de réfléchir à ses actes enfonça ses dents dans la main du vampire, serrant jusqu'à ce qu'elle sente le sang couler dans le fond de sa gorge et ses dents heurter des os.

Le vampire récupéra sa main, et Lena la sienne.

- Mais elle est … , gronda t-il en regardant sa main guérir peu à peu.
- On est quitte comme ça, grogna t-elle en faisant référence à la trace de morsure dans son cou et qui avait faillit lui coûter la vie.

Mais elle ne prit même pas la peine d'essuyer le mélange de sang de vampire et de salive Letrade Cequi coulait sur son menton. Ce petit accès de sauvagerie pure et dure lui donnait l'impression d'avoir récupérer un peu de force perdue. Et de lui donner des idées dangereuses auxquelles elle n'aurait jamais pensé en temps normal - c'est à dire avec toute sa tête et le ventre remplit-. Une de ses idées mettait directement sa vie en danger, mais allait au moins vérifier qu'elle était bel et bien la meilleure quand il s'agissait de préparer des potions - et dans le cas précis des poisons. Et puis de toute manière, de cette façon - et c'était là qu'on voyait qu'elle avait besoin de sommeil de toute urgence - elle se sentait misérable après s'être laissée mordre comme ça, si son poison venait à bout d'elle, elle n'aurait rien à regretter. Cette idée était de boire le dernier poison de sa création, elle avait réalisé aussi un antidote, mais elle n'avait pas l'intention de le prendre toute suite.

- Ne tente pas un instant de me retoucher ou de goûter mon sang, tu ne mourrais pas sur le champs, annonça t-elle en tremblant. Ca prendrait une semaine, une semaine de pure souffrance. Mais le résultat serait le même.

Après ça, très fière d'elle même elle se releva et les toisa. Assez contente de ne pas mesurer cinq centimètres de moins et de rester à peu près à leur hauteur- et dire qu'elle avait passé toute sa vie à se plaindre de sa grande taille. Elle n'avait pas envie de se mettre dans leur tête, mais elle espérait bien que le raisonnement qui s'y faisait concluait par le fait qu'elle préférait mourir plutôt que de laisser l'occasion à n'importe qui de la niaquer encore une fois.

Cela fait …

- Bien, négocions !proposa t-elle en joignant les main, faussement joyeuse. Je pourrais vous dire où elle se trouve. Potentiellement vous y emmener. En échange, je ne veux plus jamais vous voir de ma vie.

Façon détournée d'emmener le moldu jusqu'à chez sa supérieur, là-bas, elle pourrait le maîtriser le temps qu'elle fasse ce qu'elle a faire avec lui. Peut-être se sentirait-il en sécurité avec son vampire de pacotille. Espérons une mort lente et douloureuse comme il lui avait fait miroiter.

- Il y a un problème, je ne connais que l'endroit où elle sera jusqu'à demain soir. C'était la date limite pour te livrer à elle. Après elle devait changer d'endroit pour je-ne-sais quelle raison. L'adresse de livraison était une villa à Séville.

C'était la vérité, et elle en était contente, parce que ça lui donnait un avantage : ils auraient besoin d'elle pour aller à Séville en un temps réduit. Et avec sa technique de transplannage très approximative et très personnelle - et un peu de chance - elle en perdrait un en y allant. Impossible de trouver un oiseau de fer qui ressemblait aux balais sorciers pour se rendre là-bas dans ce trou perdu. Et d'après ce qu'elle avait compris, le dernie sorcier du village faisait partie des premières victimes alors …

- Et je veux ma baguette avant de partir avec les villageois. Ou vous vous trouvez un autre sorcier pour aller jusqu'à chez Dormikov.

Et elle croisa furieusement ses bras sur sa poitrine, en prenant sur sois pour ne pas hurler de douleur quand son poignet se retrouva compresser de la sorte. Ce n'était pas trop grave pour le moment, mais elle aurait bien aimé récupérer sa baguette pour ce souvenir disparaisse complètement et qu'il ne soit qu'un lointain souvenir, de préférence le plus vite possible. Lena alla même jusqu'à plaindre ces pauvres moldus qui n'avaient qu'une médecine pauvre, approximative, incertaine et lente.
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