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 Rien ne se crée. Tout se transforme. [Libre]

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Franck Sparke
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MessageSujet: Rien ne se crée. Tout se transforme. [Libre]   Mar 24 Mai 2011 - 1:27

Cet instant, je me l’étais approprié avec grande facilité. Je me sentais ici comme un peu chez moi. Je connaissais ces lieux pour les avoirs parcouru en long, en large et en travers depuis des années. J’avais la chance de pouvoir côtoyer le paradis tel que j’avais toujours voulu le voir. Il était ici, affichant toute la démesure d'une nature matérialisée et symbolisée, de ci, de là, comme avec cet arbre, immense, qui avait vu plus de choses que n’importe qui sur ce monde. Ou comme le lac, posé sur une bonne partie du domaine, qui semblait vivre tranquillement durant un temps encore plus long que son camarade sylvestre. J’imaginais leur complicité sans âge. L’un prospérant au côté de l’autre, ses racines plongeant directement dans l'eau toujours abondante de son éternel compagnon. L’autre semblait se complaire à voir son ami grandir à ses côtés, s’éterniser pour accroître leur complicité, brisant le rythme de sa vie, parfois monotone, par les ribambelles de petites créatures, passant de branche et branche.

J’aimais cet endroit, car il me permettait de me faire les films d’une vie telle que je me l’imaginais. Le monde qui m’entourait me perdait parfois, mais ici, je reprenais le fil de ma réalité. Je prenais le temps. J'observais pour apprécier. Je n’étais pas contraint, comme un touriste venant en pleine saison, à visiter. Je ne visitais d’ailleurs pas, car je me sentais ici comme un habitant, au même titre que mes deux compatriotes, messieurs L’Arbre et Le Lac.

J'avais de quoi me trouver naïf, mais, en fin de compte, j'aimais à croire que la naïveté restait la sagesse des enfants, et, très franchement, je n'avais pas plus que ça l'envie de grandir.

- Franck ! Tu n’arrêteras donc jamais de venir ici ? Tu crois pas qu’il y a mieux à faire que rester dans ce Parc ?

Il y avait très certainement mieux à faire, comme se poser des questions sur la création du monde, sur La Rose, sur l’Ombre, sur toutes ces étrangetés qui nous entourent et nous percutent, détruisants systématiquement toutes conclusions. Ce jour là, j’avais préféré ne pas répondre à Mary, car je savais que nous ne nous comprendrions pas sur le sujet.

J’étais différent.

Comme n’importe qui.

Nous sommes tous différents.

Le vent se leva. Il souffla quelques instants et suffisamment pour faire onduler l’herbe grasse du Parc de Greenwich. Mon regard se posa sur L’Arbre. Il lutta passivement et facilement, ne perdant que quelqu'une de ses feuilles. Elles tombèrent tout aussi nonchalamment et se posèrent sur la surface du Lac. Elles flottèrent quelques secondes et s'immergèrent dans les profondeurs.

Les nuages furent chassés du soleil qui pu se déployer à nouveau, rayonnant tout autour de moi pour transformer les lieux et leur donner de nouvelles couleurs. Cela me rappelait une certaine carte postale, montrant un paysage évoluer au cours des saisons. Cette image m’avait tellement marqué et intéressé que je ne me souviens même plus qui l’avait envoyée.

Il était l'heure de se réveiller, fini de batifoler dans mes rêves et souvenirs. Je me levai et quittai la pelouse pour rejoindre le chemin, ses graviers blancs étaient parfaitement ratissés, donnant l’illusion d’une ligne parfaite, comme tracée au sol à la craie par un géant.

- Hello Junior ! m'interpella une voix quelques mètres plus loin.

- Hé ! Salut Nick ! Beau temps n’est-ce pas ?

- Ouaip, ça va, ni trop chaud, ni trop froid. Impecc ! me lança le vieil homme appuyé contre sa bèche.

- Prends bien soin d’elles !

- T’en fais pas. Elles et moi, c’est une vieille histoire ! dit-il en jetant un regard aux fleurs qui attendaient d'être plantées.

Nick Le Jardinier, avait tout du vieux jardinier. Salopette bleue. Rythme tranquille mais assuré. Pipe au coin de la bouche que je n’avais jamais vu éteinte et peau ridée et noircie par le soleil.

- Tu passeras le bonjour au Professeur. ajouta-t-il.

J’avais juste ralenti le pas pour continuer à avancer et rejoindre l’un des bâtiments longeant le parc.

- Si j'y arrive ! Bonne journée Nick.

Il fit un signe de la tête, cracha dans ses mains et rempoigna son outil.

J'entendis pendant encore quelques mètres le bruit du fer tranchant la terre meuble.

Je profitai de mes derniers instants passés dehors, car plus j’avançais et plus j’apercevais derrière de grands arbres le bâtiment que l'on pouvait imaginer immense derrière toute la verdure.

Le chemin se sépara en deux. L’un permettant de continuer à contourner le parc et l’autre bifurquant vers l’édifice. Je suivis celui qui me fit rejoindre le mur végétal dans lequel une voute avait été soigneusement taillée. Je traversai cette porte naturelle et poursuivi encore sur quelques mètres.

Le large escalier de pierres grimpant vers l’entrée s'étalait maintenant devant moi. Au dessus des portes grandes ouvertes, je levai la tête pour y voir écrit en relief Pavillon Peverell

Le seuil franchi, je pris ensuite le premier couloir sur ma droit pour continuer sur un itinéraire que j'aurais pu faire les yeux fermés.

Seule particularité d'aujourd'hui, un panneau trônait devant l'entrée de l'amphithéâtre que j'avais rejoins. On pouvait y lire : Conférence. Professeurs Tipus Gamak et Jordan Thompson. 14h – 17h.

J’entrai dans la pièce et fit quelques signes de la tête à des personnes que je connaissais plus ou moins et avec qui je croisai le regard.

Je pris place sans hésitation sur le banc qui me paraissait le moins surchargé d'auditeurs.

Devant nous, sur l’estrade, se tenaient deux hommes. Le premier était relativement petit, un peu rond et les cheveux blancs en bataille. Il paraissait assez surexcité et complètement perdu dans ses papiers, s’en débattant vainement pour tenter de les remettre en ordre. A ce moment là, personne n'aurait pu penser que ce sorcier, d'allure désuète, était connu et reconnu pour l'intérêt de ses conférences, souvent les plus captivantes et controversées du monde de la magie. L’autre homme était le scientifique moldu. Il était lui aussi reconnu par ses pairs et son attitude paraissait plus stricte et plus précise que celle de son confrère.

Le sujet d’aujourd’hui traitait des « Concordances entre Magies et Sciences. »
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Senna Limeworth
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MessageSujet: Re: Rien ne se crée. Tout se transforme. [Libre]   Sam 4 Juin 2011 - 17:43

Senna avait reçu la veille un hibou de John, ça faisait quand même des semaines qu'elle l'attendait. S'il avait encore tardé, elle aurait certainement appelé la police, ou directement transplanné dans ses bureaux à Londres. Même si elle savait parfaitement qu'il détestait quand elle faisait cela. Allez savoir pourquoi, il répétait juste "Senny, mon espace vital s'il te plait". Et à la lecture du petit message apporté par la petite chouette grise, elle voulut transplanné dans ses bureaux, non pas pour vérifier qu'il allait bien mais pour lui faire une petite leçon sur les bonne manière. Il en aurait bien eu besoin. Et ce même s'il avait promit de lui ramener une bouteille de Vodka la prochaine fois qu'il reviendrait. Senna l'attendait toujours sa bouteille. Mais d'un autre côté, elle n'avait pas le temps de faire la fête, et certainement pas avec John. Mais quand même ! Rien que pour décorer l'armoire à alcool, cela aurait été la moindre des choses.

Des semaines de silence, à croire que Senna et sa meute n'avaient plus aucune importance pour lui. Mais bon c'était lui le Boss, et trois sur les quatre membres de la meute de Senna lui devaient leur situation actuelle : la vie dans un immense cottage dans la campagne avec une grande forêt à côté pour courir les nuits de pleine lune. Pour des lycans, c'était le paradis. Mais Senna, elle, lui devait sa situation, mais pas dans le bon sens du terme. Et jamais elle ne lui dirait merci. Il y avait plus de chance pour qu'elle le prenne à part, toute griffes sorties en fait. Parce que le grand cottage où vivaient les autres, c'était le sien. Et comme c'était elle la propriétaire, les pensionnaires pensaient que c'était à elle de s'occuper de tout. Elle était à la fois gouvernante, jardinière, femme de ménage, cuisinière et maman de temps à autres. Ses journées étaient trèèèès longue et parfois harassantes. Les autres zouaves n'y mettaient jamais du leur. Ja-Mais.

C'est pour cela qu'elle se retrouvait enfin à des kilomètre et des kilomètres de la maison de fou qu'elle tenait. La main enroulée autour du bras de John, à flâner dans les rues de l’extrême limite nord du quartier de Lewisham. A espérer que John ne l'ait inviter que pour profiter de sa présence et non pas pour lui refiler une mission pourrie pour l'Opposition qui nécessiterait sa petite particularité pilositaire. Juste … passer une journée à peu près normale. Sans parler de complots, de problèmes à résoudre ou de campagne informative sur les loup-garous à organiser. Même si elle soutenait activement ce dernier projet.

Mais pas aujourd'hui, elle voulait être tranquille, et ne parler de rien si c'était possible qui ne se rattachait à l'Opposition. Malheureusement, le silence méditatif de John semblait augurer le contraire. Senna connaissait ce genre de silence, c'était celui qui précédait les annonces de départ pour tel ou tel pays afin de ramener des informations qui conduiraient à la condamnation d'un individu suspecté de complot ou d'être un résistant.

Ils étaient coupables, alors ça ne la gênait absolument pas. C'était elle qui les surveillait et qui rassemblait les preuves qui le montraient, elle n'éprouvait donc aucun remord : elle aidait la Justice à être rendue. C'était tout. C'était son travail. Mais, ce qui la gênait le plus dans le silence présent de John, c'était qu'il s'attardait, contrairement à ceux des autres fois. Et ça ne l'aidait pas à se rassurer.

Elle finit par craquer. Elle s'arrêta au milieu de la rue en poussant un soupir excédé.

- Accouche.
- Pardon ?
- On va où comme ça ? Tu détestes te promener, n'essaie pas de prétendre le contraire.

Il tourna la tête vers elle avec un petit sourire et lui tendit le bras pour l'inviter à continuer leur chemin. De mauvaise grâce, elle glissa son bras sous celui de son ami et le laissa les diriger vers leur destination finale. Mais elle aurait quand même préféré qu'il lui réponde. Elle détestait quand il ne répondait pas. Et il le faisait tout le temps, juste pour l'énerver.

Elle se contenta donc de souffler bruyamment pour montrer son mécontentement. Ca le fit rire. Elle n'en fut que plus exaspérée.

- Aller, arrête de râler, Sen, on presque arrivé. Contente toi de respirer le bon air pur de e côté de la ville.

Elle se crispa et finalement respira à plein poumons en essayant de suivre les conseils de John. Il fallait au moins reconnaître que c'était un quartier sympa, et avec ce temps, la promenade était agréable. Sauf que John pressait le pas, discrètement certes, mais il lui tirait quand même le bras en direction du parc. Elle se demandait pourquoi d'ailleurs, puisque la seule façon de faire faire à John un pas dans la verdure était lors de la pleine lune. Soit-disant parce qu'il ne supporte pas de voir de la boue sur ses chaussures. Et il est à la tête d'une formation de loup-garou. Tss.

Mais ce jour-là, ça ne semblait absolument pas le déranger pour un sou. Au contraire, il la traînait en direction d'un pavillon. Comme s'il était pressé et qu'il avait rendez-vous. Cela intriguait encore plus Senna. Et pourtant, elle aurait cru que plus rien de l'étonnerait avec lui. Apparemment, elle s'était trompée, ce n'était pas la première fois et ce n'était certainement pas la dernière. Loin de là. À croire qu'il lui faisait exprès de lui réserver deux trois trucs sur lui. Pour toujours avoir de quoi la surprendre.

Il y avait une conférence dans le pavillon où il l'avait traîné sans manière. Qui venait de commencer. John la poussa sur une chaise près de l'entrée et s'assit à côté d'elle. Il regardait un des hommes qui intervenaient. Sans s’intéresser à ce qu'il disait, plutôt à sa tête. Et juste à sa tête.

- Bon, maintenant tu m'expliques ? Demanda t-elle à demi voix.
- Tu vois ce gars là-bas ?

Elle tourna le regard vers celui qu'il dévisageait depuis qu'il était entré dans le pavillon et haussa les épaules pour dire que "oui, elle le voyait, et même très bien". Il eut un petit sourire, qui n'atteignit cependant pas ses yeux. Il restait soucieux, et ça ne plaisait absolument pas à Senna. John était son ami, elle aurait voulut que la vie d'autres personnes ne reposent pas autant sur ses épaules. Sa vie aurait été alors nettement plus facile.

- Je dois faire un rapport sur ses activités, il est suspecté d'entretenir des rapports avec la résistance. Je voudrias que tu le files pendant quelques temps. Mais si tu dois te faire remplacé, ne met pas Keenan sur l'affaire. Il lui manque une case à celui là.


Elle haussa un sourcil, moqueuse. Comme si elle était assez cinglée pour faire confiance à Keenan. C'était un jeune transformé, premier point en sa défaveur, mais en plus c'était un hyperactif sévère. Les moindres petites missions qu'elle lui avait déjà confié s'était dénouées en fiasco total. Et parmi ces missions, il y avait quand même "aller chercher du pain à la boulangerie de la rue d'à côté", c'était pour dire quand même.

Il lui rendit son sourire, posa une main sur son épaule et se leva pour quitter la salle. Elle leva les yeux au ciel, il se barrait en la laissant débuter sa mission comme ça. Mais bon ce n'était pas la première fois qu'il faisait ça, et puisqu'en plus d'être aussi son seul et supérieur direct, il était aussi un Dschubba auquel elle se devait d'obéir. , elle se devait ne pas râler maintenant que sa tâche avait débuté. Mais prendre son mal en patience.

Senna se leva donc et se rapprocha pour écouter ce que sa cible racontait et voir en quoi constituait son boulot. Elle dégota une place sur un banc qui n'amassait pas foule, à côté d'une jeune homme à peine sorti de l'adolescence. Il semblait intéressé par ce qui se disait, il allait peut-être l'aider à commencer. Elle prit donc son sourire le plus avenant et tendit la main dans sa direction.

- Salut, je m'appelle Senna. Euh … Je viens d'arriver, tu me dire ce que j'ai raté ?



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Franck Sparke
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MessageSujet: Re: Rien ne se crée. Tout se transforme. [Libre]   Jeu 9 Juin 2011 - 1:03

Confus et hésitant, Gamak avait pris la parole le premier. On aurait pu croire qu’il s’agissait pour lui d’un baptême du feu. Mal à l’aise, il s’évertuait, tant bien que mal, à s’y retrouver dans ces fiches, toujours en désordre.

Thompson était, comme son allure, assuré dans ses idées et dans les mots qu’il employait, mais les deux hommes, dont leur nature semblait diamétralement opposée, se réunissaient et complétaient leurs idées qu’ils s’échangeaient et poursuivaient l’un l’autre.

L’introduction passée, le rythme de la conférence prit rapidement une allure assurément plus professionnelle et soutenue. Le sorcier avait mis de côté ses fiches, oubliant résolument l’idée de pouvoir les utiliser.

Tipus Gamak avait entamé cette conférence par une simple phrase qui suscita pourtant l’intérêt de l’audience.

- Nous partons de l’idée de départ que la magie est mesurable. Elle est détectable, quantifiable et utilisable sous certaines conditions. Supposons une échelle de zéro à cent.

- Disions que cette échelle, poursuivit le professeur moldu, représente la capacité à exercer ou non la Magie. Supposons que les personnes ayant au moins la moyenne, cinquante, en soit capable.

- Plus le sorcier est fort et plus il atteint une valeur s’approchant de la maximale, cent.

- Cet appareil, ajouta Thompson en découvrant un objet d’un drap blanc que je n’avais même pas remarqué, est un prototype de notre création, avec lequel nous avons pu établir quelques mesures significatifs.

Les deux hommes captivèrent les regards, certains froncèrent les sourcils, d’autres tripotèrent leur barbe entre leur pouce et leur index.

- En effet, le professeur Thompson et moi-même avons obtenus, grâce à cet engin, des chiffres clés.

- Nous avons choisi un panel de cent personnes. La moitié sont des sorciers avérés. L’autre moitié est divisé entre des moldus et des cracmoles à 90 et 10%.

- Dans l'univers sorcier, nous avons obtenu des valeurs toutes supérieures ou égale à 51. Pour la population cracmole, nous rencontrons des chiffres allant de 5 à 47, pour l’échantillon.

- Là ou nos suppositions deviennent intéressantes, c’est que nous avons découvert que des moldus - dont les origines, à plus de sept générations, n’ont révélé aucun lien magique - ont atteint des valeurs similaires à celles des cracmoles. Entre 0 et 46 pour le maximum.

- Nous pensons, et à juste titre, qu’il peut être possible d’influencer ces valeurs.

Un homme chuchota son étonnement à l’oreille de son voisin devant moi. Un autre réfléchissait tout haut en se demandant ce que cela voulait dire.

- Cela signifie que nous pensons qu’il est possible d’accroitre sensiblement la note magique d’une personne. Au stade de nos analyses, l’intérêt est réduit, voir nul, pour un sorcier, mais pour un moldu ou un cracmole avec un score s’approchant de la moyenne ...

- Ils pourraient être capable d’utiliser la magie.

Tipus avait hésité à prononcer ces derniers mots, et quelque chose me disait que l’intervention du Professeur Thompson était nécessaire pour faire passer explicitement l’idée. Dans la salle, quelques personnes grognèrent, peu enclines à y croire.

- Nous n’avons, à l’heure actuelle, pas réussi une telle chose. Quelques têtes dans l’assemblée acquiescèrent comme pour prouver à l’autre professeur son erreur de jugement. Mais nous travaillons actuellement sur un élément qui pourrait, je dis bien pourrait, être un catalyseur et amplificateur de magie avec quelques modifications.

Avec moins de véhémence, la salle ronronna encore, mais elle semblait cette fois nettement plus intriguée par cette annonce.

- Cet objet n’a rien d'extraordinaire, en quelque sorte, puisqu’il s’agit tout simplement d’une baguette magique.

Les sorciers de l’assistance semblèrent un peu déçus devant cette annonce, alors que d’autres affichaient des mines ulcérées à l’idée de voir des moldus ou des cracmoles posséder une baguette.

J’étais un peu secoué par ce que je venais d’entendre. Je trouvais l’idée stupéfiante. Elle offrait des perspectives remettant en cause les fondement de la Magie. Je ne fis presque pas attention à la jeune femme qui vint s’installer à mes côtés tellement, dans mes réflexions, j'étais plongé.

- Enchanté. Moi c’est Franck. lui répondis-je une fois tiré de mes rêveries.

J’indiquai l’immense tableau noir derrière les deux professeurs sur lequel s’écrivait et se dessinait les grands axes et schémas de la conférence. Mon doigt montrait le sens logique du déroulement de la conférence et j’essayais, avec difficultés, de retranscrire ce qu’il s’était dit, alors qu’autour de nous, certains n’hésitaient plus à interpeler les deux hommes.

- Et comment pouvez-vous dire des choses pareilles ! C’est insensé ! Vous avez des preuves ?

Les professeurs essayaient de tempérer les auditeurs en restant modérés dans leurs propos.

- Ils pensent, en somme, qu’il est possible qu’un moldu devienne sorcier. concluais-je en m’adressant à Senna.

Mon regard se posa sur la table posée sur l’estrade.

- C’est avec ça qu’ils peuvent mesurer la magie. Incroyable non ?

- Professeurs ? S’il-vous-plait ? Professeurs ? insistais-je en m’avançant un peu du banc et en augmentant le ton pour me faire entendre. Pourriez-vous nous décrire le fonctionnement de votre ... détecteur ?

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MessageSujet: Re: Rien ne se crée. Tout se transforme. [Libre]   Lun 13 Juin 2011 - 14:39


Senna sourit en retour au jeune homme en écoutant ses explications. Et le perdit de nouveau quand elle comprit de quoi il retournait. C'était du grand n'importe quoi tout ça. Un moldu ne pouvait pas devenir sorcier, cela chamboulait les lois de la nature. Et c'était purement et simplement impossible.

Non ?

Cela ne pouvait pas arriver, non, elle en était presque complètement convaincue. Mais, et si ? Imaginons un instant que c'était possible. Qu'est ce qui se passerait ensuite ? Est ce que c'était pour ça que John devait rédiger un dossier sur lui ? Et pourquoi pas sur les deux alors ?
Et puis en quoi est ce que ces recherches pouvaient-elles intéresser les Opposants ? Elles ne les menaçaient pas, sauf si les statistiques révélaient une grande quantité de moldus dans la Résistance. Mais même dans ce cas là, ils ne risquaient rien puisqu'il fallait des années pour apprendre la magie et même à ce stade là tout le monde ne réussissait pas forcément à s'en servir correctement. Alors ça cachait forcément autre chose. John ne faisait pas appel à elle pour n'importe quoi, c'est que ça devait être assez important, et si son supérieur ne lui avait rien dit, c'est que lui aussi ignorait de quoi il en retournait, sinon il le lui aurait dit.

Donc en fait son travail allait aussi consister à découvrir dans quelle mesure cet homme était de mèche avec la Résistance.

Et au passage, elle réclamerait une augmentation, elle n'en avait pas réclamé depuis une éternité, et si en plus elle devait se farcir des conférences, elle la méritait.

- Qu'est ce que c'est que ce délire ? ne put-elle s’empêcher de marmonner.

Puis elle regarda, en essayant de retenir tout ce qui se passait dans la salle de conférence, le bonhomme montrer comment marchait son bazar bidouillant. Il l'essaya sur son collègue puis lui même, montrant des résultats à peu près dans les normes qu'ils avaient écrites au tableau. 67 pour le sorcier et 31 pour le Moldu. Mais pour les explications, elle n'y préta pas attention, les trucs scientifiques moldus lui donnaient mal au crâne. A son avis, tout ce bazar de dyode et de résistance, ne valaient pas un bon sortilège.

Finalement, elle se tourna vers son voisin. Après réflexion, elle s'était dit que leur projet ne marcherait que s'il y avait des gens pour le supporter. Alors, autant prendre quelques avis dans la salle. Elle pouvait avoir des avis rien qu'en écoutant les cris des gens qui voulaient se faire entendre des deux professeurs. Du côté sorcier à la majorité, c'était plus : Ah non ! C'est impossible ! Ces bons vieux grigous, refusant toujours de partager l'univers magique qui les rendaient uniques par rapport au commun des mortels, comprenez moldus, tandis que le côté moldu était plus tôt intéressé par la chose. Et c'était compréhensible. Senna avait vécue toute sa vie entourée de magie, et si elle en avait été privée, elle n'en aurait certainement pas survécu. Elle comprenait complètement que les autres sans pouvoirs puisse les envier de pouvoir jouer avec les éléments de cette manière tandis qu'ils ne faisaient rien et devaient se battre pour faire la moindre chose.

Mais elle voulait aussi l'avis de son voisin.

- A votre avis, est ce que leur projet pourrait marcher ?


Si la réponse était oui, ils étaient mal barrés. Parce que si l'opinion public était de leur côté, ça voulait dire que l'Opposition avait raison d'enquêter sur ces deux gus. Si ces deux là étaient soutenus, il y allait avoir une masse de moldu qui paieraient ou assassineraient pour devenir sorcier, et ils n'avaient pas besoin d'une révolution moldue.
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