ConnexionConnexion  PortailPortail  AccueilAccueil  PublicationsPublications  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  
{ What is the date today ? }

N'oubliez pas que l'histoire du forum suit le cours des saisons que nous vivons IRL à J+2 ans.

NOUS SOMMES EN 2017

Donc faites attention à vos dates de naissances et autres dates dans la chronologie de vos personnages.

{ Forum réservé aux membres déjà inscrits }


Le forum n'est plus administré.
Nous n'acceptons plus de nouvelles inscriptions pour le moment.
Pour toute demande de gestion
ouvrez un sujet dans la section réservée aux invités et un membre vous répondra.

{ Invité }

Si tu as cinq minutes
Fais un petit tour du côté du clic

Top Site #1 Top Site #2 Top Site #3 Top Site #4

"Ayez la clic attitude !"


Partagez | 
 

 L'avenir nous le dira

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
Ellias MacInerty
● Magic Touch ●

avatar

Nombre de messages : 102
Age du personnage : 25
Habitation : Londres
Occupation : Médicomage / Galleriste à temps perdu
Signature : Tripin'Face
Avatar : Lennox
Date d'inscription : 21/01/2011
Coup de coeur : 0
Gallions : 4747

MessageSujet: L'avenir nous le dira   Dim 1 Mai 2011 - 22:04

Pour une fois, Ellias n'était pas en retard. Et n'était pas fatigué de ses activités de la veille, à savoir s'occuper des malades au département des Pathologies magiques. On l'avait laissé partir à la fin de son service pour une fois, et il avait pu quitter St Mangouste à onze heures. Bref, une bonne journée s'annonçait en perspective. Pour une fois, donc.

En plus son neveu, Wesley n'avait pas de scène au petit déjeuner parce qu'il n'aimait pas ce que son oncle lui préparait le matin, au contraire il avait étonnamment été silencieux et concentré sur son livre de mathématiques. Ellias ne s'en plaignait pas, loin de là. Cela avait été reposant et tous les deux étaient partis de bonne humeur. Ce qui changeait des matins où Wesley râlait parce qu'il avait du reconnaître que son oncle n'essayait pas de l'empoisonner et où Ellias ne passait pas tout le trajet à se demander ce qu'il avait pour que son neveu croit qu'il essayait de l'empoisonner.

Et puis il était arrivé à l'heure à la galerie. Son amie et patronne, dans cet ordre, amie avant d'être patronne puisqu’ils se connaissaient depuis l'enfance, Victrolla Meyer avait haussé un sourcil, surprise de le voir avant onze heures du matin. Mais du coup elle n'avait pas eu de prétexte pour lui crier dessus ou de lui confier une tâche bête et méchante pour lui apprendre la ponctualité. Une technique qui ne marchait pas, mais Ellias ne désespérait pas, elle s'en rendrait compte un jour ou l'autre … sauf si évidemment elle ne faisait, non pas pour lui apprendre la ponctualité mais juste pour le punir. Tout simplement.

Bref, Ellias se retrouvait à trier des prospectus dans la salle d'exposition de la Meyer's Mad Stars au lieu d'aller se taper toutes les réclamations des employés, mécènes et artistes mécontents, ce qui le changeait agréablement. En fait, il pourrait très facilement s'y faire, et même faire exprès d'arriver à l'heure pour continuer comme ça. En plus Vicky n'était pas d'une humeur massacrante. C'était bien. Il pensait un peu à tout et à rien. Avantage du boulot : trier de prospectus ne nécessitait qu'un quart de son attention, alors qu'écouter des plaintes nécessitait tout son cerveau et ses muscles mobilisés pour s'empêcher de bailler ou de les envoyer voir s'il était ailleurs.

Quand la clochette accrochée à la porte vitrée de l'entrée tinta pour signaler l'entrée de quelqu'un. Ellias releva la tête pour voir de qui il s'agissait. Une jeune fille blonde, assez âgée pour être encore à l'Université. Il reposa le dernier tas de prospectus pour se lever et aller à sa rencontre. Assez intrigué par sa présence dans leur galerie. En général les amateurs d'arts venaient le soir et en meute. Bon, en ce moment la galerie était presque tout le temps en effervescence depuis qu'ils avaient découvert les dessins d'Alithéia Shelter, et il était encore tôt, mais elle aurait du être avec quelqu'un si c'était pour venir regarder. Ellias songea au passage qu'il devrait aller voir comment Ali supportait son enfermement provisoire à St Mangouste. Elle devait rendre Ecrabe fou, tel qu'il la connaissait.

Mais en attendant, il ramena ses pensées sur la jeune femme. Il la laissa contempler la galerie avant de s'approcher d'elle d'un air aimable avec un sourire.

• Bonjour. Je peux vous aider ?

Il la regarda d'un air avenant. C'était ce que Vicky voulait et du moment que ça ne faisait pas fuir les gens de leur boutique, ça valait la peine qu'il essaie. Et puis au moins Vicky ne pourrait pas trop le blâmer de rien faire à longueur de journée.
Revenir en haut Aller en bas
Sarah Mickaels
● University ●
avatar

Nombre de messages : 96
Age du personnage : 20 ans
Habitation : Manoir familial Mickaels, Edimbourg
Occupation : Etudiante 3ème année - Moon Shadow
Signature : Fatal†Error
Avatar : SWEETNESSOFSIN
Date d'inscription : 31/03/2011
Coup de coeur : 12
Gallions : 4646

MessageSujet: Re: L'avenir nous le dira   Lun 2 Mai 2011 - 22:36

- Sarah ! Sarah ! Saraaaaah ! Tu y vas aujourd'hui ? Cette charmante voix appartenait à une brunette aussi petite qu'elle avait de caractère. Je savais très bien qu'elle ne me lâcherait pas et qu'elle me demanderait tant que je n'y serais pas allée ...

- Où ça ? Tu dois te rendre où ? Elle, c'était une grande rouquine aussi curieuse que moi avec un regard d'émeraude toujours rempli de malice. C'était donc Mayline et Elisabeth, mes camarades de chambrée. Pour ma part, et en ce moment même, j'enlaçais mon délicat oreiller pour ne plus entendre leurs indécentes questions. J'avais lancé une seule fois au vol, cette stupide idée et maintenant je me retrouvais là, dans mon lit à devoir acquiescer ou non la chose.

Je m'étais remise correctement dans mon lit et je regardais le plafond, j'étais bientôt rejointe par mes comparses qui réduisaient mon espace vital en s'asseyant sur mon lit. Une paire d'yeux bleus et d'yeux verts me fixaient inexorablement, mais rien n'y faisait, le plafond était trop intéressant. Je les sentais insister, trépigner d'impatience vu que je ne leur répondais pas. En même temps c'était une idée folle, mais cette dernière me trottait dans la tête depuis un bon moment déjà. En effet, me destinant à une future carrière d'Illustratrice, je l'espère du moins, je m'arrêtais depuis quelques temps déjà devant une Galerie d'Art. J'étais subjuguée par ce que j'entrapercevais. Mais trop timide, je n'étais jamais rentrée.

Alors aujourd'hui j'allais mettre un joli coup de pied dans les fesses de ma vilaine Timidité et pénétrer dans le Sanctuaire ! Je l'avais décidé depuis quelques jours et me connaissant je n'allais pas lâcher l'idée. Mais me connaissant aussi, j'étais stressée et d'ailleurs je n'avais pas dormi de la nuit. Les filles avaient du m'entendre me retourner et me retourner sans cesse dans le lit ... Super ! Je décidais de me lever enfin de mon lit, sous le regard désabusé de mes camarades de chambrée, déjà prêtes. Pour y aller, je ne savais pas quoi mettre. Rester classique ou inventive ? Paraître "normale" ou "artiste" ? Un peu "aware" ou "stricte chic" ? C'était parti, j'allais me creuser la tête pour trouver LA bonne tenue adéquate à ce genre de situation. Les filles qui me sentaient soucieuse, décidèrent de me venir en aide. Je ne les remercierais jamais assez.
Après des fouilles hasardeuses et minutieuses, j'étais enfin prête.

J'avais opté pour un jean slim noir, avec une marinière blanche et bleue, un petit veston noir auquel était accroché une broche de couleur marine. Et j'avais troqué mes baskets, trop négligées selon Elisabeth, pour ses ballerines noires à petits talons. Elles avaient voulu toutes deux me faire porter des talons, cela s'était soldé par une chute rocambolesque dans l'armoire ouverte ... Non, pas de talons pour moi. Jamais.
Ça faisait mal et on était pas vraiment sûr de son équilibre, je les laisse aux expérimentées. Pour le maquillage j'étais restée dans la sobriété, un trait d'eye liner noir, du mascara et un peu de gloss rosé. Mes mains aux ongles limés et entretenus étaient recouverts de vernis noir. Mes cheveux couleur de blé tombaient en cascade sur mes épaules ... Bon, on va dire que c'était good.
Sur mon bureau trônait mes carnets d'illustration où je couchais sur papier mes anecdotes passées ...

Je pris mon sac en bandoulière noir où j'y rangeais soigneusement mes précieux ouvrages et j'y allais. Les filles me souhaitèrent bonne chance. J'avais la boule au ventre, les mains moites, le cœur qui battait la chamade pendant que je parcourais la distance qui me séparait de l'endroit tant convoité.
Au coin de la rue, je bifurquais, et je la vis. La Meyer's Mad Stars, objet de tant de convoitise de ma part ... J'hésitais pourtant à y rentrer. Je restais cinq bonnes minutes dehors à peser le pour et le contre, et ce serait vraiment Troll si je partais ainsi sans faire d'efforts.
J'avais promis de faire valser ma Timidité et je le ferais !

Un grand soupir avant de pénétrer dans la Galerie, la clochette signalait ma présence, c'était bien trop tard pour reculer maintenant. J'étais dans mon élément désormais. Je pouvais contempler à loisir ce qui m'intriguait tant ...
Je me rapprochais des tableaux heureuse de ce que j'entreprenais. A savoir, être déjà rentrée ici pour regarder. Je souriais devant les œuvres splendides quand ...
Une voix, masculine, me fit sursauter. Génial. J'étais vraiment trop inquiète et trop stressée. J'étais face à un jeune homme, légèrement plus âgé que moi semble-t-il et il venait d'entamer la conversation en posant une question.

S'il pouvait m'aider ?


- Oui. Ouah Sarah, répondre par monosyllabes c'était pas à proprement parler un moyen de le faire rester.

Reprenons contenance, ce n'est pas la mort. Mais lui et cet endroit sont à la fois captivants et impressionnants.


- Oui, vous pouvez m'aider ... Repris-je de ma voix douce que je tentais de calmer. Cela fait un moment déjà que je voulais venir ici, voir les toiles de l'artiste.

Mets-toi en avant, ça va pas te tuer, ou sinon il partira et ce sera retour à la case départ sans toucher les 20000 Mornilles !

- Je ... suis étudiante en première année à Moon Shadow et j'adore tout ce qui touche à l'art en général ! Et d'ailleurs j'aimerais embrasser la carrière ... d'Illustratrice ...

Il y avait bien mieux comme approche, mais c'était un début. Je lui souriais aimablement, il m'avait l'air gentil de prime abord. Et au fond de moi, j'espère ne pas me tromper.
Revenir en haut Aller en bas
Ellias MacInerty
● Magic Touch ●

avatar

Nombre de messages : 102
Age du personnage : 25
Habitation : Londres
Occupation : Médicomage / Galleriste à temps perdu
Signature : Tripin'Face
Avatar : Lennox
Date d'inscription : 21/01/2011
Coup de coeur : 0
Gallions : 4747

MessageSujet: Re: L'avenir nous le dira   Ven 6 Mai 2011 - 1:01

Ellias lui sourit amicalement pour essayer de l'encourager à parler. La pauvre avait vraiment l'air assez apeurée. M'enfin quoi ! Il n'était pas aussi effrayant que cela quand même. Ou est ce que son neveu avait raison ? Bon, il lui avait quand même dit qu'il lui faisait peur dans le noir et qu'il avait la tête d'un troll des montagnes quand il venait juste de se lever, mais il pensait qu'il plaisanter, et pas qu'il était sérieux.

Mais que ce soit lui ou un autre détail de l'affaire dont il n'avait pas encore eu connaissance. Cette fille semblait assez nerveuse et surtout sur le point de quitter la galerie en courant les bras en l'air. Et il fallut qu'Ellias tende l'oreille pour entendre son dernier mot. Une illustratrice ! Ce n'était pas la première fois qu'il en arrivait ici. Bah après tout il s'agissait d'une galerie d'art quand même, quoi. Mécènes, peintres, critiques et amoureux de l'art étaient le quotidien de ce endroit. Ils traînaient ici pratiquement tout le temps. Alors une de plus, c'était bien, ça prouvait que la Meyer's Mad Stars gagnait tous les jours en popularité. Et les étudiants de Poudlard Uni la connaissaient, c'était rengorgeant, vraiment. Ellias était pratiquement certain que Vicky serait contente de le savoir. Même si elle considérait cette université comme une école de fou tous bon à agiter un bout de bois. Elle n'ignorait pas que l'école et l'université comptaient beaucoup de membres en élèves et en professeurs.

• Tient ! s'exclama t-il. Une sorcière !

Il sentit son sourire redoubler encore. Il ne côtoyait plus le milieu des sorciers depuis la fin de ses études. Enfin personnellement, bien sûr. Il travaillait à St Mangouste, alors des sorciers il en voyait à longueur de journée, mais le seul à qui il parlait vraiment était son binôme Terry. Alors que la dernière personne dotée de pouvoirs magiques à qui il avait parlé et vraiment parlé était son neveu de neuf ans. Autant dire que pour parler d'expérience avec lui, ce n'était pas vraiment gagné. La seule chose du milieu magique qui intéressait son neveu était ses cartes chocogrenouilles. Et c'était tout.

• Ça faisait vraiment longtemps que la dernière a passé la porte d'entrée !


Avec un sourire avenant, parce qu'il espérait ne pas être aussi effrayant qu'elle ne semblait le croire, il s'avança vers elle et tendit la main pour la serrer. Il se demandait quand même si elle venait vraiment pour voir les toiles d'Alithéia ou si c'était autre chose. Mais la meilleure chose à faire était de lui demander directement. Mais d'abord, il allait devoir faire face aux civilités d'usages.

• Je m'appelle Ellias McInerty, au fait
, dit-il en serrant les doigts de la jeune femme. Je dirige cette galerie avec la collègue.

Il s'éloigna pour retourner s'asseoir sur son bureau en serrant les bras. Est ce qu'elle était venue pour voir simplement les toiles, est ce qu'elle voulait essayer de les recopier. C'était assez étrange, en général, les gens n'annonçaient pas leurs attentions quand elles étaient aussi banales que ça. Sauf quand on était venu faire autre chose que ce qu'on disait venir faire. Et dans le cas présent, Ellias la soupçonnait de ne pas être venu pour ça.

• Et bien, une illustratrice, alors …
, dit-il. C'est bien comme travail. Il faut juste persévérer.

Durant ses propres années qu'il avait passé à Clover Spring, il en avait rencontré des artistes. Toute la filière de Moon Shadow. Des gens comme cette jeune fille en somme, sauf que peu d'entre eux étaient parvenus à avoir une vraie carrière, surtout dans le milieu des sorciers. En général, il y avait plus de travail pour ceux qui savaient mieux manier leur baguette que leur plume.
Et beaucoup devait abandonner leur passion, donc Ellias se faisait une grande joie d'aider ou du moins essayer les jeunes qui voulaient faire carrière dans l'art. Après tout, peut-être qu'un jour il choperait le prochain Van Gogh et s'il pouvait le faire avant les frères Di Angelo, se serait bien.

Rien que de revoir l'air suffisant qu'ils abordaient la dernière fois qu'ils avaient tous les trois assisté à une réunion de galeriste, sa baguette le démangeait de leur jeter un sort. Mais il était civilisé, alors il ne le faisait pas. Parce qu'il vivait dans l'espoir de pouvoir un jour leur rendre se sourire satisfait de lui. Et qu'il serait bien content de voir leurs mines déconfites.

• Donc … vous êtes venus voir les toiles de Mlle Shelter ? Elle est très douée. Nous n'avons que des croquis et des esquisses, mais son travail est vraiment remarquable.

Il se releva et avança à côté d'elle pour se tourner vers un des dessins d'Ali, un portrait de Wesley plus jeune. Il avait apprit qu'ils s'étaient déjà rencontré avant la disparition de la mère de Wes, la sœur d'Ellias et de son compagnon.

• Mais vous n'êtes pas venu que pour ça, n'est ce pas ? lui demanda t-il avec un sourire complice.

Ellias ne voyait pas pourquoi les gens n'aiment pas la franchise et le fait d'être direct. C'était tellement plus rapide et plus honnête pour tout le monde.
Revenir en haut Aller en bas
Sarah Mickaels
● University ●
avatar

Nombre de messages : 96
Age du personnage : 20 ans
Habitation : Manoir familial Mickaels, Edimbourg
Occupation : Etudiante 3ème année - Moon Shadow
Signature : Fatal†Error
Avatar : SWEETNESSOFSIN
Date d'inscription : 31/03/2011
Coup de coeur : 12
Gallions : 4646

MessageSujet: Re: L'avenir nous le dira   Sam 7 Mai 2011 - 17:48

J'aimais bien la voix de ce jeune homme. Douce et posée, elle me rappelait celle de mon grand frère et rien que pour cela, lui faire confiance était primordial. Il n'avait pas l'air si horrible en fin de compte mais j'étais toujours gênée et timide en société, ça ce n'était aucunement de ma faute. Et devant quelqu'un de "connu" c'était encore pire. Car dans l'enceinte de Moon Shadow on parlait de cette galerie comme un tremplin pour un futur proche, mais moi je me garderais bien de dévoiler que j'y suis allée. Mes camarades de chambre le savent mais je leur ai fait promettre de garder le secret jusque dans leur tombe ... Elles me l'ont promis mais j'ai dû utiliser LE regard inquiétant pour les dissuader de tout répéter.

Et d'ailleurs, elles m'avaient demandé si elles pouvaient m'accompagner. Non, merci, j'avais décidé de m'y rendre seule et si suite il y a, j'y retournerais encore seule. Le Galleriste me fit soudainement rire, cela faisait donc si longtemps qu'il n'avait pas vu de sorciers ? Ou était-il moldu ? Ou bien sorcier lui aussi ? Ou hybride ? Vampire ? En même temps vu les changements qui parcouraient notre monde, je n'étais à l'abri de rien désormais ...
Alors s'il m'avoue qu'il est un hybride sorcier doublé d'un vampire couplé à un lycan, je ne serais aucunement surprise. Enchanté même !


- Hé oui ! Et vous ? Sorcier ou Moldu ? Vous n'êtes pas obligé de répondre, c'est juste ma Curiosité légendaire qui refait tout simplement surface ... J'avais terminé ma phrase par mon rire cristallin. Et quoi ? Il devait être déstabilisé le jeune homme, car l'instant d'avant, j'étais prête à fuir la galerie manu militari et là, subitement, je me mettais à poser des questions indiscrètes. C'était tout moi ça, à changer du tout au tout comme ça !

Ainsi cela faisait vraiment un moment qu'une sorcière n'était plus venue ici ? J'étais heureuse de le savoir, non ce n'était pas ironique. J'étais encore amusée. Décidément, il m'avait mise rapidement à l'aise et pour cela je l'en remercie. Intérieurement évidemment, je n'aime tout de même pas me mettre en avant. Oui, mais être venue ainsi avec tout mon attirail d'illustratrice, c'était me vendre un peu non ? Je soupirais sans m'en rendre compte, il ne m'ennuyait pas au contraire, mais je ne savais plus que dire.
Heureusement, il a défié mon malaise qui faisait son intéressant pour se présenter. Ellias McInerty, Ellias c'était un joli prénom.
Il avait avancé sa main vers la mienne et s'était mise à la serrer. Pas fortement non, légèrement. Un frisson me parcourut l'échine et je ne pouvais me résoudre à la retirer rapidement. Alors j'attendis que les civilités d'usage se finissent pour l'enlever. Il me mettait à l'aise et même temps il m'intimidait. Étrange paradoxe ...
Oh ! Cela me faisait penser qu'il fallait que je me présente. C'était la moindre des choses et surtout ne pas passer pour une écervelée.


- Enchanté Monsieur. Pour ma part, je me présente : Sarah Mickaels. Hop ! Un petit sourire.

Je le vis s'éloigner pour reprendre place à son bureau ... Ben dis donc Sarah en moins de 5 minutes, tu l'avais déjà embousé. Chouette, seule chance d'avoir ne serait-ce qu'un avis sur tes travaux et pouf, tu l'avais laissé passer. Au profit de quoi ? De ta bêtise. Ma mine s'était assombrie, je pouvais repartir. Je m'étais présentée, et je l'avais ennuyé. Chouette bis.
Là encore je sursautais quand je compris que c'était encore à moi qu'il parlait ... Merlin, quelle Trollesse, je me fais pitié !


- Oui. Je veux en faire mon métier futur. Mais je sais que ce n'est pas gagné et qu'il y a une grosse compétition. Mais j'y arriverais ! Je suis déterminée ! J'avais levé le poing en souriant, signe d'une victoire future, du moins espérons-le ...

Outch. Les toiles de l'artiste qui exposait ... Oui, j'étais venue les voir et m'en inspirer. Je vais dire cela, mais en même temps ce n'était pas vraiment faux. Un petit mensonge, car le travail de cette femme était vraiment beau, et si un jour j'arrive à une telle renommée, j'en serais fière et je l'en remercierais car malgré elle, elle serait devenue mon mentor es peinture.


- Elle a un travail qui inspire. Si j'arrive à en faire autant au bout de quelques années, j'en serais fière.

Il se rapprochait ... Mais bouse, tu en as côtoyé des garçons non ? Alors pourquoi lui, il te fiche le moral comme une décérébrée ? Secouant ma tignasse blonde et reprenant mes esprits par la même occasion, je ne pus que sourire à sa question. En effet je n'étais pas venue pour cela.

- Non, en effet. Je suis démasquée. J'avais émis un petit rire. Non, je ... Ouh, le vilain fard qui allait colorer mes joues, et je m'étais vite employée à farfouiller dans mon sac en bandoulière pour en ressortir le pourquoi de ma venue.

Mes carnets. Précieux carnets tout de cuir vêtus. Rien que le fait de les sortir et de les lui montrer était un énorme pas. Je les tendais tremblante vers lui ...


- Voulez-vous bien les regarder ? Même si ce ne sont que les griffonnages d'une étudiante ?

Et voilà que je m'en mordais les lèvres de stress ... Bouse ! Vais-je en ressortir vivante de cette entrevue ?

Ou pas.

Revenir en haut Aller en bas
Ellias MacInerty
● Magic Touch ●

avatar

Nombre de messages : 102
Age du personnage : 25
Habitation : Londres
Occupation : Médicomage / Galleriste à temps perdu
Signature : Tripin'Face
Avatar : Lennox
Date d'inscription : 21/01/2011
Coup de coeur : 0
Gallions : 4747

MessageSujet: Re: L'avenir nous le dira   Sam 14 Mai 2011 - 17:00

Cette jeune fille donnait l'impression d'être vraiment adorable, bien que peut-être un peu timide. Mais elle lui faisait un peu penser à sa sœur quand elle avait son âge. Ce n'était pas forcément un souvenir joyeux, Ellias avait encore mal après la nouvelle de la disparition de Livia, cependant cela commençait à s’atténuer et il pouvait commencer à repenser à elle avec nostalgie sans se mettre à avoir l'impression que son cœur allait se déchirer. Livia avait été timide de nombreuses années, presque tout le temps qu'elle avait passé à Poudlard, de onze à vingt et un an. C'est à dire beaucoup. Mais au final, elle avait finit par s'affirmer et était devenue l'équivalent d'une gueulante humaine.

Quoiqu'il en soit, cette Sarah semblait avoir une personnalité assez intéressante pour qu'on y regarde de plus près. Pour que l'on s’intéresse à elle et qu'on écoute ce pourquoi elle était venue. Donc Ellias lui octroya dans la seconde toute l'attention qu'il avait à disposition.

• Disons que je suis sûrement devenu le sorcier le plus moldu du pays. Au bas mot, répondit-il avec un grand sourire.

Et c'était la stricte vérité, sa baguette stagnait sur sa commode. En fait, elle l'était resté depuis sa sortie de Clover Spring, mais récemment, il l'avait récupéré en découvrant qu'il pouvait en avait encore l'utilité, surtout pour échapper aux foudres de Vicky, la co-propriétaire de la galerie. Bon, ce n'était pas comme ci Ellias lui effaçait la mémoire à chaque fois qu'il faisait quelque chose qui la rendait dingue, non ça n'était arrivé qu'à peine quelques fois. Et puis la dernière fois ne comptait ! S'il ne l'avait pas fait, c'était certain que Victrolla l'aurait tué à coup de mug à fleur. Elle n'aurait eu aucune pitié ! Ellias aurait été mort à l'heure actuelle s'il ne lui avait pas jeté ce sort là.

Il se retourna l'air nettement plus intéressé en entendant sa requête. Il avait donc bien eu raison de croire qu'il y avait quelque chose derrière sa timidité. Le jeune homme prit les carnets des mains tremblantes de la jeune fille avec un sourire encourageant. On aurait dit qu'elle pensait qu'il … quoi allait lui rire au nez parce à cause de ces dessins ? Il n'était pas du tout comme ça. Ça c'était plutôt le style des frangins Di Angelo. Et ça, jamais ô non jamais il ne voulait faire ça à quelqu'un qui s'était donné du mal pour faire quelque chose. C'était juste de la cruauté pure et dure.

• Bien sûr que je vais y jeter un coup d'œil ! ajouta t-il.

Les dessins allaient en s'améliorant à chaque fois qu'il tournait les pages. Et ils ne représentaient pas des sujets qui avaient un rapport entre elles. En fait, on aurait plutôt dit des souvenirs, des scènes de la vie quotidienne en tout cas. C'était joli, et elle avait vraiment du talent.

Ellias lui sourit en refermant le carnet et lui tendit.

• C'est du bon travail ce que vous avez fait là, commenta t-il en passant une main dans ses cheveux.

C'était vrai. Elle manquait un peu de technique, mais au moins cela ressemblait à quelque chose, ce qui n'était pas forcément le cas de tous les dessins qu'il avait tenu entre ses mains. Et il en avait eu des dessins entre ses mains, alors il savait parfaitement ce qu'il disait. Il avait de l'expérience, son regard était parfaitement formé à l'art. Enfin, parfaitement, cela aurait été abuser quand même. Personne n'avait un regard "parfaitement" adapté à l'art. Mais disons qu'il savait reconnaître quelque chose de prometteur d'une pure camelote.

• Vraiment. Je réitère mon conseil de persévérer.


Mais qu'est ce qu'il pouvait bien rajouter ? Il avait regardé les dessins de la jeune fille. Il avait donné son avis. Pourtant, Ellias savait parfaitement qu'elle voulait quelque chose de plus. On ne donnait pas à quelqu'un quelque chose à regarder quand c'était dénué d'arrière pensé. Mais, elle allait devoir le dire à haute voix si elle voulait quelque chose de précis, il avait beau être sorcier, il ne lisait pas non plus dans les pensées.

Il haussa donc un sourcil interrogateur dans sa direction.

• Mais qu'est ce que vous voulez vraiment entendre ? Je suis sûr qu'une étudiante de Poudlard à autre chose à faire en semaine que de venir à la capital pour avoir l'avis d'un galeriste. Non ?


Ellias avait été franc, même si d'après beaucoup de gens, faire preuve de délicatesse ne le tuerait pas. En tout cas, elle allait devoir être franche si elle voulait une réponse de la même trempe.
Revenir en haut Aller en bas
Sarah Mickaels
● University ●
avatar

Nombre de messages : 96
Age du personnage : 20 ans
Habitation : Manoir familial Mickaels, Edimbourg
Occupation : Etudiante 3ème année - Moon Shadow
Signature : Fatal†Error
Avatar : SWEETNESSOFSIN
Date d'inscription : 31/03/2011
Coup de coeur : 12
Gallions : 4646

MessageSujet: Re: L'avenir nous le dira   Sam 14 Mai 2011 - 19:15

Il était gentil. Il me mettait sagement en confiance et moi malgré tout, j'étais toujours en mode overstressée ! Lui, n'y pouvait rien, j'étais ainsi. Je le regardais, je l'observais du coin de l'œil ... Rah, il m'intimidait quand même, je ne pouvais le nier mais j'aimais sa présence. Oh, il devait être ainsi face à tout le monde qui passe par ici, mais je me sens bien accueillie.
A cette idée, je lui souris. Je riais légèrement à sa réponse. Comme quoi, selon lui, c'était le Sorcier le plus Moldu du pays ? J'aimerais bien voir cela. Pas de baguette alors ... Du moins pas sur sa personne. En même temps, je n'ai rien à dire, la mienne est dans ma chambre, toujours cachée sous mon oreiller. Bien que je sois une Sorcière pure souche, je ne l'utilise pas souvent.

J'avais pris mon courage à deux mains et je lui avais tendu mes précieux carnets, la boule au ventre. De quoi avais-je peur ? Qu'il me rie ostensiblement au nez, en me disant que non, je n'aurais aucun avenir là dedans ? Probablement. Assurément même. Et qu'il en parle à tout ses collègues, qu'une étudiante n'ayant aucun niveau est venue se présenter à la Galerie en prétextant avoir ne serait-ce qu'une once de talent ? Et qu'ils se marrent tous autour d'un Whisky Pur-Feu en célébrant ma bêtise ?
C'était cela que je redoutais le plus, que même là tout seul, il ne puisse s'empêcher de ricaner. Je voyais bien ma sortie théâtrale, les larmes perlant au coin des yeux, et la reprise violente des carnets de ses mains en le foudroyant quand même du regard ... Et de ne plus revenir dans les parages, car ce n'était pas la première fois que je venais fureter. Mais c'était bien la première fois que j'y pénétrais. J'attendais avec horreur le verdict, qu'il me tombe vite dessus et que je sois au courant de ce qu'il pense.
Je me mordais les lèvres au sang quand j'entendis cette phrase qui fit tomber les barrières de ma perturbation.

Il aimait ce que j'avais fait ? Mes yeux s'écarquillèrent sous la surprise, et de suite après il pouvait être certain que je souriais grâce à lui. J'étais soulagée, heureuse. Je ne pouvais croire qu'il avait dit cela, juste par pur sadisme si cela s'avérait faux. Si c'était le cas, mon poing aurait rencontré sa figure ! Oh il n'aurait pas eu mal avec ma force de mouche, mais je l'aurais quand même amoché. Non mais !


- C'est vrai ? C'est vrai ? Vous êtes sûr ? Là, pour sûr, il devait me prendre pour une sale hystérique. Manquait plus que le hurlement dans les oreilles pour lui perforer les tympans et c'était gagné. Mais je décidais de remettre cela à plus tard !

Là encore, je ne pouvais qu'apprécier ce qu'il me disait. Le conseil était de persévérer ! Pour sûr que j'allais le suivre à la lettre. Entre temps j'avais récupéré mes précieux ouvrages que je feuilletais rapidement en souriant avec nostalgie. Des scènes de la vie quotidienne ... On voyait mon grand frère, dessiné en train de boire un verre à la table familiale. J'avais axé sur son regard, si triste en le regardant bien. D'ailleurs, je n'avais jamais fait vraiment attention. Mon sourire s'était subitement éteint, de voir mon frère me mettait chaque fois dans des états insoupçonnés.
D'un coup sec, je refermais mes deux carnets et je les remettais dans mon sac. Là par contre la phrase qu'il me dit, me fit pâlir ... J'étais venue dans un but bien précis, ça il l'avait deviné. Mais j'allais lui dire quoi ? Que plus tard, je comptais exposer ici ? Il ne voudra sûrement pas. D'un autre côté, à quoi bon lui mentir ? Ça ne me servirait à rien.
Alors autant être honnête non ? Cela m'avait toujours servi l'honnêteté, on verra bien si ça payera aujourd'hui. Ou si, pour une fois, je peux me tromper.

Il me trouble car je sens un regard insistant et dans cette phrase débordante de franchise, j'ai encore un peu la pression. Et je n'aime pas cela ! Vraiment pas.


- Non, en effet une étudiante de Poudlard a bien mieux à faire en semaine ... Non, je suis venue parce que je voulais un avis objectif, autre que celui de mes amis ... L'avis d'un professionnel qui s'y connaît. Car les amis, ça forge une idée, mais pour ne pas vexer, il se peut qu'ils ne soient pas honnêtes et mentent sur ce qu'on veut entendre. Alors, je voulais votre avis déjà ... Et euh.

Et quoi ? Tu vas la sortir la raison première de ta venue ici ? Ou tu n'as, comme toujours, pas le cran de le faire ? Et tu repartiras bredouille, en ayant dit, comme chaque fois, la moitié de ce que tu voulais réellement dire ! Allez du cran, il ne va pas te tuer, déjà que tu as eu un avis assez positif de sa part ... Mais la Peur paralyse mes lèvres et là je suis certaine qu'il me rira au nez et qu'il en parlera à ses collègues.
Mais autant avoir une gêne maintenant non ? Après tu pourras repartir avec de la fierté au coin des lèvres, car tu auras dit la vraie raison de ta venue ici ! Plus le temps de reculer !


- Je suis venue, c'est vrai pour avoir votre avis. Mais ma raison première, c'est que ...après mes études, j'aimerais exposer en ce lieu, et que vous soyez mon Mécène.

Voilà, c'était dit. Avec une petite voix à la fin, où il devait se pencher pour bien entendre. Puis hé, pourquoi ne pas le clamer haut et fort avec de l'assurance ! Car là, il pourrait croire que tu n'es qu'une dégonflée ! Non et non ! Je ne devais pas montrer cela, car comment ferais-je quand je serais confrontée à cela dans le monde du travail ? Je me ferais marcher sur les pieds comme une pauvre gamine qui n'aurait même pas sa langue pour s'assumer ?
Non. Hors de question.


- Voilà, quand j'aurais fini mes études, j'aimerais exposer dans cette Galerie qui me plaît tant et que je pensais inaccessible et j'aimerais aussi que vous soyez mon Mécène !

Voilà, c'était dit. Le peu d'assurance que j'avais pu glaner en prononçant ces mots, s'éteignit rapidement ... Pourquoi ?
Qu'allait-il répondre ? Dans mon esprit toujours rêveur, j'aimerais quelque chose d'optimiste.

Merlin, s'il vous plaît.


- Mr MacInerty, vous en pensez quoi ? Avais-je demandé de ma voix douce.

Revenir en haut Aller en bas
Ellias MacInerty
● Magic Touch ●

avatar

Nombre de messages : 102
Age du personnage : 25
Habitation : Londres
Occupation : Médicomage / Galleriste à temps perdu
Signature : Tripin'Face
Avatar : Lennox
Date d'inscription : 21/01/2011
Coup de coeur : 0
Gallions : 4747

MessageSujet: Re: L'avenir nous le dira   Sam 14 Mai 2011 - 22:56

Sa réaction était plutôt inattendue. Comment dire ? En général, les peintres ou autres artistes qui venaient ici dans le but de se faire exposer savaient d'avance que ni Victrolla ni Ellias n'allaient le leur refuser, bien au contraire. Donc, il n'y avait pas d'effusion de ce genre après une signature de contrat. Juste un vague sourire joyeux et la demande d'une coupe de champagne ou d'un quelconque présent sur le compte de la maison ( à savoir le porte-feuille des gérants, qui déjà ne roulaient pas sur l'or). Il y avait bien entendu quelques exceptions, hein ! Ils n'étaient pas tous comme ça non plus ! Le dernier, Julian Cavendish l'était - mais bénis soient les dieux ! Il avait rejoint l'Amérique du Nord, le pays d'Antarès. Et franchement, bon débarras. Il était prétentieux, vaniteux, égocentrique, égoïste, chiant comme la plus, imbu de sa personne et avait l'haleine d'un rat crevé.

Bref, ce qui était aberrant dans la réaction de cette Sarah, c'était qu'il ne lui avait même pas annoncé qu'il acceptait de l'exposer. Il lui avait simplement dit qu'il aimait bien ses dessins. C'était une réaction amusante et … assez inquiétante en fait. Mais bon, tout le monde est différent, si elle voulait être exubérante à la moindre bonne nouvelle, et bien c'était son choix, et elle faisait comme cela lui chantait. Il n'avait pas de leçon à lui faire. Et si quelqu'un devait lui faire une leçon, quelle qu'elle soit d'ailleurs, Ellias serait bien la dernière personne sur la liste de ses professeurs potentiels.

Et puis, de toute manière, quelle sorte de leçon est ce que l'on pourrait lui apprendre ? A l'heure actuelle, s'entend. Ce n'était pas un crime de réagir plus passionnément que d'autres personnes. Par contre, on pouvait essayer de lui faire comprendre que c'était une qualité de savoir camoufler ses réactions, c'était un avantage de pouvoir ne rien laisser deviner lorsque par exemple on menait une affaire, une négociation ou que l'on était à la tête d'une mission pour la Résistance, et le cas était très certainement réciproque chez les Opposants. Faire preuve d'un sang froid à toute épreuve était un don, et ce n'était pas négligeable. Si le jeune homme devait revoir Sarah plus tard, et dans un autre contexte que celui où il se trouvait être le Grand-Homme-Qui-Semble-Faire-Peur, il pourrait peut-être se permettre de faire un commentaire à ce sujet.

Elle semblait sympa à connaître, alors le conseil passerait sûrement très bien. Enfin c'était une hypothèse et en général, il préférait ne pas s'écouter. Il était très fort dans l'art de faire des hypothèses qui se révélaient être très fausse en général. Genre, son neveu restait des heures devant ses cartes de chocogrenouilles parce qu'il avait des pitiponks dans les oreilles qui lui embrouillaient la tête ("Bah non tonton, c'est juste que j'aime bien les lire"), ou encore, son ami Flynn était en retard parce qu'il s'était fait attaqué par des maraudeurs sortis d'un plan parallèle maléfique ("Je vous dis pas la scène que m'a fait Kaitlyn parce qu'elle ne trouvait plus son nimbus !"). Sa vie était tellement ininteressante, et pourtant il était un sorcier, c'était un comble ! En attendant, ce n'était pas étonnant qu'il se fasse des films pour essayer de rendre son existence un poil plus existante. Le problème c'était qu'après ses hypothèses se révélaient toujours et irrémédiablement fausses.

Il préféra donc s'occuper du monde réel que celui qui bouillonnait sous sa tête et qui lui faisait faire des rêves vraiment spéciaux la nuit. Et c'était finalement une bonne résolution puisqu'il atterrit au moment où elle disait quelque chose de marrant. Lui, un professionnel, s'il n'avait pas été si touché, il en aurait éclaté de rire. Mais c'était la cravate, elle forçait le respect. Les gens pensaient toujours qu'il était le patron …ou en un expert dans le cas présent, dès qu'il prenait le temps de mettre un nœud au col de sa chemise.

• Et bien, vous n'auriez pas pu trouver pire comme professionnel,
expliqua t-il avec un grand sourire. Je gère plus la gestion que la partie art dans cette galerie. C'est plutôt ma collègue qui s'occupe de ça.

A ce propos, est ce qu'il devait aller la chercher pour lui montrer le carnet de cette étudiante ? D'un côté, cela ferait sûrement plaisir à la jeune fille de savoir qu'Ellias pensait assez bien de son travail pour en référer à sa supérieure. Néanmoins, pour une fois, Vicky était de bonne humeur. Alors la question était plus : est ce qu'il allait prendre le risque de la mettre en pétard ? C'était bien la première fois qu'elle ne lui offrait pas un regard noir le matin quand il arrivait à la galerie, et même qu'elle souriait. Même s'il soupçonnait que le fait seul que pour une fois il soit arrivé à l'heure en soit la cause, Ellias pensait plutôt que c'était à son nouveau petit qu'il devait sa bonne humeur.

Bref, il n'avait pas assez profité d'une journée sans avoir à supporter les foudres de Miss Meyer. Il préférait qu'on lui laisse encore quelques heures savourer le silence de la galerie où il entendait d'habitude les cris de son ami. Cris, qui en général étaient à son attention seule.

Non pas qu'il trouve que le travail de Sarah Mickaels ne soit pas à la hauteur de ce que pourrait attendre Vicky, loin de là, il avait été honnête en disant qu'il aimait son travail. Mais il préférait juste ne pas prendre de risque inconsidérés. Et il y avait une raison à son accès de lacheté : un artiste s'était bien beau, mais il préférait quand même travailler avec quelqu'un qu'il appréciait un minimum. il était hors de question qu'ils exposent par sa faute une dessinatrice prétentieuse et imbue de sa personne. Plus jamais il ne voulait revivre cet enfer. Donc le plan était d'échanger quelques mots avec elle avant de ne faire quoi que ce soit. Aller chercher Vicky par exemple.

• Mais bon, vous avez mon avis au moins.

Après tout, c'était ce qu'il avait cru comprendre qu'elle voulait. Et même s'il l'avait détrompé sur son statut de professionnel de l'art, un avis différent de celui de ses camarades de chambres qui avaient l'habitude de la côtoyer et qui adaptaient leur jugement à leur relation avec la dessinatrice : les amis disaient que c'était génial, et les ennemis disaient que c'était à se crever les yeux pour ne plus jamais à avoir à supporter cette vision encore une fois.

La clochette de la porte de la galerie tinta derrière eux, il se retourna pour voir l'un des habitués des soirées de la galerie et sa dernière conquête ne date apparemment, entrer avec un sourire. Et voilà ! Les premières personnes arrivaient dans la galerie, la période calme était révolue pour aujourd'hui. Au plus grand désarroi d'Ellias d'ailleurs.

Sa dernière phrase n'était peut-être pas forcément la chose à dire parce que sa déclaration suivante fut carrément inaudible, même pour ses oreilles à lui. Et son ouïe était vraiment très développé pour un être humain lambda.

Heureusement, elle du remarquer son air contrit d'avoir fait quelque chose qui lui avait interdit l'information qu'elle avait à lui communiquer. Pourtant, il ne s'était pas moqué d'elle. Il lui avait donné son avis, et il lui avait juste rappelé ce qu'il valait dans le milieu de l'art - à savoir pas grand chose, hé ! Il n'avait pas fait Moon Shaddow lui ! Ni aucune école d'art comme Victrolla ! - mais ce n'était pas le genre de chose qui fâchait, si ?

Et quand elle se décida à répéter - sûrement sensible à son pauvre air malheureux de perdu et (et son expérience en tant que perdu dans sa jeunesse lui avait appris deux choses : le fonctionnement d'une carte, maintenant il avait une boussole implantée dans la tête, et ce visage qui rendait les gens plus ouverts à l'aider à résoudre ce qui l'embêtait). En entendant ce qu'elle avait dit, il éclata de rire. Ce n'était vraiment pas un rire moqueur, et on songeant à ça, il essaya de toutes ses forces, et avec grand succès, d'arrêter de rire pour reprendre contenance.

C'était ce qu'elle avait dit qui était assez drôle, surtout lorsque l'on connaissait l'était du compte en banque du jeune homme. Heureusement qu'il cumulait deux jobs, parce que sinon les araignées auraient depuis très longtemps élus domicile dans son coffre-fort à Gringotts.

• Et bien, malheureusement, je suis loin d'être aussi riche que le plus pauvre des mécènes. Mais alors vraiment.

Et voilà qu'avec ses grands sabots, il brisait sauvagement les rêves d'une jeune étudiante. Il allait devoir dire quelque chose pour lui faire comprendre que ce n'était pas par méchanceté qu'il disait cela, c'était juste la pure et simple vérité. Il ne pouvait pas devenir mécène sauf s'il gagnait au loto moldu. Quatre ou cinq fois au moins.

Il posa donc sa main sur son épaule pour la faire pivoter distraitement vers les deux autres personnes présentent dans la salle. Le mécène et sa compagne. Faisant mine de la faire s’intéresser à un des dessins d'Ali, il lui chuchota à l'oreille.

• Vous voyez cet homme là-bas. C'est l'un des mécènes le plus présent de notre galerie. L'année dernière, il a entretenu deux des artistes que nous avons exposés pendant quelques mois, ils ont leurs propres studios maintenant.

Maintenant il lui faisait miroiter des trucs inutilement, et elle devait sûrement se demander pourquoi est ce qu'il lui disait cela s'il ne se pressait pas pour les présenter tous les deux. Ce qu'il n'allait certainement pas faire car il connaissait assez bine Mr. Kliven pour savoir qu'il détestait être dérangé avant midi, et il ne supportait déjà pas qu'on lui souhaite simplement une bonne journée, alors investir son espace vital pour lui présenter une étudiante en dessin n'était peut-être pas la meilleure solution pour s'attirer ses bonnes grâces. Et s'il voulait aider Sarah, s'attirer les foudres d'un des mécènes les plus influents de Londres n'était certainement pas la meilleure technique à employer.

Il tira donc la jeune femme vers son bureau où il farfouilla pour trouver de quoi écrire quelques renseignements qui allaient sûrement être utiles à la jeune fille. A savoir la date du prochain vernissage auquel étaient invités les noms les plus influents dans le domaine de l'art. Pour tous les artistes, c'était le genre de soirée qu'il ne fallait manquer à aucun prix.

• Et les gens comme lui qui ont assez d'argent pour croire même en le talent d'un cochon manchot viennent à toutes les soirées qu'organisent les galeries comme la nôtre par exemple. La prochaine que nous organisons est dans dix jours. Vous pourriez peut-être venir et faire connaissance dans la foule, conseilla t-il. Au moins, vous pourrez toujours dire que vous vous donnez les moyens de réussir.

Voilà, c'était sûrement le meilleur conseil de la journée qu'il lui donnait. Et en plus, il faisait en sorte qu'elle puisse le suivre. Franchement, Ellias était un saint certains jours, et les personnes comme Ali ou Sarah ne pouvaient pas dire le contraire !
Revenir en haut Aller en bas
Sarah Mickaels
● University ●
avatar

Nombre de messages : 96
Age du personnage : 20 ans
Habitation : Manoir familial Mickaels, Edimbourg
Occupation : Etudiante 3ème année - Moon Shadow
Signature : Fatal†Error
Avatar : SWEETNESSOFSIN
Date d'inscription : 31/03/2011
Coup de coeur : 12
Gallions : 4646

MessageSujet: Re: L'avenir nous le dira   Sam 14 Mai 2011 - 23:50

J'avais toujours en moi le sentiment d'être en dessous des autres et que ces mêmes autres étaient bien plus forts que moi. Mon frère, essayait toujours de me persuader du contraire, mais butée comme je le suis, je ne le croyais jamais.
Le manque de confiance en moi était quelque chose d'horrible, car on avait beau me dire que j'avais du talent, comme c'est le cas ici, je doutais toujours de moi. Ellias était gentil avec moi, ça je pouvais le remercier et surtout d'avoir de la patience, car je n'étais jamais facile à gérer. Mon frère aussi, ne savait pas comment jongler avec mes états d'esprit, et pourtant il y arrivait.
Et lui aussi, je le remercie pour cela ! Il me manque mais en même temps, je me dis qu'il aurait été fier de moi, d'avoir bravé mes propres interdits pour m'être rendue ici. J'aurais vu de la fierté dans ses prunelles bleues et cela m'aurait remplie d'un feu bouillant et nouveau. Mais il n'est pas là ! Mais je lui dédie ma potentielle réussite.
C'est lui qui m'a encouragée à poursuivre cette voie et c'est lui qui fut le sujet principal de mes croquis, juste avant sa mort.

J'étais repartie dans mes idées sombres et obscures, toujours à penser à mon grand frère dans des moments importants pour moi. Là, je suis désolée grand frère, mais j'aimerais que tu me laisses tranquille, cette fois ci c'est de moi qu'il s'agit. Chassant tout ce qui brouille mon esprit en secouant ma chevelure blonde, je regardais mon interlocuteur. Là il me faisait sourire, et douter dans la même minute. Il était professionnel, mais en même temps que gérant.
J'arquais un sourcil interrogative, mais j'avais son avis et c'était le plus important. Peut-être devait-il toucher un mot de ma venue au responsable ? Mais ce dernier, n'a aussi peut-être pas le temps pour une simple étudiante ... Je le conçois en même temps. Mais comme je l'ai dit, j'avais son avis et ça, ça me plaisait. J'aurais dans un futur proche celui du responsable. Qui sait ?
Je ne perdais pas espoir, ce n'est pas le moment de revenir avec mes vieux démons.

Je fus sortie de ma contemplation pensive par une sonnerie de clochette. Mais auparavant, je lui avais fait part de mon désir de l'avoir comme futur Mécène ... Et là, je stressais d'entendre sa réponse !
Je fus surprise d'entendre son rire ... Il riait ? De moi et de mes bêtises ? De mes fausses espérances ? Instinctivement je fronçais les sourcils, prête à dire quelque chose de fâcheux, mais juste à ce moment il se stoppa.
Et là ce fut le coup de grâce ... Mon regard se posa sur lui avant de se détourner de sa personne. J'avais été bien trop stupide, qu'est-ce que j'espérais ? C'était peut-être sa façon à lui de remballer les gens ? En douceur ?
Sursautant quand je sentis sa main sur mon épaule, et encore plus quand il me fit pivoter vers les deux personnes qui étaient rentrées quelques instants plus tôt.

Ainsi donc, c'était le Mécène et sa compagne ? Et moi, je ne pus m'empêcher de rougir quand il me murmura cette information à l'oreille ...
Et pourquoi s'il les connaissait, il n'allait pas m'introduire ? Pas le temps, et ce genre de personne haut placée ne voudrait surement pas être dérangée par les illusions d'une pauvre étudiante !


- Ah d'accord. Et euh, vous pensez que s'il a du temps à me consacrer, je pourrais éventuellement prétendre à une entrevue ? C'était peut-être une question en l'air et qui n'aurait jamais de réponse, mais qui ne tente rien n'a rien.

Pas la peine de se poser trop de questions, qu'il m'emportait déjà vers son bureau ... Et moi de rougir ! Je le voyais trifouiller et farfouiller dans des papiers, chercher des stylos pour m'écrire quelque chose. Et j'écoutais en même temps ce qu'il me disait, que si je venais à la prochaine soirée qui aura lieu ici, je pourrais éventuellement le rencontrer et faire connaissance avec d'autres personnes influentes ? Pour sur que je viendrais ! Pour rien au monde, je ne raterais cela !
Je lui souris, trop heureuse que peut-être, lors de cette soirée, je me ferais connaitre !


- Merci ! Merci ! Merci de m'aider ... Ellias ... ! Et voilà, en plus de rougir telle une Bécasse avec un grand B, je vous prie, je m'étais jetée dans ses bras, les larmes aux yeux. Le pauvre, il devait vraiment me prendre pour une folle à tendance fortement schizophrène et dérangée du chaudron.
Revenir en haut Aller en bas
Ellias MacInerty
● Magic Touch ●

avatar

Nombre de messages : 102
Age du personnage : 25
Habitation : Londres
Occupation : Médicomage / Galleriste à temps perdu
Signature : Tripin'Face
Avatar : Lennox
Date d'inscription : 21/01/2011
Coup de coeur : 0
Gallions : 4747

MessageSujet: Re: L'avenir nous le dira   Dim 15 Mai 2011 - 1:58

Sa première question était justifiée, il n'avait pas vraiment prit le temps de lui expliquer pourquoi est-ce qu'il ne l'avait pas présenté à Kliven et femme. Bon lui savait que Mr. Kliven avait un jour frappé à coup de prospectus un des frères Di Angelo, pour le plus grand plaisir d'Ellias qui était alors présent et qui s'était réjouit de la mine déconfite de l'un de ses adversaires. Ce souvenir faisait partie du top t'en de ses meilleurs souvenirs et il n'était pas prés de bouger du classement avant un long et bon bout de temps. Mais elle avait donc raison de poser la question.

Et Ellias allait devoir lui expliqué patiemment qu'elle n'allait pas pouvoir s'approcher du Mécène au risque de se prendre la plante en pot dans l'entrée de la galerie. Ce qu'il aurait du faire avant de lui tendre le papier pour le vernissage. Il ne voulait pas la laisser penser qu'il était assez méchant pour faire exprès de ne pas la présenter à, encore une fois, une des personnes les plus influentes de la capitale anglaise. Et encore, le jeune homme était pratiquement certain qu'il avait ses invitations aux soirées à des endroits comme le Moma de New York ou d'autres musées prestigieux.

Il rajouta donc les horaires auxquelles elle devait arriver pour ne pas être ni trop en avance ni en retard. En général, Vicky était plus conciliante avec les gens qui n'arrivaient pas comme des fleurs au beau milieu de son discours de bienvenue où elle parlait de tous les évènements artistiques de la nouvelle saison. C'était déjà arrivé à un jeune sculpteur, deux ans auparavant. Il avait ouvert la porte en fracas en plus de ça ! Et il n'était ni rasé, et on aurait dit qu'il avait enfilé des vêtements qui avaient passé la semaine roulés en boule sous son lit. Étrangement, elle avait mit fin à son contrat dans la demi-heure. Depuis, Ellias donnait l'heure d'arrivée à environ vingt minutes avant le début du discours de sa collègue. Il préférait éviter le lynchage en public, surtout pour les plus jeunes et ceux qu'Ellias jugeait assez sensible pour être détruit mentalement par le venin de Miss Meyer. Elle pouvait se montrer plus cruelle qu'une gorgone quand elle avait quelqu'un dans le nez.

Entre de mauvaises mains, Victrolla Meyer saurait sûrement se révéler être une arme de destruction massive avec un potentiel destructeur d'au moins quatre vingt dix neuf pour cent. Au bas mot, vraiment. Elle avait le regard de Méduse, le Venin de Python, le caractère d'Achille, elle avait forcément été crée par les dieux grecs pour punir le commun des mortels. Qui sait, un jour, ils l'activeront peut-être pour réaliser leurs sombres desseins. Et ce jour là, Ellias espérait être très loin d'ici. Et en fait, il plaignait aussi son petit-ami, tout en se demandant comment il avait réussit à l'aborder sans se recevoir une poignée de cailloux.

C'était ce qu'Ellias avait du se prendre avant de pouvoir s'approcher de la gamine de sept ans qu'elle était. Il fallait quand même l'imaginer, une gamine teigneuse déjà dès l'âge de sept ans, cela promettait pour l'avenir. Elle l'était restée, teigneuse et peste au fur et à mesure qu'elle grandissait, laissant dans son sillage nez cassés, cheveux arrachés, perspective de carrière de castrat pour certains et présidente de club de gens traumatisés au lycée. Dans un milieu particulier, on parlait de requins et de géants pour définir ceux qui avaient réussit et qui se trouvaient en haut. Victrolla était les deux, c'était un requin - et elle avait vraiment déjà mordu des gens qui l'avait énervé, puis gagné les procès pour coups et blessures - et c'était une géante, comme elle le disait elle même : à quoi servait son immense salaire s'il ne lui permettait pas de s'acheter des chaussures aux talons si haut qu'elle pourrait entrer dans le livre Guiness des records. Cette femme était imposante et terrifiante. Sublime et effrayante et c'était aussi l'amie d'Ellias. Des deux, c'était lui qui avait le plus à gagner de cette amitié. Et il n'arrêtait pas de se le rappeler tous les jours où il devait la côtoyer.

• Oui bien sûr ! Mais pas ce matin, il est aussi sympa qu'un ours en hiver quand il est dix heures. Mais si vous venez, il sera nettement plus avenant dès qu'il aura bu quelques verres.

Il ajouta à sa déclaration un sourire joyeux.

Et le jeune homme aurait certainement du s'abstenir car la seconde d'après elle se jetait dans ses bras en le remerciant. Alors qu'il n'avait vraiment pas fait assez pour mériter que l'on remercier pour quoique ce soit. Il rétablit juste rapidement leur équilibre commun avant de reprendre la parole.

• Euh … De rien … Sarah.

Il lui tapota le dos maladroitement en s'appuyant sur son bureau. Si Vicky sortait de son bureau à ce moment là, Ellias était mal. Même plus simple que ça, il était juste mort en fait. Pas physiquement, elle avait encore besoin de lui - s'était ce qu'elle disait quand il demandait pourquoi est ce qu'il ne se débarrassait pas tout simplement de lui quand elle était vraiment en colère (elle oubliait par inadvertance les disputes les plus virulente) - mais mentalement, elle le descendait pendant au moins une semaine avant de se calmer un peu. De lui offrir un peu de répit pour qu'il pleure tout son saoul. Bon, il ne le faisait pas, mais il avait l'impression que ça la rendait joyeuse de croire qu'elle était capable de faire pleurer un sorcier.

Ils n'en avaient jamais parlé, mais si elle osait le narguer en disant qu'elle était capable de le faire pleurer, et si un jour elle le faisait vraiment pleurer, il prendrait une potion d'allégresse rien que pour la faire bisquer. Qui aime bien châtie bien, était bien un dicton moldu ? Et il allait parfaitement dans la situation présente. Il l'aimait et il la détestait comme elle le faisait en retour. Leur amitié était donc obligée de marcher. C'était cosmique.

Tellement cosmique que sa collègue avait du entendre l'appel aux dieux que faisait Ellias pour qu'elle ne sorte pas de son bureau à ce moment là. Elle avait du le capter avec ses antennes extra terrestres. Vicky avançait avec sa démarche de flamant rose coincée dans sa jupe de tailleur beige. Et elle avançait relativement vite sachant qu'elle avait les jambes coincée dans un truc aussi étroit. Quoiqu'il en soit, elle s'arrêta pour le regarder ébahie avant qu'un sourire amusé se dessine sur ses lèvres.

Ellias saisit la jeune fille par les épaules et l'écarta doucement. Il saisit derrière elle le regard allumeur de Compagne Kliven. Oh là la.

• Bien. Je pense que vous viendrez donc la prochaine fois, dit-il. Il faut une tenue de soirée digne de ce nom.

Victrolla décida d'arriver, repérable à des kilomètres à la ronde grâce au concert qu'offrait le duo de ses deux talons sur le bois du sol de la galerie. Elle posa son coude gauche sur l'épaule d'Ellias et tendit son autre main libre vers la jeune fille avec un sourire purement commercial.

• Bonjour ! Je suis Victrolla Meyer, co-proprietaire de cette galerie. Bienvenue !
Revenir en haut Aller en bas
Sarah Mickaels
● University ●
avatar

Nombre de messages : 96
Age du personnage : 20 ans
Habitation : Manoir familial Mickaels, Edimbourg
Occupation : Etudiante 3ème année - Moon Shadow
Signature : Fatal†Error
Avatar : SWEETNESSOFSIN
Date d'inscription : 31/03/2011
Coup de coeur : 12
Gallions : 4646

MessageSujet: Re: L'avenir nous le dira   Dim 15 Mai 2011 - 13:43

Je l'avais vu me rajouter les horaires sur sa petite feuille qu'il me tendit et que je m'empressais de ranger tel un précieux trophée dans une poche de mon sac. Évidemment si je devais venir, je devais soigner ma toilette et ne pas ressembler à une évadée d'Azkaban ... Je crois que je devrais refaire appel aux talons et oublier mes baskets. Il est certain que là aussi, j'avais un challenge à relever, bien m'habiller serait déjà une bonne impression pour mon précieux interlocuteur. Et je me devais de le faire !
Note pour moi-même : faire les boutiques, telle une jeune fille civilisée ! Il faudra que je prenne sur moi pour ne pas avadakedavrariser tout ce qui pourra traîner en ville. Le monde m'étouffe, ce n'est pas ma faute. Là parler en duo ça va, je me sens relativement bien, ce sera après que ça se complique.
Oh hé, en plus je pourrais peut-être voir l'artiste qui expose ses tableaux en ce moment et la rencontrer ... Je lui poserais une tonne de questions, la pauvre ... Et, je pourrais ... Non, rien. Voilà que je repartais dans mes affabulations débiles.


- Oui ! Je viendrais ! Je répondais à Ellias avec un grand sourire avenant.

Par contre pour la suite, je ne sus pas du tout ce qui me traversa l'esprit. En effet, trop heureuse et démonstrative, je lui avais sauté dans les bras. Juste le temps d'avoir un peu de cette chaleur "fraternelle" qui me manque atrocement. L'étreinte ne dura pas longtemps, mais il n'y mit pas fin brutalement, doucement même. Alors là, comment le regarder en face ? Je ne vous dis pas le fard rougissant qui envahit mes joues d'ordinaire si pâles à cet instant précis ... J'émets un petit rire nerveux avant de m'excuser d'avoir été trop démonstrative.
Mais j'étais soulagée, j'étais déjà rentrée ici. Un point pour moi ! Je lui avais montré mes carnets, un deuxième point ... Et surtout je pouvais peut-être prétendre à une entrevue prochaine avec le grand Mécène qui avait lancé pas mal d'artistes sur le marché. Après cette journée, je m'étendrais sur mon lit, le sourire aux lèvres et des étoiles plein les yeux ...
Je sentis sa main dans mon dos, me tapotant légèrement, j'eus un petit sourire gêné à son encontre. Je culpabilisais pour ce que j'avais fait quelques instants plus tôt.
Je regardais encore la Galerie, qui n'était plus si impressionnante désormais, car j'avais touché un petit peu, mon rêve du doigt. Ellias me sortit de mes pensées en me rétorquant quelque chose à laquelle j'avais déjà pensé. Pour la soirée, une tenue adéquate ... Je n'allais pas venir en jogging, mal coiffée et pas maquillée ! Même si je prônais le naturel au quotidien, je savais me vêtir pour les grandes occasions, surtout si j'étais en première ligne !


- Oui, j'y ai déjà pensé. Ne vous inquiétez pas. J'avais terminé ma phrase avec un autre sourire avant de me figer totalement. Qui était cette femme hautement perchée sur des talons démesurés ? Et vêtue d'habits hautement splendides ? Si Ellias était Gérant, elle devait être la Responsable non ? Mon fard aux joues était parti comme il était venu, impressionnée par cette femme au caractère sûre d'elle ! Ce serait à cela que j'aimerais ressembler quand j'aurais fait ma place en tant qu'artiste, mais le sourire en plus !

Elle dégageait une Aura d'une telle puissance, que j'en étais écrasée. C'était elle, que je devais avoir dans "ma poche" comme on dit. Car si je venais attifée telle un Épouvantail, je pouvais dire adieu à un potentiel vernissage de mes œuvres.
Je la vis poser son coude sur l'épaule d'Ellias. C'était sa petite amie ? Ils travaillaient en tant qu'associés ? Ou ce n'était rien du tout ? Sarah, ne fais pas attendre la Dame en beige ... Elle me tendit sa main, que je serrais. Pas fortement, ni mollement. Je dirais au juste milieu. Elle m'offrait un sourire qu'on offre par simple politesse commerçante, moi j'y répondais avec un sourire avenant et sincère.


- Enchantée, Miss Meyer, Sarah Mickaels en première année à Moon Shadow ! Quelque chose à ajouter en plus ? Car là, elle va te faire sortir de la Galerie car tu ne l'intéresseras sûrement pas.

- Ce n'est pas la première fois que je viens ici, enfin si, c'est bien la première fois que je pénètre en ces lieux ... Et je voulais montrer mes croquis à quelqu'un de plus expérimenté et ayant un regard critique sur l'Art. Je les ai montrés à Mr MacInerty pour avoir un avis. Ça va, jusque là pas d'hésitations, ni aucun bégaiements, bien qu'elle m'écrase toujours par ce qu'elle dégage ...

Elle devait les voir aussi mes carnets pour s'en faire une idée non ? Là par contre cela posait réel problème. Ellias avait dit que j'avais du talent et que je devais persévérer et elle, elle dira quoi ? "Ma pauvre fille, Ellias a été gentil pour ne pas que tu fuies, c'est tout !". Je me préparais à toutes les éventualités ! Toujours souriante, je refarfouillais dans mon sac, revérifiant au passage si je n'avais pas abîmé le papier qu'Ellias m'avait donné. Non, il était toujours là et en bon état. C'était déjà ça !
Je ressortais mes précieux carnets, en une seule journée, deux personnes ont pu les voir ! Grand exploit que celui-ci, dis donc ! Je les tendis vers la femme, cette fois-ci avec l'idée de n'avoir plus rien à perdre et d'accepter ce qu'elle aura à me dire.

Que ce soit bon ou mauvais, qu'importe, mais que j'ai son avis.


- Miss, pouvez-vous y jeter un œil je vous prie ?

Voilà, désormais ça passe ou ça casse ! Mais j'opterais plus pour que ça passe tout de même. Je souriais à Ellias, heureuse de la perspective prochaine de le revoir, enfin peut-être ...
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: L'avenir nous le dira   

Revenir en haut Aller en bas
 
L'avenir nous le dira
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 4Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant
 Sujets similaires
-
» Loreena&Gideon ? L'avenir nous tourmente, le passé nous retient, c'est pour ça que le présent nous échappe. ? [END]
» Ce que l'avenir nous réserve
» L'avenir dira le reste.
» Dana ~ il n'y a pas de destin, mais ce que nous faisons
» Jeunesse haitienne: Quel espoir??? Quel avenir???

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Alternatif :: Les Pays Unis de la Résistance :: Londres ● Capitale des PURs :: Commerces & Administrations-
Sauter vers: