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 Les deux font la paire

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Salomé Decameron
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MessageSujet: Les deux font la paire   Dim 1 Mai 2011 - 0:21

Spoiler:
 

●●● Non. Franchement, sans déconner. Regardez-moi droit dans les yeux et dites-moi bien en face que l'amour n'est pas à la première cause de mortalité de nos jours. J'ai six vampires aux trousses, moins de trois balles en argent dans mon revolver, deux semaines de copies en retard à corriger qui me tueront si, par miracle, je rentrais vivant de cette expédition de merde, et ma seule alliée est une Opposante qui rêve de me zigouiller dès que tout ça sera terminé, simplement parce que je l'ai un peu bousculée quand on s'est rencontré... Ce n'est pas de ma faute si sa tronche ne me revient pas. Elle avait qu'à avoir une autre tronche, on aurait été potes. Ah. Non. Pas possible. Pas potes. Même avec une autre tronche. My own rule n°1: pas copiner avec le camp de ceux qui veulent flinguer ma meuf... et accessoirement, de ceux qui s'entêtent à me flinguer tous les weekends que je passe à courser du vampire ou du loup-garou dégénéré.

J'ai toujours su que le jour où l'Amour viendrait me chatouiller le cœur avec son arc, ses flèches, son carquois et tout le barnum, il faudrait que je coure dans le sens inverse. Sinon, c'était clair, j'allais faire exactement ce que je suis en train de faire maintenant: des conneries hyper dangereuses. Et pourquoi donc? Je vous le donne en mille! Pour les beaux yeux de ma sorcière bien-aimée. "T'inquiète, Salomé! C'est de la peccadille cette mission, tu peux la faire sans moi" qu'elle disait. Dans quelle région galactique de l'univers pourrais-je venir à bout de cette mission sans elle s'il vous plaît? Pas que j'ai besoin d'une femme pour me protéger, il ne faut pas se méprendre, mais j'aurais eu besoin de Superman ou, à moindre comparaison, d'un sorcier de bonne composition pour une fois!! Définitivement, Kephren et moi n'avons pas la même définition des mots "peccadilles" ou "safe". Je t'en mettrai du safe!

Topo de la situation: Germaine et moi - Germaine, c'est l'Opposante avec laquelle je cours. Dans deux secondes, je vous dis vers où on court -, donc Germaine et moi courrons dans la direction opposée au ranch où mes défunts compagnons et moi avons caché les villageois de Troponov. Vous avez noté? Deux secondes pile poil. Je suis trop fort.

Troponov est un minuscule village perdu dans la taïga, entre la Mongolie et la Russie. La ville la plus proche de Toponov est Oulan-Oude. Et elle se situe à 360 km d'ici. Il fait 7°C, il pleut et il caille mais, selon les habitants, c'est un climat royal et je n'ai pas à me plaindre. Si je n'avais pas si chaud aux fesses à cause de tous les vampires qui nous collent au train, ça m'aurait presque fait rire. Vampires? Vous avez dit vampires? En effet, une milice de vampires et de nécrodites échappés de la Forêt d'Etat de la Taïga a pris d'assaut Troponov depuis maintenant deux jours. Les Russes ont alerté la Résistance pour obtenir de l'aide et c'est la raison de ma présence ici. Par chance, tous ces vampires sont nocturnes et les habitants ont pu avoir un peu de répit durant les deux jours que leur siège a duré avant notre arrivée. Beaucoup d'entre eux ont pu fuir à cheval, pour la plupart, car les véhicules ne roulent pas ou roulent mal dans la neige et la toundra la majorité de l'année. C'est la nuit, m'ont-ils raconté effrayés et fatigués, que la survie est la plus dure.

En venant, avec mes trois compagnons Résistants - et non sorciers -, la mission de départ était très simple. Arriver à 15h à Troponov, embarquer les 74 villageois restant dans deux camions militaires que nous avions affrétés depuis Oulan-Oude et les ramener là-bas cependant qu'un petit commando de trois Résistants se rendrait dans le village pour éliminer ou capturer les vampires dès la nuit tombée.

Je conduisais l'un des deux camions supposés ramener sain et sauf tout ce beau monde vers Oulan-Oude. 'Supposé' seulement, car - vous allez peut-être en rire mais moi ça ne m'a pas fait rire du tout - le russe qui s'était chargé de faire une estimation du nombre de bidons d'essence dont on aurait besoin pour faire l'aller-retour avait très bien compté si tant est que nous n'aurions eu qu'un seul camion. Alors que tout le monde était à bord, c'est en voulant repartir vers 18h, comme il était prévu, que nous nous sommes rendus compte qu'il nous manquerait la moitié de l'essence pour le retour. Nous tomberions en panne en plein milieu du parcours et de l'hostile toundra si nous ne trouvions très vite de l'essence.

Sur ce, et parce que le Destin avait décidé de me faire vraiment chier jusqu'au bout en ce beau lundi de Pâques, Germaine l'Opposante était apparue d'on-ne-savait-où pour nous arrêter sous prétexte que nous étions des Résistants sans autorisation, sur un territoire Russe appartenant à l'Opposition, ie. la Forêt d'Etat de la Taïga que nous devions en effet traverser pour rejoindre Oulan-Oude.
Je n'avais pas beaucoup de connaissances en diplomatie et en géopolitique contemporaine, toutefois, il m'apparaissait que la jeune femme était en train de me pipeauter ou de faire du zèle juste dans le but de nous emprisonner. Notre plus gros crime était certainement d'être des Résistants militants. En outre, je la trouvais bien informée sur nos comptes dans la mesure où elle m'avait d'emblée appelé par mon prénom. Je parie qu'elle nous guettait. Elle ne s'était toujours pas présentée, d'où le 'Germaine'.

Je n'ai pas eu besoin de lui expliquer très longtemps la situation dans laquelle on se trouvait ni la raison pour laquelle nous devions en parler ailleurs, dans une autre dimension, plus tard, voire jamais, car deux nécrodites nous ont attaqué, emportant avec gourmandise mes deux compagnons pour les saigner à blanc. Ecœurant. C'était à 20h13, la nuit était complètement tombée. Nous avons pris nos jambes à notre cou sans attendre les six vampires qui restaient et qui rêvaient de nous prendre pour gourdes.

Mon plan était simple. Foutu pour foutu, autant essayer de sauver les autres humains. Tel était ce que j'expliquais à Germaine. Il fallait résister toute la nuit avec les vampires aux trousses et s'enfuir au petit matin avec les habitants de Troponov. De plus, les renforts qui devaient venir pour éliminer les vampires dès la nuit tombée n'allaient pas tarder à arriver. Il nous fallait les intercepter pour les prévenir que les habitants étaient toujours dans le village.

Germaine et moi avions décidé de nous allier le temps que le jour revienne. En fait, nous étions en train de négocier les termes de la trêve tout en courant pour atteindre la maison du village où les trois renforts n'allaient pas tarder à arriver par voie de cheminée ('cheminée'... ils sont fous ces sorciers). Pour seules armes, j'avais un revolver au chargeur pratiquement vide et une barre à mine trouvée en chemin. Nous étions donc en train de courir depuis le ranch, soit depuis trois kilomètres, afin d'éloigner les créatures de la nuit de la cachette des villageois. Ca me semblait surnaturel de discuter de ma future libération tout en prenant mes jambes à mon cou:

- ... mais non, bordel! Il est hors de question que je me laisse arrêter si tu m'aides!! C'est quoi cette négociation toute pérave? Trouve autre chose! C'est pas possible ça... En plus, on n'est même pas sûrs de s'en sortir vivants! Tu rêves, Germaine! Criais-je essoufflé en m'engouffrant dans la maison dont la porte était restée ouverte. Nous refermons en vitesse derrière nous et je m'adosse à la porte. Je me tourne vers Germaine, et avise sa baguette:

- Bon alors? Tu attends quoi? Vas-y! Fais ton petit abracadabracouçiçcouça pour enchanter la porte et les empêcher de rentrer! Je ne vais quand même pas t'apprendre à faire de la magie!

Ne serait-ce que pour rentrer engueuler Kephren, j'ai envie de m'en sortir vivant. Il y a aussi ma fille. A chaque coup de canine, à chaque enjambé dans le noir sibérien, je pense à ma môme et ça me donne de la force pour ne pas devenir fou. J'avoue sans fausse modestie que je ne me pensais pas aussi imaginatif et combattif. Je ne m'en sors pas trop mal... enfin si ma nouvelle coéquipière daigne bien vouloir mettre de côté nos différents le temps de clôturer cette porte! ●●●



HJ: Ca sera plus court dorénavant. C'est seulement pour installer la situation.
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Jolene Letrade
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MessageSujet: Re: Les deux font la paire   Dim 1 Mai 2011 - 1:13




Sur le papier, ça semblait simple. Ramener "Salomé Decameron, un Résistant actif" accessoirement aussi un résistant en haut de la liste noire d'une Opposante Gradée dont Jolene se fichait éperdument du nom. Tout ce qu'elle avait voulut faire en acceptant, en reprenant les mots exacts de l'Opposant responsable d'elle, c'était "prouver sa loyauté". Si elle avait su que la mission allait se révéler si sportive et mortellement dangereuse, elle n'aurait jamais accepté de sacrifier son week-end de Pacques en famille, où elle était censée montrer à son père qu'elle était toujours dotée d'une âme. Et elle aurait mit des baskets.

Maintenant, elle se retrouvait toute seule, perdue dans un pays froid où elle n'aurait jamais foutu les pieds dans une situation différente, avec des vampires et autres créatures de la nuit collées à ses bottines foutues. Kate et Heath qui lui avaient inventé une raison bidon pour arrêter les Résistants avaient transplanné dès la première attaque. Elle n'avait pas pu, sans être courageuse, elle savait qu'elle ne pourrait plus jamais dormir tranquille en songeant qu'elle avait délibérément laissé tout un village se faire massacrer.

Voilà pourquoi elle était à bout de souffle dans une cahute qui sentait la viande avariée avec un gars qui avait eu l'audace de hausser le ton avec elle. Et qu'elle était censée avoir arrêté depuis quelques temps maintenant. Mais le Destin a l'action, il s'était propulsé de "Ennemi" à la place "d'Allié".

Elle ravala les insultes qui lui venaient soudainement et verrouilla la porte. La serrure allait tenir, c'était certain, par contre la porte elle … Ce n'était qu'une question de minutes avant que les gus dehors ne l’explosent.

" - De un de tu ne me donnes pas d'ordre, le moldu ! De deux, arrête de m'appeler Germaine ! Et de trois, t'as fumé si tu crois que je vais faire une bonne action gratuite ! Tu rêves complètement même ! En plus, il est hors de question que je reparte sans toi ! C'est foutu ! Sans parler du fait que je suis la seule à pouvoir exercer la magie ici. Je te conseille d'accepter sinon je ne te ferais pas profiter de ma magie.

Jolene avait d'ailleurs un assez bon aperçu de ce qu'elle pouvait faire pour le forcer à rester avec elle jusqu'au lever du jour, ou jusqu'à ce qu'ils trouvent une solution voire jusqu'à ce que l'un d'entre eux meurt.
C'était son mentor qui allait la tuer si elle échouait à cette mission. Hors de question de le laisser faire. Elle allait s'agripper à lui comme une moule à son rocher, mais elle ne le laisserait pas s'enfuir. Elle se menotterait à lui s'il le fallait.
D'ailleurs, elle avait toujours la paire de menottes que lui avait foutu Heath dans les mains avant de disparaître, elle pourrait toujours s'en servir s'il menaçait de prendre la tangente.
Au lieu de ça, elle sera les dents.

" - Bon Einstein, la porte va céder et tous les sortilèges du monde n'y feront rien ! Alors je sais pas qui tu voulais joindre dans cette "cabane", mais grouille toi ! Sache juste qu'on ne fera rien avec cette cheminée sans poudre, on est coincé ! Et y a pas de réseau dans ce bled !

Ce village était bien trop éloigné de tout pour avoir ne serait-ce qu'une voie de cheminement magique par ici. Avec toute le chance qu'ils avaient, cette cheminée était désactivée ou en panne ou boycotté par le responsable des transports magiques ou pour n'importe qu'elle autre raison incroyable.

Et sur ces doux mots, elle se retourna pour jeter tous les sortilèges qu'elle connaissait pour solidifier la porte et monter le plus de défense possible. Et au passage, faire voler tous les meubles de la salle pour pouvoir barricader le bois qui commençait déjà à craquer.


Dernière édition par Jolene Letrade le Lun 13 Juin 2011 - 20:59, édité 2 fois
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Salomé Decameron
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MessageSujet: Re: Les deux font la paire   Dim 1 Mai 2011 - 3:03

●●● Je déteste les sorcières. Plus que les sorcières, je déteste les sorcières de l'Opposition. Et plus encore que les sorcières de l'Opposition, je déteste les sorcières de l'Opposition qui crient, qui me soûlent et qui se la pètent. Celle-là est un cas d'étude que j'ai envie de vivisecter. D'une pierre deux coups. Ainsi, je pourrais enfin savoir si, à l'intérieur, les sorciers sont vraiment identique à nous. Et puis, ça pourrait faire avancer la science. Si je l'ouvre en deux, tu crois que je gagnerais un prix Nobel, de l'argent, un truc comme ça?

Je prends sur moi pour ne pas gâcher inutilement les dernières balles en vidant le chargeur sur ma coéquipière. Elle m'a appelé 'le moldu'. Je déteste. Je déteste ça!!

- Hé, dis donc la Fée Carabosse - elle a dit qu'elle ne s'appelait pas Germaine -, tu me parles meilleur. Tu n'as qu'à être plus réactive. On ne vous apprend pas à réagir vite dans votre école de bizarroïdes, là?

Tout en conspuant, je me dirige vers ce qui tient lieu de cuisine dans cette chaumière pas plus grande que la maison du grand Schtroumpf. En chemin, même si mon esprit est tout dévoué à garder le contrôle pour nous sortir de guêpier, j'avoue ne pas me remettre d'un fait très anodin, ma foi.

'Elle connaît Einstein...'

Ce n'était pas Kephren, ou sa culture 100% sorcière, qui lui m'aurait valu une telle comparaison - aussi ironique fut-elle. Pour Kephren, de la même façon qu'elle pense qu'une Chevrolet est une chèvre de laquelle on a le droit de tirer du lait, Einstein doit être la marque d'une bagnole.
Il faut que j'arrête de penser à elle tout le temps et de la ramener dans la moindre de mes pensées. De plus, je me signale que je lui en veux mortellement de m'avoir fait envoyer ici.

Nous arrivons en courant dans la cuisine. De la porte d'entrée, devant laquelle la Fée Carabosse a dressé une barricade à deux balles, jusqu'à la cuisine: 6 secondes. 8 mètres. Attenante au couloir, elle donne sur une chambre et une salle de bain. Contre un des murs de la cuisine, il y a une petite cheminée en pierre noire et sale. Je m'empresse de fermer le volet et toutes les issues environnante, persiennes et autres fenêtres de la petite baraque avant de revenir devant la cheminée. Je regarde ma montre. Elle affiche 21h37. Ils sont en retard et ça ne me dit rien qui vaille. La petite ne m'a pas l'air d'une super sorcière comme Keph' et, même si elle l'était, nous ne faisons pas le poids contre six suceurs de sang.

Je m'assois à la table à manger disposée devant le poêle et fixe, nerveux, le trou noir de la cheminé où ils sont supposés apparaître. D'après nos sources, cette maison est la seule habitation sorcière du village.

'Tiens, au passage'

- Si, il y a un réseau. dis-je en désignant la cheminée vide du bout de ma barre de fer. A cet instant, je n'imagine même pas qu'une sorcière puisse être en train de me parler d'un réseau téléphonique. Sans doute à force de vivre quotidiennement avec une sorcière des plus classiques. De toute façon, je n'ai pas de portable. Ce que tu as devant toi, c'est la seule cheminée active à des centaines de kilomètres à la ronde d'après le type qui habite ici. C'est le frère du sorcier qui est propriétaire des lieux. Il a crevé hier en essayant de défendre le village. De toute façon, poudre de cheminette ou pas, je ne compte pas repartir sans les villageois. Tu crois bien que je ne serais pas dans ce merdier si faire passer 74 personnes par le trou d'une cheminée, comme par...magie, avait été possible.

Je me ronge les ongles. Quand je suis stressé, je me ronge les ongles. J'ai rangé le flingue dans mon dos. Dans ma ceinture de jean. Mais je serre la barre à mine de toutes mes forces. Je suis chaud comme la braise. Je sens que le premier pas-vivant qui m'approche, je vais un home run avec sa tête. On verra bien si elle repousse.

- On attend juste qu'ils arrivent... si dans dix minutes ils ne sont pas là...

Si dans dix minutes ils ne sont pas là, on est dans la merde. ●●●
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MessageSujet: Re: Les deux font la paire   Dim 1 Mai 2011 - 13:19



Il commençait vraiment à la chauffer avec ces surnoms à deux balles. Mais bon c'était un peu de sa faute, elle n'avait ni l'envie de le temps de lui apprendre le sien. Et elle autre chose à quoi penser, surtout après avoir entendu la porte branlante exploser dans un gerbe de bois. Et voir débouler trois vampires dans la baraque. Son cerveau passa en mode automatique.
Priorité : endiguer le flot de mort vivant. Un 'Réparo' partit sans qu'elle s'en rende compte. La porte se reconstruisit. Un sort de lévitation partit peu après pour remettre les meubles en place. Mais avec encore trois vampires dans la place, ce qui posait problème. Un gros problème.

" - Derrière toi !, cria t-elle plutôt que de lever sa baguette, preuve que son cerveau était repassé en manuel. Mais au même moment, la vitre derrière elle céda à cause d'un vampire qui s'était délibérément jeté dessus et qui avait entraîné Jolene dans sa chute. Sur les débris de verre. L'odeur de son sang sembla les rendre fou.

Le problème était que sa baguette avait roulé dans sa chute. Elle envoya donc un coup de pied dans le nez du vampire qui s'accrochait à sa bottine et se carapata pour récupérer sa baguette pour réparer la fenêtre.

Deux de leurs assaillants étaient momentanément assommés mais n'allait sûrement pas tarder à se relever, merci le Moldu, au moins il était efficace à défaut d'être agréable. Elle comprenait pourquoi on l'avait envoyé lui pour récupérer des pauvres villageois sans défense. Mais par contre elle était plus étonnée que ses responsables ne l'aient pas prévenue du problème mort vivant et n'aient rien fait pour secourir les habitants ou faire envoyer de l'aide. Après tout c'était leur forêt d’État. Ils devraient assumer les problèmes qu'il en résultait. Et non pas la Résistance. Bonjour l'image ! Mais quelque chose lui soufflait qu'elle n'allait certainement jamais entendre parler de cet événement dans les médias. Nulle part.

Bon, il restait encore un vampire et il avait dit que les renforts allaient peut-être arriver dans dix minutes. C'était un peut-être mais il valait mieux que rien. Et elle ne pouvait pas rester pour accueillir les renforts, c'était comme signer son arrêt de mort. Il fallait donc qu'elle éloigne les suceurs de sang pendant dix minutes. Une chance qu'elle soit blessée. Mais le transplanage d'escorte, ce n'était vraiment pas son truc. Du tout. Elle prit une grande inspiration en se décidant, parce qu'elle allait sûrement le regretter.

Jolene se précipita vers les deux vampires assommés en tendant sa main blessée bien en évidence. Le dernier debout détourna son attention de Salomé pour s'avancer vers elle.

" - Les renforts ont interet à être là dans dix minutes, siffla t-elle à l'attention du Moldu avant de transplanner à la seconde où le vampire la toucha.

Et elle atterrit dans le semblant de jardin hors de la cabane. Les deux qui étaient à peine éveillés ne semblaient plus au mieux de leur forme et … le fait qu'il manque trois doigts et un bout de joue au seul capable ne devait pas les aider. Elle ne regarda même pas les autres. Vérifiant mentalement que tout allait bien chez elle, elle se remit debout en essayant de foutre le plus de sang partout en hurlant à ceux qui essayer de défoncer la porte 'Je suis là ! Par ici' et se barra dans la forêt en courant comme une folle. Trois vampires au train, sans compter celui conscient qui venait de découvrir qu'il avait perdu deux-trois trucs dans le moment.

Les vampires étaient plus rapides qu'un humain, se récita t-elle dans sa tête. Ceux là voulaient visiblement profiter et jouer. Comme ils l'avaient sûrement fait dans la forêt. Lena en eut la confirmation en sentent des doigts caresser son épaule avant de disparaître. Ils jouaient avec elle. Elle tourna la tête pour regarder où ils étaient - juste derrière elle - et en se retournant elle se prit une branche dans la figure qui la foutu par terre, à moitié dans les choux. Les vampires se ruèrent sur elle. Lena hurla comme une hystérique en réalisant qu'elle n'avait pas sa baguette et essaya de se libérer par force de coup de pied et de poing. La panique allait la submerger. Mais il était temps de transplanner une nouvelle fois. Elle serra sa baguette dans sa main et disparut des vampires attachés à elle, et ils n'allaient pas tarder à le regeretter. Lena se retrouva dans une forêt, celle qu'elle avait vu en arrivant puis dans une bibliothèque, où elle perdit un des vampires. Puis elle atterrit quelque part dans la Mer du Nord. Le poids des vampires l'entraînaient vers le fond. En apnée, elle se laissa faire. Jusqu'à ce que les trois gus la lâchent pour essayer de remonter, sûrement paniqués par le changement de milieu. Quand le dernier la lâcha, les poumons en feu, elle se transplanna une fois de plus dans la cabane cette fois.
Elle devait avoir l'air bien, trempée jusqu'aux os à cracher ses poumons sur le sol en bois. Au moins elle n'avais pas perdu sa baguette dans l'eau. Mais elle colla sa main sur sa bouche pour réprimer un mélange de cri et de nausée en voyant les trois doigts qui manquaient à un des vampires sur le sol en face d'elle.

" - Je vais bien, assura t-elle en se remettant péniblement sur ses pieds. Je vais bien ! repeta t-elle pour s'en convaincre elle-même.

Elle allait bien ? Oui, oui elle allait bien. A peu près. Autant qu'un paquet de chocobons le jour de Pacques dans le placard d'une famille avec deux enfants.


Dernière édition par Jolene Letrade le Lun 13 Juin 2011 - 20:59, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Les deux font la paire   Jeu 5 Mai 2011 - 1:41

●●● La dégénérée de sorcière avait transbaluté - tout à fait, 'transbaluté' - avec un pack de quatre vampires au train.

'Elle m'a laissé tout seul avec deux sangsues!'

J'en revenais pas.

'Elle m'a laissé tout seul avec deux putain de sangsues!'

J'espère qu'elle court vite... Quant aux deux sangsues en question s'intéressent dangereusement à ma jugulaire. Une femme aussi sexy qu'un zombie maquillé à la truelle et un type auquel il manque la joue. Je ne lui taperai pas la bise à celui-là. Je recule. Rouler une pelle au zombie ne me dit rien. Solace, Grant et Amys sont plus sexy et plus intelligents que ces créatures enfantées par Méphistophélès, quoi que j'aie pu en dire dans le passé. Si je reviens vivant, j'arrêterai de les critiquer.
Plus les deux monstres avancent, plus je recule. Mes talons finissent par toucher le mur. Bon... à moins de me transformer en passe-muraille, maintenant il va falloir aller de l'avant. Plus facile à dire qu'à faire. A chaque coup de barre à mine, ils sont à peine sonnés. Leur défaillance provisoire me laisse à peine le temps d'armer mon bras pour en frapper un autre mais quand j'ai fini de frapper le deuxième, le premier a déjà repris du poil de la bête. C'est sans fin. Non. Maintenant, il faut frapper un grand coup et m'en débarrasser pour de bon car je ne vais pas tenir longtemps. Il faut que je trouve quelque chose de plus efficace. J'ai toujours trois munitions dans le chargeur du revolver. Je ne les utiliserai qu'en dernier recours car je ne sais pas combien d'autres vampires et nécrodites errent dans le village.

En regardant cette femme nécrodite au visage pâle et granitique et aux cheveux ivoirins et laineux, le souvenir de Dormikov me revient soudain. Elle n'avait pas apprécié la barre en fer qui lui traversait le corps de part en part. Je ne vois pas pourquoi mes deux potes les vampires apprécieraient plus que l'hybride.

- Approchez, mes chéris. Venez faire un câlin à papa, fais-je l'idiot pour les provoquer. J'avais vu dire un truc comme ça dans un film. A ce moment-là j'avais trouvé la réplique très marrante. Je ne me serais jamais dit que j'aurais un jour l'opportunité de la sortir en contexte. Sincèrement, il faut me filer un Oscar. Il y avait plus de conviction dans ma réplique que dans celle de l'acteur.

La nécrodite feule en tendant ses mains rugueuses vers moi. Elle m'a certainement trouvé très convainquant car elle le veut son câlin. Dégueulasse. Je déglutie bruyamment, resserrant ma prise sur mes deux armes. Dans la main droite, le flingue. Dans la gauche, la barre de fer. Je n'aurais jamais assez de précision et de force dans la main gauche pour tenir la barre droite et embrocher le premier qui se jettera sur moi. Il faut que je lâche le pistolet. Ou... peut-être...

Vaille que vaille. Je vise l'homme entre les deux yeux. Touché. Crâne explosé. Des bouts de cervelles et du sang presque noir m'explosent à tronche et dans celle de la nécrodite. Même pas le temps de me trouver génial et bon tireur, car, effrayée par le coup de feu qui résonne dans la petite cuisine à en briser nos tympans, la nécrodite s'élance vers moi avec encore plus de rage et de gloutonnerie.

'Take it easy... Salomé...' Il ne faut pas réagir dans la précipitation. Méticuleux. Patient. Ne pas me laisser avoir par ses feulements bouleversants. Je colle complètement mon dos au mur, mon cœur bat à tout rompre mais mon cerveau reste d'un calme olympien. Tout ça ne dure qu'une ou deux secondes mais je perçois tout avec une acuité insensée. C'est l'adrénaline. Ma vie en slow motion. Comme dans les films avec Chuck Norris.

Je lâche l'arme qui tombe à mes pieds dans un bruit de ferraille. Je maintiens contre le mur l'extrémité de la barre de fer que j'attrape à deux mains tandis que je dirige l'autre extrémité devant moi, pointée vers la poitrine de la nécrodite. Dans la panique provoquée par le coup de feu, elle vient s'empaler contre la barre que je suis parvenu à tenir droite grâce à l'appui dans le mur. En m'aidant de cet appui contre la cloison, je la repousse en arrière de toutes mes forces avant que ses mains tendues n'arrivent à me briser le cou. Elle bascule, tombe sur le dos. Vite, je ramasse le flingue, le fais tourner dans ma main comme les cow-boys pendant que j'avance et que je me jette sur la créature gémissante. Assis à califourchon sur son ventre, je maintiens la barre verticalement enfoncée dans sa poitrine. J'ai mal visé le cœur. Décidément... C'est la deuxième fois que j'utilise cette technique et la deuxième fois que je loupe le cœur de quelques centimètres. Jamais deux sans trois. La troisième sera la bonne.

'Mais pour l'instant...'

J'arrête de faire tourner l'arme quand le canon est dans ma paume de main. Non, non, ce n'est pas une erreur. Je veux absolument garder les deux dernières balles en argent. Là, je n'en aurais pas le besoin. La nécrodite est tellement amochée que je vais la finir à coups de crosse. Et j'ai tellement flippé, je suis tellement gavé, l'adrénaline est tellement à son comble que mon instinct de survie et de violence s'allient. Je me mets à frapper la nécrodite de toutes mes forces avec la crosse. Jusqu'à lui enfoncer le crâne. Jusqu'à le lui perforer. Ca pisse du sang noir de partout. J'en ai plein le manteau, plein les mains, plein le visage. Son sang pue. Il pue la mort. Je me défoule jusqu'à ce que j'entende le crac caractéristique du transbalutage des sorciers. La Fée Carabosse est revenue cabossée. Mais saine et sauve. Sa présence me ramène à la réalité.

J'arrête alors de frapper la créature et je me laisse rouler à côté d'elle. Je n'ai plus de souffle. La sueur perle sur mon front et se mélange au sang noir. Tic tac. Le temps est passé. Quelle heure est-il? Je lève mon poignet au-dessus de mes yeux pour vérifier l'heure. Du pouce, j'essuie le cadran illisible à cause du sang.

- Merde, dis-je toujours essoufflé et dépité. Je tourne la tête vers la sorcière sans chercher à me relever. Il est 22h00... ils ont dû avoir un problème... ils devraient être là.

Un. Deux . Trois secondes. Soupir. Pas plus. Pas le temps de se plaindre. Pas le temps de s'atermoyer ou de réfléchir. Il faut agir. Je ne dois pas y penser sinon je vais péter un câble. Je me relève immédiatement et vais tendre la main à la sorcière pour l'aider à se redresser à son tour. Je suis énervé. Enervé et plus déterminé que jamais.

- Tant pis. On les attend pas. Dis-je en fourrant l'arme dans ma ceinture et en nous dirigeant avec prudence vers une fenêtre fermée pour vérifier les environs. Dehors, tout avait l'air calme. Pour l'instant en tout cas. Il faut sortir d'ici... il faut qu'on trouve de l'essence pour les camions. Avec ta magie, tu pourras peut-être m'aider à siphonner les réservoirs des quelques caisses du village... On partira dès l'aube avec nos jerrycans, qu'on ait assez d'essence ou pas. Mais en attendant... let it fight jusqu'à l'aurore. J'espère que tu as bien dormi la nuit dernière parce qu'on est pas prêts de fermer l'oeil de la nuit.

Cette réplique aussi je l'ai entendu dans un film. Deux oscars, moi je dis. Deux oscars et six mois de vacances. En tout cas, je remarque que je me mettais à parler comme si j'avais besoin d'elle.... Bon... Okay. Avoir une sorcière dans son camp, même péteuse en magie, c'est peut-être pas si mal. En tout cas, c'est mieux que tout seul contre les siffleurs de sang. ●●●
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MessageSujet: Re: Les deux font la paire   Jeu 5 Mai 2011 - 20:28



Son regard tomba sur les deux vampires qu'elle avait laissé là en partant et elle porta de nouveau sa main sur sa bouche en réprimant une envie de vomir. Jolene n'ignorait pas qu'elle l'avait laissé dans un bien piètre état - les doigts et le bout de joue qui manquaient - mais là, il les avait massacré. La tête du premier ressemblait à peu près à tout sauf à une tête et l'autre, son visage ressemblait plus à du steack tartare qu'à autre chose. Il était vachement violent en fait. Et dire qu'elle croyait qu'il n'y avait que les Opposants qui employaient la violence. Jolene allait devoir se retirer de la tête les images héroïques que son père avait essayé de lui imposer pour essayer de la faire quitter l'Opposition. Et il fallait avouer qu'elle avait bien faillit le faire, mais il y avait visiblement les même brutes partout.
Elle acquiesça, les yeux rivés sur les bouts de chairs par terre le visage massacrée de cette femme vampire. Jolene avait juste besoin des informations principales : ils n'étaient pas là, donc ils étaient vraiment mal là. Mais il y avait une odeur dans l'air, vraiment insupportable.

" - Mais qu'est ce qui sent comme …


Elle leva les yeux vers lui et les détourna en collant sa deuxième main sur sa bouche. Il était vraiment recouvert de sang, et cette odeur ! Elle augmentait sa nausée plus qu'autre chose. Et elle ne pourrait certainement pas passer la nuit à ses côtés s'il restait recouvert de ça. Lena osa décoller une main pour lui lancer une gerbe d'eau et le nettoyer complètement. Et ensuite fit évaporer l'eau de ses vêtements, et des siens par la même occasion, ne laissant plus qu'une poudre salée sur son t-shirt.

Avec prudence, elle retira sa main de son nez et essaya de réfléchir sur les dernières informations. Ça faisait toujours plaisir de savoir qu'on était là uniquement parce qu'on était bonne à une chose. Elle serra les dents et se rappelant qu'elle avait décidé volontairement de rester là pour aider, maintenant c'était à elle d'assumer. Jolene le rejoignit à la fenêtre, il n'y avait pas de vampires à l'horizon, mais peut-être tout simplement parce qu'ils n'avaient pas envie de se frotter avec eux. Et aller faire ripaille chez des victimes moins remuantes. Les villageois par exemple.

" - Oui, je peux faire ça, mais j'aurais besoin d'un contenant pour transporter l'essence, et je pense qu'un sortilège de Désillusion ne fera pas de mal, dit-elle en songeant qu'ils les repéreraient à l'odeur, surtout avec sa main qui saignait encore.

Elle récupéra sur le cadavre d'un des deux vampires un bout de tissus qui avait l'air à peu près propre et l'enroula autour de sa main. Ensuite elle se dirigea vers ce qui semblait être une cuisine en onze fois plus cracra que celles qu'elle avait l'habitude de voir. D'où est ce qu'on mettait des vélos boueux près du frigo ? Elle fouilla les placards pour récupérer le plus de chose utile. Un vieux faitout poussiéreux, et un truc avec des petits trous. Elle récupéra aussi pleins de casseroles carbonisées et cabossées et les ramena toute dans la salle principale.

Bon, ses souvenirs en métamorphose élémentaires étaient aussi poussiéreux que le faitout, mais il allait falloir faire avec. Jolene remodela tant bien que mal les quelques ustensiles qu'elle avait trouvé de façon à optimiser leur chance de garder de l'essence sans en renverser. Elle prit l'objet aux trous en dernier. Il était dans une cuisine donc en toute logique c'était pour faire à manger. D'un autre côté, elle avait trouvé des trucs qui n'avaient pas leur place dans la pièce, un encrier dans une poêle par exemple, et pour ne citer que ça. Elle regarda à travers les trous voir si l'objet altérait d'une manière ou d'une autre sa vision. Puis finalement, elle tendit l'objet vers le Moldu.

" - C'est quoi ce truc ? Un chapeau ? Un capteur d'onde ou je-ne-sais-pas-quoi ? Et les trous ? Y servent à quoi ?

Lena le tint encore quelques secondes mais finit par se désintéresser, peu importait sa réponse de toute façon, elle n'allait pas pouvoir faire grand chose de cet objet là. La jeune femme ramassa les quatre minis-chaudrons qu'elle avait crée et en tendit deux au résistant avant de sortir sa baguette et de viser pour le délusionner. Et avant qu'il ait le temps de dire autre chose, elle se fit la même chose. Maintenant, ils n'étaient pas invisibles, et leur odeur risquait de les trahir à un moment ou à un autre, mais c'était mieux qu'autre chose.
Lena tâtonna et attrapa la manche du moldu.

" - Je pense que dans le noir on passera à peu près inaperçu, mais dans le doute ne me lache pas. On y va ?


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MessageSujet: Re: Les deux font la paire   Sam 7 Mai 2011 - 3:01

●●● Je sais que c’est complètement diabolique de ma part mais même dans une situation comme celle-ci, je ne peux pas m’empêcher... qui m’en voudra? Sincèrement? C’est tellement trop tentant.

- Oui, c’est un chapeau à capteur d’ondes métalico-turbinatoire, lui fais-je très sérieusement quand elle repose la passoire en inox. Ca fonctionne à l’énergie naturelle et ça protège des ultra-violets. Tu devrais le prendre au cas où...

Je lui fais mon sourire de technico-commercial payé à la commission et j’emporte la passoire avec nous parce que je rêve de la lui faire mettre sur la tête avant de la renvoyer devant son Antarès.

- Fée Carabosse, c’est quoi ce bordel sur votre tête?
- Bah, c’est un chapeau à capteur d’ondes métalico-turbinatoire. Ca fonctionne à l’énergie naturelle et c’est anti-UV. Super écologique.
- Mais qu’elle est con...


Je dois vite effacer mon petit sourire rêveur des lèvres sinon elle va remarquer quelque chose. Pire, elle va croire que je suis in love. En tout cas, c’est ma petite vengeance pour avoir osé diriger sa baguette vers moi.

JE DESTETE QU’ON ME JETE UN ABRACADABRA! QUEL QU’IL SOIT! TU GARDES TA BAGUETTE DANS SON FOURREAU, SORCIERE!

Il n’y a vraiment qu’une bonne femme pour penser à nous toiletter en plein milieu d’un combat. J’hallucine complètement.

Lorsqu’elle me lance son deuxième sortilège, je suis au bord de la crise de nerf. Ronchonnant, j’attrape son bras :

- Carabosse, tu me jettes encore un sortilège et je te transforme en carpaccio magique. Je ne supporte pas qu’on utilise la magie sur moi. Surtout sans demander... je ne suis pas ta grenouille, vilaine sorcière, alors évite tes tournicota tournicoton sur moi, ça me rend malade. C’était une introduction pour te dire que je suis prêt, finis-je en changeant de ton pour en adopter un plus jovial. Je ne voudrais pas faire fuir mon seul allié.

Elle tâtonne en direction de mon bras. Je lui attrape franchement la main.

‘Non, on ne se lâche pas.’

Je ne crains qu’une chose en vérité. C’est qu’elle transpalabalutte à la première apparition de mort vivant. Je déteste le transpabaluttage. Ca me donne envie de vomir.

Dehors, le silence est encore plus pesant. Nous sommes en alerte. Mes oreilles font paraboles pour capter le moindre mouvement suspect. Le moindre bruit nous fait ralentir ou nous incite à être plus prudents. Elle tient sa baguette devant elle. Nos yeux fendent la noirceur du jardin à la recherche d’une activité indésirable. La pluie, le vent et le froid s’allient pour effacer les bruits épars qui brouillent nos sensations mais rien n’y fait. Rien ne nous détourne de notre objectif.

Quand nous sommes suffisamment emplis de courage et de confiance, nous nous mettons à courir. Traverser le jardin. Sans s’arrêter. Longer la route en restant bien dans l’ombre des bâtiments. Courir sans s’arrêter. Le vieux Romislakov a dit que sa maison était au centre du village, la plus haute, la plus grande, en bois blanc, peinte récemment, et qu’il avait une vieille voiture et deux jerrycans dans son garage. 'Pas complètement plein' a-t-il précisé. J’avais décidé d’entendre 'pas complètement vide.' Mon côté optimiste.

Partout, sur les routes désertes - et aussi flippantes que dans les pires films d’horreur - de ce petit village, je cherche des yeux une maison plus grande que les autres. L’église, petite mais plus imposante que les autres constructions, me trompe un instant... 'Mais les églises sont toujours au centre des villages!' Me dis-je triomphant.
En courant, toujours dans la perspective de la maison de Dieu, apparait alors petit à petit une bâtisse plus majestueuse que les autres. La baraque de Romislakov. J’arrête Carabosse en tirant légèrement sur sa main. Je m’adresse à elle en chuchotant de peur que ma voix éveille l’intérêt des vampires :

- Près de l’église, la maison blanche là-bas... Un des villageois m’a dit qu’il avait une voiture et deux jerrycans à moitié pleins. Avec un peu de chance on n’aura pas besoin de tes chaudrons...

'Sans rire, mais qu’est-ce qu’elle espère mettre dans ses chaudrons ouverts à tout venant? Il faut des contenants qui ferment. Dans ces chaudrons on perdrait la moitié de l’essence.'

Je me garde bien de le lui faire remarquer. Peut-être qu’elle a un abracadabra dans sa baguette qui permettrait de ne pas faire déborder le liquide précieux du rebord du chaudron.

Très doucement, nous nous engageons dans le petit jardin de la maison de Romislakov. Ca a l’air calme. Très calme... Je lâche la main de Carabosse et lui désigne une porte qui a l’air d’être celle d’un garage. Les chaudrons m’encombrent. Avant de nous lancer vers la maison, je lui demande s’il n’est pas possible d’appliquer un sortilège de réduction aux chaudrons et au chapeau à capteur d’ondes métalico-turbinatoires pour qu’ils ne nous encombrent pas.

- J’ai déjà vu ma copine réduire par dix une valise alors ne me dis pas que c’est pas possible de transformer ces quatre chaudrons et le capteur d'onde en portes clés, la défis-je.

'Mince. J’ai encore trouvé à penser à Keph’.'

Elle me manque, la garce, c’est horrible. ●●●
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MessageSujet: Re: Les deux font la paire   Sam 7 Mai 2011 - 23:38



" - Toi, la prochaine fois que tu m'appelles Carabosse, c'est pas en grenouille que tu vas te retrouver transformé, j'espère avoir été claire, avait-elle jeté avec autant de venin que son parcours chez les Serpentard lui avait permis de gagner avant qu'ils ne quittent la maison.

Non, mais sérieux, c'était quoi le prochain nom qu'il allait encore lui inventer ? Baba Yaga ? Circé ? Karaba ? Babbitty Lapina ? Atheda ? Asha ? Amata ? Quoique s'il s'avérait que ce gars avait de la culture dans le domaine des contes sorciers, elle se serait vraiment retrouvée comme deux ronds de flanc. Elle n'avait encore jamais rencontré aucun moldu -parmi les quelques qu'il lui avait été donné de croiser- capable de donner avec précision, le nom des Trois Sorcières du conte de Beedle. Et, honnêtement, Jolene aurait commencer à s’inquiéter. Elle n'avait rien contre eux, mais qu'ils gardent leurs contes. Comme elle voulait garder les siens.

Bref, Lena avait plus l'impression qu'il la cherchait plus qu'il n'essayait de faire en sorte pour qu'ils s'entendent. Bon, elle non plus, mais elle n'était pas toujours en train de lui demander de faire des trucs ridiculement facile. Réduire des objets ! C'était du niveau de troisième année, et encore, les premières qui savaient lire, réussissaient parfaitement ce sort avant la fin du deuxième trimestre.

Avec un soupir, Jolene leva les yeux ciel pour ensuite lui jeter un regard sincèrement désolé pour sa piètre connaissance de la difficulté des sortilèges. Même si cet enseignement n'était pas son domaine de prédilection, ça c'était étonnement facile. Elle les réduisit en moins de cinq secondes à peine.

" - Rien n'est impossible quand on est bon
, remarqua t-elle avec un sourire railleur.

Elle releva la tête avec un sourire qu'elle perdit instantanément en entendant un bruit de pas derrière eux. Elle se retourna à toute vitesse et vit une silhouette qui s'approchait d'eux. Une seule. C'était bon signe, mais s'il appelait la cavalerie, ils seraient vraiment dans de beaux draps.
Lena lança un regard suppliant au Moldu, tout simplement parce qu'il était plus âgé qu'elle, et qu'il en était sûrement capable, avant de se souvenir qu'il n'avait plus beaucoup de balles, et que ça ne servait à rien de lui demander la moindre chose, parce qu'il n'était pas sorcier. Réfléchissant à peine, elle lança un 'Rictumsempra' non prononcé. Ça ne lui faisait rien, bien sûr parce qu'il était mort, mais au moins, comme prévu, le sort le ralentit, il porta une main à sa poitrine blessé et releva les yeux avec une lueur cruelle dans les regard qui montrait que ce qu'il voulait lui faire serait bien pire que tout ce que pourrait imaginer sa sœur - et elle était très créative quand il s'agissait de tourment de l'Enfer Moldu, la faute à ses cours d'Étude des Moldus - et ça n'augurait rien de bon.

Mais c'était déjà bien, qu'il soit un petit peu ralentit. Lena lui jeta son premier chaudron miniaturisé à la figure, trop vite pour qu'elle ait le temps de faire ce qu'elle avait prévu. Il l'intercepta avant que ça ne lui arrive dessus. Et il semblait mort de rire de constater qu'il tenait un chaudron de la taille d'une gomme. Serrant les dents et sa baguette, elle lui jeta le deuxième, et avant qu'il n'atteigne sa cible, elle ajouta un sortilège d'Amplification. Donnant au chaudron de fortune la taille d'un menhir. Elle détourna les yeux assez vite pour ne pas le voir se faire écraser comme une fourmi, mais n'échappa au bruit.

" - Allons-y, murmura t-elle, le cœur au bord des lèvres.

Jolene s'engagea dans la maison sur la pointe des pieds. Le garage ressemblait à tous les garages qu'elle avait vu lorsqu'elle accompagnait son père pour régler les problèmes qui concernaient aussi les Moldus. Avec pleins de bardas accumulés au fil des années. Des souvenirs poussiéreux entreposés là depuis qu'il n'y avait plus de place ailleurs. Tout posé sur les côtés, entassé jusqu'au plafond. Au centre de la pièce une vieille voiture qui était aussi poussiéreuse que le reste des affaires. Il y avait d'autres bidons, dont un vide, bien plus pratique que le simili de chaudrons qu'elle avait construit. Lena l'attrapa et récupéra le peu d'essence qu'il restait dans la voiture. À peine un quart du bidon. Youpi !

Elle s'appuya contre la voiture pendant le syphon faisait son œuvre en aillant l'impression de réentendre le bruit du vampire écrasé. C'était un son horrible, et elle n'avait pas la moindre envie de l'avoir dans la tête cette nuit. Déjà qu'elle promettait d'être très agitée …

Et la jeune femme n'avait aucune envie de mourir. Surtout que pratiquement personne n'était au courant du lieu où elle se trouvait. Elle avait quitté Poudlard exprès pour la soirée, ses parents croyaient qu'elle assistait à des cours particuliers qui se termineraient tard, ses professeurs croyaient qu'elle passait Pacques chez ses parents. Bref, à part les Opposants qui lui avaient donné sa mission, personne ne savait, et ils seraient sûrement les dernières personnes au monde à aller porter le message de sa mort.

Elle se tourna, partagée dans le doute de ce qu'elle devait faire : lui dire où trouver ses proches, quitte à dire où il pouvait la trouver si elle survivait, et de lui dire où trouver quelqu'un pour faire dire à sa famille qu'elle était morte.

" - Dis, le Moldu - il l'avait appelé Carabosse et Germaine ! C'était son tour maintenant ! - Si jamais tu me survivais cette nuit … Est ce que tu pourrais trouver l'Auror Regulus Letrade et lui dire que je suis morte ?

Elle détourna le regard en n'entendant plus le bruit de l'essence qui tombait dans le bidon.

" - Est ce qu'il y a de l'essence ailleurs ?
, demanda t-elle pour changer de sujet.


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MessageSujet: Re: Les deux font la paire   Dim 8 Mai 2011 - 1:10

●●● Le calme et la sérénité familiale de cette maison et de ce garage nous donneraient presque l'illusion d'être dans un petit quartier de banlieue londonien. Il restait l'alerte permanente dans laquelle nous étions mais je me décontracte petit à petit, malgré moi. L'esprit bercé par le bruit du siphon.

Dès que j'ai terminé de transvaser les bidons dans un seul, je suis allé à la porte pour faire le guet.

Appuyé contre un mur, à l'entrée du garage, j'ai les yeux perdus dans le vide. Mes pensées voguent vers l'Angleterre. Je ne sais même plus quelle heure il est là-bas. Minna doit être en train de soûler sa mère pour aller à cette fameuse fête foraine installée en banlieue depuis une semaine. Ils iront avec ses frères. Je ne sais pas. J'ai envie de les appeler. Juste pour les entendre et que soient ranimées les raisons pour lesquelles je fais tout ça.

Le bruit du 'siphonnage' s'arrête. Je reviens à moi. Je jette un rapide coup d'œil dehors avant de revenir vers Gertrude. Son nouveau prénom. Elle s'est encore plainte pour celui dont je l'ai baptisé. Elle en a de bonnes, elle! Elle n'a qu'à me dire comment elle s'appelle. Elle n'a même pas à me dire la vérité. Elle me peut me mentir qu'elle s'appelle Mary, Odile, Robert, c'est du pareil au même pour moi. C'est juste une fille. Une petite rousse de… aller, quoi ? 20 ans. Pas plus… qui veut me amener avec elle pour une raison que je ne comprends pas. Si elle n'avait pas connu mon identité d'entrée de jeu, je lui aurais certainement menti aussi.

Elle m'interpelle. 'Le moldu'. Je ne vois pas pourquoi elle prend la peine d'essayer de me faire sortir de mes gonds. Si elle se tape surnoms débiles sur surnoms débiles, c'est complètement de sa faute. C'est bien parce qu'elle n'a pas trouvé utile de partager son identité. Je ne relève même pas sa gaminerie. J'inspire en roulant des yeux pour lui montrer combien elle me blase. Sans plus.

Mais soudain, changement de ton. Sa demande est pour le moins stupéfiante. Elle attise malgré moi un sentiment de compassion instinctif. Sans me départir de mon habituel expression ronchonne, j'attrape le jerrycan plein au quart qu'elle vient de remplir de l'essence se trouvant dans le moteur de la voiture et je le transvase dans celui où j'avais déjà rassemblé l'essence des autres bidons. Cela nous en fait un presque plein, c'est mieux que ce que j'espérais.

- Les villageois m'ont dit qu'il y avait quatre voitures, quelques cyclomoteurs et un tracteur… ils m'ont décrit vaguement les alentours de chaque emplacement pour que je me repère… d'après eux, les adresses en ruskov ne m'auraient pas servi à grand-chose dans ce bled. On va essayer de les retrouver. Et non je ne vais rien dire du tout à ton Regulus Letrade parce que tu vas rentrer vivante, ma grande. J'en ai marre de ramener des cadavres à leurs proches...

Je ne sais pas si Regulus est un père, un chéri, un oncle, un tuteur, un chef de section, s'il est un parent à elle ou quoi. Mais il doit être un proche. Au moins.
Enki, Baten Kaïtos et j'en passe. A chaque mission, overdose d'hécatombes.
Opposante ou non, je ne la ramènerai pas les deux pieds devant.

Je souris, confiant. Je me veux rassurant malgré toute l'animosité qu'elle m'inspire - et pour cause, elle est quand même venue de nulle part, petite péteuse et la bouche en cœur, pour me dire que j'étais en état d'arrestation. Il me semble que c'est le premier sourire que je fais depuis qu'elle est apparue.

Mon air sérieux reprend le dessus pour ce qui suit. Je suis très intéressé par la réponse.

- Pourquoi t'es là, en réalité? fais-je, encouragé par la pseudo intimité que sa requête précédente a créé. Si on doit mourir - ensemble ou non -, j'aimerais avoir le fin mot de tout ça. Ca ne colle pas son histoire. Pourquoi tu savais qui j'étais? Pourquoi nous arrêter en plein milieu d'une telle mission… je ne vois pas ce que l'Opposition peut bien vouloir à un Ordinaire comme moi. Je suis loin d'être le plus chaud des Résistants.

Quel dommage que, dans cette pièce, personne d'autre que moi ne soit apte à relever le sarcasme. Je me serais donné 9/10. Mais c'est qu'une baraque à Roumanov où le public que j'aurais jamais, c'est gamine paumée et une faction de vampires assoiffée de sang. Cool ma vie, on échange? ●●●
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MessageSujet: Re: Les deux font la paire   Dim 8 Mai 2011 - 1:55



Sur le moment, en entendant son refus, elle eut envie de le frapper jusqu'à ce qu'il accepte de faire passer le message à son père. Mais la fin de sa phrase la coupa dans son élan. C'était vraiment gentil de sa part de dire ça. Parce qu'après tout, il ne la connaissait ni d'Ève, ni d'Adam, et qu'en plus, elle était arrivée pour l'arrêter, ni plus ni moins. Il ne lui devait rien bien au contraire. Alors elle lui était reconnaissante, mais ce n'était pas parce qu'il disait ça qu'elle était certaine de s'en sortir vivante.
Mais jusqu'à ce que le contraire soit démontré, et qu'ils meurent dans d'atroces souffrances avant la fin de la nuit - soyons pessimistes d'entrée, ça ne pourrait jamais être pire que ce qu'elle pouvait imaginer- l'espoir fait vivre. Et elle allait s'y accrocher à cet espoir. S'y cramponner même.

Lena voulait hocher de la tête pour lui dire qu'elle était d'accord et sourire pour répondre au sien. Mais sa phrase la prit au dépourvu.

Elle pouvait lui dire quand même. Qui le saurait ? Et à qui le dirait-il s'il devait mourir ? Et puis, elle pouvait bien lui dire la vérité quand même. Ce serait une preuve de confiance, et ils allaient en avoir besoin pour traverser un vampire peuplé par des vampires assoiffés de sang. Si elle se retrouvait coincée par d'eux d'entre eux, elle espérait pouvoir lui faire confiance pour les distraire le temps qu'elle prenne ses jambes à son cou. Parce qu'elle ferait sûrement le contraire. Elle s'était bien tapé un sprint de cinq cents mètres pour attirer quatre ou cinq vampires, dur de compter dans le noir, loin de la cabane où il était. Elle s'accouda à la voiture et ramassa le chapeau de inox.

" - Ça n'a absolument rien à voir avec cette mission, murmura t-elle comme si ses supérieurs pouvaient l'entendre là où elle était. Rien du tout même. Nous n'étions pas au courant quand nous sommes arrivés.

C'était la pure et simple vérité après tout. La preuve, Kate et Heath étaient partis dès qu'ils avaient compris que la situation était extrêmement dangereuse, préférant laisser ces pauvres gens à la mort, plutôt que d'aider Jo à leur venir en aide.

Elle essaya de se rappeler le nom qu'avait employé Kate pour parler de celle qui leur avait demandé d'arrêté Salomé Decameron, mais elle n'arrivait plus à s'en souvenir. C'était un nom russe, ça elle en était absolument sûre et certaine.

" - C'était quelqu'un de plus haut que nous. Une russe je crois, dit-elle en se creusant les méninges.
Une certaine Ellen ou un nom comme ça. Apparemment, elle a une dent contre toi, elle a fait demander que l'on ne revienne pas sans t'avoir.

Quand quelqu'un faisait autant d'effort pour faire arrêter quelqu'un qui ne semblait pas avoir beaucoup d'importance comme il semblait être le cas avec le Moldu, c'était que cette personne en question avait probablement fait quelque chose qui vous avait fortement irrité. Elle se demandait quoi. Mais elle ne lui demanderait certainement pas.

Avec un haussement d'épaule, elle posa le chapeau métallique sur sa tête pour avoir les mains libres et explora visuellement la salle pour trouver quelque chose qui pourrait peut-être l'aider au cas où elle se retrouverait sans baguette face aux vampires. Elle n'avait la moindre envie que cette hypothèse se vérifie, mais on n'était jamais assez prudent. Ses yeux se posèrent sur un objet de métal, un vieil instrument de musique à vent. C'était parfait ça ! Et au moins ça semblait très solide.

Lena glissa l'objet dans la large poche de son manteau et poussa son allié hors du garage avant qu'il n'ait trop le temps de la réinterrogé sur le compte des Opposants. Elle trahissait en révélant des noms de la sorte. Mais avouons le, et avec beaucoup d'optimisme, hein ! Il y avait vraiment peu de chance qu'ils s'en sortent vivants. Alors …

Mais, dans la micro hypothèse où ils pourraient s'en sortir tous les deux, mieux valaient peut-être ne pas trop en dire non plus.

" - Où est le plus proche véhicules ? Ah et au fait, il nous faut encore environ combien d'essence ? On en a beaucoup là, non ?

Elle n'avait pratiquement aucune connaissance des carburants qui servaient à faire marcher les objets des Moldus. Elle l'avait bel et bien appris un jour en cours, mais l'Étude des Moldus ne l'avait jamais ô grand jamais intéressé et elle n'avait pas retenu grand chose de cette période là.


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