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 La dernière entrevue

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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: La dernière entrevue    Mer 6 Avr 2011 - 0:05

Elle releva les yeux vers lui, elle ne s'était pas attendue à ce qu'il lui pardonne, ni qu'il lui parle, mais alors qu'il lui réponde … Elle le dévisagea quelques secondes avant d'assimiler complètement le remerciement qu'il lui avait adressé. C'était tellement … inattendu, agréable mais très inattendu de sa part. Sophia dut se concentrer très fort quelques secondes de plus pour réprimer un sourire qui n'aurait pas tardé à poindre s'il elle ne l'avait pas retiré.

Sophia se demanda si ce remerciement lui avait coûté ou pas. S'il la détestait et qu'il se sentait juste très redevable envers elle pour avoir convaincu Dolores de l'aider, au maigre prix de la vie de Sophia pour une éternité de servitude. Ou si son remerciement venait vraiment du coeur.

Mais il l'interrompit dans ses pensées en posant une question et elle dut se reconcentrer sur le présent pour ne pas avoir l'air d'une pauvre idiote qui le dévisageait d'un air bête. Et ce coup ci, elle ne put pas du tout réprimer l'anéantissement qui se peignit sur ses traits. Ce n'était pas son idée, mais Dolores lui avait bien dit que si elle voulait intégrer les rangs des policiers new-yorkais, il allait falloir qu'elle rattrape les années de formation qu'elle avait manqué et se muscler. Et elle l'avait informé de l'existence d'un camp militaire un peu spécial mais qui avait l'avantage d'avoir déjà fait ses preuves. Même si ce camp était très musclé. Et il se soldait par un séjour d'une semaine dans une prison d'État pour faire ses preuves.

- Et oui. J'ai déjà déménagé à New York la semaine dernière.

Elle voulait lui parler de Honor et Cordelia. Mais son instinct de survie lui criait de ne pas le faire. Pas tant qu'elle serait sûre que c'était sans danger, et comme Sham était un Opposant, c'était dur de lui faire confiance. Alors elle décida de ne rien lui dire du tout. Et comme il y avait par la suite peu de chance qu'ils se recroisent plus tard, ce n'était pas la peine de lui dire son secret.

- Dolores m'envoie en formation à Long Island en fait,
, expliqua t-elle la mort dans l'âme. Je vais apprendre à être forte et un peu plus adroite, ajouta t-elle en mimant de faire des altères.

Puis elle soupira, si elle n'arrivait pas à se convaincre elle-même, il y avait peu de chances pour qu'elle arrive à convaincre Sham alors elle laissa tomber ses bras contre ses jambes en signe complet d'abandon. Sophia se souvint ensuite qu'elle était censée être ravie d'être aux ordres de Dolores et reprit un sourire et une pose énergique un peu semblable à celle de sa mentor.

- Et tes projets à toi ? Tu n'es pas obligé de parler évidement.


Après tout, il y avait à peine deux semaines, elle n'osait pas le fixer dans les yeux, et elle se sentait de nouveau un peu faible face à lui, comme si elle redevenait sa soumise. Le fait qu'il ait le bénéfice de vingt centimètres de plus qu'elle n'aidait pas à se sentir supérieure à lui.




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Sham Alasdair McBrashen
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MessageSujet: Re: La dernière entrevue    Dim 10 Avr 2011 - 15:16

- New York...

Son nouveau lieu de vie me laissait songeur.
Depuis le début janvier, j'avais eu le temps de réfléchir et je m'étais attendu que son orientation de vie change de manière plus radicale. Après avoir vécu la Soumission, j'avais imaginé... autre chose. Autre chose qui, quelle qu'elle soit, ne cadrait pas avec un séjour prolongé à New-York. Je gardais ça pour moi mais je me posais quand même des questions. A moins d'être maso, ou proche de l'Opposition, personne n'irait s'installer dans la capitale des Royaumes Unis d'Antarès.
En formation à Long Island... ça expliquait beaucoup de choses. Mais pas tout. Ainsi, après s'être plainte d'être sous mon joug pendant ce qui m'avait semblé une éternité, elle était tombée sous l'autorité d'une autre Opposante. Peut-être celle-ci était-elle plus conciliante, plus souple... puisque Sophia me semblait moins fermée. Comment je le prenais? Je ne savais pas trop. Pas vraiment bien, en fait. Mais je me gardais bien de le lui montrer. Elle n'avait pas l'air beaucoup plus libre de ses faits et gestes et ne paraissait pourtant pas nourrir de rancune à l'égard de Dolorès. Le monde était bizarrement fait. Tout au plus paraissait-elle particulièrement non enthousiaste à l'idée de ce qui l'attendait. Je récupérai ça pour balancer l'aigreur que suscitait mon remplacement par Dolores.

Je n'en montrai donc rien, me contentant d'un sourire vaguement sceptique face à la petite scène de mime jouée par Sophia. Je n'en disais rien non plus. C'était sans doute mieux.
Enchaînons, donc...

Mes projets...

- Je vais essayer d'obtenir mon diplôme, cette année...

J'avais renquillé pour une quatrième année à l'Université et mes études me paraissaient plus longues que jamais. Quelque part, ma disgrâce m'arrangeait puisqu'elle me laissait plus de temps pour potasser mes cours et préparer mon hypothétique carrière. Je ne serais, je crois, jamais Opposant à plein temps. Et puisqu'il fallait bien vivre, il me faudrait trouver un job. J'avais déjà fait du purement alimentaire et je n'avais pas envie de réitérer. C'était bien pour cette raison que je m'étais moi-même exiler à Poudlard. Je n'étais pas si ambitieux. J'avais juste envie d'un job qui me plairait un minimum.

- Ca implique plus de neurones que de muscles...

Je souris à nouveau brièvement.
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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: La dernière entrevue    Dim 17 Avr 2011 - 1:27

Sophia lui rendit le sourire qui éclaira brièvement le visage de son soumetteur quelques secondes plus tôt. C'était un geste qu'elle n'avait pas du tout prévu, mais son visage avait répondu au sien avant que son cerveau n'ait le temps d'intervenir pour poser son droit de véto sur les actes qu'il pouvait se permettre et ceux qu'il ne pouvait pas.

Lui sourire à tout bout de champ faisait partie des chose qu'elle ne devait pas et surtout qu'elle ne pouvait pas se permettre. Pas maintenant, pas devant tous les Opposants. Pas encore. Elle devait penser à la réputation qu'elle avait à acquérir pour qu'on lui fiche la paix. Et pour cela, elle ne devait pas trop montrer de signe d'amitié avec un paria aux yeux des autres opposants.

Mais elle n'arrivait pas à adopter une attitude froide, distante et inamicale avec lui. C'était bien au dessus de ses forces même si elle ignorait la source de cette faiblesse. La culpabilité l'étouffait bien trop à son goût pour qu'elle puisse le côtoyer comme si de rien n'était, et cela l'agaçait au plus haut point.

- Tu es doué pour ça,
commenta t-elle.

Elle se retint de justesse d'ajouter un "au moins", car ça aurait été cruel et petit. Et puis c'était complètement de sa faute si sa dernière mission, celle qui l'avait mise au banc des Opposants, avait complètement, totalement foirée. Enfin de son côté et de celui des Opposants, elle était réussit, Sophia avait été liberée de sa soumission, mais les deux jeunes femmes s'étaient évadés presque sous le nez de Thelma, ça ne lui avait pas plu ni aux Grands Manitous, mais au vu de ce qu'elle avait fait par le passé, son nom n'avait pas été cité dans le rapport, elle avait du rendre des comptes, certes, mais pas autant que Sham.

- Pour réfléchir, précisa t-elle en penchant la tête sur le côté.

Un silence gênant s'installa entre eux deux, et Sophia ne savait pas trop quoi dire pour remplir ce silence qui devenait de plus en plus pesant. En levant les yeux, son regard croisa celui de Dolorès. C'est vrai que maintenant, ils devaient parler technique, et elle devait laisser "les grands" parler entre eux. Sophia, elle, devait juste se former et attendre les ordres de Lori comme un bon toutou en espérant pouvoir taire assez sa conscience pour ne pas faire de remous parmi les opposants et qu'ils ne s'intéressent pas de trop près à sa vie privée et surtout à ses deux protégées.

- Et je … bonne chance pour ton diplôme.

Elle lança un regard à Dolorès, que celle ci semblait attendre apparemment. Elle salua son binôme avec chaleur et commença à approcher par ici.
Si Sophia avait quelque chose à lui dire avant que Dolorès n'arrive et qu'elle ne puisse plus rien lui dire avant très très longtemps c'était maintenant ou jamais qu'elle devait le faire. Et il y avait bien une chose qu'elle ne lui avait pas dit avec l'attention quelle méritait.

Sophia le contourna pour regarder où en était Dolorès, quelqu'un l'avait arrêté pour lui parler. C'était le moment à saisir. Elle allait s'en vouloir mais bon, au moins il saurait ce qu'elle voulait lui dire depuis cette nuit là.
Elle le tira à sa hauteur par le bas de la nuque très vite et s'approcha assez près pour lui murmurer à l'oreille :

- Je suis désolée. Pour tout.

Elle s'écarta à l'arrivée de Dolorès, reculant d'un bon pas en regardant ses chaussures. Dolorès avait entamé la conversation. Elle n'osa pas relever les yeux vers Sham. Elle serra son balai que Lori lui tendait. Elle allait attendre un peu ici, voir si Dolorès l'a laissait rentrer, elle devait s'occuper de faire ses valises et passer voir les deux fillettes pour leur dire qu'elle ne viendrait pas les voir avant un petit moment …




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MessageSujet: Re: La dernière entrevue    Lun 18 Avr 2011 - 23:30

Je retins une moue sceptique à propos de mes prétendus dons pour ça. Pour réfléchir. Il me semblait que je n'avais jamais fait grand étalage de ce genre de disposition. Si j'avais eu plus d'esprit, je ne me serais pas retrouvé dans la situation qui était la mienne actuellement. Ou alors, c'était elle qui m'avait porté une poisse phénoménale. Il me suffirait d'agir à l'identique dans les semaines à venir, au terme desquelles je dresserai un rapide constat. Pire, mieux ou égal? Je préférais croire que je ne devais qu'à moi-même ce que je récoltais. Ca ne faisait pas toujours plaisir mais il restait toujours la possibilité de se perfectionner.

Néanmoins, et puisque nous étions sur le terrain sensible d'une tentative d'entente cordiale, je réprimais mon ironie et hochai vaguement la tête, comme pour un merci. Cela conclurait notre entretien. Ou pas.
Dolorès avançait jusqu'à nous aussi vite que le métro de Glasgow. Une station après l'autre et priez pour qu'il n'y ait pas de grève. Ou d'incident technique. Peut-être serais-je la prochaine, de station. D'ici là... D'ici là, je me préparais un petit discours. Je ne savais trop comment aborder l'Opposante et j'étais un peu nerveux. Un discours m'aiderait à me remettre les idées en place. Pourtant, mes belles tournures s'embrouillèrent dans ma tête quand Sophia m'arracha quelques cheveux pour approcher mon oreille de sa bouche.

Les imperfections du métro de Glasgow refirent surface. On attendait la rame, elle tardait à venir et quand elle arrivait, c'était bien évidemment pile au mauvais moment. Je me retrouvais coi, mon discours avorté et un curieux soulagement qui me faisait sourire un peu niaisement. Il ne manquerait plus que Dolorès me prenne pour un simple d'esprit et j'aurais tout gagné. Alors, oui, peut-être Sophia me portait-elle la poisse.
Je lui glissai un regard en coin qui disait: toi, tu restes là. Pas question que je lui courre après mais il semblait que je ne pouvais pas me taire après ces excuses. Cela faisait deux mois que je les attendais et, maintenant que je les avais, elles ne gagnaient pas toute l'importance que je leur avais prêté. Le geste plus que les mots m'avaient touché.

J'étais un peu inattentif aux introductions de ma future collègue mais je tentais de me rattraper par un air concentré et intelligent. J'avais pas mal pratiqué à Serdaigle, pour damer le pion au profs. Certains jours, il valait mieux avoir l'air qu'être.
A une déclaration dont le ton employé indiquait clairement que mon interlocutrice attendait de moi une approbation, je lançais un pâle:

- Ca n'est pas faux.

Satisfaite (sil n'y avait que ça, je pouvais lui apporter satisfaction à plein temps), elle enchaîna sur ce qui apparaissait être les détails du voyage.

- J'aimerais qu'on parte le plus tôt possible.

J'avais besoin de me sentir utile, quitte à dresser les plans définitifs sur place.

- J'aimerais étudier les documents dans la soirée et donnons-nous rendez-vous dans l'après-midi de... non, pas demain. Disons après-demain.

Demain, j'avais un cours que je ne pouvais pas me permettre de louper. Encore. Je trouverais une excuse moins pathétique, pour le cas où elle questionne mon emploi du temps. Je n'avais pas réellement envie de revendiquer l'image de l'intello attardé, tellement amateur d'études qu'il réitérait à près de trente ans.
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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: La dernière entrevue    Mar 19 Avr 2011 - 13:17

Sophia était appuyée contre le mur, regardant tantôt le fagot de son balai tantôt le bout de ses chaussures. Elle n'avait pas la moindre envie de s'intéresser à leur discussion, et au vu de la promesse qu'elle avait faite à Dolorès, elle ne se sentait pas de s'éloigner mine de rien pour aller saluer les quelques personnes qu'elle connaissait et qui lui adressait la parole. Il n'y avait que deux soumis parmi ces personnes. Si Alix avait été là, la jeune femme se serait lancée dans sa direction, mais personne ici ne lui semblait aussi amicale que la trentenaire, du moins, pas assez pour qu'elle désobéisse aux ordres silencieux de Dolorès et de Sham.

Il y avait bien Penzà au bout du couloir, mais depuis qu'il avait appris la démission de Sophia de leu équipe de Quidditch, il ne la considérait juste plus du tout. Pourtant, elle était certaine qu'il avait du la voir, elle devait bien être la seule rousse présente dans le couloir, sinon une des plus flamboyantes, presque toutes les femmes que la jeune femme avait vu portait les cheveux attachés en chignon soigné, alors, avec Dolorès, elles étaient les seules à porter les cheveux détachés.

*Sale traitre !*, pensa t-elle.* Il y a une semaine, il aurait été prêt à me décrocher la lune et maintenant il faisait comme si elle n'existait pas*

Quand il passa près de Sophia, il coula un regard froid dans sa direction, elle le lui rendit, mais le sien était surtout teinté d'incompréhension. Elle sera les dents en le regardant s'éloigner. Elle hésitait entre hurler et pleurer. Penzà avait été son meilleur ami voire plus pendant de longs mois et maintenant il la regardait comme une traîtresse doublée d'une pestiférée. La jeune femme souffla, énervée, pour s'empêcher de céder à une des ses deux envies concernant Penzà.

Elle releva les yeux, Dolorès la regardait comme si elle attendait une quelconque réaction de sa part. Sophia se força en ravaler le chagrin que lui procurait cette rencontre et la regarda en se concentrant plus sur sa supérieure.

- Kaz, je dois aller parler avec deux trois personnes, tu ne bouges pas de là et tu m'attends.

Avec un regard lourd de sous-entendu sur ce qu'elle pourrait faire si la jeune femme ne l'écoutait pas. Et avec son allure d'escargot shooté au Valium, elle s'éloigna tout sourire vers un vieil asiatique qui semblait avoir la cinquantaine. L'ancien mentor de Dolorès, elle ne le connaissait que de vue et Lori lui avait dit son nom une fois, mais elle ne lui avait jamais parlé. Sayron, ou quelque chose comme ça.

Elle détourna son regard des retrouvailles joyeuses pour se retourner vers Sham, apparemment il voulait parler des excuses, alors le bon sens voulait qu'elle les réitère. En évitant royalement de croiser son regard, préférant regarder les clefs de voute, les décorations des colonnes, les fissures du sol de pierre.

- Je sais que c'est complètement de ma faute tout ce qui t'es tombé dessus, alors je m'excuse sincèrement.

Le regard fixé sur la pointe de ses bottes, elle compta jusqu'à cinq avant de relever les yeux pour affronter les reproches qu'il pourrait lui faire. Très vite de préférences, pendant qu'elle était encore dans son choix de se laisser engueuler sans la ramener.




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MessageSujet: Re: La dernière entrevue    Sam 23 Avr 2011 - 22:42

Alors que Sophia tombait en amour avec l'architecture de l'Abbaye et que Dolores me quittait pour une personnalité plus intéressante (c'était qu'il ne fallait pas être trop susceptible, quand on était Opposant...), je cherchais un prétexte pour réengager la conversation. Je ressentais le besoin, disons, d'aplanir les choses.
Mettons cela sur le compte de l'intuition féminine mais elle m'ôta une belle épine du pied en revenant d'elle-même dans la conversation tronquée d'un peu plus tôt.

Alors que je pensais avoir eu besoin qu'elle formule ces excuses, je me trouvais plus mal à l'aise que soulagé qu'elle réitère l'expérience. Ca partait d'un bon sentiment mais il me gênait. En partie parce que sa déclaration n'était pas vraie à 100%. Il me semblait que je gardais ma part de responsabilité dans tout ce qui nous était arrivé. Oui. Je me mettais à dire "nous" plutôt qu'à penser en terme individualité. Quelque part, j'avais toujours songé que nous aurions pu former une équipe, une équipe efficace qui plus était si nous avions choisi de véritablement coopéré plutôt que de nous harceler et de nous blâmer de ce que notre relation avait fait de nous. Un Opposant et sa Soumise.
Or, si elle rejetait toute la faute sur elle, il me semblait qu'elle me retirait un peu de mon libre-arbitre. Elle n'avait pas tout exécuté toute seule. Mon destin ne reposait pas entre ses mains. Sinon, où était la notion de hasard? Qu'en était-il de cette liberté de pensées? De gestes?

Ca n'était pourtant pas le moment de m'abîmer dans ce genre de réflexions pseudo-philosophiques. Et certainement pas le moment de lui en faire part.
Je me contentai donc d'une sorte de sourire qui pouvait passer pour le merci qui restait bloqué dans ma gorge. Oui, un sourire ferait l'affaire. Pour l'instant. Il faudrait que je me décide à parler. Un jour.

Dans un souffle, j'expulsai quelque chose qui ressemblait à un:

- Laisse tomber.

Un jour, il faudrait aussi que je me décide à prendre quelques cours sur "Comment s'adresser à son prochain sans risquer l'incident diplomatique à chaque point-virgule".
Rattrapons-nous:

- C'est oublié.

Mieux. Un peu mieux.
C'était maladroit mais c'était sincère.
A dire vrai, je l'avais pardonnée très rapidement après le simili-fiasco du mois de décembre.
C'était sa "désertion" qui me restait en travers de la gorge.
Il faut croire que je m'étais habitué à lavoir à mes côtés. Et que j'aimais bien ça, même si j'aimais tout autant lui râler dessus.

Troisième tentative:

- Je veux dire... n'en parlons plus.

*Allez, McBrashen, un effort!*

- Mais je te remercie. Après tout, on aurait pu s'en tirer plus mal.

Mouais.
Dans la famille "Je ferais mieux de me taire", je demande...

- Alors... A quoi ressemble ta nouvelle vie de Libérée?

J'espérais que ce drôle de jeu en avait au moins valu la chandelle.
Pour le reste, je pouvais me débrouiller avec ce que j'avais.
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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: La dernière entrevue    Dim 24 Avr 2011 - 12:24


Sophia s'était retenue de parler pour qu'il en arrive à poser une de ces questions qui fâchent. La jeune femme grimaça mais elle se devait de lui répondre, il lui fallait juste qu'elle réfléchisse à quoi lui dire sans en dire trop bien sûr. Ce qui n'était simple puisqu'il y avait beaucoup de chose qu'elle ne pouvait pas aborder devant lui. Alors elle se lança :

- Honnêtement ça ne fait pas une grande différence avec … avant. Et je crois bien que je n'avais pas réfléchis à ce que serait ma vie si j'arrivais à me libérer, elle s'arrêta pour sourire froidement à ce qu'elle avait dit. Peut-être que j'aurais du. Maintenant c'est …

* Largement pire*

- … Bizarre


Sa vie n'était qu'une vaste plaisanterie. S'il y avait quelqu'un là-haut, il avait oublié Sophia quand il avait distribué les quotas de bonheur.
Elle avait été libre que quelques jours, et ces quelques jours, elle les avait passés enfermée chez elle, tourmentée par le départ de la famille de sa cousine, rongée par la culpabilité d'avoir fait raté la mission de Sham et Thelma et à se demander ce qu'elle devait faire de sa vie à présent.
Cela avait sûrement été les pires quelques jours qu'elle n'avait jamais passé.

- … Et un peu plus dur aussi. C'est un peu comme si …

Elle se gratta l'arcade sourcilière pour lui faire croire qu'elle cherchait ses mots alors qu'elle savait parfaitement ce qu'elle voulait dire : "C'était comme ci elle regrettait de ne plus être soumise". Parce qu'elle avait été en sécurité, protegée par le rang de quelqu'un, personne ne lui cherchait des poux dans les rangs de l'Opposition, et puis Sham lui avait relativement fichu la paix. Pas comme Alix et son soumetteur. Elle avait eu de la chance de tomber sur lui.

- … Je ne sais pas trop. Et je ne peux plus m'en sortir avec un simple mensonge. Elle n'est pas aussi crédule que toi,
risqua t-elle en plissant du nez.

S'il l'avait cru quand elle disait que tout allait bien dans le meilleur du monde, c'était que son accusation était parfaitement justifiée. D'un œil faussement discret, elle jeta un coup d'œil à sa montre.

- Bon, il va falloir que je récupère Dolorès, notre portoloin part dans une demie heure.


Sophia mentait. Enfin, le portoloin partait bien dans une demie-heure, mais elle avait uniquement dit ça pour noyer le poisson, elle n'avait pas envie de continuer à parler lentement parce qu'elle réfléchissait en même temps à ce qu'elle devait dire pour ne pas qu'il s'intéresse trop à sa nouvelle vie. Et elle se sentait obligée de préciser pourquoi elles devaient utiliser un portoloin comme moyen de transport. Même si'l ne l'avait pas du tout demandé.

- Je n'arrive toujours pas à transplaner,
grimaça t-elle sachant que c'était parfaitement ridicule pour un sorcier de ne pas réussir à transplaner après des mois d'entrainements intensifs. Et Dolorès à du mal avec les voyages d'escorte. Mais je suppose qu'on a un peu de marge devant nous,ajouta t-elle quand même surtout parce qu'elle n'avait pas envie de le quitter.

Sa présence, étrangement d'ailleurs, la rassurait au milieu de ces Opposants




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MessageSujet: Re: La dernière entrevue    Mer 27 Avr 2011 - 15:19

Non, juré, je ne souriais pas.
Ou alors, juste un tout petit peu et d'une manière des plus innocente.
Ca tenait plus à ce qu'elle ne disait pas qu'à ce qu'elle disait.
J'étais peut-être crédule mais je n'étais pas stupide. Enfin, pas trop.
Ou alors, ne comprenais-je que ce que j'avais envie de comprendre?
Ca ne serait pas la première fois avec et je m'y étais déjà brûlé.
J'avais voulu croire que nous nous comprenions et que notre duo involontaire pourrait fonctionner, et...
OK, non! Stop, stop, stop! Je n'allais pas encore replonger dans les nostalgies et les doutes. Ca ne servait à rien.
Aussi me contentais)je de sourire. De sourire et de l'écouter. Jusqu'à présent, ça n'était pas trop difficile.

Il n'était pas évident de remercier des sous-entendus et des non-dits alors je gardais mes "merci" pour moi et trouvais un autre moyen, quelque chose qui serait une sorte de synonyme linguistique.

- Tu sais...

Je l'interrompais entre deux brèves tirades.

- Si jamais tu as des, hum, disons, des soucis...

Ou l'art de faire entendre sans ne rien dire.
Puisqu'elle me semblait se débrouiller plutôt bien à ce petit jeu, peut-être comprendrait-elle que mon bout de phrase tronqué était un "tu sais où me trouver".
Et, pou rebondir sur du plus banal:

- Oh, tu sais, le portoloin, c'est toujours plus confortable. L'atterrissage est un peu rude, parfois, mais les sensations sont moins... nauséeuses.

Dans deux minutes, nous allions discuter météo et j'aurais atteint les sommets du pathétique. Comme s'il était plus difficile de nous parler sans nous tirer dans les pattes. Vite, trouver une sorte de secours avant de vraiment plonger dans la banalité:

- Je te l'avais proposé un jour... mon aide pour ton transplanage tient toujours.

*Et si tu la lâchais un peu, McBrashen?*

C'était elle qui avait commencé...
Et je savais très bien que je lui offrais là un prétexte pour qu'on se revoit... Et qu'on tente, peut-être d'avoir enfin une relation normale. Enfin, aussi normale que pouvait l'être une relation dans notre contexte et dans l'histoire.
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MessageSujet: Re: La dernière entrevue    Mer 27 Avr 2011 - 19:31

Que pouvait-elle faire d'autre que de sourire ?
Sophia se réprima mentalement, mais elle dut baisser la tête pendant quelques secondes pour cacher son sourire qui tardait à disparaître. Il ne lui en voulait pas alors. Il ne voulait pas l'injurier de tous les noms d'oiseaux qu'il connaissait et ne plus jamais la revoir. Ses certitudes lui mirent du baume au coeur. Le fait qu'il veuille bien essayer de lui enseigner ce que plus d'un avait cessé d'essayer de lui faire faire le prouvait très bien.

Mais elle devait apprendre à se maîtriser, à contrôler ses émotions et à paraître neutre et inexpressive. Pourquoi n'y arrivait-elle pas quand elle lui parlait ? Pourtant elle essayait de toutes ses forces, et lui brisait tous ses efforts d'un sourire.

- Je … j'en serais ravie,
s'exclama t-elle en ponctuant sa phrase de mouvement du menton.

Puis elle se souvint de ce que lui avait expliqué patiemment Dolores quand elle était arrivée à New York, bien décidée à arrêter de se faire marcher sur les pieds et de rentrer dans la police des ghettos pour avoir une place où personne ne pouvait la soupçonner d'essayer de trahir qui que ce soit. Sa formation particulière devait durer plusieurs mois. D'abord un camp militaire sur Long Island, puis un stage final quelque part dans une forêt d'État. Elle ne savait déjà pas si elle réussirait à survivre ou à ne pas abandonner jusque là. Et elle savait qu'elle n'aurait aucun temps pour elle durant cette période là.

- Mais je ne pourrais sûrement pas être libre avant le mois d'Avril ou de Mai. Et Dolores m'a dit que je serais tellement épuisée en revenant que je ne pourrais pas faire de magie pendant une semaine. Que je ne ferais que dormir, expliqua t-elle, contrite, en reprenant presque mots pour mots les paroles de sa supérieure.Mais ça aurait été avec plaisir. Plus tard peut-être …

Mais elle même ni croyait pas trop, elle espérait que ça ne se voyait pas trop sur son visage. Elle avait bien peur de revenir changée, devenue incapable d'éprouver de l'amitié encore moins de la pitié pour n'importe qui. Elle ne le voulait pas, mais toutes les personnes ou presque qu'elle avait vu lorsque Dolores l'avait fait visiter le camp de Long Island, avaient l'air d'automate avec des regards de tueurs sans pitié. Et eux avaient fait cette "formation particulière", Sophia avait raté les sessions d'entrées pour l'école de la police, et Dolores avait remué ciel et terre pour répondre à sa demande d'entrée quoi que ça coute. Apparemment, c'était de son humanité qu'elle allait devoir se séparer.

Mais si en sacrifiant cela, elle pouvait assurer la sécurité des deux personnes qui lui restaient et qu'elle aimait plus que sa propre vie, alors cette perte n'aura pas été veine.

Elle lui sourit tristement.

- Mais merci d'avoir proposé. Il y a deux personnes que je dois … , elle s'interrompit, s'insultant mentalement d'avoir été à deux doigts de cracher le morceau sur Honor et Cordélia. … Enfin, ça aurait été pratique

Elle ne voulait pas lui imposer sa présence lorsqu'elle même était en pleine séance d'auto apitoiement. C'était suffisamment embarrassant pour elle même, pas la peine de l'infliger à quelqu'un d'autre. Surtout Sham. Au moins elle partait avec la certitude qu'il ne lui en voulait pas trop pour ce qu'elle avait fait. Cela la rassurerait lorsqu'elle serait dans la forêt à exécuter platement les ordres.

- À une prochaine fois alors … , murmura t-elle.

Même si elle ne savait pas quand c'était.
Elle se leva sur la pointe de pied pour lui faire la bise avant de changer d'avis au dernier moment, de tendre la main pour finalement l'agiter vaguement et de se retourner pour récupérer Dolores.




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MessageSujet: Re: La dernière entrevue    Mer 4 Mai 2011 - 23:07

- Eh bien, disons avril ou mai... Tu me feras signe.

Après tout, c'était aussi à ça que servait le hibou que je lui avais acheté peu après notre première rencontre. Non, bien sûr que non, ça n'était pas un cadeau! Qu'allez-vous imaginer! C'était une sorte d'investissement à long terme. Du moins, était-ce ainsi que je l'avais conçu à l'époque. Peut-être, enfin, nous serait-il utile. Sophia avait toujours été assez hermétique à me donner de vraies nouvelles. Je me souvenais très bien des longs hiboux pleins de détails ennuyeux et/ou gênants, supposés me décourager dès la première lecture. C'était mal me connaître que croire que cela suffirait à me faire lâcher les engagements que j'avais pris. Je devais la surveiller et je la surveillais... à ma manière.

Mais tout ceci était loin, maintenant. Loin... et enterré?

Je lâchais un fragment de sourire en fin de phrase, à titre ponctuatif.
Je ne surenchérissais pas sur le côté pratique de la chose. Pas la peine d'avoir l'air trop insistant. Elle prendrait cette ouverture ou elle ne la prendrait pas. Je n'allais pas non plus lui courir après et la supplier. Qui savait quelle tuile pourrait bien me tomber dessus alors?

Les adieux approchaient à pas d'éléphant. Et je détestais les adieux. D'autant plus depuis le début de la guerre. Il y avait toujours trop de gens que je n'avais pas eu le temps de saluer une dernière fois. Trop de gens que j'avais quitté sur quelques mots en l'air et qui étaient condamnés à être les derniers échangés. Rien ne pouvait nous promettre qu'un départ ne serait pas définitif et... et Sophia ne me devait plus rien. Je ne pouvais plus exiger l'envoi régulier de nouvelles. Et mener ma propre enquête ('Vous avez vu S.R. Keeblyn récemment?') était complètement déplacé. Non. No way.
Des adieux pour des adieux, donc.

J'eus une petite moue sarcastique face à sa main tendue qui avait remplacé sa joue. Peut-être parce que j'étais anglo-saxon, et les français me détromperaient certainement, mais je trouvais une poignée de mains presque plus personnelle qu'embrasser l'air qui frôlait la joue d'un autre être humain. On pouvait faire passer beaucoup de choses dans l'acte même de deux mains qui se serraient. Ou tenter, pour le moins. Cette poignée de mains-là n'était ni trop brusque ni trop faible. Je l'aurais presque comparée à celles que j'échangeais parfois avec ceux que j'avais la prétention d'appeler mes amis.

- A une prochaine fois...

Je la regardais se détourner pour s'en aller rejoindre Dolorès Machin.

- Hé! Keeblyn!, la retins-je à coup d'interpellation. Je sais que c'est difficile mais... fais attention à toi!

Je concluais mes recommandations comme une boutade et la laissais partir.
De toute façon, j'avais à faire. Un dossier compact attendait que je le lise.



To be continued...
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