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 Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !

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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Dim 26 Aoû 2012 - 4:22

Elle esquissa un sourire en l'entendant dire qu'il partageait son opinion sur la partie secret. Complètement. Elle aussi voulait en savoir plus sur lui. Elle tenait à voir ce qu'il y avait sous se cuir, ce qu'il se sentait tellement obligé de cacher à la vue d'autrui. Tout en ne tenant pas à le savoir. Pas ce soir. Ce soir, elle n'était rien que Lily. Elle n'avait pas d'histoire, juste des cicatrices, elle pouvait être n'importe qui, n'importe quoi. Et elle était juste en train de passer une bonne soirée avec Adrian - même si elle était pratiquement certaine, au vue de leurs similarités, que ce n'était pas non plus son vrai nom - tout simplement. La simplicité, c'était tout ce qu'elle demandait, ne serait-ce que pour un soir, était-ce tant demander au final ? Sophia fronça involontairement du nez en essayant de réprimer un sourire face au petit sourire en coin qu'il lui adressait, qui était des plus canons. En entendant la fin de sa phrase, Sophia soupira en baissant les yeux. Elle se serait certainement mentit elle-même si elle s'était dit qu'elle ne voulait pas le revoir, mais le fait était qu'elle aussi avait vraiment envie de le revoir. Si seulement les choses avaient été différentes … La jeune femme resserra ses bras autour d'elle avec un nouveau soupir avant d'affronter son regard en essayant de trouver quelque chose à dire. Elle ne voulait pas lui mentir, mais elle ne voulait pas non plus lui dire l'entière vérité, elle ne voulait pas qu'il l'associe à aucun parti et encore moins à celui auquel elle appartenait par défaut, sans l'avoir vraiment voulut. Sophia haïssait l'opposition ainsi que la majeure partie de ses partisans, mais elle devait se racheter, elle devait honorer ses promesses …

Même si ça ne lui plaisait pas, mais alors pas du tout.

- Moi aussi … je, enfin j'aimerais … mais je ne peux pas, dit-elle en rabattant une mèche de cheveu roux derrière son oreille.

Elle secoua la tête avec un nouveau sourire quand il vint déposer sa veste en plus sur ses épaules. Un vrai gentleman, elle murmura un 'merci' en espérant qu'il n'aurait pas à se transformer en bonhomme de neige pour elle. Le temps était froid et nuageux, à côté de la rivière, c'était presque le pôle nord, la seule chose qui manquait, c'était qu'il se mette justement à neiger pour agrémenter le verglas qui s'étendait déjà par grandes plaques à certains endroits de la rue, prête à se transformer en vraie patinoire. Sophia resserra sa veste autour d'elle en se mordillant la lèvre. Elle se sentait bien avec lui, elle arrivait à se détendre, à oublier qu'elle était censée se méfier des inconnus, surtout par ses temps. Même s'il lui avait dit qu'il n'était pas fréquentable, elle n'arrivait pas à l'imaginer ainsi d'ailleurs, aussi attentionné et prévenant. C'était comme si elle pouvait lui faire aveuglement confiance. Parce qu'ils ne se connaissaient pas. Parce qu'ils se ressemblaient.

En l'entendant parler de nouveau, elle ne put s'empêcher d'éclater de rire en le dévisageant, amusée.

- Oh je te torture ? demanda t-elle avec une petite moue amusée. Et bien ce n'était pas du tout mon attention, ajouta t-elle avec un sourire mutin

Au contraire, elle comprenait parfaitement ce qu'il voulait dire, elle mourrait aussi de savoir quel était son secret, ne pas savoir la tuait. Le seul problème, et la jeune femme était sûre que c'était la même chose de son côté, c'était qu'elle devait se dévoiler si elle voulait savoir. Et dire quelque chose que l'on s'était efforcé de taire et de cacher pendant longtemps était le plus dur. Plus dur que de mentir, que de simuler. Lui montrer ses cicatrices avait été dur, mais elle était assez contente d'elle-même, d'avoir réussir à les montrer à quelqu'un qui ne savait pas déjà qu'elles étaient là, Ses lèvres à quelques centimètres des siennes, elle contempla ses yeux, ses magnifiques yeux d'une singulier couleur dorée et caressa du regard le reste de son visage, appréciant chacun de ses détails. Elle pensait pouvoir se noyer dans son regard doré le temps qu'il décide de reculer, qu'il se rende compte de l'horreur que représentaient ses cicatrices, qu'elle lise la répugnance dans son regard, la même qu'elle savait dans son propre regard lorsqu'elle s'efforçait de les regarder avec le plus d'objectivité possible, mais au lieu de ça, il l'embrassa, Elle enroula ses bras autour de son cou, rapprochant encore plus son visage du sien, lui rendant son baiser avec toute la fougue qu'elle pouvait, passant doucement ses doigts dans les cheveux du jeune homme en aillant l'impression qu'il ne finirait jamais parce qu'il lui faisait presque oublier sui elle était, mais il rompit le baiser. Encore. Elle soupira de frustration. C'était une sale manie qu'il avait là. Elle nota mentalement pour elle même de ne plus se moquer de sa frustration.

Elle soutint son regard en laissant glisser ses mains sur ses épaules.

- Ça, c'est ce qui s'appelle du chantage il me semble, protesta t-elle avec un sourire amusé. Sans compter que des secrets, je n'en ai pas trente-six mille

Elle enroula de nouveau ses mains autour de son cou pour lui montrer ce qu'elle pensait de son offre. Un secret sur son corps, c'était plus que tentant. C'était même alléchant. Elle releva le regard, fermant vaguement les yeux pour essayer de décider ce qui était le mieux, à faire. En reprenant son expression, Sophia n'avait pas la moindre envie d'en rester là. Pas avec lui. Rester avec lui ce sir avait un goût de liberté. La liberté de choisir. Il lui laissait le choix, c'était rare ces derniers temps qu'on lui demande son avis, c'était agréable. Elle commençait à y prendre goût.

- Mais je te promet qu'on se reverra un jour après ce soir

Elle passait sous silence le temps qu'il pouvait s'écouler avant qu'elle ne remplisse sa promesse. Ça, de toute façon, avec le camp militaire dans lequel Dolores entendait bien l'envoyer, elle n'aurait jamais pu lui promettre une date, elle ne pouvait même pas dire dans quel état elle serait en rentrant de là. Et si sa patronne lui laisserait un peu de la liberté avant de faire d'elle une opposante intégrée. Qui savait si la Sophia qu'il reverrait serait la même que celle de ce soir, celle qu'il voulait revoir ?

- Et j'accepte ton offre parce que je refuse d'en rester là.

La jeune femme se crispa, baissant les yeux tout d'un coup en entendant sa nouvelle question. Elle eut soudain l'impression de ressentir chacune des blessures qu'on lui avait infligé. De revivre chaque perte qu'elle avait du endurer.

- Oui. Mentalement … Physiquement … J'ai souffert de toutes les manières possibles et imaginables, plus qu'il n'en faut pour remplir une vie. Et je sais que c'est loin d'être fini. Que j'ai encore beaucoup … Enfin … Ma mère disait que souffrir est le lot de tous ceux qui ont échappé à la mort …

Sophia sourit tristement. Sa mère avait eu raison sur ce point au moins. Depuis qu'elle était morte une première fois, elle n'avait pas arrêté de l'affronter encore et encore. Elle n'aurait pas survécu longtemps sans son don, mais sans, elle n'aurait jamais eu son lot de souffrance. Elle serait sûrement avec sa famille, dans un monde paisible et tranquille sans le moindre regret ou doute … Tout serait plus simple si elle avait pu mourir lorsque son heure était venue. Elle n'aurait pas rencontré tout ces gens … mais elle n'aurait pas attiré tout ces problèmes … Sophia soupira avant de remonter son regard vers lui.

- Alors … Qu'en est-il de toi ? Est-ce que tu as eu aussi à souffrir dans le passé ? D'ailleurs en parlant de souffrances insoutenables, tu n'as pas un peu trop froid là ?

Elle s'en voulait tout d'un coup, de ne pas y avoir songé plus tôt. Il lui passait sa veste et elle l'oubliait dans son malheur. Tss. Une vraie catastrophe cette fille.




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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Mer 29 Aoû 2012 - 17:03

J'aurais tant aimé être quelqu'un d'autre ...

J'aurais tant aimé naître autre part que dans cette fichue dynastie BloodDust, qui nous a fait tant souffrir Loevi et moi. Loevi, parlons-en. Je m'étais enfui et je l'avais laissée seule, dans la gueule béante du loup ... Pauvre virginale brebis qui s'était faite dévorer toute entière, par ces prédateurs qui faisaient notre 'famille'.
Je m'en voudrais toujours d'y avoir échappé, à ce destin sordide qui faisait de nous ce que nous sommes. J'avais préféré tout laisser retomber sur de frêles épaules, plutôt qu'assurer avec les miennes ! Sur ce coup, j'avais été lâche ! Si par hasard, je revoyais cette sainte de Loevi, je l'embrasserais ... tant elle me manque.
Mais là n'est pas la question.

J'écoutais la douce voix de Lily ma rouquine. Elle avait le don de m'apaiser, moi qui étais toujours d'une nature explosive et parfois même électrique ! Je fronçais les sourcils suite à une phrase qu'elle venait de me sortir. Comment cela nous ne pouvions pas nous revoir ? Mais j'avais décidé d'être de bonne humeur en cette fin de soirée glaciale et je le serais. Par pure gentillesse et galanterie, j'avais ôté ma veste afin de la poser sur ses épaules refroidies.
Je lui souriais. Elle la portait bien ma longue veste faite pour les frimas hivernaux ... Pour ma part, le froid n'arrivait pas à pénétrer ma peau mate et c'était tant mieux. J'avais toujours un peu chaud suite à ce qui s'était passé dans le bar peu recommandable où nous étions quelques instants auparavant. Ses paroles énoncées ainsi me firent rire, en effet elle me torturait ! Ne le voyait-elle pas ? J'avais envie de tout connaître d'elle ! Ses parts de joie et d'allégresse, comme ses parts d'ombre et de ténèbres. Pour ce faire, nous étions identiques sur ce point.


- Oui. Je l'avoue. Tu me tortures trop facilement jolie rousse ! C'en est énervant même ! Réponds-je en riant et en lui souriant. Le petit sourire mutin qu'elle m'offrait en bonus, était vraiment trop craquant sur elle. Puis finalement, je l'avais embrassée ...

Elle avait répondu à mon baiser, par une caresse dans mes cheveux, et toute la fougue dont elle pouvait user. C'était appréciable, même si je le savais, je la frustrerais en y mettant fin à ce si délicieux baiser !
Hé ! Chacun son tour non d'être frustré ? Ayant terminé ce si splendide baiser, je lui souriais. Cette rouquine était vraiment intéressante, et le mystère qu'elle entretenait autour de sa personne était plus que convaincant pour me laisser tenter ! J'avais envie de la revoir, comme je le lui avais dit, j'avais envie de la connaître plus et que moi aussi j'avais envie un peu, de me livrer à elle. Car nous étions semblables.


- Non, qu'est-ce qui te fait dire ça que c'est du chantage hein ? Rien ! Dis-je avec un sourire mutin. La suite, j'étais content. Elle venait d'enrouler ses mains si belles autour de mon cou. Je lui souriais et mettais mes mains gantées sur ses hanches sveltes. Je plantais mon regard doré dans le sien, regard qui pour ma part, vu la couleur peu singulière qu'il avait, faisait souvent peur. Il n'y a que moi dans cette maudite famille qui ait ce regard étrange et fascinant à la fois. Un or liquide présent dans mes étranges iris, voici ce quoi mère Nature m'avait octroyé ! Mais dans ma tête d'enfant, je me rappelais, que observant le grand miroir qui trônait fièrement dans ma chambre, j'avais les yeux couleur chocolat ...

Peut-être était-ce une déformation de mon inconscient d'enfant ? Je ne le sais pas au final. Je me reconcentrais sur cette pétillante Lily, qui comme je le ressens n'est pas son véritable prénom, et ce qu'elle me dit me fit sourire de toutes mes dents blanches et arrogantes.


- Je suis heureux ! Tu ne pouvais pas me faire plus plaisir ! Si tu acceptes mon offre, c'est parfait ! Dis-je en la pressant un peu contre moi. La question que je venais de lui poser, elle la mettait mal à l'aise. En même temps, j'aurais pu le comprendre. Je l'ai vue se fermer un peu, et baisser ce charmant regard que j'aimais voir sur elle. Je l'écoutais attentivement, avec un léger pincement au cœur. Ses cicatrices, ne sont pas anodines ... Elles témoignent d'une grande souffrance, qui j'en suis certain, elle endure encore. C'est écœurant ! J'essayais de trouver quelque chose à lui dire, mais mes paroles se perdirent sur mes lèvres gelées ... Et de toute manière j'étais toujours nul pour consoler les gens donc ... Une de mes mains gantées de cuir noir, vint caresser cette si belle chevelure de feu qu'elle avait. Ce geste avait toujours le don d'apaiser un peu les tourments, m'avait-on dit. Alors autant en profiter ...

Ce qu'elle me dit ensuite me fit sourire. Si j'avais froid moi ? Je dirais bien que non, car sa chaleur corporelle si proche de ma stature me faisait encore avoir plus chaud ... C'en devenait indécent. Toussotant légèrement pour cacher ma gêne, je répondais en lui faisant un clin d’œil.


- Ne t'inquiètes pas pour moi. Profite de ma veste. Je serais gêné si tu venais à mourir de froid ... Pour ce qui est de l'autre partie de ta phrase, je dirais que j'ai toujours les traces sur mes poignets et dans mon dos, des souffrances opérées par le passé. Et ça me fait toujours un mal de chien quand 'elles' se réveillent. La colère avait percé mes défenses, je détestais ce que j'étais. Cet être qui déraillait, suite à ces tatouages qui me faisaient toujours souffrir le martyre. Bordel que c'était chiant d'être un héritier BloodDust ! Lentement, j'ôtais mes mains gantées de sur ses fines hanches et j'enlevais ce qui me servait de rempart à autrui.

Je soupirais. Jamais personne, ne les avait vues ces étranges stigmates colorées qui ornaient mon corps d'adulte. Je fourrais le gant de cuir de ma poche. Elle m'avait montré ses cicatrices et je savais combien ça avait dû être dur pour elle. Alors pour être quitte, je lui montrais ce poignet gauche tant redouté. Poignet où était présent un 'Ouroboros', un serpent maudit qui se mordait la queue. Et le tout agrémenté d'une légère fumée dorée ... Classe non ?


- Voilà. Comme tes cicatrices, je rechigne à montrer ce qui me hante. Et encore ce n'est qu'une partie de ces trucs horribles.

Elle pouvait s'enfuir ou rester ... Au choix.

Perso, je préfèrerais qu'elle reste. A elle de voir ...


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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Lun 3 Sep 2012 - 15:49

Sophia leva les yeux au ciel, comme exaspérée avant d'éclater de rire, dévorant des yeux son sourire mutin.

- Oh si c'est du chantage. Mais c'est pas grave, je l'accepte quand même.

En le regardant parler, bien au chaud blottie dans sa veste, les bras passés autour de son cou, sentant les siennes posées contres hanches, Sophia se rendit compte que ça faisait vraiment un petit bout de temps qu'elle n'avait pas été aussi calme. Sereine. Sentir qu'elle n'avait pas besoin d'être constamment sur ses gardes, à peser chaque mot, chaque intonation, chaque pause dans ses phrases. De ne pas avoir à se prendre la tête avec lui. C'était vraiment agréable. Mais bien au-delà de ça. Elle le connaissait depuis une heure à peine et avait presque l'impression de pouvoir tout lui confier, de savoir qu'il n'irait pas juger. Qu'il n'irait pas se servir d'elle. C'était reposant. C'était ce genre de relation qui lui avait manqué ces deux dernières années. La perspective de devoir rentrer chez elle après, de retourner avec les autres opposants, de retourner dans cet environnement oppressant et nocif pour elle et qui elle était la plongeait dans un profond désarroi. Sophia ressentait à présent, elle aussi, l'envie de le revoir après cette soirée. Si seulement elle avait pu l'imaginer, le prévoir comme un fait absolument certain qui ne manquerait pas d'arriver un jour ou l'autre, et non comme une sorte de fantasme, de chimère qui ne produirait jamais. Ou qu'elle serait vraiment chanceuse de voir arriver. Si seulement tout avait été différent … Si elle n'avait pas été elle, si elle n'avait pas été dans cette situation …

Les joues un peu rosies par son affirmation, elle se joignit à lui dans son rire. Elle avait perdu l'habitude d'entendre quelqu'un se réjouir de profiter de sa présence. Comme une vraie humaine. Avec un étrange pincement au cœur, elle commença à se poser des questions sur son identité. Qui pouvait-il bien être ? Qu'est-ce qu'il pouvait cacher ? Aimer ? Détester ? De quoi rêvait-il ? De quoi vivait-il ? Un tas de question qu'elle aurait sûrement été ravie de lui poser si elle-même ne lui avait pas proposé de ne pas en dire plus. De laisser l'imagination de l'autre travailler. D'être n'importe qui. N'importe quoi. Aussi simple que ça. Aussi facile qu'avoir une ardoise blanche, un feutre et un bout de tissus pour écrire et inventer à l'infini. Là, elle avait envie de se serrer contre lui et de simplement parler. D'oublier le lendemain, le camp, Dolorès, les Opposants, son passé, son futur. Juste parler avec lui et partager tout ce qu'elle était avec lui, curieuse au point de bien vouloir baisser les boucliers qu'elle avait fini au fil du temps à ériger contre les autres.

- Et moi je serais gênée si tu venais à mourir de froid, rétorqua t-elle en haussant un sourcil.

Elle aurait vraiment du mal à accepter qu'il meurt de froid simplement par galanterie. Un sourire amusé aux lèvres, elle regarda les épaules du jeune homme sous ses mains recouvertes par les manches de son pull, couvrant aussi au passage les cicatrices qui les décoraient. Les cicatrices qui l'insupportaient plus que tout. Qui la dégoutaient. Qu'elle aurait aimé ne plus jamais voir. Comme quoi elle n'était pas la seule à avoir des cicatrices dont elle avait honte, qu'elle voulait soustraire à la vue d'autrui. Adrian en avait aussi, des cicatrices qui ne lui évoquaient que douleur et souffrance. Elle savait ce que c'était. Sauf qu'elle ne les cachait pas sous des gants de cuir. Étonnant, ce n'était que maintenant qu'elle les remarquait vraiment. Comme si ces gants faisaient complètement partie de lui, comme un bout de sa peau à part entière. Tout à l'heure, dans les toilettes du bar, elle avait remarqué ses mains, mais elle avait à peine prêter attention à ces petits bouts de tissus qui lui recouvraient les mains. Peut-être qu'elle devrait finalement faire comme lui, elle s'épargnerait sûrement beaucoup de soucis au quotidien et les manches de ses pulls arrêteraient d'en pâtir à force d'être constamment allongées dans le but de cacher le dos de ses mains.

Sophia leva les bras lentement, hésitante, mais finalement, avec lenteur, elle remonta ses mains vers celles du jeune homme. Elle s'arrêta à quelques centimètres de sa peau, les mains placées sous les siennes presque comme si elle s'apprêtait à les prendre dans ses paumes. La jeune femme sentait qu'elle lui devait bien ça, lui ne s'était pas senti obligé de tripoter ses cicatrices, elle n'avait donc pas à le faire. Et puis, vu la grimace de douleur qu'elle avait vu se peindre sur son visage, elle avait peur que son contact le blesse encore plus. Sophia médita ses pensées en regardant avec curiosité les étranges symboles qui ornaient la peau de son compagnon. Puis elle remonta les yeux vers lui.

- Quand 'elles' se réveillent … Comme tout à l'heure par exemple ? C'est ça que tu essayais de cacher pas vrai ?

Ce n'était pas si horrible. En plus, lui il avait même "la chance" de bénéficier d'un bonus de son et lumière. Enfin, surtout de fumée plus que de son et lumière. Sophie sentit un sourire en coin commencer à poindre sur ses lèvres. Finalement, ce qu'ils rechignaient tous les deux à montrer n'était pas si horrible que ça. Monstrueux dans le sens où ce qu'on leur avait fait l'était, mais ce n'étaient pas ces cicatrices qui faisaient d'eux qui ils étaient vraiment. Elle n'avait d'un coup plus autant envie de voir ce que cachait Adrian, ces autres "trucs horribles". Elle sourit doucement en posant ses mains sur ses doigts, toujours hésitante à l'idée de le blesser.

- C'est … Ce n'est pas de la magie normale

Sophia regarda de nouveau les marques. On aurait presque dit le genre de vieille magie que son grand-père lui avait enseigné. De la magie vraiment négative, vraiment nocive. Les traces qu'il avait … ce n'était pas que des traces. C'était vivant. Ce n'était pas comme ces cicatrices, qui n'étaient monstrueuses que parce qu'elles étaient. Non, les marques qu'il portait … c'était autre chose, quelque chose d'obscur, quelque chose qui avait l'air dangereux. Surtout pour lui. Elle doutait qu'il les se soit faites tout seul. Qui oserait ? Bon, il était vrai qu'elle ne le connaissait pas, mais qui prendrait le risque ?

Sophia plongea dans les yeux étrangement dorés du jeune homme.

Cette marque lui faisait froid dans le dos. C'était loin d'être naturel. Vraiment loin d'être naturel, mais en fin de compte … elle s'en fichait. Ce n'était rien. Il avait sa part de secret et elle avait la sienne, bien qu'au regard des récents événements, la sienne semblait tout d'un coup beaucoup moins sombre que celle du jeune. Si seulement elle pouvait en savoir plus sur lui … savoir. Juste en savoir un peu plus. Comment il faisait pour supporter, comment est-ce qu'il vivait avec ce fardeau.
Ils avaient dit un secret. C'était le marché. Elle remonta la main, dédaignant les marques qu'il portait et caressa sa joue. Qu'est-ce qu'il y avait à dire ? Désolé pour toi ? Certainement pas. Il n'y avait en fait rien à dire, ou du moins, elle ne le voyait pas. Sophia se pressa contre lui et l'embrassa, essayant simplement de retranscrire ce qu'elle ressentait par ce simple biais, tout ce qu'elle ne pouvait pas dire par des mots. Puis elle se laissa retomber sur ses pieds avec un petit sourire sur les lèvres.

- On se bouge un peu ?

Oui ? Non ?
C'est qu'il faisait un peu froid sur le bord de la rivière.




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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Dim 9 Sep 2012 - 17:44

C'était différent ...

C'était différent de ce que j'avais vécu jusqu'à présent. Avec elle, je me sentais bien. A contrario de cette dynastie diabolique dont j'avais été l'héritier légitime, il fut un temps passé. Mes stigmates colorées venaient de là ... Comme si, par pure malchance et par pur sadisme aussi, elles voulaient montrer que j'appartenais toujours à cette famille obscure.
Mes orbes dorées qui faisaient toujours un drôle d'effet, n'étaient peut-être pas naturelles ... Loevi, quant à elle, ça restait d'une couleur chocolatée qui lui seyait merveilleusement bien ... En revanche pour moi, c'était peut-être devenu doré avec toute la magie engrangée que j'avais à l'intérieur de mon propre corps ? Une bombe à retardement ? Je ne savais décidément pas ce que c'était ! Tous ces tatouages qui ornaient ma peau mate, qu'est-ce que c'était au final ? Allais-je mourir bientôt ? Est-ce que ma santé en pâtissait ? Je n'en savais rien.
C'était horrible. Trop horrible. Et dire que ma rouquine d'interlocutrice était passée par les même souffrances ...

Mais envers une jeune femme, c'est encore bien pire.

Elle aussi, devait cacher tant bien que mal ses cicatrices informes au commun des mortels. Mais elle n'usait pas d'artefacts de cuir comme moi, elle usait ses pauvres manches. Je souriais à cette idée, la prochaine fois que je la verrais, je lui offrirais des charmants gants de cuir, très féminins pour s'allier avec elle. Ce sera notre signe d'une nouvelle rencontre.
Elle me plaisait, j'en étais certain ... Mais j'en venais à me questionner, de quel camp elle était ? Pourquoi tout 'ça' sur elle ? Qu'était-elle au juste ? J'avais bien vu sa cheville se remettre d'aplomb dans le bar ... Peut-être avait-elle de la magie en elle ?
Mais le deal, c'était un secret avoué. Pas plus. Mais curieux comme j'étais, je me devais de savoir. C'était, comme je le lui avais dit, une torture sans pareille, de ne rien savoir ... Et je pense, que pour elle, c'est le même effet !

Dur dur. Vraiment.

Même si je faisais le fier et le galant à la fois, je commençais à me les geler sévère, près de la berge. Je lui souriais, bien que l'envie de me mettre au chaud, devenait plus forte que tout ! Je lui avais montré ce qui me faisait le plus honte chez moi, et elle ne s'était pas enfuie. Au contraire, elle était restée et visiblement, n'était pas prête de rebrousser chemin. Moi, ça m'allait très bien !
Elle avait frôlé mes stigmates dorées, avec une certaine inquiétude de me blesser, je l'avais lue dans son regard. Je m'en foutais, du moment qu'elle n'appuyait pas dessus, j'allais pas hurler. Non, ce n'était pas de la magie normale, si au moins je savais ce que c'était. Je les aurais retirées, ces affreuses cicatrices colorées !
Je ne répondis à sa phrase que par un regard dépité. Avant de lui sourire, suite à la caresse sur la joue qu'elle venait de me faire. Je voulus répondre qu'il ne fallait pas s'apitoyer sur mon sort, qu'elle captura mes lèvres ... J'y répondis, heureux et serein en la plaquant légèrement contre moi.

Par contre, là je ris.

Elle avait lu dans mes pensées ! Je lui pris la main, en souriant. Toujours. C'est que oui, je me les pelais grave sur la berge ! Et en plus mon estomac n'en faisait qu'à sa tête avec tout l'alcool que j'avais ingéré auparavant. Un peu de nourriture serait la bienvenue.


- Oui. Bougeons d'ici. Je commence à geler. Mais garde ma veste pour le moment. Je t'interdis de me la redonner ! Et pschiiit, pas de protestations ! Fis-je en souriant un doigt ganté plaqué sur ses lèvres. Car, je me doutais bien, qu'elle irait protester !

- Puis je dois t'avouer que j'ai faim. Pas toi ?

Même si je lui avais posé la question, je ne lui avais pas laissé le choix. Car avec mes grandes enjambées, poussé par l'insatiable appétit dont je faisais preuve, nous nous trouvions déjà devant un établissement dans lequel nous restaurer. Un vieil édifice, comme bloqué dans les 50's tant la déco était vintage ... Impossible à lire, le patronyme du truc, plusieurs leds avaient pété. Espérons que la bouffe serait bonne et la compagnie agréable !

- On entre ? Demandais-je en souriant à ma camarade et invitée ...
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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Dim 16 Sep 2012 - 18:50

Jamais elle n'aurait crut pouvoir trouver quelqu'un qui lui ressemblait sur beaucoup de points. Et qui n'essaie pas non plus de la fuir comme la Peste Incarnée. Il avait l'air d'être quelqu'un de bien, en fait, rien de ce qu'il avait pu dire ou faire n'illustrait ce qu'il avait dit un peu plus tôt dans la soirée, qu'il n'était pas vraiment quelqu'un de vraiment fréquentable. Il la poussait même, sûrement sans s'en rendre compte et sans le vouloir, à se sentir meilleure. Comme si elle pouvait être aussi un vrai être humain, ne pas se contenter de n'être qu'un simili, mais l'être à cent pour cent. Il la considérait et agissait comme si elle était un être doué de sentiment et de pensée, pas comme une machine exploitable à l'infini que l'on pouvait se permettre de sacrifier ou d'envoyer au casse-pipe encore et encore et encore. Sans compter qu'il était vraiment séduisant, ce qui ne gâchait rien et qu'il avait quelque chose d'envoutant, quelque chose d'indéniablement magique, qu'il ne pouvait pas cacher, contrairement aux marques sur ses poignets. Une magie qui attirait forcément un être comme elle vers lui, un peu comme un papillon attiré par la seule source lumineuse du voisinage. Peut-être ses yeux, avec cette étrange et singulière couleur dorée qui coloraient ses prunelles, lui donnant un air surréaliste. Sophia soupira. Elle aurait été plus que contente de lui demander ce qu'il pouvait bien cacher d'autre. Mais ça, comme d'autres choses, faisait parti des choses qu'il valait mieux enfouir, ne pas demander, au risque de briser l'instant, de briser l'accord tacite qu'il y avait entre eux. Elle ne pouvait pas lui demander, au risque de devoir répondre à une de ses questions en retour, et elle n'était pas sûre, non pas de ne pas vouloir, mais de pouvoir lui répondre. Sophia ne savait pas de quoi elle était faite, et elle ne voulait pas paraître plus étrange, plus inhumaine qu'elle ne l'était déjà.

Elle sera sa main en retour, prête à protester, à lui proposer de lui rendre sa veste, qu'il ne se transforme pas en homme de glace, après tout, ça aurait été dommage, mais il la fit taire de nouveau, elle le laissa faire, plus amusée qu'autre chose. Elle était à deux doigts d'éclater de rire même, mais s'efforça de détourner le visage, échappant à son doigt tendu sur ses lèvres, en secouant la tête, un sourire plaqué sur les lèvres, un éclat de rire retenu au coin des lèvres. Elle n'était pas complètement aveugle, et espérait vraiment qu'ils trouvent un endroit où aller, Sophia le voyait bien frissonner et il fallait être suicidaire pour se débarrasser de sa veste en plein mois de janvier. Faim, non, elle n'avait pas vraiment faim, ces derniers temps, elle était bien trop stressée, bien trop inquiète de savoir ce qui l'attendait dans le fichu camp dans lequel Dolorès prétendait l'envoyer pour pouvoir avoir faim. Mais elle n'allait pas l'empêcher de manger. Et il n'allait certainement pas l'empêcher de protester, celui qui pourrait la pousser à se taire n'était pas encore venu au monde.

- Je proteste si je veux d'abord ! Viens là !

Elle avait finit par freiner des quatre fers, bien résolue à partager la chaleur de sa veste. Et s'il fallait faire taire ses protestations, elle était bel et bien prête à le faire. On n'envoyait pas tout le monde dans des camps d'entraînements pour faire le caractère, il fallait être un cas pour mériter ce "privilège", Sophia avait gagné son titre depuis très longtemps. Elle retira ses bras des manches, elle posa un coin de la veste sur l'épaule du jeune homme, l'entourant dedans. Sophia enserra sa taille et posa l'autre côté sur sa propre épaule, ainsi, ils pouvaient à peu près se protéger du froid, d'une manière provisoire. Jusqu'à ce qu'ils trouvent un endroit chaud où casser la croûte.

- Bien. Maintenant, allons manger, eut-elle le temps de glisser avant d'être entraînée derrière lui, riant comme une enfant en essayant d'adapter son pas au sien pour ne pas le laisser refuser de partager la veste.

Elle jeta un coup d'œil au bâtiment devant lequel il s'était arrêté, on ne pouvait pas dire que c'était crâne, pas à côté de l'autre bar dont ils sortaient. Même si à côté, même un taudis ressemblait à une chambre de luxe d'un Hilton. Elle détailla de nouveau la façade dans tous ses détails avant de tourner la tête vers lui à sa question.

- Ça marche pour moi, répondit-elle avec un sourire.

Elle tira la porte et se poussa pour le laisser entrer, refermant la porte derrière eux. La jeune femme retira finalement la veste et la tendit à Adrian. Si tant était que c'était son vrai nom. Une petite table bloquée entre deux "canapés" très fitfies était libre. Elle fit un petit signe de tête pour attirer son attention sur elle et se coula vers un siège, s'installant confortablement en tirant machinalement ses manches sur ses mains avant de prendre le menu qu'il y avait sur la table. Ils avaient un panel assez alléchant de diverses tartes dans leur dessert, et si elle devait avaler quelque chose, il ne faisait pas le moindre doute que ce serait forcément une tarte au fruit avec de la crème ou de la glace et rien d'autre. Maintenant ne restait plus qu'à choisir sans passer pour une goinfre. Sophia releva les yeux, un petit sourire collé aux lèvres, vers son compagnon.

- Alors Adrian ? Une idée de ce que tu veux manger ?

Elle sentit son sourire s’élargir bien malgré elle, un peu amusée par la banalité de ce qu'elle venait juste de dire, qui contrastait beaucoup avec les révélations plutôt sordides d'ordre purement magique qu'ils venaient de se faire, sans pour autant tout révéler. Dommage qu'elle ne pouvait pas rejeter la faute sur l'abus d'alcool, elle ne pouvait pas se l'avouer à elle, sachant pertinemment que le sort avait le ménage dans ses veines, rejetant tout ce qui pouvait lui nuire.




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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Jeu 27 Sep 2012 - 18:58

Décidément ...

Décidément j'étais bien. Je n'avais jamais pensé faire pareille rencontre chaleureuse en ce mois glacial de Janvier. Si on me l'avait dit, je n'aurais pas cru un traitre mot, et Merlin sait que je ne suis aucunement naïf.
Ma chère rouquine était bien trop jolie pour que je la laisse filer éhontément ! Tout chez elle me plaisait, son sourire, sa petite voix, ce qu'elle "était" ou encore ce qu'elle n'était pas ... J'aimais beaucoup ce qu'il y avait entre nous, et j'aimerais par ailleurs que nous restions ce que nous sommes.
J'avais plus qu'envie de l'embrasser, c'était certain. Mais je me devais de me contrôler, pour ne pas paraître trop grossier ...

Et ce n'était pas si facile.

Alors j'avais mis tout cela, sur le compte de la faim. Bien que ce n'était qu'un demi-mensonge, car la faim était bien présente. Cette rouquine avait décidément un tempérament incendiaire ! Je lui avais bien dit, que je ne voulais pas qu'elle me redonne ma veste, mais en ce moment même nous la partagions ...
Je souriais de toutes mes dents blanches, en serrant ma compagne encore plus contre moi. Comme si, je n'avais pas envie qu'elle s'évapore ... Je n'avais pas envie de revenir à la Réalité, de redevenir Mark Resnald, Soldat de la Résistance. Là, j'étais juste Adrian, un illustre inconnu dans l'immense mégalopole que se trouvait être New-York. Et c'était mieux ainsi !
Alors nous formions un charmant couple, allant au restaurant "branché" du coin. Quand je disais "branché", j’extrapolais un peu ... C'était le seul restaurant du coin, mis à part le bar mal famé où nous étions tantôt. Chouette. J'avais entraîné mon amie, qui s'était empressée d'ouvrir la porte et de me laisser passer.
En gentleman, je lui tendis mon bras pour qu'elle s'en saisisse, et nous nous installâmes à la table libre. Les fauteuils étaient confortables, la décoration too much, mais les fauteuils confortables. On nous apporta les cartes des menus, que je me dépêchais de lire.

Ma foi, tout m'avait l'air fâmeux ici.

Mon regard doré s'attarda sur la décoration, des vieux posters de chanteurs américains des fifties, et d'actrices et de pin-up. Accrochée au mur, une photographie d'une charmante rousse me faisait penser à mon interlocutrice ! Je lui en ferais part, quand j'aurais l'estomac plein, pas avant. Dur de choisir, quand j'avais la réputation de tout dévorer, et tout les plats m'avaient l'air charmants ...
Tout commander ? Why not ? Après tout, j'aurais assez de missions suicidaires pour tout éliminer !
Ma douce rousse me demanda ce que je voulais manger ... Tout.
Fixant le menu comme un trésor, je ne fis pas attention à ce que je lâchais comme réponse ...


- Mark. Fis-je laconiquement sans m'en rendre compte. J'eus un temps d'adaptation avant de me rendre compte de ma grosse boulette. J'avais resserré mes mains gantées sur le menu plastifié, prêt à le broyer. C'était l'erreur de débutant à ne pas commettre ! Et je m'étais promis de rester Adrian Gray jusqu'à ce que nous nous quittions.

C'était raté. Lentement je levais mes orbes dorées vers elle, un sourire crispé sur mes lèvres mates, comme je détestais être moi en ce moment précis !


- Hm. Je ne sais pas quoi choisir. On prend de tout ?

J'étais mal à l'aise, car j'avais dévoilé un pan de mon intimité que je voulais préserver ... Je toussotais en attendant le serveur, auquel je demandais un verre de vin blanc de son meilleur crû. Pour reprendre contenance, alors que le serveur était toujours là, je me risquais à demander :

- Tu veux quoi comme apéritif ? Vous nous conseillez quoi pour nous restaurer ?

Attendant que le serveur finisse son speech grandiloquent sur sa ô combien splendide carte de restaurant, je croisais les bras sur mon torse, tout en regardant ma compagne d'infortune.

- Bon. Comme tu l'as entendu précédemment, mon prénom est Mark et non Adrian. J'ai fauté ... Fis-je la mine soucieuse.

En espérant bien entendu que personne ne reconnaisse ma tête ... Sinon, j'étais mal de chez mal ...
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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Ven 5 Oct 2012 - 0:38

Sophia planta son visage entre ses mains recouvertes par ses manches de pull et se renfonça dans son siège, pour bien se caler, avec un petit sourire aux lèvres en parcourant des yeux toute la salle. Un réflexe d'opposante dont elle n'arriverait sûrement jamais à se débarrasser, surtout pas avec le plan machiavélique que Dolores avait prévu pour elle et qui l'attendait au petit matin. Avec un petit soupir, Sophia songea qu'elle aurait sûrement fait n'importe quoi pour que cette soirée ne prenne jamais fin. Pour ne pas avoir à retourner auprès des opposants. De toute façon, ce n'était pas sa place. Elle le savait, Dolores le savait, tout le monde le savait, mais à part elle personne ne semblait renoncer à l'idée que Sophia puisse faire un jour faire une bonne petite opposante. De toute façon, elle réglait ses dettes et hasta la vista ! La jeune femme se retrouvait le lendemain même sur une plage de Bora-Bora avec une noix de coco coupée en deux dans la main et une couronne de fleur autour du cou. Mais pour le moment, la jeune femme aurait voulut rester là toute sa vie à discuter avec lui avec une bonne petite part de tarte dans son assiette et une belle petite auréole de chantilly pour couronner le tout. Cet endroit aurait tout aussi bien pu être le paradis sur Terre, du moins c'était la vision qu'elle se faisait du paradis. Son paradis personnel. Dommage pourtant qu'elle n'ait pas faim, ça faisait un peu tâcher si elle ne commandait rien. Mais bon, à part se forcer, elle ne pouvait rien faire d'autre, elle n'y arrivait pas, elle n'arrivait pas à saliver pour cette pauvre part de tarte qui l'attendait les bras grands ouverts de l'autre côté des portes de la cuisine. Peut-être que ce blocage … et bien elle l'avait parce que derrière le plaisir qu'elle éprouvait à voir se dérouler la soirée, jusqu'ici parfaitement (et il n'y avait pas la moindre raison pour que cela change d'un iota), persistait la sensation d'angoisse, ce serrement au cœur, devant l'inévitable qui l'attendait au petit matin. Et ça, nulle soirée géniale ne pouvait effacer ce sentiment. Avec un sourire fondant comme glace au soleil, elle fixa la carte des menus, parcourant des yeux les lignes à la rechercher capable de lui faire oublier ses problèmes.

Si la solution avait été une part de tarte, nul doute que le monde serait beaucoup plus heureux ainsi. Le secret du bonheur, même minime, accessible à tous, en libre service dans toutes les cuisines du monde entier. Tentant non ? Sophia remonta le regard en posant sa carte et sourit en découvrant l'air enchanté qu'affichait son voisin, elle retint de justesse un éclat de rire et continua de l'observer, discrètement bien évidemment, avec le menton planté dans la paume de sa main. Que cachaient ses prunelles dorées ? Qu'est-ce qu'un homme comme lui : agréable, séduisant, de très bonne compagnie, pouvait-il bien avoir fait pour se décrire comme quelqu'un de peu fréquentable ? Elle aurait tant aimé pouvoir percer ses secrets d'un seul coup d'œil. Elle aurait tellement aimé de plus avec lui.

- Pardon ? demanda Sophia, décontenancée.

Mark ? Comment ça Mark ? Qu'est-ce qu'il voulait dire par là ? Les questions se succédèrent dans sa tête, pas vraiment sérieuses, juste présentes pour endiguer le flot de panique qui commençait à monter en elle. Sophia se doutait qu'il avait pu lui donner un faux nom, tout comme elle l'avait fait de son côté, mais elle avait crut comprendre, du moins au départ, qu'il voulait pouvoir être quelqu'un d'autre, n'importe qui, ce soir là, de mettre une distance avec sa vie de tous les jours. Même si les remparts qu'ils avaient érigés l'un contre l'autre avaient commencé à s'abattre à partir du moment où il lui avait fait promettre qu'ils se reverraient, mais de là à ce qu'il lui donne son vrai nom au détour de la conversation … L'avait-il fait exprès où est-ce que la correction lui avait échappé, trop occupé à sonder la carte des menus pour tenir sa nouvelle identité ? Sophia serra les lèvres et remonta les yeux. Elle croisa le regard d'Adri … de Mark et ne put s'empêcher de remarquer sa crispation. Aussi bien dans son sourire, dans ses doigts que dans son attitude.

Sophia eut soudainement l'impression que le vent froid de Janvier venait soudainement souffler dans le restaurant.

Elle acquiesça platement à sa proposition de commander un peu tout, absorbée dans la contemplation du sucrier comme si elle venait faire une découverte archéologique d'une grandeur sans précédent. Comment était-elle sensée réagir ? Qu'est-ce qu'elle était sensée faire ? Donner son nom à son tour ? Lui laisser une chance de découvrir qu'elle allait finir dans la police des ghettos, à travailler aux côtés de personnes que chaque cellules de son corps sans exception abhorraient ? Est-ce qu'elle était sensée s'en aller, l'accuser de tout gâcher ou se réjouir qu'il s'ouvre à elle ? Devait-elle autant se prendre la tête ? Sophia garda le silence et passa du sucrier à sa petite cuillère.

La jeune femme n'ouvrit la bouche qu'après le long discours du serveur, pour commander une tasse de thé, en demandant le plus anglais des thés qu'ils avaient en réserve. Si elle n'avait pas faim, une tasse de thé ne nécessitait pas d'appétit pour se savourer, et elle était en général la réponse à tout : les interrogations comme les actions. Rien que l'idée de cette tasse de thé la réconfortait, c'était pour dire combien l'usage de cette boisson chaude faisait des merveilles. Sophia savait quoi faire, ou du moins, elle savait ce qu'elle voulait faire.

- Sophia … , elle rabattit une mèche de cheveux derrière son oreille en remontant le regard vers son voisin. Toi … Enfin, tu m'as dit que … enfin … mais … Bref. Moi c'est Sophia

Jamais arrondir les angles ne lui avait été aussi difficile. Elle avait presque l'impression de refaire sa première discussion avec son ancien soumetteur, c'était dur, il fallait surveiller ce qu'on disait, tout en essayant de s'exprimer le mieux possible. Bref, une prise de tête. C'était bien la première fois depuis longtemps qu'elle faisait des efforts avec des gens. C'était presque si elle n'avait pas oublié comment on faisait.

- Si on doit se revoir … autant connaître nos prénoms quand même. Nos vrais prénoms.

Sophia ébaucha un timide sourire avant d'y aller plus franchement et d'acceuillir avec joie sa tasse de thé et regarder le serveur placer le "tout" devant Mark. Elle but doucement une petite gorgée de thé sans le quitter des yeux. Peut-être que ce n'était pas forcément ce qu'il voulait attendre, peut-être qu'elle avait mal compris.

- Mais bien sûr, on peut s'arrêter aux noms. Faire comme les secrets. Juste une chose à la fois. Bon appetit.

Est-ce qu'elle avait vraiment envie d'en savoir plus sur lui ? Lui demander plus, c'était devoir en dire plus sur elle. C'était du rapprochement, pas de la relation à l'inconnu. Quoique … ça ne la dérangeait pas tant que ça. Sophia lui fit un clin d'œil et sourit avec malice. Elle n'était pas du tout contre ça. Pas. Du. Tout.




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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Mar 23 Oct 2012 - 23:50

Je le confesse, j'avais été bien con.

Non pas que je regrette cette soirée. Bien au contraire ! J'aurais donné tout mon corps et toute mon âme pour réitérer pareille chose. Et cette fille me plaisait de plus en plus. Je ne savais dire comment mais pourquoi, mais la perspective de revoir son joli visage me plaisait grandement.
Hormis cela, je m'étais trahi. A savoir, j'avais fauté comme un débutant en dévoilant mon identité réelle ... Je m'étais arrêté au prénom, heureusement. Quand je suis en charmante compagnie et en plus quand il y a de la nourriture, c'est plus fort que moi, je succombe.
Derrière ma carte de menus, je la regardais. Elle avait quelque chose qui émanait d'elle, là aussi, je ne saurais dire ...

Elle me plaisait. Tout simplement.

Quand le serveur apporta son thé, et moi mon repas pantagruélique, je me sentais toujours mal à l'aise vis à vis de moi-même. Mais je l'étais encore plus, quand elle se sentit obligée de dévoiler son véritable prénom ... Sophia ? C'était bien beau comme prénom. La Sagesse. Je souriais à cette annonce, et je dardais mon regard doré dans le sien.


- Bien joli prénom. Tout ceci agrémenté d'un large sourire, avant de commencer à manger la moitié des plats se trouvant à ma portée. Je proposais à ma comparse quelques petites portions, pendant que Mademoiselle se délectait avec son thé ...

Je bus petit à petit mon verre de vin blanc, tout en regardant ma jolie compagne. Pour le fait de s'ouvrir à l'autre, dans mon fort intérieur, je préfèrerais que cela s'arrête ici. Pas la peine, même si j'ai une entière confiance en elle, qu'elle sache que je me nomme Mark Resnald, et que je suis Soldat actif au sein des résistants. Non, merci, cela engendrerait trop de problèmes, mais malgré moi, les problèmes, j'aime trop les attirer ...
Je mangeais tranquillement, sans dire un mot, toujours un peu chiffonné d'avoir fait l'idiot. Mais je passais une bonne soirée et c'était le principal non ? Ouais, c'était le principal.
Chouette, j'étais à court de paroles, moi qui étais toujours si loquace d'habitude. Préférant me goinfrer plutôt que de parler ... Charmante esquive.

Sophia me plaisait, c'était indéniable. Vivait-elle avec quelqu'un ? En même temps, on s'était dit de garder quelques secrets. Mais là, ça m'intéressait. Avalant la dernière bouchée d'une tarte à la rhubarbe citronnée, je décidais de lui poser la question.
Si je me prenais une claque, et une veste par la même occasion, c'est que j'avais été encore un sacré Troll !


- Hm. Tu es en couple ? Pas que je vois le gros petit ami débarquer comme un fou dans le restaurant, parce que j'aurais invité sa charmante petite amie ! Dis-je avec un grand éclat de rire. Non sérieusement, je l'appréciais, et je me voyais mal jeter des sorts à un pauvre gars qui verrait sa copine le tromper sous ses yeux.

J'étais encore malgré des manières souvent déplacées, un gentleman ! Je repoussais, mes assiettes presque vides, et j'attendis qu'elle finisse sa tasse de thé. Dès que je la vis poser délicatement cette dernière dans sa soucoupe, je me mis à la regarder. J'approchais mes lèvres des siennes, prêt à l'embrasser, ce que je fis au final.
Cette fois-ci, je le fis durer ce baiser.

Y'a pas de mal à se faire du bien non ?




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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Ven 9 Nov 2012 - 15:42

Pour deux personnes qui voulaient en dire le moins possible sur eux, on pouvait dire qu'ils méritaient largement le titre de grosses pipelettes ces deux-là. Un secret, ils avaient dit. Juste un secret et rien d'autres, et ils en étaient déjà à abandonner leurs prénoms de substitution, et oui, Adrian et Lily étaient partis à la trappe. Maintenant que Mark et Sophia s'étaient vraiment rencontrés la situation était des plus étrange. On ne pouvait pas dire non plus qu'ils étaient doués pour garder leur langue dans leur poche. Continuer en dire plus sur elle ? Non, ça elle ne pouvait pas, ce serait lui révéler qu'elle n'avait pas vraiment une vie normale, non, au lieu de ça, elle avait rejoint probablement la plus détestée des institutions - au début contre son gré - et qu'on allait l'envoyer dans une espèce de camp pour la transformer en machine à écraser la liberté individuelle des éléments perturbateurs. Déjà qu'elle n'était plus Lily, illustre inconnue qui aurait tout aussi bien pu n'être qu'une petite bibliothécaire, ou une libraire, ou une institutrice ou encore un médecin - quelqu'un chose d'inoffensif et d'utile - qu'on la laisse être au moins juste Sophia.

De toute façon, ils n'avaient pas choisi le scénario "Honnêteté et grandes révélations" dès le début, pas la peine de continuer. Non, et même si l'idée de s'ouvrir à quelqu'un avait quelque chose de séduisant, à priori en tout cas, il fallait vraiment qu'elle se sorte cette perspective de la tête, une bonne fois pour toute. Acceptant le compliment sur son prénom avec un sourire, elle se rapatria sur sa tasse de thé pour s'esquiver à toute prochaine question, qui heureusement ne vint pas. Elle le regarda du coin de l'œil avaler part de tarte sur part de tarte, enviant son appétit avec un petit sourire caché par sa tasse. Il devait avoir une vie plutôt facile, si on ne considérait pas tout ce qui était malédictions, tatouages et tout, une vie simple, maîtrisée, à lui.

À sa question, elle éclata de rire avec lui. Un copain ? Ah ça non, à moins d'avoir un double diabolique dont elle ignorait tout de l'existence mais qui aurait eut le temps d'avoir une vie à elle, posée et calme, entourée de gens normaux …

- Si j'étais en couple, je n'aurais pas de petit ami répondant à la description le gros petit ami … Et surtout, si j'étais en couple, je ne serais pas non plus là en train de discuter avec toi. Rassure moi, je n'ai pas non plus de raison de m'inquiéter de me prendre une claque d'une copine en furie ?

Elle lui rendit son baiser, plus qu'appréciable, se réjouissant de voir celui-là durer et lui mettre les sens en émoi. Dans sa poche, son téléphone vibra plusieurs fois. Sophia se détacha lentement avec un regard d'excuse etelle glissa vaguement un œil sur le cadran. Ce n'était pas quelqu'un à qui elle voulait parler, surtout tant que cette personne s'obstinait à lui gâcher sa dernière nuit avant de s'envoler pour une destination inconnue et probablement horrible. Dolores pouvait bien attendre le petit matin, en attendant elle voulait profiter de ses dernières heures de liberté avec quelqu'un qui ne la traitait pas comme un monstre ou une espèce d'entité sacrifiable, utilisable à souhait. Sophia laissa retomber son téléphone dans sa poche en s'efforçant de gommer minutieusement son air préoccupé de son visage avant de relever le regard vers lui, avec un sourire.

- Rien d'important, rien que … oh ! mer … lin, s'exclama t-elle en reconnaissant les visages de l'autre côté de la devanture du café.

Non mais on rêvait ! Elle n'était pas venue alors ils étaient partis la récupérer ? Elle ne se rappelait pas avoir signé quoi que ce soit attestant qu'elle acceptait volontairement de se transformer en esclave, et puis elle avait passé un accord, ils croyaient vraiment qu'elle s'était enfuie comme ça ? Qu'elle avait été assez bête pour faire quelque chose d'idiot ? Sophia retourna son regard son voisin en essayant de faire paraître le plus naturel possible son geste pour cacher son visage avec ses cheveux. Alors là pour lui expliquer ça, elle était mal, et en fait, non, elle n'avait pas la moindre envie de lui expliquer, elle préférait qu'il garde un bon souvenir d'elle, qu'il ne l'associe pas avec la police des ghettos des opposants. Il ne pouvait pas la voir se faire aborder et emmener par eux. Non, et les autres n'allaient pas tarder à rentrer si la jeune femme n'allait pas d'elle-même à leur rencontre. Elle allait devoir faire vite. Avec douceur, elle prit sa main dans la sienne et plongea les yeux dans son regard doré, s'efforçant d'en retenir le plus de détail et lui dire au revoir. Sûrement pour toujours malgré ce qu'elle avait dit.

- Écoute, il y a des choses que je dois gérer en ce moment, des choses qu'il ne vaut mieux pas que tu saches et … je suis désolée mais il faut que j'y aille. Je suis désolée de te laisser en plan comme ça mais … je suis obligée pour le coup. Ça aura été marrant …

Elle se releva et reposa la veste qu'il lui avait prêté en soupirant. La jeune femme se pencha vers lui, caressant sa joue doucement et l'embrassa une dernière fois avant de se relever et de se retourner pour sortir avant qu'elle ne change d'avis et lui demande de transplanner quelque part très loin et très vite. Elle ne voulait pas non plus qu'il essaie de la retenir, elle ne voulait que Dolores ou un des autres policiers ne le voit en sa compagnie, pour ne pas lui attirer d'ennuis. Sophia se retourna une dernière fois vers lui à la porte et sortit à regret dans le froid pour aller à la rencontre de ses futurs collègues qui l'attendaient les bras croisés et la mine renfrognée. Dolores lui tendit le poing, et avant de s'en saisir et de transplanner ailleurs, elle murmura tristement :

- Je me suis perdue en venant …

Et le groupe disparut de la rue.




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