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 Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !

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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Mar 3 Mai 2011 - 21:54

Sophia ne s'était vraiment pas attendu à ce que son invitation atteigne toute le bar. Sinon … Bonne question. Qu'aurait-elle fait si elle avait su qu'elle allait sans le faire exprès inviter toute la salle à se joindre à eux. Maintenant elle se sentait un peu serrée avec les autres autour. Peut-être qu'elle n'aurait rien dit. Quoiqu'en fait c'était plutôt marrant. Presque assez pour la faire éclater de rire. Mais elle n'allait pas le faire, son pauvre compagnon avait l'air d'avoir avalé un truc de travers. En même temps, elle le comprenait, un hétéro dans un bar gay … En plus il était pas mal, elle comprenait les consommateurs habituels. Surtout quand on voyait leur tête. Ça ne devait pas être souvent qu'un gars comme Mark s'aventurait sur leur territoire, songea Sophia en étouffant un grand sourire.

- N'importe quoi ! Tout le monde sait d…

Mais avant qu'elle ait eu le temps de rétorquer ce qu'elle avait à lui dire, à savoir que tout le monde savait danser, que c'était un réflexe et que par contre, beaucoup de gens souffraient d'un manque de coordination qui les empêchait de danser, elle fut bousculée par un des motards et manqua de tomber lourdement sur son voisin. Avec une grimace paniquée par sa soudaine perte de sol sous ses pieds, elle réussit quand même à se rattraper in extremis à un gars qui dansait à côté d'elle. Bon, elle écrasa allègrement le pied d'Adrian, elle lui envoya un simili d'excuse par le regard, mais elle était encore en train d'essayer de se rattraper et son cerveau nécessitait toute sa concentration pour la rattraper. Elle posa son pied tant bien que mal à un endroit il n'y avait pas d'autres présences de pieds, mais dans son empressement à rétablir son équilibre, elle le posa sur le sol dans un angle assez improbable et entendit un craquement qui lui donna la nausée. La jeune femme sautilla en attrapant sa cheville cassée et serra les dents en attendant que le sort qui courait ses veines la répare.

Une fois qu'elle sentit les grésillements familiers parcourir sa jambe du pied au genou, elle reposa prudemment son pied au sol pour vérifier que tout était bien en place et qu'elle ne risquait pas de se la recasser, et se releva complètement avec un grand sourire qu'elle espérait éblouissant et rassurant histoire de tromper celui qui l'avait bousculé. Puis elle se retourna vers Adrian avec un sourire un peu plus diminué. Avec les joues en feu. Maintenant elle pouvait se le garder sa leçon sur "tout le monde peut danser", mais ce n'était clairement pas le cas du gars qui l'avait bousculé. Mais elle s’inquiétait plus de voir si quelqu'un avait remarqué ou pas que sa cheville s'était bel et bien brisée et qu'elle était guérie à présent. Et puisque personne ne louchait sur son pied avec un air de dire " Mon Dieu ! C'est une extra-terrestre ", elle en conclut qu'elle pouvait facilement de rassurer.

- Euh …

Sophia se força à se reconcentrer avant de dire à nouveau autre chose d'autant digne d’intérêt qu'un discours d'un ex-membre de boys-band lambda. Vraiment, ses déclarations ne risquaient pas d'être inscrites dans les anales.

- Je crois que je n'ai pas vraiment de chance ce soir, dit-elle en soupirant avec un pâle sourire. … Et je suis tellement désolée

Comment est ce qu'on pouvait avoir pitié d'une fille qui vous avait magistralement écrasé le pied ? Bon, ok, elle avait une excuse : on l'avait poussé et elle n'avait fait que d'essayer de se rattraper. Mais c'était vraiment mal venu de lui demander la moindre chose à présent. En plus, vu l'élan, elle avait du peser de tout son poids d'âne mort, le pauvre. Avec un soupir d'excuse, elle posa sa main sur son épaule avec un regard sincère d'excuse. Elle était vraiment très un fardeau pour tous les gens qui l'entouraient. Un aimant à problèmes pour ceux qui lui adressaient la parole et qui essayait d'être ami avec elle.

- Je suis vraiment désolée, s'excusa t-elle encore une fois. On peut peut-être demander de la glace pour ton pied, ajouta t-elle en se mordant la lèvre.

Oh là là. Bonjour l'image qu'elle lui offrait d'elle. Elle allait certainement rester dans sa mémoire, mais pas exactement comme elle l'aurait voulut. Elle sentit ses joues s'enflammer en se disant que c'était sûrement la pire image qu'elle pouvait lui donner des new-yorkais. Il ne reviendrait certainement pas, et même dans l'espoir fou où il l'aurait peut-être apprécié avant qu'elle ne l'oblige à danser, là c'était carrément mort et enterré, il ne voudrait certainement plus jamais la revoir. Sophia était vraiment un cas.

- Je suis désolée, je t'aurais bien donné un cours improvisé, mais là … Oh, je suis vraiment …

Elle s'arrêta en se rendant compte qu'elle allait devenir vraiment lourde si elle continuait encore de s'excuser de la sorte. Elle posa sa main sur sa bouche en espérant que ça allait l'empêcher de dire des bêtises inutilement. Puis finalement elle se cacha les yeux, préférant arrêter le massacre.




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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Dim 15 Mai 2011 - 14:16

Non, danser je n'ai jamais su.

J'ai bien essayé à Poudlard College, d'ailleurs j'ai pris des cours pour danser au bal de fin d'année, mais j'avais été toujours gauche dans mes mouvements. Et c'était ma foi assez chiant.
Lily, elle, je suis certain, qu'elle ne va pas ressembler à un Troll sur la piste de danse de ce bar miteux. Bar miteux, oui, et je n'y remettrais plus les pieds. On me violait du regard, on voulait que je danse alors que non, même pas dans des rêves tordus !
Là ce que mes orbes dorées virent, elles le virent au ralenti, vous savez comme au cinéma moldu pendant des scènes spaces ! Bah là c'était du pareil au même ! J'ai vu le gros motard arriver sur Lily, celle-ci allait tomber, mais elle se rattrapa à un jeune homme se trouvant à côté de moi, et finit sa propre course sur mon pied.
Évidemment, j'émis un hoquet de surprise et une grimace de douleur vint poindre sur mes lèvres mates. Elle n'était pas lourde au contraire, mais le gros l'avait aidée en y foutant son poids dessus.

Et aoutch.

Là je ne pus la rattraper, et je la vis se tordre la cheville. J'avançais mes mains gantées vers elle, mais trop tard, le bruit que j'entendis me glaça les entrailles. Comment ? Bon, il faudra que je "répare" son os cassé avec ma baguette, dans un coin du bar. Sans que personne ne regarde. Ma baguette, quant à elle, coincée, dans ma chaussette gauche, n'avait rien eu.
Ouf, c'était déjà cela, une parcelle de lumière dans un monde peuplé par les ombres.
Par contre, chose assez choquante je dois dire ... Mon regard, s'était attardé sur elle, sur le fait qu'elle ne puisse plus marcher et là que vois-je ? Mademoiselle Rouquine, qui arrive à poser son pied sur le sol comme si de rien n'était ? Je la regardais avec un regard rempli de doutes, d'interrogations, j'avais bien vu ce qui s'était passé. Je n'étais pas assez rond, pour qu'elle m'abuse en accusant l'alcool que j'avais ingéré.
Elle m'octroya un sourire légèrement contrit, auquel je ne répondis pas. Je me posais toujours des questions.

Et évidemment, il n'y a que moi qui ai vu ce spectacle.

Je l'écoutais distraitement s'excuser, je restais muet. Or, je lui fis un petit sourire, pour ne pas qu'elle croit que je lui en voulais. Juste que j'étais perturbé par ce que j'en avais conclu.


- Ce n'est pas bien grave. Je t'excuse. En même temps, en avais-je le choix ? Non. Donc, c'était tout vu.

Je la vis poser sa main sur mon épaule, je ne me dérobais pas, au contraire. J'écoutais encore ce qu'elle avait à me dire, toujours un peu distrait.


- Pas grave, je t'ai dit. J'en ai vu d'autres. Ouep, pour la glace, mais c'est pas moi qui demande, j'ai pas envie de me faire reluquer si tu vois ce que je veux dire ! Lui répondis-je avec un petit rire.

Elle était mignonne quand elle s'excusait. Mais pas trop quand même, ça devenait lassant à force. D'un regard, pas qui faisait peur non plus, je lui fis comprendre qu'elle n'avait plus à s'excuser. Boitillant vers le bar, le Barman était parti aux toilettes, ouf, je me dépêchais de prendre un torchon que je remplis de glaçons afin de le poser sur mon pied meurtri qui ne tarderait pas à changer de couleur.
Je grimaçais, sous le froid des glaçons et sous la douleur cuisante qui prenait place dans mon organisme. Chose faite, je la regardais toujours, intrigué toujours parce que j'avais vu. Et je devais le savoir, pour ne pas devenir fou.


- Viens chérie ! Allons nous embrasser dans un coin ! Lui dis-je en lui prenant le bras pour l'amener dans un coin où j'étais certain que personne ne nous entendrait.

Je m'étais mis de sorte à nous cacher tout les deux des oreilles et regards importuns. Tout bas et près des lèvres, pour qu'on soient crédibles, je lui posais le pourquoi de mon interrogation.


- Je t'ai vue te casser la cheville, et l'instant d'après marcher comme si de rien n'était. Tu es quoi ? Sorcière ? Vampire ? Hybride ? Ou toute autre chose ? Mais t'inquiète, je ne te ferais aucun mal, ce n'est pas mon intention et je te dévoilerais ce que je suis à mon tour pour te prouver ma bonne foi.
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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Jeu 19 Mai 2011 - 0:32

Sophia ne semblait pas la première surprise à ce que l'écrasage de pied dont il avait été la victime l'ait séduit. Au contraire, en général, la personne s'en allait en courant au lieu de l'entraîner dans un coin avec un "chérie", qui lui aurait valu une insulte si elle n'avait pas été surprise de se retournement de situation et s'il n'avait été aussi sympa. Qui essaierait de draguer une fille qui venait juste de piétiner vos petons, sérieusement ? Il fallait aimer souffrir vraiment !

Et puis avouons le, la soudaine proximité du visage du jeune homme avec le sien lui coupa le sifflet. À quand datait la dernière fois qu'elle avait été aussi près de quelqu'un du sexe opposé ? Le dernier avait été Penzà, son co-équipier au Quidditch, et depuis qu'elle avait donné sa démission au chef de l'équipe, il lui jetait les regards dont on honorait les pestiférés en temps normal. Et ce à chaque fois qu'il la croisait dans les couloirs de l'Abbaye, les rares fois où elle accompagnait sa supérieure.
Et maintenant, non content d'alimenter une grande partie de sa culpabilité, il venait l'emmerder jusqu'aux rares fois où elle se trouvait un gars à qui elle semblait plaire ! Il fallait qu'elle se le sorte de la tête ! Sans compter qu'ils n'étaient jamais vraiment sortis ensemble. Ils étaient juste amis … avec bonus, disons.

À croire qu'elle était vouée à se sentir coupable pour chaque membres de l'opposition qu'elle rencontrait.

* C'est décidé ! Je hais officiellement et universellement les Opposants, sans distinctions de pays, d'âge ou de sexe ! *

Une seconde …
Alix était son amie. Et Alix était une opposante, donc elle ne pouvait pas la haïr, de même que Dolorès, même sous ses tendances petit chef tyrannique, il y avait du bon en elle.

* Rectification, je hais tous les hommes opposants du monde ! *

Là encore, ça ne marchait pas puisque ni Sham ni Julian ne lui avaient fait du tord, donc ça ne marchait pas. Elle ne pouvait pas haïr universellement les Opposants sans s'arrêter pour faire de s exceptions, et il y en aurait trop pour qu'on les appelle encore des exceptions. Elle devait arrêter de songer aux Opposants ! Ils n’aillaient quand même pas lui gâcher sa soirée alors qu'elle était plutôt bonne pour le moment !

Sophia se mit donc à sourire, se contrôlant juste assez pour qu'il ne soit ni niais ni bête. Normal dans la mesure où elle pouvait l'être, c'était à dire pas beaucoup en gros. Mais tous ses efforts furent réduit en instant par une phrase qu'il eut le malheur de prononcer. Et à laquelle elle ne pouvait pas se résoudre de répondre. Pas sans avoir avalé une dose considérable d'alcool et sans sa baguette sous la main pour s'en sortir si les choses tournaient mal. La force de l'expérience …

La dernière fois qu'elle avait dit qu'elle n'était humaine, elle s'était faite attraper, d'abord par une bande d'opposants psychopathes sensibles de la gâchette qui n'avait rien trouvé comme meilleure idée que de la soumettre au premier venu, et ensuite par une vampire millénaire qui avait trouvé très productif de la retenir pendant une semaine dans la cave de son hôtel pour savants fous en herbe. Il était hors de question qu'elle retente l'expérience. Elle pouvait toujours tenter de nier.

- Je ne vois absolument pas de quoi tu parles !
rétorqua t-elle avec un sourire glacial. J'ai faillit tomber mais ma cheville ne s'est en aucun cas cassée.

Mais par expérience, elle savait que nier tout en bloc contribuait à un aveux en bonne et due forme. Elle allait devoir revoir sa dernière déclaration pour avoir l'air d'en dire le plus sans rien cracher de son petit problème. Et abandonner son air plus glacial que le froid arctique, à part lui coller une grosse étiquette "Menteuse" sur le front au feutre indélébile, c'était le dernier à l'aider dans sa supercherie.

- Je suis une sorcière, ça s'est clair ! Mais ce n'est certainement pas ça qui fait que les os se réparent comme ça, continua t-elle. Tu as sûrement mal vu. Ou alors tu as sérieusement abusé sur la boisson !

Accuser l'alcool ! Ça marchait la plupart du temps ! Il n'y avait pas de raison pour que ça rate cette fois, si ? Faite que non !! Elle croisa discrètement les doigts derrière son dos avant d'oser remonter les yeux, qu'elle avait détourné pour qu'il n'arrive pas à lire le mensonge s'inscrire dans son regard faiant mine de le détourner par indignation, vers lui avec un sourire sûr.

Qui fondit de nouveau comme neige en soleil. Il n'avait pas l'air d'en croire un mot. L'affirmation de l'abus d'alcool, ou …? Elle soupira profondément. Est ce qu'elle ferait bien de dire la vérité ? Après tout, il semblait n'être qu'un moldu qui en savait un peu trop, et puis, lui aussi "était quelque chose", c'était tentant de savoir ce qui se cachait derrière ses deux yeux dorés. Et puis, combien de chances y avait-il pour qu'elle le recroise un jour ? Et même en prenant le pire scénario : c'était un Opposant, il pensait avoir fait la trouvaille du siècle, il la ramenait au bureau de Dolores, il se prenait l'engueulade du siècle, tout allait bien dans le meilleur des mondes. Donc c'était tout bon !

Elle se rapprocha donc comme il l'avait fait, et tout près de ses lèvres, rivant son regard au sien le mettant au défi de faire quoique ce soit, elle murmura avec un sourire froid et calculé :

- Ok. Je mens comme une arracheuse de dents. Je te dirais ce que je suis en contrepartie je veux un scotch et un baiser.

Là au moins, elle aurait la paix.




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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Mer 15 Juin 2011 - 20:59

Hm.

L'avoir si proche de moi était enivrant. Je pouvais à loisir détailler les moindres reflets dans sa chevelure de feu ... Et les moindres nuances dans son regard chocolat pailleté de vert. Cette fille était assurément jolie, elle me faisait repenser à Purdey, le même éclat brillait dans son regard et là, je le retrouvais dans celui de cette rouquine incendiaire.
Bon d'accord, elle m'avait quand même marché sur le pied, et je devais lui en vouloir non ? J'avais décidé de passer l'éponge et c'était mieux ainsi. Non ? Mouais.
J'avais apparemment mis le doigt où ça faisait mal. Ma question avait fait mouche visiblement et intérieurement je souriais, mais extérieurement je me devais d'être sérieux. Elle me répondit comme je l'attendais ... En niant. Oh, je n'allais pas rentrer dans les détails, pas envie qu'elle me gifle sous la colère, abîmer mon visage n'était pas dans mes prérogatives.
Alors silencieusement j'accusais ses dires.

Elle me confessa qu'elle était une Sorcière. Ça merci j'avais remarqué.

Mais ses aveux branlants, là, je n'y croyais pas un mot. D'ailleurs elle devait le sentir. Mon regard doré s'étrécit considérablement, elle détenait un secret qu'elle garderait précieusement. Mais il suffit que je gagne sa confiance et le tour serait joué ...
Non, je n'étais pas aussi mesquin que cela, malgré qu'on puisse le croire. Si elle a confiance en moi dans le futur et si nous nous revoyons, là elle pourra me confesser ce qu'elle se trouve être réellement.

Par contre pour la suite, là je ne contrôle plus rien. Elle s'était rapproché encore plus de moi et je pouvais sentir son souffle effleurer mes lèvres. La partie de lui offrir un Scotch, je l'avais sciemment oubliée. J'étais rivé à son regard qui me trouble tout autant qu'il m'apaise ...
J'aimerais savoir son secret, ce qu'elle cache en elle ... Mais de l'autre côté, je n'ai pas envie de découvrir quelque chose de négatif à son sujet ... Pas elle, du moins pas maintenant.

Ok pour l'embrasser.


- Entendu ... Murmurais-je près de ses lèvres. Lentement je me mis à caresser son visage avec mon index ganté, cela devait lui paraître froid je présume, mais moi, je ressentais une quelconque chaleur qui s'était évaporée de ma personne depuis bien longtemps.

Je parie que sa peau est douce. Mais je n'enlèverais pas mes gants, du moins pas ici. Mon index s'arrête sur son fin nez et je lui souris. Cette fille est vraiment jolie ... Mon sourire s'élargit et mon regard doré se vrille encore dans le sien avant de l'embrasser.
Ce baiser que je lui octroie n'est point timide, il est réfléchi, fougueux, envieux d'elle ...
Elle m'avait cherché, défié et je lui donnais ce qu'elle veut non ? Bien que j'y prends un certain plaisir en fait.

Je mets fin rapidement au baiser, aussi brusquement qu'il fut apparu en somme.


- Tu veux toujours un Scotch ? Lui demandais-je avec un sourire mutin et un éclat de malice dans mon regard.

- Ou bien ... Nous pouvons changer d'endroit. Je laisse le choix aux demoiselles.

N'est pas galant qui veut, en même temps.


Spoiler:
 
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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Mar 21 Juin 2011 - 12:49

La jeune femme n'aimait pas les imprévus, elle préférait avoir toutes les cartes en main avant de jouer. Et ce baiser était bel et bien un imprévu. C'était de sa faute, c'était certain, elle l'avait mit au défi de le faire. Mais au fond, elle n'était pas certaine que ce soit vraiment ce qu'elle avait voulut. Après tout, elle n'était pas du genre à embrasser des inconnus. Si ? C'est elle qui l'avait défiée, mais elle pensait vraiment qu'il ne l'aurait pas fait, après tout, elle avait joué le regard le plus froid de son répertoire. Non, elle n'était quand même pas aussi naïve que le prétendait Dolorès, si ?

*Kaz, ce n'est pas le moment de piquer une crise existentielle*

Au lieu de répondre à ses questions, elle le devança et s'assit à la place qu'elle occupait avant de faire l'erreur d'écouter son envie d'aller danser. Elle regarda le barman droit dans les yeux et il remit un verre de cette boisson imprononçable devant elle. Tant pis pour sa résolution d'arrêter l'alcool ce soir. La boisson passa très mal, plus que les autres fois en fait. Et elle toussa plusieurs fois avant de pouvoir se remettre à parler à Adrian. Avec la crainte de se mettre à cracher un de ses poumons.
Sophia se tourna vers lui, prenant une grande respiration en réfléchissant à comment elle pourrait bien lui dire pour ne pas à avoir à quitter le bar pour une destination plus intime sans employer les mots opposante ou créature des ténèbres utilisée comme un rat de laboratoire. Et ce, sans avoir l'air complètement ridicule. Ce n'était vraiment pas gagné. C'était pour ça qu'elle ne voulait pas quitter le bar. Jusqu'ici, elle n'avait pas eu le moindre problème puisqu'elle n'avait jamais eu à ce confronter à ça. Le seul "petit-ami", et si c'était ce qu'il avait été, les guillemets étaient donc de rigueur n'avait pas durer assez longtemps pour qu'ils en arrivent à cette étape.

Comment est-ce qu'elle allait jouer ça en douceur ? C'était ce qui l’inquiétait le plus, ne pas se ridiculiser. Pendant vingt ans, elle avait vécu sans jamais rencontrer la moindre personne de son âge, et elle avait cru que faire des rencontres ressemblait à celui qu'elle lisait dans les romans à l'eau de rose de sa bibliothèque. Le problème, c'était qu'à ses yeux, elle n'était pas forcément une bonne personne, sans compter qu'elle ne cessait de faire des mauvais choix qui la mettaient sans cesse dans des situations encore plus compliquées. Adrian lui plaisait, il était plutôt sympa, mais il était potentiellement capable de se moquer d'elle ou de la fuir. Et elle n'avait pas envie de subir ça quelques jours avant de partir pour le monde sauvage.

Elle se tourna donc vers Adrian, en tournant plusieurs fois dans sa tête la phrase qu'elle voulait lui dire. C'était drôle comme elle lui mentait. La jeune femme venait juste de le rencontrer et elle lui avait menti plus qu'à n'importe qui. Cependant, elle referma aussi vite la bouche - à la poisson - quand elle croisa son regard, à cause de son courage qui s'évapora comme neige au soleil. Et elle se retourna une nouvelle fois vers le barman.

- Un scotch s'il vous plait, demanda t-elle en plus.

Elle attendit d'avoir son verre juste devant elle avant de lui faire des regards pour qu'il comprenne qu'il n'était pas vraiment nécessaire à la suite de la conversation.

Une fois le barman parti, Sophia avala une toute petite gorgée de l'alcool avant de se retourner une nouvelle fois vers Adrian.

-Mince ! J'ai complètement oublié de t'en proposer ! s'exclama t-elle ne ne voyant rien devant lui.

La jeune femme avala une nouvelle gorgée et fit glisser son verre vers lui. Elle n'avait pas la gale et puis c'est lui qui déciderait d'en boire ou pas. Si, évidement, l'attitude de la jeune ne l'avait pas totalement convaincu qu'elle n'était rien d'autre qu'une folle furieuse. Ce qui à la réflexion - et au vue de ses actes - était peut-être le cas. De toute façon, combien cela faisait-il de temps qu'elle avait arrêté de se préoccuper de ce que les gens pensaient d'elle ? Environ à la période où elle avait décidé de ne jamais accorder le bénéfice de doute à toute personne aillant un rapport de près ou de loin avec l'Opposition, non ?

Bon, le silence s'installait, elle devait trouver un truc pour le faire rester, lui retirer cette idée de la tête et surtout gagner du temps au maximum. Elle joua avec le petit parasol dans le verre vide et se tourna vers lui en aillant un éclair de génie. Elle se serait presque auto félicité. Peut-être avec un autre verre ? Ce n'était peut-être pas la chose la plus responsable à faire, mais elle en avait vraiment besoin.

- Partir ? J'en connais quelques uns qui vont être très triste, fit-elle faussement peinée en coulant un regard vers deux ou trois personnes qui regardaient dans leur direction.

Le pauvre quand même, Sophia devait reconnaître que c'était quand même un sale coup de faire appel à la présence des autres consommateurs de la pièce et qui le déshabillaient littéralement du regard. Elle comprenait vraiment qu'il ait envie de s'en aller. Mais elle était entrée dans ce bar exprès pour éviter ce qui était justement en train d'arriver. Et même si elle devrait se passer de cette délicieuse boisson bien plus efficace qu'une chirurgie pour retirer un poumon, et par les voies naturelles s'il vous plait, elle pourrait peut-être faire comme s'ils allaient ailleurs et s'arrêter dans un bar normal.

Excellent. C'était un excellent plan à venir. Parce que Sophia se voyait vraiment mal faire le moindre aveux à propos de son manque de vie sexuelle. En fait, même du vide absolu de vie sociale. Peut-être qu'en fait, le pire dans l'histoire était qu'elle n'avait pas la moindre envie d'y remédier. Elle avait ses sœurs qu'elle ne pourrait cependant pas voir avant plusieurs mois, mais qui étaient à l'abri de tout à TASKS, et Dolores lui suffisait, malgré ses airs de tyran. Si vraiment, elle voulait partager un repas avec quelqu'un un soir, et bien elle pourrait toujours demander aux policiers qui allaient travailler avec elle dès que sa formation serait terminée.

Même s'ils étaient tous en majorité des opposants. Ils ne pouvaient quand même pas tous être si mauvais.

Non, elle avait dit, plus aucune confiance envers les Opposants avérés. La jeune femme ne pouvait pas faire des concessions dès ses premiers jours. Et puis, la solitude ne lui avait jamais posé un problème, c'était sûrement la meilleure chose à faire.

Rester seule pour toujours. De toute façon, elle était différente des autres, une mauvaise différence. Elle devait rester de son côté sans embêter personne et se mettre à l'abri sous la réputation de personnes hautes placées. Comme Dolores, même si pour sa sécurité et celle de ses deux sœurs, elle devait s'occuper des basses besognes de Dolores. C'était peu de chose - servir du café, remplir de la paperasse et faire le ménage de temps en temps - pour avoir la paix. Même si elle aurait préférée que son "amie" ne lui prenne pas sa baguette sous prétexte qu'elle serait plus assurée qu'elle ne tenterait pas de la trahir. À croire que sur son dossier, il y avait une note toute spéciale, avec écrit en gros et en rouge ! Attention, traîtresse notoire, à utiliser avec précaution !

C'était bien comme ça, même si elle devait y sacrifier le peu d'humanité qu'elle avait.

- Tu sais, ce n'est peut-être pas une bonne idée. Je ne suis pas vraiment quelqu'un de fréquentable tu sais.

C'était une très bonne idée de le jouer comme ça, d'autant plus que c'était vrai. Si elle réussissait vraiment à entrer l'unité de police de Dolores, il n'y avait peu de chance qu'elle puisse le revoir. En fait, elle ne comprenait pas pourquoi est ce qu'elle s’inquiétait : dans tous les cas, elle ne le reverrait pas. Sophia soupira, s'énervant d'elle même et sortit des billets verts pour payer les trois quatre, cinq verres du cocktail bizarre, le scotch, le verre d'eau-vocka et les glaces alcoolisées.

Au moins, le bon point dans cette histoire, c'est qu'elle n'allait pas à avoir à raconter quel monstre de la nature elle était, et ce malgré ce baiser qui avait frémir ses genoux. S'il lui souriait et s'il buvait encore un peu avec elle … elle le ferait.




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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Sam 18 Aoû 2012 - 23:30

Mouaif.

Ma comparse de boisson, était bien sympathique et fort jolie. Hormis cela, le cadre était miteux et les personnes présentes, je les mettais toutes dans le même sac. Des vieux roublards en manque de sensations fortes qui n'attendaient qu'une seconde d'inattention de notre part à tout les deux pour nous faire notre affaire ... Cela me fit frissonner indubitablement, je préfèrerais mille fois que la jolie rousse s'amuse avec mon corps plutôt que les autres pouilleux !
C'était humain en même temps ! Le baiser que j'avais échangé avec elle, n'était nullement regretté, si l'occasion se représentait avant la fin de la soirée, il serait encore certain que mes lèvres rencontreraient encore les siennes. C'était ma foi, inévitable. Mon regard doré se faisait bien plus insistant envers elle, mais elle s'en déroba bien vite pour s'en retourner vers le ô combien magnifique Barman de ce trou à rats. Sérieusement, c'était limite si je n'étais pas vexé ! Préférer ce gros lourd à moi, c'en devenait presque insultant.

Et en plus c'était pour quémander de la boisson, ah le scotch que je lui avais promis en définitive. Pour ma part, je continuais de la regarder, du coin de l’œil pour ne pas qu'elle se sente épiée, bien que mon regard pouvait mettre très mal à l'aise en soi. Je la regardais donc, avaler une petite gorgée de son scotch, et son visage se retourna enfin vers ma personne.
Tiens donc ! Elle avait oublié de m'en proposer ! Au moment où j'allais élever la voix pour passer commande, elle me coupa direct en faisant glisser son verre vers moi. Je n'avais jamais vraiment aimé partager mes boissons, ni ma nourriture avec des inconnus. En même temps, une inconnue, elle ne l'était plus vraiment, vu qu'un baiser avait été échangé ... Alors tremper mes lèvres dans son verre, serait donc comme un nouveau baiser.


- Merci. Lui dis-je en avalant une grande gorgée dans son verre. L'alcool me brûlait de l'intérieur, mais cela faisait du bien d'oublier un court instant ce qui me restait de conscience. Je reprenais une autre gorgée, quand l'une de ses phrases me fit presque m'étouffer !

Bien sûr que je voulais m'arracher d'ici. Je devenais une proie potentielle, livrée à la concupiscence de ces hommes libidineux ! Et elle aussi de surcroît !


- Bwarf. Je me sentirais bien moins observé en fait. Répondis-je du tac au tac. Mais elle était décidée, elle, à y rester dans ce lieu de débauche ! Alors bon, je restais tout de même un gentleman, malgré certain de mes travers, et la solution était bien sûr que je reste à ses côtés.

Ce que je m'empressais de lui faire comprendre avec l'un de mes sourires dont j'avais le secret. Ce qu'elle me dit par la suite, me fit là aussi sourire quelque peu. Que devait-elle penser de moi alors ? Un fou qui se met à l'embrasser devant tout le monde sans se cacher ? Et qui lui ment sans aucune honte sur son identité ? Nous étions quittes apparemment.
Je remettais le verre près d'elle. Je l'entendis soupirer, geste qui me fit encore sourire.


- Je crois que je ne le suis pas non plus Mademoiselle. Et j'aime les personnes peu fréquentables finalement ! Lui dis-je aimablement, en posant ma main gantée sur l'une des siennes. Je la retirais vivement, car ce qu'il y avait de caché sous le cuir, commençait bizarrement à me mettre au supplice.

Je sentis mes muscles se contracter, mon dos se arquer, je me mis à tousser sans raison valable, et ce fichu dos qui commençait lui aussi à me brûler ! Le Barman me regardait me tortiller sur mon siège, en proie à une fièvre violente, chose que je n'avais point eue depuis un moment. Pourquoi cela me prenait-il maintenant, alors que j'étais en charmante compagnie ? Jamais de chance le pauvre Resnald !
Mon regard se voila, j'avais un de ces putains de mal de crâne ! Le truc qui vous ferait vous fracasser la boîte crânienne contre un mur, mur, qui serait le seul moyen de vous soulager en fait.


- De l'eau ... Parviens-je à siffler entre mes dents. Le Barman s'exécuta sans mot dire, tout en me regardant fixement, je le dissuadais de continuer en le fixant de mes orbes dorées incendiaires.

Le feu qui me consumait ne parvenait pas à s'épuiser. Lentement je me levais de ma chaise et je me dirigeais sans mot dire vers les toilettes masculines pour me rafraîchir encore et encore.


- Bordel ! Juste maintenant ! Dis-je à mon reflet dans le miroir.

Je m'aspergeais d'eau, eau bienfaitrice qui avait pour don de me calmer.

Et ça, c'était déjà pas mal ...
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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Dim 19 Aoû 2012 - 18:49

Elle avait espéré passer une soirée tranquille, essayer de profiter avant de subir le courroux de Dolorès, et voilà qu'elle se retrouvait coincée avec un dilème.

Il avait remplit sa part du marché, mais elle n'était pas du tout sûre de vouloir lui dire ce qu'elle était, elle ne pouvait qu'imaginer l'air qu'il prendrait s'il savait. Tellement de sorciers avaient voulu se servir d'elle et de ce qu'elle avait en elle. Si elle pouvait retirer le sortilège de sa mère, elle n'hésiterait pas une seule seconde, surtout si ça pouvait lui éviter de finir de nouveau en rat de laboratoire dans des souterrains lugubres et obscurs. Elle avait assez de cicatrices comme ça, pas la peine d'en rajouter d'autre non plus. Surtout qu'il fallait bien comprendre ce qui la rebutait : comment quelqu'un qui se soignait à la moindre coupure pouvait-il avoir des cicatrices ? Voilà un petit quelque chose qui faisait réfléchir sur les sorciers-fous de l'Opposition. Et si Adrian, malgré la sympathie qu'il lui inspirait recherchait aussi à faire de grandes choses pour son camp, comme le prétextait les opposants ?

Surtout qu'elle ne savait pas si elle devait accepter de partir avec lui, où qu'il souhaite aller d'ailleurs, déjà qu'elle allait avoir des problèmes pour ne pas être allée à la réunion de Dolorès, et ce même si elle avait une excuse en béton, elle s'était déjà fait avoir une fois, et Sham n'avait pas arrêté de lui dire de se méfier des inconnus une bonne fois pour toute. Mais cet Adrian avait quelque chose. Il semblait aussi cacher quelque, et du coup, elle avait aussi envie d'en savoir plus sur ce "qu'il était aussi", qui disait pas mal de chose. Et puis, elle ne pouvait pas se cacher qu'il avait beaucoup de charme, il embrassait vraiment bien et avait du répondant.

Sophia avala une nouvelle gorgée de scoth provenant du verre qu'il avait fait glisser vers elle en se demandant ce qu'il convenait de faire. Elle comprenait son malaise, avec tous les regards qu'il attirait … Sophia ne put retenir un petit sourire amusé.

- Les pauvres, dit-elle d'un ton faussement désolé, trahi par son sourire hilare. Ils avaient enfin quelque chose de très bien à reluquer, tu les priverais de ta présence ?

La jeune femme remarqua qu'il n'avait pas bougé, attendant sûrement qu'elle se décide, c'était vraiment très prévenant de sa part, elle lui en était reconnaissante. Devant son sourire charmeur, elle ne put s'empêcher de sourire à son tour en secouant vaguement la tête de gauche à droite.

Un sourire qui grandit en l'entendant. Alors comme ça, lui non plus n'était pas quelqu'un de fréquentable, et bien ils étaient bien assortis tous les deux. Pas fréquentables et perdus dans un environnement qui ne leur convenait pas vraiment et qui en était presque hostile (dans le sens dangereux, bien sûr) plus pour lui que pour elle, d'ailleurs. Quand il posa sa main sur la sienne, elle allait céder. Elle allait lui proposer qu'ils s'en aillent ailleurs, se trouver un endroit plus tranquille, loin de joueurs de billard vêtu de cuir avec la moustache du policer des Village People, quand il retira sa main, comme s'il s'était brûlé. Sophia muette d'horreur contempla le dos de sa main, avec ses trois cicatrices, ces trois lugubres traces blanchâtres incrustées dans sa peau. Elle pouvait comprendre, après tout, ce n'était pas franchement une vision agréable, mais à ce point ? La jeune femme releva les yeux pour regarder son compagnon, il n'avait pas l'air d'aller bien. Ce n'était peut-être pas elle, alors …

- Est-ce que ça va, Adrian ? demanda t-elle inquiète en lui tapotant dans le dos, implorant le barman de se dépecher de lui trouver un verre d'eau, plus vite qu'il ne l'avait fait tout à l'heure.

Elle sentit les muscles du jeune homme rouler sous ses doigts, elle le laissa se lever, toussant comme un moteur en panne d'essence pour aller aux toilettes. Elle ne pouvait pas aller voir comment il allait et elle se refusait à envoyer quelqu'un voir s'il n'était pas en train de s'étouffer dans les toilettes. Son téléphone sonna, elle le sortit de sa poche en s'attendant à voir le nom de Dolorès apparaître sur le petit cadran, mais c'était Penzà. Elle serra les dents et faillit décrocher immédiatement au nom de l'amitié qu'ils avaient un jour partagé, et sûrement aussi à cause des verres qu'elle avait avalé, mais elle préféra se raisonner, essayer de se rappeler les derniers mots qu'il lui avait jeté et elle raccrocha avec un soupir à briser le cœur des pierres. Alors que sa patronne s'apprêtait à l'envoyer dans un camp militaire pour se former, elle préférait mille fois aller de l'avant, arrêter de vivre dans le passé. Elle ne pouvait plus rien faire pour arranger les choses avec lui de toute façon …

Bonne idée. Sophia avala d'un trait le reste du scotch et fit signe au barman de la resservir, on the rocks, et d'ajouter un autre verre d'eau, lui aussi regardait la porte des toilettes, Sophia éprouva alors une sorte de … jalousie amusée ? Elle tourna la tête pour regarder les autres clients, les joueurs de billard qui étaient venus danser avec eux, si elle avait pu s'attirer leur sympathie à un moment où à un autre, elle remarqua pourtant qu'ils lui jetaient des regards dépités depuis que Mark l'avait entraîné dans "un coin obscur". Le pauvre … elle ne pouvait pas le laisser comme ça. Sophia renversa la tête en arrière, avalant cul sec de nouveau son whisky, laissant les glaçons et se releva, légèrement titubante, quittant son siège en secouant les bras, espérant réveiller le sortilège qui courait ses veines supposé la garder saine et fraiche. Puis elle s'avança vers les toilettes, après avoir pris le verre d'eau avec un regard encourageant du barman, en mordillant ses lèvres insensibilisées par l'alcool, sentant une vingtaine de regards réprobateurs dans son dos. Elle toqua deux coups à la porte et l'ouvrit -jugeant que deux coups, c'était largement suffisant pour faire dégager les autres - et entra. Il était en train de se passer de l'eau sur le visage, elle posa le verre d'eau sur le lavabo et s’adossa contre le mur, bras croisés en le regardant faire. Ce qui lui était arrivé n'était pas naturel, elle le savait bien, elle n'était donc vraiment pas la seule des deux à cacher quelque chose.

- Est-ce que ça va mieux ? demanda t-elle avec un regard perçant.

C'était bien la première fois qu'elle regrettait sincèrement que les savants fous n'aient pas réussi à terminer leur projet : reproduire le sort qui l'animait pour en faire profiter les autres. Bon, les autres devaient être des opposants pour en profiter, certes, mais si elle savait comment ils l'avaient fait, alors, elle aussi aurait pu en faire profiter les gens qu'elle aimait bien, de son côté.

- Peut-être qu'on pourrait s'en aller … dans un endroit plus propre peut-être …, ajouta t-elle en passant un doigt sur le lavabo à la propreté douteuse. Notre marché n'est pas complètement rempli. Toujours curieux ?




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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Mer 22 Aoû 2012 - 0:00

Hm.

J'étais vraiment de plus en plus mal à l'aise dans ce fichu bar. Et le fait que le Barman, me faisait des clins d'oeil derrière son comptoir n'arrangeait rien à mon malaise. Si j'avais pu, j'aurais fini tout le verre de scotch de la charmante rousse ! Mais par politesse, je le lui avais rendu ... Bien que m'y noyer aurait été préférable.
Et en plus elle se fichait de moi ? A ses dires, je répondis par un sourire faussement amusé. Moi, tout ce que je languissais c'était de m'éclipser d'ici, aussi vite que j'y étais arrivé et sans être mort saoul ! Ce serait au moins mon challenge ce soir. Car finir mort plein, au milieu de tout ces hommes en rut, c'était la pire chose qui pourrait m'arriver.
Bien, que ça bavardait derrière moi, je me sentais toujours mal. Comme si on tentait de pénétrer mon intimité, et ça je pouvais vous dire que c'était la chose la plus horrible qui pouvait être.

Berk.


- Oui. Personnellement les priver de ma présence, serait bénéfique, mais je le reconnais. Seulement pour moi. Fis-je avec un clin d’œil à son adresse.

Et voilà que ça commençait. Cette brûlure intense qui pénétrait mon corps et qui me faisait tousser comme un tuberculeux. Mon dos me faisait souffrir. Atrocement souffrir ... Et mes poignets, n'en parlons pas de mes poignets ! Les stigmates encrés, m'auraient presque fait me fracasser contre le comptoir du Barman, tant j'avais mal. Je m'étais levé de mon siège et dirigé laconiquement vers les toilettes pour m'asperger.
Il n'y avait que là, que je serais bien. L'eau calmait ma chaleur corporelle. J'en avais oublié ma charmante interlocutrice tant la douleur avait été si rapide et si intense. Je m'excuserais par après quand j'aurais retrouvé mes esprits. Je soufflais, face au miroir ébréché et sale qui me faisait face, il me renvoyait un visage émacié et fatigué. J'appuyais mon front contre ce miroir légèrement glacé et j'étais un peu soulagé.
Lentement, je décidais de retirer au moins l'un de mes gants de cuir noir, celui de ma main gauche. J'avais de la peine à le retirer, tant la matière s'était presque fusionnée avec ma propre peau mate. Je mettais mon gant dans la poche de mon pantalon, et regardais de plus près ce qui me faisait tant peur. Un de mes vicieux tatouages, qui étaient là depuis des années, et qui scintillait d'une lueur dorée trop étrange pour être naturelle. En même temps, je ne m'étais jamais penché sur mon propre cas, préférant ignorer jusqu'à ces malédictions familiales.

Mais là, je me retrouvais devant le fait accompli et je n'y comprenais rien ! Je n'avais jamais eu aussi mal et je décidais de me remettre à me rafraîchir quand ... j'entendis toquer à la porte. Je n'eus pas le temps de décliner ou d'inviter qui que ce soit, que la personne se trouvait déjà là. C'était ma charmante rousse ! Il me fallut un petit instant avant de m'en rendre compte, tant la douleur m'anesthésiait le cerveau. Je me retrouvais face à elle, le visage déconfit et meurtri par cette fièvre qui mettait du temps à s'en aller. Je venais de m’apercevoir que ce poignet que je devais toujours cacher, se trouvait désormais à sa vue. Ni une, ni deux, je le remettais dans la poche de mon pantalon, avec un visage grimaçant.
L'enfer s'étant emparé de mon corps, ne demandait qu'à être éteint et Dieu entendit mes prières apparemment ! Je remarquais qu'elle avait apporté un verre d'eau ! Verre d'eau qui ne fit pas long feu, tellement que j'avais soif. Je reposais le verre, tremblant sur le rebord bien dégueulasse du lavabo. Un instant auparavant, elle m'avait demandé si j'allais mieux, elle allait s'en rendre compte si elle scrutait ma tête. Cela m'avait touché, qu'elle s'inquiète un tantinet pour moi. Même si pour cela, elle avait associé sa diatribe à un regard plus que perçant. Outch.
Nous étions quittes encore une fois ! Chacun avait un lourd secret à dévoiler ... Petit à petit, je reprenais mes esprits et c'était bien mieux ainsi. Expulsant mes poumons, cette fois-ci je plaquais mon regard doré dans le sien si charmant.


- Maintenant ça va mieux. Merci d'être venue. Enfin heureusement que c'était toi, parce que si ça avait été un gusse, je sais même pas si j'aurais eu la force suffisant pour lui coller mon poing dans la gueule ! Répondis-je avec un grand sourire. La douleur était moins puissante mais elle était toujours, me rappelant à l'ordre. Je remis vite ce gant, là, j'étais au complet.

Les autres devaient se demander ce qu'on y fichait dans leurs toilettes ultra crades, bah rien à foutre en fait. J'étais bien avec elle, et je me reprenais petit à petit ... Je me demandais bien ce qu'elle pouvait 'être', elle, la fille qui pouvait guérir d'une cheville foulée en même pas une minute.


- Oui un endroit moins dégueu, ça me plairait ouais. Et je suis toujours curieux Miss.

Décidément, cette charmante demoiselle parvenait à me troubler. Je passais l'une de mes mains dans sa chevelure de feu, elle me rappelait un peu Purdey. Mais je n'allais pas lui en parler, car on sait tous, que les filles sont ultra jalouses quand on en évoque une autre ! Alors, je préférais encore vivre, plutôt qu'une mise à mort dans des chiottes sordides !
Je l'amenais contre ma grande stature et la serrais contre moi. Pas de là, à lui briser les os, bien au contraire. J'embrassais son front, et par la suite, je m'emparais de l'une de ses mains et nous sortions (enfin) des restrooms ! Quel ne fut pas mon étonnement devant tant de regards ébahis ... Peut-être qu'ils croyaient que j'avais passé l'arme à gauche avec tout ça.
Ouais, mais non. Allez ! Cette fois on se casse ! J'entrainais ma comparse dehors, j'étais enfin au frais et je m'étirais. Pfiouh.

La douleur était toujours là, mais visiblement occultée par cette sensation de bien-être qui m'avait saisi. Je scrutais ma compagne dans les yeux, en effet, nous n'avions pas fini.


- Où en étions-nous Miss. Car je crois, que tu es aussi curieuse que moi ... à mon égard.
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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Mer 22 Aoû 2012 - 22:36

Il n'avait vraiment pas l'air d'aller bien, et Sophia n'attendait qu'un signe d'impatience pour disparaître si jamais sa présence était de trop. Il avait l'air de souffrir le martyr, et la souffrance, ça Sophia connaissait bien, elle savait qu'on pouvait réagir n'importe comment pour qu'elle s'arrête ou lorsqu'on y était soumis. On pouvait alors avoir n'importe quelle réaction. Elle regarda son visage et la douleur qui s'y lisait en se désolant une nouvelle fois de ne pas pouvoir faire autre chose pour l'aider.
En entrant, elle avait aussi remarqué sa main, cachée bien vite dans sa poche, accompagné d'une grimace de douleur, mais n'avait pas fait la moindre remarque et s'était forcée à regarder ailleurs, après tout, elle ne le connaissait pas et ce n'était pas tellement ses histoires, elle ne voulait pas qu'il se sente forcé de lui dire ce qu'il était simplement parce qu'elle le voyait dans cet état là. Sophia n'avait jamais aimé l'expression "être pris sur le fait". Il était hors de question qu'il se sente obligé d'avoir à lui fournir une explication. C'était donc un grand travail sur sois qu'elle devait faire, pour essayer de noyer sa curiosité, l'enterrer dans un recoin sombre de sa conscience et l'oublier tant qu'elle n'était pas sûre qu'il allait bien. Elle le regarda avaler d'un trait le verre d'eau qu'elle lui avait ramené en restant sagement adossée au mur en face de lui.

- De rien, répondit-elle en lui rendant son sourire. J'espère que ça rattrape un peu l'écrasage de pied de tout à l'heure.

Elle attendit qu'il remette son gant - en faisant semblant d'être occupée à contempler le vol d'une mouche comme si elle le voyait pour la première fois - avant de se rapprocher un peu de lui, autant qu'elle le pouvait dans l'espace restreint et crade qu'offraient les toilettes. C'était la première fois depuis qu'elle était entrée dans ce bar qu'elle souhaitait vraiment quitter cet endroit, une telle saleté, ça ne pouvait vraiment pas être toléré. Ils étaient sympas tous, le barman et les autres, mais elle avait des limites comme tout le monde. Elle en avait assez. Repoussant cette pensée dans un coin de sa tête, elle se redressa et sourit doucement au jeune homme en glissant ses mains dans ses poches.

- La curiosité est un vilain défaut, rétorqua t-elle doucement. Mais allons-y …

Elle le laissa se rapprocher d'elle, réprimant une envie de s'éloigner - simplement par précaution, mais après tout, lui même lui avait dit qu'il ne lui voulait pas de mal. Se méfier était devenu une seconde nature - passer une main dans ses cheveux en levant les yeux pour contempler son visage, il était trop grand, se plaignit-elle mentalement. Pratiquement toutes les personnes qu'elle fréquentait la faisait passer pour une naine, c'était tellement injuste. Mais plutôt séduisant d'un certain côté. Elle sourit en se laissant enlacer, songeant avec regret que la dernière fois qu'on l'avait enlacée, c'était parce qu'elle était en train de mourir - encore - après avoir sauvé Dolores. Personne ne la considérait comme humaine quand les gens savaient ce qu'elle était vraiment, alors rencontrer quelqu'un qui ne savait rien et se comportait avec elle comme avec un simple humain, c'était assez rafraîchissant. Elle serra la main gantée qu'il lui tendait et sortit derrière lui, fixant son regard droit sur la vitrine pour éviter les regards des autres clients, notamment les joueurs de billard qui avaient sûrement espéré pouvoir rentrer avec Adrian. Les pauvres, vraiment … Elle attrapa en passant sa veste restée sur la chaise au bar.

La jeune femme attendit qu'ils se soient un peu éloignés du bar pour enfiler de nouveau sa veste, histoire de ne pas choper la crève à cause du vent froid de janvier. Elle tira ensuite les manches de son pull sur ses mains pour cacher ses cicatrices et attrapa la main d'Adrian pour en caresser le cuir qui recouvrait sa main, essayant de deviner ce qu'il pouvait bien caché sous ses gants, ce qu'il tenait à ce qu'elle ne voit surtout pas. Elle songea, que c'était peut-être mieux de ne pas savoir, elle laissa retomber la main d'Adrian avant de plonger les yeux dans son regard doré avec un sourire en coin. Il fallait savoir être sage. Elle préférait ne pas savoir si jamais sa vision du jeune homme devait être changée à cause de ça.

- Je suis curieuse, c'est vrai … mais tu peux garder ton secret si tu veux. Je ne te connais pas. Et toi non plus tu ne me connais pas. Je crois bien qu'il y a peu de chances pour qu'on se revoit jamais après ce soir … On peut tout imaginer l'un sur l'autre. Sans rien savoir, sans rien qui change notre vision. Est-ce que ce n'est pas mieux comme ça ?

Le problème majeur, c'était surtout que, sage, elle ne l'était pas tant que ça finalement. Elle risquait de ne pas tenir ses bonnes résolutions. C'était bien ce qu'on lui reprochait, c'était bien pour ça que Dolores voulait l'envoyer dans ce camp militaire pour suicidaire et autres tarés de l'Opposition, elle voulait s'occuper de son caractère, au pire, la faire disparaître si ça ne marchait pas comme elle le souhaitait, quitte à renvoyer Sophia à Ethan Jones.

La jeune femme laissa retomber ses bras et se retourna vers l'Hudson en serrant ses bras contre ses épaules pour se tenir chaud, elle aurait quand même du prendre une veste un peu plus chaude, et ne pas croire qu'elle allait trouver l'endroit où se trouvait sa réunion avant d'avoir froid.. Elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais ravala ses mots avant qu'ils ne sortent. À la base, dans leur accord, c'était elle qui était censée dire ce qu'elle était, et lui avait proposé ensuite de lui révéler ce qu'il était, mais elle n'était plus si motivée pour qu'ils se révèlent leurs secrets.

- Est-ce que ça te dérange ? Si on ne se dit rien ?

Elle s'était retournée vers lui, accoudée à la balustrade du quai dans une posture aguicheuse et s'était fendue d'un sourire incendiaire. Sophia lui laissait le choix, elle avait proposé le marché, il l'avait rempli, s'il insistait, il y avait peu de chances qu'elle résiste plus que ça. Derrière elle, les flots sombres se déchaînaient, bruyants, essayant de se dégager des quelques plaques de glace qui pointaient le bout de leur nez. Il y avait plus agréable, Sophia aurait été ravie de rallier un lieu chauffé, quitte à retourner dans le bar s'il le fallait.

- Ou pas ? Ou est-ce que tu préfères révéler ce qui se cache derrière ce cuir et savoir ce qui se cache derrière toutes mes cicatrices ?

La jeune femme avait abandonné sa rambarde pour se rapprocher de lui, avec son sourire toujours cloué aux lèvres, la démarche chaloupée. Elle pencha la tête en avant, dénuda sa nuque avec son bras gauche pour le laisser apercevoir, sous la lumière orangée du réverbère, les trois lignes profondes, blafardes et trop droites pour être naturelles qui ornaient sa nuque, semblables aux autres qui occupaient d'autres endroits de son corps. Puis elle releva la tête, laissant ses cheveux sur son épaule, tirant de nouveau ses manches sur le dos de ses mains. Sophia se redressa ensuite sur la pointe de ses pieds pour river son regard au sien, susurrant tout près de ses lèvres :

- À toi de me dire




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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Ven 24 Aoû 2012 - 23:29

Bien sûr que le verre d'eau, rattrapait l'écrasage de mon pied !

Je lui avais souri quand elle m'avait sorti cela. En effet, l'eau qui s'était infiltrée dans mon corps meurtri avait été salutaire. Et pour cela je ne la remercierais jamais assez. Puis, mû par un étrange instinct je l'avais prise dans mes bras. Non pas que cela m'avait déplu, bien au contraire. Mais c'était peut-être plus pour me rassurer moi que je l'avais fait ... Bien que sentir sa chaleur humaine contre ma grande stature, était plus que plaisant.
La jeune rousse avait repris sa veste quand nous étions sortis précipitamment de ce bar mal famé, et moi qu'avais-je fait de la mienne ? Vu que mes esprits s'étaient dispersés durant un laps de temps ... Je palpais mon corps et reconnut le tissu, malgré mon cerveau en berne, elle était bien présente sur moi. Ceci expliquait peut-être la chaleur bien trop excessive qui avait pris place en moi, et qui prend toujours un peu place d'ailleurs. La charmante demoiselle, eut un geste envers moi, qui me pétrifia quelques secondes.
En effet, sa peau si belle, venait toucher l'horrible cuir qui cachait mes stigmates, héritières d'une dynastie trop décadente. Ce seul geste, eut pour effet d'accélérer les battements désordonnés de mon cœur, et en même temps de me refroidir. Par habitude, je n'aimais pas que l'on me touche, surtout ces mains horribles ... C'était bien pour cela, que j'apposais des remparts de tissu, de ce tissu qui un instant auparavant avait failli fusionner avec ma propre peau mate. Finalement, elle retira sa main, c'était idiot, je m'y étais habitué à ce charmant 'contact'.
Ce qu'elle me dit par la suite, me fit sourire, car pour ma part, j'avais les mêmes pensées à propos de nos deux personnes ...

C'était ... marrant.


- En effet. Je suis de ton avis. Garder le mystère et l'entretenir, ce serait mieux. Mais je suis trop curieux pour m'arrêter ici. Mais même si le destin fait que dans le futur nous ne nous croiserons plus, au fond de moi, j'aimerais justement ... te revoir. Fis-je avec un sourire en coin en plantant mes orbes dorées dans les siennes. Je remarquais soudainement qu'elle avait froid, et moi égoïstement, je restais au chaud dans ma veste. Lentement je la retirais pour la poser sur ses frêles épaules, non pas que je sois un gros macho qui pense que tout les femmes ne sont rien sans la geste masculine, mais plutôt que je n'aime pas voir les filles mourir de froid.

Quoi de plus normal en définitive ?


- Si tu veux. Mais tu sais que tu me tortures là. Être si proche de toi, et ne rien savoir de toi, c'est comment dire ... frustrant ! Réponds-je par un large sourire agrémenté d'un petit rire. C'était vrai ça, elle était en face de moi, sujette à un lourd secret, et moi dans mon naturel curieux, je ne pouvais rien savoir ! C'était plus qu'une torture, c'était un véritable enfer ! J'étais pris entre deux feux car révéler ce qui se cachait sous ce cuir noir, c'était me mettre à nu devant elle. Bien qu'elle m'inspirait confiance, j'émettais tout de même des réserves. En des temps incertains comme ceux-ci, je n'étais pas à l'abri d'une embuscade perpétrée par le camp adverse.

Mais c'était sa compagnie que j'appréciais. Et peu importe ce qu'elle était, ou dans quel parti elle se trouvait, j'adorais ce qu'elle dégageait. Sa forte personnalité et ce mystère qui l'entourait. Dans ce sens là, nous étions identiques. Et juste pour ça, ça me plaisait.

Ses cicatrices ?

Quelles cicatrices ? Je m'interrogeais en proie à d'étranges réflexions, quand elle m'apporta la dite réponse sur un plateau d'argent ... Elle avait délaissé la rambarde gelée, pour se rapprocher de moi. Jusque là rien de vraiment alarmant, c'est pour la suite qui je m'inquiétais ... Avec un geste des plus appréciables, elle me dénuda sa nuque, là je souris. Mais je perdis vite mon sourire quand j'aperçus ce qui se trouvait révélé à la lumière révélatrice de ce fichu réverbère. Des cicatrices, si blanches sur cette si belle peau. Et si laides ...
Mon regard, pour ne pas qu'elle soit gênée, je le déviais ailleurs. Mais mon attention se porta encore sur elle, quand l'instant d'après, elle approchait ses lèvres si tentatrices des miennes. Là, ma raison avait défailli et je ne savais plus vraiment où j'en étais. Ces lèvres, si proches des miennes ... Je m'en emparais avec ferveur en la serrant contre moi. Cette fille m'avait bouleversé, ces cicatrices me rendait malade. Non pas que cette si jolie rousse me dégoûtait, c'était évidemment le contraire ! C'était juste que ... J'avais l'impression qu'on lui avait fait du mal. Ces cicatrices si blanchâtres n'étaient pas si anodines que cela ... Et elles étaient bien trop droites pour être d'origine naturelle. Alors je continuais à embrasser ma belle rousse pour ne plus y penser.
J'avais juste envie d'oublier ce que nous 'étions' pour un instant. Je prolongeais ce baiser en mettant mes gants de cuir noir sur ses joues rosies par le froid si mordant du mois de Janvier. Je mettais fin à ce baiser, qui pourtant, était plus qu'appréciable, pour river mon regard doré dans le sien.


- Je te propose une chose. Mais déjà promets moi un truc ... Que nous nous reverrons. Alors ce que j'ai à te proposer est simple, je te révèle un seul de mes secrets qui se cache sur mon corps et toi, tu choisis ce qu'il en est pour toi. Ou préfères-tu en rester là ?

Je la regardais. Toujours. Avec un sourire perché au coin des lèvres, lentement j'effleurais ce cou constellé de cicatrices qui me faisait me questionner. Que lui était-il arrivé ? Avait-elle souffert ? C'était plus fort que moi, mon regard se voila légèrement, je savais ce que c'était quand on gravait de force une malédiction sur un corps qui se débattait et qui n'en voulait pas ...

- As-tu souffert par le passé ? Si tu ne veux pas répondre, je le comprendrais. Ne t'en fais pas.
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Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !
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