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 Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !

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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Sam 26 Mar - 18:19

Spoiler:
 

Dans la vie, il fallait parfois se montrer gentil et coopérant. Cela aidait beaucoup dans les relations humaines, tout comme le principe de la première impression. Quand on avait apprit ces concepts, il était très rare d'avoir été envoyé à des années lumières du lieu où vous souhaitiez être par un civil un peu grognon.

Comme c'était le cas pour Sophia par exemple. Bien qu'elle ne se soit pas montrée polie et courtoise, non, elle l'avait été, au début. Mais avait craqué par la suite. Note pour sois-même, songea t-elle en traînant des pieds quelques part dans le Down Town de New-York, ne pas commencer à crier quand celui qui connait la ville où vous êtes perdue vous fait répéter trente-six fois, et ce, même si vous êtes extrêmement pressé. Cela vous aidera à gagner du temps, celui que vous aurez perdu pour aller là où il vous a envoyé et celui utilisé pour vous rendre compte qu'il vous a baladé. Par exemple. Elle fixa le bout de ses baskets qui traînaient contre le trottoir, mélange magnifique de béton et de verre qui faisait réverber les couleurs des différents spots publicitaires accrochés sur les murs. Pas moche d'ailleurs. Mais peu de gens ici ne devait prendre le temps de jeter un coup d'œil sous leur semelle pour admirer l'asphalte new-yorkaise.

-Bordel ! Vive l'amabilité des New-Yorkais, ne put-elle s'empêcher de s'exclamer. Une adresse, ça lui aurait écorché la gorge ?

Mais puisque Sophia était perdue et que de toute façon, elle aurait dû être à son rendez-vous une demi-heure plus tôt, elle avait à présent tout le temps pour apprécier la beauté du trottoir tout en trouvant le courage de retourner à son bureau pour y affronter Dolores et lui expliquer pourquoi elle n'avait pas pu être là pour la réunion d'information pour le camp d'entraînement qu'elle devait intégrer dans le courant de la semaine. Tient, voilà une nouvelle raison de se donner du courage. Entrer dans un camp militaire pour y être formée et en devenir un. Sauf qu'elle devait le devenir quatre fois plus vite que les autres. Elle, elle n'avait plus le choix.

Si on lui avait dit un mois plus tôt qu'elle allait trahir, être libérée de sa soumission et réintégré les rangs de l'Opposition volontairement alors qu'elle les haïssait cordialement, il y aurait eu de fortes chances pour qu'elle rit à gorge déployée. Plus maintenant. Maintenant, la vie de personnes qu'elle aimait était en jeu et dépendait de ses décisions. Plus question de trahir, même si c'était son activité préférée. Surtout si c'était son activité préférée.

Elle était la première à détester sa situation. Vraiment. Mais pour la conférence, alors là c'était vraiment trop pas sa faute du tout du tout du tout!!! No C'était celle du vieux papy avec sa casquette ridicule qui l'avait envoyée promenée dans un quartier à bars avec des néons lumineux ridicules ! Dont celui devant lequel elle s'était arrêté, admirative néanmoins.

* Nan mais comment ils ont fait pour faire tenir autant de mots sur un seul spot sans qu'il se casse la gueule ? *


Wow quoi …
Le seul et unique repère du Bahamalama-DingDong. En toute lettres, jaunes et oranges fluos accompagnées d'un grotesque dessins d'une coupe avec un bout de banane givrée sur le bord. Sophia en resta bouche bée. Un "depuis 1980" était peint en dessous de l'enseigne sur le mur, la jeune femme ne pouvait pas croire une seule seconde que cette enseigne était là depuis les années 80 sans avoir dégringolé par terre.

Avec un petit sourire, elle entra, juste pour avoir eu le courage de mettre ce truc jaune devant la porte, le bar valait amplement le détour, même si elle n'avait pas tout à fait compris le dernier mot, celui en sept syllabes. Elle alla s'asseoir au bar à côté d'un gars habillé en motard. Sirotant le truc que dessinait le spot jaune fluo. Avec le bout de banane et même le petit parasol !!

- Qu'est ce que se sera ? demanda le bar man avec le torchon sur l'épaule qui faisait tellement cliché.

Sophia ne quitta pas son sourire en remarquant le torchon qui lui rappela le bon vieux temps où elle aussi était serveuse. Une serveuse très mal payée d'ailleurs. Elle désigna son voisin du pouce.

- La même chose que lui !
- Ah ! Une adepte du Bahamalama-DingDong !


Elle éclata de rire, il ne fallait pas lui en vouloir, en ce moment, tous les prétextes étaient bon pour qu'elle se laisse aller à rire, un mauvais pressentiment pour la suite qui sait ? Elle ne savait pas comment elle allait en ressortir de ce camp militaire, alors mieux valait rire tant qu'elle en était encore capable.

- Non ! C'est quoi ce nom d'ailleurs ?


L'homme éclata d'un rire de bon vivant, tel que Sophia les aimait. Parfois, rien qu'en entendant le rire d'une personne, elle pouvait deviner qu'elle genre de personne elle était et si elle pourrait l'apprécier. Et là, elle avait envie de le connaître et de rire avec lui. Déjà son sourire recommençait à poindre, elle ne pouvait pas s'en empêcher. C'était vraiment plus fort qu'elle.

- Oh, quand vous en aurez goûté une vous comprendrez !,
expliqua t-il en servant la boisson devant Sophia. Allez-y pour voir.

Avec la curiosité piquée au vif, elle porta la boisson à ses lèvres. Elle plissa les yeux, d'abord par le froid qui lui envahit la gorge puis par la chaleur qui la remplaça, elle faillit tousser et recracher toute la boisson presque par les narines. Le barman ré-éclata de son gros rire joyeux et lui envoya de grandes tapes dans le dos pendant qu'elle essayait de dégager ses voies respiratoires. Elle ne pouvait décement pas mourir comme ça, imaginez l'épitaphe !
Ci git, Sophia Keeblyn, noyée dans son Bahamalama-DingDong.

- Alors ?, demanda t-il.

- Bahamalama ! La vache c'est fort ! Y'a quoi là dedans ? Et aussi pourquoi Ding Dong, fit-elle en essuyant les larmes à ses yeux.

Il sortit une petite sonnette qui tinta d'un joyeux Ding-Dong

- À chaque fois qu'on en sert une. On appuie sur cette sonnette. Et euh … Rhum, Vodka et notre ingrédient secret ! À la votre ma p'tite demoiselle !

Elle lui sourit et avala une nouvelle gorgée moins fournie que la précédente. C'était pour une raison de sécurité, elle avait frôlé une mort ridicule, inutile de reprendre des risques complètements surfaits !


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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Dim 3 Avr - 16:57

New-York, New-York ...

Pour être honnête, je ne savais aucunement ce que je fichais là. Par pur esprit de découvertes ? Probablement. Toujours est-il que j'évoluais dans l'immense métropole tel un fantôme en me fondant dans les masses. Évidemment, je laissais traîner mon regard doré partout, à l'affût. Et mes oreilles aussi. J'étais là-bas sous un autre patronyme et c'était parfait ainsi.
Je ne devais en aucun cas me faire prendre, parce que la sentence infligée par Sacha serait bien pire que les autres. Je parle en connaissance de cause ... Mais je suis et reste assez rusé pour ne pas éveiller les soupçons. Pas con non plus quand même. Je sens des regards se poser sur ma personne, mais je n'y prends pas cas. Ne pas éveiller les soupçons, ne pas faire le Troll ... Ça me change considérablement.
J'écumais les rues, faisant transparaître sur les murs ma longue et élancée silhouette. Certaines filles me regardaient, souriantes, sourires que je ne rendis pas. J'avais d'autres choses à faire.

Quoi en fait ?

Le brouhaha de la mégalopole se faisait sentir. Je n'allais pas tarder à le ressentir au plus profond de mon être. En même temps, j'étais ici pour de "l'infiltration", alors autant s'infiltrer non ? Et quel endroit était parfait pour se fondre dans les masses les plus bavardes de la populace ? Les BARS ! Non, je n'étais pas porté sur l'alcool, loin de là. Et malheureusement je déroge à mes principes, je vais faire le Troll dans les bars.
Sacha va me tuer, mais ce sera une belle mort en l'occurrence. Non, je déconne ! Ça va pas. Pas envie de crever bêtement de ses mains, je suis trop jeune. Les filles que j'ai croisées auparavant me dépassent avec un large sourire.


- Ohé ! Jeune homme ! T'es perdu ? Tu veux qu'on t'aide à retrouver ton chemin ... Me lança une demoiselle à la poitrine trop aguicheuse. Quel accent de merde américain ... Je lève les yeux au ciel, mais ces donzelles ne me lâchent pas d'une semelle, elles s'accrochent à mes baskets tels de si splendides chewing-gums. Belle image non ? Mais si véridique en soi.

- Allez ! Te fais pas prier ! T'es venu faire la tournée des bars non ? On le voit à ta tête !! Me sort une rousse incendiaire.

- Ouais. Mais pas interessé. Répondis-je d'une voix glaciale. Je vis à leurs têtes, l'Effroi que je venais de leur inspirer.

Parfait j'étais tranquille. Encore heureux.

Mes longues jambes me traînèrent de place en place. Et je ne trouvais rien qui pouvait éveiller ma si pugnace et douloureuse curiosité. Je commençais à déprimer quand je LE vis. Étrange et imprononçable façon de prénommer son bar mais ça on s'en contrefout.
Mon regard doré s'étrécit quand je vis la populace qui y traînait. Des motards, des gros, des gros motards ... Bref que du beau monde en perspective.

C'était positivement laid dehors et ça l'était autant dedans. Les gros motards stéréotypés qui jouaient une partie de billard, encore elle bien clichée. La décoration vintage puait les années quatre-vingt, et les figurants aussi. Soupir extrême de lassitude, j'avais vraiment des sales idées en ce moment. Avec un signe de la main, on m'intimait de me joindre à la partie en cours, j'étais pas suicidaire non plus.
Je déclinais l'invitation de mon rictus le plus spectaculaire et on en redemandait.

Faites gaffe, je vais en venir aux mains si ça continue.

Mon regard resta accroché sur une rousse qui n'allait pas tarder à s'étouffer au bar. Félinement je me rapprochais pour écouter. D'après ce que je pouvais entendre, elle avait pris une drôle de mixture répondant au même nom que l'enseigne. Chapeau ça avait l'air excellent tout ça.

Dans une autre vie.

Sans pour autant détacher mes iris dorées de la rousse, j'en venais à lui poser une question qui me turlupine.


- C'est quoi qui a essayé de vous tuer ? Fis-je avec un sourire en coin, en prenant place à côté d'elle, tout en joignant mes mains gantées de cuir noir sur le comptoir.

Jolie rousse.


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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Dim 3 Avr - 17:39

Sophia tourna à peine les yeux pour voir qui venait de s'adresser à elle. Elle était un peu trop occupée à s'assurer que la gorgée qu'elle venait d'avaler n'allait pas causer une nouvelle quinte de toux.
Un gars avec un sourire en coin à faire craquer n'importe quelle bécasse qui passerait par là.
Oh non. Pour une fois qu'elle voulait juste boire sans embêter personne pour se préparer mentalement à sa mort. Parce qu'il ne faisait aucun doute que sa patronne allait la tuer, ce n'était plus qu'une question de temps. Avantage d'être impossible à blesser, mais aussi un inconvénient, les personnes qui connaissaient cette chose qui vous définissait en profitaient ensuite pour vous tirer dessus dès que ça leur chantait … ou quand ils étaient bourrés. Elle soupira en avalant une nouvelle gorgée avant de se retourner vers lui avec un petit sourire, la soirée lui avait appris à être aimable avec les New Yorkais, parce que sinon, ils vous le faisaient payer, et ce n'était pas forcement sympa à voir.

- Bahamalam-DingDong, répondit-elle en relevant sa main pour qu'il puisse voir le contenu de son verre.

C'était quand même un nom bizarre pour une boisson, assez dur à prononcer au début, mais Sophia se réjouit de pouvoir le dire sans bégayer et d'après le regard appréciateur du barman en face d'elle, elle l'avait prononcé correctement. Elle lui enfonça avec un sourire et le bout de banane givré qui remonta presque immédiatement à la surface avant de se retourner vers son nouveau voisin pour le détailler. Il devait avoir à peu près son âge, donc il devait encore être étudiant, et peut-être moldu. Il avait du avoir le choix de ses actions lui, et devait être entièrement neutre aux conflits.
Petit veinard.

- Rhum, vodka et banane, précisa t-elle en plongeant de nouveau ce dernier élément au fin fond de son verre en lui ordonnant mentalement d'y rester.

Ce qu'il ne fit évidement pas. Elle détourna son regard de l'inconnu pour regarder le fond de son verre. En fait, Sophia n'avait pas envie de retourner aux bureaux de la PIG. Et rien que de penser qu'elle le devait parce qu'elle avait fait une satanée promesse à Dolores pour qu'elle aide son ancien soumetteur la rendait malade. Elle aurait pu faire ça par charité quand même ! Ça ne lui coûtait absolument rien après tout.

Sophia avala une nouvelle gorgée de son verre. Elle pouvait peut-être profiter de la soirée pour s'amuser un peu après tout, elle n'en aurait pas l'occasion avant un bon bout de temps. Et pourquoi pas avec quelqu'un de son âge ? La jeune femme se retourna vers son voisin avec un grand sourire. Mais il était hors de question de lui donner son vrai nom. Pas question de donner la moindre chance de laisser quiconque la retrouver après cette soirée. Si l'alcool pouvait l'aider à s'amuser, il était pratiquement certain, qu'il allait aussi lui aider à se faire des ennuis ou des souvenirs dont elle aimerait le plus possible ne pas se souvenir.

Elle n'avait pas envie de se présenter, mais s'il lui demandait, elle dirait Lily. C'était le premier nom qui lui était venu à la tête. Il était commun, innocent et rapide à prononcer. Parfait pour cette soirée qui était à l'inverse de ce petit prénom. Et puis Lily seyait parfaitement à une rousse.
Elle attendit que le barman se concentre sur un autre client pour pousser son verre vers le nouvel arrivant. Elle l'enviait cet innocent ! Il devait avoir une vie tellement facile.

- Peut-être que vous voulez gouter avant d'investir, non ? C'est fort et ça a un goût bizarre, demanda t-elle innocemment avec le sourire assorti à son petit air. Et je ne suis pas contagieuse., le taquina t-elle.

Sophia était assez impressionnée par sa propre audace, quelques mois plus tôt, si quelqu'un était venu lui adresser la parole comme ça dans un bar, il y aurait eu de forte chance pour que la seule réaction qui lui vienne fut de rougir comme une tomate. Mais maintenant, qu'avait-elle à perdre à se dévergonder un peu ?

La jeune femme laissa le verre entre eux d'eux, il y prendrait une gorgée si ça lui faisait plaisir, de toute façon. En lui proposant son verre, Sophia espérait qu'il comprendrait qu'elle était là pour s'amuser un point final. Et puis, avec son nouveau salaire, elle avait les moyens de s'offrir une bonne centaines de cocktail comme celui là, alors, maintenant, il faisait comme il le souhaitait. Mais s'il en prenait, elle serait renseignée sur ses intentions. Après tout, on disait que les Américains étaient doués pour faire la fête avec des inconnu(e)s, surtout ceux originaires de cette ville.


- Alors vous êtes du quartier, demanda t-elle en plongeant son regard dans le sien.

Elle remarqua qu'il avait de beaux yeux dorés. Un point pour lui. Peut-être qu'elle avait là une personne tout à fait apte à se détendre avec elle pour un soir.

- Quoique à la réflexion, je n'ai pas la moindre envie de le savoir. J'en ai marre des civilités. Si vous devez me parlez, dépechez vous, j'espère bien être saoule comme par permis dans environ …, elle jeta un coup d'oeil à sa montre, environ une demi heure. Et si vous avez quelque chose à me demander, attendez que j'ai bu encore cinq autres verres, et vous m'aurez franche.

Une soirée, ce n'était rien que pour une soirée après tout. Et elle n'aurait pas le moindre souvenir de ce qu'elle lui dirait. Une bonne soirée en perspective.

- Je peux en avoir une autre s'il vous plait ? demanda t-elle en haussant la voix.

Le barman lui jeta un coup d'oeil interrogatif en regardant son premier verre à peine à moitié et vide mais ne fit pas de commentaires. Il lui en apporta juste un nouveau. Elle avala la banane givrée, prit une bonne respiration et avala cul sec son verre puis le choqua contre le bar en le reposant tandis qu'elle toussait parce qu'elle n'avait vraiment pas l'habitude des boissons aussi fortes. Elle son truc, même si ça faisait cliché, c'était le bon vieux thé anglais.


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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Mar 5 Avr - 15:53

Ok.

La jolie rousse venait de m'assassiner avec un nom de cocktail à coucher dehors. De quoi ? Même un sortilège ne pouvait se targuer d'avoir un nom aussi imprononçable. Je restais stoïque face à cette terrible nouvelle, et je ne lui faisais aucunement répéter. Je la regardais interloqué, jusqu'à ce qu'elle me montre le contenu de son verre et qu'elle me détaille tout les petits ingrédients.
Rhum, Vodka et banane. Bwarf, ça ne doit pas être si mauvais tout compte fait. Je la regardais toujours du coin de l'œil avec mon éternel sourire, de circonstance je l'avoue. Lentement je vis qu'elle poussait son étrange breuvage vers moi. Je pouvais sentir cet alcool à trois kilomètres à la ronde.

Non, la seule fois où j'étais out c'était ...

Ah oui c'était lors de la soirée I Love Pink de Jay. Avec Andrew on s'était retrouvés en caleçon à danser lascivement puis pour finir se jeter dans une fontaine de chocolat. Si mes souvenirs sont exacts. Donc non, peut-être pas envie de réitérer l'affaire en fait. Mais c'était tentant. Avec une assurance quelque peu craintive, je m'emparais du verre pour le porter à mes lèvres. Mais auparavant je respirais la chose qui n'allait pas tarder à m'enflammer les entrailles.

Par Merlin, ça tue.

Autant se lancer non ? Sans crier gare et surtout avec appréhension, je bus une gorgée. J'avais raison, l'odeur était aussi arrachante que le goût. Pendant quelques secondes, je me mis à tousser comme un tuberculeux, faisant la joie du barman, hilare en face de moi. Blasé et surtout à la limite de rendre mon dernier soupir, je le regardais de travers.


- La vache. C'est mortel ! Réussis-je à placer entre deux quintes de toux. Mes joues mates avaient quelque peu rosi et mon sourire n'en était que plus charmeur.

- Du quartier ? Oui et non, je dirais. Je restais évasif sur ma réponse, pas besoin de se dévoiler non plus. Non mais.- Saoule ? Il me tarde de contempler cela. Saoule dans le sens, je danse nue sur les tables ? Ou pire encore ? Fis-je avec un petit rire. Ce serait ma foi intéressant d'assister à tel spectacle.

Le verre toujours en main, je décidais de finir la bizarre et brûlante décoction. Interloqué, je la voyais recommander un autre verre qu'elle avala ... cul-sec. Mes yeux dorés s'écarquillèrent mais pour ne pas faillir, je fis de même. Une gorge endolorie et une mort certaine après, je repris ma voix normale.

Du moins j'essayais.


- Autant connaître notre compagnon de boisson ! Moi Adrian, enchanté jolie rousse. Lui-dis en tendant ma main gantée de noir vers elle.

J'avais toujours eu un faible pour les rousses, cela dit.
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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Mar 5 Avr - 16:32

Sophia ne put retenir un éclat de rire. Au moins, elle n'était pas la seule que la boisson faisait tousser à mort. Chose étrange : ils étaient les deux seules personnes qu'elle avait vu manquer de recracher sa boisson dans le bar, les autres eux étaient capable de se les envoyer comme s'il ne s'agissait que d'un verre d'eau. Interessant …

Peut-être qu'elle en serait capable dès qu'elle en aurait avaler quatre verres de plus. Qui sait ?

Elle lui tapota l'épaule avec un sourire compatissant, elle savait ce que ça faisait, cette boisson était capable d'arracher à elle le dentier de Mamy, alors … Leurs pauvres petites gorge n'avaient pas la moindre chance face à ce truc. Si ça se trouvait, l'ingrédient secret était du détergent ou du dissolvant. Quelque chose de fort et imbuvable.

Tient ça n'était pas un New-Yorkais ? Elle aurait pu y mettre sa main au feu, au moins, et la ressortir intacte de là. C'était le geste qui comptait de toute façon. Dommage, si elle était assez saoule pour partir sur les quais pour brailler des chansons paillardes, elle était certaines qu'elle serait vouée à errer saoule dans les rues américaines, perdue comme … Perdue dans les rues. Il fallait qu'elle arrête le tir avec les comparaisons là … Avec l'alcool en prime, ça devenait catastrophique, déjà que sobre était horrible, ça devenait un massacre maintenant.

- Nan, quand même pas …, répondit-elle en tentant d'imaginer ce qu'elle pourrait donner en voyant double, voire tripple si elle réussissait à atteindre son but. Quoique en fait … j'en serais peut-être capable, remarqua t-elle avec une moue embarrassée.

Dit Adrian avec la voix de quelqu'un qui a une extinction de voix. Bon, au moins, elle n'était pas la pire des deux, c'était déjà bon à savoir. Elle lui fit un grand sourire, et lui serra la main en retour en essayant de se souvenir du prénom qu'elle avait trouvé tout à l'heure. Ca commençait par un L, non ? Laura ou Lori. Ah non pas Lori, ça s'était son amie. Et puis, même si à la base elle avait décidé de ne pas lui donner de nom du tout, le fait que ce soit accompagné d'un "Jolie Rousse" aidait beaucoup, cela dit.

- Moi c'est Lily.

Elle fixa le fond de son verre, tout triste sans rien dedans et le bout de banane qui lui faisait de l'oeil. "Mange moi, allez je suis délicieuse", semblait-elle murmurer.
Elle ne pouvait décemment pas la laisser comme ça pauvre d'elle. La jeune femme décida de l'achever, elle la piqua avec le bout de son parasol et avala son deuxième bout de banane alcoolisé de la soirée en songeant que l'on pourrait sûrement se saouler rien qu'en mangeant les bananes étant donné à quel point elles étaient imbibées.

Elle recommanda deux autres verres pour eux mais ne commença pas son verre, au vu du silence qui commençait à s'installer entre Adrian et elle, il y avait de fortes chances pour qu'il lui pose une autre question, déjà qu'elle avait du lâcher un surnom …
La meilleure défense était l'attaque, elle le noierait donc sous une avalanche de questions pour qu'il n'ait pas le temps de faire pareil. Avec un hochement de tête appréciatif sur sa décision, elle se tourna vers lui avec toujours le même grand sourire. Et elle en profiterait pour aborder une question qui la taraudait et qui la faisait doucement sourire en réalisant dans quel quartier ils étaient.

- Alors Adrian, si vous n'êtes pas d'ici. C'est que vous devez être de passage. (Quelle logique !!) Ou en vacances ? Votre séjour parmi nous se passe bien ?

Elle écouta patiemment sa question en avalant une toute petite gorgée de la boisson, qui, elle le sentait parfaitement, commençait lentement à lui monter à la tête puisque celle ci était bien plus légère qu'en entrant. Mais elle était toujours consciente, et ça, ça ne lui plaisait pas. Et il fallait qu'elle lui pose sa question parce que ça la démangeait de trop.

- On voit que vous êtes un touriste. Ou alors vous êtes venu dans un bar gay exprès ?
demanda t-elle avec un sourire espiègle.

Elle ne se moquait pas, un fin un petit peu, il avait vraiment une tête d'hétéro, et puis il ne serait pas venu l'aborder étant donné la présence des hommes ô combien masculins et craquants présents dans le bar. Et Sophia voulait voir sa réaction dès qu'il comprendrait son erreur.

Elle ne l'avait remarqué que dès qu'elle avait vu un couple bras dessus bras dessous. Mais ça ne la gênait pas plus que ça puisqu'ils lui avaient fichu la paix jusqu'à ce qu'arrive Adrian qui semblait avoir la même tolérance au BahamalamaDing-Dong qu'elle.

- Je meurs d'envie de savoir si Adrian a fait exprès de venir ici
, ajouta t-elle avec un sourire jusqu'à ce qu'elle ne puisse retenir un grand éclat de rire.

Ouh … dixième éclat de rire de la soirée. Ca semblait bien parti pour son projet de la soirée.


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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Ven 8 Avr - 9:49

On pourra dire que j'ai vu la Grande Faucheuse d'assez près.

Cette boisson aussi arrachante qu'un dissolvant, mélangé à une eau-de-javel, le tout agrémenté d'un Whisky-pur-feu avait failli me laisser sur place. Mon interlocutrice en bonne âme charitable venait à me tapoter le dos, compatissante.
J'eus un petit sourire, non désolé, le rire ne venait pas. La gorge bien trop rauque pour cela. J'eus espéré que saoule, elle se mette à danser nue sur les tables, mais non. C'est toujours comme cela avec moi ... Aucune chance.
Mais dommage, le spectacle aurait valu le coup d'œil.


- Dommage. Fis-je le plus naturellement du monde en fixant mon verre. Mais l'autre partie de sa réponse eut tôt fait d'attiser le restant de ma curiosité. Ah ! Là ça m'intéresse ! Et je lui octroyais mon plus beau sourire de dément.

Premier échange, le serrage de mains, elle ne s'était pas étonnée du cuir présent sur les miennes. Très bien, je n'aurais pas à me justifier. Elle venait de me dire son prénom : Lily. Ça convenait assez bien à une rousse en fait. Je la détaillais de haut en bas avec mon regard doré presque inquisiteur, mais je souriais en même temps. Ça faisait assez flipper je dois dire ...
Mais j'ai toujours agi ainsi, même en étant à Poudlard côté collège. Oh tiens, quand je serais de retour dans mes pénates anglaises, j'irais ennuyer ma Citrouille Épicée. Cela faisait un moment que je ne l'avais point vue cette rousse brûlante. Et Purdey aussi ... Oui, je l'ai dit, je n'ai côtoyé presque que des rousses. Ne m'en déplaise, j'en ai justement une très jolie en à côté de ma personne.
Je la vis ingurgiter sa pauvre banane esseulée, très bien. Pour moi cet alcool c'était fini ... Mais je l'entendis en recommander deux autres. Outch.

Ma pauvre gorge en avait déjà pris un sale coup.

Drôle de question qu'elle était en train de m'infliger là. Rester assez évasif mais donner un peu d'explications car sinon, connaissant les filles, elle allait rentrer dans les détails et ça n'en finirait plus. Mais alors plus du tout.


- Oui, de passage. Mais mon séjour se passe assez bien, je dois dire. Jusqu'à preuve du contraire. Répondis-je avec une voix débordante de neutralité.

Je ne touchais toujours pas à ma boisson, regardant lentement le fruit baignant à l'intérieur. Son autre question me figea sur place. De quoi ? Bar gay ? Hein ? Lentement je me retournais. Je voyais toujours les motards tout de cuir vêtu, jouer au billard. L'un deux me héla pour que je vienne encore participer mais je déclinais rapidement la splendide invitation.


- Je ne crois pas non. Sinon je ne serais pas en aussi charmante compagnie.

Elle avait un joli rire, pas un de ceux qui vous fait froid dans le dos dès que vous en entendez les prémices. Je lui souriais et je me rapprochais un peu plus d'elle, mettant à mal la distance qui nous éloignait jusqu'à présent, pour lui murmurer dans un souffle au creux de son oreille :

- Ah. Peut-être qui sait. Et toi l'as tu fait exprès ?

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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Ven 8 Avr - 19:58

Oh !

Il n'avait vraiment l'air d'avoir envie de parler de son séjour. C'était génial, elle avait dit ça par politesse mais aurait vraiment eu mal s'il avait décidé de se lancer dans un récit particulièrement précis et ennuyeux de son voyage à New York. Non, les civilités, ça lui sortait par les trous de nez. Elle se jura d'arrêter ce genre de questions auquel il n'avait pas l'air d'avoir envie de répondre, et elle d'entendre la réponse.

Il sursauta légèrement quand elle lui parla du bar gay et se retourna juste à temps pour que le motard qui lui faisait de l'œil en vain depuis cinq bonnes minutes lui propose de venir faire une partie. Sophia ne put s'empêcher de ricaner dans son verre. C'était exactement le genre de situation qui l'aurait gêné en d'autre temps, mais la dose d'alcool contenue dans son organisme et qui augmentait de verres en verres ne la laissait pas être compatissante pour un sou. Quelle méchante elle pouvait devenir, elle avait énormément de capacité pour passer de Sophia à Terrible-Opposante-walkyrie-de-la-mort.

Le commentaire qu'il fit sur sa présence ici la fit marrer, il était tellement marrant ce gars. Comme toutes les personnes qu'elle rencontrait, en fait, ils étaient sympa jusqu'à ce qu'ils découvrent qu'elle était comme qui dirait à l'exact opposé de ce qu'était censé être un humain. Donc pour que sa soirée se passe bien, elle décida de ne pas lui dire. De toute façon, elle n'avait aucune raison de le faire, elle ne le connaissait pas. Même s'il était assez canon pour qu'elle en ait envie.

Si elle devait pas rompre à son humanité dans moins d'une semaine …

Mais la jeune femme fut brutalement ramenée sur terre en sentant son souffle caresser son cou. Et elle ne put s'empêcher de rire en songeant à quel point il avait raison alors qu'il ne devait même pas s'en rendre compte. Elle avala une nouvelle gorgée avant de se retourner vers lui pour répondre.

- Et bien oui en fait, mentit-elle. Je l'avais prévu.

Oui, elle l'avait prévu, mais le fait qu'elle s'était légèrement perdue en route avait bien aidé la situation. Mais au moins, elle avait tout de suite décidé d'aller dans un bar où elle pouvait espérer d'être tranquille plutôt que dans un bar où elle pouvait être aborder par tous les glandus du coin. Bien qu'Adrian n'en soit pas un et que sa compagnie soit plutôt agréable en fait.

- Au moins dans ce bar, je ne prends aucun risque au cas où je devrais me mettre à danser nue sur le bar, ajouta t-elle avec un sourire. Et puis on me laise tranquille ici. Ce qui n'est pas le cas dans tous les bars.

Elle baissa les yeux sur son verre vide et lorgna la boisson de son voisin encore pleine, et il ne semblait pas avoir l'intention d'y toucher. Ahah. Un petit peu trop fort pour lui ? Elle sourit, de toute façon c'était elle qui avait acheté les verres alors …
Elle passa son bras en dessous du sien et échangea leurs deux verres, en ajoutant un immense sourire charmeur pour qu'il ne râle pas. Et elle recommença à boire comme un trou. Après, elle n'arrivait plus à déglutir et su qu'elle avait besoin de quelque chose pour faire passer sa gorge qui commençait à être douloureuse. Enfin, là elle devait avoir bu de l'acide ou quelque chose de pire parce qu'elle n'avait plus la moindre sensation dans sa gorge.

- Je peux avoir de la glace ? demanda t-elle au barman avec un immense sourire.

Puis elle se tourna vers son compagnon de route et le dévisagea de la tête aux pieds de ses yeux gris, notant ses mains gantée de noir. Hum ! Et il ne savait pas que c'était un bar gay. Que dalle ! Elle avait envie de rire. Et d'ailleurs elle entendit un rire poindre quelque part. A mince, c'était elle ça ! Alors qu'elle aurait pensé pouvoir garder cet éclat joyeux dans sa tête.

- Et pour mon voisin aussi, tient !

Il n'avait pas l'air d'avoir fait correctement passer la boisson, le pauvre. Mais bon, tout le monde n'était pas parfait. Et puis rares étaient les gros durs qui arrivaient à s'avaler des verres cul sec d'alcool à plus de 40°. Mais bon. Et puis c'était agréable de savoir qu'elle pouvait se payer n'importe quoi étant donné le salaire qu'elle avait touché grâce aux rencontres de Quidditch qu'elle avait fait en championnat mondial et grâce aux avances de salaires pour son travail à la Police Internationale des Ghettos.

- Vous mangez de la glace, hein ? Ça devrait mieux passer que le Bahala euh Bamalaha. Rha ! Bon, vous avez compris …

Elle soupira, elle n'arrivait plus à prononcer des mots trop longs. Ahah ! C'était en train de commencer ! C'était cool.

- Ah, Miss, fit remarquer le barman. Un peu de mal pour les longs mots.

Ce gars était son âme sœur, il lisait carrément trop dans ses pensées. Dommage, si ça se trouvait, il était gay. Elle n'avait vraiment pas de chance avec les hommes. Ce n'était vraiment pas juste.
Sophia soupira profondément et s'étira en sentant de la chaleur se répandre dans ses membres. Que c'était agréable. Par contre, elle avait vraiment chaud et se sentait débordante d'une énergie qu'elle avait envie de dépenser. En dansant sur la comptoir par exemple … 
Non, elle n'était pas encore assez imbibée pour faire ça. Lorgnant sur son verre, piqué à son voisin quelques secondes plus tôt, elle se décida d'en avaler une gorgée. Qui lui ravagea la trachée au passage. Sophia se rua donc sur la glace et en avala un bout en frissonnant.

- Pas mauvaise comme glace, mais pourquoi j'ai l'impression qu'il y a aussi de l'alcool là dedans ? demanda t-elle. Vous ne vendez pas de verre d'eau sans vodka ou quoi ?

Il éclata de nouveau de rire

- De l'eau ? C'est quoi ça ?

Sophia le regarda avec un immense sourire, puis soupira devant la malchance de son destin. Et se retourna vers son voisin, au moins lui, n'était pas chauve et grassouillet, et il n'était pas gay, et puis il avait une de cette paire d'yeux, magnifique !


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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Lun 18 Avr - 20:24

Hm.

Ce séjour à New York me réservait bien des surprises. Et je n'aimais pas les surprises, tout petit déjà au manoir BloodDust, le jour de mon anniversaire j'aimais être confiné dans ma chambre. Comme ça, par pur esprit de contradiction. Ma cousine Loevi, venait toujours me tirer de mes rêveries et de ma solitude, toujours à m'embouser celle-ci.
Loevi, cela faisait bien longtemps que je n'avais pas vu son visage, ce si doux visage qui m'agaçait tant par moments. Elle me manque, c'est plus fort que moi. Mais jamais ô grand jamais je ne parviendrais à le dire, en même temps elle doit me croire mort comme les autres ... Purdey, même Charlotte. Ancienne collègue de préfecture qui me manque aussi. Miss Leonhart de Lansley, je ne l'ai pas revue depuis son mariage, autant dire que ça fait un bail.
Ma cousine, je me demande bien ce qu'elle peut trafiquer dans son coin. Toujours à foutre le bordel là où elle se trouve.

Mais il me manque son bordel ...

Atrocement même.

J'avais oublié Lily, ce bar miteux où bon nombre de motards tendaient à me draguer pour repenser à mes souvenirs d'enfance. Je souriais tristement empreint d'une nostalgie qui ne s'était pas produite depuis des années ... J'avais troqué mon cœur de glace pour des introspections bénéfiques. Je scrutais mon verre sans même le voir, ni le boire même, repensant à ces douces années ... Oui, j'aimais à jouer avec elle, à me blottir contre elle quand nous nous racontions des histoires horrifiques planqués sous la couette avec juste une bougie en guise d'éclairage. Car Loevi arrivait même à louper un simple Lumos ...
A cette pensée je me mis à rire. Tout le monde s'était tu et moi je riais tel un dément, le regard rivé sur ma boisson.


- Bouse.

Je m'étais déconnecté de Sainte Réalité, mais je me devais d'y retourner par pure politesse et surtout parce que j'avais une charmante interlocutrice qui devait causer seule dans le vent. Mon regard doré s'attarde sur elle, bien trop jolie pour être véridique cette demoiselle. Tiens c'est vrai j'aurais aimé la voir danser dans le plus simple appareil. Cela doit être fortement charmant comme spectacle. Moi jamais je ne tomberais le caleçon, j'ai bien trop d'égo.

- Oh oh.

Au contact de son bras avec le mien, je ne pus m'empêcher de réprimer un frisson. Depuis longtemps je n'avais plus eu de contacts, surtout féminins je dirais et en plus la voir boire comme un trou ne me comblait pas d'aise. Ça allait se terminer comment cette histoire ? Surtout que moi je n'allais pas finir ivre mort dans un caniveau.

Mais elle ... Pour cela elle l'avait pris le bon chemin.

De la glace pourquoi ? Pour un cocktail mal famé encore ?


- Si vous continuez comme ça, c'est sur mes épaules que vous serez. Et nue je parie.
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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Mar 19 Avr - 12:53

Sophia éclata d'un rire en ouvrant la bouche d'un air faussement outré. Une vague d'euphorie la prit et elle se retrouva la tête sur le comptoir à deux doigts de fondre en larme comme une madeleine.
Sa vie était tellement pourrie, comment est ce qu'elle pouvait se permettre de se payer une cuite alors que tant de gens dépendait d'elle. Elle releva la tête et essuya les trois gouttelettes qui commençaient à poindre de ses yeux.

Elle s'interdisait formellement de sangloter misérablement sur le comptoir comme elle avait vu des centaines de paumés le faire quand elle était serveuse à Londres. Sa fierté en aurait vraiment prit un coup, elle attrapa son verre et avala le fond du verre. Cette fois ci, c'était bien le dernier verre qu'elle prendrait de la soirée, parce que si l'alcool la faisait changer d'humeur en quelques secondes à chaque fois, cette soirée terminerait vraiment au cauchemars, et le pire, c'est qu'elle risquait fortement de s'en souvenir. En plus, si elle ne reprenait pas de verre, son corps annihilerait vite toute trace d'alcool dans son sang comme c'était déjà arrivé à chaque fois qu'elle avait bu. Ce don de guérison était un don et une vraie malédiction.

- Vous voulez vraiment me voir nue, hein ? demanda t-elle en essayant de garder un air très sérieux ce qu'elle arrivait à faire avec beaucoup de mal.

Elle se pencha sur lui assez près en vrillant ses yeux dans les siens. Elle devait reprendre sa bonne humeur, éviter de penser à tout ce qui lui pourrissait la vie. De toute urgence. Elle avait décidé de s'amuser ce soir et sa définition d'une bonne soirée n'était certainement pas de se mettre à pleurer comme une fontaine au beau milieu d'un bar gay. Ça, elle pouvait toujours le faire chez elle. Le bar gay en moins. Bien sûr.
Sophia le regarda avec un sourire amusé. Lui aussi avait l'air plongé dans ses pensées … et préoccupé aussi. Ils faisaient bien la paire tous les deux. C'était peut-être une chance en fait, il y avait de fortes chances pour qu'ils se comprennent dans leur misère respective.

- Vous avez l'air aussi paumé que moi, soupira t-elle en perdant le peu de bonne humeur qu'elle venait de regagner.

Elle souffla sur une mèche de cheveu roux qui lui tombait sur les yeux et se recula sur son tabouret. Et encore une fois, elle serra les dents pour ne pas commander une nouvelle boisson. Elle devait penser au sortilège qui courait ses veines et qui était en train d'éliminer l'alcool, petit à petit la salle arrêtait de tourner, bref, le sort n'aimerait pas une nouvelle dose à purger. Donc plus de verre sinon c'était le mot de tête assuré. Et c'était juste hors de question. Et aussi hors de question de se lamenter. Ni de laisser Adrian se lamenter non plus d'ailleurs.

- Ok, tâchons de penser positif, d'accord ?, proposa t-elle en tentant de reprendre un semblant de sourire joyeux. Puis elle se tourna vers le bar-man. Est ce que je pourrais avoir un verre d'eau ? Prise d'un doute elle se retourna de nouveau pour préciser : Eau, hein ? Sans alcool !

Elle se leva pour traverser le bar en direction du juke-box. Oui, un juke-box. Heureusement, il n'y avait pas de chansons antérieures aux années quatre vingt. Sophia plongea la main dans la poche de son pantalon moulant à la recherche de petite monnaie. Elle n'avait pas grand chose mais c'était toujours mieux que rien. Un truc qui se dansait de préférence, et pas trop démodé.
Elle tripota les cicatrices de sa main gauche pendant qu'elle cherchait quelque chose à mettre. Les cicatrices ! Voilà une chose de plus qu'elle aurait voulu effacer. En plus elles étaient moches, trop droites pour être normale, pour passer pour des cicatrices banales. Trois lignes de chaire parfaitement droites et parallèles, et ce sur le dessus de ses deux mains, sur sa nuque, dans le creux de ses reins et sur chacun de ses deux genoux. Hideux. Parfaitement moche.
Merci l'Opposition ! Et les tarés de l'Opposition.

"Cicatrices" a été ajouté à votre liste des choses que vous détestez chez vous …

La jeune femme se décida pour une chanson des Caesar, Jerk it Out et enfonça la pièce dans la fente puis se retourna vers Adrian avec un sourire mutin. Elle réajusta la bretelle de son débardeur et retourna vers le bar. Le barman regardait son voisin avec un sourire intéressé, la jeune femme s'obligea à rentrer dans son champ de vision pour éviter qu'il ne commence à le draguer.
Son verre d'eau était arrivé, elle le huma pour vérifier qu'il n'avait pas confondu la bouteille d'eau et celle d'eau de vie. Rassurée, elle l'avala. Le bout de ses doigts grésillait, signe que le sort avait presque terminé son œuvre.

- Ok, levez-vous, demanda t-elle en lui prenant une de ses mains gantées. Je danse si vous dansez, proposa t-elle.

Elle-même se mit à bouger les épaules avec un sourire en coin et les hanches. Elle voulait l'encourager à faire comme elle et arrêter de ressasser les idées noires. S'amuser, juste pour un soir. Au moins.


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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Dim 1 Mai - 13:42

Tu dois sortir de mon encéphale grise, ancienne Poufsouffle !

C'était toujours ainsi, quand je pensais m'amuser, elle était toujours là pour me pourrir la vie ... Toujours là pour me ruiner la santé, car malgré que j'étais un bien beau salopard avec elle, je l'aimais plus que tout. Enfants, nous passions des heures à jouer, à s'inventer des histoires, à rêver tout les deux, couchés dans l'herbe entourant le si grand manoir BloodDust. En parlant de ce vieux manoir, il doit être en ruines non ? Surtout avec la despotique famille, qui perd peu à peu ses membres.
C'est comme cela, que j'ai perdu mes géniteurs, inexplicables morts ? Non, mon avis est tout autre. Je sais que cela est faux et je le prouverais ! Et Loevi que fait-elle ? Oh, elle ne doit pas faire pitié comme moi, dans ce bar miteux rempli de motards aux mœurs légères ... Peut-être, a-t-elle gagné en galons ? A la tête de quelque chose de puissant ? Moi et mes Cinémagik en permanence ... Je peux pas finir saoul à me rouler sous les tables, comme ma comparse ?

Non, bien sûr. C'était trop beau sinon.

Je me retourne vers Lily, et en effet le fait de la voir nue me grisait un peu. Bêtement je souriais. Mon regard doré s'étrécissait à la vue du barman qui lui aussi devait avoir de sales pensées. Par envers la jolie rouquine ... Envers moi, c'était bien pire. Je grimaçais légèrement et je toussotais, doublement mal à l'aise. De un, voir Lily nue, bah je devais m'exposer aussi et montrer mes stigmates colorées ne me plaisaient pas vraiment et de deux, me faire reluquer par le barman de cette bicoque pourrie, me dégoûtait.
Je levais mes yeux dorés au ciel pour éviter de faire rencontrer mon poing avec le nez de ce gros imbécile. Je devais me calmer ... Et surtout cacher mon identité. Passer pour un moldu, oui Mark, passe pour un moldu ... C'est pas si difficile.
La rousse m'extirpa de ses pensées en me lançant une vérité qui sonnait malheureusement vrai. Ouaip, j'étais paumé.

Et me connaissant, ça n'irait pas en s'arrangeant.


- En effet. Que dire d'autre ? La vérité toute nue, en fait. J'étais paumé, je ne savais pas quoi faire et me saouler ici au milieu de motards gays n'avancerait rien. J'eus un petit rire quand elle se mit à commander un verre d'eau. Plus d'alcool pour elle ?

Ouh là, bonne résolution.

Par contre la suite, elle, n'annonçait rien qui vaille. Je vis la charmante demoiselle marcher jusqu'à une machine sûrement moldue qui devait faire de la musique. Je pâlis instantanément, qui disait musique, disait obligatoirement danse. Et pour la danse, j'étais un scroutt fini. Elle n'était pas tombée sur le meilleur cavalier de la ville ... Loin de là.
Mon regard doré allait de sa personne jusqu'à la machine. Et jusqu'au barman aussi, j'espérais dans mon fort intérieur, que tout plante et que je n'aurais pas à me ridiculiser.
Alors quoi ? Un peu de chance dans ce monde pourri ?

Non, c'était trop demandé.

J'entendis la musique perler au loin. Et je revis Lily s'approcher de moi et me prendre la main en effleurant le cuir froid qui l'en recouvrait.
Je n'avais pas le choix, je devais me lever. J'extirpais ma grande stature du tabouret, et je la suivais au centre de la pièce.
Et quoi faire ? Je n'étais pas un grand artiste comme O'Malley moi.

La honte.


- J'ai une confession, je ne sais pas vraiment danser.

En même temps, nous n'étions plus seuls, des motards avaient rejoint le mouvement. Ecarquillant les yeux, je pouvais à loisir reluquer des mouvements de danse aberrants sans aucune grâce. Ah si, de la graisse, il y 'en avait.
Je décidais de m'essayer à la danse, en me collant légèrement contre Lily et surtout en essayant de ne pas écraser ses charmants pieds sous mon poids et mes ardeurs maladroites.

Quand je le disais que la Chance me tournait toujours le dos.
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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Mar 3 Mai - 17:54

Sophia ne s'était vraiment pas attendu à ce que son invitation atteigne toute le bar. Sinon … Bonne question. Qu'aurait-elle fait si elle avait su qu'elle allait sans le faire exprès inviter toute la salle à se joindre à eux. Maintenant elle se sentait un peu serrée avec les autres autour. Peut-être qu'elle n'aurait rien dit. Quoiqu'en fait c'était plutôt marrant. Presque assez pour la faire éclater de rire. Mais elle n'allait pas le faire, son pauvre compagnon avait l'air d'avoir avalé un truc de travers. En même temps, elle le comprenait, un hétéro dans un bar gay … En plus il était pas mal, elle comprenait les consommateurs habituels. Surtout quand on voyait leur tête. Ça ne devait pas être souvent qu'un gars comme Mark s'aventurait sur leur territoire, songea Sophia en étouffant un grand sourire.

- N'importe quoi ! Tout le monde sait d…

Mais avant qu'elle ait eu le temps de rétorquer ce qu'elle avait à lui dire, à savoir que tout le monde savait danser, que c'était un réflexe et que par contre, beaucoup de gens souffraient d'un manque de coordination qui les empêchait de danser, elle fut bousculée par un des motards et manqua de tomber lourdement sur son voisin. Avec une grimace paniquée par sa soudaine perte de sol sous ses pieds, elle réussit quand même à se rattraper in extremis à un gars qui dansait à côté d'elle. Bon, elle écrasa allègrement le pied d'Adrian, elle lui envoya un simili d'excuse par le regard, mais elle était encore en train d'essayer de se rattraper et son cerveau nécessitait toute sa concentration pour la rattraper. Elle posa son pied tant bien que mal à un endroit il n'y avait pas d'autres présences de pieds, mais dans son empressement à rétablir son équilibre, elle le posa sur le sol dans un angle assez improbable et entendit un craquement qui lui donna la nausée. La jeune femme sautilla en attrapant sa cheville cassée et serra les dents en attendant que le sort qui courait ses veines la répare.

Une fois qu'elle sentit les grésillements familiers parcourir sa jambe du pied au genou, elle reposa prudemment son pied au sol pour vérifier que tout était bien en place et qu'elle ne risquait pas de se la recasser, et se releva complètement avec un grand sourire qu'elle espérait éblouissant et rassurant histoire de tromper celui qui l'avait bousculé. Puis elle se retourna vers Adrian avec un sourire un peu plus diminué. Avec les joues en feu. Maintenant elle pouvait se le garder sa leçon sur "tout le monde peut danser", mais ce n'était clairement pas le cas du gars qui l'avait bousculé. Mais elle s’inquiétait plus de voir si quelqu'un avait remarqué ou pas que sa cheville s'était bel et bien brisée et qu'elle était guérie à présent. Et puisque personne ne louchait sur son pied avec un air de dire " Mon Dieu ! C'est une extra-terrestre ", elle en conclut qu'elle pouvait facilement de rassurer.

- Euh …

Sophia se força à se reconcentrer avant de dire à nouveau autre chose d'autant digne d’intérêt qu'un discours d'un ex-membre de boys-band lambda. Vraiment, ses déclarations ne risquaient pas d'être inscrites dans les anales.

- Je crois que je n'ai pas vraiment de chance ce soir, dit-elle en soupirant avec un pâle sourire. … Et je suis tellement désolée

Comment est ce qu'on pouvait avoir pitié d'une fille qui vous avait magistralement écrasé le pied ? Bon, ok, elle avait une excuse : on l'avait poussé et elle n'avait fait que d'essayer de se rattraper. Mais c'était vraiment mal venu de lui demander la moindre chose à présent. En plus, vu l'élan, elle avait du peser de tout son poids d'âne mort, le pauvre. Avec un soupir d'excuse, elle posa sa main sur son épaule avec un regard sincère d'excuse. Elle était vraiment très un fardeau pour tous les gens qui l'entouraient. Un aimant à problèmes pour ceux qui lui adressaient la parole et qui essayait d'être ami avec elle.

- Je suis vraiment désolée, s'excusa t-elle encore une fois. On peut peut-être demander de la glace pour ton pied, ajouta t-elle en se mordant la lèvre.

Oh là là. Bonjour l'image qu'elle lui offrait d'elle. Elle allait certainement rester dans sa mémoire, mais pas exactement comme elle l'aurait voulut. Elle sentit ses joues s'enflammer en se disant que c'était sûrement la pire image qu'elle pouvait lui donner des new-yorkais. Il ne reviendrait certainement pas, et même dans l'espoir fou où il l'aurait peut-être apprécié avant qu'elle ne l'oblige à danser, là c'était carrément mort et enterré, il ne voudrait certainement plus jamais la revoir. Sophia était vraiment un cas.

- Je suis désolée, je t'aurais bien donné un cours improvisé, mais là … Oh, je suis vraiment …

Elle s'arrêta en se rendant compte qu'elle allait devenir vraiment lourde si elle continuait encore de s'excuser de la sorte. Elle posa sa main sur sa bouche en espérant que ça allait l'empêcher de dire des bêtises inutilement. Puis finalement elle se cacha les yeux, préférant arrêter le massacre.


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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Dim 15 Mai - 10:16

Non, danser je n'ai jamais su.

J'ai bien essayé à Poudlard College, d'ailleurs j'ai pris des cours pour danser au bal de fin d'année, mais j'avais été toujours gauche dans mes mouvements. Et c'était ma foi assez chiant.
Lily, elle, je suis certain, qu'elle ne va pas ressembler à un Troll sur la piste de danse de ce bar miteux. Bar miteux, oui, et je n'y remettrais plus les pieds. On me violait du regard, on voulait que je danse alors que non, même pas dans des rêves tordus !
Là ce que mes orbes dorées virent, elles le virent au ralenti, vous savez comme au cinéma moldu pendant des scènes spaces ! Bah là c'était du pareil au même ! J'ai vu le gros motard arriver sur Lily, celle-ci allait tomber, mais elle se rattrapa à un jeune homme se trouvant à côté de moi, et finit sa propre course sur mon pied.
Évidemment, j'émis un hoquet de surprise et une grimace de douleur vint poindre sur mes lèvres mates. Elle n'était pas lourde au contraire, mais le gros l'avait aidée en y foutant son poids dessus.

Et aoutch.

Là je ne pus la rattraper, et je la vis se tordre la cheville. J'avançais mes mains gantées vers elle, mais trop tard, le bruit que j'entendis me glaça les entrailles. Comment ? Bon, il faudra que je "répare" son os cassé avec ma baguette, dans un coin du bar. Sans que personne ne regarde. Ma baguette, quant à elle, coincée, dans ma chaussette gauche, n'avait rien eu.
Ouf, c'était déjà cela, une parcelle de lumière dans un monde peuplé par les ombres.
Par contre, chose assez choquante je dois dire ... Mon regard, s'était attardé sur elle, sur le fait qu'elle ne puisse plus marcher et là que vois-je ? Mademoiselle Rouquine, qui arrive à poser son pied sur le sol comme si de rien n'était ? Je la regardais avec un regard rempli de doutes, d'interrogations, j'avais bien vu ce qui s'était passé. Je n'étais pas assez rond, pour qu'elle m'abuse en accusant l'alcool que j'avais ingéré.
Elle m'octroya un sourire légèrement contrit, auquel je ne répondis pas. Je me posais toujours des questions.

Et évidemment, il n'y a que moi qui ai vu ce spectacle.

Je l'écoutais distraitement s'excuser, je restais muet. Or, je lui fis un petit sourire, pour ne pas qu'elle croit que je lui en voulais. Juste que j'étais perturbé par ce que j'en avais conclu.


- Ce n'est pas bien grave. Je t'excuse. En même temps, en avais-je le choix ? Non. Donc, c'était tout vu.

Je la vis poser sa main sur mon épaule, je ne me dérobais pas, au contraire. J'écoutais encore ce qu'elle avait à me dire, toujours un peu distrait.


- Pas grave, je t'ai dit. J'en ai vu d'autres. Ouep, pour la glace, mais c'est pas moi qui demande, j'ai pas envie de me faire reluquer si tu vois ce que je veux dire ! Lui répondis-je avec un petit rire.

Elle était mignonne quand elle s'excusait. Mais pas trop quand même, ça devenait lassant à force. D'un regard, pas qui faisait peur non plus, je lui fis comprendre qu'elle n'avait plus à s'excuser. Boitillant vers le bar, le Barman était parti aux toilettes, ouf, je me dépêchais de prendre un torchon que je remplis de glaçons afin de le poser sur mon pied meurtri qui ne tarderait pas à changer de couleur.
Je grimaçais, sous le froid des glaçons et sous la douleur cuisante qui prenait place dans mon organisme. Chose faite, je la regardais toujours, intrigué toujours parce que j'avais vu. Et je devais le savoir, pour ne pas devenir fou.


- Viens chérie ! Allons nous embrasser dans un coin ! Lui dis-je en lui prenant le bras pour l'amener dans un coin où j'étais certain que personne ne nous entendrait.

Je m'étais mis de sorte à nous cacher tout les deux des oreilles et regards importuns. Tout bas et près des lèvres, pour qu'on soient crédibles, je lui posais le pourquoi de mon interrogation.


- Je t'ai vue te casser la cheville, et l'instant d'après marcher comme si de rien n'était. Tu es quoi ? Sorcière ? Vampire ? Hybride ? Ou toute autre chose ? Mais t'inquiète, je ne te ferais aucun mal, ce n'est pas mon intention et je te dévoilerais ce que je suis à mon tour pour te prouver ma bonne foi.
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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Mer 18 Mai - 20:32

Sophia ne semblait pas la première surprise à ce que l'écrasage de pied dont il avait été la victime l'ait séduit. Au contraire, en général, la personne s'en allait en courant au lieu de l'entraîner dans un coin avec un "chérie", qui lui aurait valu une insulte si elle n'avait pas été surprise de se retournement de situation et s'il n'avait été aussi sympa. Qui essaierait de draguer une fille qui venait juste de piétiner vos petons, sérieusement ? Il fallait aimer souffrir vraiment !

Et puis avouons le, la soudaine proximité du visage du jeune homme avec le sien lui coupa le sifflet. À quand datait la dernière fois qu'elle avait été aussi près de quelqu'un du sexe opposé ? Le dernier avait été Penzà, son co-équipier au Quidditch, et depuis qu'elle avait donné sa démission au chef de l'équipe, il lui jetait les regards dont on honorait les pestiférés en temps normal. Et ce à chaque fois qu'il la croisait dans les couloirs de l'Abbaye, les rares fois où elle accompagnait sa supérieure.
Et maintenant, non content d'alimenter une grande partie de sa culpabilité, il venait l'emmerder jusqu'aux rares fois où elle se trouvait un gars à qui elle semblait plaire ! Il fallait qu'elle se le sorte de la tête ! Sans compter qu'ils n'étaient jamais vraiment sortis ensemble. Ils étaient juste amis … avec bonus, disons.

À croire qu'elle était vouée à se sentir coupable pour chaque membres de l'opposition qu'elle rencontrait.

* C'est décidé ! Je hais officiellement et universellement les Opposants, sans distinctions de pays, d'âge ou de sexe ! *

Une seconde …
Alix était son amie. Et Alix était une opposante, donc elle ne pouvait pas la haïr, de même que Dolorès, même sous ses tendances petit chef tyrannique, il y avait du bon en elle.

* Rectification, je hais tous les hommes opposants du monde ! *

Là encore, ça ne marchait pas puisque ni Sham ni Julian ne lui avaient fait du tord, donc ça ne marchait pas. Elle ne pouvait pas haïr universellement les Opposants sans s'arrêter pour faire de s exceptions, et il y en aurait trop pour qu'on les appelle encore des exceptions. Elle devait arrêter de songer aux Opposants ! Ils n’aillaient quand même pas lui gâcher sa soirée alors qu'elle était plutôt bonne pour le moment !

Sophia se mit donc à sourire, se contrôlant juste assez pour qu'il ne soit ni niais ni bête. Normal dans la mesure où elle pouvait l'être, c'était à dire pas beaucoup en gros. Mais tous ses efforts furent réduit en instant par une phrase qu'il eut le malheur de prononcer. Et à laquelle elle ne pouvait pas se résoudre de répondre. Pas sans avoir avalé une dose considérable d'alcool et sans sa baguette sous la main pour s'en sortir si les choses tournaient mal. La force de l'expérience …

La dernière fois qu'elle avait dit qu'elle n'était humaine, elle s'était faite attraper, d'abord par une bande d'opposants psychopathes sensibles de la gâchette qui n'avait rien trouvé comme meilleure idée que de la soumettre au premier venu, et ensuite par une vampire millénaire qui avait trouvé très productif de la retenir pendant une semaine dans la cave de son hôtel pour savants fous en herbe. Il était hors de question qu'elle retente l'expérience. Elle pouvait toujours tenter de nier.

- Je ne vois absolument pas de quoi tu parles !
rétorqua t-elle avec un sourire glacial. J'ai faillit tomber mais ma cheville ne s'est en aucun cas cassée.

Mais par expérience, elle savait que nier tout en bloc contribuait à un aveux en bonne et due forme. Elle allait devoir revoir sa dernière déclaration pour avoir l'air d'en dire le plus sans rien cracher de son petit problème. Et abandonner son air plus glacial que le froid arctique, à part lui coller une grosse étiquette "Menteuse" sur le front au feutre indélébile, c'était le dernier à l'aider dans sa supercherie.

- Je suis une sorcière, ça s'est clair ! Mais ce n'est certainement pas ça qui fait que les os se réparent comme ça, continua t-elle. Tu as sûrement mal vu. Ou alors tu as sérieusement abusé sur la boisson !

Accuser l'alcool ! Ça marchait la plupart du temps ! Il n'y avait pas de raison pour que ça rate cette fois, si ? Faite que non !! Elle croisa discrètement les doigts derrière son dos avant d'oser remonter les yeux, qu'elle avait détourné pour qu'il n'arrive pas à lire le mensonge s'inscrire dans son regard faiant mine de le détourner par indignation, vers lui avec un sourire sûr.

Qui fondit de nouveau comme neige en soleil. Il n'avait pas l'air d'en croire un mot. L'affirmation de l'abus d'alcool, ou …? Elle soupira profondément. Est ce qu'elle ferait bien de dire la vérité ? Après tout, il semblait n'être qu'un moldu qui en savait un peu trop, et puis, lui aussi "était quelque chose", c'était tentant de savoir ce qui se cachait derrière ses deux yeux dorés. Et puis, combien de chances y avait-il pour qu'elle le recroise un jour ? Et même en prenant le pire scénario : c'était un Opposant, il pensait avoir fait la trouvaille du siècle, il la ramenait au bureau de Dolores, il se prenait l'engueulade du siècle, tout allait bien dans le meilleur des mondes. Donc c'était tout bon !

Elle se rapprocha donc comme il l'avait fait, et tout près de ses lèvres, rivant son regard au sien le mettant au défi de faire quoique ce soit, elle murmura avec un sourire froid et calculé :

- Ok. Je mens comme une arracheuse de dents. Je te dirais ce que je suis en contrepartie je veux un scotch et un baiser.

Là au moins, elle aurait la paix.


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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Mer 15 Juin - 16:59

Hm.

L'avoir si proche de moi était enivrant. Je pouvais à loisir détailler les moindres reflets dans sa chevelure de feu ... Et les moindres nuances dans son regard chocolat pailleté de vert. Cette fille était assurément jolie, elle me faisait repenser à Purdey, le même éclat brillait dans son regard et là, je le retrouvais dans celui de cette rouquine incendiaire.
Bon d'accord, elle m'avait quand même marché sur le pied, et je devais lui en vouloir non ? J'avais décidé de passer l'éponge et c'était mieux ainsi. Non ? Mouais.
J'avais apparemment mis le doigt où ça faisait mal. Ma question avait fait mouche visiblement et intérieurement je souriais, mais extérieurement je me devais d'être sérieux. Elle me répondit comme je l'attendais ... En niant. Oh, je n'allais pas rentrer dans les détails, pas envie qu'elle me gifle sous la colère, abîmer mon visage n'était pas dans mes prérogatives.
Alors silencieusement j'accusais ses dires.

Elle me confessa qu'elle était une Sorcière. Ça merci j'avais remarqué.

Mais ses aveux branlants, là, je n'y croyais pas un mot. D'ailleurs elle devait le sentir. Mon regard doré s'étrécit considérablement, elle détenait un secret qu'elle garderait précieusement. Mais il suffit que je gagne sa confiance et le tour serait joué ...
Non, je n'étais pas aussi mesquin que cela, malgré qu'on puisse le croire. Si elle a confiance en moi dans le futur et si nous nous revoyons, là elle pourra me confesser ce qu'elle se trouve être réellement.

Par contre pour la suite, là je ne contrôle plus rien. Elle s'était rapproché encore plus de moi et je pouvais sentir son souffle effleurer mes lèvres. La partie de lui offrir un Scotch, je l'avais sciemment oubliée. J'étais rivé à son regard qui me trouble tout autant qu'il m'apaise ...
J'aimerais savoir son secret, ce qu'elle cache en elle ... Mais de l'autre côté, je n'ai pas envie de découvrir quelque chose de négatif à son sujet ... Pas elle, du moins pas maintenant.

Ok pour l'embrasser.


- Entendu ... Murmurais-je près de ses lèvres. Lentement je me mis à caresser son visage avec mon index ganté, cela devait lui paraître froid je présume, mais moi, je ressentais une quelconque chaleur qui s'était évaporée de ma personne depuis bien longtemps.

Je parie que sa peau est douce. Mais je n'enlèverais pas mes gants, du moins pas ici. Mon index s'arrête sur son fin nez et je lui souris. Cette fille est vraiment jolie ... Mon sourire s'élargit et mon regard doré se vrille encore dans le sien avant de l'embrasser.
Ce baiser que je lui octroie n'est point timide, il est réfléchi, fougueux, envieux d'elle ...
Elle m'avait cherché, défié et je lui donnais ce qu'elle veut non ? Bien que j'y prends un certain plaisir en fait.

Je mets fin rapidement au baiser, aussi brusquement qu'il fut apparu en somme.


- Tu veux toujours un Scotch ? Lui demandais-je avec un sourire mutin et un éclat de malice dans mon regard.

- Ou bien ... Nous pouvons changer d'endroit. Je laisse le choix aux demoiselles.

N'est pas galant qui veut, en même temps.


Spoiler:
 
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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Mar 21 Juin - 8:49

La jeune femme n'aimait pas les imprévus, elle préférait avoir toutes les cartes en main avant de jouer. Et ce baiser était bel et bien un imprévu. C'était de sa faute, c'était certain, elle l'avait mit au défi de le faire. Mais au fond, elle n'était pas certaine que ce soit vraiment ce qu'elle avait voulut. Après tout, elle n'était pas du genre à embrasser des inconnus. Si ? C'est elle qui l'avait défiée, mais elle pensait vraiment qu'il ne l'aurait pas fait, après tout, elle avait joué le regard le plus froid de son répertoire. Non, elle n'était quand même pas aussi naïve que le prétendait Dolorès, si ?

*Kaz, ce n'est pas le moment de piquer une crise existentielle*

Au lieu de répondre à ses questions, elle le devança et s'assit à la place qu'elle occupait avant de faire l'erreur d'écouter son envie d'aller danser. Elle regarda le barman droit dans les yeux et il remit un verre de cette boisson imprononçable devant elle. Tant pis pour sa résolution d'arrêter l'alcool ce soir. La boisson passa très mal, plus que les autres fois en fait. Et elle toussa plusieurs fois avant de pouvoir se remettre à parler à Adrian. Avec la crainte de se mettre à cracher un de ses poumons.
Sophia se tourna vers lui, prenant une grande respiration en réfléchissant à comment elle pourrait bien lui dire pour ne pas à avoir à quitter le bar pour une destination plus intime sans employer les mots opposante ou créature des ténèbres utilisée comme un rat de laboratoire. Et ce, sans avoir l'air complètement ridicule. Ce n'était vraiment pas gagné. C'était pour ça qu'elle ne voulait pas quitter le bar. Jusqu'ici, elle n'avait pas eu le moindre problème puisqu'elle n'avait jamais eu à ce confronter à ça. Le seul "petit-ami", et si c'était ce qu'il avait été, les guillemets étaient donc de rigueur n'avait pas durer assez longtemps pour qu'ils en arrivent à cette étape.

Comment est-ce qu'elle allait jouer ça en douceur ? C'était ce qui l’inquiétait le plus, ne pas se ridiculiser. Pendant vingt ans, elle avait vécu sans jamais rencontrer la moindre personne de son âge, et elle avait cru que faire des rencontres ressemblait à celui qu'elle lisait dans les romans à l'eau de rose de sa bibliothèque. Le problème, c'était qu'à ses yeux, elle n'était pas forcément une bonne personne, sans compter qu'elle ne cessait de faire des mauvais choix qui la mettaient sans cesse dans des situations encore plus compliquées. Adrian lui plaisait, il était plutôt sympa, mais il était potentiellement capable de se moquer d'elle ou de la fuir. Et elle n'avait pas envie de subir ça quelques jours avant de partir pour le monde sauvage.

Elle se tourna donc vers Adrian, en tournant plusieurs fois dans sa tête la phrase qu'elle voulait lui dire. C'était drôle comme elle lui mentait. La jeune femme venait juste de le rencontrer et elle lui avait menti plus qu'à n'importe qui. Cependant, elle referma aussi vite la bouche - à la poisson - quand elle croisa son regard, à cause de son courage qui s'évapora comme neige au soleil. Et elle se retourna une nouvelle fois vers le barman.

- Un scotch s'il vous plait, demanda t-elle en plus.

Elle attendit d'avoir son verre juste devant elle avant de lui faire des regards pour qu'il comprenne qu'il n'était pas vraiment nécessaire à la suite de la conversation.

Une fois le barman parti, Sophia avala une toute petite gorgée de l'alcool avant de se retourner une nouvelle fois vers Adrian.

-Mince ! J'ai complètement oublié de t'en proposer ! s'exclama t-elle ne ne voyant rien devant lui.

La jeune femme avala une nouvelle gorgée et fit glisser son verre vers lui. Elle n'avait pas la gale et puis c'est lui qui déciderait d'en boire ou pas. Si, évidement, l'attitude de la jeune ne l'avait pas totalement convaincu qu'elle n'était rien d'autre qu'une folle furieuse. Ce qui à la réflexion - et au vue de ses actes - était peut-être le cas. De toute façon, combien cela faisait-il de temps qu'elle avait arrêté de se préoccuper de ce que les gens pensaient d'elle ? Environ à la période où elle avait décidé de ne jamais accorder le bénéfice de doute à toute personne aillant un rapport de près ou de loin avec l'Opposition, non ?

Bon, le silence s'installait, elle devait trouver un truc pour le faire rester, lui retirer cette idée de la tête et surtout gagner du temps au maximum. Elle joua avec le petit parasol dans le verre vide et se tourna vers lui en aillant un éclair de génie. Elle se serait presque auto félicité. Peut-être avec un autre verre ? Ce n'était peut-être pas la chose la plus responsable à faire, mais elle en avait vraiment besoin.

- Partir ? J'en connais quelques uns qui vont être très triste, fit-elle faussement peinée en coulant un regard vers deux ou trois personnes qui regardaient dans leur direction.

Le pauvre quand même, Sophia devait reconnaître que c'était quand même un sale coup de faire appel à la présence des autres consommateurs de la pièce et qui le déshabillaient littéralement du regard. Elle comprenait vraiment qu'il ait envie de s'en aller. Mais elle était entrée dans ce bar exprès pour éviter ce qui était justement en train d'arriver. Et même si elle devrait se passer de cette délicieuse boisson bien plus efficace qu'une chirurgie pour retirer un poumon, et par les voies naturelles s'il vous plait, elle pourrait peut-être faire comme s'ils allaient ailleurs et s'arrêter dans un bar normal.

Excellent. C'était un excellent plan à venir. Parce que Sophia se voyait vraiment mal faire le moindre aveux à propos de son manque de vie sexuelle. En fait, même du vide absolu de vie sociale. Peut-être qu'en fait, le pire dans l'histoire était qu'elle n'avait pas la moindre envie d'y remédier. Elle avait ses sœurs qu'elle ne pourrait cependant pas voir avant plusieurs mois, mais qui étaient à l'abri de tout à TASKS, et Dolores lui suffisait, malgré ses airs de tyran. Si vraiment, elle voulait partager un repas avec quelqu'un un soir, et bien elle pourrait toujours demander aux policiers qui allaient travailler avec elle dès que sa formation serait terminée.

Même s'ils étaient tous en majorité des opposants. Ils ne pouvaient quand même pas tous être si mauvais.

Non, elle avait dit, plus aucune confiance envers les Opposants avérés. La jeune femme ne pouvait pas faire des concessions dès ses premiers jours. Et puis, la solitude ne lui avait jamais posé un problème, c'était sûrement la meilleure chose à faire.

Rester seule pour toujours. De toute façon, elle était différente des autres, une mauvaise différence. Elle devait rester de son côté sans embêter personne et se mettre à l'abri sous la réputation de personnes hautes placées. Comme Dolores, même si pour sa sécurité et celle de ses deux sœurs, elle devait s'occuper des basses besognes de Dolores. C'était peu de chose - servir du café, remplir de la paperasse et faire le ménage de temps en temps - pour avoir la paix. Même si elle aurait préférée que son "amie" ne lui prenne pas sa baguette sous prétexte qu'elle serait plus assurée qu'elle ne tenterait pas de la trahir. À croire que sur son dossier, il y avait une note toute spéciale, avec écrit en gros et en rouge ! Attention, traîtresse notoire, à utiliser avec précaution !

C'était bien comme ça, même si elle devait y sacrifier le peu d'humanité qu'elle avait.

- Tu sais, ce n'est peut-être pas une bonne idée. Je ne suis pas vraiment quelqu'un de fréquentable tu sais.

C'était une très bonne idée de le jouer comme ça, d'autant plus que c'était vrai. Si elle réussissait vraiment à entrer l'unité de police de Dolores, il n'y avait peu de chance qu'elle puisse le revoir. En fait, elle ne comprenait pas pourquoi est ce qu'elle s’inquiétait : dans tous les cas, elle ne le reverrait pas. Sophia soupira, s'énervant d'elle même et sortit des billets verts pour payer les trois quatre, cinq verres du cocktail bizarre, le scotch, le verre d'eau-vocka et les glaces alcoolisées.

Au moins, le bon point dans cette histoire, c'est qu'elle n'allait pas à avoir à raconter quel monstre de la nature elle était, et ce malgré ce baiser qui avait frémir ses genoux. S'il lui souriait et s'il buvait encore un peu avec elle … elle le ferait.


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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Sam 18 Aoû - 19:30

Mouaif.

Ma comparse de boisson, était bien sympathique et fort jolie. Hormis cela, le cadre était miteux et les personnes présentes, je les mettais toutes dans le même sac. Des vieux roublards en manque de sensations fortes qui n'attendaient qu'une seconde d'inattention de notre part à tout les deux pour nous faire notre affaire ... Cela me fit frissonner indubitablement, je préfèrerais mille fois que la jolie rousse s'amuse avec mon corps plutôt que les autres pouilleux !
C'était humain en même temps ! Le baiser que j'avais échangé avec elle, n'était nullement regretté, si l'occasion se représentait avant la fin de la soirée, il serait encore certain que mes lèvres rencontreraient encore les siennes. C'était ma foi, inévitable. Mon regard doré se faisait bien plus insistant envers elle, mais elle s'en déroba bien vite pour s'en retourner vers le ô combien magnifique Barman de ce trou à rats. Sérieusement, c'était limite si je n'étais pas vexé ! Préférer ce gros lourd à moi, c'en devenait presque insultant.

Et en plus c'était pour quémander de la boisson, ah le scotch que je lui avais promis en définitive. Pour ma part, je continuais de la regarder, du coin de l’œil pour ne pas qu'elle se sente épiée, bien que mon regard pouvait mettre très mal à l'aise en soi. Je la regardais donc, avaler une petite gorgée de son scotch, et son visage se retourna enfin vers ma personne.
Tiens donc ! Elle avait oublié de m'en proposer ! Au moment où j'allais élever la voix pour passer commande, elle me coupa direct en faisant glisser son verre vers moi. Je n'avais jamais vraiment aimé partager mes boissons, ni ma nourriture avec des inconnus. En même temps, une inconnue, elle ne l'était plus vraiment, vu qu'un baiser avait été échangé ... Alors tremper mes lèvres dans son verre, serait donc comme un nouveau baiser.


- Merci. Lui dis-je en avalant une grande gorgée dans son verre. L'alcool me brûlait de l'intérieur, mais cela faisait du bien d'oublier un court instant ce qui me restait de conscience. Je reprenais une autre gorgée, quand l'une de ses phrases me fit presque m'étouffer !

Bien sûr que je voulais m'arracher d'ici. Je devenais une proie potentielle, livrée à la concupiscence de ces hommes libidineux ! Et elle aussi de surcroît !


- Bwarf. Je me sentirais bien moins observé en fait. Répondis-je du tac au tac. Mais elle était décidée, elle, à y rester dans ce lieu de débauche ! Alors bon, je restais tout de même un gentleman, malgré certain de mes travers, et la solution était bien sûr que je reste à ses côtés.

Ce que je m'empressais de lui faire comprendre avec l'un de mes sourires dont j'avais le secret. Ce qu'elle me dit par la suite, me fit là aussi sourire quelque peu. Que devait-elle penser de moi alors ? Un fou qui se met à l'embrasser devant tout le monde sans se cacher ? Et qui lui ment sans aucune honte sur son identité ? Nous étions quittes apparemment.
Je remettais le verre près d'elle. Je l'entendis soupirer, geste qui me fit encore sourire.


- Je crois que je ne le suis pas non plus Mademoiselle. Et j'aime les personnes peu fréquentables finalement ! Lui dis-je aimablement, en posant ma main gantée sur l'une des siennes. Je la retirais vivement, car ce qu'il y avait de caché sous le cuir, commençait bizarrement à me mettre au supplice.

Je sentis mes muscles se contracter, mon dos se arquer, je me mis à tousser sans raison valable, et ce fichu dos qui commençait lui aussi à me brûler ! Le Barman me regardait me tortiller sur mon siège, en proie à une fièvre violente, chose que je n'avais point eue depuis un moment. Pourquoi cela me prenait-il maintenant, alors que j'étais en charmante compagnie ? Jamais de chance le pauvre Resnald !
Mon regard se voila, j'avais un de ces putains de mal de crâne ! Le truc qui vous ferait vous fracasser la boîte crânienne contre un mur, mur, qui serait le seul moyen de vous soulager en fait.


- De l'eau ... Parviens-je à siffler entre mes dents. Le Barman s'exécuta sans mot dire, tout en me regardant fixement, je le dissuadais de continuer en le fixant de mes orbes dorées incendiaires.

Le feu qui me consumait ne parvenait pas à s'épuiser. Lentement je me levais de ma chaise et je me dirigeais sans mot dire vers les toilettes masculines pour me rafraîchir encore et encore.


- Bordel ! Juste maintenant ! Dis-je à mon reflet dans le miroir.

Je m'aspergeais d'eau, eau bienfaitrice qui avait pour don de me calmer.

Et ça, c'était déjà pas mal ...
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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Dim 19 Aoû - 14:49

Elle avait espéré passer une soirée tranquille, essayer de profiter avant de subir le courroux de Dolorès, et voilà qu'elle se retrouvait coincée avec un dilème.

Il avait remplit sa part du marché, mais elle n'était pas du tout sûre de vouloir lui dire ce qu'elle était, elle ne pouvait qu'imaginer l'air qu'il prendrait s'il savait. Tellement de sorciers avaient voulu se servir d'elle et de ce qu'elle avait en elle. Si elle pouvait retirer le sortilège de sa mère, elle n'hésiterait pas une seule seconde, surtout si ça pouvait lui éviter de finir de nouveau en rat de laboratoire dans des souterrains lugubres et obscurs. Elle avait assez de cicatrices comme ça, pas la peine d'en rajouter d'autre non plus. Surtout qu'il fallait bien comprendre ce qui la rebutait : comment quelqu'un qui se soignait à la moindre coupure pouvait-il avoir des cicatrices ? Voilà un petit quelque chose qui faisait réfléchir sur les sorciers-fous de l'Opposition. Et si Adrian, malgré la sympathie qu'il lui inspirait recherchait aussi à faire de grandes choses pour son camp, comme le prétextait les opposants ?

Surtout qu'elle ne savait pas si elle devait accepter de partir avec lui, où qu'il souhaite aller d'ailleurs, déjà qu'elle allait avoir des problèmes pour ne pas être allée à la réunion de Dolorès, et ce même si elle avait une excuse en béton, elle s'était déjà fait avoir une fois, et Sham n'avait pas arrêté de lui dire de se méfier des inconnus une bonne fois pour toute. Mais cet Adrian avait quelque chose. Il semblait aussi cacher quelque, et du coup, elle avait aussi envie d'en savoir plus sur ce "qu'il était aussi", qui disait pas mal de chose. Et puis, elle ne pouvait pas se cacher qu'il avait beaucoup de charme, il embrassait vraiment bien et avait du répondant.

Sophia avala une nouvelle gorgée de scoth provenant du verre qu'il avait fait glisser vers elle en se demandant ce qu'il convenait de faire. Elle comprenait son malaise, avec tous les regards qu'il attirait … Sophia ne put retenir un petit sourire amusé.

- Les pauvres, dit-elle d'un ton faussement désolé, trahi par son sourire hilare. Ils avaient enfin quelque chose de très bien à reluquer, tu les priverais de ta présence ?

La jeune femme remarqua qu'il n'avait pas bougé, attendant sûrement qu'elle se décide, c'était vraiment très prévenant de sa part, elle lui en était reconnaissante. Devant son sourire charmeur, elle ne put s'empêcher de sourire à son tour en secouant vaguement la tête de gauche à droite.

Un sourire qui grandit en l'entendant. Alors comme ça, lui non plus n'était pas quelqu'un de fréquentable, et bien ils étaient bien assortis tous les deux. Pas fréquentables et perdus dans un environnement qui ne leur convenait pas vraiment et qui en était presque hostile (dans le sens dangereux, bien sûr) plus pour lui que pour elle, d'ailleurs. Quand il posa sa main sur la sienne, elle allait céder. Elle allait lui proposer qu'ils s'en aillent ailleurs, se trouver un endroit plus tranquille, loin de joueurs de billard vêtu de cuir avec la moustache du policer des Village People, quand il retira sa main, comme s'il s'était brûlé. Sophia muette d'horreur contempla le dos de sa main, avec ses trois cicatrices, ces trois lugubres traces blanchâtres incrustées dans sa peau. Elle pouvait comprendre, après tout, ce n'était pas franchement une vision agréable, mais à ce point ? La jeune femme releva les yeux pour regarder son compagnon, il n'avait pas l'air d'aller bien. Ce n'était peut-être pas elle, alors …

- Est-ce que ça va, Adrian ? demanda t-elle inquiète en lui tapotant dans le dos, implorant le barman de se dépecher de lui trouver un verre d'eau, plus vite qu'il ne l'avait fait tout à l'heure.

Elle sentit les muscles du jeune homme rouler sous ses doigts, elle le laissa se lever, toussant comme un moteur en panne d'essence pour aller aux toilettes. Elle ne pouvait pas aller voir comment il allait et elle se refusait à envoyer quelqu'un voir s'il n'était pas en train de s'étouffer dans les toilettes. Son téléphone sonna, elle le sortit de sa poche en s'attendant à voir le nom de Dolorès apparaître sur le petit cadran, mais c'était Penzà. Elle serra les dents et faillit décrocher immédiatement au nom de l'amitié qu'ils avaient un jour partagé, et sûrement aussi à cause des verres qu'elle avait avalé, mais elle préféra se raisonner, essayer de se rappeler les derniers mots qu'il lui avait jeté et elle raccrocha avec un soupir à briser le cœur des pierres. Alors que sa patronne s'apprêtait à l'envoyer dans un camp militaire pour se former, elle préférait mille fois aller de l'avant, arrêter de vivre dans le passé. Elle ne pouvait plus rien faire pour arranger les choses avec lui de toute façon …

Bonne idée. Sophia avala d'un trait le reste du scotch et fit signe au barman de la resservir, on the rocks, et d'ajouter un autre verre d'eau, lui aussi regardait la porte des toilettes, Sophia éprouva alors une sorte de … jalousie amusée ? Elle tourna la tête pour regarder les autres clients, les joueurs de billard qui étaient venus danser avec eux, si elle avait pu s'attirer leur sympathie à un moment où à un autre, elle remarqua pourtant qu'ils lui jetaient des regards dépités depuis que Mark l'avait entraîné dans "un coin obscur". Le pauvre … elle ne pouvait pas le laisser comme ça. Sophia renversa la tête en arrière, avalant cul sec de nouveau son whisky, laissant les glaçons et se releva, légèrement titubante, quittant son siège en secouant les bras, espérant réveiller le sortilège qui courait ses veines supposé la garder saine et fraiche. Puis elle s'avança vers les toilettes, après avoir pris le verre d'eau avec un regard encourageant du barman, en mordillant ses lèvres insensibilisées par l'alcool, sentant une vingtaine de regards réprobateurs dans son dos. Elle toqua deux coups à la porte et l'ouvrit -jugeant que deux coups, c'était largement suffisant pour faire dégager les autres - et entra. Il était en train de se passer de l'eau sur le visage, elle posa le verre d'eau sur le lavabo et s’adossa contre le mur, bras croisés en le regardant faire. Ce qui lui était arrivé n'était pas naturel, elle le savait bien, elle n'était donc vraiment pas la seule des deux à cacher quelque chose.

- Est-ce que ça va mieux ? demanda t-elle avec un regard perçant.

C'était bien la première fois qu'elle regrettait sincèrement que les savants fous n'aient pas réussi à terminer leur projet : reproduire le sort qui l'animait pour en faire profiter les autres. Bon, les autres devaient être des opposants pour en profiter, certes, mais si elle savait comment ils l'avaient fait, alors, elle aussi aurait pu en faire profiter les gens qu'elle aimait bien, de son côté.

- Peut-être qu'on pourrait s'en aller … dans un endroit plus propre peut-être …, ajouta t-elle en passant un doigt sur le lavabo à la propreté douteuse. Notre marché n'est pas complètement rempli. Toujours curieux ?


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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Mar 21 Aoû - 20:00

Hm.

J'étais vraiment de plus en plus mal à l'aise dans ce fichu bar. Et le fait que le Barman, me faisait des clins d'oeil derrière son comptoir n'arrangeait rien à mon malaise. Si j'avais pu, j'aurais fini tout le verre de scotch de la charmante rousse ! Mais par politesse, je le lui avais rendu ... Bien que m'y noyer aurait été préférable.
Et en plus elle se fichait de moi ? A ses dires, je répondis par un sourire faussement amusé. Moi, tout ce que je languissais c'était de m'éclipser d'ici, aussi vite que j'y étais arrivé et sans être mort saoul ! Ce serait au moins mon challenge ce soir. Car finir mort plein, au milieu de tout ces hommes en rut, c'était la pire chose qui pourrait m'arriver.
Bien, que ça bavardait derrière moi, je me sentais toujours mal. Comme si on tentait de pénétrer mon intimité, et ça je pouvais vous dire que c'était la chose la plus horrible qui pouvait être.

Berk.


- Oui. Personnellement les priver de ma présence, serait bénéfique, mais je le reconnais. Seulement pour moi. Fis-je avec un clin d’œil à son adresse.

Et voilà que ça commençait. Cette brûlure intense qui pénétrait mon corps et qui me faisait tousser comme un tuberculeux. Mon dos me faisait souffrir. Atrocement souffrir ... Et mes poignets, n'en parlons pas de mes poignets ! Les stigmates encrés, m'auraient presque fait me fracasser contre le comptoir du Barman, tant j'avais mal. Je m'étais levé de mon siège et dirigé laconiquement vers les toilettes pour m'asperger.
Il n'y avait que là, que je serais bien. L'eau calmait ma chaleur corporelle. J'en avais oublié ma charmante interlocutrice tant la douleur avait été si rapide et si intense. Je m'excuserais par après quand j'aurais retrouvé mes esprits. Je soufflais, face au miroir ébréché et sale qui me faisait face, il me renvoyait un visage émacié et fatigué. J'appuyais mon front contre ce miroir légèrement glacé et j'étais un peu soulagé.
Lentement, je décidais de retirer au moins l'un de mes gants de cuir noir, celui de ma main gauche. J'avais de la peine à le retirer, tant la matière s'était presque fusionnée avec ma propre peau mate. Je mettais mon gant dans la poche de mon pantalon, et regardais de plus près ce qui me faisait tant peur. Un de mes vicieux tatouages, qui étaient là depuis des années, et qui scintillait d'une lueur dorée trop étrange pour être naturelle. En même temps, je ne m'étais jamais penché sur mon propre cas, préférant ignorer jusqu'à ces malédictions familiales.

Mais là, je me retrouvais devant le fait accompli et je n'y comprenais rien ! Je n'avais jamais eu aussi mal et je décidais de me remettre à me rafraîchir quand ... j'entendis toquer à la porte. Je n'eus pas le temps de décliner ou d'inviter qui que ce soit, que la personne se trouvait déjà là. C'était ma charmante rousse ! Il me fallut un petit instant avant de m'en rendre compte, tant la douleur m'anesthésiait le cerveau. Je me retrouvais face à elle, le visage déconfit et meurtri par cette fièvre qui mettait du temps à s'en aller. Je venais de m’apercevoir que ce poignet que je devais toujours cacher, se trouvait désormais à sa vue. Ni une, ni deux, je le remettais dans la poche de mon pantalon, avec un visage grimaçant.
L'enfer s'étant emparé de mon corps, ne demandait qu'à être éteint et Dieu entendit mes prières apparemment ! Je remarquais qu'elle avait apporté un verre d'eau ! Verre d'eau qui ne fit pas long feu, tellement que j'avais soif. Je reposais le verre, tremblant sur le rebord bien dégueulasse du lavabo. Un instant auparavant, elle m'avait demandé si j'allais mieux, elle allait s'en rendre compte si elle scrutait ma tête. Cela m'avait touché, qu'elle s'inquiète un tantinet pour moi. Même si pour cela, elle avait associé sa diatribe à un regard plus que perçant. Outch.
Nous étions quittes encore une fois ! Chacun avait un lourd secret à dévoiler ... Petit à petit, je reprenais mes esprits et c'était bien mieux ainsi. Expulsant mes poumons, cette fois-ci je plaquais mon regard doré dans le sien si charmant.


- Maintenant ça va mieux. Merci d'être venue. Enfin heureusement que c'était toi, parce que si ça avait été un gusse, je sais même pas si j'aurais eu la force suffisant pour lui coller mon poing dans la gueule ! Répondis-je avec un grand sourire. La douleur était moins puissante mais elle était toujours, me rappelant à l'ordre. Je remis vite ce gant, là, j'étais au complet.

Les autres devaient se demander ce qu'on y fichait dans leurs toilettes ultra crades, bah rien à foutre en fait. J'étais bien avec elle, et je me reprenais petit à petit ... Je me demandais bien ce qu'elle pouvait 'être', elle, la fille qui pouvait guérir d'une cheville foulée en même pas une minute.


- Oui un endroit moins dégueu, ça me plairait ouais. Et je suis toujours curieux Miss.

Décidément, cette charmante demoiselle parvenait à me troubler. Je passais l'une de mes mains dans sa chevelure de feu, elle me rappelait un peu Purdey. Mais je n'allais pas lui en parler, car on sait tous, que les filles sont ultra jalouses quand on en évoque une autre ! Alors, je préférais encore vivre, plutôt qu'une mise à mort dans des chiottes sordides !
Je l'amenais contre ma grande stature et la serrais contre moi. Pas de là, à lui briser les os, bien au contraire. J'embrassais son front, et par la suite, je m'emparais de l'une de ses mains et nous sortions (enfin) des restrooms ! Quel ne fut pas mon étonnement devant tant de regards ébahis ... Peut-être qu'ils croyaient que j'avais passé l'arme à gauche avec tout ça.
Ouais, mais non. Allez ! Cette fois on se casse ! J'entrainais ma comparse dehors, j'étais enfin au frais et je m'étirais. Pfiouh.

La douleur était toujours là, mais visiblement occultée par cette sensation de bien-être qui m'avait saisi. Je scrutais ma compagne dans les yeux, en effet, nous n'avions pas fini.


- Où en étions-nous Miss. Car je crois, que tu es aussi curieuse que moi ... à mon égard.
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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Mer 22 Aoû - 18:36

Il n'avait vraiment pas l'air d'aller bien, et Sophia n'attendait qu'un signe d'impatience pour disparaître si jamais sa présence était de trop. Il avait l'air de souffrir le martyr, et la souffrance, ça Sophia connaissait bien, elle savait qu'on pouvait réagir n'importe comment pour qu'elle s'arrête ou lorsqu'on y était soumis. On pouvait alors avoir n'importe quelle réaction. Elle regarda son visage et la douleur qui s'y lisait en se désolant une nouvelle fois de ne pas pouvoir faire autre chose pour l'aider.
En entrant, elle avait aussi remarqué sa main, cachée bien vite dans sa poche, accompagné d'une grimace de douleur, mais n'avait pas fait la moindre remarque et s'était forcée à regarder ailleurs, après tout, elle ne le connaissait pas et ce n'était pas tellement ses histoires, elle ne voulait pas qu'il se sente forcé de lui dire ce qu'il était simplement parce qu'elle le voyait dans cet état là. Sophia n'avait jamais aimé l'expression "être pris sur le fait". Il était hors de question qu'il se sente obligé d'avoir à lui fournir une explication. C'était donc un grand travail sur sois qu'elle devait faire, pour essayer de noyer sa curiosité, l'enterrer dans un recoin sombre de sa conscience et l'oublier tant qu'elle n'était pas sûre qu'il allait bien. Elle le regarda avaler d'un trait le verre d'eau qu'elle lui avait ramené en restant sagement adossée au mur en face de lui.

- De rien, répondit-elle en lui rendant son sourire. J'espère que ça rattrape un peu l'écrasage de pied de tout à l'heure.

Elle attendit qu'il remette son gant - en faisant semblant d'être occupée à contempler le vol d'une mouche comme si elle le voyait pour la première fois - avant de se rapprocher un peu de lui, autant qu'elle le pouvait dans l'espace restreint et crade qu'offraient les toilettes. C'était la première fois depuis qu'elle était entrée dans ce bar qu'elle souhaitait vraiment quitter cet endroit, une telle saleté, ça ne pouvait vraiment pas être toléré. Ils étaient sympas tous, le barman et les autres, mais elle avait des limites comme tout le monde. Elle en avait assez. Repoussant cette pensée dans un coin de sa tête, elle se redressa et sourit doucement au jeune homme en glissant ses mains dans ses poches.

- La curiosité est un vilain défaut, rétorqua t-elle doucement. Mais allons-y …

Elle le laissa se rapprocher d'elle, réprimant une envie de s'éloigner - simplement par précaution, mais après tout, lui même lui avait dit qu'il ne lui voulait pas de mal. Se méfier était devenu une seconde nature - passer une main dans ses cheveux en levant les yeux pour contempler son visage, il était trop grand, se plaignit-elle mentalement. Pratiquement toutes les personnes qu'elle fréquentait la faisait passer pour une naine, c'était tellement injuste. Mais plutôt séduisant d'un certain côté. Elle sourit en se laissant enlacer, songeant avec regret que la dernière fois qu'on l'avait enlacée, c'était parce qu'elle était en train de mourir - encore - après avoir sauvé Dolores. Personne ne la considérait comme humaine quand les gens savaient ce qu'elle était vraiment, alors rencontrer quelqu'un qui ne savait rien et se comportait avec elle comme avec un simple humain, c'était assez rafraîchissant. Elle serra la main gantée qu'il lui tendait et sortit derrière lui, fixant son regard droit sur la vitrine pour éviter les regards des autres clients, notamment les joueurs de billard qui avaient sûrement espéré pouvoir rentrer avec Adrian. Les pauvres, vraiment … Elle attrapa en passant sa veste restée sur la chaise au bar.

La jeune femme attendit qu'ils se soient un peu éloignés du bar pour enfiler de nouveau sa veste, histoire de ne pas choper la crève à cause du vent froid de janvier. Elle tira ensuite les manches de son pull sur ses mains pour cacher ses cicatrices et attrapa la main d'Adrian pour en caresser le cuir qui recouvrait sa main, essayant de deviner ce qu'il pouvait bien caché sous ses gants, ce qu'il tenait à ce qu'elle ne voit surtout pas. Elle songea, que c'était peut-être mieux de ne pas savoir, elle laissa retomber la main d'Adrian avant de plonger les yeux dans son regard doré avec un sourire en coin. Il fallait savoir être sage. Elle préférait ne pas savoir si jamais sa vision du jeune homme devait être changée à cause de ça.

- Je suis curieuse, c'est vrai … mais tu peux garder ton secret si tu veux. Je ne te connais pas. Et toi non plus tu ne me connais pas. Je crois bien qu'il y a peu de chances pour qu'on se revoit jamais après ce soir … On peut tout imaginer l'un sur l'autre. Sans rien savoir, sans rien qui change notre vision. Est-ce que ce n'est pas mieux comme ça ?

Le problème majeur, c'était surtout que, sage, elle ne l'était pas tant que ça finalement. Elle risquait de ne pas tenir ses bonnes résolutions. C'était bien ce qu'on lui reprochait, c'était bien pour ça que Dolores voulait l'envoyer dans ce camp militaire pour suicidaire et autres tarés de l'Opposition, elle voulait s'occuper de son caractère, au pire, la faire disparaître si ça ne marchait pas comme elle le souhaitait, quitte à renvoyer Sophia à Ethan Jones.

La jeune femme laissa retomber ses bras et se retourna vers l'Hudson en serrant ses bras contre ses épaules pour se tenir chaud, elle aurait quand même du prendre une veste un peu plus chaude, et ne pas croire qu'elle allait trouver l'endroit où se trouvait sa réunion avant d'avoir froid.. Elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais ravala ses mots avant qu'ils ne sortent. À la base, dans leur accord, c'était elle qui était censée dire ce qu'elle était, et lui avait proposé ensuite de lui révéler ce qu'il était, mais elle n'était plus si motivée pour qu'ils se révèlent leurs secrets.

- Est-ce que ça te dérange ? Si on ne se dit rien ?

Elle s'était retournée vers lui, accoudée à la balustrade du quai dans une posture aguicheuse et s'était fendue d'un sourire incendiaire. Sophia lui laissait le choix, elle avait proposé le marché, il l'avait rempli, s'il insistait, il y avait peu de chances qu'elle résiste plus que ça. Derrière elle, les flots sombres se déchaînaient, bruyants, essayant de se dégager des quelques plaques de glace qui pointaient le bout de leur nez. Il y avait plus agréable, Sophia aurait été ravie de rallier un lieu chauffé, quitte à retourner dans le bar s'il le fallait.

- Ou pas ? Ou est-ce que tu préfères révéler ce qui se cache derrière ce cuir et savoir ce qui se cache derrière toutes mes cicatrices ?

La jeune femme avait abandonné sa rambarde pour se rapprocher de lui, avec son sourire toujours cloué aux lèvres, la démarche chaloupée. Elle pencha la tête en avant, dénuda sa nuque avec son bras gauche pour le laisser apercevoir, sous la lumière orangée du réverbère, les trois lignes profondes, blafardes et trop droites pour être naturelles qui ornaient sa nuque, semblables aux autres qui occupaient d'autres endroits de son corps. Puis elle releva la tête, laissant ses cheveux sur son épaule, tirant de nouveau ses manches sur le dos de ses mains. Sophia se redressa ensuite sur la pointe de ses pieds pour river son regard au sien, susurrant tout près de ses lèvres :

- À toi de me dire


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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Ven 24 Aoû - 19:29

Bien sûr que le verre d'eau, rattrapait l'écrasage de mon pied !

Je lui avais souri quand elle m'avait sorti cela. En effet, l'eau qui s'était infiltrée dans mon corps meurtri avait été salutaire. Et pour cela je ne la remercierais jamais assez. Puis, mû par un étrange instinct je l'avais prise dans mes bras. Non pas que cela m'avait déplu, bien au contraire. Mais c'était peut-être plus pour me rassurer moi que je l'avais fait ... Bien que sentir sa chaleur humaine contre ma grande stature, était plus que plaisant.
La jeune rousse avait repris sa veste quand nous étions sortis précipitamment de ce bar mal famé, et moi qu'avais-je fait de la mienne ? Vu que mes esprits s'étaient dispersés durant un laps de temps ... Je palpais mon corps et reconnut le tissu, malgré mon cerveau en berne, elle était bien présente sur moi. Ceci expliquait peut-être la chaleur bien trop excessive qui avait pris place en moi, et qui prend toujours un peu place d'ailleurs. La charmante demoiselle, eut un geste envers moi, qui me pétrifia quelques secondes.
En effet, sa peau si belle, venait toucher l'horrible cuir qui cachait mes stigmates, héritières d'une dynastie trop décadente. Ce seul geste, eut pour effet d'accélérer les battements désordonnés de mon cœur, et en même temps de me refroidir. Par habitude, je n'aimais pas que l'on me touche, surtout ces mains horribles ... C'était bien pour cela, que j'apposais des remparts de tissu, de ce tissu qui un instant auparavant avait failli fusionner avec ma propre peau mate. Finalement, elle retira sa main, c'était idiot, je m'y étais habitué à ce charmant 'contact'.
Ce qu'elle me dit par la suite, me fit sourire, car pour ma part, j'avais les mêmes pensées à propos de nos deux personnes ...

C'était ... marrant.


- En effet. Je suis de ton avis. Garder le mystère et l'entretenir, ce serait mieux. Mais je suis trop curieux pour m'arrêter ici. Mais même si le destin fait que dans le futur nous ne nous croiserons plus, au fond de moi, j'aimerais justement ... te revoir. Fis-je avec un sourire en coin en plantant mes orbes dorées dans les siennes. Je remarquais soudainement qu'elle avait froid, et moi égoïstement, je restais au chaud dans ma veste. Lentement je la retirais pour la poser sur ses frêles épaules, non pas que je sois un gros macho qui pense que tout les femmes ne sont rien sans la geste masculine, mais plutôt que je n'aime pas voir les filles mourir de froid.

Quoi de plus normal en définitive ?


- Si tu veux. Mais tu sais que tu me tortures là. Être si proche de toi, et ne rien savoir de toi, c'est comment dire ... frustrant ! Réponds-je par un large sourire agrémenté d'un petit rire. C'était vrai ça, elle était en face de moi, sujette à un lourd secret, et moi dans mon naturel curieux, je ne pouvais rien savoir ! C'était plus qu'une torture, c'était un véritable enfer ! J'étais pris entre deux feux car révéler ce qui se cachait sous ce cuir noir, c'était me mettre à nu devant elle. Bien qu'elle m'inspirait confiance, j'émettais tout de même des réserves. En des temps incertains comme ceux-ci, je n'étais pas à l'abri d'une embuscade perpétrée par le camp adverse.

Mais c'était sa compagnie que j'appréciais. Et peu importe ce qu'elle était, ou dans quel parti elle se trouvait, j'adorais ce qu'elle dégageait. Sa forte personnalité et ce mystère qui l'entourait. Dans ce sens là, nous étions identiques. Et juste pour ça, ça me plaisait.

Ses cicatrices ?

Quelles cicatrices ? Je m'interrogeais en proie à d'étranges réflexions, quand elle m'apporta la dite réponse sur un plateau d'argent ... Elle avait délaissé la rambarde gelée, pour se rapprocher de moi. Jusque là rien de vraiment alarmant, c'est pour la suite qui je m'inquiétais ... Avec un geste des plus appréciables, elle me dénuda sa nuque, là je souris. Mais je perdis vite mon sourire quand j'aperçus ce qui se trouvait révélé à la lumière révélatrice de ce fichu réverbère. Des cicatrices, si blanches sur cette si belle peau. Et si laides ...
Mon regard, pour ne pas qu'elle soit gênée, je le déviais ailleurs. Mais mon attention se porta encore sur elle, quand l'instant d'après, elle approchait ses lèvres si tentatrices des miennes. Là, ma raison avait défailli et je ne savais plus vraiment où j'en étais. Ces lèvres, si proches des miennes ... Je m'en emparais avec ferveur en la serrant contre moi. Cette fille m'avait bouleversé, ces cicatrices me rendait malade. Non pas que cette si jolie rousse me dégoûtait, c'était évidemment le contraire ! C'était juste que ... J'avais l'impression qu'on lui avait fait du mal. Ces cicatrices si blanchâtres n'étaient pas si anodines que cela ... Et elles étaient bien trop droites pour être d'origine naturelle. Alors je continuais à embrasser ma belle rousse pour ne plus y penser.
J'avais juste envie d'oublier ce que nous 'étions' pour un instant. Je prolongeais ce baiser en mettant mes gants de cuir noir sur ses joues rosies par le froid si mordant du mois de Janvier. Je mettais fin à ce baiser, qui pourtant, était plus qu'appréciable, pour river mon regard doré dans le sien.


- Je te propose une chose. Mais déjà promets moi un truc ... Que nous nous reverrons. Alors ce que j'ai à te proposer est simple, je te révèle un seul de mes secrets qui se cache sur mon corps et toi, tu choisis ce qu'il en est pour toi. Ou préfères-tu en rester là ?

Je la regardais. Toujours. Avec un sourire perché au coin des lèvres, lentement j'effleurais ce cou constellé de cicatrices qui me faisait me questionner. Que lui était-il arrivé ? Avait-elle souffert ? C'était plus fort que moi, mon regard se voila légèrement, je savais ce que c'était quand on gravait de force une malédiction sur un corps qui se débattait et qui n'en voulait pas ...

- As-tu souffert par le passé ? Si tu ne veux pas répondre, je le comprendrais. Ne t'en fais pas.
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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Dim 26 Aoû - 0:22

Elle esquissa un sourire en l'entendant dire qu'il partageait son opinion sur la partie secret. Complètement. Elle aussi voulait en savoir plus sur lui. Elle tenait à voir ce qu'il y avait sous se cuir, ce qu'il se sentait tellement obligé de cacher à la vue d'autrui. Tout en ne tenant pas à le savoir. Pas ce soir. Ce soir, elle n'était rien que Lily. Elle n'avait pas d'histoire, juste des cicatrices, elle pouvait être n'importe qui, n'importe quoi. Et elle était juste en train de passer une bonne soirée avec Adrian - même si elle était pratiquement certaine, au vue de leurs similarités, que ce n'était pas non plus son vrai nom - tout simplement. La simplicité, c'était tout ce qu'elle demandait, ne serait-ce que pour un soir, était-ce tant demander au final ? Sophia fronça involontairement du nez en essayant de réprimer un sourire face au petit sourire en coin qu'il lui adressait, qui était des plus canons. En entendant la fin de sa phrase, Sophia soupira en baissant les yeux. Elle se serait certainement mentit elle-même si elle s'était dit qu'elle ne voulait pas le revoir, mais le fait était qu'elle aussi avait vraiment envie de le revoir. Si seulement les choses avaient été différentes … La jeune femme resserra ses bras autour d'elle avec un nouveau soupir avant d'affronter son regard en essayant de trouver quelque chose à dire. Elle ne voulait pas lui mentir, mais elle ne voulait pas non plus lui dire l'entière vérité, elle ne voulait pas qu'il l'associe à aucun parti et encore moins à celui auquel elle appartenait par défaut, sans l'avoir vraiment voulut. Sophia haïssait l'opposition ainsi que la majeure partie de ses partisans, mais elle devait se racheter, elle devait honorer ses promesses …

Même si ça ne lui plaisait pas, mais alors pas du tout.

- Moi aussi … je, enfin j'aimerais … mais je ne peux pas, dit-elle en rabattant une mèche de cheveu roux derrière son oreille.

Elle secoua la tête avec un nouveau sourire quand il vint déposer sa veste en plus sur ses épaules. Un vrai gentleman, elle murmura un 'merci' en espérant qu'il n'aurait pas à se transformer en bonhomme de neige pour elle. Le temps était froid et nuageux, à côté de la rivière, c'était presque le pôle nord, la seule chose qui manquait, c'était qu'il se mette justement à neiger pour agrémenter le verglas qui s'étendait déjà par grandes plaques à certains endroits de la rue, prête à se transformer en vraie patinoire. Sophia resserra sa veste autour d'elle en se mordillant la lèvre. Elle se sentait bien avec lui, elle arrivait à se détendre, à oublier qu'elle était censée se méfier des inconnus, surtout par ses temps. Même s'il lui avait dit qu'il n'était pas fréquentable, elle n'arrivait pas à l'imaginer ainsi d'ailleurs, aussi attentionné et prévenant. C'était comme si elle pouvait lui faire aveuglement confiance. Parce qu'ils ne se connaissaient pas. Parce qu'ils se ressemblaient.

En l'entendant parler de nouveau, elle ne put s'empêcher d'éclater de rire en le dévisageant, amusée.

- Oh je te torture ? demanda t-elle avec une petite moue amusée. Et bien ce n'était pas du tout mon attention, ajouta t-elle avec un sourire mutin

Au contraire, elle comprenait parfaitement ce qu'il voulait dire, elle mourrait aussi de savoir quel était son secret, ne pas savoir la tuait. Le seul problème, et la jeune femme était sûre que c'était la même chose de son côté, c'était qu'elle devait se dévoiler si elle voulait savoir. Et dire quelque chose que l'on s'était efforcé de taire et de cacher pendant longtemps était le plus dur. Plus dur que de mentir, que de simuler. Lui montrer ses cicatrices avait été dur, mais elle était assez contente d'elle-même, d'avoir réussir à les montrer à quelqu'un qui ne savait pas déjà qu'elles étaient là, Ses lèvres à quelques centimètres des siennes, elle contempla ses yeux, ses magnifiques yeux d'une singulier couleur dorée et caressa du regard le reste de son visage, appréciant chacun de ses détails. Elle pensait pouvoir se noyer dans son regard doré le temps qu'il décide de reculer, qu'il se rende compte de l'horreur que représentaient ses cicatrices, qu'elle lise la répugnance dans son regard, la même qu'elle savait dans son propre regard lorsqu'elle s'efforçait de les regarder avec le plus d'objectivité possible, mais au lieu de ça, il l'embrassa, Elle enroula ses bras autour de son cou, rapprochant encore plus son visage du sien, lui rendant son baiser avec toute la fougue qu'elle pouvait, passant doucement ses doigts dans les cheveux du jeune homme en aillant l'impression qu'il ne finirait jamais parce qu'il lui faisait presque oublier sui elle était, mais il rompit le baiser. Encore. Elle soupira de frustration. C'était une sale manie qu'il avait là. Elle nota mentalement pour elle même de ne plus se moquer de sa frustration.

Elle soutint son regard en laissant glisser ses mains sur ses épaules.

- Ça, c'est ce qui s'appelle du chantage il me semble, protesta t-elle avec un sourire amusé. Sans compter que des secrets, je n'en ai pas trente-six mille

Elle enroula de nouveau ses mains autour de son cou pour lui montrer ce qu'elle pensait de son offre. Un secret sur son corps, c'était plus que tentant. C'était même alléchant. Elle releva le regard, fermant vaguement les yeux pour essayer de décider ce qui était le mieux, à faire. En reprenant son expression, Sophia n'avait pas la moindre envie d'en rester là. Pas avec lui. Rester avec lui ce sir avait un goût de liberté. La liberté de choisir. Il lui laissait le choix, c'était rare ces derniers temps qu'on lui demande son avis, c'était agréable. Elle commençait à y prendre goût.

- Mais je te promet qu'on se reverra un jour après ce soir

Elle passait sous silence le temps qu'il pouvait s'écouler avant qu'elle ne remplisse sa promesse. Ça, de toute façon, avec le camp militaire dans lequel Dolores entendait bien l'envoyer, elle n'aurait jamais pu lui promettre une date, elle ne pouvait même pas dire dans quel état elle serait en rentrant de là. Et si sa patronne lui laisserait un peu de la liberté avant de faire d'elle une opposante intégrée. Qui savait si la Sophia qu'il reverrait serait la même que celle de ce soir, celle qu'il voulait revoir ?

- Et j'accepte ton offre parce que je refuse d'en rester là.

La jeune femme se crispa, baissant les yeux tout d'un coup en entendant sa nouvelle question. Elle eut soudain l'impression de ressentir chacune des blessures qu'on lui avait infligé. De revivre chaque perte qu'elle avait du endurer.

- Oui. Mentalement … Physiquement … J'ai souffert de toutes les manières possibles et imaginables, plus qu'il n'en faut pour remplir une vie. Et je sais que c'est loin d'être fini. Que j'ai encore beaucoup … Enfin … Ma mère disait que souffrir est le lot de tous ceux qui ont échappé à la mort …

Sophia sourit tristement. Sa mère avait eu raison sur ce point au moins. Depuis qu'elle était morte une première fois, elle n'avait pas arrêté de l'affronter encore et encore. Elle n'aurait pas survécu longtemps sans son don, mais sans, elle n'aurait jamais eu son lot de souffrance. Elle serait sûrement avec sa famille, dans un monde paisible et tranquille sans le moindre regret ou doute … Tout serait plus simple si elle avait pu mourir lorsque son heure était venue. Elle n'aurait pas rencontré tout ces gens … mais elle n'aurait pas attiré tout ces problèmes … Sophia soupira avant de remonter son regard vers lui.

- Alors … Qu'en est-il de toi ? Est-ce que tu as eu aussi à souffrir dans le passé ? D'ailleurs en parlant de souffrances insoutenables, tu n'as pas un peu trop froid là ?

Elle s'en voulait tout d'un coup, de ne pas y avoir songé plus tôt. Il lui passait sa veste et elle l'oubliait dans son malheur. Tss. Une vraie catastrophe cette fille.


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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Mer 29 Aoû - 13:03

J'aurais tant aimé être quelqu'un d'autre ...

J'aurais tant aimé naître autre part que dans cette fichue dynastie BloodDust, qui nous a fait tant souffrir Loevi et moi. Loevi, parlons-en. Je m'étais enfui et je l'avais laissée seule, dans la gueule béante du loup ... Pauvre virginale brebis qui s'était faite dévorer toute entière, par ces prédateurs qui faisaient notre 'famille'.
Je m'en voudrais toujours d'y avoir échappé, à ce destin sordide qui faisait de nous ce que nous sommes. J'avais préféré tout laisser retomber sur de frêles épaules, plutôt qu'assurer avec les miennes ! Sur ce coup, j'avais été lâche ! Si par hasard, je revoyais cette sainte de Loevi, je l'embrasserais ... tant elle me manque.
Mais là n'est pas la question.

J'écoutais la douce voix de Lily ma rouquine. Elle avait le don de m'apaiser, moi qui étais toujours d'une nature explosive et parfois même électrique ! Je fronçais les sourcils suite à une phrase qu'elle venait de me sortir. Comment cela nous ne pouvions pas nous revoir ? Mais j'avais décidé d'être de bonne humeur en cette fin de soirée glaciale et je le serais. Par pure gentillesse et galanterie, j'avais ôté ma veste afin de la poser sur ses épaules refroidies.
Je lui souriais. Elle la portait bien ma longue veste faite pour les frimas hivernaux ... Pour ma part, le froid n'arrivait pas à pénétrer ma peau mate et c'était tant mieux. J'avais toujours un peu chaud suite à ce qui s'était passé dans le bar peu recommandable où nous étions quelques instants auparavant. Ses paroles énoncées ainsi me firent rire, en effet elle me torturait ! Ne le voyait-elle pas ? J'avais envie de tout connaître d'elle ! Ses parts de joie et d'allégresse, comme ses parts d'ombre et de ténèbres. Pour ce faire, nous étions identiques sur ce point.


- Oui. Je l'avoue. Tu me tortures trop facilement jolie rousse ! C'en est énervant même ! Réponds-je en riant et en lui souriant. Le petit sourire mutin qu'elle m'offrait en bonus, était vraiment trop craquant sur elle. Puis finalement, je l'avais embrassée ...

Elle avait répondu à mon baiser, par une caresse dans mes cheveux, et toute la fougue dont elle pouvait user. C'était appréciable, même si je le savais, je la frustrerais en y mettant fin à ce si délicieux baiser !
Hé ! Chacun son tour non d'être frustré ? Ayant terminé ce si splendide baiser, je lui souriais. Cette rouquine était vraiment intéressante, et le mystère qu'elle entretenait autour de sa personne était plus que convaincant pour me laisser tenter ! J'avais envie de la revoir, comme je le lui avais dit, j'avais envie de la connaître plus et que moi aussi j'avais envie un peu, de me livrer à elle. Car nous étions semblables.


- Non, qu'est-ce qui te fait dire ça que c'est du chantage hein ? Rien ! Dis-je avec un sourire mutin. La suite, j'étais content. Elle venait d'enrouler ses mains si belles autour de mon cou. Je lui souriais et mettais mes mains gantées sur ses hanches sveltes. Je plantais mon regard doré dans le sien, regard qui pour ma part, vu la couleur peu singulière qu'il avait, faisait souvent peur. Il n'y a que moi dans cette maudite famille qui ait ce regard étrange et fascinant à la fois. Un or liquide présent dans mes étranges iris, voici ce quoi mère Nature m'avait octroyé ! Mais dans ma tête d'enfant, je me rappelais, que observant le grand miroir qui trônait fièrement dans ma chambre, j'avais les yeux couleur chocolat ...

Peut-être était-ce une déformation de mon inconscient d'enfant ? Je ne le sais pas au final. Je me reconcentrais sur cette pétillante Lily, qui comme je le ressens n'est pas son véritable prénom, et ce qu'elle me dit me fit sourire de toutes mes dents blanches et arrogantes.


- Je suis heureux ! Tu ne pouvais pas me faire plus plaisir ! Si tu acceptes mon offre, c'est parfait ! Dis-je en la pressant un peu contre moi. La question que je venais de lui poser, elle la mettait mal à l'aise. En même temps, j'aurais pu le comprendre. Je l'ai vue se fermer un peu, et baisser ce charmant regard que j'aimais voir sur elle. Je l'écoutais attentivement, avec un léger pincement au cœur. Ses cicatrices, ne sont pas anodines ... Elles témoignent d'une grande souffrance, qui j'en suis certain, elle endure encore. C'est écœurant ! J'essayais de trouver quelque chose à lui dire, mais mes paroles se perdirent sur mes lèvres gelées ... Et de toute manière j'étais toujours nul pour consoler les gens donc ... Une de mes mains gantées de cuir noir, vint caresser cette si belle chevelure de feu qu'elle avait. Ce geste avait toujours le don d'apaiser un peu les tourments, m'avait-on dit. Alors autant en profiter ...

Ce qu'elle me dit ensuite me fit sourire. Si j'avais froid moi ? Je dirais bien que non, car sa chaleur corporelle si proche de ma stature me faisait encore avoir plus chaud ... C'en devenait indécent. Toussotant légèrement pour cacher ma gêne, je répondais en lui faisant un clin d’œil.


- Ne t'inquiètes pas pour moi. Profite de ma veste. Je serais gêné si tu venais à mourir de froid ... Pour ce qui est de l'autre partie de ta phrase, je dirais que j'ai toujours les traces sur mes poignets et dans mon dos, des souffrances opérées par le passé. Et ça me fait toujours un mal de chien quand 'elles' se réveillent. La colère avait percé mes défenses, je détestais ce que j'étais. Cet être qui déraillait, suite à ces tatouages qui me faisaient toujours souffrir le martyre. Bordel que c'était chiant d'être un héritier BloodDust ! Lentement, j'ôtais mes mains gantées de sur ses fines hanches et j'enlevais ce qui me servait de rempart à autrui.

Je soupirais. Jamais personne, ne les avait vues ces étranges stigmates colorées qui ornaient mon corps d'adulte. Je fourrais le gant de cuir de ma poche. Elle m'avait montré ses cicatrices et je savais combien ça avait dû être dur pour elle. Alors pour être quitte, je lui montrais ce poignet gauche tant redouté. Poignet où était présent un 'Ouroboros', un serpent maudit qui se mordait la queue. Et le tout agrémenté d'une légère fumée dorée ... Classe non ?


- Voilà. Comme tes cicatrices, je rechigne à montrer ce qui me hante. Et encore ce n'est qu'une partie de ces trucs horribles.

Elle pouvait s'enfuir ou rester ... Au choix.

Perso, je préfèrerais qu'elle reste. A elle de voir ...


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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Lun 3 Sep - 11:49

Sophia leva les yeux au ciel, comme exaspérée avant d'éclater de rire, dévorant des yeux son sourire mutin.

- Oh si c'est du chantage. Mais c'est pas grave, je l'accepte quand même.

En le regardant parler, bien au chaud blottie dans sa veste, les bras passés autour de son cou, sentant les siennes posées contres hanches, Sophia se rendit compte que ça faisait vraiment un petit bout de temps qu'elle n'avait pas été aussi calme. Sereine. Sentir qu'elle n'avait pas besoin d'être constamment sur ses gardes, à peser chaque mot, chaque intonation, chaque pause dans ses phrases. De ne pas avoir à se prendre la tête avec lui. C'était vraiment agréable. Mais bien au-delà de ça. Elle le connaissait depuis une heure à peine et avait presque l'impression de pouvoir tout lui confier, de savoir qu'il n'irait pas juger. Qu'il n'irait pas se servir d'elle. C'était reposant. C'était ce genre de relation qui lui avait manqué ces deux dernières années. La perspective de devoir rentrer chez elle après, de retourner avec les autres opposants, de retourner dans cet environnement oppressant et nocif pour elle et qui elle était la plongeait dans un profond désarroi. Sophia ressentait à présent, elle aussi, l'envie de le revoir après cette soirée. Si seulement elle avait pu l'imaginer, le prévoir comme un fait absolument certain qui ne manquerait pas d'arriver un jour ou l'autre, et non comme une sorte de fantasme, de chimère qui ne produirait jamais. Ou qu'elle serait vraiment chanceuse de voir arriver. Si seulement tout avait été différent … Si elle n'avait pas été elle, si elle n'avait pas été dans cette situation …

Les joues un peu rosies par son affirmation, elle se joignit à lui dans son rire. Elle avait perdu l'habitude d'entendre quelqu'un se réjouir de profiter de sa présence. Comme une vraie humaine. Avec un étrange pincement au cœur, elle commença à se poser des questions sur son identité. Qui pouvait-il bien être ? Qu'est-ce qu'il pouvait cacher ? Aimer ? Détester ? De quoi rêvait-il ? De quoi vivait-il ? Un tas de question qu'elle aurait sûrement été ravie de lui poser si elle-même ne lui avait pas proposé de ne pas en dire plus. De laisser l'imagination de l'autre travailler. D'être n'importe qui. N'importe quoi. Aussi simple que ça. Aussi facile qu'avoir une ardoise blanche, un feutre et un bout de tissus pour écrire et inventer à l'infini. Là, elle avait envie de se serrer contre lui et de simplement parler. D'oublier le lendemain, le camp, Dolorès, les Opposants, son passé, son futur. Juste parler avec lui et partager tout ce qu'elle était avec lui, curieuse au point de bien vouloir baisser les boucliers qu'elle avait fini au fil du temps à ériger contre les autres.

- Et moi je serais gênée si tu venais à mourir de froid, rétorqua t-elle en haussant un sourcil.

Elle aurait vraiment du mal à accepter qu'il meurt de froid simplement par galanterie. Un sourire amusé aux lèvres, elle regarda les épaules du jeune homme sous ses mains recouvertes par les manches de son pull, couvrant aussi au passage les cicatrices qui les décoraient. Les cicatrices qui l'insupportaient plus que tout. Qui la dégoutaient. Qu'elle aurait aimé ne plus jamais voir. Comme quoi elle n'était pas la seule à avoir des cicatrices dont elle avait honte, qu'elle voulait soustraire à la vue d'autrui. Adrian en avait aussi, des cicatrices qui ne lui évoquaient que douleur et souffrance. Elle savait ce que c'était. Sauf qu'elle ne les cachait pas sous des gants de cuir. Étonnant, ce n'était que maintenant qu'elle les remarquait vraiment. Comme si ces gants faisaient complètement partie de lui, comme un bout de sa peau à part entière. Tout à l'heure, dans les toilettes du bar, elle avait remarqué ses mains, mais elle avait à peine prêter attention à ces petits bouts de tissus qui lui recouvraient les mains. Peut-être qu'elle devrait finalement faire comme lui, elle s'épargnerait sûrement beaucoup de soucis au quotidien et les manches de ses pulls arrêteraient d'en pâtir à force d'être constamment allongées dans le but de cacher le dos de ses mains.

Sophia leva les bras lentement, hésitante, mais finalement, avec lenteur, elle remonta ses mains vers celles du jeune homme. Elle s'arrêta à quelques centimètres de sa peau, les mains placées sous les siennes presque comme si elle s'apprêtait à les prendre dans ses paumes. La jeune femme sentait qu'elle lui devait bien ça, lui ne s'était pas senti obligé de tripoter ses cicatrices, elle n'avait donc pas à le faire. Et puis, vu la grimace de douleur qu'elle avait vu se peindre sur son visage, elle avait peur que son contact le blesse encore plus. Sophia médita ses pensées en regardant avec curiosité les étranges symboles qui ornaient la peau de son compagnon. Puis elle remonta les yeux vers lui.

- Quand 'elles' se réveillent … Comme tout à l'heure par exemple ? C'est ça que tu essayais de cacher pas vrai ?

Ce n'était pas si horrible. En plus, lui il avait même "la chance" de bénéficier d'un bonus de son et lumière. Enfin, surtout de fumée plus que de son et lumière. Sophie sentit un sourire en coin commencer à poindre sur ses lèvres. Finalement, ce qu'ils rechignaient tous les deux à montrer n'était pas si horrible que ça. Monstrueux dans le sens où ce qu'on leur avait fait l'était, mais ce n'étaient pas ces cicatrices qui faisaient d'eux qui ils étaient vraiment. Elle n'avait d'un coup plus autant envie de voir ce que cachait Adrian, ces autres "trucs horribles". Elle sourit doucement en posant ses mains sur ses doigts, toujours hésitante à l'idée de le blesser.

- C'est … Ce n'est pas de la magie normale

Sophia regarda de nouveau les marques. On aurait presque dit le genre de vieille magie que son grand-père lui avait enseigné. De la magie vraiment négative, vraiment nocive. Les traces qu'il avait … ce n'était pas que des traces. C'était vivant. Ce n'était pas comme ces cicatrices, qui n'étaient monstrueuses que parce qu'elles étaient. Non, les marques qu'il portait … c'était autre chose, quelque chose d'obscur, quelque chose qui avait l'air dangereux. Surtout pour lui. Elle doutait qu'il les se soit faites tout seul. Qui oserait ? Bon, il était vrai qu'elle ne le connaissait pas, mais qui prendrait le risque ?

Sophia plongea dans les yeux étrangement dorés du jeune homme.

Cette marque lui faisait froid dans le dos. C'était loin d'être naturel. Vraiment loin d'être naturel, mais en fin de compte … elle s'en fichait. Ce n'était rien. Il avait sa part de secret et elle avait la sienne, bien qu'au regard des récents événements, la sienne semblait tout d'un coup beaucoup moins sombre que celle du jeune. Si seulement elle pouvait en savoir plus sur lui … savoir. Juste en savoir un peu plus. Comment il faisait pour supporter, comment est-ce qu'il vivait avec ce fardeau.
Ils avaient dit un secret. C'était le marché. Elle remonta la main, dédaignant les marques qu'il portait et caressa sa joue. Qu'est-ce qu'il y avait à dire ? Désolé pour toi ? Certainement pas. Il n'y avait en fait rien à dire, ou du moins, elle ne le voyait pas. Sophia se pressa contre lui et l'embrassa, essayant simplement de retranscrire ce qu'elle ressentait par ce simple biais, tout ce qu'elle ne pouvait pas dire par des mots. Puis elle se laissa retomber sur ses pieds avec un petit sourire sur les lèvres.

- On se bouge un peu ?

Oui ? Non ?
C'est qu'il faisait un peu froid sur le bord de la rivière.


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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Dim 9 Sep - 13:44

C'était différent ...

C'était différent de ce que j'avais vécu jusqu'à présent. Avec elle, je me sentais bien. A contrario de cette dynastie diabolique dont j'avais été l'héritier légitime, il fut un temps passé. Mes stigmates colorées venaient de là ... Comme si, par pure malchance et par pur sadisme aussi, elles voulaient montrer que j'appartenais toujours à cette famille obscure.
Mes orbes dorées qui faisaient toujours un drôle d'effet, n'étaient peut-être pas naturelles ... Loevi, quant à elle, ça restait d'une couleur chocolatée qui lui seyait merveilleusement bien ... En revanche pour moi, c'était peut-être devenu doré avec toute la magie engrangée que j'avais à l'intérieur de mon propre corps ? Une bombe à retardement ? Je ne savais décidément pas ce que c'était ! Tous ces tatouages qui ornaient ma peau mate, qu'est-ce que c'était au final ? Allais-je mourir bientôt ? Est-ce que ma santé en pâtissait ? Je n'en savais rien.
C'était horrible. Trop horrible. Et dire que ma rouquine d'interlocutrice était passée par les même souffrances ...

Mais envers une jeune femme, c'est encore bien pire.

Elle aussi, devait cacher tant bien que mal ses cicatrices informes au commun des mortels. Mais elle n'usait pas d'artefacts de cuir comme moi, elle usait ses pauvres manches. Je souriais à cette idée, la prochaine fois que je la verrais, je lui offrirais des charmants gants de cuir, très féminins pour s'allier avec elle. Ce sera notre signe d'une nouvelle rencontre.
Elle me plaisait, j'en étais certain ... Mais j'en venais à me questionner, de quel camp elle était ? Pourquoi tout 'ça' sur elle ? Qu'était-elle au juste ? J'avais bien vu sa cheville se remettre d'aplomb dans le bar ... Peut-être avait-elle de la magie en elle ?
Mais le deal, c'était un secret avoué. Pas plus. Mais curieux comme j'étais, je me devais de savoir. C'était, comme je le lui avais dit, une torture sans pareille, de ne rien savoir ... Et je pense, que pour elle, c'est le même effet !

Dur dur. Vraiment.

Même si je faisais le fier et le galant à la fois, je commençais à me les geler sévère, près de la berge. Je lui souriais, bien que l'envie de me mettre au chaud, devenait plus forte que tout ! Je lui avais montré ce qui me faisait le plus honte chez moi, et elle ne s'était pas enfuie. Au contraire, elle était restée et visiblement, n'était pas prête de rebrousser chemin. Moi, ça m'allait très bien !
Elle avait frôlé mes stigmates dorées, avec une certaine inquiétude de me blesser, je l'avais lue dans son regard. Je m'en foutais, du moment qu'elle n'appuyait pas dessus, j'allais pas hurler. Non, ce n'était pas de la magie normale, si au moins je savais ce que c'était. Je les aurais retirées, ces affreuses cicatrices colorées !
Je ne répondis à sa phrase que par un regard dépité. Avant de lui sourire, suite à la caresse sur la joue qu'elle venait de me faire. Je voulus répondre qu'il ne fallait pas s'apitoyer sur mon sort, qu'elle captura mes lèvres ... J'y répondis, heureux et serein en la plaquant légèrement contre moi.

Par contre, là je ris.

Elle avait lu dans mes pensées ! Je lui pris la main, en souriant. Toujours. C'est que oui, je me les pelais grave sur la berge ! Et en plus mon estomac n'en faisait qu'à sa tête avec tout l'alcool que j'avais ingéré auparavant. Un peu de nourriture serait la bienvenue.


- Oui. Bougeons d'ici. Je commence à geler. Mais garde ma veste pour le moment. Je t'interdis de me la redonner ! Et pschiiit, pas de protestations ! Fis-je en souriant un doigt ganté plaqué sur ses lèvres. Car, je me doutais bien, qu'elle irait protester !

- Puis je dois t'avouer que j'ai faim. Pas toi ?

Même si je lui avais posé la question, je ne lui avais pas laissé le choix. Car avec mes grandes enjambées, poussé par l'insatiable appétit dont je faisais preuve, nous nous trouvions déjà devant un établissement dans lequel nous restaurer. Un vieil édifice, comme bloqué dans les 50's tant la déco était vintage ... Impossible à lire, le patronyme du truc, plusieurs leds avaient pété. Espérons que la bouffe serait bonne et la compagnie agréable !

- On entre ? Demandais-je en souriant à ma camarade et invitée ...
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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Le seul et unique repaire du Bahamalama-DingDong !   Dim 16 Sep - 14:50

Jamais elle n'aurait crut pouvoir trouver quelqu'un qui lui ressemblait sur beaucoup de points. Et qui n'essaie pas non plus de la fuir comme la Peste Incarnée. Il avait l'air d'être quelqu'un de bien, en fait, rien de ce qu'il avait pu dire ou faire n'illustrait ce qu'il avait dit un peu plus tôt dans la soirée, qu'il n'était pas vraiment quelqu'un de vraiment fréquentable. Il la poussait même, sûrement sans s'en rendre compte et sans le vouloir, à se sentir meilleure. Comme si elle pouvait être aussi un vrai être humain, ne pas se contenter de n'être qu'un simili, mais l'être à cent pour cent. Il la considérait et agissait comme si elle était un être doué de sentiment et de pensée, pas comme une machine exploitable à l'infini que l'on pouvait se permettre de sacrifier ou d'envoyer au casse-pipe encore et encore et encore. Sans compter qu'il était vraiment séduisant, ce qui ne gâchait rien et qu'il avait quelque chose d'envoutant, quelque chose d'indéniablement magique, qu'il ne pouvait pas cacher, contrairement aux marques sur ses poignets. Une magie qui attirait forcément un être comme elle vers lui, un peu comme un papillon attiré par la seule source lumineuse du voisinage. Peut-être ses yeux, avec cette étrange et singulière couleur dorée qui coloraient ses prunelles, lui donnant un air surréaliste. Sophia soupira. Elle aurait été plus que contente de lui demander ce qu'il pouvait bien cacher d'autre. Mais ça, comme d'autres choses, faisait parti des choses qu'il valait mieux enfouir, ne pas demander, au risque de briser l'instant, de briser l'accord tacite qu'il y avait entre eux. Elle ne pouvait pas lui demander, au risque de devoir répondre à une de ses questions en retour, et elle n'était pas sûre, non pas de ne pas vouloir, mais de pouvoir lui répondre. Sophia ne savait pas de quoi elle était faite, et elle ne voulait pas paraître plus étrange, plus inhumaine qu'elle ne l'était déjà.

Elle sera sa main en retour, prête à protester, à lui proposer de lui rendre sa veste, qu'il ne se transforme pas en homme de glace, après tout, ça aurait été dommage, mais il la fit taire de nouveau, elle le laissa faire, plus amusée qu'autre chose. Elle était à deux doigts d'éclater de rire même, mais s'efforça de détourner le visage, échappant à son doigt tendu sur ses lèvres, en secouant la tête, un sourire plaqué sur les lèvres, un éclat de rire retenu au coin des lèvres. Elle n'était pas complètement aveugle, et espérait vraiment qu'ils trouvent un endroit où aller, Sophia le voyait bien frissonner et il fallait être suicidaire pour se débarrasser de sa veste en plein mois de janvier. Faim, non, elle n'avait pas vraiment faim, ces derniers temps, elle était bien trop stressée, bien trop inquiète de savoir ce qui l'attendait dans le fichu camp dans lequel Dolorès prétendait l'envoyer pour pouvoir avoir faim. Mais elle n'allait pas l'empêcher de manger. Et il n'allait certainement pas l'empêcher de protester, celui qui pourrait la pousser à se taire n'était pas encore venu au monde.

- Je proteste si je veux d'abord ! Viens là !

Elle avait finit par freiner des quatre fers, bien résolue à partager la chaleur de sa veste. Et s'il fallait faire taire ses protestations, elle était bel et bien prête à le faire. On n'envoyait pas tout le monde dans des camps d'entraînements pour faire le caractère, il fallait être un cas pour mériter ce "privilège", Sophia avait gagné son titre depuis très longtemps. Elle retira ses bras des manches, elle posa un coin de la veste sur l'épaule du jeune homme, l'entourant dedans. Sophia enserra sa taille et posa l'autre côté sur sa propre épaule, ainsi, ils pouvaient à peu près se protéger du froid, d'une manière provisoire. Jusqu'à ce qu'ils trouvent un endroit chaud où casser la croûte.

- Bien. Maintenant, allons manger, eut-elle le temps de glisser avant d'être entraînée derrière lui, riant comme une enfant en essayant d'adapter son pas au sien pour ne pas le laisser refuser de partager la veste.

Elle jeta un coup d'œil au bâtiment devant lequel il s'était arrêté, on ne pouvait pas dire que c'était crâne, pas à côté de l'autre bar dont ils sortaient. Même si à côté, même un taudis ressemblait à une chambre de luxe d'un Hilton. Elle détailla de nouveau la façade dans tous ses détails avant de tourner la tête vers lui à sa question.

- Ça marche pour moi, répondit-elle avec un sourire.

Elle tira la porte et se poussa pour le laisser entrer, refermant la porte derrière eux. La jeune femme retira finalement la veste et la tendit à Adrian. Si tant était que c'était son vrai nom. Une petite table bloquée entre deux "canapés" très fitfies était libre. Elle fit un petit signe de tête pour attirer son attention sur elle et se coula vers un siège, s'installant confortablement en tirant machinalement ses manches sur ses mains avant de prendre le menu qu'il y avait sur la table. Ils avaient un panel assez alléchant de diverses tartes dans leur dessert, et si elle devait avaler quelque chose, il ne faisait pas le moindre doute que ce serait forcément une tarte au fruit avec de la crème ou de la glace et rien d'autre. Maintenant ne restait plus qu'à choisir sans passer pour une goinfre. Sophia releva les yeux, un petit sourire collé aux lèvres, vers son compagnon.

- Alors Adrian ? Une idée de ce que tu veux manger ?

Elle sentit son sourire s’élargir bien malgré elle, un peu amusée par la banalité de ce qu'elle venait juste de dire, qui contrastait beaucoup avec les révélations plutôt sordides d'ordre purement magique qu'ils venaient de se faire, sans pour autant tout révéler. Dommage qu'elle ne pouvait pas rejeter la faute sur l'abus d'alcool, elle ne pouvait pas se l'avouer à elle, sachant pertinemment que le sort avait le ménage dans ses veines, rejetant tout ce qui pouvait lui nuire.


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