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 [Tour Antarès] Never over

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Charlotte de Lansley
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MessageSujet: [Tour Antarès] Never over   Mer 9 Mar - 16:01

Vendredi 18 janvier 2013. Appartement de Yann Kenston, Tour Antarès, New-York.


~† Piano. Un air de piano emplissait les murs bien trop vides de cet appartement et adoucissait la solitude qui y régnait. Ce n'était pas Charlotte qui jouait. Elle n'avait jamais su en jouer. Ce n'était rien d'autre qu'un sort sorti tout droit de sa baguette qui lui permettait d'écouter ces quelques notes. Aujourd'hui, sa magie n'était pas troublée, alors elle en profitait... Elle en profitait pour amener un peu de douceur et de musique entre ces murs. Et puis avec cet air de piano, c'était un peu comme s'il était là, avec elle dans cette pièce. Cela lui manquait de ne plus entendre Sacha jouer de piano dans le Manoir. Cela lui arrivait parfois, lorsqu'ils étaient encore à Newquay. Quand les choses étaient encore simples et la vie facile... Certaines fois elle l'observait de loin, cachée. Moments dérobés. D'autres fois elle le rejoignait et s'asseyait à côté de lui, posait son visage sur son épaule tout en l'écoutant. Ces fois, elles finissaient toutes de la même façon : par elle ne savait quel miracle, elle se retrouvait soit sur les genoux de Sacha, soit allongée sur le piano. Inutile de décrire la suite... Et puis, ces notes, c'était peut-être aussi pour commencer à habituer le bébé qui était encore dans son ventre. L'habituer à entendre cet instrument parce que même si l'enfant ne l'avait encore jamais entendu, son papa jouait divinement bien. Et elle espérait bien qu'il pourrait un jour constater cela par lui-même. En tout cas, elle ferait tout pour.

Un mince sourire sur les lèvres, Charlotte reposa son journal intime sur le lit. Habillée d'un simple peignoir, elle sortait de la douche qu'elle venait de prendre directement en revenant de la piscine du 118e étage de la Tour. Ce qui était agréable ici, c'était qu'il faisait constamment bon, peu importait le temps qu'il pouvait faire dehors. Une fois elle avait vu de la neige en contemplant l'extérieur par l'une des Beach View. Et pourtant, à l'intérieur de la Tour, il faisait toujours la même température. Au moins n'avait-elle jamais froid. Et en plus, elle pouvait porter des vêtements légers. Elle se sentait bien assez lourde comme ça... Elle ne pouvait pas le nier, vivre dans cette Tour était facile et agréable. Elle avait tout à portée de main, le cadre était splendide et... Et cela paraissait trop beau pour être vrai. C'était peut-être pour cette raison que pas un seul instant elle n'oubliait l'endroit où elle se trouvait, et par qui il avait été construit. Elle était dans l'antre d'Antarès, pile sur la gueule du loup et jamais cette pensée ne quittait son esprit. Elle restait toujours là quelque part, en arrière plan. Tant qu'elle était dans cet appartement elle se sentait à l'abri. Mais dès qu'elle sortait, elle était sur ses gardes et devenait plus attentive. D'autant plus depuis qu'Eneas était reparti.

Aujourd'hui elle allait sortir et pourtant elle n'était pas inquiète. Car elle allait en dehors de la Tour, dans la ville. New-York. Se promener un peu mais, surtout, aller sur le lieu où elle avait rendez-vous le lendemain. Un studio où elle commencerait le tournage de la première publicité pour Heaven, la célèbre marque sorcière de vêtements pour femmes enceintes. Elle avait signé à Londres, juste avant son départ, pour quatre publicités. Les tournages avaient tous lieu à New-York. Elle ne connaissait pas du tout la ville mais ce n'était pas grave puisqu'on viendrait la chercher. Elle y retrouverait Gary mais elle préférait aller faire un peu de repérage aujourd'hui, pour voir comment se présentaient les studios, s'habituer à leur ambiance etc etc, le tout pour être à l'aise le lendemain et dans des conditions optimum. Elle avait beau être une casse-pied enceinte qui n'en faisait qu'à sa tête, le travail était le travail. Et elle arriverait le lendemain avec son plus beau sourire, même si elle passait une nuit exécrable. Les cauchemars semblaient s'espacer un peu ces derniers temps. Il y avait juste cette semaine, où elle avait fait un drôle de rêve après cette histoire d'attentat avec Eneas et McEwan. La rousse se trouvait dans son rêve mais elle ne se rappelait plus de rien. Aussitôt réveillée, aussitôt oublié. Peu importait, de toute façon elle ne tenait pas particulièrement à se rappeler des songes dans lesquels se trouvait l'ancienne Gryffondor.

Installée devant le miroir de la salle de bain, elle s'observait, la baguette à la main. Ses yeux posés sur son ventre le fixaient en se demandant quand il cesserait de pousser. Bébé prenait de la place. Pof. Un coup de pied. Et un petit rire parce qu'elle s'interrogea sur la raison de ce geste. Etait-ce juste le hasard ou bébé qui protestait ? C'était comme s'il lui répondait "eh, non, je prends pas tant de place que ça !". Son regard remonta pour venir se poser sur son visage. Elle se trouva plutôt bonne mine aujourd'hui. Et elle voulait profiter de sa possibilité à pouvoir pratiquer la magie en toute sécurité en essayant peut-être de se coiffer différemment. Armée de sa baguette et de ses doigts agiles, elle remonta, tortilla, courba, enroula ses mèches de cheveux. Cela passa par un chignon. Une queue assez haute d'où s'échappaient plusieurs mèches rebelles. Une coiffure beaucoup plus sophistiquée qui était tout à fait jolie mais qui ne tint en place que dix secondes. Aujourd'hui, sa magie fonctionnait mais c'était ses cheveux qui étaient indomptables. Renonçant, elle les laissa retomber, crinière indocile. Juste au moment où elle baissait les bras, on frappa à la porte. Ses sourcils se froncèrent, n'ayant aucune idée de qui celui pouvait être. Elle n'attendait personne. Peut-être Antony, le Lesath, qui voulait lui signaler... quoi ? Sceptique, elle alla jusqu'à l'entrée et entrouvrit la porte pour ne laisser passer que sa tête. C'était qu'elle était encore en peignoir...
†~


" ... Yann ? "

~† Surprise ! Les yeux ronds, la bouche légèrement entrouverte, mais elle se ressaisit bien vite. C'était idiot d'être étonnée par sa visite. Après tout, c'était dans son appartement qu'elle logeait. Peut-être, mais tout de même. Elle ne l'avait plus vu depuis qu'elle avait quitté Londres, feignant de souffrir le martyre suite à une prétendue attaque de vampires qui la forçait à venir à New-York consulter le meilleur médicomage de l'Opposition. Tout cela n'était rien qu'une ruse pour permettre à Sacha d'assister aux échographies, rendez-vous et soins, ainsi qu'à l'accouchement qui se profilait. Elle avait presque failli l'oublier... Mais comme elle voyait là son Soumetteur devant elle, à New-York, tout lui revint aussitôt en mémoire. Elle finit par afficher un petit sourire poli et se recula pour le laisser entrer, resserrant son peignoir autour d'elle. Elle jeta un regard vers la chambre, le lit sur lesquels étaient étendus les vêtements qu'elle s'apprêtait à mettre. Si elle avait su, elle n'aurait pas autant traîné à essayer de se coiffer. Et sur ce même lit, le journal entrouvert. Vague mouvement de panique à l'intérieur. Et si Yann tombait sur ses correspondances avec Sacha ? Les joues soudain roses, elle reporta son attention sur son Soumetteur, ses yeux le questionnant clairement sur la raison de sa venue... †~




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Dernière édition par Charlotte de Lansley le Jeu 14 Avr - 14:09, édité 1 fois
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Yann Kenston
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MessageSujet: Re: [Tour Antarès] Never over   Mar 12 Avr - 10:16

Le visage de Charlotte marquait un étonnement sincère. Elle ne s’attendait pas à voir Yann frapper à sa porte. Le second d’Antarès conserva une figure allègre, juste ce qu’il fallait pour se faire inviter à l’intérieur de son propre domicile sans alourdir le malaise. Car malaise il y avait. Ce léger vertige social persistait entre eux et s’étendait comme une gangrène. Lui qui s’était toujours montré permissif mais protecteur pour sa Soumise, s’était fait d’une discrétion qui frôlait l’absence depuis l’annonce de la grossesse. Il avait été pris pour un troll et, aussi gros que le ventre de Charlotte s’arrondissait aux yeux du monde, d’un parallèle ironique, la réputation de Yann s’était dégonflée au sein de l’Opposition. Cependant, il avait toujours eu le soutien manifeste d’Antarès ce qui l’avait aidé à maintenir de l’ordre et de la répression dans ses rangs. Il était parvenu à étouffer les tentatives diverses de trahison dont il avait été la cible dans son propre camp en renforçant sa poigne et en faisant exactement ce qu’il détestait : des exemples pour être craint. Le sacrifice de Damien Mustang était le dernier exemple en date. Dans ces circonstances, pouvait-on lui en vouloir d’observer quelque ressentiment pour sa Soumise ?

« — Je l’ai toujours bien traité. L’ai-je jamais blessé ? J’ai pu me montrer dur parfois mais je ne l’ai jamais rabaissé... elle m’a récompensé en m’humiliant publiquement lorsque l’homme actuellement le plus recherché au monde est venu forniquer sous mes yeux sans que je ne l’appréhende et qu’aujourd’hui son ventre est le témoignage de mon incompétence.
— Tu es loin d’être incompétent et tu n’as pas à t’en vouloir, Yann. Tu ne peux pas avoir un contrôle sur tout ce qui se passe sur Terre.
— Si, avait-il crié en frappant violemment du poing sur la table de la petite cuisine anglaise. Je dois avoir ce contrôle ! C’est exactement pour ça qu’il m’a choisi et que j’ai pris le risque de le libérer ! Alors ne me dis pas à quel moment je dois culpabiliser ou pas ! Je ne ressens aucune clémence pour mon incompétence ou celle des autres ! Ce n’est pas ta tête que l’Opposition a envie de brandir sur les piquets !
Yann était hors de lui mais il se tut sans que Becka n’aie à l'interrompre. Il savait qu’il venait de commettre une erreur.
— Ne me parle plus comme ça, Yann Kenston, avait patiemment répliqué Becka en reposant l’assiette qu’elle était en train d’essuyer. Libérant ainsi ses deux mains, elle vint les placer sur sa taille en signe de remontrance presque maternel. Yann s’en voulut immédiatement de s’être emporté. Il se leva doucement et prit sa tante dans ses bras. Elle le serra en retour avec la passion et la tendresse d’une mère. Si derrière chaque homme de pouvoir se cachait une femme, Becka était la deuxième ombre de Yann. »

Depuis qu’elle était à New-York, il n’avait pas pris la peine de venir rendre visite à Charlotte. Il prenait ses nouvelles par l’intermédiaire d’Anthony, un Lesath qui faisait office de garde du corps et qu’il avait fait poster à l’extérieur de l’appartement New-Yorkais de la Tour Antarès.

Elle lui sourit poliment mais tarda trop à le laisser entrer à son goût. La sensation s’était jouée à quelques millièmes de secondes. Moins effrayé qu’auparavant par le manque de délicatesse qu’il aurait pu observer à son encontre, Yann força légèrement le passage pour entrer mais non sans se départir de son léger sourire accort. Il observa son loft avec un œil minutieux dissimulé sous une tonne de bienveillance. Cherchait-il à découvrir une autre trahison de sa Soumise ? Aurait-elle pu être assez effrontée pour faire venir son époux dans le berceau d’Antarès ?

Il se rassura en se répondant que non et alla se poster debout près du canapé du salon qui était le centre de la pièce principale. Il eut une bonne vue de ce qu'était devenu son domicile. Des effets personnels dispersés un peu partout ; la pièce était plus féminine. Par la porte de la chambre, il aperçut le journal intime ouvert et posé près des vêtements dépliés sur le lit. Il n’était pas assez indiscret pour aller lire les pensées secrètes d'une femme. Déjà, il se savait la capacité de capter sa volonté la plus secrète... cela suffisait. Par ailleurs, il n’avait aucun doute sur ce que Charlotte désirait le plus profondément à cet instant.

Toujours en peignoir et les cheveux en désordre, elle devait sortir de sa douche. Le piano jouait seul. Tout en parlant avec détachement, il se dirigea vers le piano et s’assit à son vieux clavier.

« — Vous êtes rayonnante, Milady. Rien à voir avec la dernière fois que je vous ai vue.

Et pour cause, elle gisait presque exsangue sans son propre sang.

— Kelly fait des merveilles, observa-t-il avec sincérité. Vous sortiez ? Puis-je vous accompagner ? Je dois vous entretenir d’un sujet assez important... qui risque de vous gâcher la journée. Nous en parlerons plus tard pour que je puisse encore un peu profiter de votre belle humeur. »

Son ton était toujours très détendu. Ses doigts effleuraient avec grâce l’ivoire des touches de piano dont il avait repris l’air après avoir annulé le sortilège de Charlotte.

Par les fenêtres des Jardins Stacadine, le mois de janvier était ensoleillé mais froid. Le bruit de la ville était ténu. New-York était blottie dans le givre hivernal.

« — J’ai cru comprendre que vous aviez du travail à New-York... »

La remarque était de pure civilité. En vérité Yann savait déjà de quoi il s’agissait. Depuis la trahison de Charlotte, même s’il restait un éternel gentleman et qu'il offrait toujours un visage plein d'assurance et radieux à ses interlocuteurs (seule Becka avait le droit à ses crises de doutes), sa confiance en sa Soumise s’était éteinte à tout jamais. Il avait déjà enquêté sur ses moindres mouvements.


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Charlotte de Lansley
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MessageSujet: Re: [Tour Antarès] Never over   Mar 12 Avr - 13:59

~† Elle s'était effacée pour le laisser entrer. Cœur en vrac et joues en feu. Ce n'était pas tant le fait de le voir débarquer là qui la mettait dans cet état. C'était peut-être étrange parce qu'elle avait commencé à se faire à l'idée que c'était son chez elle pour quelques temps, mais son esprit s'était très rapidement rappelé que c'était chez lui qu'elle était. Non, le pire était qu'elle se rendait compte qu'elle n'avait jamais été devant lui dans une tenue aussi intime. Bouse, pourquoi avait-il fallu qu'il arrive alors qu'elle était encore en peignoir ?! Malgré son métier, malgré tout ce qu'on pouvait en dire, Charlotte avait une certaine pudeur. En tout cas, avec ses simples connaissances. Oui mais Yann n'était pas une simple connaissance, pas plus que ce ne devait être la première fois qu'il voyait une femme en peignoir. Peut-être, mais elle si. Et le lien de la Soumission avait tendance à tout déformer et elle ne se sentait absolument pas à l'aise. Les bras resserrés aussi fermement que possible contre son buste, enfermant ainsi le tissu du peignoir pour éviter qu'il ne puisse s'entrouvrir par inadvertance, elle suivit son Soumetteur du regard sans un mot.

Malaise. C'était exactement cela. Elle ne savait pas quoi dire, quoi faire, quoi penser ni où se mettre. Si elle l'avait pu, elle aurait couru s'enfermer dans la chambre pour s'habiller, mais ce n'aurait pas été très poli. Il aurait pu penser qu'elle le fuyait mais elle ne fuyait pas. Elle ne fuyait jamais, trop de fierté et d'honneur pour accepter de se mettre en retrait et tourner le dos. Son orgueil un peu trop développé et certainement mal placé l'avait toujours empêchée de fuir. Ce n'était pas elle qui fuyait, c'était elle qui faisait fuir les autres. C'était ainsi. De même que plus on la provoquait, plus elle pousserait la provocation. Joueuse, elle allait jusqu'au bout, et de préférence jusqu'à ce que l'autre craque. La dernière fois qu'elle avait faibli, c'était face à un vampire. Mais, si elle avait fait marche arrière, c'était uniquement parce qu'elle avait leur enfant dans le ventre. Autrement, elle aurait préféré crever sur place que de se laisser ainsi rabaissée et marcher sur les pieds. Elle était comme ça, entière et follement têtue. Insoumise. Ce bébé lui aurait appris l'humilité et la prudence. La réserve. Ce n'était plus que d'elle dont il était question alors il lui fallait faire attention. Ne plus s'en moquer car ses décisions pouvaient avoir des répercussions. Seule, elle assumait les conséquences. Mais elle refusait que son enfant paie les pots cassés pour ses mauvais choix. Oh, comme elle était mal partie...

Le feu de ses joues se retira progressivement comme Yann parlait. Elle comprit pourquoi elle se sentait gênée. Il y avait cette histoire de peignoir, mais aussi, c'était la première fois qu'ils se voyaient dans un cadre moins... cadré. Pas de soirée mondaine, pas de réunion de l'Opposition, pas de bureau dans l'Abbaye. Rien de tout cela puisqu'ils se trouvaient dans un lieu plus personnel. Un appartement. Son appartement. Reprenant peu à peu le dessus, elle se demanda : et alors ? Ils avaient beau être dans l'appartement de Yann, il restait son Soumetteur et elle sa Soumise. Rien de plus, rien de moins. Le lieu ou les vêtements qu'ils portaient ne changeaient rien. Elle finit par se détendre un peu, apposant une certaine distance courtoise sur son visage. Il la complimenta. Effectivement, elle se portait mieux. La dernière fois qu'ils s'étaient vus, elle venait de se faire mordre par un vampire, du moins était-ce ce qu'il pensait. Mais il n'était pas venu pour cela, il voulait lui parler d'une chose importante qui assombrirait sa bonne humeur. Cela ne se voyait pas sur son visage mais, même si d'apparence elle restait assez détendue, la méfiance venait de s'installer en arrière-plan. Ce n'était pas parce qu'il jouait joliment du piano qu'elle oubliait ce dont l'Opposition était capable. Yann avait jusque-là fait exception, la protégeant sans jamais la bousculer. Malgré tout, il faisait parti de ce camp et appartenait même à un rang très élevé, aussi s'attendait-elle au pire. Elle savait qu'il la décevrait un jour.
†~


" Je vois que les nouvelles vont vite...
J'ai effectivement du travail ici. J'ai signé un contrat pour quatre publicités et une campagne d’affichage pour la marque Heaven. Et j'allais effectivement sortir pour repérer les lieux et m'habituer au studio. Le tournage commence demain.
"


~† Elle n'avait aucun mal à parler de ses projets ni de sa carrière. Cela pouvait sembler personnel, mais pour elle, cela restait purement professionnel. Elle parlait de ses films et de ses contrats comme un vendeur de glace parlerait de ses ventes de la journée et du nouveau parfum de glace qu'il envisageait. Avec de la sincérité, un peu de passion et beaucoup de mystère. La différence était que son métier l'exposait plus aux yeux des gens qu'un simple vendeur. Elle ne savait pas de quoi il était venu lui parler, même si elle en avait une petite idée. Il y avait une chose qui, depuis des mois, gâchait son bonheur et l'empoissonnait. Elle n'était pas sûre qu'il s'agissait de cela mais, que ce soit le cas ou non, elle aussi voulait profiter encore un peu de sa bonne humeur. Elle se savait extrêmement lunatique et les hormones ne faisaient qu'empirer les choses. Faisant quelques pas en direction de la chambre, elle s'arrêta à la hauteur du piano et du joueur. †~

" Vous pouvez m'accompagner si vous voulez. "

~† Comme si elle pouvait refuser. †~

" Je vais d'abord aller me rendre un peu plus présentable. Je peux vous serv... Hum. Je suppose que vous savez où tout se trouve. Faîtes comme chez vous... "

~† Petit sourire taquin et yeux levés vers le ciel alors que ses épaules se soulevaient dans un petit haussement négligent. La situation était étrange mais cela ne la déstabilisait plus tellement. Elle commençait à s'y faire. De toute façon il serait bien venu le moment où il lui aurait rendu visite. Elle le savait puisque c'était sous son toit qu'elle vivait. Malgré leurs statuts, elle ne le détestait pas. Dans un certain sens, elle lui était même reconnaissante. Inutile de se montrer froide comme la glace et tranchante comme le verre. Elle était de bonne humeur, autant en profiter... Sur ces paroles et le laissant à ses occupations, elle reprit son chemin vers la chambre. Elle pourrait ôter ce fichu peignoir et se présenter dans des vêtements plus convenables, mais surtout, cela lui donnerait l'occasion de ranger le journal intime. Elle doutait qu'il ait l'audace et l'indélicatesse d'aller fouiller dans ce genre d'objets, mais on ne pouvait jamais être sûr. †~




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Yann Kenston
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MessageSujet: Re: [Tour Antarès] Never over   Dim 17 Avr - 12:15

Le fruit de son imagination le transporta au-delà du palier de la porte par laquelle Charlotte entra pour se changer. « Se rendre plus présentable ? Commencez par accoucher et je pourrais mieux vous regarder dans les yeux » ironisa-t-il en lui-même sans s'arrêter ni de jouer du piano ni de sourire rêveusement. Il n'avait rien répondu lorsqu’elle lui expliqua qu’elle devait d’abord se changer. Toute réplique lui paraissait oiseuse.

Derrière la porte fermée, il l'imagina ronde et enflée, se contorsionnant pour s'habiller. Il détestait son état de femme enceinte avec une violence qu'il avait longtemps eu du mal à contenir. La seule parade qu'il avait pu trouver avait été de s'éloigner de sa Soumise. Près d'elle, les reproches menaçaient d'affleurer à tout instant. Ca pouvait être un regard blasé, une remarque abrupte ou un rejet furibond. Il n’aimait pas passer pour un rustre, aussi s’éloigner d’elle lui avait paru la meilleure chose à faire.

Au début de son exil, il avait pensé à elle tous les jours. Il s’était longtemps maudit de lui avoir laissé autant d’autonomie. Les exactions de la part de quelques Opposants hardis et par trop zélés dont il avait fait l’objet par la suite n’étaient que la monnaie de sa noise. Il avait manqué de vigilance et cela n’arriverait plus. Ses subalternes avaient vu leur chef faiblir devant une Soumise, qu’en serait-il devant une assemblée ou, en cas de guerre, devant une armée à diriger ? « Kenston n’est plus capable d’endosser son rôle. Il faut le faire remplacer avant qu’il arrive quelque chose de plus grave ! » Et cela devint l’unique faute de Yann si l’Angleterre n’avait toujours pas été soumise à l’autorité d’Antarès, si les Iccams n’étaient pas capturés, si Mustang était un traitre, si de Lansley courait toujours, si le prix de l’essence grimpait et s’il pleuvait sur le lac du Connemara. Trop facile. Il était évident qu’on cherchait à profiter de l’incident maternel pour lui faire de l’ombre et prendre sa place. Si l’Angleterre et d’autres PURs n’étaient pas encore dominés par l’Opposition ça n’aurait su être la seule faute de Yann mais l’anglais devint bientôt l’origine de tous les maux.

Antarès, qui acceptait d’être appelé Bruno dans le privé, était loin d’être abusé par les plans machiavéliques qui étaient montés à l’encontre de Yann. Les différentes affaires qui se succédèrent à ses oreilles ou devant lui pour noircir la réputation de son bras droit le faisaient sourire avec incrédulité. Il aimait voir ses gens s’affoler et se tirer dans les pattes car, en semant la discorde, il gagnait en pouvoir. Il devenait alors le seul à posséder la capacité de résoudre les conflits. Il était la voix finale, le verdict, le grand censeur. Le grand juge. Plus il y avait de conflits à solutionner, plus il gagnait de pouvoir. Habile manipulateur, personne ne savait exactement ce qu’il pensait de cette soi-disant trahison de son bras droit. Yann, lui, savait que Bruno n’était pas dupe et qu’il n’en croyait rien. Mais il acceptait de prendre les coups de couteaux à la place d’Antarès pourvu que la gloire de leur leader se perpétue et que son pouvoir grandisse. Bruno continuait de chérir les quelques têtes auxquelles il faisait confiance et Yann, fidèle et mystérieux compagnon de route, était l’une de ces rares présences qui le rassurait.

« — Yann, cet enfant est une aubaine, lui avait très tôt confié Bruno.
Yann n’avait pas répondu. Il attendait la suite. Il présumait qu’Antarès avait déjà une idée derrière la tête autrement il ne l’aurait pas fait déplacer. Il savait d’ores et déjà qu’il n’allait pas apprécier. Tout ce qui concernait Charlotte était toujours prétexte à réflexion pour lui.
— Que les vampires parviennent ou non à leur fin, je veux que cette femme reste dans l’Opposition. Tant qu’elle est avec nous, son mari est avec nous...
— Avec nous ? Son mari ? S’était étonné Yann qui ne comprenait pas.
— Oui. Avec nous. Une monnaie d’échange. Une chaîne de plus pour l’attacher à nous. Je veux son pouvoir. Je veux l’objet que ma mère lui a légué. S’il faut élever son enfant dans nos troupes pour cela, nous l’élèverons. Occupez-vous simplement de vous assurer que votre Soumise et son enfant restent près de nous. Laissez donc faire les vampires... Qu’elle tombe enceinte cent autres fois et cela donnera cent raisons de plus à Sacha de Lansley de nous rejoindre, de gré ou de force. »


Le piano émit une fausse note. Yann cessa de jouer. Sa tête était ailleurs. Il vautra ses yeux dans le vide et le flou. Etre ici lui commandait de produire un effort surhumain pour ne pas se laisser emporter par la douleur d’avoir été trahi par Charlotte. Pourquoi était-ce si douloureux ? Elle n’était rien. Elle n’était qu’une actrice. Une belle femme parmi tant d’autres. Une Soumise. « Ma Soumise. » Pourquoi était-ce si douloureux ? S’insurgeait-il sans rien partager à personne de son ressentiment.

Il n’avait ni soif ni faim. Il profita d’être seul pour examiner l’appartement avec plus d’attention. Le lieu possédait deux chambres à coucher, un salon assez fastueux, une cuisine attenante, deux salles de bains, un dressing et un bureau/bibliothèque. Charlotte avait pris sa chambre qui était naturellement la plus grande. Depuis qu’on lui avait offert ce logement de fonction, il avait dû y dormir six nuits tout au plus. Il était incapable de se souvenir s’il avait laissé des effets personnels dans ses armoires et ses tiroirs. A Londres, rien ne lui avait manqué.

Finalement, Charlotte ne s’était pas vraiment approprié le lieu malgré qu’il trouvât les pièces plus vivantes que lorsqu’il y avait habité. Seuls quelques magazines abandonnés sur les tables du salon et la cuisine dont les aliments variaient considérablement de ceux qu’ils achetaient ordinairement trahissaient une activité féminine, et qui plus était, prégnante.

« — Pfff », souffla-t-il accablé dès que le mot « enceinte » s’abîmait dans ses pensées.

Charlotte ressortit de la chambre. Il la complimenta silencieusement d’un regard approbateur.

Il choisit un manteau qui pendait à la patère et en ouvrit les pans pour le placer sur les épaules de la Soumise. Il réajusta sa propre écharpe et ferma son pardessus noir avant d’ouvrir la porte d’entrée et de la lui tenir. Dehors, Anthony se mit au garde à vous dès qu’il entendit la porte s’ouvrir. Il s’apprêtait à les suivre mais Yann l’arrêta dans son élan :

« — Prenez votre weekend, Anthony. Je reste ici jusqu’à lundi et je m’occuperai moi-même de notre invitée. »

L’information était tombée.
Yann ne devait rien à Charlotte. Elle prenait la mesure de la nouvelle au moment où il l’annonça au Lesath. Ce dernier effectua un signe d’au revoir respectueux du chef à son supérieur avant de transplaner.
Toujours sur la même fibre radieuse malgré les idées noires qui le hantaient, Yann proposa courtoisement son bras à la dame.

« — Je me ferai tout petit, marivauda-t-il en la laissant passer la main à son bras comme ils le faisaient souvent avant, lors des soirées mondaines où l’avoir à son côté était moins pénible nerveusement qu’aujourd’hui. Ca lui permettait aussi de toujours savoir ce que désirait Charlotte. La réplique restait humoristique dans la mesure où Yann n’avait pas à demander la permission à Charlotte pour rester dans sa propre maison et elle le savait. Soucieux malgré tout d’observer une certaine prévenance, il ajouta un peu plus sérieux :
— Je prendrai la chambre d’invité. Les affaires me retiennent à New-York jusqu’à la fin du weekend. Ce n’était pas prévu... »

Quand bien même, il ne l’aurait pas prévenu avant de débarquer mais sa précision soulignait la qualité de son éducation.

Ils prirent le shuttle qui encerclait la base de la Tour et se redirent à l’extrême Est où Yann requit un chauffeur. Une voiture noire aux fenêtres sans tain vint les chercher dans la minute. Il laissa la jeune femme prendre place à l’arrière et entra par l’autre porte pour s’asseoir à côté d’elle. Assis et au calme, il contempla très longtemps son profil sans rien dire. Il la fixa avec une insistance gênante pour la forcer à diriger son visage vers lui. Quand il plongea ses yeux dans les siens, il lui sourit amèrement :

« — J’aurais beaucoup aimé que vous m’accordiez votre confiance dès le début. Vous n’en seriez pas à léguer votre progéniture à l’Opposition.

Sa voix mélodieuse et basse était honnête. Bruno aurait pu le faire tuer sur place pour cette unique phrase et ce qu’elle suggérait tacitement.
Il essayait de briser la glace sans prendre de gant. Ce sujet provoquait la tension qui régnait entre eux. Après avoir invité Charlotte à donner le lieu où ils se rendaient au chauffeur, il ajouta :

— Je vous apporte cependant une bonne et une mauvaise nouvelle. Commençons par la mauvaise. Le serment inviolable est toujours d’actualité et vous n’y couperez pas. La bonne nouvelle, ou disons plutôt la moins pire, est que j’ai obtenu que vous l’exécutiez avec moi et non pas avec Victor. »

Aux oreilles de Charlotte de Lansley cela devait équivaloir à choisir entre la peste et le choléra mais, au fond, Yann savait que ce petit changement élevait l'espérance de vie de cet enfant à 17 ans minimum et que sa Soumise en avait conscience.


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Charlotte de Lansley
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MessageSujet: Re: [Tour Antarès] Never over   Mar 26 Avr - 17:26

~† Elle resta silencieuse un petit moment. A vrai dire, elle n'avait pas ouvert la bouche depuis qu'elle était entrée dans la chambre pour se changer, sauf pour donner l'adresse sur Times Square des Magical Motion Pictures Studios au chauffeur. Ils en avaient pour une petite vingtaine de minutes en voiture depuis la Tour s'ils prenaient West Street puis qu'ils remontaient la 8ème Avenue. Et si la circulation était fluide évidemment. Vingt minutes, cela lui laissait le temps de réfléchir à ce qu'il venait de dire et à ce qu'elle allait répondre. Elle n'avait rien dit lorsqu'il avait donné son week-end au Lesath parce que lui-même restait. Tout le week-end. Soit. Elle n'avait pas réagi non plus lorsqu'il lui assura que ce n'était pas prévu, comme s'il s'excusait. Mais il n'avait pas à le faire. C'était chez lui qu'elle logeait et s'il décidait de venir passer le week-end ou même la semaine à New-York, elle n'avait pas son mot à dire, quand bien même cela lui déplaisait. Elle s'était contentée d'un hochement de tête compréhensif sans étaler sa frustration. Ce n'était pas lui qui la dérangeait. Encore une fois, elle ne le détestait pas. Ce qui l'embêtait était de devoir "vivre" sous le même toit que lui, même pour deux jours. Comme s'ils étaient proches. Comme s'ils étaient amis, ou plus. Cohabiter dans le même appartement, même quelques heures, incluait un partage d'intimités qui lui déplaisait. Il n'y avait rien d'officiel ni qui touchait à l'Opposition dans le fait de partager un repas ni de dormir séparés seulement d'un mur. Et c'était peut-être en ça que cela la mettait mal à l'aise : ils n'étaient pas proches, ils n'étaient pas amis, ils étaient bien plus. Une fois de plus, il y avait ce lien de Soumission qui venait tout grossir à la loupe, même les choses les plus anodines.

Elle ne savait pas exactement comment traiter ce qu'il venait de lui révéler. Pas que le Serment Inviolable ne serait pas passé avec Victor, mais plutôt la première chose qu'il avait dite. Cela la troublait et elle n'arrivait pas à mettre le doigt sur le pourquoi. La confiance. Il aurait "beaucoup aimé". Pas léguer son enfant à l'Opposition ? Si elle ne savait pas définir ce qu'elle ressentait, était-ce parce qu'elle n'avait jamais eu ce sentiment ? Était-ce cela, regretter ? Certes elle aurait tout donné pour ne pas avoir à élever l'enfant à venir selon les principes d'Antarès. D'un autre côté, elle ne voyait pas comment elle aurait pu faire autrement étant donné le lien qui les liait. Elle ne voyait décemment pas comment elle aurait pu lui faire confiance. Même si elle l'avait voulu. Oh. Elle avait trouvé quoi lui répondre. Détournant son regard de la vitre, et par extension de la ville, elle tourna son visage vers la gauche pour faire de nouveau face à son Soumetteur (les véhicules ici ne roulaient pas dans le même sens qu'en Angleterre). Elle ne souriait pas mais elle n'était pas non plus tendue ni énervée. Juste sincère, puisqu'ils en étaient aux confidences...
†~


" Yann, ce n'est pas moi qui décide ou non de donner ma confiance. Ce sont les gens qui la gagnent par leurs faits et gestes, leurs paroles et leur bienveillance à mon égard.
Même si vous avez toujours été plus que correct avec moi, même si vous m'avez toujours bien traitée et même si je sais que j'encourrais bien pire pour avoir voulu quitter l'Opposition, par définition, faire de moi une Soumise n'était pas le meilleur moyen pour gagner cette confiance. Je ne dis pas que vous auriez dû agir autrement ni que c'est ce que vous vouliez. Je constate juste que me Soumettre et me priver d'une certaine manière de ma liberté n'est pas synonyme de me vouloir du bien, et que c'est pour ça qu'il n'y a pas de confiance.
"


~† Il n'y avait aucune agressivité ni aucun reproche dans ses mots. Sa voix était aussi grave et honnête que ne l'avait été celle de son Soumetteur quelques instants plus tôt. Elle ne mentait pas pour essayer de se justifier ou quoi que ce soit d'autre. Elle disait simplement que la manière dont les choses avaient tournées et les relations qu'ils entretenaient ne dépendaient pas d'elle, ni vraiment de lui. Elle ne se réveillait pas un matin en se disant "aujourd'hui, je ferais confiance à untel mais certainement pas à cet autre !". Elle pensait dire vrai lorsqu'elle expliquait que c'était les Autres qui gagnaient ou non sa confiance. Les choses se faisaient de manière naturelle et progressive. Ou elle finissait par leur faire confiance, ou non. Mais ce n'était jamais elle qui décidait réellement. Maintenant, elle espérait simplement qu'il ne se méprendrait pas sur les explications qu'elle venait de lui donner à propos de son caractère. Pour éviter tout malentendu et couper l'herbe sous le pied des mésententes, elle enchaîna, pour cette fois revenir sur la seconde nouvelle. †~

" Cependant, j'apprécie énormément tout ce que vous avez pu faire pour moi jusque-là et ce que vous faîtes encore. Je parle des probables tortures que vous m'avez évité quand on a appris l'identité de mon mari et de cette bonne nouvelle que vous apportez, entre autres.
Je ne suis pas naïve, je sais bien qu'Antarès ne me laissera jamais partir, ni moi ni mon enfant. Et je préfère cent fois passer ce Serment Inviolable avec vous plutôt qu'avec ce vampire. Je n'ai rien contre ces créatures mais je n'aime pas les manières de celui-là ni de ceux de son clan.
"


~† Et pour cause, l'un d'eux avait failli l'étrangler juste parce qu'elle n'avait pas voulu le suivre jusqu'à son maître, chef, ou quoi que Victor fût pour lui. Mais pour autant elle le considérait comme une personne et non pas comme représentant de toute l'espèce vampirique. Elle connaissait deux vampires à qui elle serait toujours redevable pour l'avoir convaincue de parler à Sacha de sa grossesse. Mais Yann ne savait rien de tout cela, il ne devait même pas être au courant de la brutalité d'Ethan avant qu'il l'amène jusqu'à Victor. Mais rien que sa récente - prétendue - agression devrait le convaincre qu'elle n'avait pas tellement envie de passer un pacte avec les vampires ni même que leur enfant soit enlevé et élevé par eux... Surtout pas ces vampires-là. Un dernier mot, qu'elle n'avait jamais dit mais qui résumait l'ensemble. †~

" Merci. "

~† Il n'était pas dans ses habitudes d'être aussi explicite sur ses pensées et ressentis. Et comme chaque fois qu'elle se dévoilait un peu, il lui fallait replonger dans sa solitude et se recentrer sur elle-même. Comme si, après avoir ouvert une fenêtre, elle refermait les portes et abaissait la herse qui permettait l'accès à son for intérieur. Ce soudain besoin d'isolement se manifesta par son visage de nouveau détourné du sien pour se concentrer sur la route qui défilait. La voiture s'apprêtait à emprunter la 8ème Avenue et d'ici un peu plus de cinq minutes, ils seraient arrivés. Ce qu'elle ne lui avait pas dit, c'était qu'elle comptait effectivement profiter du calme des studios pour s'acclimater à l'ambiance mais, d'ici une bonne demie-heure, Vanessa Heaven, la chef costumière et l'assistante qui s'occuperait de Charlotte durant tout le tournage arriveraient pour des essayages de dernière minute pour le lendemain. †~




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Yann Kenston
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MessageSujet: Re: [Tour Antarès] Never over   Jeu 5 Mai - 14:51

Il était des instants où il fallait savoir prendre un merci pour ce qu’il était. Yann n’était pas homme à attendre qu’on le congratule ou qu’on lui décerne des médailles pour ses actions. Il ne pensait d’ailleurs pas en mériter pour être parvenu à éviter à Charlotte de passer un Serment Inviolable avec un vampire. Les félicitations auraient été de mises si, comme elle avait essayé de l’expliquer avec une diplomatie qui frôlait l’insubordination, il était plutôt parvenu à lui rendre sa liberté.

Les propos de sa Soumise au sujet de la confiance lui parurent crédules et emprunts d’un romantisme dépassé. Ces grandes et belles valeurs humanistes ! Ces magnifiques factums moralisateurs ! Lui faisait-elle la leçon ? Yann avait conservé un visage particulièrement impassible pendant son intervention. Le seul instant qui trahit son divertissement fut un coin de bouche légèrement retroussé. Une fraction de seconde. Un éclair. Moins qu’un millième de rictus.

« Madame de Lansley me ferait-elle la morale ? » s’était-il intérieurement déridé en détaillant des yeux son regard bleu. Il trouva qu’elle se croyait et cela l’amusa plus que ça ne le vexa en vérité.

Pour Yann la confiance était une question d’instinct. La réflexion était secondaire. Nos tripes savaient mieux que les conventions universelles et les règles de loyautés urbaines si nous devions faire ou non confiance. Alors oui. Après cela, parfois l’on avait eu raison et parfois l’on avait eu tord. Tenez-vous bien. A trop y réfléchir, cet affligeant cinquante-cinquante est toujours de rigueur. Qu’on y ait longuement réfléchi ou qu’on ait donné sa confiance par instinct, on aura toujours 50% de chance d’être trahi après un tel don. Alors qu’est-il mieux de faire ? Donner ? Garder ? Ne rien faire ? A trop penser, c’est sûr, on ne fait rien.

« Nous sommes toujours trahi par nos proches, Milady. Pas par vos ennemis qui n’ont rien à gagner à dissimuler leurs desseins... »

Il fallait savoir écouter son instinct et le prendre en considération à l’instar de ses réflexions et des faits. Car tout était apparences dans l’Opposition. Etait-elle à ce point dupe de sa situation ou lui donnait-elle tant de pouvoir que ça pour penser qu’il pouvait décider de la libérer de son lien de Soumission, honorer ou rompre les promesses qui lui avaient été faites ? Si cela n’avait tenu qu’à lui, à l’échéance des deux années de service, il lui aurait rendu sa liberté. Il l’avait vu vivre, il l’avait vu agir et réagir à l’Opposition. Les soi-disant soupçons qui pesaient sur elle à l’époque étaient infondés. Elle n’était pas dangereuse et elle ne savait rien, strictement rien, qui pût vraisemblablement mettre en péril le mouvement. Si elle avait été gardée, c’était surtout pour la comptabilité. Vulgairement, purement et simplement. Pour le chiffre. Pour le nombre. Il fallait être plus nombreux, il fallait peser, il fallait des voix, il fallait des hommes et des femmes, il ne fallait laisser partir personne... et Charlotte était de ces gens à ne pas laisser partir. Il apparut plus tard que son utilité politique lui ôtait à jamais l’espoir de quitter l’Opposition, et Antarès qui trouva en elle un intérêt presque aussi grand que Yann lui-même ne trouva en sa Soumise.

A la fin de ses grandes explications ponctuées d’un merci, il sourit devant l’ironie de ses remarques. Il aurait aimé lui expliquer qu’elle ne le connaissait pas, qu’elle mésestimait son influence ou qu’elle la mal plaçait. Elle lui prêtait du pouvoir où il n’en avait aucun et ignorait réellement les subtilités de sa personnalité qui auraient pu lui être utiles.

« Parce que... je ne suis qu’un Soumetteur » se répondit-il en conservant un sourire quiet. « Je ne suis pas un ami. Je ne suis pas sa bonne fée. Loin de là. »

Elle n’avait strictement aucune idée du nombre de mauvais coups dans lesquels il l’avait empêché de tomber, envoyant à sa place untel ou une telle. « Non pas ma Soumise » lançait-il sans rien justifier. Sa fonction le prémunissait d’avoir à justifier ses choix ou ses ordres. Merci. Pas merci. C’était sans importance. Il ne faisait pas tout ce qu’il faisait pour un merci. Ni même pour plus que ce mot...

Yann ne manqua pas de remarquer que c’était la première fois que Charlotte s’ouvrait à lui de cette manière. Il n’était pas aussi gêné qu’elle par la proximité ou la profondeur de l’échange. Cela n’avait rien à voir avec ce qu’il ressentait. Naturellement, Yann se sentait à son aise partout et il faisait très peu cas du malaise d’autrui. Malgré ses mœurs parfois frivoles, il aimait mettre son entourage à l’aise, ou, du moins, sentir l’influence qu’il pouvait avoir dessus. On ne commande bien que ceux qui nous aiment. D’aucun auraient appelé cela de la manipulation, Yann préférait dire qu’il s’agissait de tact et de diplomatie.

Ils arrivèrent aux studios. La voiture alla se garer sur le parking des usagers. Le chauffeur vint ouvrir la portière de Charlotte. Le temps qu’il descende de son siège et qu’il fasse le tour du véhicule, Yann retint Charlotte d’un dernier mouvement de voix. Éthéré et dépouillé de la lourdeur d’avant.

« — M’est d’avis que ma place n’est pas à vos côtés. Je vais vous attendre ici, sourit-il en descendant néanmoins de voiture pour se dégourdir les jambes. Le chauffeur finissait d'ouvrir la portière de Charlotte. Yann fit le tour du véhicule et alla donner son bras à la jeune femme pour l’accompagner jusqu’à l’entrée du studio qui la concernait. A un jour du tournage, ça doit être le rush ? interrogea-t-il avec une nouvelle légèreté. Vous avez le trac ?... »

Ses yeux parcoururent les préfabriqués des studios. Le périmètre lui semblait grand et froid. Il avait du mal à imaginer que derrière certains de ces murs se cachaient les décors de films sorciers ou moldus ou de séries. Il ne possédait pas de téléviseur et n’allait au cinéma que s’il s’agissait d’une avant-première très attendue à laquelle quelques dirigeants people de l’Opposition étaient invités. Cet univers le rendait curieux sans l'émoustiller pour autant.


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MessageSujet: Re: [Tour Antarès] Never over   Mer 11 Mai - 15:24

~† Durant le reste du trajet qui les avait menés vers les studios, elle n'avait pas dit un mot de plus. Elle était, et resterait, une éternelle silencieuse qui avait bien du mal à se dévoiler et s'en retrouvait chamboulée et perturbée chaque fois qu'elle soulevait le rideau de froideur et laissait entrevoir ce qui se cachait derrière. Depuis maintenant plus de six années, elle avait décidé et s'était habituée à toujours paraître insensible et désintéressée. Comme si rien ne pouvait l'atteindre. Comme si le sort des autres ne l'intéressait pas le moins du monde. Comme s'il était impossible de l'approcher et d'entrer dans son cercle intime. La vérité était que plus les années passaient, plus elle avait du mal à garder ce masque d’insensibilité. Elle avait décidé de le revêtir après sa première trahison et ne l'avait pas retiré depuis. Néanmoins, depuis sa relation avec Sacha et son entrée à l'Université, elle avait commencé à en décoller quelques parcelles et se laissait respirer, tout en permettant aux autres de l'approcher un peu. Son épanouissement dans son mariage n'était pas pour rien dans ces changements de caractère. Son métier et les nombreux contacts avec les gens qu'il pouvait engendrer non plus. Ni sa grossesse qui l'avait beaucoup fait mûrir. Porter un enfant et le sentir grandir en elle lui avaient fait prendre conscience de beaucoup de choses. Il y avait certains de ces principes qu'elle considérait jusqu'ici comme essentiels qu'elle trouvait aujourd'hui dérisoires. Il y en avait d'autres qu'elle trouvait ridicules qui lui étaient devenus primordiaux. Ce bébé dans son ventre la faisait se remettre en question chaque jour parce qu'elle voulait tout faire pour l'accueillir le mieux possible, malgré ses défauts et ses mauvaises habitudes. Il la faisait grandir...

Quoiqu'il en soit, elle n'avait aucune idée de ce à quoi Yann songeait mais, si elle l'avait su, elle n'aurait pu qu'être d'accord avec lui. Il pouvait bien en penser ce qu'il voulait mais elle était bien loin d'être naïve. Elle savait parfaitement ce que c'était que de se faire trahir par un proche. Elle était malheureusement passée par là alors qu'elle n'était encore qu'une adolescente. Elle savait aussi qu'il n'y avait que ses proches qui pouvaient la trahir puisqu'elle s'était elle-même détachée et éloignée de nouvelles possibles rencontres. Elle pensait qu'en ne laissant entrer que ceux qui avaient fait leurs preuves, elle aurait moins de chance d'être trahie de nouveau. Et puis, ils étaient peu nombreux à être assez spéciaux pour parvenir à attirer son attention et à réussir à gagner sa confiance, donc mathématiquement elle avait encore un peu moins de chance de subir une nouvelle trahison. Peut-être avait-elle raison, peut-être pas. Ce n'était certainement pas la manière la plus intelligente de procéder mais c'était ce qu'elle avait jugé le plus efficace pour se protéger. Parce que c'était ça tout l'enjeu : elle ne faisait que se protéger pour éviter d'avoir à souffrir à nouveau. Sa première expérience l'avait anéantie et traumatisée, aussi faisait-elle tout pour éviter à son coeur d'être à nouveau aussi dévasté. Ce n'était qu'un pur instinct de survie car malgré ce qu'elle pouvait laisser entrevoir, elle n'était pas si forte que cela. Il y avait souvent un fossé gigantesque entre l'image de soi que l'on voulait bien donner aux autres et ce que l'on était réellement à l'intérieur. Et le fossé était tout aussi grand entre cette image que l'on donnait et la perception que les autres en dégageaient avec leurs propres expériences et ressentis. Elle jouait sur les apparences. Elle imaginait que cela lui suffisait à brouiller les pistes et à ne pas être percée à jour, tout cela dans l'unique but de ne pas laisser ses faiblesses exposées aux yeux de tous. Simplement se protéger.

Bien évidemment, elle ne partagea rien de ses réflexions avec son Soumetteur. Elle préférait le laisser s'imaginer ce qu'il voulait à son sujet, quitte à passer pour une crédule idéaliste. Lorsque la voiture s'engagea sur la dernière allée qui menait aux studios, elle n'avait toujours pas décroché un mot de plus et ses yeux ne s'étaient pas détournés de la vitre bien qu'elle n'ait rien fixé de particulier ni réellement prêté attention à la ville qui défilait sous ses yeux. Elle aimait ce contraste du calme et du silence, presque d'une certaine sérénité d'un espace clos et étouffé s'opposant à la ville vaste et toujours extrêmement bruyante, fourmillant de gens tous pressés qui ne s'arrêtaient jamais. C'était vrai ce que l'on disait, New-York ne dormait jamais. Elle sortit de ses songes lorsque la voiture s'arrêta et en sortit avec précaution, une main soutenant son ventre, avant de re-glisser de manière presque instinctive son bras dans celui que Yann lui tendait. Maintenant qu'elle était devant les studios, l'excitation commençait à s'insinuer en elle. Elle était pressée d'être demain et de réellement commencer les tournages. Parce qu'elle s'amusait dans son métier et que chaque film, shooting ou publicité était un challenge qu'elle se donnait et qu'elle prenait plaisir à relever. Un petit sourire s'était invité sur les lèvres tandis qu'elle levait les yeux vers l'immense bâtisse qui s'imposait, adoptant la même position que Yann. Tout en se tournant vers lui, elle répondit à sa question.
†~


" Non, je n'ai pas le tract. Pas encore. Ca arrivera certainement demain, au moment où la caméra et tous les yeux seront sur moi pour la première prise.
Pour l'instant, je suis juste impatiente et j'ai hâte que ça commence. Mais je suppose que vous le savez mieux que je ne pourrais jamais l'expliquer.
"


~† Un court instant, elle baissa ses yeux sur sa main posée sur son bras. Sans conteste, elle faisait référence au mystérieux don que l'Opposant possédait, lui permettant de deviner les désirs profonds d'une personne au contact de sa peau. C'était comme ça qu'il l'avait eue. Comme ça que l'Opposition avait réussie à l’embrigader, elle et certainement des dizaines d'autres. En lui promettant une chose contre quelques années à servir à Antarès. Oh elle l'avait, son enfant sorcier, ses troubles de la baguette le lui confirmaient. Mais à quel prix ? Elle se sentait un peu lésée dans le marché. Ce n'était pas simplement deux années qu'elle avait promis mais toute une vie. Sauf que ce n'était pas ce qui était prévu au départ... Pour autant elle n'arrivait pas à regretter. C'était un choix qu'elle avait fait et s'il était mauvais, elle en subissait les conséquences aujourd'hui. Ce qui la chagrinait et la rendait malade, c'était qu'elle n'était pas la seule à en payer les pots cassés... Elle releva son visage vers Yann et lui offrit un petit sourire amer. C'était peut-être lui qui l'avait enrôlée mais elle savait que ce n'était pas lui qui avait voulu la maintenir dans les rangs à la fin de ses deux ans. Inutile de se montrer odieuse avec lui et de lui faire accuser une chose qui n'était pas complètement de son fait. Elle préféra changer de sujet, s'efforçant d’infiltrer un peu d'enthousiasme dans le timbre de sa voix. †~

" J'ai une demie-heure à perdre avant que mes rendez-vous n'arrivent. Venez, je vous fais visiter. Vous pourrez vous-même juger de l'activité à J-1. "

~† Sans attendre sa réponse, elle s'engagea vers l'entrée du studio en l'entraînant avec lui. S'il voulait se libérer et rester ici, il n'aurait qu'à dégager sa main de son bras. A l'entrée, un agent de sécurité les accueillerait. Elle le saluerait, indiquerait son identité et préciserait qu'elle avait rendez-vous avec Vanessa Heaven d'ici peu. Après avoir vérifié sa liste, il les laisserait passer et ils se dirigeraient à l'intérieur même du studio. L'endroit était vaste et, du fait de sa grandeur, assez vaste et terne. Ce qui ne l'empêchait pas d'être animé. L'ambiance était particulière, il y régnait un mélange d'excitation environnante et de décontraction mêlée à un certain perfectionnisme mais aussi un petit stress parce que le premier jour approchait. Les décors pour le lendemain étaient déjà installés, il s'agissait d'un salon en travaux et d'une chambre d'enfant. Quelques personnes s'agitaient dans ceux-ci avec leurs baguettes pour régler quelques derniers détails. Plus loin, d'autres sorciers commençaient à préparer le décor qui serait utilisé pour les jours prochains et un début de salle de bain se construisait. Les personnes présentes s'affairaient surtout autour des décors. Elle entraîna Yann pour s'approcher un peu du décor du salon en travaux, saluant sur son passage les gens qu'elle croisait et s'arrêta à quelques mètres. †~

" Voilà, c'est ici. C'est dans cette pièce reconstituée que je commencerai demain. Vous étiez déjà entré dans un studio ? "

~† Et, comme ils parlaient de banalité, la scène lui parut étrange. Elle se trouvait sur son lieu de travail avec son Soumetteur. Dans le studio dans lequel elle tournerait le lendemain même une publicité pour une montre magique qui révolutionnerait le futur des mères sorcières. Ce sentiment d'invraisemblance la harponna subitement et la fit revenir les pieds sur Terre. Il n'était pas venu pour visiter un studio mais pour parler du Serment Inviolable qui la lierait définitivement à l'Opposition et l'obligerait à élever son enfant selon les mœurs d'Antarès. Le visage soudain grave, elle fit face au Shaula. Elle voulait savoir, maintenant, combien de temps il lui restait. Si elle pouvait retarder un peu l'échéance ou non. Quand, exactement, cela aurait lieu. Un besoin de savoir aussi insensé que précipité. †~

" J'aimerais savoir quand nous devrons passer ce Serment Inviolable et qui sera l'Enchaîneur du sortilège. "




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