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 Tuition fees

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Willem Wyndham
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MessageSujet: Tuition fees   Ven 25 Fév - 20:28

Monsieur Wyndham,

[...]

Par la présente, veuillez prendre connaissance de votre nomination au titre de coordinateur pédagogique de l'une de nos étudiantes, Loevi Leroy. A ce jour et ce, jusqu'au terme de son cursus à Poudlard University, vous serez son professeur particulier ainsi que le responsable de son parcours, suite au départ prématuré de votre prédécesseur, Abraham Anderson. Cette fonction implique un suivi particulier de votre pupille ainsi que la dispense de cours particuliers à raison d'une à deux fois par semaine. Un entretien mensuel avec Miss Leroy vous permettra de dresser un bilan des progrès réalisés. Au terme dudit entretien, vous rédigerez un rapport, adressé à qui de droit, qui fera état de l'évolution de l'état psychologique, scolaire et personnel de Miss Leroy.

[...]






La lettre se concluait sur les banalités d'usage et lui rappelait, comme s'il en était besoin, que la rentrée, comme chaque année, aurait lieu le 7 octobre. En conséquence de quoi, il devait faire acte de présence au dîner de la veille, dîner où se déroulait la cérémonie de répartition des universitaires. Dîner qui tiendrait lieu, également, de premier contact avec "Miss Leroy".
Ce même dîner qu'il venait de quitter avec l'empressement de ceux qui dénigraient ou dédaignaient ces rendez-vous obligatoires de la vie sociale. Un peu plus tôt dans la journée, "Miss Leroy" avait dû recevoir un hibou, bref, concis. Direct. Y était fixé un rendez-vous pour le soir même, bureau de l'enseignant en Sciences des Créatures Magiques et en Recherche Anthropomagique. Une chance que l'élève Leroy, de par son appartenance à Hawk Wing ait suivi quelques uns de ses cours. Cela lui avait permis de se faire une idée du phénomène avant même d'en écoper la responsabilité. Quelque chose lui soufflait (peut-être ses longues années dans les entrailles sinueuses du Ministère où les intrigues et arrangements douteux filaient bon train) que la tutelle de Leroy lui aurait échu de la même manière, quelle que soit sa filière. Il était le dernier arrivé dans la galère et était, par conséquent, le plus susceptible de récupérer les cas "particuliers".
Habitué du jargon administratif, il ne lui avait pas fallu longtemps pour décrypter la nomination qui lui était faite. "Départ prématuré" équivalait à "dépression nerveuse", "coordinateur pédagogique" à "garde-chiourme", "pupille" à "cas désespéré". Quant au reste du document, l'essence même était une mise en garde quant à ses résultats. On ne tolérerait de lui ni laxisme ni imprudence. Comme souvent, le slogan était: des ré-sul-tats!

A d'autres! Il avait vu bien pire, songeait-il en son fort intérieur tandis que le dos droit, bien calé dans son fauteuil professoral, il attendait l'arrivée de l'élève Leroy. Depuis un an qu'il avait été promu professeur de l'Université (comprendre: un meilleur salaire, moins d'heures de cours et des élèves plus motivés... du moins, en théorie), Wyndham avait pu se faire une idée relativement juste de la vie à P.U. et de ce qu'elle ne différait pas tant du train que menaient les élèves du côté Collège. Un soupçon de liberté en plus mais les exigences qui allaient de paire en prime.

Son bureau était à l'image du Gallois: droit, sobre, sans fioriture, visant à l'essentiel sans réellement se soucier des apparences. Le tout était peu décoré, d'une propreté scrupuleusement et d'un ordre à la limite du maniaque. L'espace était parfait. Exactement ce qu'il attendait d'un lieu de travail: impropre à la distraction et facilitant la concentration. L'efficacité avant la détente.

Le dîner, quant à lui, avait été passablement épuisant. Comme toujours, il avait fallu faire preuve de civisme et sociabilité envers tout un chacun, s'enquérir des nouvelles, interroger sur le programme, l'actualité. En bref, faire preuve d'une curiosité polie. Il avait également fallu discuter actualité, échanger des opinions, de façon légère et dissimulatrice, de façon à ne pas trop se dévoiler, tout en enquêtant sur les choix de son vis-à-vis. Ces civilités étaient exténuantes. Il fallait surveiller la moindre de ses paroles, sous peine de laisser échapper un sous-entendu involontaire. Wyndham avait beau être rompu à ce genre d'exercice, il n'y trouvait guère plus de saveurs qu'à ses débuts au Ministère de la Magie, section Créatures Magiques. Il avait toujours préféré l'action à la parole. Pendant qu'on se perdait en vains propos, la réalité continuait d'avancer, sans nous attendre sous prétexte que l'on pouvait être occupé ailleurs. Aucun des problèmes auxquels il avait été confronté au cours de sa carrière ne pouvait prétendre avoir été résolu par des seuls palabres.

Le discours qu'il allait imposer à l'élève Leroy le fatiguait d'avance mais il ne trouvait aucune échappatoire pour s'y soustraire.
Pour oublier ce détail fâcheux, le gallois s'était plongé dans la révision de ses notes sur le Verzen, quand bien même il en connaissait le moindre détail sur le bout des doigts. Premier cours. Il fallait frapper fort pour susciter l'intérêt des élèves sans pour autant les plonger dans la panique au vu de leurs incapacités flagrantes et de leur manque de savoir-faire. Ceci, il le réservait pour plus tard.



Verzen (XXX):

Le Verzen appartient à la famille des batraciens. Il a l'apparence de ces grenouilles tropicales et arbore une pigmentation allant du bleu cyan au jaune citron, en passant par tous les vermillons. Contrairement à ses cousines, il n'est pas toxique. Sa particularité réside dans son alimentation. Le Verzen a besoin d'être nourri toutes les six heures très exactement. Dans le cas contraire, il va se mettre à grossir lentement, tout d'abord de manière imperceptible, jusqu'à atteindre le double de sa taille. Une fois le processus entamé, il n'existe aucune méthode, magique ou non, pour le stopper. Au bout de vingt-quatre heure de gonflement intempestif, le Verzen finira par exploser, provoquant un petit cratère à l'emplacement où il se trouvait. Il n'y a également aucun contre-sort pour remédier à ces dégâts.

Au milieu des années 60, le Verzen était en passe de remplacer la Beuglante. Une fois déguisé magiquement, il était envoyé comme cadeau. Mais le Dertazen, apparu sur le marché quelques années plus tard, révélant l'illusion aux sorciers devenus suspicieux, mit fin à cette mode. Convenablement nourri, le Verzen est un animal très apprécié, apportant la chance dans son foyer, à une échelle minime (jeux de hasard, paris amicaux, etc).



Tuition fees pourrait être traduit par "frais pédagogiques" et correspond plus ou moins aux frais d'inscription dans les pays anglophones.


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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: Tuition fees   Dim 27 Fév - 8:48

Loevi Leroy remontait les couloirs de Poudlard d'un pas ferme et énergique, laissant échapper de profonds et fréquents soupirs d'agacement. Un peu plus tôt dans la journée, elle avait reçu un hibou de la pire espèce : plus court et succinct qu'une brève de la Gazette, il lui fixait rendez-vous au bureau du professeur Willem Windham dès la fin du dîner d'accueil des universitaires. Cet imbécile avait bien choisi son moment ! Comme si elle n'avait pas autre chose de plus important à faire, un jour de rentrée !

Mais non, il avait fallu qu'elle laisse tomber ses préoccupations majeures pour se rendre à un rendez-vous parfaitement inutile qu'elle n'aurait pas eu à subir si ce faiblard d'Anderson n'avait pas failli passer la baguette à gauche pour cause de "surmenage". Si ce fichu professeur n'avait pas encore compris dans quoi il mettait les pieds, elle allait se faire un plaisir de le lui faire comprendre. Ayant déjà suivi quelques-uns de ses cours, elle avait déjà pu se faire sa petite idée sur le personnage, et elle savait qu'il serait plus difficile de le faire plier que son prédécesseur, mais pour autant, elle n'avait pas l'intention de se laisser faire.

Et puis, elle avait toujours ses arguments les plus imparables. Jusque-là, personne n'y avait jamais résisté.

Elle se campa devant la porte close du bureau et l'observa un instant d'un œil des plus blasés. Elle avait une furieuse envie de faire demi-tour et d'aller retrouver ses affaires urgentes, dont elle avait pourtant souhaité s'occuper dès son arrivée à Poudlard. Mais, bien entendu, le dîner d'accueil puis ce ridicule rendez-vous avaient repoussé le moment de s'y mettre. On pourrait lui rétorquer que ces affaires traînaient depuis des mois, mais c'était mal connaître sa notion de l'urgence et de l'importance. Retrouver Eleanor était devenu la seule vraie obsession de sa vie.


Allez, du courage, BloodDust. Plus vite ça sera fini, plus vite tu pourras y retourner. Prenant une profonde inspiration, la jeune fille toqua trois coups légers à la porte et entra sans attendre d'y être invitée. Elle trouva le professeur confortablement installé à son bureau, plongé dans la lecture d'un parchemin qui avait l'air de le captiver. La pièce avait une allure... fonctionnelle, dans le même genre que papa Leroy - des hommes qui n'aimaient pas la distraction, quelle que soit sa forme. Deuxième point en sa défaveur.

Pas parce qu'il était consciencieux - elle aimait les hommes consciencieux. Parce qu'il lui rappelait son père.


-Alors c'est vous qu'ils m'ont assigné ? commença-t-elle d'emblée en le fixant d'un regard ostensiblement sceptique. J'espère que vous saurez vous montrer à la hauteur du poste... ajouta-t-elle avec une ironie mordante.

Elle s'installa sans cérémonie dans le fauteuil qui faisait face au bureau, prenant la pose décontractée dont elle usait toujours en mode "BloodDust", les yeux rivés aux siens. Ce type se croyait toujours au-dessus de tout le monde, avec ses manières exagérément polies et son air condescendant, elle l'avait compris depuis longtemps. Mais s'il ne s'était jamais fritté avec un pur produit de cette fichue dynastie, il allait en être pour ses frais - il allait vite comprendre sa douleur.


-Ne vous méprenez pas, ça n'a rien d'une promotion, enchaîna-t-elle avec un nouveau soupir. Aucun des professeurs de cette école ne veut s'occuper de moi ; je crois même qu'ils m'appellent la dragonne, en secret bien sûr. Je suppose que vous savez ce qui est arrivé à ce pauvre vieil Anderson ?

Et s'il ne le savait pas, elle n'hésiterait pas à lui expliquer par le menu tout ce que le pauvre bonhomme avait dû subir en presque deux ans. Ça lui donnerait peut-être une bonne idée de ce à quoi il pouvait s'attendre de sa part. Elle détestait cette expression indifférente et imperturbable qu'il affichait. S'il se croyait son égal, elle lui ferait bien comrpendre que c'était loin d'être le cas.


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Willem Wyndham
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MessageSujet: Re: Tuition fees   Dim 27 Fév - 10:58

Wyndham ne daigna pas lever les yeux de son parchemin. Au lieu de ça, il s'empara d'une plume, d'une petite bouteille d'encre et se livra au rituel qui suit: dévisser précautionneusement le flacon après l'avoir secoué trois fois de haut en bas, vérifier la solidité de la plume avant d'en plonger la pointe dans l'encre couleur d'obsidienne, essuyer la même pointe sur le rebord du flacon de sorte à ne pas faire de tâche pour, enfin, inscrire quelques lentes annotations en fin de paragraphe.
Le rituel de retour fut tout aussi lent et méticuleux. Calculé.
Preuve qu'il ne rentrerait pas dans son jeu de la provocation.
Il en avait dompté des plus coriaces.

Loevi Leroy...
Tellement typique de l'adolescente en fin de course, provocante et sans gêne. Il faillit sourire au stéréotype. Faillit. Wyndham n'avait pas pour habitude de sourire pour un rien. Enfin, Leroy avait au moins l'intelligence d'arrêter la caricature à son attitude. Tant qu'il échappait à l'étalage de féminité toute neuve façon hauts talons, décolleté pigeonnant et jupe très haute sur les jambes, il estimait que tout pouvait s'arranger. S'il y avait bien une chose qu'il ne supportait pas, c'était servir de testeur pour jeunes filles testant leurs armes de séductrice.

Les adolescents finissaient par être fatigants, après avoir constitués un défi de début de carrière professoral. Si seulement ils faisaient preuve d'un peu d'originalité dans leurs provocations, dans leurs défis perpétuels... Avec un léger soupir, le Gallois leva enfin les yeux vers l'élève Leroy. Pas longtemps. Juste de quoi lui signaler qu'il avait noté sa présence et que cette présence l'ennuyait plus qu'autre chose.
De sa voix qui ressemblait à un murmure inintelligible, une vague menace dans le fond, il prit la parole:

- Le dragon n'est pas l'animal le plus coriace de la création. Ils vous appelleraient l'acromentule ou encore la moremplis, je m'inquiéterais. Peut-être. Un peu.

Depuis qu'il avait découvert les joies de l'ironie aux alentours de la quinzaine, W. ne s'en lassait plus.
Quant au reste... Il s'était fait une opinion d'Anderson avec seulement quelques comptes-rendus. Un mollasson qui tenait mieux ses classes avec de l'humour qu'avec de la discipline.

- Pour tout vous dire, il faut surtout espérer que vous serrez à la hauteur. Une réputation, ça se mérite. Je pense surtout que vous allez me décevoir.

Bien. Les présentations officielles étaient faites. Passons à la suite.

- Je ne vais pas vous laisser la bride sur le cou. Je suis votre responsable et si vous en ignorez la définition exacte, je vais me faire un plaisir de vous l'apprendre. Nous nous retrouverons tous les mercredi et samedi soirs pour une heure et demi de cours intensifs. Je vous déconseille d'amener votre flemme en bagage.

Il n'y avait rien qui l'agaçait plus que la démotivation et le désengagement. Si l'élève Leroy voulait l'apprendre à ses dépends, qu'elle se fasse donc plaisir. Il avait tout son temps. Ou presque.

- Des questions?, conclut-il, narquois.
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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: Tuition fees   Dim 27 Fév - 19:23

Okaaayyy... Elle s'était douté que le bonhomme lui ferait des difficultés, mais là c'était vraiment le pompon. S'il croyait pouvoir prendre l'avantage dans leurs futurs échanges, il se trompait lourdement. C'était au moins une chose qu'Anderson avait rapidement comprise. Willem Wyndham filait un très mauvais coton, avec cette attitude supérieure et ces sarcasmes déplacés. Mais il avait au moins une chance, ce soir : Loevi n'avait pas envie de se battre.

Elle l'écouta parler avec le flegme hérité de son père, sans même essayer de l'interrompre une seule fois. S'il voulait croire encore un peu qu'il contrôlait parfaitement la situation, en digne maître d'école qu'il était... Seul indice que les paroles du professeur atteignaient bien l'oreille de leur cible, une moue désabusée s'agrandissait sur le visage de la jeune fille, qui se rendait compte de seconde en seconde à quel point cet homme allait constituer un problème. Bien plus handicapant que Patrick Leroy, c'était dire.

Quand il en eut terminé, lui demandant avec ironie si elle avait la moindre question, Loevi se renfonça dans son siège en poussant un profond soupir. Il y avait des gens avec lesquels elle avait du mal à user de son attitude à la BloodDust, mais cet homme n'en faisait clairement pas partie. Et ce n'était pas vraiment un point positif pour lui - ça voulait simplement dire qu'il se trouvait actuellement au plus bas de l'échelle d'estime de la jeune fille.


-Oui, une seule, répondit-elle avec lassitude. Avez-vous réellement conscience de ce dans quoi on vous a fourré, au juste ?

Elle se pencha vers lui et le fixa un moment droit dans les yeux avec gravité, comme si elle cherchait à trouver la réponse à cette question dans les tréfonds de son âme. Bien sûr, elle était dépourvue d'un tel talent, mais ce qu'elle vit dans son regard suffit à lui confirmer ses soupçons. Elle se radossa à son siège, laissant un sourire narquois naître sur son visage. C'était bien ce qu'elle craignait.

-J'ai bien l'impression que non, dit-elle alors. Sinon vous n'essayeriez pas de jouer au plus malin avec moi. Mais soit, je vous pardonne pour cette fois. Je mettrai cela sur le compte de l'ignorance.

Elle accentua son sourire, avant de se lever pour faire le tour du bureau spartiate de son nouveau professeur particulier. C'était dingue ce que cette ressemblance avec Leroy père la mettait en rogne. Il n'y avait rien de particulier, pas un seul détail pour égayer l'endroit. Elle aimait les hommes consciencieux, certes. Mais elle détestait les hommes insensibles.

-Je vais vous expliquer très clairement la situation, poursuivit-elle en observant des rayonnages croulant sous le poids d’innombrables bouquins sur... devinez, les créatures magiques. Si j'ai droit à un professeur particulier depuis que j'ai intégré l'université, c'est parce que je l'ai expressément demandé. Et parce que j'ai su me montrer persuasive. Vous feriez une erreur en croyant que n'importe qui peut avoir ce privilège. D'ailleurs, est-ce que je ne suis pas la seule ?

Elle passa un doigt sur une étagère, et laissa échapper un "Pfff !" d'agacement en constatant qu'il n'y avait pas même un grain de poussière à ramasser. Désespérant de maniaquerie. Elle s'essuya quand même le doigt en se tournant vers Wyndham, rivant sur lui un regard des plus sérieux - presque un défi.

-Comprenons-nous bien : je ne suis pas une élève que vous pouvez diriger à votre guise. C'est vous qui êtes à mon service. Et ce, dès aujourd'hui.
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Willem Wyndham
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MessageSujet: Re: Tuition fees   Lun 28 Fév - 20:17

Un petit topo édifiant sur les conséquences des demandes que l'on pouvait faire, sur les choix que l'on devait assumer et surtout sur l'attitude que l'on devait endosser en réponse? Non. Wyndham n'aimait pas plus que les autres gaspiller sa salive. Quand on avait la tête aussi dure que l'élève Leroy, la subtilité de la chose vous restait à jamais étrangère. Pourquoi donc perdre son temps à inculquer quelque chose qui rentrerait par l'une de ses oreilles délicates pour s'empresser de ressortir par l'autre?

Le temps que dura le simili-discours de la jeune femme, W. se cala dans son fauteuil professoral, croisa les longs doigts de ses mains sur son abdomen et toisa Leroy d'un air neutre et parfaitement désintéressé. Celui-là même qu'il abordait quand un étudiant lui pondait une théorie infâme et ridicule au sujet d'une créature magique dont il n'avait pas pris la peine de chercher les particularités et les mœurs dans son manuel scolaire. Celui-là encore qu'il sélectionnait en réponse aux excuses malhabiles et d'une naïveté déconcertante visant à justifier un retard, une absence ou la non-délivrance du devoir demandé. En résumé, celui-là même qu'il affichait quand on se foutait ouvertement de lui, pour parler poliment. Ne laisser sur son visage aucun élément auquel son vis-à-vis pourrait se raccrocher pour s'imaginer avoir visé juste.

Pour finir, tout juste haussa-t-il un sourcil, détruisant la symétrie de son visage imperturbable.

*Je suis à son service?*

Comme c'était charmant...!
Charmant et naïf.
Ce sourcil haussé fut la seule répartie à laquelle elle eut droit.
Que voulait-elle qu'il ajoute à une telle déclaration?

Il s'en retourna donc à l'inspection du parchemin qui constituerait ses notes pour le prochain cours. Oh! Il n'avait jamais véritablement besoin de notes pour assurer un cours d'une justesse irréprochable. Mais cela donnait un aspect plus humain, plus... professionnel à son enseignement. pas vraiment qu'il se souciât du regard d'autrui. Que l'on pense ce que l'on voulait de ses méthodes didactiques. Mais justement, il se voulait performant jusqu'au bout de la baguette. Dans sa voie, on ne pouvait se permettre de négliger le moindre détail. Et personne n'était à l'abri d'une faille. Il s'agissait simplement de couvrir ses arrières et de ne jamais être pris en défaut.

Au bout d'un temps certain, qu'il jugea juste assez long pour être percutant, sans l'être trop et perdre de son pouvoir, le Gallois délaissa le parchemin et s'affaira dans la poche de sa robe de sorcier jusqu'à en extraire sa baguette. Cela ne prit guère de temps. Deux secondes grand maximum. Toujours il fallait avoir sa baguette à portée de main. Le destin, comme la première créature magique, ne frappait pas trois coups polis avant d'attaquer. Pas plus que Wyndham ne mit en guère la jeune Leroy.

Un petit sortilège bien placé et elle se retrouva à léviter tête en bas. Un autre sortilège empêcha sa jupe de répondre à l'appel de la gravité. Il y avait une nuance entre une petite leçon et une humiliation.
Wyndham se leva pour aller se poster à hauteur de l'étudiante. Ainsi placés, ils étaient nez à nez.

- Bien., commença-t-il, comme on s'auto-félicite d'un sortilège réalisé à la perfection.

Il se recula à peine pour pouvoir fixer Leroy dans les yeux:

- Je ne suis au service de personne, élève Leroy. Ni aujourd'hui. Ni demain. Mettez-vous bien ça dans le crâne.

Son intonation était restée neutre, sans le moindre soupçon d'émotion. Ceci n'avait pas changé depuis l'entrée de Leroy dans son bureau.

- Et puisque nous en sommes aux mises au point... Comme vous pouvez le constater, je peux me permettre certains choses dans l'exercice de mes fonctions pédagogiques. La réciproque n'est malheureusement pas vraie. Essayez seulement de lever votre baguette à mon encontre et vous risquez le blâme. Relisez le règlement de Poudlard, cela pourrait être édifiant.

Il avait entendu parler de la politique de Rusard, à l'époque où il était concierge et était loin de la partager. Les châtiments corporels n'étaient pas la solution à un problème de discipline, quel qu'il soit. Mais un sortilège de temps à autre avait son petit effet. Histoire de rappeler qui menait la barque. W. alla jusqu'à s'autoriser un petit sourire narquois.

- Quelque chose à ajouter, élève Leroy?
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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: Tuition fees   Lun 28 Fév - 21:14

Elle attendit, attendit, le regard si intensément posé sur lui qu'il devait en sentir la brûlure sur son visage. Mais rien, pas un tressaillement, pas l'amorce d'une minime réaction, rien que l'indifférence la plus totale. Loevi sentait la colère la gagner. Cette fois, il allait trop loin... Elle n'imaginait pas encore à quel point. Pas même lorsqu'il extirpa sa baguette d'une poche de sa robe. Non, impossible pour elle d'imaginer une seule seconde ce qui allait suivre.

Elle poussa un hurlement sonore alors qu'elle sentait son corps se renverser jusqu'à avoir la tête en bas. Il fut bien vite réprimé, mais malgré toute sa maîtrise de soi, ses yeux écarquillés trahissaient sans équivoque le choc que cette nouvelle situation provoquait en elle. Dire qu'elle avait mal jaugé la situation était un euphémisme. Elle s'était complètement fourvoyée. Et voilà où cela l'avait menée : à l'humiliation la plus cuisante qu'elle ait jamais eue à subir de sa vie entière.

Il était clair que papa Leroy ne serait foutrement pas fier d'elle, s'il la voyait ainsi. Il fallait retourner la situation - et ridiculement parlant, dans tous les sens du terme.

Cet homme venait de réussir un exploit que peu de gens au monde étaient capable de réaliser : il s'était fait haïr au-delà de la haine que la jeune fille vouait à son père. En cet instant précis, elle était prise d'envies de meurtres ; mais elle avait au moins pour elle de ne pas être une meurtrière et d'avoir appris à contenir sa colère. Un peu. Suffisamment pour ne faire que darder un regard furieux - quoique peut-être un peu trop désorienté pour être réellement intimidant.


-C'est bon, vous vous êtes bien amusé ? railla-t-elle. Vous pourriez peut-être arrêter de jouer les gamins de trois ans et me reposer, non ? J'avais dans l'idée que nous allions avoir une discussion sérieuse, mais j'ai dû me tromper quelque part...

Sa première impulsion avait été de se saisir de sa baguette pour répliquer à l'attaque franchement inqualifiable qu'elle venait de subir, mais ç'aurait été s'abaisser au même niveau, et elle estimait valoir plus que quelques puérilités de ce genre. Tant pis si son amour-propre en prenait pour son grade, elle supporterait l'affront avec toute la dignité qu'elle possédait, jusqu'à ce qu'elle parvienne à lui faire comprendre la terrible erreur qu'il venait de commettre.

Oh ça, elle pouvait facilement lui rendre la vie impossible, et pas seulement dans le cadre de ses cours particuliers. Il n'avait pas l'air d'avoir conscience que, actuellement, c'était elle qui tenait les rennes de sa vie. Qu'elle avait tout pouvoir sur de nombreux aspects de son existence.

Elle était une BloodDust - elle en était l'Héritière. Ce nom et toute la fortune qui y était associée lui appartenaient de plein droit, et elle avait appris à s'en servir. Elle était détentrice de ce pouvoir, et si elle avait longtemps rechigné à utiliser tout son potentiel, elle savait d'ores et déjà qu'elle n'hésiterait pas une seconde avec lui.


-Je vais vous dire une bonne chose, prof, reprit-elle avec le plus profond mépris qu'elle éprouvait pour lui. Vous n'avez absolument aucun droit de lever la main sur moi. Si j'ébruite ce qui se passe ici ce soir, c'est votre réputation qui s'effondre, votre vie entière qui tombe en poussière. Vous n'avez aucune idée de l'importance que j'ai, dans ce pays, n'est-ce pas ? Vous n'êtes qu'un anonyme, vous ne faites absolument pas le poids face à moi ou ma famille.

Elle avait chaud au visage et commençait à avoir la tête qui tournait. Elle n'avait pas envie de se battre - juste de retrouver Eleanor au plus vite. Mais cet imbécile avait décidé de lui déclarer la guerre, elle se devait de répondre au défi. Elle tiendrait aussi longtemps qu'il le faudrait, jusqu'à le faire fléchir. Et Merlin savait qu'il fléchirait - comme tous les autres.

-Maintenant reposez-moi, avant que je ne change d'avis et ne décide de faire de votre vie un enfer. Et sachez que j'en suis capable.
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Willem Wyndham
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MessageSujet: Re: Tuition fees   Dim 6 Mar - 19:29

Comment pouvait-on avoir l'ambition d'entamer une discussion sérieuse quand on avait aussi mauvais caractère? Et que l'on faisait preuve d'autant de mauvaise foi? Wyndham n'en avait strictement aucune idée. Selon toute évidence, les "conversations" de l'élève Leroy devaient d'ordinaire se résumer à ce que mademoiselle avait envie, à ce dont mademoiselle voulait, à ce que mademoiselle avait à dire. Dans le dictionnaire de quiconque de sensé, ceci s'appelait un monologue. Et Wyndham n'avait jamais goûté être l'auditeur privilégié de ce genre de discours. Au temps pour mademoiselle Leroy. Qu'elle se trouve un autre public.

Sous l'effet de l'agacement (car elle était agacée, pas vrai?), le visage de la jeune femme avait viré au rouge. Ou peut-être était-ce seulement le sang qui lui montait à la tête. Encore quelques instants et il la libérerait. Il voulait juste pousser encore un peu les sévices, histoire de lui remettre les idées en place. Histoire de lui prouver, également, que jamais il ne serait son larbin. Une brève lueur amusée passa dans son regard, vite contrariée par la moue de sa lèvre supérieure. Pour qui le connaissait bien, ce léger tic indiquait l'agacement qui avait gagné un échelon menant à la colère. Il fallait véritablement faire partie de ses proches pour en avoir conscience. Wyndham ne perdait jamais son sang-froid. Mais... elle avait osé le menacer. Cela faisait une éternité que personne ne s'était aventuré à ce genre de petit jeu. Au cours de sa carrière, discrète mais efficace, il avait gagné l'estime de ses collègues ainsi que, il fallait bien l'avouer, une part de crainte à son égard. Cela lui convenait dans cet ordre-là. Qu'une gamine à peine majeure osât s'en prendre ainsi à lui était presque risible, si sa voix n'avait pas tremblé de temps de volonté.

- Vous croyez vraiment que je suis le genre de personne à marcher au chantage?

*Ou à la menace?*

Pauvre jeune fille aux illusions fragiles...

Un coup de baguette magique et l'élève Leroy retrouva le bon ordre vis-à-vis de la pesanteur. Il ne lui laissa pas vraiment le temps de se reprendre avant d'enchaîner:

- Garder vos petites manipulations pour vos camarades de jeu, voulez-vous?

Froid. Encore froid. Toujours froid.
Telle était la recette de sa tranquillité.

- Et revenez me voir quand vous aurez gagné en maturité. Je n'ai pas très envie de perdre mon temps avec une gamine gâtée qui croit qu'il lui suffit de râler pour obtenir ce qu'elle veut.

Il avait retrouvé son ton détaché et distant, qu'il n'aurait dû perdre à aucun moment. Tranquillement, il se rassit sur le coin de son siège et dévisagea un impudent qui avait osé s'aventurer dans le tableau qui ornait le dessus de la porte de son bureau. Le type en justaucorps fila sans demander son reste. Il y avait fort à parier que l'histoire aurait fait le tour des tableaux avant le lendemain matin.
Peu importait.

Bien. Maintenant qu'elle était à nouveau à même de réagir physiquement, l'élève Leroy s'y risquerait-elle? Ce serait alors presque trop facile de remédier à son cas. Oui, même lui, un "anonyme" qui ne faisait pas le poids face à cette famille dont il ignorait jusqu'au nom. Il s'était vaguement demandé, curieux, de qui elle pouvait ainsi porté le nom et le balancer à la moindre petite saute d'humeur. Encore un de ces clans dont la gloire avaient été bâti grâce à une grande fortune et de nombreux pots-au-vin. Tss tss. Il n'avait jamais accordé beaucoup de crédit à ce genre de personnages. Ils montaient rapidement les échelons sociaux et dégringolaient aussi vite. Une maigre apogée pour un déclin grandiose.

Oh, il avait bien éprouvé un vague frisson d'appréhension mais il s'était vite ressaisi. Sa réputation, tout comme sa vie entière, était bâtie sur du solide, il y avait pris garde. Il avait toujours été discret. Discret et efficace. Prouvant sa valeur non par de longs discours qui n'engageaient à rien mais par les actes. Il avait gagné la confiance du Ministère par un travail de longues haleine et des efforts répétés. Il fallait plus qu'une enfant effrontée pour en venir à bout. N'est-ce pas?
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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: Tuition fees   Lun 7 Mar - 6:35

Le professeur la relâcha enfin mais, en proie au vertige, la jeune fille sentit ses jambes céder sous son poids et elle tomba à genoux sur le sol, tremblante de colère et de frustration. Jamais de sa vie elle n'avait été autant humiliée, pas même quand sa famille avait fait d'elle une servante bien obéissante pour son cousin aujourd'hui disparu, pas même lorsqu'elle devait faire face à son monstre de père et lui faire croire qu'elle l'avait rejoint de l'autre côté du miroir. Elle s'était sentie faible et inutile de trop nombreuses fois dans sa vie - mais jamais à ce point-là. Elle avait l'impression de se heurter à un mur. Elle n'était plus l'indomptable dragonne... il était en train de l'écraser. Comme ça. Aussi facilement.

-Mes camarades de jeu... ? répéta-t-elle, choquée. Une gamine... gâtée ?

C'en était trop. Elle se mit à trembler plus violemment encore, comme une Beuglante sur le point d'exploser, fixant Wyndham d'un regard qui aurait inquiété n'importe qui, se faisant violence pour ne pas dégainer sa baguette et la pointer sur lui. Elle ne pouvait pas encaisser ces paroles - non, certainement pas.

-Gâtée... Gâtée ?! s'écria-t-elle soudain, n'y tenant plus. Qu'est-ce que vous en savez ? Qu'est-ce que savez de ma vie et de ce que j'ai dû subir pour en arriver là ? Vous croyez que ça a toujours été facile pour moi, c'est ça ? Vous ne me prenez pas du tout au sérieux, parce que vous croyez que j'ai eu la belle vie depuis ma naissance ? Mais qu'est-ce que vous en savez ?

Elle en pleurait de rage ; elle avait tellement souffert, et elle souffrait aujourd'hui encore ! Et tout ça pour quoi ? Pour se faire rabaisser par un pauvre imbécile qui débarquait de sa campagne profonde sans rien savoir ? Un type qui croyait tout savoir mieux qu'elle et prétendait avoir le contrôle sur elle ? Et puis quoi encore ? Elle avait lutté, lutté comme personne, pour se créer cette place inconfortable qui était la sienne ! Pour se faire un nom au-delà de son nom, pour se faire accepter en tant que personne, et non en tant qu'objet !

-Vous ne savez rien de ce que j'ai traversé, alors ne venez pas me faire votre leçon de morale ! Vous devriez être à genoux à me demander pardon, comme tout le monde, au lieu d'essayer de me briser ! Vous devriez avoir peur !

Elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait pas cette force de volonté qu'il dressait face à elle avec tant de simplicité, de naturel. Etait-il inconscient, ignorant ? Depuis qu'elle avait s'était drapée de son nom et de tout ce qui allait avec, rien ni personne ne lui avait jamais résisté. Il suffisait qu'elle parle pour que le monde s'incline devant elle. Grâce à cela, elle avait pu façonner un nouvel univers autour d'Eleanor, et elle pouvait désormais essayer de modeler un nouveau monde de ses propres mains. Un monde dont Eleanor ferait de nouveau partie. Elle s'était battue pour ça !

-Qui êtes-vous, à la fin ? Qui êtes-vous pour me prendre de haut comme ça, sans même penser aux conséquences ? Qui êtes-vous pour défier aussi délibérément les BloodDust ? Vous n'avez donc peur de rien ? Ou est-ce que vous êtes au-dessus de tout ? Dites-moi !

Sa voix comme son regard exigeaient une réponse. Une réponse immédiate. C'était la première fois qu'un étranger l'avait mise en échec depuis... depuis qu'on l'avait catapultée à cette place tant enviée - et tant haïe - d'Héritière. Avec cette carapace qu'elle s'était construite, elle s'était crue invincible, plus encore après qu'Eleanor avait quitté Ste Mangouste pour se mêler à sa vie, mais elle oubliait trop souvent que la disparition de sa cousine l'avait fragilisée. Tellement fragilisée ! Un rien pouvait abattre ses défenses, bien plus facilement qu'elle ne l'imaginait. Il suffisait d'un accroc dans ses plans...

Wyndham était un accroc de taille. Qui lui rappelait qu'hier encore, elle n'était rien, et qu'elle avait beaucoup de chemin à parcourir pour devenir la femme forte et indestructible qu'elle avait toujours rêvé d'être. Elle se sentait tellement impuissante face à lui ! Comment était-ce possible ? Elle avait tout fait pour ne plus jamais ressentir cette faiblesse - mais ça ne serait probablement jamais assez.

Parce qu'elle n'avait pas encore conscience que c'était son cœur, qui était faible.


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Willem Wyndham
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MessageSujet: Re: Tuition fees   Lun 7 Mar - 19:33

Qui était-il?

*Belle question que voici!*

Wyndham aurait été bien en peine de se définir spontanément. Il songeait toujours à lui en tant que "je", jamais en termes précis et descriptifs/ Enfin, disons, pas souvent. Pourtant, et malgré l'agacement que la jeune femme pouvait susciter chez lui, une réponse commença à poindre au bord de ses lèvres. Peut-être était-ce la légère brisure qu'on pouvait deviner sous les apparences. Il avait toujours eu cette sorte de fascination pour les failles, cette fêlure du masque où on pouvait entrapercevoir la réalité des choses. Ou des gens. D'ordinaire, W. se contentait alors d'observer, sans faire montre d'aucun intérêt, sans mot piper.

Il ne releva pas ses récriminations face aux adjectifs dont il avait pu l'affubler. Son Vous devriez être à genoux à me demander pardon, comme tout le monde... suffisait simplement à lui prouver qu'il avait eu raison. On pouvait être une enfant gâtée sans avoir été une enfant reine à laquelle on passait tout. C'était une question de caractère... Cette arrogance, cette impression que tout vous était dû... Le Gallois avait toujours abhorré ce genre d'attitude parmi les employés du Ministère. Il n'y avait aucune raison qu'il en aille autrement avec une étudiante de Poudlard University. Absolument aucune raison. Néanmoins...:

- Je suis quelqu'un qui n'accorde aucune sorte d'importance à ce que les gens peuvent penser de lui.

Il ne serait jamais allé bien loin dans le cas contraire. C'était encore le meilleur moyen de faire son bonhomme de chemin sans être inquiété. Il avançait à sa façon et suivait sa conscience. Il fallait toujours un temps à ses employeurs pour s'habituer à ses méthodes pour le moins... dérangeantes. Mais elles avaient toujours porté leurs fruits. A un point tel qu'il avait fini à la tête du Département dédié aux Créatures Magiques.

*BloodDust...*

Il avait effectivement croisé ce nom une fois ou deux alors qu'il cherchait et déchiffrait des informations sur sa future pupille. Il avait tiqué. Quelque chose paraissait lui échapper mais il n'avait pas tenté de mettre le dos dessus. Si cela avait été si important, ses formidables capacités mnémotechniques lui auraient fourni les informations adéquates. Là, encore, alors qu'elle lui balançait ce nom à la figure, il essayait de faire revenir ce qu'il avait pu savoir à propos d'eux. Les BloodDust... Etre un inadapté social avait quand même quelques inconvénients. La vie des gens l'intéressaient moins que la vie des bêtes et toutes ces mondanités qu'étaient les familles de sorciers, leur histoire, et caetera, lui passait à cent miles au-dessus.

- Néanmoins, si vous pouviez cesser vos chefs d'accusation et jouer à la petite martyre, ce serait un soulagement certain. Si vous ne voulez pas être traitée de gamine, arrêtez de vous comporter comme telle, à exiger, à contraindre, à vouloir jouer à la plus fine. Vous vous rendrez vite compte que cela ne fonctionne pas avec moi.

Bien. Il était parvenu exactement là où il comptait aller. Mettre clairement les choses au point.
Il aurait dû s'en satisfaire, la prier de sortir et profiter calmement du reste de sa soirée, après avoir mis un terme à cette drôle de joute relationnelle.
Mais...

Un soupçon de lassitude se peignit sur ses traits. L'épuisement, sans doute. C'était éreintant de toujours garder le contrôle ainsi, parfois. Et c'était bien la première fois qu'il récoltait une telle réaction. On le méprisait, on le détestait mais il ne se souvenait pas d'avoir fait pleurer une élève. Devant cette marque de faiblesse, il avait marqué une hésitation. Une fois dites les choses qu'il avait à dire, cette hésitation revenait. Il ne pouvait pourtant pas se permettre une trop grande humanité. C'est pourtant une certaine humanité qui filtra dans sa voix quand il reprit la parole:

- Vous devez savoir que rien ne me fera dévier de ma voie. Vous êtes sous ma responsabilité pour cette année entière et si mon prédécesseur a ... hum... baissé les bras, il en faudra plus pour me faire reculer. Alors, non, je n'ai pas peur. Et je ne suis au-dessus de rien ni personne. Le contraire est également vrai.

Une façon détournée de lui affirmer que, si elle ne s'était pas posée d'emblée en conquérante sûre d'elle et hautaine, les choses se seraient passées autrement? Sans doute.
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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: Tuition fees   Jeu 10 Mar - 6:44

La colère de Loevi retomba brusquement, comme un soufflé. Tout comme sa réponse, cet homme n'offrait aucune prise, pas même une vague aspérité. Il était parfaitement lisse - parfaitement intouchable.

De toute sa vie d'Héritière, aussi courte fut-elle, jamais elle n'avait rencontré quelqu'un comme lui. Un homme qui, prêt à se faire détester, absolument indifférent à la puissance et l'influence qu'elle portait sur ses épaules comme un fardeau, un mal nécessaire, lui tenait tête avec le flegme le plus naturel qui soit. Un homme que son nom n'effrayait pas. Et alors, elle comprit la véritable raison de cette fureur incontrôlable. Ce n'était pas parce qu'il n'avait pas voulu se soumettre.

C'était parce que ce refus de se laisser dominer, cette supériorité que cela lui donnait sur elle, parce que tout cela le faisait ressembler à son père, le seul homme contre lequel elle n'avait jamais pu se rebeller.

Elle baissa la tête, vaincue, honteuse. Elle avait foncé tête baissée, convaincue qu'une fois encore ce nom qu'elle ne supportait plus lui tracerait la route de la facilité. Elle s'en était tellement servie, réalisant peu à peu toutes les portes que cela lui ouvrait, qu'elle avait fini par croire en sa toute puissance. Elle était prête à tout pour suivre ses convictions, pour faire ce qui devait être fait... Si bien qu'elle avait oublié le véritable sens de ce qu'elle avait accompli. Et cet inconnu était en train de le lui faire douloureusement comprendre.


-Je vous hais... murmura-t-elle, incapable de s'en empêcher.

Ça ne lui ferait sans doute rien, s'il disait vrai. Mais il avait fallu que les mots sortent. Des mots qu'elle aurait voulu adresser à son père depuis toujours, sans jamais trouver le courage de le faire.

Elle se sentait du dernier des ridicules, à genoux sur le sol d'un bureau professoral, effondrée sur elle-même comme la pauvre loque qu'elle avait cru ne plus être aujourd'hui. Faible, vulnérable. Elle pensait toujours s'être débarrassée de tout ce qui faisait la Loevi d'autrefois mais, bien souvent, quelque chose venait lui rappeler que ce n'était pas le cas. N'avait-elle pas craqué, quelques mois plus tôt seulement, alors qu'elle avait cru qu'on tentait de lui enlever Eleanor, sa seule raison de vivre désormais ? Elle avait tenté de s'endurcir, de renforcer son mental, mais elle avait échoué, encore.

Elle était redevenue une petite fille, si facilement influencée par son imposante famille et ses préceptes dépassés. Effrayée par ce père impressionnant qui avait décidé depuis toujours de la voie qu'elle devait suivre et ne tolérait aucun écart. Elle eut peur, peur de cet homme qu'elle ne connaissait pas et qui avait en à peine une heure superposé son visage à celui d'un père haï et craint tout à la fois.

Pourtant, elle releva la tête vers lui, un soupçon d'espoir futile au fond des yeux. Ses dernières paroles avait remué quelque chose en elle, comme une signification cachée. Avec le temps, elle avait appris à deviner les mots sous les paroles, à voir le vrai sens sous la surface. Pour lui, cet ascendant qu'il avait sur elle n'existait pas ; ils étaient sur un pied d'égalité, et seules les responsabilités qu'on lui avait données déséquilibraient un peu cet état de fait. Etait-ce vraiment cela ? Pouvait-elle réellement croire que cet homme ne chercherait pas à prendre la même place que Patrick Leroy, qu'il n'essayerait pas lui-même de la contraindre ?

Comment en être sûre ? L'espoir était plus déchirant que toute chose. Elle s'y était refusée depuis longtemps - du moins voulait-elle le penser.


-Qu'avez-vous l'intention de faire, maintenant ? dit-elle d'une voix qui lui parut trop misérable, trop empreinte de détresse. Je ne suis sûrement pas ce que vous espériez, je vous ai sans doute déçu. Qu'allez-vous faire ? Vous n'allez pas... m'abandonner ?

Une autre peur, tellement enfouie au fond d'elle-même qu'elle en avait à peine conscience. Après tout ce qu'elle avait perdu au cours de son existence, si quelqu'un la laissait tomber de nouveau, elle finirait peut-être bien par se briser entièrement...


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MessageSujet: Re: Tuition fees   Sam 12 Mar - 20:03

L'abandonner?
Et perdre par la même son emploi professoral?

*L'idée est tentante.*

C'était le prétexte idéal pour tourner le dos à sa carrière d'enseignant et retourner à ses précieuses créatures, sans la perturbation inévitable d'une troupe de jeunes gens en fin d'adolescence. Si seulement cela avait pu être aussi simple. Et si seulement une pointe de culpabilité à la mention de l'abandon ne lui avait pas titillé la conscience. Et même sa déclaration de haine à mi-voix n'y pouvait ps grand chose. Il s'était engagé et le terme d'engagement, pour Wyndham, n'avait jamais été à traiter par-dessus la jambe. Parce qu'il ne supportait pas qu'on s'humilie devant ses yeux - du moins, il ne supportait que très mal de la voir s'humilier, elle, quand la même situation avec quelques personnages de sa connaissance aurait été un spectacle délectable -, il finit par s'approcher d'elle et par avoir le premier geste véritablement humain depuis le début de leur entrevue: il lui tendit la main, puis, se ravisant et jugeant son geste un peu trop délicat à accepter, il finit par la prendre par les épaules pour lui faire retrouver la verticale, attira une chaise d'un coup de baguette et la fit s'asseoir dessus. Il y avait des limites à ce que l'ego des jeunes gens pouvaient supporter sans se briser. Et de ce qui lui pouvait supporter dans les spectacles d'avilissement. Non pas qu'il se sente réellement coupable. S'il avait voulu se montrer immature, il aurait simplement arguer qu'elle avait commencé la première. Mais, en définitive, il considérait plutôt leur altercation comme une bonne manière de poser leurs marques et d'entamer ce qui s'apprêtait à être une année chargée. Ils avaient testé leurs limites respectives et elle lui avait laissé entrevoir les siennes. Il n'était pas prêt de lui montrer la réciproque. Parce que dans son esprit aux idées vaguement archaïques, un adulte pouvait admettre ses erreurs mais pas exposer ses faiblesses. Pas tant qu'il voulait conserver la main-mise sur l'avancée de la situation, le contrôle. Et s'il y avait une chose que W. n'admettait pas, c'était qu'il puisse perdre le contrôle.

Encore une fois, plus par réflexe que par provocation, il prit tout son temps pour retourner s'asseoir dans le fauteuil qui était le sien. Le temps de la détailler, encore une fois. Plus calmement, plus amplement.

- Je n'ai pas l'intention de vous abandonner, élève Leroy. Si vous me connaissiez un tant soit peu, vous sauriez que je ne baisse jamais les bras.

Il ne s'avouait jamais vaincu. Défaut ou qualité, son entêtement lui avait valu son pesant d'animosité mais aussi de sympathie en des temps pas si reculés.

- De même que je ne m'avoue pas si facilement déçu. Pas sans avoir eu le temps d'examiner votre façon d'être une fois débarrassée de votre morgue et de vos à priori.

On ne pouvait condamner réellement quelqu'un, ou quelque chose, avant d'avoir parcouru son dossier, ou sa personnalité en long, en large, et même en travers. Les diagonales ne laissaient que trop peu de place aux subtilités du caractère.
Et lui, l'avait-il déçu? De toute évidence, il n'était pas ce à quoi elle s'était attendu et ça n'était sans doute pas un mal. Il n'aurait pas aimé être de ces genres de mollasson qui pliait devant son assurance.

- Vous êtes donc tenue d'honorer notre rendez-vous du... mercredi 12.

Les pages de son agenda avaient volé à toute vitesse jusqu'à la date du 12.

- Cela vous laisse donc quelques jours pour vous acclimater à l'idée. Parce que je ne vous lâcherai pas, élève Leroy. J'ai été nommé votre tuteur au sein de cette Ecole et je prend ce rôle très au sérieux. Vous et moi pourrons œuvrer pour le meilleur... ou pour le pire. Cela dépendra beaucoup de vous.

Il était prêt à faire preuve de l'abnégation et des concessions nécessaires à la bonne marche de leurs cours particuliers mais ne pourrait rien tant qu'elle se dresserait contre lui. Une fois qu'elle l'aurait compris, ils pourraient peut-être commencer à avancer dans la bonne direction.


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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: Tuition fees   Lun 14 Mar - 6:43

Je n'ai pas l'intention de vous abandonner...

Loevi ne comprit pas le soulagement intense qui l'envahit à ces mots, mais était-ce vraiment important ? Ce qui importait, n'était-ce pas que tout continue comme cela aurait dû ? Elle avait ses cours, elle avait enfin quelqu'un qui ne la laisserait pas tomber en cours de route sans rien lui avoir appris. Elle espérait qu'il tiendrait parole. Qu'il se montrerait moins faible qu'Anderson. Il l'était. Oui, tout ce qui importait, c'était qu'elle obtienne la maîtrise et la puissance qu'elle pouvait avoir. Que sa famille lui avait refusées dès la naissance.

Elle n'avait pas réagi quand le professeur l'avait saisie par les épaules pour l'asseoir d'autorité sur un fauteuil. Elle était trop surprise pour ça. C'était un geste trop... rassurant, trop familier et consolateur pour qu'elle en saisisse réellement le sens avant longtemps. Elle aurait refusé sa main tendue, par vanité, par orgueil. Il avait dû s'en douter. Mais, après la bataille qu'ils avaient livrée dans ce bureau, un tel revirement avait-il le moindre sens ?

Oui, à l'en croire... Parce qu'il prétendait ne pas l'avoir jugée. Quand elle-même l'avait jugé au premier regard.

Elle n'avait pas le choix. Dans le monde de manipulations dans lequel elle évoluait depuis deux ans, il fallait juger instantanément - et ne pas se tromper. Sa survie en tant qu'agent solo infiltrée reposait entièrement sur son esprit d'analyse - et ses premières impressions. Pourtant... Pourtant ce soir, elle s'était peut-être trompée, sur toute la ligne. L'homme qui lui faisait face, assis tranquillement à son bureau, comme si rien n'était arrivé, cet homme échappait à sa compréhension. Et, plus que d'attiser sa haine, cela lui faisait peur. Et, en même temps, elle avait envie de lui faire confiance.

Parce qu'il semblait intouchable. Et parce qu'elle était lasse d'évoluer seule dans ses ténèbres - mais ça, elle n'en avait pas conscience... pas encore.

Oui, elle se débarrasserait de ses travers de BloodDust, face à lui. Parce qu'il les rendait parfaitement inutiles. Et parce qu'il avait déjà vu ce qu'elle dissimulait, en-dessous. Il ne servait plus à rien de lui mentir, de lui cacher une vérité qu'il connaissait déjà. Une part d'elle se rebellait à cette idée, contre cette faiblesse qu'elle avait offert et comptait continuer d'offrir à ce prof. L'autre était prête à tout pour découvrir s'il était digne d'une confiance aveugle. Et s'il était prêt à l'accepter.

Elle laissa échapper un soupir, plus par fatigue que pour toute autre raison, et se releva de son fauteuil, légèrement tremblante sur ses jambes, encore secouée par cette étrange soirée. Elle garda les yeux rivés sur le bureau, les papiers, et tout le reste, incapable de soutenir son regard.


-Je serai là, murmura-t-elle, juste assez fort pour être audible.

C'était elle qui avait voulu ces cours, elle n'allait pas les manquer sous prétexte qu'elle n'aimait pas le professeur qui les lui dispensait. Elle était prête à tout supporter pour avancer. Pour protéger Eleanor avec sa propre force. Elle n'avait qu'une requête à formuler.


-Je serai là tous les jours que vous déciderez, poursuivit-elle. Tous les soirs même si vous l'estimez nécessaire. Seulement... Seulement j'aimerais que vous me laissiez les week-end, si vous avez jamais eu l'intention d'utiliser ce temps-là. Je le réserve à... Pas les week-end.

C'était une demande parfaitement humble, qui contrastait totalement avec son attitude au début de la soirée. Le masque était tombé, et elle avait compris que le forcer à lui accorder cette faveur ne pouvait avoir comme conséquence qu'un refus ferme et définitif. Elle avait trop besoin de ce temps consacré à la recherche de sa précieuse cousine pour se permettre de le perdre par caprice.

Sans lever les yeux sur lui, elle esquissa une révérence polie et alla ouvrir la porte. Elle s'arrêta un instant.


-Passez une bonne soirée, prof, murmura-t-elle. Et... merci.

Elle passa le seuil et disparut dans le couloir.

¤¤¤
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