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 Ca faisait longtemps...

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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Dim 14 Oct 2007 - 16:04

hj: encore un post très dense.
Après, je pense que je vais revenir à des tailles plus abordables sinon dans trois messages, un post = une nouvelle. What a Face


Valentina amena Egon jusqu'aux tréfonds du chai d'une vieille bâtisse * aux murs défraichis afin de rencontrer une communauté parée de vêtements sombres et dont certains membres étaient masqués. La mascarade avait choisi de porter des masques blancs, en bois ou en cire et au nez allongé. Pourtant le chemin parcouru en gondole avait été bordé par de belles personnes, vêtues de beaux costumes anciens - lui qui n'avait jamais été à Venise ni participé à un carnaval, les trouvait anciens, du moins, il les savait loin des costumes vénitiens des carnavals du XXIème siècle qu'il imaginait.

Ils traversèrent une cave à vin où des centaines de fûts s'alignaient contre un mur qu'ils longèrent jusqu'à l'embouchure vers un nouveau couloir. Il aurait pourtant juré qu'au-dessus de leur tête s'élevait une église. Le bras séculier * ne s'embête pas à Venise, ironisa intérieurement le sorcier.

Quand ils passèrent une seconde cave abondant d'autant de tonneaux de chêne, deux hommes guettaient les arrivées, assis sur des tabourets et armés de levantines °.
- Bon, Lucio, murmura la voix de Valentina qui s'était arrêtée tant qu'ils n'étaient pas encore à la portée des deux gardes, je ferai ce qu'il faut pour votre mystérieux rendez-vous, commande-moi et je m'effectuerai. Mais, jure-moi de me défendre de Marciano. J'accepte de mourir pour une cause mais pas pour un homme. Pas pour cet homme...
- Qu'est-ce que tu racontes? Tu ne vas pas mourir...
- Oui, j'aimerais rester en vie. Pourtant, tu sais comme moi que Marciano profiterait de n'importe qu'elle aubaine pour se débarrasser de moi. Je le sens. Je le sais... Il doit penser que ma mort sera précipitée en entrant à mon tour dans les Veritas, maintenant que les conflits sont grands depuis le Concile de Constance. Ca ne me fait pas peur!
- Valentina, tu ne vas pas mourir.
Valentina embrassa Egon sur la joue.
- Ah, mon bon cousin... cela faisait bien longtemps que tu ne m'avais montré ton affection. Comme nous avons grandi! Et comme tu t'es éloigné de notre famille...

Egon comprit enfin le lien qui unissait Valentina à Lucio. Il se sentit plus confortable dans sa relation avec elle et lui sourit de bon cœur, ce qui semblait la dérouter. L'homme dont il avait pris la place ne devait pas être coutumier de ces égards. Dans le fond, il était abasourdi que, même en le voyant de si près, elle ne reconnaisse pas son cousin. Egon était probablement le sosie de Lucio. Ils se remirent en marche.

D'abord alertés par le bruit de pas qui battaient la pénombre, les deux hommes qui gardaient la porte se levèrent promptement en voyant survenir les deux silhouettes. Le cœur d'Egon se mit à battre et ses tempes chauffèrent devant les dagues dressées. Et si les gardes avaient compris le subterfuge? Mais, il s'avéra bien vite que ce fut Valentina qu'ils voulaient bloquer. Elle suppliait du regard celui qu'elle prenait pour Lucio. De toute façon, sans elle, Egon était perdu. Il était censé être leur chef? Très bien.
- C'est bon. Laissez-la passer. Elle est avec moi. Elle veut être baptisée, fit-il en reprenant une expression qu'il avait entendu de la bouche de son accompagnatrice pendant le chemin. Les deux gardes s'écartèrent et ouvrirent la porte.

La porte donna sur une salle d'environ trente mètres carrés, dallée, humide, peu éclairée malgré les cinq torches accrochées aux murs et les grosses bougies blanches fixées par la cire coulante à même le bois d'une table de réunion. La pièce semblait aménagée ainsi emplie de chaises, de rideaux dissimulant des pans de murs entiers, d'ouvrages reliés et classés sur les étagères poussiéreuses, de piles de parchemins entassés sur des tonneaux en bois qui faisaient office de guéridons.

Assis autour de la table de bois rectangulaire,les attendait le conseil des Veritas. Tous étaient masqués comme Lucio et Valentina, sauf un homme âgé d'une quarantaine d'année, séduisant, imposant, sombre, à la moustache bien taillée et aux très fins. Egon comprit tout de suite qu'il s'agissait de Marciano. Le jeune sorcier se dirigea vers la place libre en bout de table située à l'extrême opposé de celle de Marciano. Compte tenu de la situation, il jugea que cette place devait être la sienne bien qu'il manquât une chaise pour Valentina. En allant vers sa place, Egon observa que l'assemblée ne comptait qu'une seule et unique autre femme.
- Lucio, commença Marciano d'une voix suave en ignorant Valentina, tu es en retard. Basil a dit qu'on t'avait surpris et que tu avais été prit par les hommes du Doge. Je ne t'attendais plus... nous préparions ta libération et te voilà déjà libre! Je vais finir par croire que tu n'as plus besoin de moi. Comment es-tu là?
- Valentina m'a aidé, choisit de dire simplement Egon, en soutenant le regard froid et suborneur du vénitien.
- Retire ta moretta, * ordonna Marciano à Valentina. La jeune fille s'exécuta dans la seconde. Elle avait perdu toute la belle contenance et son sourire mutin qui l'avait jusqu'ici caractérisée.
- Elle fera une bonne recrue, reprit Egon, se servant de beaucoup de bluff pour maîtriser la situation. Il ne savait absolument pas de quoi il parlait.

Marciano resta impassible et sans parler durant un long moment où il regarda le visage de Valentina qui s'était découverte. Egon en profita pour retirer sa bautta *. Il étouffait. La femme assise à la table ne put retenir un petit cri de surprise lorsque le faux Lucio ôta son masque.
- Lucio, je te trouve bien téméraire... aurais-tu décidé de mourir prochainement?

Egon garda le silence. Peut-être avait-il commis un impair en ôtant son masque trop vite. Face au silence obstiné de son compagnon, Marciano éclata de rire.
- Ah! Lucio! Tu es jeune et encore trop intrépide mais c'est ce qui nous a fait tant avancer dans notre quête... Madame, Messieurs, pour ceux d'entre vous qui ne l'auraient pas encore rencontré, je vous présente Lucio Delfino, le chef lucifuge * des Veritas. Détrompez-vous quand vous nous voyez... je suis à son service. Marco... Eliaste... apportez une chaise pour la jeune recrue. Elle va prêter serment puisqu'elle est venue pour cela. Je disais donc, que j'étais celui qui obéissait. Le fils Delfino est l'homme de la prophétie du centaure.

Debout devant sa chaise qu'il avait rejointe, Egon garda son calme et suivait la déambulation du vénitien. Il s'appliqua à ne pas tiquer quand il entendit parler de prophétie et de centaure. Marciano approchait maintenant de lui et de Valentina qui restait collée à son ombre. Alors, sans laisser plus de temps, tandis que tout le monde l'écoutait, le chef charismatique attrapa violemment le bras de Valentina, le plaqua sur la table et, sans hésitation, lui entailla profondément la paume de la main avec la pointe de sa lame. Un réflexe. La main posée sur sa baguette cachée dans sa poche intérieure, Egon fit un pas en avant vers la cousine de Lucio mais il finit par laisser de côté l'option baguette et par agripper férocement Marciano au col de son déguisement. L'homme relâcha Valentina, en la repoussant avec la même violence dans les bras de Lucio dont il se défit d'un coup de coude emporté.
- Elle saigne!! Ce n'est pas elle l'Iccam! tonna Marciano en direction d'Egon et de la tablée.
- Iccam...
- Désolé, mon ami, se calma Marciano en retournant s'asseoir avec agitation et déception, la prophétie, tu comprends? La prophétie que l'antipape Jean XXIII a secrètement recopié du livre des centaures gardé par le Doge Anesfesto.

Un grand silence enveloppa la pièce. La femme prit la parole.
- Lucio... quand la femme prononça son prénom, Egon eut la sensation qu'elle ne le nommait pas directement. C'était comme un pressentiment. Comme si elle savait qu'il n'était pas celui qu'il prétendait être, pourtant, elle continuait de parler calmement.
- Tu es la moitié des Iccams. Tu es l'Uomo.
- Il sait tout ça! Ne ressasse pas.
- Je me demande parfois s'il se rend compte des sacrifices que nous faisons. Je préfère répéter. De toute façon, d'autres ici ne savent pas tout...

De nouveau, face à Lucio, la femme reprit depuis sa place:
- Iccam Umbrès, les Veritas protègent les Delfino depuis longtemps dans l'attente que l'hériter vienne au monde. Les exégètes pensent que tu es l'Iccam. Or, en trouvant Umbrès ou sa réincarnation, nous trouverons sa Donna, décrite comme une personne comptant le plus pour lui. En détruisant Rosà, nous détruisons les naissances païennes des sorciers et toute trace de leur existence.

Comme tu le sais, l'Eglise a promis à ta famille de la protéger à travers les temps si les Delfino se battaient pour l'avenir de notre humanité et la protection de nos croyances. Le contrat est donc le suivant malgré ce que toi, tu en penses, Lucio: les Delfino doivent tout faire pour ranger la réincarnation d'Umbrès du côté des non sorciers, des Veritas, de l'Eglise chrétienne, du secret. Imagine le tord que cela causerait à l'Eglise si l'on admettait l'existence de cette étrange genèse.

Tes aînés ont accepté pour toi, Lucio, et nous avons mis du temps a déterminer que tu étais l'Iccam d'Umbrès. Certains pensent que tu es un usurpateur, peut-être même qu'ici, au conseil, il reste quelques incrédules... Mais Delfino tu es, alors ton devoir est d'aider le clergé à détruire la Tantra Genèse et, en échange, nous détruirons Rosà et ses Iccams pour qu'il ne reste à l'avenir que l'Umbrès.


Nouveau silence. Des personnes chuchotèrent sous leur masque.
- Cette nuit et jusqu'au matin, selon la prophétie, cela serait le dernier jour où nous pourrons détruire la Tantra Genèse!
- Cette aberration qui risque de causer du tord à l'humanité!
- Mais, objecta Egon en gardant son sang froid, Umbrès n'est rien sans Rosà. Et Iccam Rosà saigne, pleure, craint, a mal, aime comme n'importe lequel d'entre nous... ne croyez-vous pas que je mourrai si la dague de Marciano me transperce?

Un très lourd silence s'abattit de nouveau dans la pièce. Valentina resserra son étreinte autour du sosie de son cousin. La femme se leva doucement.
- Marciano, le petit perd la tête, sourit la femme.
- Essaye de mourir Lucio, tu verras... intervint une voix convaincue et étouffée derrière son bautta.
- Je ne comprends pas.
- Le destin ne veut pas que tu meures. Blesse-toi, tombe d'un clocher, sois pendu, noie-toi... il se passera toujours quelque chose qui te rendra à la vie tant que tu n'auras pas rempli ton destin.
"C'est insensé!"
"C'est pourtant la vérité", fit une voix dans sa tête.

Egon leva les yeux vers la femme masquée. Il était cristallisé d'effroi tandis que Marciano reprit.
- Si Valentina n'est pas l'Iccam Rosà, qui est la bonne Donna?

Tous les masques et les yeux se tournèrent vers Lucio.
- Lucio...
- "Trouvez Iccam Umbrès, c'est trouver Iccam Rosà, tendrement allongée dans son ombre chaleureuse." Tu as beaucoup de femmes Lucio mais tu dis n'en aimer aucune. Il ne restait que Valentina... Nous aurais-tu menti?
"Isis!"
"Ne parle pas son prénom ici, Iccam Umbrès! Ils te tueront et Valentina avec, puisqu'ils n'ont plus besoin d'elle. Laisse-leur leurs croyances immortelles et méfie-toi de Marciano."
"Qui êtes-vous?"
"Tu le sauras bien assez tôt. Sois plus détaché: le vrai Lucio n'a aucune tendresse pour sa cousine."

Egon ne s'en rendit pas compte tout de suite mais Marciano était revenu vers lui et la jeune vénitienne. Un objet étrange pointé sur eux.
- AVADA KEDAVRA!

Un bref et puissant éclair vert illumina la pièce. Les Veritas se levèrent avec indignation mais Marciano pivota vers eux, sa baguette les menaçant.
- Quelqu'un d'autre?

Egon tenait le corps chaud et sans vie qui avait été propulsé contre lui. Son cœur était enragé. Ses poings serraient la dentelle du vêtement de Valentina. Morte.

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Iccam
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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Dim 14 Oct 2007 - 21:18

La gondole fit une halte dans un riche palais au abord du Rio de Palazzo o de Canonica. Là, une armée de domestiques lavèrent et habillèrent Isis à la mode vénitienne. Bien qu’elle n’eut pas son mot à dire, les jeunes femmes qui l’entouraient ne lui firent aucun mal. L'une d’elle lui glissa dans un souffle de se méfier de Marius.
« Il devient fou quand on s’attaque à la Tantra Genèse… il a même pris la place du véritable Doge pour obtenir plus de pouvoir et protéger ses précieux gains ». Or Isis n’en put en savoir plus, Anafesto rentra dans la pièce pour emmener l’Iccam voir le prisonnier.

Son masque posé sur les yeux, ils reprirent leur gondole. Ils s’arrêtèrent au niveau du palais des Doges. Bien plus tard, à cet endroit ont construiraient le Ponte dei Sospiri pour relier la palais à la nouvelle prison.


- Le palais des Doges…

Passé les gardes, ils entrèrent dans des couloirs peu éclairé. Anafesto et sa prisonnière grimpèrent jusqu’au toits, là où se situait la prison. On entendait des cris étouffés qui semblaient venir de trépas. Des rats se faufilaient à travers les barreaux des cellules. Certains se nourrissaient même de cadavre qu’on n'avait pas évacué et enterré décemment. La crasse, l’insalubrité était de mise. La chaleur également. Isis suffoquait sous sa lourde cape. Elle désirait faire marche arrière mais la vie d’un homme était en jeu. L'Iccam devait le voir. Un pressentiment.


Le Doge ouvrit une large porte d’où s’élevaient les cris qu’elle avait entendus plus tôt. Dès qu’elle rentra, elle eut un mouvement de recul et lutta pour ne pas s’évanouir. On était dans une salle de torture.

Un homme était attaché à un chevalet de bois dont on étirait les membres. Inhumains.


- Laissez-le.

Les bourreaux, deux hommes, cessèrent leur acharnement sur le malheureux.

- A-t-il parlé ?

- Il n’a rien dit.

- Lucio, je suis désolé. Mais vous ne nous facilitez nullement la tache.

Je ne vous dirai rien. Aaaaaah

Marius venait de lui plaquer un bout de fer incandescent sur le visage.

Arrêtez

La jeune femme était au bord des larmes, elle suppliait ces hommes d'arrêter. Lâchant le fer à ses pieds, le Doge imposa à ses gardes de sortir de la pièce.
- Comme tu as pu l'entendre, tu as de la visite, Delfino.

Le Doge sortit de la pièce sans oublier de rappeler à l’Iccam qu’elle devait savoir ce qui allait se passer. Il laissa la porte ouverte. Après un moment d’hésitation, Isis alla vers le prisonnier, ôta sa capuche et son masque.

Egon.

Elle avait avancé sa main vers le visage défiguré du prisonnier. Les cheveux bruns, ses yeux bleus, son sourire c’était son portrait.

- Toi… fuis. Tu ne dois pas être ici. Ils vont te tuer.

Egon… que t’ont-ils fait.

Isis commença à délier les liens du son amant. Elle passa sa main sur son épaule dont il manqua un tatouage. Elle ressentit ce que Delfino lui avoua au creux de l'oreille.

- Je ne suis pas celui que tu crois. Lucio Delfino. Pars, laisse-moi. Il faut que tu te sauves. Echappe au Veritas, échappe à Anafesto, il ne vaut mieux pas qu’eux. Je t’en pris… je t’aime alors sauve-toi.

Son corps était détaché mais tellement engourdi qu’il n’eut aucune réaction à sa libération. Il tomba dans les bras d’Isis et basculèrent tous les deux.

- Tu es l’Iccam… je le sais. Je t’aime depuis toujours. Rosalia…

Il se relava et appuya sa tête contre le bois de son appareil de torture.

- Fuis, échappe-leur.

Je ne te comprends pas. Rien.

- Les Veritas ont eut la Prophétie du Centaure. Celle d’Anafesto est incomplète car elle a été falsifiée. Ils veulent te tuer, tuer Rosà en tuant son Iccam. Marciano joue un double jeu, il travail pour un être vil. Il veut tuer le monde des sorciers, tu dois fuir. Il faut que tu vives.


Iccam ?

Lucio s’approcha d’Isis au plus prés et vint se poser sur son épaule. Il lui murmura ce qu’il devait lui dire.

- Tiens-toi loin d’Anafesto. Fuis-le dès que tu le pourras.

- Vous n’aurez pas dû le détacher. Il est dangereux.

- Cache toi et demain tout sera fini... Les Veritas ne pourront plus te tuer. Mais tais-le au doge. Ne lui dit rien. Ment lui.

Marius avait avancé de plus en plus vers le couple. Il pointait sa baguette devant lui vers le dos d’Isis.
Lucio en profita pour baiser les lèvres d’Isis
.

- Cache toi… je t’aime.


Anafesto, tira Isis derrière lui et la releva.

Vous la connaissez ?

Non.

Et tu l’aimes ?

Elle est la seule que j’aime, de par mes songes.

Je l’aime aussi, tout le monde l’aime, elle est l’Iccam. Dire que des rumeurs propageaient que tu serais l’un des Iccams. Baliverne. Tu n’es qu’un moins que rien.
Avada Kadavra.


Isis poussa un cri de stupeur qui fit accourir les deux bourreaux. Lucio était tombé raide mort. La lumière verte avait pris sa vie. Isis ne supporta pas cette vue. Son corps tremblait, elle avait froid malgré les lourds attribut qui l’habillait. Elle étouffait de plus en plus. Prise de spasmes elle s’écroula sur le sol. Un malaise.



Isis Deux à ce moment là dormait tranquillement dans son lit entouré des bras de Jonathan. Elle s’était réveillée une heure avant à cause du stresse d'Isis Un. Là, elle continuer à gesticuler dans tous les sens dans le lit ce qui fit réveiller à son tour Jon. Il la prit dans ses bras quand elle fut submergée par son malaise. Quand elle reprit connaissance, il avait appelé Mallhou et obligea sa coccinelle à garder le lit.
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Mar 16 Oct 2007 - 20:22



La pluie fine n'avait cessée de tomber sur le carreau de sa chambre. Le sommeil agité, un jeune homme se réveilla en sueur au petit matin quand, dans son rêve, il crut qu'on lui lançait un sortilège mortel. Relevant sa tête de son oreiller pour vérifier que la fin de la nuit était encore autour de lui, il fit des gestes lents pour ne pas réveiller la jeune femme à ses côtés. Il s'accouda, soupira, toujours ébranlé par ce cauchemar, sortit du lit et marcha à la fenêtre qui laissait à la lune assez d'espace pour enfoncer ses rayons à travers les voilures des rideaux.

Par la fenêtre le jardin était calme, arrosé de lune, arrosé de pluie. Le jeune homme eut besoin d'une vingtaine de minutes avant d'oser retourner se coucher bouillant d'une haine dont il ne connaissait pas exactement la cause. "Si tu meurs, je meurs," songeait ce double masculin en fermant les yeux. La main de la jeune femme à ses côtés vint l'étreindre tout en dormant et ce double soucieux se demanda soudain ce qu'il adviendrait de lui lorsque l'Original serait de retour. "Si tu vis, je meurs..."



Quelque part en 1415. Venise.


Egon avait été guidé par la mystérieuse femme vers une maison jouxtant l'Eglise bordées de vignes. Ils avaient emprunté les couloirs et les caves sans repasser par le dehors. Le chemin s'était fait silencieusement. Egon portait dans ses bras le corps éteint de Valentina. Devant lui, 'Duchesse', comme Egon l'appelait pour l'instant, marchait d'un pas rapide en tenant une torche pour les éclairer.
- Tu n'aurais pas dû insister pour prendre le corps. Ca fait louche. Valentina et Lucio n'avaient pas de si bons liens que ça.
Egon ne répondait pas.
- Le temps nous est compté avant que les Veritas apprennent que le vrai Lucio a été arrêté par Anafesto. Quand Marciano aura compris que j'ai enlevé le véritable Iccam, il sera dans une fureur! Il cherchera à comprendre ce qu'il se passe... voudra t'empêcher de retrouver Rosà.
Egon ne parlait pas. Son regard était flou, il voyait à peine les contours de la silhouette de Duchesse tenant la torche.
- Tu ne dis rien... Iccam Umbrès...?
Egon ne réagissait pas. Il concentrait sa fureur tandis que dehors l'orage commençait à gronder au-dessus de Venise endormie.

____________


Ils arrivèrent dans un salon déjà chauffé par un feu de bois et seule source de lumière.
- Dépose le corps sur cette méridienne... lâche-la, c'est malsain de transporter les morts.

Duchesse lança sa torche dans la cheminée puis considéra le jeune homme à la mine lugubre tandis que des elfes de maison vinrent s'occuper de la dépouille sur un claquement de doigts de leur maîtresse. Elle était donc sorcière.

Elle s'approcha de lui, agenouillé devant la méridienne, le visage penché sur celui de Valentina que les créatures s'apprêtaient à emporter.
- Qui était elle? Murmura-t-il à l'adresse de Duchesse. Qui est son cousin? Fit-il tout bas... Qui suis-je pour vous...? Termina-t-il d'une voix prônant l'intimidation.

Il se leva et marcha promptement et menaçant vers la femme masquée, au point qu'en le voyant arriver vers elle les yeux enflammés, Duchesse recula et tomba sur un fauteuil qui se trouvait derrière elle. Les elfes sortirent en vitesse avec le corps de Valentina. Elle s'empressa de retirer son masque et de secouer la tête pour rendre à sa chevelure un peu de volume et à sa présence un peu d'humanité. En découvrant son visage, Egon s'arrêta net face à la femme. Il tomba à genou, dépité, les larmes aux yeux, à bout de nerf et de force. Cette histoire allait le rendre fou.

La femme fut attendrie et se pencha sur lui qui était à genou devant son fauteuil. Elle osa passer sa main sur les cheveux puis la joue d'Egon. Son geste était maternel et protecteur. Douceur.
- Pourquoi pleures-tu, Iccam Umbrès?
Et Egon ne répondait pas. Cachait ses larmes comme un enfant blessé.
- Valentina est une Contarini. 30ème et 47ème Doge de Venise. Une jeune aristocrate en mal d'aventure, elle n'est qu'un pion sur l'échiquier de ton destin. Ne la pleure pas... Elle connaissait les dangers. Tu sais, j'ai autant de questions à ton sujet que tu n'en as maintenant...

La femme continuait sa caresse maternelle sur la tête fatiguée d'Egon qui la posa contre ses genoux sans plus oser regarder ce visage.
- Longtemps nous avons tous cru, Veritas comme Gardiens, que Lucio était le Delfino représentant la réincarnation de l'Iccam Umbrès dont parle la prémonition du centaure. Même lui le pensait... jusqu'à ce que l'antipape vole la prophétie originale aux Gardiens. Tu te demandes certainement pourquoi on te confond si facilement avec Lucio?


Egon s'était adouci et adossé au fauteuil, à côté des jambes de Duchesse. Il écoutait calmement les explications qui lui étaient fournies.
- En étudiant mieux la prophétie recopiée, nous avons remarqué une xylographie qui représentait entre autre l'Iccam masculin avec un double visage. Nous pensions qu'il se regardait dans un miroir mais nous avons compris que le cadre que nous prenions pour un miroir et que le double personnage signifiaient toute autre chose. Au regard de cette découverte, pour garder ce secret, nous sommes allés nous emparer de l'œuvre originale en la remplaçant par une factice où manquaient les éléments les plus importants... les Gardiens n'avaient alors pas terminé de déchiffrer la totalité de la prophétie... ils n'avaient que les informations concernant Iccam Rosà et très peu sur l'Umbrès.
- Quelle était cette découverte que vous vouliez cacher?
- L'illustration le montrait passant une sorte de porte et rejoignant son 'jumeau'... un Delfino face à un autre Delfino.
Egon était prêt à contredire Duchesse mais celle-ci le précéda.
- Tu es le Delfino de cette prophétie. Lucio est un de tes ancêtres.
- Comment pouvez-vous déterminer avec certitude que Lucio n'est pas Iccam?
- Sur l'image originale que nous avons dérobé aux Gardiens, l'Iccam illuminé protégeant Rosà a un dessin sur le bras. Dessin que Lucio n'a pas sur le corps.

...




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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Dim 21 Oct 2007 - 20:10

Anafesto s'accroupi prés d'Isis pour voir si elle allait bien. Quand ses spasmes cessèrent, il en profita pour la prendre dans ses bras et l'emmener loin d'ici. Mais avant, il donna ses ordres aux geôliers.

Pour la mort du prisonnier, on considère que ceci est un accident. Personne ne criera au scandale pour un interrogatoire trop zélé contre un conspirateur de Venise. Qui, de plus, projetait le funeste plan de mettre notre belle cité à feu et à sang.

Les deux hommes acquiescèrent du chef. On ne mettait pas en doute les ordres du Doge.

Dois-je vous signifier que vous n'avez vu personne, ni moi et certainement pas cette jeune personne.

Acquiescement. Le Doge scruta les deux gardiens assez longtemps pour leur faire peur. Les deux hommes se turent.
Ces derniers arrêtèrent de se préoccuper de leur chef pour aller voir Lucio gisant au sol.

Pendant ce temps, Anafesto pris dans ses bars Isis et l'emmena dans la gondole. Elle ouvrit les yeux avec difficultés.


Je n'aurais pas du vous imposer cette scène. Veuillez m'excuser d'avoir profané une vie vous qui les préservez... comme le fait Rosà. La mort doit vous être insupportable…

Reposez-vous Iccam…


Marius enveloppa Isis de ses bras. La gondole vogua doucement au fil de l’eau, filant silencieusement dans le labyrinthe des canaux vénitiens laissant le palais bien loin d'eux.

Vous allez pouvoir bientôt vous reposer, Iccam.

Isis ne comprenait pas ou elle était ni ou ils allaient. Elle était sous le choc du meurtre, sous le choc de son malaise. En pleine convalescence, luttant pour ne pas retomber dans les pommes. Elle étouffait et ne supportait pas le contact avec le criminel. Elle voulait s’enfuir mais ne le pouvait. Son traitement lui était indispensable pour se rétablir le plus vite possible. Sinon, il lui fallait beaucoup de repos et de temps pour aller mieux. Dans le cas présent il lui manquait l’un et l’autre.

pense : Egon, je t’en pris… j’ai besoin de toi. Je t’en supplie…
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Dim 21 Oct 2007 - 21:04

Silence de mort. Le cœur d'Egon bat la chamade. Il lève la tête vers le visage de la femme et se redresse immédiatement sur ses deux pieds.
- Tu as donc un tel dessin sur toi? Dit Duchesse avec plénitude, en se plongeant dans le fond de son siège, toute souriante. Alors nous sommes sauvés! Tout cela est vrai!
- Qui est le 'nous' dont tu parles sans cesse? A quel groupe appartiens-tu?
- Comment te nommes-tu, Iccam Umbrès?
- Réponds à mes questions.
- Lucio et moi faisons partie des Veritas mais ceci est bien malgré nous. Parce que, tout comme pour toi, l'Histoire de notre famille a décidé à notre place qui nous étions et pour qui nous nous battions. Clarissa Delfino... Je suis la mère de Lucio.
- Tu as le visage de ma propre mère. Mais je trouve que tu as peu de considération pour ton fils.
- Nous ne sommes que des pions pour sauver le roi. Mon fils s'en sortira.
- Tu es un être humain, ton fils va mourir et je ne suis pas roi.
- Tu es Iccam.
- Non. Je suis Egon.
- Tu seras ce que tu veux être mais ce matin, il nous faut retrouver ta femme et vous renvoyer vers une autre porte... par contre, vous seuls possédez le secret de ces portes...
- A quoi bon partir avec précipitation si je n'ai pu servir à rien?
- Nous devons retrouver Iccam Rosà et tu verras que votre seule venue n'est pas rien. La communauté sorcière a besoin de croire, elle aussi... nous avons besoin de nous souvenir que nous avons une histoire et des rituels.
- Tu parles comme un Gardien.
- Mais je ne suis qu'une mère, Egon. Allons-y. Ne tardons pas... J'ai rendez-vous avec Marius Anafesto.

Egon marqua un temps d'arrêt suite à cette révélation étrange. Anafesto n'était-il pas le 'méchant'? Duchesse se retourna pour lui sourire avec bonté.
- Mon seul camp c'est toi. Je suis la conseillère de Marius, la maîtresse de Marciano... je serai tout ce que je peux être du moment que je peux protéger la Tantra Genèse, les Iccams et leurs secrets.



Au matin levant, à environ 10 heures, Clarissa rencontrait secrètement Anafesto qui descendait d'une gondole amarrée plus loin sur le quai. Isis y était cachée.

Il s'excusa pour la mort de son fils. 'J'ai appris tout à l'heure... toutes mes condoléances'. Le Doge mentait à s'en étouffer, rejetant la faute sur un accroc du destin: un garde aurait supprimé le jeune homme lors d'un interrogatoire musclé après que celui-ci ait été arrêté alors qu'il essayait de s'introduire dans le Temple des reliques de la Tantra Genèse.

Duchesse refoula ses larmes en apprenant la mort de Lucio. Egon, lui, sous les conseils de Clarissa, écoutait la discussion et attendait caché dans l'ombre d'une colonnade le moment le plus opportun pour agir. Cela l'exaspérait de savoir Isis tout proche et de ne rien pouvoir faire encore. La main prostrée sur sa baguette, il brûlait. Enfin, il allait retrouver la jeune femme qu'il ne savait pas être souffrante.
- Ton fils n'était pas l'Iccam Umbrès. continua d'expliquer Marius qui ne se doutait pas de la double mission de Clarissa, Je commence à croire que la prémonition était fausse. Mais, Elle, j'ai pu la trouver. A l'endroit exact décrit par la prophétie. Toutefois, elle était seule. L'Uomo n'a pas encore retrouvé la Rose réincarnée... Clarissa? Et si nous nous étions trompés? Et si l'Umbrès apparaissait ailleurs et que les Veritas mettait la main sur lui en premier? Qu'as-tu appris du côté de Marciano?
- Marciano a tué ma nièce. Umbrès est introuvable mais l'étrange orage de cette nuit indique qu'il est dans les parages... es-tu sûr de vouloir leur bien, Marius? Es-tu certain que tout ce que nous faisons a du sens? demanda Duchesse pour le tester une dernière fois. Elle voulait savoir la motivation profonde de Marius avant de le trahir complètement.

Il passa une main compatissante sur l'épaule de Clarissa Delfino et hésita à répondre à ses interrogations. La nouvelle de la mort de Valentina sembla vraiment toucher le Doge qui n'osa rien ajouter.




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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Sam 27 Oct 2007 - 19:49

Bien entendu, tout ce que nous faisons à un sens.

Marius le croyait de tout son cœur. Protéger les Iccams, c'est protéger le monde.

Seulement son intérêt ne correspondait pas à celui de son aïeul le fondateur des Gardiens. L’illégitime Doge se servait de son rôle de gardien pour assouvir son vil péché.
Avarice.
Lésineux* de richesse intellectuelle et matérielle, il voyait dans les Iccams un trésor inestimable qui l’amènerait à posséder tout ce qui pouvait encore lui manquer, Rosà et Umbrès en personne. Jouir des deux Parents du monde ouvriraient des possibilités que Marius n’osait même pas imaginer. Il rêvait égoïstement comme un enfant d’enchaîner les deux être divin dans un coffre dont lui seul aurait la clé. Les enfermer à double tour avec leur Iccam. Un Graal vivant composée des deux fondateurs de la vie et de leurs deux héritiers.
Anafesto pourvu de la tâche de protection de la Tantra Genèse avait commencé une fronde contre celle-ci qui dans le futur amènera le Calice à être volé.


Clarissa avait enseigné à Marius la lecture des pensées. Et si son élève avait beaucoup de difficulté à s’insérer dans les esprits sauf si celui-ci etait affaiblit, elle n'en possédait aucune lacune à ce sujet. Le Gardien ne put enfouir ses désirs, misent en émoi à la venue de l'Iccam Rosà, et les cacher de ce fait à l’écoute indiscrète de la femme devant lui.


L'ancêtre d'Egon tu ce qu'elle découvrit. Se taire et espérer que l'héritier d'Umbrès ne puisse pas l'écouter le menteur. Ne pas lui dire, en tout cas pas tout de suite.



Allons au sanctuaire. L’Iccam a dû ramener des objets de son voyage. On pourra retrouver son double masculin.

Non, je les ai ici. Je ne pouvais pas prendre le risque de les laisser loin d'elle. Ils sont tout aussi précieux qu'elle

Il y a une boite de thé et une fiole... une bague ornée d'une Lys. Éphémère, elle s'est volatilisé dès que je l'ai effleuré. .


Marius se souvenir de la sensation que lui avait procurer le contact avec l’héritière de Rosà. Une admiration sans fond et un ego démesuré. Il voyait sa collection s’agrandir et se pourvoir d’un des quatre triompher.

« J’ai déjà l’Iccam Rosà… et son double masculin va venir la délivrer… il me manquera plus que les Véritable Rosà et Umbrès. »

Il jeta un coup d'oeil à la gondole.

Clarissa, Elle est dans la gondole. Elle s'est endormie je préfére pour l'instant ne pas la brusquer.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Dim 28 Oct 2007 - 22:26

Clarissa perça les secrets de l'esprit de Marius avec un certain regret mais sans grande surprise. Son fanatisme le faisait aller trop loin dans la manipulation et les mensonges. Ses paupières se fermèrent doucement et elle usa de deux ou trois secondes d'immobilité avant de se mettre en marche vers la gondole où reposait l'Iccam de La Rose. Durant ces quelques secondes, elle rassembla son courage. Juste cela... le courage de ne pas en vouloir à Anafesto mais aussi le courage de poursuivre en sachant pertinemment qu'elle y laisserait sa vie si quelque chose tournait mal. Elle était en première ligne.

Comme ce fut le cas lorsqu'elle découvrit Egon qui retira son masque dans les caves de l'Eglise de la Vignes, son cœur s'emballa quand elle vit Isis pour la première fois. La jeune femme dormait paisiblement calfeutrée chaudement sous la cape que Marius avait pris soin de poser sur elle. Le Doge entra dans la gondole et pris Isis dans ses bras avec beaucoup de délicatesse, puis ressortit de l'embarcation.
- Elle est très faible... je ne sais pas pourquoi...

Duchesse ne forma aucune suggestion malgré qu'elle en eût beaucoup à proposer, à commencer par sa séparation d'avec Iccam Umbrès. Rien n'était moins sûr car, qu'ils soient Veritas ou Gardiens, les gens ne savaient pas exactement comment fonctionnait la relation des deux Iccams. Ah! S'ils avaient su qu'Isis et Egon ne le savaient pas non plus! Les reliques collectées n'avaient pas toutes été comprises sauf que d'aucuns se doutaient que, de même que pour Rosà et Umbrès eux-mêmes, leur affection était leur grand pouvoir. Avant même la magie.

Toujours tapi dans l'ombre, Egon pressa sa baguette de toutes forces quand il vit le Doge sortir de la gondole avec Isis. Il s'en fallait de peu qu'il sorte des ténèbres, qu'il stupefixe l'homme pour reprendre la situation en main. Mais Duchesse lui avait dit d'attendre le bon moment.

Ils marchèrent vers le temple et Clarissa s'assura qu'Egon les suivait discrètement. Le jeune homme s'était débarrassé de la moitié de son costume vénitien pour avoir de plus amples et de plus silencieux mouvements. Pantalon sombre, chemise d'un blanc crayeux et aux manches retroussées, col ouvert qu'il avait libéré de son jabot et, bien sûr, la baguette au poing. Le sac que Sacha leur avait donné était en possession d'Isis.

A l'intérieur du temple, Egon les suivit jusque dans une étrange salle peu lumineuse. Anafesto ordonna aux gardes surveillant l'entrée de se replier vers l'autre bout du couloir pour contrôler les passages. Egon l'échappa belle quand il sentit les deux gardes lui passer à dix centimètres quand il s'était caché de justesse dans un renfoncement de mur. La grande et unique salle renfermait toutes les reliques. L'Iccam s'approcha sans bruit de l'entrée, la passa furtivement pour aller finir par dissimuler sa présence derrière d'autres colonnades. Il reconnut certaines représentations qu'ils avaient déjà vu dans le Cuarto Istorica.

Anafesto était en train de déposer Isis sur une sorte de grand banc de pierre à côté de Clarissa. Clarissa jeta un regard par-dessus son épaule en direction d'Egon. Egon se tint prêt à agir. C'est alors, le Doge dévissa le barreau d'une cage où se tenait un homme enchaîné et bâillonné. C'était Tommaso Mocenigo, le vrai Doge et, sans savoir qui était cet homme, Egon fut toutefois frappé de découvrir qu'il ressemblait à Marius comme Lucio et lui se ressemblaient: "Qu'est-ce que c'est que ça encore?" se questionna-t-il abasourdi.
"Le Doge illégitime... seuls les Gardiens et les Veritas savent que, grâce à ma magie, Marius a volé le visage de Tommaso... pour tromper le peuple... être haut placé et faire tout ce qu'il veut... mais ce n'est pas ton histoire, concentre-toi sur ce qui va se passer..."

Du barreau dévissé, le Doge sortit un morceau de parchemin qu'il déroula pour le montrer à Clarissa.
- Voici la nouveauté dont je t'ai parlé et que j'avais peur que les Veritas nous vole cette nuit... Ceci est un très vieil écrit de la main de Rosà... c'est un type de poème ou une incantation dont je ne comprends pas exactement le fonctionnement. Nous l'avons trouvé récemment en faisant des fouilles du côté d'Alexandrie...
- Que comptes-tu en faire?
- Rendre sa baguette à Iccam Rosà pour qu'elle effectue cette incantation... Cette formule s'appelle le Sortilège du Cadran... le peu que les Gardiens ont su déchiffrer est qu'elle agirait comme une sorte de révélateur ou de boussole permettant de déterminer le lieu exact où se trouve les Iccams, pour ensuite révéler l'endroit où se trouvent Rosà et Umbrès eux-mêmes. Si je permets à l'Iccam d'user de sa baguette, il faudra que tu m'aides à me défendre... je ne crois pas avoir sa confiance, elle chercherait peut-être à s'en prendre à moi... à nous. En un premier temps, je veux qu'elle retrouve Iccam Umbrès. Quand nous saurons, nous pourrons l'appréhender... car sans avoir réuni ces deux êtres, la Cadran ne fonctionnera pas pour situer les deux divinités... imagine quelle victoire cela serait si nous parvenions à les trouver!
- J'imagine, tout à fait, Marius...

Anafesto ne se réalisait pas le scepticisme qui marquait la voix de Clarissa. Quant à lui, Egon comprit instinctivement que ce que Clarissa appelait le bon moment serait lorsque Isis aurait récupéré sa baguette. Aussitôt, le Doge dévissa un second barreau de la cage renfermant la baguette d'Isis. Clarissa hocha la tête dans le vide mais Egon comprit que ce geste était pour lui.
"Mais le thé, Clarissa... l'a-t-il sur lui? Nous ne pouvons pas partir sans savoir où se trouve le thé."
"Isis saura peut-être, elle l'aura vu faire... agis maintenant, avant qu'il tente d'actionner ce parchemin! Quand nous aurons neutralisé Marius, nous rendrons sa liberté à Tommaso, vous prendrez le Cadran avec vous - cette invention est trop dangereuse - et nous fuirons chez moi pour que vous fassiez avec le thé ce que tu m'as expliqué. Les portes. Nous aurons alors très peu de temps avant que la nouvelle s'ébruite..."
"Quelle nouvelle...?"
"La mort d'Anafesto..."
"Tu... tu veux que je...?"
"Tu le dois..."
"Le tuer sans savoir où se trouve le thé?"

Egon sortit quand même de l'ombre. Sa baguette était tendue vers le Doge, dos à lui, qui réveillait Isis. Sans parler, mais la conscience en émoi, Egon marcha jusqu'à l'homme qui l'entendit cheminer. Tout à coup, il se révéla promptement, sortit sa baguette et hurla à celle qu'il prenait pour son alliée:
- Clarissa! Attention!! Sors ta baguette!

Mais Clarissa ne bougea pas. Fou de rage, sortant lui-même son arme magique, Marius prononça une formule dont le sortilège alla siffler à côté de la joue d'Egon qui avançait de plus en plus vite vers lui. Le chef des Gardiens entonna d'autres incantations et appela après ses gardes, alors le jeune homme dû se rendre à l'évidence:
- STPUEFIX! Lança-t-il.

L'écho de la voix d'Egon vibrait encore dans la salle quand il se jeta sur Isis pour la prendre dans ses bras. Anafesto restait en suspend. Immobile.
- Vite!! Nous devons y aller! S'écria Duchesse anxieuse pour la horde gardes dont les pas résonnait dans le couloir, je ne dois pas mourir, je ne dois pas mourir sinon tu n'existeras pas, Iccam. Tu aurais dû le tuer! Tu aurais dû le tuer! Tous les gardes vont rappliquer! Les entends-tu, Iccam!
- Non, cria Egon en se retournant brusquement, délivre le Doge! Et nous emmenons Anafesto avec nous tant que je ne sais pas où est la boîte de thé! Nous ne sommes pas des assassins, Clarissa!!

Prenant la jeune femme dans ses bras, Egon entreprit de se lever du banc de pierre en la soutenant pendant que de son autre main, il ensorcela le corps de Marius pour le transporter par lévitation.
- Isis... ça va?...




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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Lun 29 Oct 2007 - 21:07

Le marbre froid aida Isis à se réveiller, émergeant ainsi de son état. Dans un demi-sommeil, elle prit peu à peu conscience de ce qui l'entourait.
La voix du tueur sifflait à son oreille dans l’espoir de la réveiller tandis qu'une deuxième, féminine, résonnait dans sa tête. Par brides de mot, l'Iccam essaya de reconstituer ce qui s'était passé depuis sa crise. Mais elle ne saisit pas le moindre sens de leur conversation, ni le lieu où tous trois résidaient à cet instant, ni ce que les deux autres préparaient.


Ma très chère Iccam, j’ai besoin que tu prononces cette incantation

Et il lui plaqua un bout de bois dans les mains.
Isis n'en espérait pas tant. Une baguette, Sa baguette. Elle se sentit plus légère, même si son état lui rendait l'utilisation impossible. Elle était proscrite de magie tant qu'elle n'aurait pas la force de tenir sa baguette. Attendre que son corps réagissent de nouveau dans être crisper de douleur. Patienter jusqu'à ce qu'elle aille mieux. Sans cela elle ne pourrait pas fuir l'homme qui a tué Egon… ou Lucio. Isis ne savait plus trop bien, tout se mélangeait dans un tohu bohu assourdissant.

La dépendance à son traitement avait des effets néfastes. Avant, il lui aurait fallu 5 minutes de plein air pour aller mieux. Maintenant, elle était amorphe sans sa potion du moment. Les plantes et son entité qui était à la fois la cause de ses malaises mais également la cause de ses rapides remises en forme avaient un but commun, la guérir. Malheureusement, leurs facultés s'opposaient et de ce fait, la guérison était plutôt hardue.
Sa baguette dans les mains, elle essaya de se relever. Echec total. C'était à prévoir, mais la déception n'en fut pas moins importante dans son espoir de fuite et de retrouvaille. Allongée de nouveau sur le banc de marbre elle fut prise de vertige.

Flou.
Artifice coloré au-dessus de sa tête.
Gardes et menace fusèrent.
Des sortilèges emergeaient de toute part.
Tourbillon et chute libre.
Sa voix.

Réveil douloureux
Lutter contre un tambour continue dans sa tête qui commençait à la rendre folle.
Lui.


Egon…
- Isis… ça va ?

Elle hocha la tête. Luttant pour rester éveillée.
Un balancement et de l’eau qui s’agitait. Clarissa dirigeait la gondole magiquement tandis qu’Anafesto stupéfié avait été balancé au fond de l’embarcation. Egon tenait Isis dans ses bras.


- Elle va bien même si elle est très affaiblie. Un mal la parcourt. Est-ce ce Mal que les héritiers doivent vaincre ?


La question resta en suspend. Apres de longue minutes de repos, Isis commença à s'agiter.

Les thés… je ne sais pas où il les a cachés... .

Pas besoin de parler pour savoir ce qu’ils désiraient tous les deux. Et même s’ils ne le désiraient pas tous les deux peu importait à Isis, elle voulait partir. Partir de suite. Elle préférait encore Thiam Phucci à ce monde.

Regard vers son bourreau attentionné.

Il t’a tué… ou ton double dans ce monde

Clarissa laissa couler quelques larmes qu'elle ne put retenir san qu’Isis ne s’en rende compte.
Cette dernière allait bien mieux depuis qu'elle était dans les bras de son double. Parce qu'il était Iccam réuni ou simplement parce qu'elle se sentait en sécurité. La capitaine du navire aurait aimé savoir si à ce moment là, elle était en état. Et pour sa part, Isis s'en foutait royalement.

L'arrière-grand-mère d'Egon pris sur elle, courageuse et loyal à ses convictions.


- Vous auriez du le tuer. Il va vous le faire payer… il n'acceptera jamais que vous pouvez lui échapper. Il vous veut dans sa collection, son âme est pervertie par un mal nouveau pour moi. Même si finalement cela ne m'étonne guère...

Pierro voulait protéger la naissance du monde, juste la protéger… ceux qui l'ont aidé et qui ont continué son œuvre en sont sortis perverti. Gardien ou Veritas, au fil des années, ont changé de point de vue voulant posséder à leur manière le pouvoir du monde. Fidélitas en tuant Rosà et son Iccam, Gardien en vous emprisonnant dans une cage dorée.


Une cage dorée… Egon, quand il m’a emmené à la prison, il avait toutes mes affaires exceptées ma baguette. J’ai perdu connaissance là-bas... mais il les a sûrement déposer quelques part… Il avait juste caché les thés et ma baguette, le reste est toujours avec moi.
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Mer 7 Nov 2007 - 21:58

Clarissa posa ouvertement une question qui éveilla la curiosité d'Egon. Les héritiers devaient vaincre un mal? Parce qu'elles étaient les miroirs de l'une et de l'autre, pouvait-on imaginer que la maladie d'Isis était liée à celle de la Rose? Et si le couple divin n'avait fait tout cela que dans le but que les Iccams trouvent un antidote aux maux de la Rose? Peut-être que le vol du Calice...
"Il faudra que je demande à Isis depuis combien de temps elle sait qu'elle renferme un corps étranger en elle. Toujours? Si ses crises sont plus fréquentes depuis le vol du Calice..."

Ses yeux dévalèrent le long du visage de la jeune femme qu'il tenait bien serré contre lui. Ce n'était pas le moment de lui partager ses interrogations, c'était seulement le moment de partir d'ici. Il entendit ce qu'elle supposait sur le lieu où se trouvait le thé mais, tout à coup, cette priorité passa derrière la nécessité immédiate, pour lui, de lui baiser les lèvres.

Oxygène.

Il se pencha en même temps qu'il la redressa légèrement et sa bouche effleura d'abord celle d'Isis d'un lapement chaleureux. Ensuite, il la pressa avec plus de ferveur avant de serrer la jeune femme contre lui, fermant ses paupières, passant sa main dans ses cheveux.
- C'est le premier rendez-vous le plus long que je n'ai jamais vécu... on ne s'ennuie pas avec toi, ma belle. A cette exacte seconde, je crois que personne n'a jamais détesté Jonathan autant que moi...

Un silence s'imposa. Un baiser amer se perdit sur le front d'Isis avant qu'il reprenne.
- A la prochaine infusion, je ne veux que du silence et ton corps, parce que je ne tiendrai jamais la route sans reprendre des forces avec une Iccam comme toi.


La gondole arriva près du quai de la prison.
Une suite de gardes les attendait armés et fers dirigés vers eux. Egon sortit sa baguette, prêt à en démordre mais il n'eut pas besoin d'user de magie. Clarissa sortit de la barque et ouvrit ses bras vers les deux Iccams lovés l'un contre l'autre et restés dans l'embarcation.
- Ce sont eux, mes amis... N'ayez pas de doute. Les hommes de Marciano et d'Anafesto ne vont pas tarder à nous retrouver... nous sommes peu nombreux mais nous sommes stratégiques. Protégez leur chemin. Je dois retrouver une boîte de thé. C'est important! Quel est le geôlier qui s'occupait de la cellule de Lucio?

Un frisson traversa la petite armée de gardes exécutants. L'un d'eux s'était avancé en s'excusant plus de dix fois d'affilée. Les larmes lui étaient montées aux yeux et il raconta la vérité sur ce qu'il était arrivé à Lucio. Il sortit la boîte de thé d'une besace de cuir en se tournant vers Egon et Isis, expliqua qu'on la lui avait confié pour la transmettre à l'antipape. Une histoire de collection personnelle qui vaudrait beaucoup d'argent. Courbettes après courbettes, la peur se lisait sur son visage. Il ne quittait pas des yeux la baguette toujours levée d'Egon. Ce dernier finit par la baisser quand il fut certain que les deux femmes ne couraient plus de danger. Par delà leur tête, l'orage qui sévissait commençait à s'apaiser doucement. Egon crut lire un sourire chargé de sous-entendu sur le visage de son ancêtre mais il ne demanda aucune explication.

Quelques minutes plus tard, le soleil au zénith venait percer de plein fouet la demeure de Clarissa. Dans les rues de Venise, les cloches sonnaient, les pas d'hommes armés et criards résonnaient de toute part... Les hommes de Marciano venaient d'apprendre que Lucio était mort. Anafesto l'avait enfermé et tué. Fulminant, le chef des Veritas criait vengeance et se monta ouvertement contre les Gardiens. A la vie à la mort. De leur côté, les Gardiens pensaient que le vol du Cadran était l'œuvre des partisans de Marciano. Ils avaient retrouvé le vrai Doge enfermé dans la salle des trophées et lui rendirent sa place sans se rendre compte de l'échange.
Ce quiproquo permit aux trois fuyards de rejoindre sans heurt l'envoûtant et somptueux logis de Duchesse.

Une fois bien au calme et pour la première fois depuis le début de cet épisode, elle leur opposait un regard attristé et empli du regret de savoir qu'ils repartiraient bientôt. Elle les laissa s'assoupir et récupérer leurs forces le reste de la matinée, leur proposa quelques domestiques pour les baigner et leur offrir parure. Egon ne savait plus à quelle heure ils étaient censé boire la potion, ni même si l'échelle du temps qui passe était la même à leur époque qu'à celle-ci... il était fatigué, soucieux, chambardé. Isis.

Il s'endormit dans ses bras sans oser lui demander une fois encore si elle allait bien. Fatigué, soucieux, chambardé. Il attendit qu'elle ferme les yeux et qu'elle s'endorme pour lui murmurer...
- Qu'est-ce que je vais faire quand on ne sera plus ensemble? Une nuit sans toi, et ça me rend fou...

Désormais, il savait que même face à une nuit comme cette nuit vénitienne, le plus grand danger pour Isis, c'était lui.

Ses yeux se fermèrent à son tour...
Du temps passa...
Quelqu'un frappant à leur porte vint les réveiller...




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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Ven 9 Nov 2007 - 20:47

Le repos qu’on lui octroya permis à Isis d’aller mieux. Elle s’était réveillée bien avant Egon. Plus une trace de fatigue apparaissait sur son visage. Elle était sereine dans un corps qui n’en faisait plus qu’à sa tête.

La jeune femme assise sur son lit regarda la plus belle chose qui se trouvait en ce lieu et en ce temps : l’homme qui dormait à ses cotés.
Elle l’apaisait, il la rassurait.





« on ne s'ennuie pas avec toi, ma belle»

« on n'est pas près de s’ennuyer avec toi, coccinelle »


« Je crois que personne n'a jamais détesté Jonathan autant que moi...»

« Je t’aime (sous-entendu, je hais les hommes qui t’approchent) »


pense : Promets-moi. Promets-moi de ne jamais m’emprisonner dans une cage dorée. Je fuis Jon pour ça, je serais capable de te fuir pour la même raison.


On frappa.
Pas un mouvement dans la chambre. Egon, dans son sommeil, bougea légèrement. Isis, elle, resta silencieuse.
Clarissa entrouvrit la porte fit pénétrer des bonnes qui déposèrent un copieux déjeuner.


- Iccam Rosà, vous…

Isis


La jeune fille commença doucement à réveiller Egon. Caresse sur sa joue, murmure à son oreille, baiser voluptueux sur ses lèvres. Mouvement, paupières qui s’ouvrent révélant un bleu océan.

Bonjour

Sourire enfantin sur son propre visage et à nouveau les lèvres qui se frôlent. Celle de la jeune femme avide de tendresse continuèrent de laisser leur emprunte sur sa joue, son cou, son épaule dénudé maculé d’un dessin noir. Une forme indistincte.


- Iccams...

Mais cela resta en suspens. Pas envie de répondre à ce nom qui la répulsait. On voulait la mettre dans une cage dorée il y avait à peine quelques heures. Elle faisait déjà tout pour quitter celle qui la logeait, celle que Jonathan confectionnait au fil des années de sa jalousie maladive. Alors non, elle n’était pas ni Iccam ni un objet précieux.

- Iccam Rosà, vous devriez manger quelque chose, vous devez toujours être souffrante. Il faut que vous vous reposiez, votre quête est longue.

Isis. Je ne suis pas Iccam.

Plus de parole, pas de question qui serait resté sans la moindre esquisse de réponse.
Un adieu à la manière d’une mère qui ne voulait pas laisser partir ses enfants du nid familial.


Isis s’avança et prit les deux fioles de messire De Lansley & Co.


Je ne sais pas si on doit le prendre. J'ai perdu la notion du temps... Ca fait moins de 24 heures... esperont.

En attendant l'avis d'Egon, elle posa la potion à leur place.



Après les tendresses…

Tu nous fais boire les thés ?

… retour sur terre.

Affirmation silencieuse. Elle prépara l’eau chaude pour le thé. Elle sortit de la boite la Luxure qu’elle rangea avec ses deux fioles de polyjuice. Elle tendit le coffret à Egon dans le but qu’il choisisse, elle ne voulait plus le faire. Il s’habillait et s’occupait de tout ranger. Tant pis, ça sera à sa manière. Elle ferma les yeux, empoigna le premier sachet et le déversa dans l’eau bouillante des tasses. Ferma la boite sans regarder celui qui manquait.
Pendant l’infusion, Egon fini de jouer à la fée du logie tellement sexy. Elle ne put s’empêcher de lui sourire.

Ils étaient prêts. Un regard questionneur.


Ce n’est pas la Luxure… mais je ne sais pas lequel est ce. Pas envie de choisir alors le hasard.

Une dernière tendresse dans une Venise qu’elle ne verrait plus jamais et que grand bien lui fasse. On était mercredi 7 octobre à 14 heures.
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