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 Ca faisait longtemps...

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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Dim 9 Sep - 21:26

Elle se glissa dans ses bras sans un mot. Le lapin nain, blaireau ou encore la souricette avait besoin de se sentir ouaté* dans des bras réconfortant. Les heures passées dans cette cage à bestiaux avaient été un enfer intérieur.

La seule chose qui avait eu un impact positif et qu'elle n'entendait plus les pensées d'Egon. Une fois était déjà de trop à son humble avis. Cela pouvait être du au lieu ou au coup sur la tête elle s'en fichait, le fait était là.



Elle ne dit rien, toujours. Rien. Pas de son, pas de remarque pas de mot mit bout à bout pour former des phrases. Non rien, néant. Pourquoi ? Parce qu'elle le blesserait.


Le regret.


"Egon, je te déteste. Tu n'aurais jamais du me proposer cette sortie. On se voit jamais et regarde où on en est. On va affronter, je ne sais pas quoi pour savoir si je vais être la nouvelle génitrice d'une ribambelle de marmot et toi tu devras m'engrosser comme une vulgaire truie. "


Mais ses mains rassurantes, ses caresses douces et pleines d'attentions lui dit qu'elle avait tord.
Non elle ne regrettait pas cette journée, elle ne le regretterait jamais.


"J'en veux à Deneb, je lui en veux car tu en est amoureux. Je t'en veux car il n'y a eu qu’elle et que même maintenant, elle est toujours là, présente. Je regrette de ne pas être la seule qui compte, de ne pas être la seule qui partage ta vie. Je déteste t'avoir rencontré, je hais ce bal de saint valentin qui nous a lié. "


Ses lèvres posèrent un baiser sur sa nuque dégagée. Sa main entrelaçait ses cheveux.
Jamais elle ne niera ce bal de saint valentin, car elle l'a fini dans les bras de Jonathan. Dans les bras de son amant. Elle aurait fait une croix sur sa vie, sur son amour, sa moitié.


"Egon, je te hais. Tu m'as fait oublier Jonathan. Tu n'aurais pas du me désirer."


Une larme coula et termina sa course dans le creux du cou de son compagnon.
C'est de ça faute si elle avait négligé Jonathan. C'est elle qui avait écouté son instinct. Egon n'avait pas cherché Isis, c'est elle qui était allé le trouver. Elle aurait du lui reprocher de l'imaginer nu pendant ses hallucinations au lieu d'en rire. Elle aurait du mettre un terme à leur entrevue quand il lui dit qu'il l'a désiré... mais n'est ce pas elle qui avait commencé ?


Le regret. Le regret la dévorait de plus en plus
.


Egon, je veux partir d'ici.


Elle avait relevé la tête et le regardait droit dans ses iris ocèan.

Elle se détestait, elle s'en voulait, elle regrettait ce qu'elle était et ce qu'elle était devenue. Toute cette mascarade était sa faute. C'était elle qui avait mit Egon dans ce pétrin, c'est elle qui voulait qui se brûle les ailes à l'aimer. C'était elle qui voulait qu'il reste pour l'avoir à sa porté. Toujours elle qui décida de boire ce thé. Ce thé de malheur. Certes il y avait eu une magnifique soirée, mais Isis doutait de plus en plus que cela en vaille la peine. Avant ce thé, ils avaient passé un merveilleux moment, que cela soit sur une île ou pas, ça ne changeait rien. Ce qui variait était la situation où ils se trouvaient à l'heure actuelle.

Elle aurait donné tout ce qu'elle possédait pour que demain matin elle se réveille dans son lit, nu avec pour seul habit Egon. Même avoir Mallhou et sa morale quand elle les auraient surpris, e lle le désirait. Mais là...



Excuse-moi pour tout ça.

Elle l'embrassa pour se faire pardonner. Pardonner de tout ce qu'elle ressentait à ce moment précis. Elle aurait aimé plus qu'un simple baiser, ou de simple caresse. Elle brûlait d'envie de refaire l'amour avec lui. Mais les enfants l'en dissuada. Ne pas leur donner plus que ce qu'ils attendaient d'eux.

Et avant de s'endormir, elle murmura à Egon qu'elle était prête à tout pour récupérer sa baguette et s'enfuir de cette île. S’ils avaient la possibilité de voir pour La Rose, ca ne sera un plus, mais que ce n'était pas sa priorité, loin d'être sa priorité.






Aux aurores, le couple avaient été emmené dans un endroit reculé de l'île, en pleine montagne. Ils étaient entourés de ruine où se mélangeait les pierres et quelques végétaux dispersés. Il y avait au sol, un cercle de pierre qui représentaient deux poissons entrelacés. C'était le symbole de la naissance de La Rosà et l'Umbrès.


Isis et Egon furent séparés. Chacun d'un coté et d'autre du symbole.



- Cher Shalimancyans, Moi Rhianne votre aîné préside cette assemblée au nom des Villac de notre terre. Des étrangers adultes sont apparu sur nos terres, mais les Dieux ne nous on pas averti de cette venue. Le soleil ne sait pas caché sous la lune pour nous le dire. Alors, comme le veut nos traditions, nous allons tester ses inconnus pour voir si se sont les Iccam de Rosà et Umbrès ou nos prochains Villac Umu.


Rhianne avait une voix impétueuse qui glacée le sang. Elle avait un corps d'enfant et parlait comme un être glacial. Isis avait beau savoir que les mômes peuvent être parfois les pires êtres, cela lui foutu les jetons.


Avec des flammes dans les yeux elle rajouta.


- Et s’ils s'avérent que ce ne sont que des imposteurs... ils seront offerts en sacrifice à nos Dieux.

Les partisans de Rhianne sautèrent sur place. Isis regarda de ses yeux exorbités Egon. Cherchant à savoir si elle ne délirait pas. Un sacrifice humain !!


- Silence.

Miwa avait prit la parole. Isis la reconnu facilement, elle était la vieille dame assise derrière la petite diablesse. A ses côtés, se tenait Délios, bâillonné et ensaucisoné dans une grande chaîne de fer.


- Les deux adultes vont devoir affronter chacun une épreuve. S’il s'en sorte indemne, ils seront véritablement les Iccam. Si les Dieux les sauvent, cela signifiera que les Dieux les ont envoyé pour vous protéger. S’ils meurent... le sacrifice aura été fait.


Miwa, avait beaucoup de mal à respirer et faillit même s'évanouir. Elle était dans un état pitoyable mais Isis s'en ficha complètement.


Rhianne fit un signe aux enfants qui gardaient le couple et ils les libérèrent.
Plus personne n'était dans le cercle, à par elle, Egon à l'opposé et leurs épreuves.


Leur baguette, Isis ne les avaient pas repérés. Elle espérait vraiment qu'Egon les aura remarqué sur les accoudoirs du trône où se pavanait Miwa.



Spoiler:
 


Dernière édition par le Mar 11 Sep - 20:01, édité 2 fois
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Lun 10 Sep - 22:23

Isis et Egon furent détachés. Un air taciturne masquait son visage. Il se frotta les poignets pour aider le sang à circuler à nouveau. Très lentement. Il avait très posément écouté Rhianne. Très posément écouté la vieille femme à côté d'elle. Mais il y avait une chose qu'il aurait beaucoup de mal à supporter sur cette île et qui commençait à l'énerver aimablement: depuis trois jours, les habitants de Shalimance n'avaient cessé de les ballotter, leur donner des ordres, les habiller à leur guise, les enfermer, les affamer, les juger, les espionner, les menacer. Tout ça pour quoi? Mourir comme offrande divine? Ca faisait beaucoup pour un Gryffondor de sentir ainsi sa liberté estropiée. Seul, cela aurait fait assez longtemps qu'il aurait attaché la gamine de près de 24 fois son âge au pergola de la plage pour récupérer sa baguette quelle que fut l'issue de ses actions. Cependant il n'était pas seul et il y avait Isis. La voir traitée comme une esclave le cabra au-delà de tout discernement et de toute sagesse. Impulsif incontrôlable. Or, ça commençait à bien faire, de se contrôler.

Dès qu'on le relâcha, Egon ne chercha pas à savoir quelle épreuve il allait devoir affronter. Il descendit les marches qui formaient le cercle de pierre représentant une sorte d'arène. Il marcha droit vers Isis qui se trouvait à l'autre bout. Son coeur battait à tout rompre et quelques grondements d'éclairs similaires retentirent une fois ou deux avant de laisser de nouveau place au vide. Dans les tribunes, les enfants s'écrièrent, refluèrent, meuglèrent. Rihanne lui ordonnait d'attendre le début de l'épreuve. La foule se souleva mais aucun n'osa descendre dans l'arène... Que voulait l'Homme? Que lui arrivait-il?

Miwa posa sa main sur le bras de Rhianne pour l'empêcher de parler encore.
- Laisse ou ça sera pire après, fit la vieille femme en regardant le ciel s'obscurcir.

"Ils ont besoin de nous. Tant qu'ils ne sont pas certains de ce que nous représentons pour eux, ils auront besoin de nous," se disait Egon en toute confiance alors qu'il traversait le cercle.

Il atteignit les marches en haut desquelles se tenait Isis. Il marcha sans hésitation droit vers elle et sans jamais détourner ses yeux d'elle. Il sentait les animations autour de lui. Des enfants qui s'armaient déjà pour le remettre à sa place par la force. Pourtant, ses impressions ne l'arrêtaient pas car Egon à cette minute n'en avait rien à faire de ce qu'il pouvait lui arriver.

Par contre, qu'un d'entre eux frappe, attache ou pousse encore une fois
Isis...

Son pas ralentit quand il aborda les dernières marches et qu'il n'était plus qu'à un mètre d'elle.
Il la regarda.
Il lui sourit candidement.
"Tu vois... je suis là."
Il lui tendit la main pour qu'elle la prenne.

Un très lourd silence terrassa l'arène.
Son cœur battait...

Le vent dans les arbres était le plus bruyant.

Egon s'imaginait très bien Rihanne en train de fulminer à côté de la vieille Villac umu. Pourtant, aucun autre bruit ne résonnait dans le cercle de pierre.

A ce moment-là,
Egon sut qu'Isis et lui n'étaient pas simplement dans une illusion de Bergamote Tourdemain,
car ce qu'il désirait le plus chèrement à cet instant ne se réalisa pas.
Ils étaient dans une réalité.

Alors, il serra la main de la jeune fille et la tira vers lui avec douceur.
Egon en avait déjà perdue une... pas une autre encore.
Pitié.

Le stade haleta... les enfants ne savaient plus quoi faire. 'Ils ne vont pas le faire...' appréhendaient les demis-hommes, en souhaitant plus cher que leur salut, les voir pourtant le faire.

Le monde disparut autour de lui... Dans ses bras. Très fort. Il la serra. Respirer une fois encore son parfum, ses cheveux, sa détresse. Il aurait tout cassé. Il aurait anéanti jusqu'à la dernière fourmi de cette île si un d'entre eux s'était interposé.

L'orage se leva. La pluie tomba en une soudaine et violente rafale.
- Isis... murmura-t-il.

Il l'embrassa.

C'était simple comme geste. Mais les tribunes en avait frémi. Tout autour d'eux ne fut que le déferlement de cette tempête soudaine. Il y avait sa bouche qui avait envie de la sienne. Une attache invisible qui clamait son dû. Un baiser pour lui dire que ce n'était pas sa faute, alors pourquoi s'était-elle excusée? N'était-il pas tout autant incriminable? Il ressentait un tel besoin d'être avec elle... Oh, que cet orage lui semblait si bien rythmer son sang affolé, sa haine et son am... âme. La pluie arrosait leur visage maintenant. Il serait resté jusqu'à en fondre pour obtenir ce baiser jusqu'à leur dernier souffle.

Ses lèvres avaient un refuge entre celles d'Isis. Ses mains n'auraient jamais quitté sa nuque et ses joues si, derrière lui, le bruit d'un battement d'aile ne l'avait pas alerté pour qu'il se mette sur ses gardes. Egon rompit le baiser et se retourna en toute hâte en faisant parade avec son corps devant Isis. Il avait fait le geste de sortir sa baguette mais voilà le drame, il n'avait pas sa baguette. Elle était près de Miwa.

Devant eux, un gigantesque sombral noir de charbon et de cendre et un hippogriffe flamboyant s'étaient approchés. L'hippogriffe se montra d'abord menaçant. La pluie devait l'énerver... il regardait le couple de son œil perçant. Ses ailes battirent une nouvelle fois, ses sabots crottèrent le sol de coups furieux.

Pas à pas, Egon descendit les marches en murmurant à Isis qu'il s'en occupait. Il se félicita d'avoir suivi les cours de Soins avec Hagrid. Il se calma pour commencer, respira profondément, chemina plus subtilement jusqu'à se trouver à deux mètres de l'animal. Il lui fit une révérence. Resta en position assez longtemps, le visage tourné vers le sol. Il se rendit compte que l'averse était passée. Le soleil revenait car, chassé par le vent, les nuages lourds d'éclairs s'étaient éloignés.

Après une bonne minute dans cette position, il sentit l'hippogriffe lui renvoyer la révérence. Ainsi encouragé, Egon releva le menton en souriant avec aménité et tendit très prudemment sa main vers le bec de l'animal. Ce dernier la reçut et se baissa suffisamment afin de le laisser monter sur son dos. Egon sourit à Isis qui était restée face au Sombral inoffensif et se tenant docilement face à elle. Une clameur de joie d'éleva alors d'une des tribunes mais fut aussitôt calmée lorsqu'il monta sur le dos de la créature et qu'il s'envola. L'ancien Gryffondor ne perdit pas de temps. Il vola au-dessus de Miwa et Rhianne qui s'enfuirent de peur, se protégeant l'une te l'autre et abandonnant les bouts de bois sur le sol. Sans réfléchir Egon sauta depuis le dos de l'animal pour atterrir six mètres plus bas, se blessant à la cheville, mais ce n'était pas grave... pas grave tant qu'il avait leur baguette.

(Un peu édité pour plus de précision)


Iccam
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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Mar 11 Sep - 13:23

L'orage délavait ses peurs, ses doutes, ses craintes. Seul Egon comptait dans leur lien palpable.


Les battements d'ailes arrivèrent, leur rappelant que leurs épreuves les attendaient.

Le lien se dénoua... juste assez pour qu'ils affrontent chacun leur monstre.

Affronter était un bien grand mot. Isis devait vaincre un Sombral protecteur qui l'abrita de la pluie en déployant une de ses ailes au-dessus de sa tête. Et qui menaçaient tout ce qui trouvait autour d'elle.
Le Sombral. Son protecteur, son symbole, son... tout.
Elle qui s'attendait à avoir des montagnes de dangers pour s'en sortir devait vaincre un Sombral sauvage domestiqué par sa seule présence.


Mais cela importait peu en ce moment. Le calme était revenu dans le ciel et dans les gradins. Tous les enfants étaient muets et regardaient la scène, les yeux ébahis, ne sachant pas comment réagir. Seul Miwa et Rhianne s'enfuyaient. Les autres étaient statufiés, même Délos qui fut libéré.

Egon joua les supermans et se blessa. Isis alla le rejoindre après avoir caressé la tête du Sombral. Arrivée en face de lui et de son sourire triomphant, elle se moqua légérement.


Crétin Humpf ...

Mais non, elle ne se fichait pas de lui, juste un petit peu.
Elle l'aimait, c'était indéniable.
Elle craquait devant son courage, respectait son assurance, s'amourachait de son esprit protecteur. Elle l'aimait mais détestait sa grimace alors qu'elle examina sa cheville.

Avant même qu'il se mette à émettre des protestations du style :

"C'est rien, ça fait pas mal... tu vois je peux gambader. Bon pas courir, mais gambader c'est déjà pas mal." que ses yeux reflétaient à la perfection, Isis lui murmura indiscutablement :

Mais oui, c'est ça, et la grimace de douleur, c'est juste pour faire style.


Le soulagement la parcourait. Son sourire, son rire et l'apaisement réapparurent. Après avoir repris possession de sa baguette, elle souleva Egon dans les airs et le posa sur Benemoth qui n'était autre que le Sombral. Isis alla à coté de la monture et de son homme

Rhidow, après leur avoir fait une panoplie de révérences, d'égards respectueux et émerveillés - qu'Isis interrompit très sèchement - pour honorer les Iccams, leur montra le chemin d'un lieu ou ils pourraient se reposer. Les enfants étaient maintenant tous en train de les aduler, de les dévorer des yeux et de leur demander grâce. Le couple n'en avait que faire. Isis ne voulait qu'un endroit calme pour s'occuper du blessé.









Arrête de gesticuler dans tous les sens. Tu es blessé à la cheville. Tu restes assis... y a assez de gosses ici pour que toi, tu n'en fasses pas qu'à ta tête.

Ils étaient dorénavant dans une large pièce ouverte au cœur du palais. Isis avait chassé tous les curieux à l'aide de sort en tout genre. Elle avait également condamné les entrées. Ils étaient seuls.
Comme si les sortilèges ne suffisaient pas Sombral et Hippogriffe surveillaient à leur manière leurs petits protégés. Benemoth était sagement assis devant les arcades béantes, empêchant tous les curieux d'épier quoi que ce soit. L'autre monstre volait dans le ciel formant de grands ronds délimitant la zone à ne pas franchir.


Isis était maintenant en train d'enduire la cheville d'Egon de pommade composée de diverses plantes qu'elle avait fait apparaître après nettoyage. Il avait une entorse mais pas de plaie ouverte. Juste un peu de peau râpée et à vif.


Non mais franchement, tu ne pouvais pas attendre pour sauter d'être un peu moins haut... tu pouvais être blessé... et je le parle pas de cette entorse, vraiment blessé. Me regarde avec ce sourire miais, je suis sérieuse.

Elle laissa la crème agir et se retourna pour faire face au courageux Gryffondor. Ils étaient tous les deux assis en quinconce sur un large divan qui pouvait servir de lit

Tu as de la chance qu'Anatole - mon apothicaire - m'a appris à faire certaines crèmes utiles et que Mallhou m'oblige à connaître des sorts utilisés pour les premiers soins.


Elle l'embrassa soulagée et heureuse. Mais il y avait des questions qu'elle se posait sans arrêt. Elle resta tout de même silencieuse, essayant de se reposer mais n'y arriva pas. Elle voulait partir de cet endroit. Elle avait peur. Peur de ce qu'ils allaient leur arriver maintenant. Elle avait distinctement entendu qu'on les nommer Rosà et Umbrès. A faire froid dans le dos.

Ils pensent que nous sommes les Iccams de Umbrès et Rosà... enfin, ils ont dû voir beaucoup d'Iccams si c'est ça leurs épreuves. Il suffit juste de suivre des cours de SACM et tu t'en sors, même sans magie, enfin baguette serait plus juste.

Un hippogriffe, ne pas lui manquer de respect, ce n'est pas vraiment une grande épreuve... si tu ne t'appelles pas Malefoy ou un crétin du genre. Et le Sombral...


Isis sourit. Ca elle ne pouvait pas le justifier par des cours. Les Sombrals sont... enfin elles ne savaient pas trop comment les sorciers les classés. Elle n'avait pas suivi les cours de SACM après les hippogriffes.

Tu sais, je suis malade. Ce que j'ai n'a pas de nom, c'est une maladie infantile... enfin c'est quelque chose qui peut être comparé à une maladie. Moi, je doute beaucoup que cela soit une maladie. Enfin, le fait est que j'ai des crises et des malaises. Durant ses crises, je tombe dans un coma péri-je-sais-plus, j'ai jamais retenu le terme. Enfin peu importe, mais le fait est que je parais morte et je suis clinique morte pendant un laps de temps indéterminable. Mallhou pense que c'est pour ça que j'ai un rapport particulier avec les animaux liés à la mort comme les chats... ou les Sombrals.
C'est une de ses nombreuses hypothèses entourant mon cas... pour elle, je ne suis qu'un cas médical exceptionnel. Rien d'autre à ses yeux.



C'est pour cela en autre qu'Isis n'appréciait pas Mallhouwen Piterski. Mais ce que la jeune fille ignorait et que le médicomage aimait Isis comme sa propre fille et donnerait tout ce qu'elle possédait pour lui rendre la vie plus belle.


Le troupeau de Sombrals de Poudlard est très proche de moi. Quand j'ai tenté de me suicider, j'ai failli me noyer et c'est eux qui m'ont sauvés. Enfin... si ce n'était pas pour moi, c'était au moins pour protéger l'entité que j'ai en moi. Je ne sais pas ce que c'est mais c'est un corps étranger.
Une des hypothèses - tout est hypothéses pour mon cas - est que c'est ce corps étranger qui me rend malade. Mais cette entité n'apparaît nul part dans mon organisme. Le seul moment où elle se montre est lorsqu'on examine les sphères corporelles. C'est un examen magique ou l'on peut faire apparaître tous les sentiments souvenirs sous forme de petites boules lumineuses. C'est dangereux car on peut perdre beaucoup de souvenirs mais ça permet aussi de voir les sphères de vie. Pour certains cas, c'est intéressant. Pour moi, on a vu que j'avais un truc dans le corps. Ca change rien mais ça les amusent de m'examiner sous toutes les coutures.

Bref, tout ça pour te dire, que les Sombral ne me feront jamais de mal, c'est dans leur nature. Ce sont mes protecteurs, tout comme les chats. C'est un lien inexplicable qu'on partage mais c'est comme ça.




Isis posa son regard sur son symbole à l'extérieur. Avant de revenir à son protecteur humain.

Jon ne sait tout ce que je viens de te dire. Il sait certaines choses, comme l'entité - il a même cru que j'étais enceinte à ce moment là - c'est que je suis malade et d'autres choses. Mais il ne sait pas tout. Pourquoi à toi j'en parle...? parce que j'ai confiance en toi, sûrement. Et que tu ne m'inquièteras pas plus que je ne le suis déjà.

Et surtout que ça me permet de me rassurer sur le fait qu'on n'est pas des Iccam, pas des incarnations de Rosà et Umbrès... qu'on est aussi dans la réalité et non pas dans un rêve et qu'on peut de ce fait pouvoir trouver une issue pour partir.




Isis se leva, pour faire les cent pas. Elle en avait marre d'être assise et de ne pas pouvoir faire les mouvements qu'elle voulait depuis 2 jours. Maintenant, elle profitait de cette liberté retrouvée.

Ils pensent que nous sommes leurs nouveaux Dieux. Mais leur épreuve, n'importe quel sorcier auraient pu en réchapper, ça ne prouve rien. Je sais que je ne suis rien d'autre que moi, et que même si tu as une force herculéenne et que tu fais peur, très peur, non mais franchment t'es encore plus flippant qu'eux, quand tu te fâches, tu n'es pas un immortel... sinon tu ne te serais pas blessé. Ce point résolu, comment on va leur faire comprendre qu'on n'est pas des Dieux et qu'on ne restera pas ici pour repeupler leur île?

Pause.

Parce qu'il n'est pas question que je reste ici. Faut qu'on trouve un moyen de partir. Et là, un moyen bien sorcier. On a nos baguettes, et on est dans la réalité. Pas dans un rêve, sinon cela ferait depuis longtemps qu'on se serait retrouvé dans le lit de nos ébats car c'est la seule chose que je désire le plus depuis 2 jours. Quitter cet enfer.

(Edit Egon: Isis étant portée sur l'alcool, Egon a édité son message pour corriger les mochetés de fautes d'orthogram qui gachaient tout le message)
Edit Isis : merci *rougit*.
.
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Mer 12 Sep - 22:52

Egon était donc en train de se faire laminer ce qui lui restait de cheville par la douce Isis. Il était plutôt macho ascendant faut pas me prendre la tête quand il s'agissait des bobos. De ses bobos. Il avait trop mal et ce n'était pas faute d'essayer de savoir si la délicatesse qu'Isis mettait dans les soins promulgués n'allait pas le rendre plus cul-de-jatte que la chute en elle-même. Il la ferma pour ne pas passer pour une femmelette mais il lui aurait bien proposé d'attendre sa troisième année pour qu'elle revienne le soigner. Gesticuler dans tous sens? Il l'aurait bien vu à sa place, tiens. 'Vas-y voir comment tu fais, le Lapin Nain, quand y'a des gosses de un mètre douze et un vieillard qui débarquent sur une plage?'

Pendant qu'elle le charcutait allégrement, elle lui confia sa maladie... qui n'en était pas vraiment une. La révélation eut l'avantage qu'Egon se concentra sur ce qu'elle disait et finit par ignorer la douleur de sa propre cheville. Il trouva même que cela était déplacé de se plaindre d'une cheville tordue, un peu râpée, quand elle souffrait d'un mal qui la tétanisait et allait jusqu'à laisser pour morte certaines fois.

Sans rien ajouter il passa sa main sur sa joue en souriant pour relever son visage. Il lui offrait un regard bleu stable et conscient que quoi qu'il dise, il ne changerait rien. Alors, il ne dit rien. Rien avec des mots, le reste était dans le bleu... elle comprendrait.

Il songea que la confidence n'était pas de trop car s'il n'avait pas su ce phénomène dont elle était sous l'emprise et qu'elle s'était retrouvée cliniquement morte sous yeux, il en aurait... il ne savait pas. Mais il aurait mal vécu la funèbre découverte. Elle acheva de le soigner et se mit à marcher de long en large en réfléchissant à haute vois. Elle termina. Elle lui semblait effrayée et écartant la nomination exacte de ses peurs car, probablement, elle n'identifiait pas véritablement le danger... elle le sentait.
- Viens-là, toi, lui demanda-t-il doucement comme il la voyait stresser, il tendit sa main vers elle pour qu'elle revienne la prendre et qu'elle l'aide à se lever. Nous sommes crasseux. Nous allons prendre un bain, je vais laver et démêler la tignasse qui te sert de cheveux et te dire ce qu'on va faire... j'ai une idée très simple et je ne te la soufflerai que dans l'eau moussante des thermes... quand tu seras détendue et que tu cesseras de faire les cent pas. Tu me rends chèvre. Ah, et aussi, embrasse-moi.


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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Jeu 13 Sep - 13:30

Isis l'aida à se relever et lui indiqua qu'il pouvait prendre appui sur elle. Sa cheville n'allait pas apprécier de supporter son poids. Sans se faire prier, elle lui concéda un tendre baiser. Il eut comme effet d'envoler quelques seconde ses doutes... juste avant qu'ils reveniennent à l'assaut.

L'idée de se laver était hautement tentante. Après avoir passé deux jours dans la terre de leur caveau, puis avoir etait traîné en pleine forêt et bousculé de tout part. Leur peau était couverte de salissure et leur vêtement tomber en ruine. Mais en même temps, elle aurait aimé partir de cet endroit dans l'immédiat. Sans attendre. Elle présentait de mauvais moment à passer. Ou bien c'était seulement sa peur qui la mettait en garde. Partir était son mot ordre.


Le regard bleu azur, le sourire amusé et le charisme rassurant en face d'elle lui inhiba son envie. Elle céda intérieurement. Prendre un bain, se laver, se reposer pour partir après. Ca pouvait être une bonne idée.
Soutenant le blessé par la taille, Isis amena Egon dans la pièce adjacente.


Une grande salle, ouverte sur le toit, où se situait en son milieu un vaste bassin taillé à même la pierre. Des plantes décoraient les murs et quelques divans semblaient être posés aléatoirement autour du gouffre. Il y avait quelques statues qui délimitaient une sorte de zone autour de leur baignoire. Le sol était confectionné d'une magnifique mosaïque représentant des dieux de l'eau. Isis reconnu une représentation de Poséidon, dieux de l'eau romain. Ca aidait d'avoir une mère historienne.

Dès que le couple franchit la limite imposée par les statues représentant divers animaux marins, des larges voilages transparent teintée de bleu tombèrent tout autour du bassin.


Ils se cachaient même quand ils se lavaient. Flippant.

Isis aida Egon à s'asseoir sur un fauteuil qui se trouvaient dans le carré de baignade. Elle se retourna pour remplir l'eau leur bain, mais elle n'eut pas à le faire. Le bassin se remplissait de lui même. L'eau était claire et quelques bulle de mousse apparurent.

Isis ne put s'empêcher de sourire. Malin. C'était très malin, et en fin de compte elle aimait beaucoup cette pièce. Bien qu'elle avait peur de l'eau depuis le naufrage qui coûta la vie à ses parents, elle n'attendit pas que le bassin termine de se remplir. Elle se déshabilla, délaissant les guenilles qui cachait son corps et commença à descendre dans le liquide savonneux prenant soin d'aider l'homme moins une cheville à se glisser à son tour dans l'eau fruitée et moussante.
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Sam 15 Sep - 18:49

L'homme moins une cheville descendit dans le bassin des thermes soutenu d'une main par Isis, de la maison des Lapins Nains. Il s'installa dans son dos et jouit de la parfaite température et des parfums émanant de ce préau arrosé d'eau et d'huiles essentielles. Il ne ferait pas languir Isis très longtemps au sujet de l'idée qu'il avait eu pour s'échapper de cet endroit. C'était simple, très simple même, lui avait-il promis. Comment d'ailleurs n'y avait-il pas pensé avant?

Il commença à lui parler tout en passant sur la peau de la jeune femme une éponge de mer couleur corail qu'il trouva à bon escient sur le rebord du bain. L'éponge magique produisait son propre savon.
- Quand nous étions dans la cellule, le premier jour que j'ai passé sans parler, je l'ai passé à penser. Et essayer des choses par l'esprit. Autant te dire que rien n'a fonctionné.

Il passa l'éponge sur les épaules, la nuque, les bras d'Isis, relevant la chevelure à laquelle il s'attaquerait en dernier.
- J'ai essayé des sortilèges d'attraction par la pensée. Je me faisais des représentations de nos baguettes pour les faire apparaître près de nous... j'ai aussi tenté de me concentrer afin qu'on change de terre, qu'on retourne vers Londres comme nous sommes venus. J'ai même pensé que lorsque nous aurions digéré le thé, nous pourrions peut-être retourner chez nous...

Egon parlait lentement, aussi absorbé par la peau d'Isis sous les couches de savon que par l'emphase qu'il aurait au moment de lui révéler le dénoumement de son explication.
- Le deuxième jour, je me suis dit que le thé de Bergamote était une sorte de portoloin qui nous guidait vers d'autres endroits de la planète selon les thèmes des péchés auxquels nous voulions succomber... Mais quelque chose ne fonctionne pas. L'illusion devrait s'arrêter d'elle-même, non? Du moins si nous, heu, quand nous désirons rentrer...

Un silence prit possession du couple. Egon respirait sereinement au-dessus de l'épaule d'Isis, savonnant la jeune femme avec prévenance. Il ne se laissa pas déconcentrer car ce passage de son récit était important. Pas forcément les mots eux-mêmes car ce qui était important, Egon ne le prononça pas mais le suggéra. Sa voix hésitait à affirmer certaines paroles. Par exemple, il ne souhaitait pas dire explicitement qu'il se sentirait bien sur Shalimance s'ils parvenaient à redresser certains points obscurs, qu'il y aurait volontiers fait sa vie avec Isis mais pour condition qu'ils aient eu le choix de le faire et le temps d'en discuter avec leur famille et leurs amis.

flashback - la veille dans la cellule, Egon a écrit:

"Je n'ai rien contre toi, ou plutôt, je dirais que c'est plutôt sympa d'être contre toi. Mais pas de là à avoir 15 enfants et à en éduquer cinquante autres, or quelque chose me dit que toi non plus. On doit retrouver nos vies, Jon, tes cours, ton elfe tout strange, Baten, l'asso... Natacha... si tout ceci n'est pas un songe et que le thé de Tourdemain a agi comme une sorte de portoloin gustatif, on doit avertir L'Ombre et La Rose que leurs enfants souffrent de ne pas avoir le droit de grandir, si la Rose est malade, peut-être que le remède se trouve ici, où tout à commencé. Il doit y avoir une raison pour laquelle ils sont tous reclus sur Shalimance. Soit on l'apprend à nos dépens, soit c'est par tradition ancestrale et nous n'y pourrons rien mais ça ne sera pas pour autant que nous devrons jouer au papa et à la maman, soit on se tire le plus vite possible sans chercher à savoir."

Vivre une vie quand on n'en a rien décidé était un bagne, même au paradis. Il pencha un peu plus sa tête dessus l'épaule d'Isis pour regarder ses grandes mains étaler la crème savonneuse sur la peau de son sein blanc. L'image le fit frissonner, il remonta doucement jusqu'à son cou mélangeant subtilement les caresses à la toilette de la jeune femme. Il s'était séparé de l'éponge spécialement pour cette partie-là de son corps, laissant flotter le végétal sur l'eau du bain moussant.
-... ou quand nous ne succombons plus au péché qui nous a amené où nous sommes. On ne peut pas retourner chez nous tant que nous voulons rester ensemble à ne rien faire, ma belle.

- Ici la magie n'opère pas. Ils sont tous moldus. Je parie qu'ils n'ont pas préparé d'épreuves... ils auraient attendus que la foudre nous frappe. Je ne sais pas. Mais regarde ce qu'a été l'épreuve! Ce sont nos animaux symboles qui sont apparus! L'hippogriffe s'appelle Fiodor, je l'ai déjà rencontré auparavant... il y a très longtemps avec Enki et Alexandrei.

- Isis, le seul acte magique sans baguette que nous avons pu accomplir avec certitude...


Pause. Le jeune homme cherchait quelque chose. Une brosse venait d'apparaître sur le rebord de la baignoire. Au même emplacement que l'éponge magique était apparue auparavant. Egon sourit. Il saisit l'objet et alterna entre humidifier la chevelure et la démêler en douceur, grâce au baume au miel qui affluait de la brosse comme le savon de l'éponge. Une brosse magique.
- Tu te souviens quand nous sommes arrivés sur la plage. Je n'ai eu qu'à penser au deuxième drap de Londres pour qu'il apparaisse.

flashback - arrivée sur la plage, Egon a écrit:
Il regarda autour d'eux, le sable blanc cristal de lune mais aucune trace de leur baguette. Son tatouage vira doucement au vert mais se calma instantanément lorsqu'il vit apparaître devant eux leurs deux baguettes.
- Draps?

Et un drap apparut.
- Isis... je ne pars plus d'ici, sourit Egon en s'entourant du drap pour rejoindre, avec Isis, main dans la main, la tente juchée sur le ponton.

- Tu as plein de nœuds... un vrai nid tes cheveux. Où j'en étais? Oui. Le drap. Et bien figure-toi que la brosse avec laquelle je te coiffe ou cette éponge magique avec gel douche intégré proviennent de ta salle de bain.

Un grand silence. Egon laissa à Isis le soin d'intégrer l'information pendant qu'il terminait de coiffer sa chevelure avant de la faire se retourner pour l'avoir face à lui.
- On ne peut pas aller là-bas, mais on peut faire venir des choses, des objets qu'on se rappelle visuellement avec précision. Certes, tant que nous n'avons pas la certitude de ce que j'avance et que tout ceci est bel et bien réel, nous ne pouvons toujours pas transplaner (Je tiens à rester entier). Mais, Isis: nous pouvons faire venir la boîte de thé et tenter une autre infusion qui nous ramènerait chez toi.


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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Dim 16 Sep - 14:15

Isis ne dit rien. A quoi bon ajouter quelque chose. Elle trouvait cela tiré par les cheveux mais inexplicablement très réaliste.


Elle prit la brosse des mains d'Egon et examina le manche. Il y avait bien les deux griffes de ses félins, Comète et Daïmon. Ils aimaient beaucoup saccager ses affaires en marque d'affection.



La Colère: Iccam Rosà Iccam Umbrès


Un cri se fit entendre et elle leva les yeux au ciel. Au-dessus du bain, Fiodor et Benemoth volaient. Des symboles, ça elle n'en doutait nullement. Fiodor avait rencontré l'homme moins une cheville, Benemoth était la copie conforme du patronus du lapin nain. Et que les enfants de Shalimance ne leur aient pas donné d'épreuve a proprement parlé avait sa part de cohérence. Alors, pourquoi les deux chimères étaient arrivées là précisément ? Une idée folle lui apparu mais elle l'a jeta dans l'oubliette de son esprit à peine l'eut elle pensé.

pense : Si on était vraiment des Iccam... je suis fatiguée pour penser cela.


Elle sortit de l'eau après avoir ôté le savon qui restait sur les cheveux de son amant et fini de le laver à son tour. Elle pensa très fort à une grande serviette de bain qui tomba à ses pieds
.

D'accord... tout ce qu'on peut faire apparaître par magie ce sont des éléments qui nous appartiennent.

Elle récupéra la serviette et s'essuya avec avant de s'enrouler dedans. Elle pensa très fortement à la Boite de Thé qui se posa sur un petit renfoncement prés du fauteuil où plus tôt Egon était assis. D'ailleurs elle s'y blottit, les jambes replier devant elle, et regarder la boite pensive adossé contre le dos du siège.


Je conçois que ta théorie est plutôt réaliste. Toute la magie que nous pouvons user appartient à notre monde. Que nous ne sommes plus chez nous parce qu'on a envie de rester ensemble à ne rien faire. La paresse...

Isis sourit en se rappelant leur belle nuit ensemble.

Mais la boite à thé nous aidera pas.

Isis orienta son regard vers Egon. Elle voulait partir de cet endroit, mais pas retourner chez elle. Absolument pas. Retourner dans leur réalité signifiait prise de tête en vue et complication.
Tout simplement pour pouvoir voir Egon, et encore "si on ne se voyait plus… ne pas penser à ça…", elle ne retournerait pas dans son monde.
Elle le voulait. Elle le désirait. Et s’il n'y avait que son avis qui comptait, elle serait devenue depuis William adepte de la polyandrie*. Mais elle savait pertinemment que se fait était tout bonnement impossible, William était parti car ne voulait pas la "partager", Egon n'était pas du genre à se laisser faire et Jonathan... autant ne pas y penser.
Non, elle ne voulait pas retourner dans sa réalité, mais elle savait qu'elle doit la réintégrer. Qu'une utopie est par définition irréalisable et que rester éternellement à ne pas affronter ses problèmes étaient impossibles quoi que très tentant. Et puis, le petit Rhidow semblait à Isis si similaire à Pirate quand elle avait eut son problème de rajeunnissement. Oh Pirate ! Joséphine serait ramener Isis sur terre, lui dire " Arrête de jouer les dragonnes et retire moi ces escrapins rouges, non mais ! T'es vraiment intenable, Misis.". Et lui faire admettre qu'elle devra les affronter ses problèmes.


S’il y avait comme péché la culpabilité ou la prise de conscience je ne dis pas qu'on ne pourrait pas partir d'ici. Ou simplement Pirate, je dis que cette boite pourrais nous ramener.
Mais je n'ai qu'une envie c'est de rester avec toi et dans la réalité tu sais très bien que ca ne sera pas aussi simple...


Ce que c'est trois petits points ne disaient pas c'est que cela allait être en grande partie de sa faute. Et que non, Isis n'avait pas envie de partir. Elle avait envie à la fois de vivre avec Egon ici, sur cette île ou n'importe ou il se sentirait bien. Alors que dans le même temps, elle voulait sa vie près de Jon, à Poudlard, et à faire n'imp avec Joséphine ou elles se raconteraient à des heures pas possibles tout ce que deux anciennes poufsouffles à l'esprit tordu pouvaient penser.
Avoir deux Isis, seraient parfait... pas de choix. Mais non, l'utopie n'étaient en rien faisable.



Et sincèrement, tu crois qu'en buvant la luxure ca va m'aider à vouloir repartir dans la réalité.

Isis esquissa un petit rire.

On va éviter de boire la luxure où là c'est sur que je ne remettrais pas un pied dans notre espace temps avant un bon moment. Rien que tes mains tout à l'heure...

Isis savait que si Egon voulait essayer, elle le suivrait. Mais elle savait également qu'un seul pécher serait susceptible de l'empêcher de vouloir rester. Un seul qui lui rappelait celle qu'elle détestait, l'avarice.


Spoiler:
 


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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Dim 16 Sep - 18:36

"Mais je n'ai qu'une envie c'est de rester avec toi. Et, dans la réalité, tu sais très bien que ça ne sera pas aussi simple... On va éviter de boire la luxure ou là c'est sûr que je ne remettrai pas un pied dans notre espace temps avant un bon moment. Rien que tes mains tout à l'heure..."

- Pour la Luxure, on est d'accord, dit Egon en avançant d'un pas claudiquant près du fauteuil où Isis était assise. Il avait noué une serviette autour de sa taille et essayait de marcher sans faire de simagrées, engloutissant tous les 'ouille' qui auraient voulu sortir. Il arriva près d'elle et échangea de place. Il la prit sur ses genoux, lui laissant garder sur les siens la boîte de thé ouverte. Il fallait choisir.

Un baiser derrière l'épaule. Il songeait à Avarice qu'il imaginait les amener dans un palais dans les nuages, un merveilleux navire de corsaires qui venait de dévaliser un riche vaisseau... et Envie. L'horreur. Il n'était pas près à le boire avec Isis: "Pour qu'on se retrouve dans un univers exclusivement peuplé de Deneb et Jon qui nous mettraient face à nos incohérences. Non merci."

Un baiser sur la nuque. Ses mains suivent le long des avant-bras de la Femme, il l'aide à s'allonger sur lui comme il tiendrait une princesse dans ses bras. Il imaginait la Gourmandise. Ce péché pouvait-il avoir un lien avec Londres? On ne sait comment, la serviette d'Isis s'ouvrit comme les pétales d'une fleur, libérant son ventre et sa poitrine, à présent lascivement chevauchés par la bouche d'Egon. Il était certain que la Gourmandise le mènerait très loin de Londres. A Paris, dans un restaurant gastronomique où tout était un vaste chantier culinaire, de la table, aux chaises, aux vêtements d'Isis. Du sucre à faire disparaître pour atteindre sa peau. Londres n'était vraiment pas liés, dans l'esprit d'Egon, à un quelconque plaisir de tomber dans la tentation.

Un baiser au creux de sa féminité. Le couple avait plus ou moins mis de côté la boîte de thé. Mais ils y reviendraient très prochainement. Le temps pour Egon de terminer ce qu'il avait commencé. La jeune femme était allongée sur les mosaïques des thermes, ses genoux relevés à la manière de deux ogives d'arc en lancette*. Pour le moment, Egon n'était pas très intéressé par la découverte de l'architecture. La faute était à Isis. Sa clé de voûte * était plus sensuelle aux yeux du jeune homme que toutes les richesses géométriques du palais de Shalimance. Orgueil? Il était orgueilleux et ne craignait que peu de choses qui puisse le détourner des buts qu'il s'était fixé. Dans un monde illusoire, il ne souhaitait pourtant pas qu'Isis découvre cette vanité au détriment du lien qu'il était en train de tisser. Non, il ne voulait pas fréquenter un monde où son orgueil serait exacerbé.

Un baiser sur sa bouche essoufflée. Il la tenait à la taille, la serrait dans ses bras alors qu'elle était assise sur lui et tous les deux ressemblaient à un lotus refermé. Il lui souriait, s'excusant à moitié d'avoir repoussé leur départ pour une envie soudaine de lui faire l'amour. Un au revoir à Thiam Phucci.

Ils devaient avoir le fin mot de cette histoire. Ils devaient rencontrer la Rose et l'Ombre si cela leur était possible. Ils devaient retrouver leur vie mais cela leur serait sans doute impossible tant qu'ils n'auraient pas de réponse aux centaines de questions qu'ils se posaient. La Colère... il restait la Colère. Ce mot faisait peur, plus que les autres.
- Je ne suis pas en colère, maintenant... j'étais en colère tout à l'heure, pendant l'orage, très en colère confia Egon en gardant Isis contre lui. Tressaillant de façon incontrôlée quand il sentait sa poitrine contre son torse. Il resserra leur étreinte. A côté d'eux, apparut le plateau qu'Isis avait apporté avec la théière lorsqu'ils étaient à Londres.
- Ce qui me met en colère, c'est de ne pas comprendre comment un jeu, une simple loterie, peut tourner de cette façon. Comprendre comment j'ai pu te promettre qu'il n'allait rien t'arriver pour que tu te retrouves au milieu d'une arène quelques heures plus tard. Ca me met en colère de réaliser que nous payons les erreurs de nos ancêtres... qu'il puisse t'arriver une merde à cause de moi. Foutu thé. Mais là, Isis, tout de suite, tout ce qui me met en colère est absorbé par ta douceur, parce que je suis là et que je me sens tempéré, équilibré, en sécurité... parce que je n'avais jamais pensé pouvoir faire l'amour à une autre fille que Deneb... je voulais que tu le saches: que tu m'apaises.

Ils finirent par se détacher, se vêtir (!), s'embrasser une dernière fois dans cet endroit inouï. Soudain, Rhidow débarqua par un passage secret, il venait les informer que Délos leur proposait de prendre leur place sans plus d'épreuves... mais le shalimancyan tomba sous le choc lorsqu'il vit le jeune couple sur le départ. Les larmes le gagnèrent.
- Non! Non! C'est pas juste! Pourquoi partez-vous? Pourquoi nous abandonnez-vous encore une fois? Vous n'êtes pas Villac! Vous n'êtes pas Villac! C'est grave de nous laisser mourir ici... vous n'êtes pas Villac, vous êtes Iccams, je le sais! Partez pas! Je t'en supplie. Me laisse pas ici tout seul, Iccam Rosà... protège-moi, Iccam Umbrès. Rhianne se laissera pas faire. Je veux aller avec vous! Je veux!

Attendri et désolé, Egon passa plusieurs minutes à le rassurer et lui expliquer qu'Isis et lui reviendraient quand ils auraient retrouvé leurs vrais Iccams et éventuellement, leurs divinités. Rhidow lui faisait penser à Victor, avec 95 ans de plus. Le petit garçon ne se calma pas. Ses cris allaient alerter tous les autres. Alors Egon céda... Il demanda à Isis son avis... et s'il était possible d'emmener Rhidow sur le dos de Benemoth. Animal que l'enfant ne voyait pas.

A l'aide de sa baguette et des enchantements adéquates, Egon fit bouillit le thé choisi: Colère. Benemoth portant Rhidow et Fiodor étaient dans la salle des bains près à partir avec eux au moment du transfuge. C'était le moment. La main posée sur l'hippogriffe. Le moment de boire la tasse de thé, le cœur fredonnant sa tirade angoissée.
- Utilisons la Colère maintenant... gardons les 'meilleures' pour la fin et Luxure en fin, fin, fin, sourit-il en se forçant un peu pour dissimuler son inquiétude. De toute façon, où qu'on atterrisse, nous ne serons plus forcés de jouer à L'Ombre et à La Rose.

Egon plaça la précieuse boîte de thé dans un drap de bain qu'il garda sur lui afin d'être certain que cet objet les suivrait. En cas de problème.

Ils burent le thé après avoir hésité à en donner à Rhidow. Ils lui laissèrent boire une gorgée. Et de la même manière qu'ils étaient apparus sur la plage, leur décor se mit à miroiter, changeant de couleur. Devenant un autre lieu, obscur et aux lumières éteintes. Ils n'étaient pas chez Mallhouwen, c'était sûr. La pierre des murs du palais devint une autre pierre, des voiles et des rideaux pendaient à tous les murs à côté de portraits qui les regardaient avec étonnement. Une brise légère traversait cette nouvelle pièce au milieu de laquelle un lit blanc à baldaquin était entreposé. Ses voilures dansaient légèrement sous l'effet du vent. La chambre était gigantesque et très richement décorée, le plafond était haut, les alentours calmes jusqu'à ce qu'une petite voix tremblotante qui sortait de l'étrange lit ne les appelle.
- Ic... Iccams... c'est vous... enfin vous m'avez trouvé. Je vous attendais.

Egon était ébahi par le spectacle: Benemoth et Fiodor firent une révérence en direction du lit qui parlait. Rhidow faillit en tomber mais il se raccrocha à Isis et se camoufla dans son vêtement (Un Lapin Nain de plus) Pour n'avoir pas fait d'études supérieures, Egon n'avait jamais entendu cette voix sinon, certainement qu'il l'aurait reconnu sur le coup, comme des centaines d'autres étudiants de Poudlard.

Spoiler:
 


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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Dim 16 Sep - 21:46

Isis avait accepté que Rhidow les accompagne. Elle aimait beaucoup ce petit garçon plus âgé qu'elle. Quand elle le fit grimper sur " l'animal invisible qui fait peur de Iccam Rosà ", il s'intéressa plus à ses joues rosées que le fait de se tenir assis dans le vide.

- Iccam Rosà, tu as chaud

Incrédule et un brin moqueur, Egon avait relevé la tête vers Isis et Rhidow tandis qu'il était occupé à faire infuser le thé.

Non. Pourquoi tu dis ça, Rhidow ?

"Oui, pourquoi tu dis ça Rhidow", pensait Egon sans se départir de son sourire amusé.

- Tes joues elles sont toutes rouges, et tu as l'air bizarre aussi.

Aie, fais attention avec ta main. On t'a jamais appris qu'on ne pointait personne du doigt.

- Oui, mais t'es toute bizarre. Et puis Iccam Umbrès aussi il est bizarre. En plus, il te regarde bizarrement.

Egon fit mine de rien. Soudainement très absorbé par le thé qui coule mais son teint rosit légèrement.

Hum...

Hum...

- Lui aussi il a chaud, il a les joues roses mais moins que toi. C'est le bisou sur la bouche qui fait ça.

Silence

- Parce que je vous ai vu vous embrasser. Comme dans le cercle des épreuves. Mais c'était différent, il t'a touché...

Le petit garçon se tut quoi que dans ses yeux on voyait qu'il voulait en dire plus.

- Sur tout ton corps...

L'ancien gryffondor ne put réprimer un petit pouffement.

"Débrouille-toi avec ça!"

Rhidow, je te signale que tu ne vois pas Benemoth... et tu n'es pas plus intéressé par lui que mes joues roses?

- Et puis il ne t'a pas embrassé que sur la bouche mais euh...

Rhidow... t'as maté!

Rhidow, depuis quand tu es entré dans cette pièce? Tu nous as espionné ?

- J'ai pas regardé, je te le promets Iccam Rosà. Je te promets je n'ai pas regardé. Tu ne vas pas me faire du mal ? J'ai pas regardé, j'ai même bouché mes oreilles.

Hum, il n'a pas tord. Tu cries pas mal, Isis... Question discrétion...

pense : moui, et toi tu restes muet peut etre

Rhidow. C'est pas grave, mais je préférerais que tu t'affoles plus d'être sur un sombral que le fait qu'Egon m'ait embrassé sur mes lèvres... mes autres lèvres.

Isis!

- C'est où les autres lèvres, Iccam Rosà ?

Isis n'avait répondu à cette interrogation que par un large sourire qui en disait long et qu’il ne comprenait pas.

Egon était passé à côté d'elle, laissant tomber dans son oreille une murmure:

Com-plè-tement per-vertie. Un scandale... sourit-il.






Tourbillons et mirages firent apparaître un nouveau lieu.
La colère.
Cette infusion ne les avait pas transportés chez elle mais autre part. Dans un château, un endroit feutrée et ouvert, qu'elle connaissait inexplicablement... un lieu qu'elle côtoyait. Les personnages des tableaux elle les avait déjà vus. Elle reconnaissait Duc du Lac Chapelet qui rendait souvent visite à la Fée de Brocéliande qui logeait en face des cuisines, salle de jeu de ses deux matous...



Poudlard

- Ic... Iccams... c'est vous... enfin vous m'avez trouvé. Je vous attendais.


Le petit Rhidow s'engouffra dans la robe qu'elle avait fait apparaître à Shalimance et dont elle s'était vêtu. Elle était très fière d'avoir un mini Lapin Nain avec elle. Deux lapins nains donc deux fois plus de peur de qui faisait un double boulot pour l'éclopé. Voyons voir comment il allait pouvoir s'en sortir.

Alors c'était en protégeant le petit gars de 101 ans qu'elle interrogea du regard Egon. Et elle sentait la colère prendre effet sur elle.

" On ne jouera plus à la rose et à l'Ombre. Le Iccam qui vient de résonner c'est juste pour faire joli."

Mais elle arrêta de réprimander en silence son compagnon. Benemoth qui venait de finir sa révérence s'était approché du lit. Il invitait Isis à le rejoindre, en tout cas c'est ce qu'elle avait l'impression. Fiodor, lui, se tenait en retrait.

Alors en digne lapin nain, elle fit la chose la plus invraisemblable qu'elle pouvait faire. Elle prit son courage et alla au devant du danger.
Elle laissa Rhidow à Iccam Umbrès qui le protégerait et elle se dirigea tranquillement vers le lit.



Une adolescente y était allongée. Une peau blanchâtre, des yeux rouges et fatigués, des mains tremblantes et frigorifiées. Elle était souffrante. Elle avait se teint maladif qu'Isis côtoyait à Sainte-Mangouste quand elle allait faire ses visites médicales. Mais quoi que très mal en point cette jeune fille avait une beauté fascinante. Une aura qui était apaisante, une force aussi. Elle avait un charisme qui portait au respect et au calme. Une grande force cachée au sein d'un corps à peine formé et fragile. Une vulnérabilité qui tranchait avec son immense pouvoir.


La Rose

Elle hocha la tête en un simple sourire.

C'est bien cela Iccam... Isis, tu...

Prise d'une quinte de toux interminable, Rosà ne peut continuer sa phrase. Isis versa de l'eau fraîche dans un verre d'eau et s'assit près de la déesse pour la faire boire. Elle ouvrit aussi les volants du lit pour que la brise fraîche arrive à son visage.
Ce geste permis à deux hommes de voir qui se trouvaient dans le lit. Bien qu'ils l'avaient entendu.
Le petit Rhidow n'osa pas bouger, il était tétanisé sur place. La Rose lui fit un signe de la main pour qu'il approche et même là, c'était loin d'être gagné. Mais comme Lapin Nain 1ère du nom, il prit son courage à deux mains et fit une grande révérence au pied du lit. La bouche entrouverte et les yeux écarquillés il n'osa pas parler. Et il finit pas s'engouffrer par protection dans les jambes de l'Iccam Rosà qui fallait l'avouer était beaucoup moins impressionnante. Allez comprendre un gosse de 101 ans.


Isis ne dit rien, sourit même à La Rose mais au fond elle avait envie de l'assainir de question. Elle avait envie de lui reprocher tout ce qu'ils avaient subi. Elle la maudissait dans sa tête. Elle ne comprenait rien et n'aimait pas le mot Iccam. Elle n'était l'incarnation de rien et même si on lui prouvait par A + B elle le nierait de toutes ses forces. Sa colère montait mais elle l'a retient. Rose était plus mal en point que ce que les journaux affirmaient. Elle n'allait pas s'énerver contre elle qui luttait contre son état de santé. Isis se mettait facilement à sa place.


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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Lun 17 Sep - 0:13

Comme elle put et avec la faible énergie qu'elle avait, La Rose sourit et commença à parler.

Rhidow, mon fils. Tu n'as pas connu ta mère... Myosistis Desmahen... c'était une des plus belles Villac umu que j'ai pu vous envoyer... Isis tu... sais... ce qu'est une Villac umu, ma fille? Pas seulement cheftaine, elle est nourrice... mère. Il y en a eu tant... Mais tu n'es pas Villac umu.

La Rose fermait ses yeux en parlant. Comme si le peu de lumière qu'il y avait dans la chambre la gênait. Egon était avec l'hippogriffe, en retrait. Il regardait les femmes parler entre elles, froissant le plumage de son animal d'un geste mécanique mais sans rien perdre de ce qu'il entendait. Il avait tant de questions et tant de reproches. Il garda son énervement escamoté dans l'ombre de la pièce, dans l'ombre de son cœur.

Tu es Iccam.

Un silence.

Où est-Il?

Silence.

Où est ton Umbrès?

Rhidow sortit lentement des jupes d'Isis et alla vers Egon en trottant avec anxiété. Il tendit sa main vers la sienne et l'attira vers le lit de La Rose. Petit à petit, il entra dans le faible rai de lumière et Rose put voir son visage. Elle sourit puis referma ses yeux.

Vous êtes beaux, leur souffla-t-elle à tous les deux avec un sourire que le jeune homme trouva similaire à un sourire de fierté d'une mère pour ses enfants. Cela plongea Egon dans une certaine perplexité de voir ce visage adolescent représenter la sagesse de plusieurs centaines de siècles.

Vos regards brûlent de la même façon quand vous êtes énervés. Egon, tu te consumes dans ta colère... retourne cette colère contre moi, contre le monde, contre qui tu voudras mais tu dois la protéger comme Ombre me protège sinon...

Sinon quoi? Craqua Egon, sinon quoi? C'est mon rôle peut-être de jouer au pater familias? Vous créez un monde des gens, des cycles, pour les abandonner ensuite? Pour quoi tout ça! Les avez-vous vu? Regardez Rhidow, regardez-le. Ouvrez les yeux, et regardez-le! Nom d'une goule! Il a cinq fois mon âge et les mimiques d'un enfant de cinq ans. C'est normal? Sa vie s'arrêtera un jour dans l'espoir d'avoir retrouvé une mère et un père mais sans jamais pu être père lui-même! Vous et Ombre êtes cruels! Quelle bonne raison y a-t-il dans l'abandon de centaines de personnes qui ont besoin de vous? Par égoïsme de ne pas voir vos enfants se déchirer, vous les privez d'une vie! Vous êtes si cruelle, La Rose. Il faut aller les voir... leur violence, leur ignorance du monde est injuste!

La Rose se mit à pleurer, Rhidow ne savait plus de quel côté du lit se placer. Les yeux d'Egon étaient enflammés. Il pensait tenir l'un des responsables de cette mascarade et ce qu'il vomissait de reproches sur La Rose soulageait le concentré de remous qui habitaient son âme depuis l'épreuve. Fiodor vint se placer derrière Egon. On ne sut pas si cela était pour se mettre en parade ou pour le faire taire.

Non, non, non... Tu te trompes, Homme, tu te trompes. J'ai toujours été avec eux! Chaque Shalimancyan est l'assurance vitale d'une partie de notre monde. Le monde sorcier existe parce que des Shalimancyans existent alors s'ils vivent protégés, la magie continue.

Son rythme cardiaque s'accéléra. Avait-il bien compris? Un enfant de Thiam Phucci était une assurance vie pour une partie du monde sorcier? L'épidémie qui les touchait était-elle liée au vol du Calice? Etait-ce pour cela que les sorciers mouraient sans qu'on puisse expliquer pourquoi...? Juste parce qu'un de ces enfants centenaires était l'assurance vie de plusieurs centaines de sorciers ou autres créations magiques?!

Iccam Umbrès, assieds-toi. Commanda une voix rauque mais posée, calme-toi. Tu vas créer un typhon dans la pièce et Rosà n'a pas besoin de ça.

Rosà!!? S'exclama Rhidow qui venait de faire le rapprochement entre La Rose et Rosà.

Ombre... Amour. Ma Vie... j'ai mal pour eux...

L'Ombre venait d'entrer dans la pièce, il s'avança jusqu'au chevet de La Rose et baisa ses lèvres malades et exsangues. Dès son apparition, plusieurs objets de la salle se mirent en mouvement. Un siège s'avança vers Egon, un autre vers l'adolescent aux cheveux bleus dont la présence avait vidé de leur cadre tous les personnages des tableaux. Benemoth et Fiodor réitéraient leur révérence... et même Rhidow, qui partit ensuite se cacher derrière Isis.

Iccam Rosà, assis toi sur le lit. Umbrès... tu dois domestiquer ta colère pour faire grandir tes pouvoirs. Nous n'avons pas commandé que vous soyez nos Iccams. De même que nous n'avons pas commandé d'être les créateurs. La nature nous a précédé... les hasards... les éléments... l'amour...

L'amour de qui?

Calme ta fougue. Je ne retire pas à la femme de ton passé la place qu'elle a eu dans ton coeur.

Quelle a dans mon coeur. J'aime Deneb au-delà de sa mort. Je ne veux pas être Iccam parce que je ne peux pas être vous.

L'éternité que j'éprouve pour Rosà nous permet de tenir le monde en équilibre... être Iccam n'implique pas forcément la force de vos sentiments. Et puis vous grandirez et puis comprendrez en temps ce que vous êtes.

Que sommes-nous? Pourquoi nous?

C... comme les sorciers ont besoin des Shalimancyans, nous avions besoin 'd'un coffre' pour... pour nos vies... l'assurance de savoir une partie de nous ailleurs qu'en nous... nous ne pouvons pas nous permettre de disparaître... s... sans laisser d'héritiers ou de traces... l'équilibre est primordial... Votre équilibre me tient en vie... de même que le nôtre vous tient en vie.

Iccam Umbrès, tu es devenu Umbrès quand tu as laissé ton cœur s'ouvrir pour accueillir de la compassion pour Rosà. Regarde à ton tatouage.

Iccam Rosà, tu es mon Iccam... sois mon Iccam ou je devrai tout recommencer... Tu ne peux guérir car tu n'es pas malade. Ton histoire te meutrie, comme la mienne me tue petit à petit.

Tu vas pas mourir Rosà!

Petit Rhidow... le Calice contient le cœur de Rosà. Sans mon cœur, je suis incomplète mais Umbrès bat son sang pour deux. Et Egon aussi... et Isis aussi...

Gardez le thé... ce sont des portes. Acceptez de partir en quête pour retracer nos histoires. Il faut nous connaître avant de refuser notre requête. Connaissez-nous et vous vous connaîtrez. Connaissez-nous et apprenez à vous connaître et vous aurez les réponses aux questions que Shalimance a éveillé en vous.

Isis... accepte... tu dois le convaincre... je...

La Rose se mit à tousser de plus belle et son regard tourna au jaune scintillant. Les yeux de L'Ombre devinrent rouges comme naquit sa crainte.

Sortez! Je dois m'occuper d'elle... vous trouverez naturellement la route et les réponses. Rapportez le Calice si vous pouvez mais plus que tout, acceptez de rester nos miroirs... nos Iccams. Nous avons besoin de vos vies pour garder les nôtres.

Isis... murmura La Rose entre les bras de l'Ombre... Clover Spring...

L'Ombre fit disparaître les deux créatures magiques en expliquant au couple qu'il leur suffirait de prononcer leur nom pour les faire arriver dès lors qu'ils commenceraient à accepter l'idée qu'ils étaient les Iccams.


Iccam
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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Lun 17 Sep - 15:27

"Tu es Iccam"

Isis sortit de la salle sans dire un mot. Elle parcourut le château sans voir ce qui était autour d'elle. Elle marchait tête baissée avec pour seule vision cette chambre close.


"Iccam Umbrès, assieds-toi."

pense : "Non, ce ne pouvait pas être possible."


"Nous n'avons pas commandé que vous soyez nos Iccams"

Elle retient un cri intérieur.


"Vous grandirez et puis comprendrez en temps ce que vous êtes"

pense : " Je ne suis que moi, avec mes défauts mes qualités mais juste moi."


"Iccam Umbrès, tu es devenu Umbrès"

pense : " Egon n'est que lui "


" 'Un coffre' pour... pour nos vies"

pense : " Des pantins "


" Sans laisser d'héritiers ou de traces"

pense : " Des choses qu'on jète... pire que de rester enfant à tout jamais "


"Votre équilibre me tient en vie... de même que le nôtre vous tient en vie".

pense : " Quel équilibre ? "


"Iccam Rosà Ton histoire te meurtrie, comme la mienne me tue petit à petit"

Une larme coula le long de sa joue.


"Connaissez-nous et vous vous connaîtrez."

Une porte claqua derrière elle. C’est elle qui les faisait s'abattre dans un bruit sourd.


"Connaissez-nous et apprenez à vous connaître."


- Mademoiselle Kitlee, je suis heureux de vous revoir. Je dois dire que vos chats nous ont manqué avec Nick, ils nous amusent beaucoup.

Mais elle n'écouta pas le moine fantôme de son ancienne maison. Elle le traversa sans même remarquer qu'il se trouvait là.


"Vous aurez les réponses aux questions que Shalimance a éveillé en vous."

" Isis... accepte"

"Tu es Iccam"


"Il faut nous connaître avant de refuser notre requête"

"tu dois le convaincre"

" Tu es devenu Umbrès quand tu as laissé ton cœur s'ouvrir "

"Votre équilibre me tient en vie... de même que le nôtre vous tient en vie"

"Acceptez de rester nos miroirs... nos Iccams"

"Tu ne peux guérir car tu n'es pas malade"

" Faire grandir tes pouvoirs"

"Ttu dois la protéger comme Ombre me protège"

"Iccam Rosà, tu es mon Iccam"

" Tu dois le convaincre "




Elle était arrivé face à un mur.
Une barrière qui se dressait devant sa course folle pour fuir ce qu'elle venait d’entendre. Pour fuir ce qu'elle ressentait. Pour fuir son futur.
Elle voulait retourner dans son passé. Rayer de sa vie le 2 octobre date qui annonçait la condamnation de sa liberté.

Les larmes aux yeux, sa tête pleine de colère. Elle l'extériorisa en frappant le mur jusqu'à ce qu'elle ne sente plus son poing qui était en sang. Cette barrière physique ne pouvait s'abattre tout comme celle dans son esprit. Elle se sentait cloîtrée dans un chemin où elle ne pourrait pas choisir. Prisonnière d'un sentier tracé où seul l'intérêt comptait et où les envies, les désirs, ses envies et desirs n'avaient pas leur place. Elle était enchainée à une Rose sans l'avoir voulu.


Elle s'agenouilla en pleure, la tête appuyée contre les pierres froides du bâtiment.
Rhidow l'avait suivit durant sa course folle. Il courait derrière elle car elle avait marché très vite. Il hurlait sans arrêt le 'Iccam Rosà' dont elle était dorénavant baptisée.
Le petit garçon était très triste de la voir dans cet état, il vint lui caresser les cheveux avec tendresse


- Iccam Rosà, pleure pas

Fiche-moi la paix, fiche le camp. Sors de ma vie.

Elle l'avait déséquilibré en se retourna brusquement et le foudroyait de ses yeux rouges encore humecté de ses larmes. Elle lâcha une partie de sa colère sur le petit homme qui se mit à pleurer. Il se releva apeuré pour aller se réfugier dans les bras réconfortant de l'Iccam Umbrès.

Elle se releva mais resta appuyé au mur.


Il faut nous connaître avant de refuser notre requête.

Comme s’ils nous laissaient le choix. Ils nous l'imposent, ils nous dictent ce qu'on doit être. Mais je n'ai pas envie d'être leurs pions, comme les enfants de Shalimance le sont.


Elle bouillonnait à l'intérieur. Les phrases continuaient de fuser dans sa tête comme une ritournelle agaçante et continue.

Le coffret à thé se mit à léviter entre elle et Egon qui tenait toujours Rhidow en pleure dans ses bras.


Etre leur marionnette

Elle prit le thé qui alla se casser aussi sec sur le mur à sa gauche. Le bois du coffre tomba en mille morceau et les précieux sachets de thé étaient éparpillés aux quatre coins du couloir où ils se trouvaient.

Jamais. Jamais.


Je ne peux pas avoir les personnes que je veux autour de moi. Ils sont morts, ils ont disparu et maintenant... maintenant on me demande de renoncer à ce que je veux être pour préserver quoi. Un monde qui va mal, qui change de dingue dès que le précédent meurt. Après Vous-Savez-Qui... Antarès... et les moldus sont pas en reste.

Il n'est pas question que je devienne un lieu de stockage. J'abrite déjà suffisamment d'entité comme ça. Je veux au moins choisir ce que je suis sans qu'on me l'impose


Elle tomba en larme

Juste être ce que je veux, c'est trop demander.

Au bas du mur, la tête penché, elle fixait les échantillons de thé hors de leur écrin. Sans avoir aperçu qu'elle se trouvait à coté de sa future maison, Clover Spring.

" Permettre de disparaître... s... sans laisser d'héritiers [...] la mienne me tue petit à petit"


La Rose était en train de mourir. Isis le savait, elle le sentait. Elle savait aussi que malgré son ressenti, elle aidera sa Mère.
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Sacha de Lansley
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Mar 18 Sep - 18:07

Kitlee. Je suis si heureux de te revoir...
Heureux que cette fois-ci, ce soit à mon tour de te trouver en train de chouiner, assise par terre, dans un couloir de l'école.


Sacha sortit de l'ombre, s'adossa au mur et se laissa coulisser le long de celui-ci pour se retrouver agenouillé à côté de celle qui resterait à tout jamais La Poufsouffle. Il se souvint des quelques fois où il avait pu croiser Isis. Une réunion des Ombres. Une funèbre aurore parfumée d'orchidée. Un TP de Botanique où La Poufsouffle avait l'air aussi ravi que si on venait de lui annoncer qu'on devait lui couper une jambe. Cette fille avait toujours été une telle souffrance et il ne l'avait pas revu depuis sa sortie de prison. Alors mettez vous dans la peau de ce vétéran de la maison de Salazar Serpentard:

"Elle m'insupporte. Elle est en larmes. Elle est vulnérable. Elle est toute seule. Et nous sommes en pleine période de bizutage. Que Merlin bénisse le hasard et Kitlee Isis."

Ce n'est qu'après sa première réplique que l'étudiant de Unicorn remarqua la présence d'Egon tenant un enfant dans ses bras. Plusieurs questions se firent une joie malsaine de venir perturber les projets de Sacha, certes joueur mais loin d'être con. Il se leva assez vite comme pris sur le fait et entreprit quelques pas vers Egon afin de le saluer. D'expérience et roi de l'embrouille, de Lansley pouvait renifler une situation conflictuelle à plus de 3 miles à la ronde, or il se sentait à quelques mètres d'un puits d'emmerdes.


Qu'est-ce que tu fous là? Sonda-t-il, on ne peut plus intrigué.

La soudaine lourdeur qu'il ressentit, incita Sacha à se raviser complètement sur son intention de bizutage.


"Dommage. Elle aurait été splendide avec des dents de quarante centimètres... La lapine sauteuse."

Egon ne répondait pas à sa question mais serra la main tendue devant lui d'un air lugubre.

//Un problème?//
Sacha se tourna vers Isis. Puis, vers Egon.
//Lève la tête. Regarde-moi... Tu crains. Qu'est-ce qu'il se passe?//
Egon détourna ses yeux de Sacha.
Sacha se gratta la tête. Curieux.

Egon savait que Sacha pouvait piocher allégrement dans son esprit tous ses souvenirs les plus proches.

Sans surprise, Sacha le fit, buvant des histoires à l'eau de Rose et d'Ombre.

Mais trop peu pour reconstituer l'ensemble.

Il avança d'un dernier pas vers son camarade de la Résistance. Sourcils arqués en deux accents circonflexes rehaussant un regard incrédule. Mais il ne jugea pas et n'admit de laisser s'échapper qu'un sourire espiègle et enfantin ainsi qu'une remarque par télékinésie:

//Hum, hum... Fais pas cette tête là. T'inquiète... Je m'en suis arrêté avant le début du Kamasutra. //
"Tu fais bien."
//Tu rougis, attention...//

Un temps. Un mouvement. Les deux garçons se séparent.

Je te raconterai, mais pas ici.
Le môme? C'est qui? C'est ça Umbros?
Umbrès. Non, c'est Rhidow.
Salut, Rideau.
Rhidow!
C'est ce que j'ai dit.
Tu peux nous trouver un endroit au calme, s'il te plaît? demanda Egon en échangeant avec Isis un regard qu'il voulait rassurant et confiant.

Au sein de la Résistance, tous les deux étaient ce qu'on appelle des Informateurs. Outre cette fonction, Sacha éprouvait de la sympathie pour l'ancien préfet des Rouges. Il appréciait facilement les 'mentors', les vigoureux, les personnalités de caractère qui savaient rester clémentes, justes, honnêtes et aux pures intentions. Evidemment, puisque les autres, il aimait à les piétiner de bon cœur.

Pour son âge, Egon était l'un des meilleurs exécutants de leur ordre, cela parce qu'il semblait n'avoir jamais rien à perdre. De fait, il entrait dans tous les conflits avec une indifférence prononcée pour son avenir. Sacha lui devait au moins dix fois sa propre vie et comme, souvent, il est de rigueur de se montrer redevable des gens qui sauvent nos jours, The pride of de Lansley ne faisait pas exception: il devait à Egon dix vies.

Il se tourna vers Isis, talonné par Egon portant toujours Rhidow. Parce que fini de faire le cake, parce compris que la situation ne s'y prêtait pas, just un sourire sincère à la jeune fille. Il se retourna vers elle pour lui tendre la main et l'aider à se relever.



Je ne sais pas ce qu'il se passe entre vous deux... et votre enfant. Décidément... mais j'ai la vague sensation que vous avez besoin d'un coup de pouce... Si Miss Kitlee veut bien se donner la peine, je vais nous trouver un lieu plus tranquille.



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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Jeu 20 Sep - 10:14

De Lansley.
Ca y est tout était dit. Pas besoin de long discours philosophiques sur son cas, il ne le mérite pas. Tant qu'il montrera que sa gueule de con, il n'aura aucun intérêt aux yeux d'Isis.

Fallait bien entendu relativiser. Isis l'exécrait mais en même temps était très respectueuse de ce qu’il cachait aux yeux de tous à quelques rares exceptions : son fond.


Kitlee. Je suis si heureux de te revoir...
Heureux que cette fois-ci, ce soit à mon tour de te trouver en train de chouiner, assise par terre, dans un couloir de l'école.


pense : Amuse-toi, tu as bien ta réputation à tenir, non ?

Désolée, je ne sais pas créer d'orchidée, autrement j'aurai été heureuse de te l'offrir.

Un murmure à peine audible.

Mais il changea. Lui foutre la paix, non. Ce n'était pas lui, il aurait été trop heureux de la bizuter. Il l'appréciait autant qu'elle. Autant dire que le baromètre était dans les abysses des négatifs.
Elle s'en foutait complètement de sa prestation digne d'un acteur. Qu'il dégage. Tant mieux.

Il se passa un temps indéterminé. Justes quelques minutes mais Isis avait perdu la notion du temps. Elle était là, immobile et silencieuse, dans ses pensées.



Si Miss Kitlee veut bien se donner la peine, je vais nous trouver un lieu plus tranquille.

Elle utilisa sa main comme appui pour se relever. Un sourire en prime. Seule chose sincère chez lui, l'aide qu'il apporte à autrui.

Elle s'était calmée. Egon en était pour beaucoup. Un simple regard suffit.

Sacha les dirigeait vers un endroit plus sur. Elle s'était avancée vers Egon et


Rhidow, excuse-moi. Je... je suis désolée de t'avoir fait du mal tout à l'heure.

Pour toute réponse, Isis eut droit un magnifique sourire et un bisou sur le front. Autant dire qu'il jouait au cascadeur pour lui faire. Malgré ces 101 ans, il était un enfant de 5 ans avec toutes ses caractéristiques. Elle était pardonnée depuis longtemps.

Iccam Rosà, j'aime pas te voir triste.

Silence sous un sourire en coin, génée.
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Jeu 20 Sep - 22:07

Sacha avait la très mauvaise manie de résoudre ses interrogations par des incursions dans l'esprit de ceux qui refoulaient leurs réponses. Au-delà de ce qu'il put apprendre de la relation d'Isis et Egon, ce qui demeurait le plus important pour le sorcier réincarné était d'avoir un allié dans cette école et dans cette histoire où il commençait à perdre pied. Il avait besoin d'une personne en qui il avait confiance malgré qu'on lui répétât plusieurs fois de se méfier de Sacha. Enki lui avait fait confiance le premier. Lui-même avait suivi son instinct. Sans compter que la légilimancie les avaient aidé plus d'une fois à se sortir de pas difficiles. Mais, bon, Egon regrettait de ne pas avoir appris l'occlumancie: "Qu'est-ce que t'es indiscret quand tu t'y mets" lui glissa-t-il à l'esprit quand ils atteignirent le couloir d'Unicorn. Sur le chemin, ils croisèrent quelques regards qu'il avait connus avant d'être diplômés. Regards étonnés de voir l'ancien préfet dans les murs de l'école. Tout ce qu'il espérait était de ne pas croiser Jonathan. C'était son seul souhait.

Sacha les mena jusqu'à son habitat étudiant et ferma aussitôt derrière eux, après avoir insonorisé la pièce. La chambre était très grande et Egon en fit la remarque. Leur hôte expliqua qu'il avait dû procéder à des aménagements l'année précédente pour pouvoir loger son fils Noah dans la chambre d'à côté et permettre à Elinor de le voir aussi souvent qu'elle voulait.

Egon s'assit sur le lit et laissa Rhidow sortir de ses bras. L'enfant centenaire resta contre lui et contempla tous les objets, les alentours, Sacha représentant tous ces jeunes adultes qu'il avait croisés. On voyait clairement qu'il avait dû mal à réaliser. Il n'avait connu que Miwa et Délos, Rosà et Umbrès en dessin puis Isis et Egon... tout à coup, il en voyait partout. Sa joie, ses questions et ses appréhensions lui causaient un assortiment d'expressions qui le rendaient plus que jamais proche de l'âge qu'il avait physiquement.

Rideau, t...
Rhidow!
Oui, c'est ce que j'ai dit, tu veux te reposer dans la chambre d'à côté?

D'un regard qui cherchait le consentement, l'enfant consulta Isis puis Egon. Recevant une double bénédiction, il hocha la tête positivement. A l'intention de son collègue, Sacha désigna la chambre de son fils pour l'instant inoccupée et resta quelques instants avec Isis, le temps qu'Egon aille coucher Rhidow qui s'endormit presque aussitôt que sa tête touchât l'oreiller.
- Oh, que oui, c'était une dure journée ça...

De retour dans la chambre de Sacha, il y eut un très grand silence. Egon commençait à respirer plus sereinement, à émerger de ce qui l'avait abasourdi lorsqu'ils étaient dans la chambre de La Rose. Il marcha jusqu'à Isis sans essayer d'expliquer à Sacha ce qui se tramait autour d'eux ou de le consulter. Impulsion nouvelle. Il la prit seulement dans ses bras, la serra. Un tantinet, il se recula, la regarda et l'embrassa plusieurs fois. Le front, le front, le front, la bouche, la bouche, le coin de la bouche, la pommette, le front, la bouche encore. Arrêt. Il la serra à nouveau.
- Ca va? demanda-t-il sans que cela soit une vraie question. Il sentait bien que ça n'allait pas. Il ignorait par contre le passé commun d'Isis et Sacha. Viens...
- L'avant veille de la rentrée, et déjà dans une situation prêtant au dilemme. Pour le peu que j'ai compris - avant de poursuivre - vous avez un choix à faire tous les deux, alloua très justement Sacha, prenant place dans une grand fauteuil en bois aux coussins de velours vert.

"L'avant veille?" réfléchit Egon, "on est seulement le 5 octobre...? nous ne nous sommes en allés que 24 heures..."

- Quelle heure est-il? demanda-t-il, toujours avec Isis dans ses bras, en se tournant légèrement vers Sacha.
- Il doit être dans les 23 heures minuit...

Egon attira doucement Isis vers le lit du jeune père et s'assit dessus, la faisant suivre à côté de lui.
- Isis, qu'est-ce que tu veux? lui demanda finalement Egon... si tu me dis que tu veux rester à Poudlard, poursuivre ta vie sans jamais essayer de savoir, je te comprendrai... j'ai moi-même envie de tout foutre en l'air, d'aller auprès des enfants de la Maison et de voir Natacha... Iccams... D'un autre côté, il y a cette partie de moi qui veut savoir la vérité. Je veux savoir ce que c'est d'être Iccam avant de le rejeter. Mais je peux pas protéger TASKS et La Rose en même temps.
- Pour faire les choses en même temps, il y a une solution assez simple... émit Sacha avec mystère.

hj: écrit en accord avec SDL.


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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Ven 21 Sep - 22:45

Sa proposition s'était introduite entre le couple comme un espoir de tout arranger. Non. Il n'arrangerait pas tout mais il pouvait leur faire gagner du temps puisque tout était affaire de Temps maintenant. Il ne comprenait pas tout. Mais dans le puzzle qu'il s'était vaguement constitué de la situation, il sentait bien que ces deux-là devaient poursuivre leurs destins... peut-être même qu'ils avaient un très grand rôle à jouer dans l'avenir sorcier. Pour ça, ils allaient avoir besoin de quelques adjuvants.


Nous avons le bon vieux Polynectar, préconisa Sacha. Il ne marqua qu'une courte pause pour ne pas être interrompu autrement que par des sourcils froncés. Oui, oui, ça va, on sait: le Polynectar met du temps à être concocté blablabla et en plus, il faut mettre la main sur les ingrédients blablablabla, et pour conclure, ce système implique qu'on use d'autres personnes qui prennent l'apparence d'Isis et Egon blabla.

Sacha avait beau suivre une filière juridique et administrative, il n'en restait pas moins que sa passion était la nature et les plantes. Il y avait même peu d'élèves de Clover qui l'égalait dans certaines connaissances sur les posologies, les amalgames et les décoctions occultes de potions à base de plantes. Là, on peut le dire, il s'envoyait des fleurs non seulement parce qu'il adorait les fleurs mais aussi parce que c'était pas Kitlee qui allait le faire à sa place. On n'est jamais mieux complimenté que par soi-même.



J'ai une petite version améliorée du Polyjuice. Prête et sous le coude. Mais je n'en ai peut-être pas assez pour tenir deux personnes plus de cinq ou six jours - 144 heures - au quel cas, je devrais en refaire si vous parvenez à me prévenir.

Le principe est assez bête en apparence mais cossu dans les règles du jeu: vous buvez le Polynectar amélioré et le décompte commence. Il vous donnera le don d'ubiquité pendant six journées maximum.

Mais - il y a toujours un mais sinon la vie serait trop belle et tout le monde s'ennuierait - votre double resté ici qui aura votre mémoire, vos mimiques, votre attitude... sera toutefois traversé par les émotions les plus fortes vécues par les modèles initiaux. Vous deux. Ce que vous ressentirez ainsi que vos pensées les plus intenses seront liés à ce qu'ils ressentiront eux ici et ce, quelle que soit la situation qu'ils seront en train de vivre ou les actes qu'ils seraient en train d'accomplir. Ca les fera déconnecter momentanément de ce qu'ils font.

Un exemple... au hasard... hum...

Admettons qu'Isis prenne un pied d'enfer.

Quoi, ben faites pas ces yeux, c'est un exemple.

Isis Un est donc en plein orgasme. Pour une raison que je ne détaillerai pas. Il y a des chances que son double, Isis Deux, arrête net toute activité pour se laisser traverser par la même sensation. En cours ou à table, à la bibliothèque ou avant de dormir... quoique fasse Isis Deux, elle s'arrêtera de faire ce qu'elle était en train de faire pour se laisser traverser par l'orgasme d'Isis Un.

Tant que vous êtes zen là où vous êtes, vos doubles se fondront dans la masse et tout le monde n'y verra que du feu. Looping mises à part. Isis Deux peut prendre la place d'Isis Un dès ce soir. Et Egon Deux peut rentrer à TASKS dès maintenant.

Vous-mêmes saurez ce qu'ils vivent ici à certains moments; dans les instants proches de l'inconscience, par exemple, l'endormissement... vous pourrez même interagir avec mais je vous le déconseille.

Une dernière règle... à noter. Si vous mourrez, ils meurent. Si vous êtes malades, ils seront malades. Si vous êtes tristes, ils seront tristes. Vos émotions et vos états s'additionnent aux leurs... donc si vous vous blessez, ils seront blessés. Ils sont vos miroirs intelligents. Ils ressentent leurs propres émotions plus les vôtres selon l'intensité.

Vous signez avec le diable?


Resté à distance du couple mais face à eux, Sacha souriait de pouvoir tester une nouvelle fois cette potion sur quelqu'un d'autre que lui. La première fois qu'il l'avait utilisé, il... il... il vaut mieux qu'il ne dise pas pour quoi c'était. Mais cela avait fonctionné.

En tout cas, vous pouvez prendre vos décisions sans soucis d'apparence et de temps. Et il est évident que je veillerai sur vos doubles.



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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Sam 22 Sep - 16:23

Même avec ça, sans les...

Thés. La boite reconstituée, qu'Isis avait passablement mis en miette dans le couloir, venait d'apparaître sur la table à coté de Sacha.

Plus de problème d'absence, de temps et de moyen de transport. De ce fait, plus d'excuse pour empêcher au bon déroulement de la vie de Rose et Ombre.



L'Avarice
Venise ou les protecteurs des jeunes Iccams



Elle ignora Sacha et son polynectar amélioré. Main dans celle de son amant, elle l'embrassa. Lui dire qu'elle n'allait pas bien mais qu'elle était calmée, qu'elle allait mieux avec lui à ses cotés. Lui avouer par un simple geste, sans un florilège de mot mis bout à bout dans l'espoir que cela refléte ce qu'elle ressentait.

Avarice.

Mot qu'elle souffla à quelques centimètres de ses lèvres encore humidifiée par le baiser.

Elle acceptait le voyage. Sa curiosité avait pris le dessus rassuré par Egon, son amant. Elle savait également que tant qu'elle n'affrontera pas les barrières dressées devant elle, elle tombera une fois de plus dans un engrenage de dépression plus ou moins importante. La dernière était allée jusqu'à sa tentative de suicide sauvée in extremis par... Jonathan.

pense : Jonathan.


L'avarice, j'aimerai commencer par celui-ci.

Pour quelle raison, Isis l'ignorait elle-même. Enfin elle savait que c'était celui qui la terrifiait le moins.
Un dernier baiser avant de se retourner vers le diable et son pacte qui lui permettait de créer durant l'espace de 6 jours un aperçu de ce à quoi elle aspirait. Deux vies, deux Isis, un dédoublement qui lui permettait de vivre pleinement avec Egon et Jon, Jon et Egon... certes avec des contraintes de tailles, mais cela se rapprochait beaucoup de son utopie.


Merci de ton aide Sacha.

Merci et Sacha dans la même phrase. Isis avait mit beaucoup d'eau dans son hydromel. Il ne fallait pas non plus qu'on noit ce monsieur dans un bain de remerciement ou compliment, son ego savait très bien le faire de lui-même.


Il y a juste un autre point à régler avant de partir. Rhidow peut aller à La Maison ? Que le Egon deux s'en occupe et vieille sur lui ? Il ne peut pas voyager avec nous. J'aurai aimé le garder avec moi, mais... mais il sera mieux à TASKS.

Isis attendit l'accord ou le refus d'Egon avant d'aller dire au revoir au mini lapin nain. Elle avait un petit pincement, non un gros pincement au cœur de le laisser là. "Mais c'est pour sa sécurité", fallait bien qu'elle se rassure comme elle le pouvait.
Isis ne voulait pas d'enfant pour l'instant, ça ne lui avait jamais parcouru l'esprit, mais le petit Rhidow avait évolué cette réticence.
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Lun 24 Sep - 6:30

Egon inclina la tête en signe d'affirmation. Il serait bien allé voir les enfants de ses propres yeux. Octobre, Ethan, les jumelles, Natacha, Leigh et tous les autres lui manquaient. Il y avait aussi un soupçon de culpabilité de déléguer à un second Lui la tâche qui lui incombait de cœur. Contrairement à Isis, le jeune homme était loin d'apprécier l'idée d'un duplicata qui pomperait sa vie, qui se ferait passer pour lui, qui tisserait des liens ou prendrait des décisions à sa place. Même si son double était parfait. Cela l'alarmait. C'était l'orgueil.

Le tatouage sur l'épaule le picota légèrement. Il n'y prit pas garde. Cela était de plus en plus courant depuis qu'il était avec Isis. Dans sa salle de bains à Londres, après sa douche, il avait remarqué que les contours se redessinaient progressivement avec plus de netteté... Voilà une seconde chose qui l'ennuyait. Les présages les précipitaient tous les deux dans une sorte de course folle où les paysages défilaient à toute allure et où les cœurs battaient sans oser se poser la question: jusqu'où suis-je attaché à l'autre?

Apprendre à connaître l'Ombre. Apprendre à connaître La Rose. Que devaient-ils remarquer?
- Avarice...

Egon se tourna vers Sacha:
Tu es certain qu'il n'y a pas d'effets secondaires dont tu ne nous aurais pas parlé? C'est pas comme si j'étais certain de pouvoir t'envoyer un hibou où qu'on soit. Le lieu que tu as aperçu en moi, n'avait aucune relation avec le monde extérieur...
Non. Pas que je sache. Si tu découvres des effets secondaires, tu seras gentil de me les répertorier pour que j'arrange mon article sinon je ne ferai jamais agréer ma potion.
Tu te moques de moi, j'espère?
Oui. Mais tu as raison de souligner que la potion peut réserver des surprises. Je l'ai testé sur moi. Je n'ai pas eu de surprise.
Il alla chercher une grande fiole au bec allongé. Deux autres vides. Plus petites. Sépara le tout en deux flacons égaux en contenu. Flacon gradué d'à peine 15 centimètres de hauteur. Il en donna un à chacun, ainsi qu'un baluchon en cuir.
Tenez. Selon l'heure à laquelle vous allez ingurgiter la potion pour la première fois, chaque jour à la même heure, toutes les 24 heures, vous devez boire une dose pour assurer la continuité des effets. Si vous oubliez ou ne pouvez pas le faire, dans les quinze minutes, votre double commencera a s'effacer... ça fera assez bizarre aux gens qui les entoureront. Veillez à ne pas oublier.
Merci, dit Egon en prenant la sacoche dans laquelle il enfonça la boîte de thé après en avoir extrait le sachet Avarice.

Ellipse.


La potion de chacun et le sachet de thé étaient posés entre Isis et Egon. Le couple était assis sur le lit. Face à face. Sacha les avait laissé passer la nuit ici en leur donnant ses dernières recommandations et en promettant de vérifier que le double d'Egon amenait bien Rhidow à l'association.
Je vais aller dormir dans la chambre de Charlotte. Vous pouvez rester et vous organiser comme vous le souhaitez. S'il y a le moindre problème, je suis au couloir B de Moon Shadow.
Pour la lettre?
Arrête de penser à ça. Je crois que tu as quelque chose de très important à réaliser... et comme avant "ça", je ne t'avais jamais vu... aussi... euh... fringuant, dirons nous, je crois que cette quête est importante non seulement pour La Rose mais aussi pour toi, en tant que homme. Apprendre à vivre. :-)
Sacha prit la lettre et la mit dans sa poche intérieure, côté cœur, en tapotant dessus.
Ca sera remis.

La lettre était pour Natacha. Egon tenait à dire la vérité à Natacha. Il ne voulait pas la tromper en lui faisant croire qu'il était ce qu'il n'était pas. Elle avait un double de lui pour l'aider à la Maison, ce double n'était pas complètement lui. Il écrivit donc une missive qu'il avait confiée à Sacha pour la lui apporter.

Le château était calme. Egon passa affectueusement sa main sur la joue d'Isis.
- Il faudra me dire pourquoi l'Avarice... on y va? Tu ne veux pas te reposer et qu'on parte plus tard dans la matinée?
Non, laisse tomber, ce sont mes hormones qui parlent... ils veulent me faire profiter de toi,
sourit Egon pour détendre l'atmosphère qu'il trouvait pesante. La situation n'était pas commune, ils devaient s'en accommoder l'un et l'autre et trouver de nouveaux repères.

hj: désolé, pour aller plus vite et faire les choses bien,
on est obligé d'attendre de se croiser avec Théo pour faire des posts cohérents.
Désolé du délai pour ce week-end.


Iccam
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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Lun 24 Sep - 15:32

hj : 1 journée c'est pas un délai lol. Quand tu ou vous mettrez 2 semaines à répondre là je pense qu'on pourra considérer qu'il y a un délai.
Désolée pour la longueur.



Un léger sourire au coin de sa bouche apparu à la fin de l'énoncé. Egon, voulait et avait toujours ce qu'il désirait. Son mode d'emploi, rien de plus banale. Cela se faisait en 3 leçons :

Leçon 1 : Tendresse. Petits gestes affectueux envers la proie pour la mettre dans ses filets. Une caresse, un baiser, un regard charmeur ou un simple sourire. Le but, attiré l'attention dans une douceur infinie.

Leçon 2 : Avouer ses désirs. Il faut souvent employer le ton de la plaisanterie, la petite blague qui fait "cool". Le petit truc qui fait que la situation reste légère pour bien ficeler la proie à ses filets.

Leçon 3 : Non. Dire non, faire le négatif à la suite de la demande. Faire semblant de laisser le choix à la proie dans les filets alors qu'en faite, le piège c'est complètement refermé sur elle.

Sur ces 3 principes, la proie fait invariablement ce qu'il attend d'elle. Il l'a met en confiance, puis l'invite dans ses désirs pour en fin de compte dire non "C'est toi qui choisis mais tu sais ce que je veux, et je serais heureux".


Isis, était la proie dans les filets d'Egon à ce moment là. Et elle s'en fichait bien. Elle désirait la même chose que lui, alors à quoi bon jouer à savoir lequel fera le meilleur numéro de charme à l'autre. Qu'il s'amuse à être le pécheur de leurs péchés. La luxure était au bout de leur voyage, autant s'entraîner auparavant.


De baiser voluptueux de ses lèvres à ceux plus éparses sur son corps, Isis avait délesté de ces habits son Iccam. Elle s'abreuvait de son ambroisie* autant que de la moindre parcelle de peau à sa portée. Aidée de ses mains pleines de tendresse, elle commença à se déshabiller prenant beaucoup de temps entre deux baisers lascifs qui maintenaient leur désir en éveille.

Désir qui fut coupé en un instant par


- Iccams, vous... Oh ! Je suis désolé

La porte claqua, et la voix tout d'abord tendre puis complètement affolée de Rhidow la refroidit dans la seconde qui suivit.

Elle s'affaissa sur son amant, resta quelques instants dans ses bras encore. Et après un baiser, lui murmura


Je vais voir ce qu'il voulait.

Elle remit sa robe et se dirigea vers le petit garçon en larme qui s'était terré dans un coin reculé de la pièce. Isis le ramena sur son lit et essaya de le calmer.

- Je suis désolé Iccam Rosà, j'aurai pas dû... je suis désolé, c'est ma faute, j'aurai pas du venir avec vous... je suis désolé, Iccam Rosà tu ne m'en veux pas, je suis vraiment, je savais pas, j'aurai pas du venir, je veux pas... vous me garder toujours avec vous, Iccam Umbrès est pas fâché, je veux pas qu'il soit fâché... vous allez

Chut, calme-toi. Ce n'est pas grave, et tu n'as rien fait de mal

- Si, j'ai interrompu...

Rien. Tu arrêtes de pleurer Rhidow. Je t'ai dit que cela n'était pas grave. Sèche moi tes larmes. Tu restes avec nous.

- Sur ?

Sure.

- Merci Iccam Rosà.

Le petit Rhidow s'était précipité dans les bras de "sa belle dame", les yeux remplis d'étoiles scintillantes de bonheur après celle de tristesse. Sa moue chagriné disparu pour orner d'un sourire de soulagement et de bonheur sa bouille ronde.

Egon et moi allons continuer notre voyage. Et pour qu'il ne t'arrive rien, tu vas rester dans notre monde, ici.

- Vous allez me laisser ici ? Tout seul ! Tu m'as dit que... que vous allez me garder avec vous.

Isis posa ses mains sur le visage du centenaire petit homme et essuya les larmes qui venaient de se déversait dans la seconde qui suivit son désespoir.

Oui, je te le confirme, tu vas rester avec nous. Tu vas aller à La Maison, c'est un endroit où il y a plein d'enfant. Egon il travail là bas. Tu y seras bien. Et tu te feras plein de copain. On veillera sur toi et on s'occupera bien de toi, on te protégera toujours.

- Mais tu as dit que vous allez continuer le voyage avec les drôles de sachet de feuille.

Oui, mais il y aura toujours une image de nous avec toi. Egon, tu le verras souvent, tous les jours même. Moi... dès que je pourrais venir te voir, et je ferais tout mon possible Rhidow.

- Sure ?

Oui, sure.

Il s'assit sur son lit. De ses mains il frotta ses petits yeux rouges de tristesse et renifla très bruyamment retroussant son bout du nez.

Tu voulais nous demander quoi ?

- Si vous voulez bien me garder avec vous.

Oui, n'en doute pas.

- Et...

Et ?

- Tu veux bien me chanter une chanson ?

« Dans la montagne, au couché du soleil
Les feuilles d’érables deviennent toutes merveilles
Grenouille et lézard se disent bonsoir
Il va bientôt faire nuit »


Isis lui chantonna une comptine que Pirate lui avait apprise. Et elle attendit que Rhidow soit endormi avant de repartir voir Egon. Ce qu'elle ignorait était que Rhidow voulait demander quelques choses d'autre à Isis et Egon. Mais ils le sauront bien plus tard.



Il s'est endormi. On devrait partir, ça serait plus sage. Quoique...

Mais Isis resta raisonnable, elle prépara les infusions pour plonger dans l'avarice.

J'ai choisis l'avarice, parce que c'est celui qui me fait le moins peur. Il ne me correspond pas, le seul endroit où je pourrais succomber à ce péché est au restaurant où je t'ai emmené. Cette île au-dessus du chemin des Traverses. Je ne suis pas attirée par une quelconque richesse qu'elle soit palpable ou philosophique au point de ne le garder que pour moi. J'ai sûrement choisit celui là pour ne pas me mettre en danger.
Je préfère que tu le saches avant d'y être.


Elle l'embrassa et lui confia sa fiole. Elle regarda l'heure.

3h05. Espérerons qu'on ait pas de décalage de temps comme sur l'île.

Egon et Isis Deux apparurent le temps qu'Egon et Isis Un aient disparu suite à l'absorption de l'Avarice.







Comme depuis maintenant deux essais, l'univers autour des deux Iccams changea en un instant. Maintenant à la place d'avoir Egon en face d'elle, Isis avait un mur de pierres noires imbriquées les unes aux autres qui formaient un obstacle. Egon se trouvait derrière, il ne fallait pas chercher bien loin. Elle détesta cette séparation.
Elle aurait bien voulu crier pour faire savoir à Egon où elle se trouvait mais rien ne sortit. La faute à la main gantée qui s'était immiscée devant son ouverture orale.


- Je ne ferais pas ça si j'étais vous.

Elle tira sa baguette qui ne fit pas le sort qu'elle souhaitait.

- Votre baguette, rangez là, elle ne vous servira à rien ici.

Des bruits de pas se firent entendre. Isis espérait que leur auteurs allaient pouvoir la sauver des mains de l'inconnu. Mais ce dernier l'embarqua avec lui dans sa fuite loin des nouveaux arrivants. Un mur s'ouvrit et laissa apparaître un escalier en colimaçon. Le nouvel arrivant y jeta Isis si bien qu'elle en perdit connaissance.



En l’an 1415, l'Avarice ouvrit la porte du Carnaval de Venise aux Iccams de Umbrès et Rosà. Isis se trouvait aux mains de Marius Anafesto. Riche aristocrate et doge respecté qui se trouvait être le gardien de la Tantra genèse.




La Renaissance fut une grande période artistique et littéraire. Mais elle fut également une époque ponctuée de réforme religieuse dans le monde moldus. Ces réformes avaient pour but de redéfinir le canon* de la bible catholique, genèse de moldus.

En cette période, les sorciers avaient oublié leur Tantra Genèse. Ils n'en avaient jamais entendu parler. La majorité d'entre eux ignorait la signification même de la genèse et dédaignait les cultes des moldus a diverse entitée supérieurs. Il ne comprenait pas l'importances de ces vénérations pour les non-sorciers.


La Tantra Genèse vivaient toujours à travers les arts. L'histoire de Rosà et Umbrès fut dessinée et racontée sur des parchemins à travers le monde. Les créatures magiques qui partirent de Thiam Phucci* avaient propagé leur naissance à travers le monde. Des sculptures représentant Umbrès en train de chasser ou Rosà en train d'enfanter. Des peintures représentaient l'île et ses créatures. Des fresques imitaient la Cuarto Istorica*. Des parchemins tenaient lieu de journal de bord retraçant leur parcouru hors de l’île. Toutes ses reliques étaient dispersées à travers le monde, oubliées des sorciers. Seul Thiam Phucci, berceau de l'histoire de Rosà et Umbrès, les gardait en mémoires et leur offrait un culte.


Au XIVème siècle, un sorcier italien du nom de Pierro Fistorel passionné d'art fit l'acquisition d'une partie de la fresque reprenant la Tantra Genèse. Intrigué, il passa sa vie à rechercher tout ce qui avait une référence à ses deux êtres divins. A force de découverte, il reconstitua la Tantra Genèse dans son intégralité.
Pierro Fistorel créa par la suite un sanctuaire où il y logea tous les trésors liès à la conception de monde sorciers. Son unique but était de les préservers des prèmises du temps. Il s'entoura de sorcier de confiance pour l'aider dans sa quête. Ils se nommèrent Gardiens au fil des années.

Fistorel voulut faire partager sa découverte, mais les sorciers étaient hermétiques à cet prétendu conception du monde. Alors il décidé d'aborder le sujet avec les moldus qui vouaient un véritable culte à genèse. Pierro philsophait souvent sur les ressamblences et différences de chaque Genèse du monde moldus et de celle qui découvrit, taisant le fait qu'elle soit sorcière.
Mais il comprit très vite son erreur. qu'elle soit sorciere ou non, cette Genèse n'avait aps de culte. Cette notion ne lui était pas familière et il avait du mal à cerner le danger de son partage. Des hauts représentants de l'église eut vent de cette Tantra Genèse et décréta qu'elle était un danger pour l'humanité et leur croyance. Les heutes instances religieuses mirent en place un groupe appelé les Veritas. Celui-ci avait pour but de détruire tous les arts représentants ces Rosà et Umbrès. Au fil des siècles, Fistorel puis après leur autres Gardiens cachèrent leur butin de ces saccageurs d'oeuvre d'art. Les Veritas étaient pour la majorités des moldus mais quelqu'uns, les 'chefs' était des sorciers. Certains moldus étaient dans la confidences mais même ces derniers ne savaient pas ce que ses sorciers faisaient dans leur rang. Mais en 1415, Marius Anafesto avait une idée très arrêté sur le sujet.




Spoiler:
 


Dernière édition par le Mar 16 Oct - 19:59, édité 4 fois
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Dim 7 Oct - 20:39

Et tandis qu'Isis avait été enlevée par Anafesto et ses disciples désireux de protéger l'histoire et les œuvres liées à la Tantra Genèse, Egon était resté de l'autre côté du mur... assimilé malgré lui à Lucio, le petit fils de l'ancien doge Giovanni Delfino. Sans même avoir le temps de protester ou d'appeler Isis, Egon fut emmené par Valentina dans une histoire alambiquée à destination de ce que la jeune fille appelait Le Repère de l'Arengo.




- Ne parle pas, Lucio, Anesfesto est de l'autre côté... lui imposa-t-elle en collant sa main sur sa bouche.

Egon écarquilla les yeux en regardant cette grande brune aux cheveux bouclés qui parlait une langue qu'il ne connaissait pas. Elle portait une magnifique robe et un masque vénitien, relevé sur son front. Elle semblait être en embuscade, regardant suspicieusement au bout du mur devant lequel ils étaient, puis de chaque côté, à l'affût du moindre mouvement. La seule chose qu'Egon avait comprise, était le prénom par lequel la jeune femme l'avait nommé. Lucio? Mais Lucio ce n'était pas lui.

Après trois minutes ainsi confinés sans bouger ni parler, dans l'ombre d'arcades longeant le quai d'un canal, la jeune femme consentit à retirer sa main, satisfaite d'un Merlin sait quoi qui laissa Egon dubitatif. Parce qu'il ne savait pas dans quoi il était tombé et qu'il ne savait pas si être Egon valait mieux qu'être Lucio, l'ancien Gryffondor jugea que le quiproquo était peut-être une bonne protection le temps qu'il comprenne mieux où il était et qu'il trouve une façon de savoir où Isis avait pu atterrir. Les premiers indices tombèrent assez vite.

Valentina tourna le dos à Egon quelques secondes de plus, le temps de contrôler une dernière fois en se penchant un peu, ce danger qui semblait les menacer derrière le mur où ils étaient postés. Il en profita pour se frapper d'un antique sortilège de traduction que Deneb lui avait appris à l'époque où il passa ses premières vacances à Septenmille, l'île natale de sa petite amie, où les habitants parlaient un dialecte qui lui était occulte. L'enchantement permettait de comprendre et de donner l'illusion à ses auditeurs qu'on parlait leur langage. Aussitôt fait, il cacha sa baguette et attendit les instructions de l'étrangère. Elle se tourna vers lui, lui prit la main en souriant avec légèreté, remit son masque sur son visage et commença à marcher le long du canal éclairé par des torches et vivifié par des musiques, des rires et des allées et venues triviales provenant de toute part.
- C'était le Doge illégitime! Marius Anafesto. J'en suis persuadée... je ne sais pas ce qu'il voulait à cette heure-ci à cette étrangère mais je suis contente d'être arrivée au bon moment pour t'empêcher de le suivre encore! C'est lui que tu suivais, n'est-ce pas? Oui! Tu savais! Tu devais bien savoir que c'était lui... Ton obsession finira par te porter préjudice. Qu'est-ce que tu ferais si je n'étais pas à te surveiller? Tu vois bien que je ne suis pas seulement une petite aristocrate sans cervelle! Je peux t'être utile, Lucio, admets-le une bonne fois pour toute! Lucio a besoin de sa Valentina!

Egon esquissa une sorte de sourire indéchiffrable. Et pour cause, il ne savait pas s'il avait envie de sourire ou de crier. Que répondre? La jeune femme semblait le connaître... Elle parlait d'un certain Anfesto qui était avec une étrangère... Isis?
- Où tu m'emmènes... Valentina?

Egon eut l'impression de poser la mauvaise question. Son accompagnatrice s'arrêta d'un coup et se tourna vers lui. Elle le gifla et se remit en marche visiblement vexée. Egon la suivit en accélérant le pas et l'attrapa par l'épaule pour la retourner.
- Qu'est-ce qu'il y a? Qu'est-ce que j'ai dit?
- Tu as oublié!
- Oublié quoi?
- Tu es impossible, Lucio! D'abord, tu t'enfuis de la fête en m'abandonnant, ensuite, tu changes de costume pour porter ces étranges vêtements! Je n'ai rien contre mais le carnaval se veut un peu plus élégant... où as-tu eu ces vêtements par ailleurs? Pourquoi joues-tu ces mystères? Néanmoins, j'ai l'habitude de tes extravagances... tu es un Delfino, après tout! A quoi bon s'alarmer?! Tu disparais deux heures et quand je te retrouve enfin, tu es dans les couloirs du Dulce, à errer à la poursuite du Doge et de sa nouvelle maîtresse alors que tout le monde t'attend au Repère de l'Arengo... on avait dit que 'ça' se ferait cette nuit à trois heures... et pour une fois, j'en serai aussi... pourquoi tu veux absolument m'écarter des Veritas? J'ai envie d'en faire partie! Je veux combattre avec vous!
- Les Veritas?
- Oh, ne fais pas l'idiot, je préfère que tu noies le poisson de façon plus accorte au lieu d'essayer de me semer ou de jouer l'éberlué quand je te rappelle ton devoir!
- Mon devoir?! Mais de quel devoir tu parles?
- Oh, non. Non, non, non... Lucio... Marciano va te tuer! Ne fais pas l'idiot devant Marciano. Tu as l'esprit dément ce soir... allons te changer pour commencer.

Valentina pesta tout le long du chemin qui les mena vers une splendide demeure au cœur de Venise. Egon n'osait plus rien dire mais à force d'écouter la jeune femme, il comprit petit à petit qu'il était à Venise, au mois de février durant le Carnaval. De fil en aiguille, il finit aussi par réaliser que les Veritas était d'une façon ou d'une autre une sorte de secte liée au destin de Rosà et d'Umbrès. Valentina voulait devenir Veritas, le Lucio pour lequel elle le prenait, était un des chefs des Veritas, Marciano, un autre chef. Anesfesto? Mystère. "Isis, où es-tu?"

Chez Valentina, ils croisèrent beaucoup de monde qui semblait être à son service malgrè l'heure tardive. Elle emmena Lucio dans une pièce où elle lui tendit des vêtements qui étaient exactement à sa taille et un masque pour le carnaval.
- Je me demande pourquoi le Doge a enlevé cette jeune femme... je ne l'avais jamais vu avant... sans doute une roturière, se demanda Valentina à haute voix en ajustant le col de son Lucio.
- Où tu penses qu'ils sont allés? questionna Egon, en jouant le jeu.
- Je ne sais pas... mais nous avons de grandes chances de le voir demain soir au Conseil. J'espère que tu agiras avec moins de fièvre que cette nuit... je ne sais jamais si tu te rends compte des risques que tu encours. Fais profil bas en ce qui concerne Anafesto. Il a plus de pouvoir que vous... vous ne pouvez pas percer son mystère en le filant indéfiniment. S'il voulait, il pourrait vous faire enfermer avec Marciano! Aller, on y va... prenons l'air en marchant vers l'Arengo, tu sembles complètement déboussolé mon pauvre Lucio...

Bras dessus et bras dessous, les deux jeunes gens sortirent. Egon resta à l'écoute des indices qui s'accumulaient petit à petit afin de retrouver Isis. "Avarice? Pourquoi l'avarice?" La réponse viendrait sans doute bientôt... n'était-ce que les richesses qui les entouraient? Etait-ce dans le cœur même de l'aventure qui se profilait?
- En tout cas, j'ai eu très peur quand Augustina m'a dit qu'elle avait vu les soldats emmener un homme qui te ressemblait comme deux gouttes d'eau... ça fera un nouveau pendu au matin.
- Pendu? Au matin!... me ressemblant?
- Je me demande ce que le pauvre homme avait fait. Peut-être un autre conspirateur... qui sait. Ce n'est rien de grave tant que ce n'est pas toi qu'ils pendent, sourit Valentina sans savoir que celui dont elle pressait le bras était un imposteur alors que celui qu'elle croyait avoir en face d'elle était quelque part à l'aube de sa mort.

"Vite! Trouver des solutions maintenant!!"


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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Sam 13 Oct - 14:21

Une odeur nauséabonde caressa ses narines et lui fit reprendre connaissance. Isis se sentait vaseuses. Il lui fallut un peu de temps pour reprendre ses esprits. Assommée, toujours… ca commençait à devenir une fâcheuse habitude. Mais là, à son réveil, il n’y avait pas Egon pour la rassurer.


- Je vous ai confisqué votre baguette. Mais rassurez vous je ne vous veux pas de mal.

Laissez-moi en douter.

Isis examina la salle pour voir s’il y avait une issue possible. La pièce était une cavité souterraine aménagée. Elle était richement décorée et éclairée par diverses torches posées un peu partout. L’abondance de tableaux, statues ou autres reliques ne semblaient pas à leur place. Ces œuvres auraient du être dans un musée ou un riche palais. Au fond se trouvait une bibliothèque remplie de toute sorte de parchemin et de livre. Un bureau se dressait devant cet amas de lecture et lui-même ressemblait à un refuge de bricoles. A l’opposé de la pièce, une gondole était amarrée. Le canal était à première vue la seule issue possible.
Le canal, de l’eau… Isis ne s’y risquerait pas.

La jeune femme était allongée sur un sofa et menottée à celui ci. Elle le remarqua quand elle avait voulu se relever, et cette action lui fut impossible. Anafesto vit le regard de sa prisonnière qu’elle porta à son poigné lié.


- Pour plus de sécurité... mais dès que je suis sur que vous me ferez aucun mal, je vous détacherai, Iccam...

Isis ne dit rien mais ne put cacher son étonnement.
Anafesto prit une chaise et la plaça juste à côté de la captive. Il avait une lueur dans les yeux qui ne lui disait rien de bon. Un mélange d'admiration des Shalimancyans qu'ils éprouvaient devant Isis et Egon et une espèce d’envie malsaine.


- Je me présente. Marius Anafesto, Doge de Venise. Je suis également Gardien. Votre Gardien en quelque sorte.

Isis ne dit rien et détourna la tête du Doge.

- Vous ne devriez pas essayer de vous détacher. Vous allez vous blesser à tortiller votre poigné comme vous le faite. J'en serais peiné. Très peiné.

Je ne me blesserai pas si vous m'aviez pas kidnappé et menotté.

- Kidnappé ?! Non, absolument pas, vous vous trompez sur mes intentions. Je vous l’assure.
Pour vos liens, comme je vous l’ai précédemment avoué, je tiens à ma vie.


Pense : que je lui fasse du mal… il ne tourne pas rond. Merlin, je suis un lapin nain.

- Un lapin nain ?

Vous lisez dans mes pensées ?

- Vous ne dites rien, je m’inquiète pour vous. Je ne me le pardonnerai pas s’il vous arrivait malheur.

Vous me tenez prisonnière, c’est aberrant.

- Je le conçois.
- Donc vous ne savez rien des Gardiens…. Ni des Veritas.


Arrêtez de lire dans les pensées.

Ne vous inquiétez pas, je ne peux pas rentrer dans votre tête, juste quelques pensées. Votre esprit est trop… alambiqué pour que je le comprenne.

Pense : Il est complètement malade… après les monstres court sur patte, j’ai un malade mentale. Egon, tu es où, vient me sauver, je t’en supplie.

- Egon ? ! C’est le deuxième Iccam ? Je suis de votre coté. Je vous assure. Vous êtes septique. Pas besoin de lire dans votre esprit, vos yeux parlent pour vous.
Je vais vous expliquer où nous sommes et qui je suis. Après, je vous aiderai si tel est votre désir.


Et si je ne le veux pas.

- Nous n'en sommes pas là.

Marius expliqua à Isis la découverte de Pierro Fistorel. La naissance des Gardiens et leur but, protéger la Tantra Genèse contre les Veritas. La création des Veritas du à un blasphème qui au fil des années s’est transformé.

- Maintenant, les Veritas ne sont plus composés exclusivement de moldus qui lutte au nom de leur Dieu unique. A leur tête se trouve Marciano, un sorcier. Il se cache parmi les moldus car il a beaucoup de problème dans notre monde. On le dit adepte de magie noire de surcroît… et je pense que ces ragots sont pures calomnies. Par contre, je suis sur qu’il travail pour quelqu’un d'autre. Une personne préparant un mauvais dessein pour l’humanité.

Marius, se leva de sa chaise et alla prendre un lourd livre, fragile et ancien. Sa reliure était en cuir brut et les pages tenaient grâce à des coutures grossières. L’écriture était illisible et aléatoire. D’après Isis, personne aurait pu déchiffrer ne serait ce que le premier mot.

- C’est un journal écrit par un centaure. Un très vieux centaure qui est parti de Thiam Phucci tandis que Rosà et Umbrès régnait toujours sur leur enfant. De nos jours, il vaut mieux taire cette information à ses bestioles, elles sont irrespectueuses et tueraient pour détruire ce précieu cadeau.

Et qu’est ce que cela à avoir avec votre histoire…

- Tout. Ce carnet relate le parcours de ce centaure. Pas de son voyage mais de ses prémonitions. Les centaures ont toujours été à l’écoute du moindre signe pour entrevoir le futur… ce cheval les a posés sur le papier contrairement à ses compatriotes. Et il a parlé de vous, constatez par vous-même.

Isis laissa son regard examiner l’écriture qu’elle ne déchiffra nullement. Cela ressemblait à des boucles infinies et non à des lettres. Même les hiéroglyphes sont plus faciles à lire.

- Il raconte qu’il a vu dans les étoiles un Danger planer sur la vie de Rosà, une catastrophe. Il prédit la venue de ses protecteurs, ses Iccams. L’hybride parle également de porte qui s’ouvrirait en des lieux clés. Et l’une d'elles se situe dans une période d’oublie de la Tantra Genèse et d’heure sombre sur celle-ci.

Et ?

- Et je vous ai trouvé. Vous êtes Iccams, je le sais, tout coïncide à votre venue.

Comment ça ?

- Cela serait trop long à expliquer et nous avons perdu assez de temps. Vous êtes Iccam et vous allez sauver la Tantra Genèse de ces Veritas.

Pense : Le centaure ne donne pas le mode d’emploi par hasard ?

- Je m’excuse mais je n’ai pas bien saisi votre remarque.

Marius, ferma le livre. Se leva rangea le livre en lieu sur et fit les cents pas devant Isis.

- Le problème est que les Veritas sont déjà à l'attaque. Ils ont prévu un événement dirons-nous. La seule chose de sur est que cela touchera directement les Gardiens. De ce fait l'histoire de l'humanité sorciere et moldus. Je ne sais ni l’heure, ni le lieu, ni ce qui va se passer. Quoi que cela sera surement à l'Arengo, c'est leur repère.

- Vous êtes une Iccam. L’Iccam de Rosà. Vous pouvez tout arranger. Il ne faut pas que les Veritas détruisent les reliques de la Tantra Genèse. Comprenez bien que les sorciers l’aient oubliés certe et le cout de cet affront coutera cher. Mais les divinités sont primordiales pour notre monde. S’il arrivait malheur à une des deux comme le prédit cet animal, le monde des sorciers sera en péril.


Je comprend, plus que vous le pensez... mais je suis censée faire quoi ?

- Delfino

Qui estce ?

- Peu importe. Il a craché que l'évènement des Veritas se passerai dans peu de temps. Très peu de temps. Vous allez m’accompagner à son exécution demain.

Exécution ! !

- Oui, il va être pendu. Je l’ai arrêté aujourd’hui. Il est accusé de conspiration contre la République vénitienne.

Il a fait…

- Rien. Outre le fait qu’il soit l'un des Veritas, rien. Mais entre sa vie et la Tantra Genèse, le choix est tout trouvé.

Sauver de reliques au détriment de la vie.

- Bien entendu.

Si je vous aide à sauver vos précieuses œuvres… il aura la vie sauve.

- Si vous le souhaitez, il en sera ainsi. Mais pour le sauver, il va falloir qu’il parle. Et vu qu’il n’en démord pas. La torture ne lui a pas délié la langue.

La torture ! Si je lui fais dire ce que vous voulez, vous le laisser en vie ?

- Vous avez ma parole.

Je veux le voir.

- Bien Iccam. Suivez moi. Mais si vous me faussez compagnie, je vous concidérerait comme impropre à votre rôle et je vous tuerez.

Isis fut détachée et emmenée sur la gondole vers la prison de dénommé Delfino.


Dernière édition par le Lun 15 Oct - 16:10, édité 2 fois
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Dim 14 Oct - 12:04

hj: encore un post très dense.
Après, je pense que je vais revenir à des tailles plus abordables sinon dans trois messages, un post = une nouvelle. What a Face


Valentina amena Egon jusqu'aux tréfonds du chai d'une vieille bâtisse * aux murs défraichis afin de rencontrer une communauté parée de vêtements sombres et dont certains membres étaient masqués. La mascarade avait choisi de porter des masques blancs, en bois ou en cire et au nez allongé. Pourtant le chemin parcouru en gondole avait été bordé par de belles personnes, vêtues de beaux costumes anciens - lui qui n'avait jamais été à Venise ni participé à un carnaval, les trouvait anciens, du moins, il les savait loin des costumes vénitiens des carnavals du XXIème siècle qu'il imaginait.

Ils traversèrent une cave à vin où des centaines de fûts s'alignaient contre un mur qu'ils longèrent jusqu'à l'embouchure vers un nouveau couloir. Il aurait pourtant juré qu'au-dessus de leur tête s'élevait une église. Le bras séculier * ne s'embête pas à Venise, ironisa intérieurement le sorcier.

Quand ils passèrent une seconde cave abondant d'autant de tonneaux de chêne, deux hommes guettaient les arrivées, assis sur des tabourets et armés de levantines °.
- Bon, Lucio, murmura la voix de Valentina qui s'était arrêtée tant qu'ils n'étaient pas encore à la portée des deux gardes, je ferai ce qu'il faut pour votre mystérieux rendez-vous, commande-moi et je m'effectuerai. Mais, jure-moi de me défendre de Marciano. J'accepte de mourir pour une cause mais pas pour un homme. Pas pour cet homme...
- Qu'est-ce que tu racontes? Tu ne vas pas mourir...
- Oui, j'aimerais rester en vie. Pourtant, tu sais comme moi que Marciano profiterait de n'importe qu'elle aubaine pour se débarrasser de moi. Je le sens. Je le sais... Il doit penser que ma mort sera précipitée en entrant à mon tour dans les Veritas, maintenant que les conflits sont grands depuis le Concile de Constance. Ca ne me fait pas peur!
- Valentina, tu ne vas pas mourir.
Valentina embrassa Egon sur la joue.
- Ah, mon bon cousin... cela faisait bien longtemps que tu ne m'avais montré ton affection. Comme nous avons grandi! Et comme tu t'es éloigné de notre famille...

Egon comprit enfin le lien qui unissait Valentina à Lucio. Il se sentit plus confortable dans sa relation avec elle et lui sourit de bon cœur, ce qui semblait la dérouter. L'homme dont il avait pris la place ne devait pas être coutumier de ces égards. Dans le fond, il était abasourdi que, même en le voyant de si près, elle ne reconnaisse pas son cousin. Egon était probablement le sosie de Lucio. Ils se remirent en marche.

D'abord alertés par le bruit de pas qui battaient la pénombre, les deux hommes qui gardaient la porte se levèrent promptement en voyant survenir les deux silhouettes. Le cœur d'Egon se mit à battre et ses tempes chauffèrent devant les dagues dressées. Et si les gardes avaient compris le subterfuge? Mais, il s'avéra bien vite que ce fut Valentina qu'ils voulaient bloquer. Elle suppliait du regard celui qu'elle prenait pour Lucio. De toute façon, sans elle, Egon était perdu. Il était censé être leur chef? Très bien.
- C'est bon. Laissez-la passer. Elle est avec moi. Elle veut être baptisée, fit-il en reprenant une expression qu'il avait entendu de la bouche de son accompagnatrice pendant le chemin. Les deux gardes s'écartèrent et ouvrirent la porte.

La porte donna sur une salle d'environ trente mètres carrés, dallée, humide, peu éclairée malgré les cinq torches accrochées aux murs et les grosses bougies blanches fixées par la cire coulante à même le bois d'une table de réunion. La pièce semblait aménagée ainsi emplie de chaises, de rideaux dissimulant des pans de murs entiers, d'ouvrages reliés et classés sur les étagères poussiéreuses, de piles de parchemins entassés sur des tonneaux en bois qui faisaient office de guéridons.

Assis autour de la table de bois rectangulaire,les attendait le conseil des Veritas. Tous étaient masqués comme Lucio et Valentina, sauf un homme âgé d'une quarantaine d'année, séduisant, imposant, sombre, à la moustache bien taillée et aux très fins. Egon comprit tout de suite qu'il s'agissait de Marciano. Le jeune sorcier se dirigea vers la place libre en bout de table située à l'extrême opposé de celle de Marciano. Compte tenu de la situation, il jugea que cette place devait être la sienne bien qu'il manquât une chaise pour Valentina. En allant vers sa place, Egon observa que l'assemblée ne comptait qu'une seule et unique autre femme.
- Lucio, commença Marciano d'une voix suave en ignorant Valentina, tu es en retard. Basil a dit qu'on t'avait surpris et que tu avais été prit par les hommes du Doge. Je ne t'attendais plus... nous préparions ta libération et te voilà déjà libre! Je vais finir par croire que tu n'as plus besoin de moi. Comment es-tu là?
- Valentina m'a aidé, choisit de dire simplement Egon, en soutenant le regard froid et suborneur du vénitien.
- Retire ta moretta, * ordonna Marciano à Valentina. La jeune fille s'exécuta dans la seconde. Elle avait perdu toute la belle contenance et son sourire mutin qui l'avait jusqu'ici caractérisée.
- Elle fera une bonne recrue, reprit Egon, se servant de beaucoup de bluff pour maîtriser la situation. Il ne savait absolument pas de quoi il parlait.

Marciano resta impassible et sans parler durant un long moment où il regarda le visage de Valentina qui s'était découverte. Egon en profita pour retirer sa bautta *. Il étouffait. La femme assise à la table ne put retenir un petit cri de surprise lorsque le faux Lucio ôta son masque.
- Lucio, je te trouve bien téméraire... aurais-tu décidé de mourir prochainement?

Egon garda le silence. Peut-être avait-il commis un impair en ôtant son masque trop vite. Face au silence obstiné de son compagnon, Marciano éclata de rire.
- Ah! Lucio! Tu es jeune et encore trop intrépide mais c'est ce qui nous a fait tant avancer dans notre quête... Madame, Messieurs, pour ceux d'entre vous qui ne l'auraient pas encore rencontré, je vous présente Lucio Delfino, le chef lucifuge * des Veritas. Détrompez-vous quand vous nous voyez... je suis à son service. Marco... Eliaste... apportez une chaise pour la jeune recrue. Elle va prêter serment puisqu'elle est venue pour cela. Je disais donc, que j'étais celui qui obéissait. Le fils Delfino est l'homme de la prophétie du centaure.

Debout devant sa chaise qu'il avait rejointe, Egon garda son calme et suivait la déambulation du vénitien. Il s'appliqua à ne pas tiquer quand il entendit parler de prophétie et de centaure. Marciano approchait maintenant de lui et de Valentina qui restait collée à son ombre. Alors, sans laisser plus de temps, tandis que tout le monde l'écoutait, le chef charismatique attrapa violemment le bras de Valentina, le plaqua sur la table et, sans hésitation, lui entailla profondément la paume de la main avec la pointe de sa lame. Un réflexe. La main posée sur sa baguette cachée dans sa poche intérieure, Egon fit un pas en avant vers la cousine de Lucio mais il finit par laisser de côté l'option baguette et par agripper férocement Marciano au col de son déguisement. L'homme relâcha Valentina, en la repoussant avec la même violence dans les bras de Lucio dont il se défit d'un coup de coude emporté.
- Elle saigne!! Ce n'est pas elle l'Iccam! tonna Marciano en direction d'Egon et de la tablée.
- Iccam...
- Désolé, mon ami, se calma Marciano en retournant s'asseoir avec agitation et déception, la prophétie, tu comprends? La prophétie que l'antipape Jean XXIII a secrètement recopié du livre des centaures gardé par le Doge Anesfesto.

Un grand silence enveloppa la pièce. La femme prit la parole.
- Lucio... quand la femme prononça son prénom, Egon eut la sensation qu'elle ne le nommait pas directement. C'était comme un pressentiment. Comme si elle savait qu'il n'était pas celui qu'il prétendait être, pourtant, elle continuait de parler calmement.
- Tu es la moitié des Iccams. Tu es l'Uomo.
- Il sait tout ça! Ne ressasse pas.
- Je me demande parfois s'il se rend compte des sacrifices que nous faisons. Je préfère répéter. De toute façon, d'autres ici ne savent pas tout...

De nouveau, face à Lucio, la femme reprit depuis sa place:
- Iccam Umbrès, les Veritas protègent les Delfino depuis longtemps dans l'attente que l'hériter vienne au monde. Les exégètes pensent que tu es l'Iccam. Or, en trouvant Umbrès ou sa réincarnation, nous trouverons sa Donna, décrite comme une personne comptant le plus pour lui. En détruisant Rosà, nous détruisons les naissances païennes des sorciers et toute trace de leur existence.

Comme tu le sais, l'Eglise a promis à ta famille de la protéger à travers les temps si les Delfino se battaient pour l'avenir de notre humanité et la protection de nos croyances. Le contrat est donc le suivant malgré ce que toi, tu en penses, Lucio: les Delfino doivent tout faire pour ranger la réincarnation d'Umbrès du côté des non sorciers, des Veritas, de l'Eglise chrétienne, du secret. Imagine le tord que cela causerait à l'Eglise si l'on admettait l'existence de cette étrange genèse.

Tes aînés ont accepté pour toi, Lucio, et nous avons mis du temps a déterminer que tu étais l'Iccam d'Umbrès. Certains pensent que tu es un usurpateur, peut-être même qu'ici, au conseil, il reste quelques incrédules... Mais Delfino tu es, alors ton devoir est d'aider le clergé à détruire la Tantra Genèse et, en échange, nous détruirons Rosà et ses Iccams pour qu'il ne reste à l'avenir que l'Umbrès.


Nouveau silence. Des personnes chuchotèrent sous leur masque.
- Cette nuit et jusqu'au matin, selon la prophétie, cela serait le dernier jour où nous pourrons détruire la Tantra Genèse!
- Cette aberration qui risque de causer du tord à l'humanité!
- Mais, objecta Egon en gardant son sang froid, Umbrès n'est rien sans Rosà. Et Iccam Rosà saigne, pleure, craint, a mal, aime comme n'importe lequel d'entre nous... ne croyez-vous pas que je mourrai si la dague de Marciano me transperce?

Un très lourd silence s'abattit de nouveau dans la pièce. Valentina resserra son étreinte autour du sosie de son cousin. La femme se leva doucement.
- Marciano, le petit perd la tête, sourit la femme.
- Essaye de mourir Lucio, tu verras... intervint une voix convaincue et étouffée derrière son bautta.
- Je ne comprends pas.
- Le destin ne veut pas que tu meures. Blesse-toi, tombe d'un clocher, sois pendu, noie-toi... il se passera toujours quelque chose qui te rendra à la vie tant que tu n'auras pas rempli ton destin.
"C'est insensé!"
"C'est pourtant la vérité", fit une voix dans sa tête.

Egon leva les yeux vers la femme masquée. Il était cristallisé d'effroi tandis que Marciano reprit.
- Si Valentina n'est pas l'Iccam Rosà, qui est la bonne Donna?

Tous les masques et les yeux se tournèrent vers Lucio.
- Lucio...
- "Trouvez Iccam Umbrès, c'est trouver Iccam Rosà, tendrement allongée dans son ombre chaleureuse." Tu as beaucoup de femmes Lucio mais tu dis n'en aimer aucune. Il ne restait que Valentina... Nous aurais-tu menti?
"Isis!"
"Ne parle pas son prénom ici, Iccam Umbrès! Ils te tueront et Valentina avec, puisqu'ils n'ont plus besoin d'elle. Laisse-leur leurs croyances immortelles et méfie-toi de Marciano."
"Qui êtes-vous?"
"Tu le sauras bien assez tôt. Sois plus détaché: le vrai Lucio n'a aucune tendresse pour sa cousine."

Egon ne s'en rendit pas compte tout de suite mais Marciano était revenu vers lui et la jeune vénitienne. Un objet étrange pointé sur eux.
- AVADA KEDAVRA!

Un bref et puissant éclair vert illumina la pièce. Les Veritas se levèrent avec indignation mais Marciano pivota vers eux, sa baguette les menaçant.
- Quelqu'un d'autre?

Egon tenait le corps chaud et sans vie qui avait été propulsé contre lui. Son cœur était enragé. Ses poings serraient la dentelle du vêtement de Valentina. Morte.

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Iccam
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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Dim 14 Oct - 17:18

La gondole fit une halte dans un riche palais au abord du Rio de Palazzo o de Canonica. Là, une armée de domestiques lavèrent et habillèrent Isis à la mode vénitienne. Bien qu’elle n’eut pas son mot à dire, les jeunes femmes qui l’entouraient ne lui firent aucun mal. L'une d’elle lui glissa dans un souffle de se méfier de Marius.
« Il devient fou quand on s’attaque à la Tantra Genèse… il a même pris la place du véritable Doge pour obtenir plus de pouvoir et protéger ses précieux gains ». Or Isis n’en put en savoir plus, Anafesto rentra dans la pièce pour emmener l’Iccam voir le prisonnier.

Son masque posé sur les yeux, ils reprirent leur gondole. Ils s’arrêtèrent au niveau du palais des Doges. Bien plus tard, à cet endroit ont construiraient le Ponte dei Sospiri pour relier la palais à la nouvelle prison.


- Le palais des Doges…

Passé les gardes, ils entrèrent dans des couloirs peu éclairé. Anafesto et sa prisonnière grimpèrent jusqu’au toits, là où se situait la prison. On entendait des cris étouffés qui semblaient venir de trépas. Des rats se faufilaient à travers les barreaux des cellules. Certains se nourrissaient même de cadavre qu’on n'avait pas évacué et enterré décemment. La crasse, l’insalubrité était de mise. La chaleur également. Isis suffoquait sous sa lourde cape. Elle désirait faire marche arrière mais la vie d’un homme était en jeu. L'Iccam devait le voir. Un pressentiment.


Le Doge ouvrit une large porte d’où s’élevaient les cris qu’elle avait entendus plus tôt. Dès qu’elle rentra, elle eut un mouvement de recul et lutta pour ne pas s’évanouir. On était dans une salle de torture.

Un homme était attaché à un chevalet de bois dont on étirait les membres. Inhumains.


- Laissez-le.

Les bourreaux, deux hommes, cessèrent leur acharnement sur le malheureux.

- A-t-il parlé ?

- Il n’a rien dit.

- Lucio, je suis désolé. Mais vous ne nous facilitez nullement la tache.

Je ne vous dirai rien. Aaaaaah

Marius venait de lui plaquer un bout de fer incandescent sur le visage.

Arrêtez

La jeune femme était au bord des larmes, elle suppliait ces hommes d'arrêter. Lâchant le fer à ses pieds, le Doge imposa à ses gardes de sortir de la pièce.
- Comme tu as pu l'entendre, tu as de la visite, Delfino.

Le Doge sortit de la pièce sans oublier de rappeler à l’Iccam qu’elle devait savoir ce qui allait se passer. Il laissa la porte ouverte. Après un moment d’hésitation, Isis alla vers le prisonnier, ôta sa capuche et son masque.

Egon.

Elle avait avancé sa main vers le visage défiguré du prisonnier. Les cheveux bruns, ses yeux bleus, son sourire c’était son portrait.

- Toi… fuis. Tu ne dois pas être ici. Ils vont te tuer.

Egon… que t’ont-ils fait.

Isis commença à délier les liens du son amant. Elle passa sa main sur son épaule dont il manqua un tatouage. Elle ressentit ce que Delfino lui avoua au creux de l'oreille.

- Je ne suis pas celui que tu crois. Lucio Delfino. Pars, laisse-moi. Il faut que tu te sauves. Echappe au Veritas, échappe à Anafesto, il ne vaut mieux pas qu’eux. Je t’en pris… je t’aime alors sauve-toi.

Son corps était détaché mais tellement engourdi qu’il n’eut aucune réaction à sa libération. Il tomba dans les bras d’Isis et basculèrent tous les deux.

- Tu es l’Iccam… je le sais. Je t’aime depuis toujours. Rosalia…

Il se relava et appuya sa tête contre le bois de son appareil de torture.

- Fuis, échappe-leur.

Je ne te comprends pas. Rien.

- Les Veritas ont eut la Prophétie du Centaure. Celle d’Anafesto est incomplète car elle a été falsifiée. Ils veulent te tuer, tuer Rosà en tuant son Iccam. Marciano joue un double jeu, il travail pour un être vil. Il veut tuer le monde des sorciers, tu dois fuir. Il faut que tu vives.


Iccam ?

Lucio s’approcha d’Isis au plus prés et vint se poser sur son épaule. Il lui murmura ce qu’il devait lui dire.

- Tiens-toi loin d’Anafesto. Fuis-le dès que tu le pourras.

- Vous n’aurez pas dû le détacher. Il est dangereux.

- Cache toi et demain tout sera fini... Les Veritas ne pourront plus te tuer. Mais tais-le au doge. Ne lui dit rien. Ment lui.

Marius avait avancé de plus en plus vers le couple. Il pointait sa baguette devant lui vers le dos d’Isis.
Lucio en profita pour baiser les lèvres d’Isis
.

- Cache toi… je t’aime.


Anafesto, tira Isis derrière lui et la releva.

Vous la connaissez ?

Non.

Et tu l’aimes ?

Elle est la seule que j’aime, de par mes songes.

Je l’aime aussi, tout le monde l’aime, elle est l’Iccam. Dire que des rumeurs propageaient que tu serais l’un des Iccams. Baliverne. Tu n’es qu’un moins que rien.
Avada Kadavra.


Isis poussa un cri de stupeur qui fit accourir les deux bourreaux. Lucio était tombé raide mort. La lumière verte avait pris sa vie. Isis ne supporta pas cette vue. Son corps tremblait, elle avait froid malgré les lourds attribut qui l’habillait. Elle étouffait de plus en plus. Prise de spasmes elle s’écroula sur le sol. Un malaise.



Isis Deux à ce moment là dormait tranquillement dans son lit entouré des bras de Jonathan. Elle s’était réveillée une heure avant à cause du stresse d'Isis Un. Là, elle continuer à gesticuler dans tous les sens dans le lit ce qui fit réveiller à son tour Jon. Il la prit dans ses bras quand elle fut submergée par son malaise. Quand elle reprit connaissance, il avait appelé Mallhou et obligea sa coccinelle à garder le lit.
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Mar 16 Oct - 16:22



La pluie fine n'avait cessée de tomber sur le carreau de sa chambre. Le sommeil agité, un jeune homme se réveilla en sueur au petit matin quand, dans son rêve, il crut qu'on lui lançait un sortilège mortel. Relevant sa tête de son oreiller pour vérifier que la fin de la nuit était encore autour de lui, il fit des gestes lents pour ne pas réveiller la jeune femme à ses côtés. Il s'accouda, soupira, toujours ébranlé par ce cauchemar, sortit du lit et marcha à la fenêtre qui laissait à la lune assez d'espace pour enfoncer ses rayons à travers les voilures des rideaux.

Par la fenêtre le jardin était calme, arrosé de lune, arrosé de pluie. Le jeune homme eut besoin d'une vingtaine de minutes avant d'oser retourner se coucher bouillant d'une haine dont il ne connaissait pas exactement la cause. "Si tu meurs, je meurs," songeait ce double masculin en fermant les yeux. La main de la jeune femme à ses côtés vint l'étreindre tout en dormant et ce double soucieux se demanda soudain ce qu'il adviendrait de lui lorsque l'Original serait de retour. "Si tu vis, je meurs..."



Quelque part en 1415. Venise.


Egon avait été guidé par la mystérieuse femme vers une maison jouxtant l'Eglise bordées de vignes. Ils avaient emprunté les couloirs et les caves sans repasser par le dehors. Le chemin s'était fait silencieusement. Egon portait dans ses bras le corps éteint de Valentina. Devant lui, 'Duchesse', comme Egon l'appelait pour l'instant, marchait d'un pas rapide en tenant une torche pour les éclairer.
- Tu n'aurais pas dû insister pour prendre le corps. Ca fait louche. Valentina et Lucio n'avaient pas de si bons liens que ça.
Egon ne répondait pas.
- Le temps nous est compté avant que les Veritas apprennent que le vrai Lucio a été arrêté par Anafesto. Quand Marciano aura compris que j'ai enlevé le véritable Iccam, il sera dans une fureur! Il cherchera à comprendre ce qu'il se passe... voudra t'empêcher de retrouver Rosà.
Egon ne parlait pas. Son regard était flou, il voyait à peine les contours de la silhouette de Duchesse tenant la torche.
- Tu ne dis rien... Iccam Umbrès...?
Egon ne réagissait pas. Il concentrait sa fureur tandis que dehors l'orage commençait à gronder au-dessus de Venise endormie.

____________


Ils arrivèrent dans un salon déjà chauffé par un feu de bois et seule source de lumière.
- Dépose le corps sur cette méridienne... lâche-la, c'est malsain de transporter les morts.

Duchesse lança sa torche dans la cheminée puis considéra le jeune homme à la mine lugubre tandis que des elfes de maison vinrent s'occuper de la dépouille sur un claquement de doigts de leur maîtresse. Elle était donc sorcière.

Elle s'approcha de lui, agenouillé devant la méridienne, le visage penché sur celui de Valentina que les créatures s'apprêtaient à emporter.
- Qui était elle? Murmura-t-il à l'adresse de Duchesse. Qui est son cousin? Fit-il tout bas... Qui suis-je pour vous...? Termina-t-il d'une voix prônant l'intimidation.

Il se leva et marcha promptement et menaçant vers la femme masquée, au point qu'en le voyant arriver vers elle les yeux enflammés, Duchesse recula et tomba sur un fauteuil qui se trouvait derrière elle. Les elfes sortirent en vitesse avec le corps de Valentina. Elle s'empressa de retirer son masque et de secouer la tête pour rendre à sa chevelure un peu de volume et à sa présence un peu d'humanité. En découvrant son visage, Egon s'arrêta net face à la femme. Il tomba à genou, dépité, les larmes aux yeux, à bout de nerf et de force. Cette histoire allait le rendre fou.

La femme fut attendrie et se pencha sur lui qui était à genou devant son fauteuil. Elle osa passer sa main sur les cheveux puis la joue d'Egon. Son geste était maternel et protecteur. Douceur.
- Pourquoi pleures-tu, Iccam Umbrès?
Et Egon ne répondait pas. Cachait ses larmes comme un enfant blessé.
- Valentina est une Contarini. 30ème et 47ème Doge de Venise. Une jeune aristocrate en mal d'aventure, elle n'est qu'un pion sur l'échiquier de ton destin. Ne la pleure pas... Elle connaissait les dangers. Tu sais, j'ai autant de questions à ton sujet que tu n'en as maintenant...

La femme continuait sa caresse maternelle sur la tête fatiguée d'Egon qui la posa contre ses genoux sans plus oser regarder ce visage.
- Longtemps nous avons tous cru, Veritas comme Gardiens, que Lucio était le Delfino représentant la réincarnation de l'Iccam Umbrès dont parle la prémonition du centaure. Même lui le pensait... jusqu'à ce que l'antipape vole la prophétie originale aux Gardiens. Tu te demandes certainement pourquoi on te confond si facilement avec Lucio?


Egon s'était adouci et adossé au fauteuil, à côté des jambes de Duchesse. Il écoutait calmement les explications qui lui étaient fournies.
- En étudiant mieux la prophétie recopiée, nous avons remarqué une xylographie qui représentait entre autre l'Iccam masculin avec un double visage. Nous pensions qu'il se regardait dans un miroir mais nous avons compris que le cadre que nous prenions pour un miroir et que le double personnage signifiaient toute autre chose. Au regard de cette découverte, pour garder ce secret, nous sommes allés nous emparer de l'œuvre originale en la remplaçant par une factice où manquaient les éléments les plus importants... les Gardiens n'avaient alors pas terminé de déchiffrer la totalité de la prophétie... ils n'avaient que les informations concernant Iccam Rosà et très peu sur l'Umbrès.
- Quelle était cette découverte que vous vouliez cacher?
- L'illustration le montrait passant une sorte de porte et rejoignant son 'jumeau'... un Delfino face à un autre Delfino.
Egon était prêt à contredire Duchesse mais celle-ci le précéda.
- Tu es le Delfino de cette prophétie. Lucio est un de tes ancêtres.
- Comment pouvez-vous déterminer avec certitude que Lucio n'est pas Iccam?
- Sur l'image originale que nous avons dérobé aux Gardiens, l'Iccam illuminé protégeant Rosà a un dessin sur le bras. Dessin que Lucio n'a pas sur le corps.

...


Iccam
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Dim 21 Oct - 16:10

Anafesto s'accroupi prés d'Isis pour voir si elle allait bien. Quand ses spasmes cessèrent, il en profita pour la prendre dans ses bras et l'emmener loin d'ici. Mais avant, il donna ses ordres aux geôliers.

Pour la mort du prisonnier, on considère que ceci est un accident. Personne ne criera au scandale pour un interrogatoire trop zélé contre un conspirateur de Venise. Qui, de plus, projetait le funeste plan de mettre notre belle cité à feu et à sang.

Les deux hommes acquiescèrent du chef. On ne mettait pas en doute les ordres du Doge.

Dois-je vous signifier que vous n'avez vu personne, ni moi et certainement pas cette jeune personne.

Acquiescement. Le Doge scruta les deux gardiens assez longtemps pour leur faire peur. Les deux hommes se turent.
Ces derniers arrêtèrent de se préoccuper de leur chef pour aller voir Lucio gisant au sol.

Pendant ce temps, Anafesto pris dans ses bars Isis et l'emmena dans la gondole. Elle ouvrit les yeux avec difficultés.


Je n'aurais pas du vous imposer cette scène. Veuillez m'excuser d'avoir profané une vie vous qui les préservez... comme le fait Rosà. La mort doit vous être insupportable…

Reposez-vous Iccam…


Marius enveloppa Isis de ses bras. La gondole vogua doucement au fil de l’eau, filant silencieusement dans le labyrinthe des canaux vénitiens laissant le palais bien loin d'eux.

Vous allez pouvoir bientôt vous reposer, Iccam.

Isis ne comprenait pas ou elle était ni ou ils allaient. Elle était sous le choc du meurtre, sous le choc de son malaise. En pleine convalescence, luttant pour ne pas retomber dans les pommes. Elle étouffait et ne supportait pas le contact avec le criminel. Elle voulait s’enfuir mais ne le pouvait. Son traitement lui était indispensable pour se rétablir le plus vite possible. Sinon, il lui fallait beaucoup de repos et de temps pour aller mieux. Dans le cas présent il lui manquait l’un et l’autre.

pense : Egon, je t’en pris… j’ai besoin de toi. Je t’en supplie…
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Dim 21 Oct - 17:04

Silence de mort. Le cœur d'Egon bat la chamade. Il lève la tête vers le visage de la femme et se redresse immédiatement sur ses deux pieds.
- Tu as donc un tel dessin sur toi? Dit Duchesse avec plénitude, en se plongeant dans le fond de son siège, toute souriante. Alors nous sommes sauvés! Tout cela est vrai!
- Qui est le 'nous' dont tu parles sans cesse? A quel groupe appartiens-tu?
- Comment te nommes-tu, Iccam Umbrès?
- Réponds à mes questions.
- Lucio et moi faisons partie des Veritas mais ceci est bien malgré nous. Parce que, tout comme pour toi, l'Histoire de notre famille a décidé à notre place qui nous étions et pour qui nous nous battions. Clarissa Delfino... Je suis la mère de Lucio.
- Tu as le visage de ma propre mère. Mais je trouve que tu as peu de considération pour ton fils.
- Nous ne sommes que des pions pour sauver le roi. Mon fils s'en sortira.
- Tu es un être humain, ton fils va mourir et je ne suis pas roi.
- Tu es Iccam.
- Non. Je suis Egon.
- Tu seras ce que tu veux être mais ce matin, il nous faut retrouver ta femme et vous renvoyer vers une autre porte... par contre, vous seuls possédez le secret de ces portes...
- A quoi bon partir avec précipitation si je n'ai pu servir à rien?
- Nous devons retrouver Iccam Rosà et tu verras que votre seule venue n'est pas rien. La communauté sorcière a besoin de croire, elle aussi... nous avons besoin de nous souvenir que nous avons une histoire et des rituels.
- Tu parles comme un Gardien.
- Mais je ne suis qu'une mère, Egon. Allons-y. Ne tardons pas... J'ai rendez-vous avec Marius Anafesto.

Egon marqua un temps d'arrêt suite à cette révélation étrange. Anafesto n'était-il pas le 'méchant'? Duchesse se retourna pour lui sourire avec bonté.
- Mon seul camp c'est toi. Je suis la conseillère de Marius, la maîtresse de Marciano... je serai tout ce que je peux être du moment que je peux protéger la Tantra Genèse, les Iccams et leurs secrets.



Au matin levant, à environ 10 heures, Clarissa rencontrait secrètement Anafesto qui descendait d'une gondole amarrée plus loin sur le quai. Isis y était cachée.

Il s'excusa pour la mort de son fils. 'J'ai appris tout à l'heure... toutes mes condoléances'. Le Doge mentait à s'en étouffer, rejetant la faute sur un accroc du destin: un garde aurait supprimé le jeune homme lors d'un interrogatoire musclé après que celui-ci ait été arrêté alors qu'il essayait de s'introduire dans le Temple des reliques de la Tantra Genèse.

Duchesse refoula ses larmes en apprenant la mort de Lucio. Egon, lui, sous les conseils de Clarissa, écoutait la discussion et attendait caché dans l'ombre d'une colonnade le moment le plus opportun pour agir. Cela l'exaspérait de savoir Isis tout proche et de ne rien pouvoir faire encore. La main prostrée sur sa baguette, il brûlait. Enfin, il allait retrouver la jeune femme qu'il ne savait pas être souffrante.
- Ton fils n'était pas l'Iccam Umbrès. continua d'expliquer Marius qui ne se doutait pas de la double mission de Clarissa, Je commence à croire que la prémonition était fausse. Mais, Elle, j'ai pu la trouver. A l'endroit exact décrit par la prophétie. Toutefois, elle était seule. L'Uomo n'a pas encore retrouvé la Rose réincarnée... Clarissa? Et si nous nous étions trompés? Et si l'Umbrès apparaissait ailleurs et que les Veritas mettait la main sur lui en premier? Qu'as-tu appris du côté de Marciano?
- Marciano a tué ma nièce. Umbrès est introuvable mais l'étrange orage de cette nuit indique qu'il est dans les parages... es-tu sûr de vouloir leur bien, Marius? Es-tu certain que tout ce que nous faisons a du sens? demanda Duchesse pour le tester une dernière fois. Elle voulait savoir la motivation profonde de Marius avant de le trahir complètement.

Il passa une main compatissante sur l'épaule de Clarissa Delfino et hésita à répondre à ses interrogations. La nouvelle de la mort de Valentina sembla vraiment toucher le Doge qui n'osa rien ajouter.


Iccam
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Ca faisait longtemps...

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