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 Ca faisait longtemps...

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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Lun 10 Sep 2007 - 1:26

Elle se glissa dans ses bras sans un mot. Le lapin nain, blaireau ou encore la souricette avait besoin de se sentir ouaté* dans des bras réconfortant. Les heures passées dans cette cage à bestiaux avaient été un enfer intérieur.

La seule chose qui avait eu un impact positif et qu'elle n'entendait plus les pensées d'Egon. Une fois était déjà de trop à son humble avis. Cela pouvait être du au lieu ou au coup sur la tête elle s'en fichait, le fait était là.



Elle ne dit rien, toujours. Rien. Pas de son, pas de remarque pas de mot mit bout à bout pour former des phrases. Non rien, néant. Pourquoi ? Parce qu'elle le blesserait.


Le regret.


"Egon, je te déteste. Tu n'aurais jamais du me proposer cette sortie. On se voit jamais et regarde où on en est. On va affronter, je ne sais pas quoi pour savoir si je vais être la nouvelle génitrice d'une ribambelle de marmot et toi tu devras m'engrosser comme une vulgaire truie. "


Mais ses mains rassurantes, ses caresses douces et pleines d'attentions lui dit qu'elle avait tord.
Non elle ne regrettait pas cette journée, elle ne le regretterait jamais.


"J'en veux à Deneb, je lui en veux car tu en est amoureux. Je t'en veux car il n'y a eu qu’elle et que même maintenant, elle est toujours là, présente. Je regrette de ne pas être la seule qui compte, de ne pas être la seule qui partage ta vie. Je déteste t'avoir rencontré, je hais ce bal de saint valentin qui nous a lié. "


Ses lèvres posèrent un baiser sur sa nuque dégagée. Sa main entrelaçait ses cheveux.
Jamais elle ne niera ce bal de saint valentin, car elle l'a fini dans les bras de Jonathan. Dans les bras de son amant. Elle aurait fait une croix sur sa vie, sur son amour, sa moitié.


"Egon, je te hais. Tu m'as fait oublier Jonathan. Tu n'aurais pas du me désirer."


Une larme coula et termina sa course dans le creux du cou de son compagnon.
C'est de ça faute si elle avait négligé Jonathan. C'est elle qui avait écouté son instinct. Egon n'avait pas cherché Isis, c'est elle qui était allé le trouver. Elle aurait du lui reprocher de l'imaginer nu pendant ses hallucinations au lieu d'en rire. Elle aurait du mettre un terme à leur entrevue quand il lui dit qu'il l'a désiré... mais n'est ce pas elle qui avait commencé ?


Le regret. Le regret la dévorait de plus en plus
.


Egon, je veux partir d'ici.


Elle avait relevé la tête et le regardait droit dans ses iris ocèan.

Elle se détestait, elle s'en voulait, elle regrettait ce qu'elle était et ce qu'elle était devenue. Toute cette mascarade était sa faute. C'était elle qui avait mit Egon dans ce pétrin, c'est elle qui voulait qui se brûle les ailes à l'aimer. C'était elle qui voulait qu'il reste pour l'avoir à sa porté. Toujours elle qui décida de boire ce thé. Ce thé de malheur. Certes il y avait eu une magnifique soirée, mais Isis doutait de plus en plus que cela en vaille la peine. Avant ce thé, ils avaient passé un merveilleux moment, que cela soit sur une île ou pas, ça ne changeait rien. Ce qui variait était la situation où ils se trouvaient à l'heure actuelle.

Elle aurait donné tout ce qu'elle possédait pour que demain matin elle se réveille dans son lit, nu avec pour seul habit Egon. Même avoir Mallhou et sa morale quand elle les auraient surpris, e lle le désirait. Mais là...



Excuse-moi pour tout ça.

Elle l'embrassa pour se faire pardonner. Pardonner de tout ce qu'elle ressentait à ce moment précis. Elle aurait aimé plus qu'un simple baiser, ou de simple caresse. Elle brûlait d'envie de refaire l'amour avec lui. Mais les enfants l'en dissuada. Ne pas leur donner plus que ce qu'ils attendaient d'eux.

Et avant de s'endormir, elle murmura à Egon qu'elle était prête à tout pour récupérer sa baguette et s'enfuir de cette île. S’ils avaient la possibilité de voir pour La Rose, ca ne sera un plus, mais que ce n'était pas sa priorité, loin d'être sa priorité.






Aux aurores, le couple avaient été emmené dans un endroit reculé de l'île, en pleine montagne. Ils étaient entourés de ruine où se mélangeait les pierres et quelques végétaux dispersés. Il y avait au sol, un cercle de pierre qui représentaient deux poissons entrelacés. C'était le symbole de la naissance de La Rosà et l'Umbrès.


Isis et Egon furent séparés. Chacun d'un coté et d'autre du symbole.



- Cher Shalimancyans, Moi Rhianne votre aîné préside cette assemblée au nom des Villac de notre terre. Des étrangers adultes sont apparu sur nos terres, mais les Dieux ne nous on pas averti de cette venue. Le soleil ne sait pas caché sous la lune pour nous le dire. Alors, comme le veut nos traditions, nous allons tester ses inconnus pour voir si se sont les Iccam de Rosà et Umbrès ou nos prochains Villac Umu.


Rhianne avait une voix impétueuse qui glacée le sang. Elle avait un corps d'enfant et parlait comme un être glacial. Isis avait beau savoir que les mômes peuvent être parfois les pires êtres, cela lui foutu les jetons.


Avec des flammes dans les yeux elle rajouta.


- Et s’ils s'avérent que ce ne sont que des imposteurs... ils seront offerts en sacrifice à nos Dieux.

Les partisans de Rhianne sautèrent sur place. Isis regarda de ses yeux exorbités Egon. Cherchant à savoir si elle ne délirait pas. Un sacrifice humain !!


- Silence.

Miwa avait prit la parole. Isis la reconnu facilement, elle était la vieille dame assise derrière la petite diablesse. A ses côtés, se tenait Délios, bâillonné et ensaucisoné dans une grande chaîne de fer.


- Les deux adultes vont devoir affronter chacun une épreuve. S’il s'en sorte indemne, ils seront véritablement les Iccam. Si les Dieux les sauvent, cela signifiera que les Dieux les ont envoyé pour vous protéger. S’ils meurent... le sacrifice aura été fait.


Miwa, avait beaucoup de mal à respirer et faillit même s'évanouir. Elle était dans un état pitoyable mais Isis s'en ficha complètement.


Rhianne fit un signe aux enfants qui gardaient le couple et ils les libérèrent.
Plus personne n'était dans le cercle, à par elle, Egon à l'opposé et leurs épreuves.


Leur baguette, Isis ne les avaient pas repérés. Elle espérait vraiment qu'Egon les aura remarqué sur les accoudoirs du trône où se pavanait Miwa.



Spoiler:
 


Dernière édition par le Mer 12 Sep 2007 - 0:01, édité 2 fois
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Mar 11 Sep 2007 - 2:23

Isis et Egon furent détachés. Un air taciturne masquait son visage. Il se frotta les poignets pour aider le sang à circuler à nouveau. Très lentement. Il avait très posément écouté Rhianne. Très posément écouté la vieille femme à côté d'elle. Mais il y avait une chose qu'il aurait beaucoup de mal à supporter sur cette île et qui commençait à l'énerver aimablement: depuis trois jours, les habitants de Shalimance n'avaient cessé de les ballotter, leur donner des ordres, les habiller à leur guise, les enfermer, les affamer, les juger, les espionner, les menacer. Tout ça pour quoi? Mourir comme offrande divine? Ca faisait beaucoup pour un Gryffondor de sentir ainsi sa liberté estropiée. Seul, cela aurait fait assez longtemps qu'il aurait attaché la gamine de près de 24 fois son âge au pergola de la plage pour récupérer sa baguette quelle que fut l'issue de ses actions. Cependant il n'était pas seul et il y avait Isis. La voir traitée comme une esclave le cabra au-delà de tout discernement et de toute sagesse. Impulsif incontrôlable. Or, ça commençait à bien faire, de se contrôler.

Dès qu'on le relâcha, Egon ne chercha pas à savoir quelle épreuve il allait devoir affronter. Il descendit les marches qui formaient le cercle de pierre représentant une sorte d'arène. Il marcha droit vers Isis qui se trouvait à l'autre bout. Son coeur battait à tout rompre et quelques grondements d'éclairs similaires retentirent une fois ou deux avant de laisser de nouveau place au vide. Dans les tribunes, les enfants s'écrièrent, refluèrent, meuglèrent. Rihanne lui ordonnait d'attendre le début de l'épreuve. La foule se souleva mais aucun n'osa descendre dans l'arène... Que voulait l'Homme? Que lui arrivait-il?

Miwa posa sa main sur le bras de Rhianne pour l'empêcher de parler encore.
- Laisse ou ça sera pire après, fit la vieille femme en regardant le ciel s'obscurcir.

"Ils ont besoin de nous. Tant qu'ils ne sont pas certains de ce que nous représentons pour eux, ils auront besoin de nous," se disait Egon en toute confiance alors qu'il traversait le cercle.

Il atteignit les marches en haut desquelles se tenait Isis. Il marcha sans hésitation droit vers elle et sans jamais détourner ses yeux d'elle. Il sentait les animations autour de lui. Des enfants qui s'armaient déjà pour le remettre à sa place par la force. Pourtant, ses impressions ne l'arrêtaient pas car Egon à cette minute n'en avait rien à faire de ce qu'il pouvait lui arriver.

Par contre, qu'un d'entre eux frappe, attache ou pousse encore une fois
Isis...

Son pas ralentit quand il aborda les dernières marches et qu'il n'était plus qu'à un mètre d'elle.
Il la regarda.
Il lui sourit candidement.
"Tu vois... je suis là."
Il lui tendit la main pour qu'elle la prenne.

Un très lourd silence terrassa l'arène.
Son cœur battait...

Le vent dans les arbres était le plus bruyant.

Egon s'imaginait très bien Rihanne en train de fulminer à côté de la vieille Villac umu. Pourtant, aucun autre bruit ne résonnait dans le cercle de pierre.

A ce moment-là,
Egon sut qu'Isis et lui n'étaient pas simplement dans une illusion de Bergamote Tourdemain,
car ce qu'il désirait le plus chèrement à cet instant ne se réalisa pas.
Ils étaient dans une réalité.

Alors, il serra la main de la jeune fille et la tira vers lui avec douceur.
Egon en avait déjà perdue une... pas une autre encore.
Pitié.

Le stade haleta... les enfants ne savaient plus quoi faire. 'Ils ne vont pas le faire...' appréhendaient les demis-hommes, en souhaitant plus cher que leur salut, les voir pourtant le faire.

Le monde disparut autour de lui... Dans ses bras. Très fort. Il la serra. Respirer une fois encore son parfum, ses cheveux, sa détresse. Il aurait tout cassé. Il aurait anéanti jusqu'à la dernière fourmi de cette île si un d'entre eux s'était interposé.

L'orage se leva. La pluie tomba en une soudaine et violente rafale.
- Isis... murmura-t-il.

Il l'embrassa.

C'était simple comme geste. Mais les tribunes en avait frémi. Tout autour d'eux ne fut que le déferlement de cette tempête soudaine. Il y avait sa bouche qui avait envie de la sienne. Une attache invisible qui clamait son dû. Un baiser pour lui dire que ce n'était pas sa faute, alors pourquoi s'était-elle excusée? N'était-il pas tout autant incriminable? Il ressentait un tel besoin d'être avec elle... Oh, que cet orage lui semblait si bien rythmer son sang affolé, sa haine et son am... âme. La pluie arrosait leur visage maintenant. Il serait resté jusqu'à en fondre pour obtenir ce baiser jusqu'à leur dernier souffle.

Ses lèvres avaient un refuge entre celles d'Isis. Ses mains n'auraient jamais quitté sa nuque et ses joues si, derrière lui, le bruit d'un battement d'aile ne l'avait pas alerté pour qu'il se mette sur ses gardes. Egon rompit le baiser et se retourna en toute hâte en faisant parade avec son corps devant Isis. Il avait fait le geste de sortir sa baguette mais voilà le drame, il n'avait pas sa baguette. Elle était près de Miwa.

Devant eux, un gigantesque sombral noir de charbon et de cendre et un hippogriffe flamboyant s'étaient approchés. L'hippogriffe se montra d'abord menaçant. La pluie devait l'énerver... il regardait le couple de son œil perçant. Ses ailes battirent une nouvelle fois, ses sabots crottèrent le sol de coups furieux.

Pas à pas, Egon descendit les marches en murmurant à Isis qu'il s'en occupait. Il se félicita d'avoir suivi les cours de Soins avec Hagrid. Il se calma pour commencer, respira profondément, chemina plus subtilement jusqu'à se trouver à deux mètres de l'animal. Il lui fit une révérence. Resta en position assez longtemps, le visage tourné vers le sol. Il se rendit compte que l'averse était passée. Le soleil revenait car, chassé par le vent, les nuages lourds d'éclairs s'étaient éloignés.

Après une bonne minute dans cette position, il sentit l'hippogriffe lui renvoyer la révérence. Ainsi encouragé, Egon releva le menton en souriant avec aménité et tendit très prudemment sa main vers le bec de l'animal. Ce dernier la reçut et se baissa suffisamment afin de le laisser monter sur son dos. Egon sourit à Isis qui était restée face au Sombral inoffensif et se tenant docilement face à elle. Une clameur de joie d'éleva alors d'une des tribunes mais fut aussitôt calmée lorsqu'il monta sur le dos de la créature et qu'il s'envola. L'ancien Gryffondor ne perdit pas de temps. Il vola au-dessus de Miwa et Rhianne qui s'enfuirent de peur, se protégeant l'une te l'autre et abandonnant les bouts de bois sur le sol. Sans réfléchir Egon sauta depuis le dos de l'animal pour atterrir six mètres plus bas, se blessant à la cheville, mais ce n'était pas grave... pas grave tant qu'il avait leur baguette.

(Un peu édité pour plus de précision)




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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Mar 11 Sep 2007 - 17:23

L'orage délavait ses peurs, ses doutes, ses craintes. Seul Egon comptait dans leur lien palpable.


Les battements d'ailes arrivèrent, leur rappelant que leurs épreuves les attendaient.

Le lien se dénoua... juste assez pour qu'ils affrontent chacun leur monstre.

Affronter était un bien grand mot. Isis devait vaincre un Sombral protecteur qui l'abrita de la pluie en déployant une de ses ailes au-dessus de sa tête. Et qui menaçaient tout ce qui trouvait autour d'elle.
Le Sombral. Son protecteur, son symbole, son... tout.
Elle qui s'attendait à avoir des montagnes de dangers pour s'en sortir devait vaincre un Sombral sauvage domestiqué par sa seule présence.


Mais cela importait peu en ce moment. Le calme était revenu dans le ciel et dans les gradins. Tous les enfants étaient muets et regardaient la scène, les yeux ébahis, ne sachant pas comment réagir. Seul Miwa et Rhianne s'enfuyaient. Les autres étaient statufiés, même Délos qui fut libéré.

Egon joua les supermans et se blessa. Isis alla le rejoindre après avoir caressé la tête du Sombral. Arrivée en face de lui et de son sourire triomphant, elle se moqua légérement.


Crétin Humpf ...

Mais non, elle ne se fichait pas de lui, juste un petit peu.
Elle l'aimait, c'était indéniable.
Elle craquait devant son courage, respectait son assurance, s'amourachait de son esprit protecteur. Elle l'aimait mais détestait sa grimace alors qu'elle examina sa cheville.

Avant même qu'il se mette à émettre des protestations du style :

"C'est rien, ça fait pas mal... tu vois je peux gambader. Bon pas courir, mais gambader c'est déjà pas mal." que ses yeux reflétaient à la perfection, Isis lui murmura indiscutablement :

Mais oui, c'est ça, et la grimace de douleur, c'est juste pour faire style.


Le soulagement la parcourait. Son sourire, son rire et l'apaisement réapparurent. Après avoir repris possession de sa baguette, elle souleva Egon dans les airs et le posa sur Benemoth qui n'était autre que le Sombral. Isis alla à coté de la monture et de son homme

Rhidow, après leur avoir fait une panoplie de révérences, d'égards respectueux et émerveillés - qu'Isis interrompit très sèchement - pour honorer les Iccams, leur montra le chemin d'un lieu ou ils pourraient se reposer. Les enfants étaient maintenant tous en train de les aduler, de les dévorer des yeux et de leur demander grâce. Le couple n'en avait que faire. Isis ne voulait qu'un endroit calme pour s'occuper du blessé.









Arrête de gesticuler dans tous les sens. Tu es blessé à la cheville. Tu restes assis... y a assez de gosses ici pour que toi, tu n'en fasses pas qu'à ta tête.

Ils étaient dorénavant dans une large pièce ouverte au cœur du palais. Isis avait chassé tous les curieux à l'aide de sort en tout genre. Elle avait également condamné les entrées. Ils étaient seuls.
Comme si les sortilèges ne suffisaient pas Sombral et Hippogriffe surveillaient à leur manière leurs petits protégés. Benemoth était sagement assis devant les arcades béantes, empêchant tous les curieux d'épier quoi que ce soit. L'autre monstre volait dans le ciel formant de grands ronds délimitant la zone à ne pas franchir.


Isis était maintenant en train d'enduire la cheville d'Egon de pommade composée de diverses plantes qu'elle avait fait apparaître après nettoyage. Il avait une entorse mais pas de plaie ouverte. Juste un peu de peau râpée et à vif.


Non mais franchement, tu ne pouvais pas attendre pour sauter d'être un peu moins haut... tu pouvais être blessé... et je le parle pas de cette entorse, vraiment blessé. Me regarde avec ce sourire miais, je suis sérieuse.

Elle laissa la crème agir et se retourna pour faire face au courageux Gryffondor. Ils étaient tous les deux assis en quinconce sur un large divan qui pouvait servir de lit

Tu as de la chance qu'Anatole - mon apothicaire - m'a appris à faire certaines crèmes utiles et que Mallhou m'oblige à connaître des sorts utilisés pour les premiers soins.


Elle l'embrassa soulagée et heureuse. Mais il y avait des questions qu'elle se posait sans arrêt. Elle resta tout de même silencieuse, essayant de se reposer mais n'y arriva pas. Elle voulait partir de cet endroit. Elle avait peur. Peur de ce qu'ils allaient leur arriver maintenant. Elle avait distinctement entendu qu'on les nommer Rosà et Umbrès. A faire froid dans le dos.

Ils pensent que nous sommes les Iccams de Umbrès et Rosà... enfin, ils ont dû voir beaucoup d'Iccams si c'est ça leurs épreuves. Il suffit juste de suivre des cours de SACM et tu t'en sors, même sans magie, enfin baguette serait plus juste.

Un hippogriffe, ne pas lui manquer de respect, ce n'est pas vraiment une grande épreuve... si tu ne t'appelles pas Malefoy ou un crétin du genre. Et le Sombral...


Isis sourit. Ca elle ne pouvait pas le justifier par des cours. Les Sombrals sont... enfin elles ne savaient pas trop comment les sorciers les classés. Elle n'avait pas suivi les cours de SACM après les hippogriffes.

Tu sais, je suis malade. Ce que j'ai n'a pas de nom, c'est une maladie infantile... enfin c'est quelque chose qui peut être comparé à une maladie. Moi, je doute beaucoup que cela soit une maladie. Enfin, le fait est que j'ai des crises et des malaises. Durant ses crises, je tombe dans un coma péri-je-sais-plus, j'ai jamais retenu le terme. Enfin peu importe, mais le fait est que je parais morte et je suis clinique morte pendant un laps de temps indéterminable. Mallhou pense que c'est pour ça que j'ai un rapport particulier avec les animaux liés à la mort comme les chats... ou les Sombrals.
C'est une de ses nombreuses hypothèses entourant mon cas... pour elle, je ne suis qu'un cas médical exceptionnel. Rien d'autre à ses yeux.



C'est pour cela en autre qu'Isis n'appréciait pas Mallhouwen Piterski. Mais ce que la jeune fille ignorait et que le médicomage aimait Isis comme sa propre fille et donnerait tout ce qu'elle possédait pour lui rendre la vie plus belle.


Le troupeau de Sombrals de Poudlard est très proche de moi. Quand j'ai tenté de me suicider, j'ai failli me noyer et c'est eux qui m'ont sauvés. Enfin... si ce n'était pas pour moi, c'était au moins pour protéger l'entité que j'ai en moi. Je ne sais pas ce que c'est mais c'est un corps étranger.
Une des hypothèses - tout est hypothéses pour mon cas - est que c'est ce corps étranger qui me rend malade. Mais cette entité n'apparaît nul part dans mon organisme. Le seul moment où elle se montre est lorsqu'on examine les sphères corporelles. C'est un examen magique ou l'on peut faire apparaître tous les sentiments souvenirs sous forme de petites boules lumineuses. C'est dangereux car on peut perdre beaucoup de souvenirs mais ça permet aussi de voir les sphères de vie. Pour certains cas, c'est intéressant. Pour moi, on a vu que j'avais un truc dans le corps. Ca change rien mais ça les amusent de m'examiner sous toutes les coutures.

Bref, tout ça pour te dire, que les Sombral ne me feront jamais de mal, c'est dans leur nature. Ce sont mes protecteurs, tout comme les chats. C'est un lien inexplicable qu'on partage mais c'est comme ça.




Isis posa son regard sur son symbole à l'extérieur. Avant de revenir à son protecteur humain.

Jon ne sait tout ce que je viens de te dire. Il sait certaines choses, comme l'entité - il a même cru que j'étais enceinte à ce moment là - c'est que je suis malade et d'autres choses. Mais il ne sait pas tout. Pourquoi à toi j'en parle...? parce que j'ai confiance en toi, sûrement. Et que tu ne m'inquièteras pas plus que je ne le suis déjà.

Et surtout que ça me permet de me rassurer sur le fait qu'on n'est pas des Iccam, pas des incarnations de Rosà et Umbrès... qu'on est aussi dans la réalité et non pas dans un rêve et qu'on peut de ce fait pouvoir trouver une issue pour partir.




Isis se leva, pour faire les cent pas. Elle en avait marre d'être assise et de ne pas pouvoir faire les mouvements qu'elle voulait depuis 2 jours. Maintenant, elle profitait de cette liberté retrouvée.

Ils pensent que nous sommes leurs nouveaux Dieux. Mais leur épreuve, n'importe quel sorcier auraient pu en réchapper, ça ne prouve rien. Je sais que je ne suis rien d'autre que moi, et que même si tu as une force herculéenne et que tu fais peur, très peur, non mais franchment t'es encore plus flippant qu'eux, quand tu te fâches, tu n'es pas un immortel... sinon tu ne te serais pas blessé. Ce point résolu, comment on va leur faire comprendre qu'on n'est pas des Dieux et qu'on ne restera pas ici pour repeupler leur île?

Pause.

Parce qu'il n'est pas question que je reste ici. Faut qu'on trouve un moyen de partir. Et là, un moyen bien sorcier. On a nos baguettes, et on est dans la réalité. Pas dans un rêve, sinon cela ferait depuis longtemps qu'on se serait retrouvé dans le lit de nos ébats car c'est la seule chose que je désire le plus depuis 2 jours. Quitter cet enfer.

(Edit Egon: Isis étant portée sur l'alcool, Egon a édité son message pour corriger les mochetés de fautes d'orthogram qui gachaient tout le message)
Edit Isis : merci *rougit*.
.
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Jeu 13 Sep 2007 - 2:52

Egon était donc en train de se faire laminer ce qui lui restait de cheville par la douce Isis. Il était plutôt macho ascendant faut pas me prendre la tête quand il s'agissait des bobos. De ses bobos. Il avait trop mal et ce n'était pas faute d'essayer de savoir si la délicatesse qu'Isis mettait dans les soins promulgués n'allait pas le rendre plus cul-de-jatte que la chute en elle-même. Il la ferma pour ne pas passer pour une femmelette mais il lui aurait bien proposé d'attendre sa troisième année pour qu'elle revienne le soigner. Gesticuler dans tous sens? Il l'aurait bien vu à sa place, tiens. 'Vas-y voir comment tu fais, le Lapin Nain, quand y'a des gosses de un mètre douze et un vieillard qui débarquent sur une plage?'

Pendant qu'elle le charcutait allégrement, elle lui confia sa maladie... qui n'en était pas vraiment une. La révélation eut l'avantage qu'Egon se concentra sur ce qu'elle disait et finit par ignorer la douleur de sa propre cheville. Il trouva même que cela était déplacé de se plaindre d'une cheville tordue, un peu râpée, quand elle souffrait d'un mal qui la tétanisait et allait jusqu'à laisser pour morte certaines fois.

Sans rien ajouter il passa sa main sur sa joue en souriant pour relever son visage. Il lui offrait un regard bleu stable et conscient que quoi qu'il dise, il ne changerait rien. Alors, il ne dit rien. Rien avec des mots, le reste était dans le bleu... elle comprendrait.

Il songea que la confidence n'était pas de trop car s'il n'avait pas su ce phénomène dont elle était sous l'emprise et qu'elle s'était retrouvée cliniquement morte sous yeux, il en aurait... il ne savait pas. Mais il aurait mal vécu la funèbre découverte. Elle acheva de le soigner et se mit à marcher de long en large en réfléchissant à haute vois. Elle termina. Elle lui semblait effrayée et écartant la nomination exacte de ses peurs car, probablement, elle n'identifiait pas véritablement le danger... elle le sentait.
- Viens-là, toi, lui demanda-t-il doucement comme il la voyait stresser, il tendit sa main vers elle pour qu'elle revienne la prendre et qu'elle l'aide à se lever. Nous sommes crasseux. Nous allons prendre un bain, je vais laver et démêler la tignasse qui te sert de cheveux et te dire ce qu'on va faire... j'ai une idée très simple et je ne te la soufflerai que dans l'eau moussante des thermes... quand tu seras détendue et que tu cesseras de faire les cent pas. Tu me rends chèvre. Ah, et aussi, embrasse-moi.




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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Jeu 13 Sep 2007 - 17:30

Isis l'aida à se relever et lui indiqua qu'il pouvait prendre appui sur elle. Sa cheville n'allait pas apprécier de supporter son poids. Sans se faire prier, elle lui concéda un tendre baiser. Il eut comme effet d'envoler quelques seconde ses doutes... juste avant qu'ils reveniennent à l'assaut.

L'idée de se laver était hautement tentante. Après avoir passé deux jours dans la terre de leur caveau, puis avoir etait traîné en pleine forêt et bousculé de tout part. Leur peau était couverte de salissure et leur vêtement tomber en ruine. Mais en même temps, elle aurait aimé partir de cet endroit dans l'immédiat. Sans attendre. Elle présentait de mauvais moment à passer. Ou bien c'était seulement sa peur qui la mettait en garde. Partir était son mot ordre.


Le regard bleu azur, le sourire amusé et le charisme rassurant en face d'elle lui inhiba son envie. Elle céda intérieurement. Prendre un bain, se laver, se reposer pour partir après. Ca pouvait être une bonne idée.
Soutenant le blessé par la taille, Isis amena Egon dans la pièce adjacente.


Une grande salle, ouverte sur le toit, où se situait en son milieu un vaste bassin taillé à même la pierre. Des plantes décoraient les murs et quelques divans semblaient être posés aléatoirement autour du gouffre. Il y avait quelques statues qui délimitaient une sorte de zone autour de leur baignoire. Le sol était confectionné d'une magnifique mosaïque représentant des dieux de l'eau. Isis reconnu une représentation de Poséidon, dieux de l'eau romain. Ca aidait d'avoir une mère historienne.

Dès que le couple franchit la limite imposée par les statues représentant divers animaux marins, des larges voilages transparent teintée de bleu tombèrent tout autour du bassin.


Ils se cachaient même quand ils se lavaient. Flippant.

Isis aida Egon à s'asseoir sur un fauteuil qui se trouvaient dans le carré de baignade. Elle se retourna pour remplir l'eau leur bain, mais elle n'eut pas à le faire. Le bassin se remplissait de lui même. L'eau était claire et quelques bulle de mousse apparurent.

Isis ne put s'empêcher de sourire. Malin. C'était très malin, et en fin de compte elle aimait beaucoup cette pièce. Bien qu'elle avait peur de l'eau depuis le naufrage qui coûta la vie à ses parents, elle n'attendit pas que le bassin termine de se remplir. Elle se déshabilla, délaissant les guenilles qui cachait son corps et commença à descendre dans le liquide savonneux prenant soin d'aider l'homme moins une cheville à se glisser à son tour dans l'eau fruitée et moussante.
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Sam 15 Sep 2007 - 22:49

L'homme moins une cheville descendit dans le bassin des thermes soutenu d'une main par Isis, de la maison des Lapins Nains. Il s'installa dans son dos et jouit de la parfaite température et des parfums émanant de ce préau arrosé d'eau et d'huiles essentielles. Il ne ferait pas languir Isis très longtemps au sujet de l'idée qu'il avait eu pour s'échapper de cet endroit. C'était simple, très simple même, lui avait-il promis. Comment d'ailleurs n'y avait-il pas pensé avant?

Il commença à lui parler tout en passant sur la peau de la jeune femme une éponge de mer couleur corail qu'il trouva à bon escient sur le rebord du bain. L'éponge magique produisait son propre savon.
- Quand nous étions dans la cellule, le premier jour que j'ai passé sans parler, je l'ai passé à penser. Et essayer des choses par l'esprit. Autant te dire que rien n'a fonctionné.

Il passa l'éponge sur les épaules, la nuque, les bras d'Isis, relevant la chevelure à laquelle il s'attaquerait en dernier.
- J'ai essayé des sortilèges d'attraction par la pensée. Je me faisais des représentations de nos baguettes pour les faire apparaître près de nous... j'ai aussi tenté de me concentrer afin qu'on change de terre, qu'on retourne vers Londres comme nous sommes venus. J'ai même pensé que lorsque nous aurions digéré le thé, nous pourrions peut-être retourner chez nous...

Egon parlait lentement, aussi absorbé par la peau d'Isis sous les couches de savon que par l'emphase qu'il aurait au moment de lui révéler le dénoumement de son explication.
- Le deuxième jour, je me suis dit que le thé de Bergamote était une sorte de portoloin qui nous guidait vers d'autres endroits de la planète selon les thèmes des péchés auxquels nous voulions succomber... Mais quelque chose ne fonctionne pas. L'illusion devrait s'arrêter d'elle-même, non? Du moins si nous, heu, quand nous désirons rentrer...

Un silence prit possession du couple. Egon respirait sereinement au-dessus de l'épaule d'Isis, savonnant la jeune femme avec prévenance. Il ne se laissa pas déconcentrer car ce passage de son récit était important. Pas forcément les mots eux-mêmes car ce qui était important, Egon ne le prononça pas mais le suggéra. Sa voix hésitait à affirmer certaines paroles. Par exemple, il ne souhaitait pas dire explicitement qu'il se sentirait bien sur Shalimance s'ils parvenaient à redresser certains points obscurs, qu'il y aurait volontiers fait sa vie avec Isis mais pour condition qu'ils aient eu le choix de le faire et le temps d'en discuter avec leur famille et leurs amis.

flashback - la veille dans la cellule, Egon a écrit:

"Je n'ai rien contre toi, ou plutôt, je dirais que c'est plutôt sympa d'être contre toi. Mais pas de là à avoir 15 enfants et à en éduquer cinquante autres, or quelque chose me dit que toi non plus. On doit retrouver nos vies, Jon, tes cours, ton elfe tout strange, Baten, l'asso... Natacha... si tout ceci n'est pas un songe et que le thé de Tourdemain a agi comme une sorte de portoloin gustatif, on doit avertir L'Ombre et La Rose que leurs enfants souffrent de ne pas avoir le droit de grandir, si la Rose est malade, peut-être que le remède se trouve ici, où tout à commencé. Il doit y avoir une raison pour laquelle ils sont tous reclus sur Shalimance. Soit on l'apprend à nos dépens, soit c'est par tradition ancestrale et nous n'y pourrons rien mais ça ne sera pas pour autant que nous devrons jouer au papa et à la maman, soit on se tire le plus vite possible sans chercher à savoir."

Vivre une vie quand on n'en a rien décidé était un bagne, même au paradis. Il pencha un peu plus sa tête dessus l'épaule d'Isis pour regarder ses grandes mains étaler la crème savonneuse sur la peau de son sein blanc. L'image le fit frissonner, il remonta doucement jusqu'à son cou mélangeant subtilement les caresses à la toilette de la jeune femme. Il s'était séparé de l'éponge spécialement pour cette partie-là de son corps, laissant flotter le végétal sur l'eau du bain moussant.
-... ou quand nous ne succombons plus au péché qui nous a amené où nous sommes. On ne peut pas retourner chez nous tant que nous voulons rester ensemble à ne rien faire, ma belle.

- Ici la magie n'opère pas. Ils sont tous moldus. Je parie qu'ils n'ont pas préparé d'épreuves... ils auraient attendus que la foudre nous frappe. Je ne sais pas. Mais regarde ce qu'a été l'épreuve! Ce sont nos animaux symboles qui sont apparus! L'hippogriffe s'appelle Fiodor, je l'ai déjà rencontré auparavant... il y a très longtemps avec Enki et Alexandrei.

- Isis, le seul acte magique sans baguette que nous avons pu accomplir avec certitude...


Pause. Le jeune homme cherchait quelque chose. Une brosse venait d'apparaître sur le rebord de la baignoire. Au même emplacement que l'éponge magique était apparue auparavant. Egon sourit. Il saisit l'objet et alterna entre humidifier la chevelure et la démêler en douceur, grâce au baume au miel qui affluait de la brosse comme le savon de l'éponge. Une brosse magique.
- Tu te souviens quand nous sommes arrivés sur la plage. Je n'ai eu qu'à penser au deuxième drap de Londres pour qu'il apparaisse.

flashback - arrivée sur la plage, Egon a écrit:
Il regarda autour d'eux, le sable blanc cristal de lune mais aucune trace de leur baguette. Son tatouage vira doucement au vert mais se calma instantanément lorsqu'il vit apparaître devant eux leurs deux baguettes.
- Draps?

Et un drap apparut.
- Isis... je ne pars plus d'ici, sourit Egon en s'entourant du drap pour rejoindre, avec Isis, main dans la main, la tente juchée sur le ponton.

- Tu as plein de nœuds... un vrai nid tes cheveux. Où j'en étais? Oui. Le drap. Et bien figure-toi que la brosse avec laquelle je te coiffe ou cette éponge magique avec gel douche intégré proviennent de ta salle de bain.

Un grand silence. Egon laissa à Isis le soin d'intégrer l'information pendant qu'il terminait de coiffer sa chevelure avant de la faire se retourner pour l'avoir face à lui.
- On ne peut pas aller là-bas, mais on peut faire venir des choses, des objets qu'on se rappelle visuellement avec précision. Certes, tant que nous n'avons pas la certitude de ce que j'avance et que tout ceci est bel et bien réel, nous ne pouvons toujours pas transplaner (Je tiens à rester entier). Mais, Isis: nous pouvons faire venir la boîte de thé et tenter une autre infusion qui nous ramènerait chez toi.




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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Dim 16 Sep 2007 - 18:15

Isis ne dit rien. A quoi bon ajouter quelque chose. Elle trouvait cela tiré par les cheveux mais inexplicablement très réaliste.


Elle prit la brosse des mains d'Egon et examina le manche. Il y avait bien les deux griffes de ses félins, Comète et Daïmon. Ils aimaient beaucoup saccager ses affaires en marque d'affection.



La Colère: Iccam Rosà Iccam Umbrès


Un cri se fit entendre et elle leva les yeux au ciel. Au-dessus du bain, Fiodor et Benemoth volaient. Des symboles, ça elle n'en doutait nullement. Fiodor avait rencontré l'homme moins une cheville, Benemoth était la copie conforme du patronus du lapin nain. Et que les enfants de Shalimance ne leur aient pas donné d'épreuve a proprement parlé avait sa part de cohérence. Alors, pourquoi les deux chimères étaient arrivées là précisément ? Une idée folle lui apparu mais elle l'a jeta dans l'oubliette de son esprit à peine l'eut elle pensé.

pense : Si on était vraiment des Iccam... je suis fatiguée pour penser cela.


Elle sortit de l'eau après avoir ôté le savon qui restait sur les cheveux de son amant et fini de le laver à son tour. Elle pensa très fort à une grande serviette de bain qui tomba à ses pieds
.

D'accord... tout ce qu'on peut faire apparaître par magie ce sont des éléments qui nous appartiennent.

Elle récupéra la serviette et s'essuya avec avant de s'enrouler dedans. Elle pensa très fortement à la Boite de Thé qui se posa sur un petit renfoncement prés du fauteuil où plus tôt Egon était assis. D'ailleurs elle s'y blottit, les jambes replier devant elle, et regarder la boite pensive adossé contre le dos du siège.


Je conçois que ta théorie est plutôt réaliste. Toute la magie que nous pouvons user appartient à notre monde. Que nous ne sommes plus chez nous parce qu'on a envie de rester ensemble à ne rien faire. La paresse...

Isis sourit en se rappelant leur belle nuit ensemble.

Mais la boite à thé nous aidera pas.

Isis orienta son regard vers Egon. Elle voulait partir de cet endroit, mais pas retourner chez elle. Absolument pas. Retourner dans leur réalité signifiait prise de tête en vue et complication.
Tout simplement pour pouvoir voir Egon, et encore "si on ne se voyait plus… ne pas penser à ça…", elle ne retournerait pas dans son monde.
Elle le voulait. Elle le désirait. Et s’il n'y avait que son avis qui comptait, elle serait devenue depuis William adepte de la polyandrie*. Mais elle savait pertinemment que se fait était tout bonnement impossible, William était parti car ne voulait pas la "partager", Egon n'était pas du genre à se laisser faire et Jonathan... autant ne pas y penser.
Non, elle ne voulait pas retourner dans sa réalité, mais elle savait qu'elle doit la réintégrer. Qu'une utopie est par définition irréalisable et que rester éternellement à ne pas affronter ses problèmes étaient impossibles quoi que très tentant. Et puis, le petit Rhidow semblait à Isis si similaire à Pirate quand elle avait eut son problème de rajeunnissement. Oh Pirate ! Joséphine serait ramener Isis sur terre, lui dire " Arrête de jouer les dragonnes et retire moi ces escrapins rouges, non mais ! T'es vraiment intenable, Misis.". Et lui faire admettre qu'elle devra les affronter ses problèmes.


S’il y avait comme péché la culpabilité ou la prise de conscience je ne dis pas qu'on ne pourrait pas partir d'ici. Ou simplement Pirate, je dis que cette boite pourrais nous ramener.
Mais je n'ai qu'une envie c'est de rester avec toi et dans la réalité tu sais très bien que ca ne sera pas aussi simple...


Ce que c'est trois petits points ne disaient pas c'est que cela allait être en grande partie de sa faute. Et que non, Isis n'avait pas envie de partir. Elle avait envie à la fois de vivre avec Egon ici, sur cette île ou n'importe ou il se sentirait bien. Alors que dans le même temps, elle voulait sa vie près de Jon, à Poudlard, et à faire n'imp avec Joséphine ou elles se raconteraient à des heures pas possibles tout ce que deux anciennes poufsouffles à l'esprit tordu pouvaient penser.
Avoir deux Isis, seraient parfait... pas de choix. Mais non, l'utopie n'étaient en rien faisable.



Et sincèrement, tu crois qu'en buvant la luxure ca va m'aider à vouloir repartir dans la réalité.

Isis esquissa un petit rire.

On va éviter de boire la luxure où là c'est sur que je ne remettrais pas un pied dans notre espace temps avant un bon moment. Rien que tes mains tout à l'heure...

Isis savait que si Egon voulait essayer, elle le suivrait. Mais elle savait également qu'un seul pécher serait susceptible de l'empêcher de vouloir rester. Un seul qui lui rappelait celle qu'elle détestait, l'avarice.


Spoiler:
 


Dernière édition par le Dim 16 Sep 2007 - 22:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Dim 16 Sep 2007 - 22:36

"Mais je n'ai qu'une envie c'est de rester avec toi. Et, dans la réalité, tu sais très bien que ça ne sera pas aussi simple... On va éviter de boire la luxure ou là c'est sûr que je ne remettrai pas un pied dans notre espace temps avant un bon moment. Rien que tes mains tout à l'heure..."

- Pour la Luxure, on est d'accord, dit Egon en avançant d'un pas claudiquant près du fauteuil où Isis était assise. Il avait noué une serviette autour de sa taille et essayait de marcher sans faire de simagrées, engloutissant tous les 'ouille' qui auraient voulu sortir. Il arriva près d'elle et échangea de place. Il la prit sur ses genoux, lui laissant garder sur les siens la boîte de thé ouverte. Il fallait choisir.

Un baiser derrière l'épaule. Il songeait à Avarice qu'il imaginait les amener dans un palais dans les nuages, un merveilleux navire de corsaires qui venait de dévaliser un riche vaisseau... et Envie. L'horreur. Il n'était pas près à le boire avec Isis: "Pour qu'on se retrouve dans un univers exclusivement peuplé de Deneb et Jon qui nous mettraient face à nos incohérences. Non merci."

Un baiser sur la nuque. Ses mains suivent le long des avant-bras de la Femme, il l'aide à s'allonger sur lui comme il tiendrait une princesse dans ses bras. Il imaginait la Gourmandise. Ce péché pouvait-il avoir un lien avec Londres? On ne sait comment, la serviette d'Isis s'ouvrit comme les pétales d'une fleur, libérant son ventre et sa poitrine, à présent lascivement chevauchés par la bouche d'Egon. Il était certain que la Gourmandise le mènerait très loin de Londres. A Paris, dans un restaurant gastronomique où tout était un vaste chantier culinaire, de la table, aux chaises, aux vêtements d'Isis. Du sucre à faire disparaître pour atteindre sa peau. Londres n'était vraiment pas liés, dans l'esprit d'Egon, à un quelconque plaisir de tomber dans la tentation.

Un baiser au creux de sa féminité. Le couple avait plus ou moins mis de côté la boîte de thé. Mais ils y reviendraient très prochainement. Le temps pour Egon de terminer ce qu'il avait commencé. La jeune femme était allongée sur les mosaïques des thermes, ses genoux relevés à la manière de deux ogives d'arc en lancette*. Pour le moment, Egon n'était pas très intéressé par la découverte de l'architecture. La faute était à Isis. Sa clé de voûte * était plus sensuelle aux yeux du jeune homme que toutes les richesses géométriques du palais de Shalimance. Orgueil? Il était orgueilleux et ne craignait que peu de choses qui puisse le détourner des buts qu'il s'était fixé. Dans un monde illusoire, il ne souhaitait pourtant pas qu'Isis découvre cette vanité au détriment du lien qu'il était en train de tisser. Non, il ne voulait pas fréquenter un monde où son orgueil serait exacerbé.

Un baiser sur sa bouche essoufflée. Il la tenait à la taille, la serrait dans ses bras alors qu'elle était assise sur lui et tous les deux ressemblaient à un lotus refermé. Il lui souriait, s'excusant à moitié d'avoir repoussé leur départ pour une envie soudaine de lui faire l'amour. Un au revoir à Thiam Phucci.

Ils devaient avoir le fin mot de cette histoire. Ils devaient rencontrer la Rose et l'Ombre si cela leur était possible. Ils devaient retrouver leur vie mais cela leur serait sans doute impossible tant qu'ils n'auraient pas de réponse aux centaines de questions qu'ils se posaient. La Colère... il restait la Colère. Ce mot faisait peur, plus que les autres.
- Je ne suis pas en colère, maintenant... j'étais en colère tout à l'heure, pendant l'orage, très en colère confia Egon en gardant Isis contre lui. Tressaillant de façon incontrôlée quand il sentait sa poitrine contre son torse. Il resserra leur étreinte. A côté d'eux, apparut le plateau qu'Isis avait apporté avec la théière lorsqu'ils étaient à Londres.
- Ce qui me met en colère, c'est de ne pas comprendre comment un jeu, une simple loterie, peut tourner de cette façon. Comprendre comment j'ai pu te promettre qu'il n'allait rien t'arriver pour que tu te retrouves au milieu d'une arène quelques heures plus tard. Ca me met en colère de réaliser que nous payons les erreurs de nos ancêtres... qu'il puisse t'arriver une merde à cause de moi. Foutu thé. Mais là, Isis, tout de suite, tout ce qui me met en colère est absorbé par ta douceur, parce que je suis là et que je me sens tempéré, équilibré, en sécurité... parce que je n'avais jamais pensé pouvoir faire l'amour à une autre fille que Deneb... je voulais que tu le saches: que tu m'apaises.

Ils finirent par se détacher, se vêtir (!), s'embrasser une dernière fois dans cet endroit inouï. Soudain, Rhidow débarqua par un passage secret, il venait les informer que Délos leur proposait de prendre leur place sans plus d'épreuves... mais le shalimancyan tomba sous le choc lorsqu'il vit le jeune couple sur le départ. Les larmes le gagnèrent.
- Non! Non! C'est pas juste! Pourquoi partez-vous? Pourquoi nous abandonnez-vous encore une fois? Vous n'êtes pas Villac! Vous n'êtes pas Villac! C'est grave de nous laisser mourir ici... vous n'êtes pas Villac, vous êtes Iccams, je le sais! Partez pas! Je t'en supplie. Me laisse pas ici tout seul, Iccam Rosà... protège-moi, Iccam Umbrès. Rhianne se laissera pas faire. Je veux aller avec vous! Je veux!

Attendri et désolé, Egon passa plusieurs minutes à le rassurer et lui expliquer qu'Isis et lui reviendraient quand ils auraient retrouvé leurs vrais Iccams et éventuellement, leurs divinités. Rhidow lui faisait penser à Victor, avec 95 ans de plus. Le petit garçon ne se calma pas. Ses cris allaient alerter tous les autres. Alors Egon céda... Il demanda à Isis son avis... et s'il était possible d'emmener Rhidow sur le dos de Benemoth. Animal que l'enfant ne voyait pas.

A l'aide de sa baguette et des enchantements adéquates, Egon fit bouillit le thé choisi: Colère. Benemoth portant Rhidow et Fiodor étaient dans la salle des bains près à partir avec eux au moment du transfuge. C'était le moment. La main posée sur l'hippogriffe. Le moment de boire la tasse de thé, le cœur fredonnant sa tirade angoissée.
- Utilisons la Colère maintenant... gardons les 'meilleures' pour la fin et Luxure en fin, fin, fin, sourit-il en se forçant un peu pour dissimuler son inquiétude. De toute façon, où qu'on atterrisse, nous ne serons plus forcés de jouer à L'Ombre et à La Rose.

Egon plaça la précieuse boîte de thé dans un drap de bain qu'il garda sur lui afin d'être certain que cet objet les suivrait. En cas de problème.

Ils burent le thé après avoir hésité à en donner à Rhidow. Ils lui laissèrent boire une gorgée. Et de la même manière qu'ils étaient apparus sur la plage, leur décor se mit à miroiter, changeant de couleur. Devenant un autre lieu, obscur et aux lumières éteintes. Ils n'étaient pas chez Mallhouwen, c'était sûr. La pierre des murs du palais devint une autre pierre, des voiles et des rideaux pendaient à tous les murs à côté de portraits qui les regardaient avec étonnement. Une brise légère traversait cette nouvelle pièce au milieu de laquelle un lit blanc à baldaquin était entreposé. Ses voilures dansaient légèrement sous l'effet du vent. La chambre était gigantesque et très richement décorée, le plafond était haut, les alentours calmes jusqu'à ce qu'une petite voix tremblotante qui sortait de l'étrange lit ne les appelle.
- Ic... Iccams... c'est vous... enfin vous m'avez trouvé. Je vous attendais.

Egon était ébahi par le spectacle: Benemoth et Fiodor firent une révérence en direction du lit qui parlait. Rhidow faillit en tomber mais il se raccrocha à Isis et se camoufla dans son vêtement (Un Lapin Nain de plus) Pour n'avoir pas fait d'études supérieures, Egon n'avait jamais entendu cette voix sinon, certainement qu'il l'aurait reconnu sur le coup, comme des centaines d'autres étudiants de Poudlard.

Spoiler:
 




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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Lun 17 Sep 2007 - 1:46

Isis avait accepté que Rhidow les accompagne. Elle aimait beaucoup ce petit garçon plus âgé qu'elle. Quand elle le fit grimper sur " l'animal invisible qui fait peur de Iccam Rosà ", il s'intéressa plus à ses joues rosées que le fait de se tenir assis dans le vide.

- Iccam Rosà, tu as chaud

Incrédule et un brin moqueur, Egon avait relevé la tête vers Isis et Rhidow tandis qu'il était occupé à faire infuser le thé.

Non. Pourquoi tu dis ça, Rhidow ?

"Oui, pourquoi tu dis ça Rhidow", pensait Egon sans se départir de son sourire amusé.

- Tes joues elles sont toutes rouges, et tu as l'air bizarre aussi.

Aie, fais attention avec ta main. On t'a jamais appris qu'on ne pointait personne du doigt.

- Oui, mais t'es toute bizarre. Et puis Iccam Umbrès aussi il est bizarre. En plus, il te regarde bizarrement.

Egon fit mine de rien. Soudainement très absorbé par le thé qui coule mais son teint rosit légèrement.

Hum...

Hum...

- Lui aussi il a chaud, il a les joues roses mais moins que toi. C'est le bisou sur la bouche qui fait ça.

Silence

- Parce que je vous ai vu vous embrasser. Comme dans le cercle des épreuves. Mais c'était différent, il t'a touché...

Le petit garçon se tut quoi que dans ses yeux on voyait qu'il voulait en dire plus.

- Sur tout ton corps...

L'ancien gryffondor ne put réprimer un petit pouffement.

"Débrouille-toi avec ça!"

Rhidow, je te signale que tu ne vois pas Benemoth... et tu n'es pas plus intéressé par lui que mes joues roses?

- Et puis il ne t'a pas embrassé que sur la bouche mais euh...

Rhidow... t'as maté!

Rhidow, depuis quand tu es entré dans cette pièce? Tu nous as espionné ?

- J'ai pas regardé, je te le promets Iccam Rosà. Je te promets je n'ai pas regardé. Tu ne vas pas me faire du mal ? J'ai pas regardé, j'ai même bouché mes oreilles.

Hum, il n'a pas tord. Tu cries pas mal, Isis... Question discrétion...

pense : moui, et toi tu restes muet peut etre

Rhidow. C'est pas grave, mais je préférerais que tu t'affoles plus d'être sur un sombral que le fait qu'Egon m'ait embrassé sur mes lèvres... mes autres lèvres.

Isis!

- C'est où les autres lèvres, Iccam Rosà ?

Isis n'avait répondu à cette interrogation que par un large sourire qui en disait long et qu’il ne comprenait pas.

Egon était passé à côté d'elle, laissant tomber dans son oreille une murmure:

Com-plè-tement per-vertie. Un scandale... sourit-il.






Tourbillons et mirages firent apparaître un nouveau lieu.
La colère.
Cette infusion ne les avait pas transportés chez elle mais autre part. Dans un château, un endroit feutrée et ouvert, qu'elle connaissait inexplicablement... un lieu qu'elle côtoyait. Les personnages des tableaux elle les avait déjà vus. Elle reconnaissait Duc du Lac Chapelet qui rendait souvent visite à la Fée de Brocéliande qui logeait en face des cuisines, salle de jeu de ses deux matous...



Poudlard

- Ic... Iccams... c'est vous... enfin vous m'avez trouvé. Je vous attendais.


Le petit Rhidow s'engouffra dans la robe qu'elle avait fait apparaître à Shalimance et dont elle s'était vêtu. Elle était très fière d'avoir un mini Lapin Nain avec elle. Deux lapins nains donc deux fois plus de peur de qui faisait un double boulot pour l'éclopé. Voyons voir comment il allait pouvoir s'en sortir.

Alors c'était en protégeant le petit gars de 101 ans qu'elle interrogea du regard Egon. Et elle sentait la colère prendre effet sur elle.

" On ne jouera plus à la rose et à l'Ombre. Le Iccam qui vient de résonner c'est juste pour faire joli."

Mais elle arrêta de réprimander en silence son compagnon. Benemoth qui venait de finir sa révérence s'était approché du lit. Il invitait Isis à le rejoindre, en tout cas c'est ce qu'elle avait l'impression. Fiodor, lui, se tenait en retrait.

Alors en digne lapin nain, elle fit la chose la plus invraisemblable qu'elle pouvait faire. Elle prit son courage et alla au devant du danger.
Elle laissa Rhidow à Iccam Umbrès qui le protégerait et elle se dirigea tranquillement vers le lit.



Une adolescente y était allongée. Une peau blanchâtre, des yeux rouges et fatigués, des mains tremblantes et frigorifiées. Elle était souffrante. Elle avait se teint maladif qu'Isis côtoyait à Sainte-Mangouste quand elle allait faire ses visites médicales. Mais quoi que très mal en point cette jeune fille avait une beauté fascinante. Une aura qui était apaisante, une force aussi. Elle avait un charisme qui portait au respect et au calme. Une grande force cachée au sein d'un corps à peine formé et fragile. Une vulnérabilité qui tranchait avec son immense pouvoir.


La Rose

Elle hocha la tête en un simple sourire.

C'est bien cela Iccam... Isis, tu...

Prise d'une quinte de toux interminable, Rosà ne peut continuer sa phrase. Isis versa de l'eau fraîche dans un verre d'eau et s'assit près de la déesse pour la faire boire. Elle ouvrit aussi les volants du lit pour que la brise fraîche arrive à son visage.
Ce geste permis à deux hommes de voir qui se trouvaient dans le lit. Bien qu'ils l'avaient entendu.
Le petit Rhidow n'osa pas bouger, il était tétanisé sur place. La Rose lui fit un signe de la main pour qu'il approche et même là, c'était loin d'être gagné. Mais comme Lapin Nain 1ère du nom, il prit son courage à deux mains et fit une grande révérence au pied du lit. La bouche entrouverte et les yeux écarquillés il n'osa pas parler. Et il finit pas s'engouffrer par protection dans les jambes de l'Iccam Rosà qui fallait l'avouer était beaucoup moins impressionnante. Allez comprendre un gosse de 101 ans.


Isis ne dit rien, sourit même à La Rose mais au fond elle avait envie de l'assainir de question. Elle avait envie de lui reprocher tout ce qu'ils avaient subi. Elle la maudissait dans sa tête. Elle ne comprenait rien et n'aimait pas le mot Iccam. Elle n'était l'incarnation de rien et même si on lui prouvait par A + B elle le nierait de toutes ses forces. Sa colère montait mais elle l'a retient. Rose était plus mal en point que ce que les journaux affirmaient. Elle n'allait pas s'énerver contre elle qui luttait contre son état de santé. Isis se mettait facilement à sa place.


Dernière édition par le Lun 17 Sep 2007 - 23:01, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Lun 17 Sep 2007 - 4:13

Comme elle put et avec la faible énergie qu'elle avait, La Rose sourit et commença à parler.

Rhidow, mon fils. Tu n'as pas connu ta mère... Myosistis Desmahen... c'était une des plus belles Villac umu que j'ai pu vous envoyer... Isis tu... sais... ce qu'est une Villac umu, ma fille? Pas seulement cheftaine, elle est nourrice... mère. Il y en a eu tant... Mais tu n'es pas Villac umu.

La Rose fermait ses yeux en parlant. Comme si le peu de lumière qu'il y avait dans la chambre la gênait. Egon était avec l'hippogriffe, en retrait. Il regardait les femmes parler entre elles, froissant le plumage de son animal d'un geste mécanique mais sans rien perdre de ce qu'il entendait. Il avait tant de questions et tant de reproches. Il garda son énervement escamoté dans l'ombre de la pièce, dans l'ombre de son cœur.

Tu es Iccam.

Un silence.

Où est-Il?

Silence.

Où est ton Umbrès?

Rhidow sortit lentement des jupes d'Isis et alla vers Egon en trottant avec anxiété. Il tendit sa main vers la sienne et l'attira vers le lit de La Rose. Petit à petit, il entra dans le faible rai de lumière et Rose put voir son visage. Elle sourit puis referma ses yeux.

Vous êtes beaux, leur souffla-t-elle à tous les deux avec un sourire que le jeune homme trouva similaire à un sourire de fierté d'une mère pour ses enfants. Cela plongea Egon dans une certaine perplexité de voir ce visage adolescent représenter la sagesse de plusieurs centaines de siècles.

Vos regards brûlent de la même façon quand vous êtes énervés. Egon, tu te consumes dans ta colère... retourne cette colère contre moi, contre le monde, contre qui tu voudras mais tu dois la protéger comme Ombre me protège sinon...

Sinon quoi? Craqua Egon, sinon quoi? C'est mon rôle peut-être de jouer au pater familias? Vous créez un monde des gens, des cycles, pour les abandonner ensuite? Pour quoi tout ça! Les avez-vous vu? Regardez Rhidow, regardez-le. Ouvrez les yeux, et regardez-le! Nom d'une goule! Il a cinq fois mon âge et les mimiques d'un enfant de cinq ans. C'est normal? Sa vie s'arrêtera un jour dans l'espoir d'avoir retrouvé une mère et un père mais sans jamais pu être père lui-même! Vous et Ombre êtes cruels! Quelle bonne raison y a-t-il dans l'abandon de centaines de personnes qui ont besoin de vous? Par égoïsme de ne pas voir vos enfants se déchirer, vous les privez d'une vie! Vous êtes si cruelle, La Rose. Il faut aller les voir... leur violence, leur ignorance du monde est injuste!

La Rose se mit à pleurer, Rhidow ne savait plus de quel côté du lit se placer. Les yeux d'Egon étaient enflammés. Il pensait tenir l'un des responsables de cette mascarade et ce qu'il vomissait de reproches sur La Rose soulageait le concentré de remous qui habitaient son âme depuis l'épreuve. Fiodor vint se placer derrière Egon. On ne sut pas si cela était pour se mettre en parade ou pour le faire taire.

Non, non, non... Tu te trompes, Homme, tu te trompes. J'ai toujours été avec eux! Chaque Shalimancyan est l'assurance vitale d'une partie de notre monde. Le monde sorcier existe parce que des Shalimancyans existent alors s'ils vivent protégés, la magie continue.

Son rythme cardiaque s'accéléra. Avait-il bien compris? Un enfant de Thiam Phucci était une assurance vie pour une partie du monde sorcier? L'épidémie qui les touchait était-elle liée au vol du Calice? Etait-ce pour cela que les sorciers mouraient sans qu'on puisse expliquer pourquoi...? Juste parce qu'un de ces enfants centenaires était l'assurance vie de plusieurs centaines de sorciers ou autres créations magiques?!

Iccam Umbrès, assieds-toi. Commanda une voix rauque mais posée, calme-toi. Tu vas créer un typhon dans la pièce et Rosà n'a pas besoin de ça.

Rosà!!? S'exclama Rhidow qui venait de faire le rapprochement entre La Rose et Rosà.

Ombre... Amour. Ma Vie... j'ai mal pour eux...

L'Ombre venait d'entrer dans la pièce, il s'avança jusqu'au chevet de La Rose et baisa ses lèvres malades et exsangues. Dès son apparition, plusieurs objets de la salle se mirent en mouvement. Un siège s'avança vers Egon, un autre vers l'adolescent aux cheveux bleus dont la présence avait vidé de leur cadre tous les personnages des tableaux. Benemoth et Fiodor réitéraient leur révérence... et même Rhidow, qui partit ensuite se cacher derrière Isis.

Iccam Rosà, assis toi sur le lit. Umbrès... tu dois domestiquer ta colère pour faire grandir tes pouvoirs. Nous n'avons pas commandé que vous soyez nos Iccams. De même que nous n'avons pas commandé d'être les créateurs. La nature nous a précédé... les hasards... les éléments... l'amour...

L'amour de qui?

Calme ta fougue. Je ne retire pas à la femme de ton passé la place qu'elle a eu dans ton coeur.

Quelle a dans mon coeur. J'aime Deneb au-delà de sa mort. Je ne veux pas être Iccam parce que je ne peux pas être vous.

L'éternité que j'éprouve pour Rosà nous permet de tenir le monde en équilibre... être Iccam n'implique pas forcément la force de vos sentiments. Et puis vous grandirez et puis comprendrez en temps ce que vous êtes.

Que sommes-nous? Pourquoi nous?

C... comme les sorciers ont besoin des Shalimancyans, nous avions besoin 'd'un coffre' pour... pour nos vies... l'assurance de savoir une partie de nous ailleurs qu'en nous... nous ne pouvons pas nous permettre de disparaître... s... sans laisser d'héritiers ou de traces... l'équilibre est primordial... Votre équilibre me tient en vie... de même que le nôtre vous tient en vie.

Iccam Umbrès, tu es devenu Umbrès quand tu as laissé ton cœur s'ouvrir pour accueillir de la compassion pour Rosà. Regarde à ton tatouage.

Iccam Rosà, tu es mon Iccam... sois mon Iccam ou je devrai tout recommencer... Tu ne peux guérir car tu n'es pas malade. Ton histoire te meutrie, comme la mienne me tue petit à petit.

Tu vas pas mourir Rosà!

Petit Rhidow... le Calice contient le cœur de Rosà. Sans mon cœur, je suis incomplète mais Umbrès bat son sang pour deux. Et Egon aussi... et Isis aussi...

Gardez le thé... ce sont des portes. Acceptez de partir en quête pour retracer nos histoires. Il faut nous connaître avant de refuser notre requête. Connaissez-nous et vous vous connaîtrez. Connaissez-nous et apprenez à vous connaître et vous aurez les réponses aux questions que Shalimance a éveillé en vous.

Isis... accepte... tu dois le convaincre... je...

La Rose se mit à tousser de plus belle et son regard tourna au jaune scintillant. Les yeux de L'Ombre devinrent rouges comme naquit sa crainte.

Sortez! Je dois m'occuper d'elle... vous trouverez naturellement la route et les réponses. Rapportez le Calice si vous pouvez mais plus que tout, acceptez de rester nos miroirs... nos Iccams. Nous avons besoin de vos vies pour garder les nôtres.

Isis... murmura La Rose entre les bras de l'Ombre... Clover Spring...

L'Ombre fit disparaître les deux créatures magiques en expliquant au couple qu'il leur suffirait de prononcer leur nom pour les faire arriver dès lors qu'ils commenceraient à accepter l'idée qu'ils étaient les Iccams.




Iccam
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