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 Ca faisait longtemps...

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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Dim 26 Aoû 2007 - 16:19

Elle aurait du lui dire qu'elle ne se souvenait plus de cette chanson... ni de ce poème.

Elle aurait du lui avouer qu'elle ne savait plus la signification de cette bague. Juste un vague souvenir de ses sentiments vis à vis de ce cadeau. De la confiance, de la joie, du soulagement aussi. Elle se souvenait que ce geste avait pour elle une symbolique très forte de respect et l'avait détendu et enlever un poids, mais lequel ? Pourquoi cette bague là. Qu'est ce qu'elle signifiait pour Egon en ce moment précis ? Elle était démunie face à cela. Mais ce cadeau lui fit plaisir, et la rendait heureuse. Le sourire timide mais franc, charmeur et plein de remerciement en était la preuve.

Elle aurait du lui dire que de se retrouver à danser petit pas par petit pas lui rappelait un sentiment à la fois de culpabilisté, de sincérité, de désarroi et de floue. Elle s'imaginait dèsespérée mais pourquoi ?


Elle aurait du s'éloigner de lui, lui signifier que s’il succombait à ses pulsions il souffrirait.
Il souffrirait car Isis ne lui interdira pas de la toucher et de l'aimer. Parce qu'elle-même ne se l'interdira pas, jamais. Mais que Jonathan sera toujours l'officiel et Egon restera dans l'ombre. Et Isis pensait sincèrement que le jeune homme n'acceptera aucunement ce fait ou le ferait souffrir. Comme il a pu faire souffrir William.


Elle aurait du ne pas le laisser faire.
Elle aurait du se retirer, ne pas laisser agir le baiser timide et humide.
Oh ! Qu'elle aurait du. Elle aurait été quelqu'un de raisonnable.


Mais non. Ce n'était pas Isis.



Isis, elle, se laissa bercer sous ses lèvres délicates. Elle se laissa rapprocher de lui.
Elle glissa instinctivement ses mains sous sa chemise pour sentir son dos nu sous ses doigts, et les laissa caresser aller où bon leur semblaient.
Quand leurs lèvres se séparèrent, les siennes allèrent directement chercher sa peau, son cou, sa nuque. De sa main baguée, elle commençait à défaire les 4 boutons qui cachaient son corps à sa vue.
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Dim 26 Aoû 2007 - 19:34

La rafale de panique qui s'empara d'Egon quand il sentit les doigts et la peau d'Isis contre lui le laissa plusieurs secondes en pleine narcose. *

Un vent violent venait vibrer dans ses synapses, faisant fuser des images de Deneb en diverses situations: leur rencontre quand elle avait onze ans, sa recherche candide de la façon dont on faisait les enfants, leur premier baiser, la souffrance de son tatouage, Citrouille souriante, Deneb nue, furieuse, ou prise d'un orgasme, Citrouille pleurant contre son épaule, ou triste, Citrouille râleuse et farceuse et, enfin, Deneb lui faisant un signe d'adieu de la main... comme si elle était aspirée vers un ailleurs encore plus profond que la mort mais plus paisible que la douleur où le jeune homme l'avait logée jusqu'à présent. Mais dans l'imaginaire adieu d'Egon, elle lui souriait. Elle partait. Elle cessait de le hanter.

Après ce laps de temps inconscient, il laissa Isis l'envahir de sa présence, de ses caresses, de ses mains chercheuses et sensuelles. Ses propres mains se glissèrent sous les vêtements dont il écarta délicatement l'étoffe pour se frayer un chemin vers sa peau. Il avait une envie furieuse de la sentir contre lui... et ses sens débridés en voulaient encore plus.

Machinalement, il leva le menton, pour vérifier les voilages qui les séparaient des autres tables... non, il n'était pas à l'aise ici. Il fallait le dire à Isis avant de... D'accord, juste après ce baiser... le baiser s'acheva mais la main qu'il posa sur son sein lui fit perdre le souvenir de sa résolution...

D'accord, alors après la caresse... mais il y eut une autre caresse, puis une autre encore. Certaines s'insinuèrent même avec convoitise sur les étendues les plus refoulées de leur peau.

D'accord, après sa chaleur... mais la chaleur ne s'éteignait pas... Ca devenait même pire et son ardeur grimpante lui avait fait oublié qu'il n'avait pas envie de baiser sur un coup de tête. Qu'elle reste ou pas, qu'il soit le second ou un crapaud à retardement, ne le dérangeait pas... tant qu'il pouvait faire l'amour et éviter de faire la brute.

Il venait juste de se rendre compte qu'ils étaient désormais allongés l'un sur l'autre sur le divan. Isis à califourchon sur lui. Il cessa de bouger, la repoussa légèrement et passa avec tendresse sa main dans ses cheveux pour les écarter et accéder à ses yeux.
- On part d'ici.



* Narcose: torpeur morbide.

Je te mets les définitions car je sais que ce sont des mots assez peu usités
et je sais aussi combien c'est chiant de quitter sa lecture pour aller mater dans le dictionnaire.
Je mets les définitons dans le doute... je ne sais jamais comment les autres comprennent .




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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Dim 26 Aoû 2007 - 23:36

Hj : moi je trouve ça bien... ça m'évite de partir de ma lecture.

Isis hocha la tête.

Et se détacha de lui juste après un baiser furtif sur son front.
Relevée, elle se rhabilla rapidement. Finissant de fermer le bouton de son propre chemisier rouge, elle se tourna vers Egon.


On va chez moi, ça sera plus calme...

Après avoir pris son sac et signifié à Maxime que les deux gens partaient, ils se retrouvèrent dans la petite ruelle à l'odeur nauséabonde.

Elle prit le bras de son cavalier et ils affrontèrent une nouvelle fois la foule. Elle était plus dense par rapport à l'après midi. A moins que cela était un reflet de son impatience. Cela formait non plus une foule souriante, colorée et amusante. Mais plutôt une armée de rire, une masse de lenteur et un amas d'errance muni d'un seul but : les séparer.

Si Isis ne se cramponnait pas à Egon, ils se seraient vite perdus dans cette folie ambiante.


Il leur fallut une bonne demi-heure pour arriver devant le loft de Mallhouwen.
Il se situait au dernier étage d'un grand immeuble moldus. Il surplombait un grand quartier de Londres dont elle ne connaissait pas le nom. Elle se paumait très facilement à Londres et ne connaissait presque que le coté sorcier.


Son envie avait légrement diminué... ou plutôt s'était mis en sommeil. Et comme tout sommeil, il n'attendait qu'à se réveiller.


Après avoir dit bonsoir au gardien de l'immeuble, et monté l'interminable ascenseur en mettant un soin particulier à se coller contre lui. Ils arrivèrent dans le grand appartement, accueillit par Elfy, l'elfe de maison.

Elle était toute seule et fit par que Mallhouwen travaillait toute la soirée à l'hôpital. Isis dut consoler son amie à grande oreille quand elle commença à s'infliger des baffes car le repas n'avait pas été fait.


Elfy, arrête... c'est un ordre. Pas possible de toujours te donner cet ordre là. Je te l'ai déjà dit que je ne veux pas que tu te frappes ou t'inflige n'importe quelle méchanceté.

Mademoiselle ne m'en veux pas

Non,

Elfy ne savait pas, Maîtresse elle a dit que mademoiselle elle resterait

Stop ! Arrête de te frapper.

D'accord mademoiselle... bonsoir monsieur l'inviter de mademoiselle. Elfy peux vous faire un grand repas si vous avez faim... Elfy va vous préparer à manger

Elfy, on a déjà manger. Va te recoucher s'il te plait. On sera se débrouiller.

Mademoiselle

C'est un ordre (grand soupir )

La petite elfe sortit de la grande salle pour retourner dans sa chambre. Un air triste sur son visage.


Désolée, Elfy est de nature très inquiète et très généreuse.

Elle posa son sac à sa place et ses clés sur la table juste à côté de l'entrée.

Tu veux quelques chose à boire ?

Isis n'osa pas le toucher. L'envie était revenue, mais une retenue était apparue. Il avait peut être changer d'avis. Leur parcours avait été très silencieux, il avait peut être...


Dernière édition par le Ven 28 Sep 2007 - 15:13, édité 1 fois
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Lun 27 Aoû 2007 - 18:48

La rue... C'était bruyant, lourd, envahissant. Egon faisait de son mieux pour garder Isis près de lui, les mains serrées à en devenir moites. Cette chaleur étouffante. Ne pas se retrouver séparé par la foule. Il aurait préféré être devant pour guider et ouvrir la marche, pousser les corps de ces tranchées avivées mais il ne savait pas quelle route emprunter. Ils allaient chez Isis: "Oui, c'est mieux que chez les Céti au risque de réveiller toute la marmaille." La résidence des Kaïtos était une vraie garderie.

L'immeuble... Ils arrivèrent. D'abord la foule ne leur avait pas permis d'échanger un mot mais même quand les rues se firent plus désertes et qu'ils sortirent du Chaudron baveur, ni l'un ni l'autre ne parlait. Egon se contentait d'afficher un visage évasif. Il ne souhaitait pas que la jeune étudiante devine ses pensées par une expression trop ostensible. Il avait même lâché la main d'Isis dès que la route devint moins tapageuse. Dans l'exiguïté de l'ascenseur tout lui fut plus difficile à cacher. Il était moins évident de faire comme s'il ne voyait pas Isis alors que l'endroit ne leur permettait d'être séparés que d'une distance de quelques centimètres. Elle avait d'ailleurs fait de son mieux pour chercher le contact et en réponse muette, sans céder à l'envie d'appuyer sur le bouton rouge qui était à côté de la porte, il avait gardé son regard bleu dans le sien, sans le détourner. Sa bouche s'était accordée un sourire qui montrait tacitement qu'il craquerait très vite. Il égara même un geste ricochet sur une de ses hanches avant de sortir de l'ascenseur. Un effleurement.

L'elfe... Un elfe inquiet les accueillit. Egon se pencha vers elle en une petite révérence pour la remercier avec un amusement non dissimulé. A la vérité, il n'attendait qu'une chose: que l'elfe s'en aille.

L'appartement... Egon n'avait pas réellement pris le temps d'en regarder la décoration. Un loft sur deux étages peut-être plus. Des lumières faibles et une décoration de bon goût. Si Isis y tenait, elle lui ferait faire le tour du propriétaire... l'elfe sortit...

Isis... lui proposa à boire. Il ne répondit pas. Il retira sa veste d'étamine et la posa sur le dossier d'un fauteuil qui était proche de lui. Il alla directement vers elle, se plaça dans son dos, enfouit doucement son visage dans son cou, contre ses cheveux et remonta, de ses deux mains, les centimètres de peau et de tissus qui allaient des doigts d'Isis à ses épaules. Une fois que chacune de ses mains fut posée sur chacune des épaules de la jeune fille, sa bouche prit à son cou des baisers épars, ondoyant petit à petit vers les épaules qu'il tenait et que progressivement il dépossédait de sa chemise. Il ramena un moment ses doigts sur les boutons pour faire céder le reste du vêtement. Il les détacha un à un puis poursuivit de l'ôter. Quand elle fut dévêtue, il fit un pas de côté, puis un autre encore pour se retrouver face à elle et lui prendre avec plus de liberté un baiser qui lui tardait de boire depuis qu'il avaient quitté le divan de l'île. Telle serait sa boisson pour l'instant et pour le moment, il ne se privait pas d'étancher cette soif.



De caresses en respirations libertines, ils finirent par se retrouver l'un et l'autre dans leur plus simple appareil. L'un sur l'autre dans leur plus simple désir. Les baguettes, les chaussures, les armures, les pudeurs... ils avaient tout laissé derrière eux pour s'offrir l'un à l'autre. Egon eut d'abord l'impression qu'il faisait l'amour pour la seconde fois de sa vie, parce qu'elle était la deuxième fille, parce que cela faisait plus de deux ans... parce que tout était si différent. Sa gourmandise et son appétit d'Isis effacèrent très vite les années et son sentiment de culpabilité pour le copain de la jeune femme. Il se laissa submerger. Par ses manières à elle et ses convoitises à lui. Ne s'interdisant aucune caresse qu'il aurait aimé lui-même recevoir. Il était confortable en elle. Il avait envie d'elle avant même que son corps ne lui réclame.




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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Mar 28 Aoû 2007 - 14:24

Elle atteignit l’orgasme dans un râle qui fut plus sonore qu’elle l’aurait souhaité, mais peu importait dans ce moment où la gêne n’avait en rien sa place.



Sa main au couleur de lys se déversa dans une longue caresse sur le dos de son amant pour aboutir au bas de ses reins. Elle huma son odeur musquée avant de se poser dans un souffle chaud un baiser acidulé de passion au creux de son cou. Sa jambe se replia amenant ainsi leurs bassins à se rapprocher l’un de l’autre dans leur exquise étreinte.



A cause de l’étroitesse du sofa et de la position désarticulée, ils durent se séparer au grand déplaisir de la jeune femme. Elle en profita pour se détendre et reposer son corps qui gardait en mémoire le souvenir de l’effort érotique. Assise à côté d'Egon, les jambes à demi pliées et les pieds posées sur la table basse, elle le scrutait sans le cacher.



Ses yeux étaient songeurs et son sourire sensuel. Sa peau moite renforçait sa naturelle séduction. Tandis que son souffle avait un effet coquin sur elle. Elle avait envie de lui. Elle le voulait en elle.



Alors, sa féline personne écouta ses convoitises. Elle s’approcha avec volupté, laissant ses doigts se balader sur son biceps et atteindre son épaule pour terminer leur course dans sa nuque. Tout en caressant de ses lèvres sa joue, son cou puis dévaler son torse musclé de tendre baiser pour finalement les réserver à l’objet de ses désirs. Arrivée à l’effet escompté, elle se pressa tout contre son bassin et le logea en son corps tendrement.

Elle avait envie de lui et son corps le réclamait.
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Jeu 30 Aoû 2007 - 17:44

L'insatiable Isis avec ses pattes de chat miaule sur Egon. Elle se fraye un chemin déjà tout tracé par les feux de son désir. Elle n'oublie pas de ranimer celui du jeune homme dont le corps porte encore les estampilles légères de sa maîtresse, son parfum sensuel et celui de leur essence, les traces de la moiteur rémanente de leurs deux corps qui s'épatent.

Les lèvres, la langue et la bouche d'Isis ont tôt fait d'ouvrir à nouveau les sens d'Egon dont un râle fervent déduit par son étreinte le souffle du plaisir. Déjà, il l'aide à revenir se caler sur lui en souriant de sa lascivité, ne laissant pas sa poitrine -indolemment située à hauteur de son visage- déconcertée de ne recevoir pas les tendresses qu'elle mérite.

Tout mouvement. Quelques secondes... Il stoppe juste tout mouvement quelques secondes, le temps qu'elle prenne place sur lui puis, doucement, lui en elle. On y est. A nouveau. Et c'est le moment qu'il préfère... peut-être comme un peu tous les hommes. Cet instant de quelques secondes où l'on investit le corps à chérir. Cette langueur du frisson qui nous traverse quand le catalyseur de nos souffrants désirs pénètre le corps de l'autre. L'unique instant de sa vie, où l'homme se sent homme sans le moindre doute... il n'y a que lui qui peut faire ça et, pour cela, il éprouve toute sa virilité contre les corps fragiles qu'il assaille. Avec amour, avec force, avec appétit et sensualité.

Alors ces quelques secondes de puissance qui coïncident avec la fusion de leurs deux corps, Egon les savoure... attend un peu avant de se mettre en mouvement... la ceignant contre lui sans bouger. Sans respirer... Doux sont ce calme juste avant la tempête et la conscience folle qu'un homme peut être au-dedans d'une femme. Pour le plaisir.

Et les impulsions s'amorcent, une à une. Les respirations reprennent plus fort. Isis fait danser son bassin et Egon l'aide, la maintenant à la taille, buvant sa bouche et ce qu'il trouve de peau moirée * tout au-delà de lui. Les sens se perdent et il ne réfléchit plus... être en elle, hors elle, sous elle. Et recommencer jusqu'à atteindre le dernier souffle. La position contraignante sur la sofa finit par le lasser. Il se lève en la soulevant dans ses bras pour l'emmener avec lui, comme deux koalas coquins et sans jamais rompre la fusion. Isis comprendra vite qu'il cherche une chambre ou un endroit plus confortable:
- Accroche-toi, lui murmure-t-il en caressant le bras si fin qu'il vient de placer autour de son cou.

De rires et de baisers, ils gagnent finalement une chambre qu'elle lui indique... un lit. Lit que le jeune homme décide finalement de bouder après que leurs rythmes exaltés les en fasse tomber. Aïe... On rit mais on se remet vite en scelle en riant encore une fois. Ils finissent sur le sol, sur les couvertures toutes tombées au-dessous d'eux.

Il y a encore des murmures et des râles que l'on ne nomme pas. Des caresses trop intimes pour les décrire encore... puis il y a tout son corps qui libère son extase engloutie. Silence dans la pièce... c'est le deuxième moment de silence qu'Egon préfère. Juste après l'orgasme. Vibrer sous l'haleine de sa partenaire et presque sauter au plafond dès qu'elle le caresse car le plaisir est encore là, quelque part sous sa peau, en train de le rendre coton, soie et eau. Il n'est plus question de se sentir homme ou viril. Ces perspectives ont quitté son esprit dès qu'il eut surpassé le moment d'accalmie *. Après l'orgasme, il se sent juste lui. Lui et bien.

Roulant très légèrement sur le côté, il dégage un drap qui se cache sous leurs corps et les en entoure avant de prendre appui sur ses coudes pour cesser de faire ployer son poids sur le bassin d'Isis. Il prend le temps de la regarder dans les yeux. La trouve très belle avec ce rose et cette sueur sur le visage... il le lui dit et l'embrasse avec volupté, du bout des lèvres, un frôlement. Il reste en elle jusqu'à ce qu'elle montre des signes l'incitant à se dégager de son étreinte, pose sa tête dans le creux de son cou et ferme les yeux sans parler, reprenant son souffle avant que les questions de 'l'après' n'injurient sa conscience et ses appréhensions.

Non, il ne s'agit pas de problème de scrupules face à Jonathan qu'il ne connaît pas vraiment - on se rassure comme on peut. Il s'agit de lui. Car pour l'instant, c'est lui qui est en elle et bien que par orgueil il aurait préféré se croire le seul en lice derrière l'Officiel Jon, il sait qu'il ne l'est pas. Pour l'instant, cela ne le chagrine pas véritablement mais il y pense et le partage même... Après un long moment de paix où tous les deux ont récupéré, il s'est mis à côté d'elle et la regarde avec un sourire plutôt amusé.
- Est-ce que cela fait de moi un amant ou un accident?

Au moins Egon restait-il lucide sur son statut. Et si elle lui parlait d'accident, alors il faudrait faire un constat. Et si elle lui parlait d'amant, alors... alors...
"Alors je serais totalement paumé... mais assouvi."



Spoiler:
 




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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Ven 31 Aoû 2007 - 20:09

Sortit de sa léthargie, elle s'attarda sur son sourire amusé qui finit de lapider son esprit après le couperet de la phrase.

Elle s'assit, les genoux repliée vers elle, sa tête posée sur l'amas que formait la couverture entremêlée dans ses bras. Egon ne pouvait voir que son dos nu, et son visage songeur posé sur l'oreiller de fortune.


Tu n'es pas un accident, jamais… tu n'es pas non plus un amant dans le sens où tu le sous entends.

Son dos se glaça et un frisson parcourut son corps de tout son long. Frisson dut à la froideur de la pièce mais également aux sentiments et pensées qui se bousculaient dans sa tête. Par reflexe, son corps la prévenait par cet aspect qu’une de ses crises pouvaient apparaitre donc qu’elle devait y mettre de l’ordre dans son esprit. Au fil du temps, elle apprenait à détecter tous les petits détails qui lui éviter ses crises et ses malaises.

La parade qu’elle trouva pour évacuer se surplus, c’était de les dires plus ou moins à haute voix.


Je t'aime autant que Jon. Différemment, mais cela ne change rien à ce que je ressens.

Je n'aime pas l'idée que tout le monde intègre dans ce mot "amant". Amant pour tromper, pour faire du mal ou pour tirer un coup de temps à autre. Ca me dégoute cette façon de voir. Cette façon dont les rumeurs qui courent insinue ma façon d'être, ce que je ressens. Je n'ai pas fait l'amour avec toi pour faire du mal à Jon, ou juste pour assouvir une envie…

… C'est juste que je t'aime et je désirais partager ce moment avec toi.


Isis soupira doucement. Elle avait une rancœur qui se blottissait dans une partie d'elle contre tous ses commérages de bas étages qui ne voient que les défauts d’autrui mais sont aveugles sur les leurs. Les mêmes qui fulminent contre tout être qui ne respecte pas leur règle de bon gens sous tout rapport cloitré dans un monde étriqué d'idéologie castratrice de toute envie.


Les rumeurs… elles sont vraies. Enfin, sur le point où Jon n'est pas le seul homme de ma vie… le reste n'est que pure spéculation. J'ai même eu l'agréable surprise de prendre connaissance de mon statut de maitresse d'un joueur de quidditch dont je n'ai jamais entendu parler. Surement parce que j'aime le quidditch autant que d'avoir perdu mes parents. C'est du n'importe quoi à haute dose. Si tu te considères comme un de mes nombreuses "choses" sache que tu vas être très déçu, il n'y a eu qu'un seul qui a compté pour moi… à par Jon.

Juste un, bien loin de la bonne dizaine à mon actif qu'on a essayé de me mette sur le dos.


Isis releva son buste, la courbure de sa position tirait trop sur sa colonne. Elle prit le temps de s’étirer, repensant à lui. Lui, le seul qui a compté avec Jon jusqu’à ce jour. Elle revoyait leur moment ensemble, leur couple, leur crise, leur moment de repos et de rire, leur passion et surtout leur désir…

William… mais il est parti. Il a préféré s'éloigner…



Isis ne continua pas sur sa lancé et se tourna délicatement vers Egon pour lui faire face. Les yeux longeant dans l’océan des siens assombri par la pénombre de la chambre.

Tu n'es pas un accident et tu es un amant que j'aime autant que Jonathan. Jon est un amant, tu en es un autre, pas de la même façon, pas pour les même raisons… Mais jamais je ne le quitterai pour toi et jamais je ne te quitterai que pour lui. Je ne choisirai pas… jamais.

William était parti pour cela. Si au départ la situation ne lui posait absolument pas de souci - il ne connaissait pas Jon et en plus il était sur un autre continent quand leur relation avait débuté - cela devint de plus en plus délicat au fil du temps pour lui. Jon était revenu à Poudlard, et Willou devait « la partageait » comme il lui reprochait souvent. Les deux amants s'étaient violemment disputés car Isis ne choisissait ni l’un ni l’autre et qu’elle ne le ferait jamais ce choix. William partit de lui-même pour se préserver sachant pertinemment que sa belle ne ferait rien pour le retenir car elle respecterait son choix. Cela n’empêchait pas qu’elle en souffrait.

Elle ne pourra jamais choisir, c'était hors de porté de sa façon d'être. Pourquoi souffrir à choisir avec lequel passer sa vie ? Elle préférait de loin vivre son amour avec chacun, sans en délaisser un vis à vis d'un autre. Pour le choix cornélien, il faudrait aller cherche ailleurs

Pourtant, elle laisser ce choix à eux, à ses hommes qu’elle aimait. Il pouvait refuser la situation, elle comprendrait et ne les retiendrais pas à tout prix. Même si cela la faisait souffrir, elle préférer les voir heureux et si c’était loin d’elle, elle le respecterait. Par contre s’il acceptait, il devait respecter son non choix.




Tu as le choix. Mes bras te seront toujours ouverts… à toi de voir ce que tu désires.
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Sam 1 Sep 2007 - 5:03

Il avait écouté patiemment et jusqu'au bout sans interrompre. Même à la fin de ses explications qui selon lui n'en étaient pas vraiment et servaient plus à se convaincre elle-même qu'à le convaincre lui, Egon garda le silence.

Tu as le choix. Mes bras te seront toujours ouverts. A toi de voir ce que tu désires. Trois bouts de phrases reflétant toutes les contradictions d'Isis Kitlee. Tu as le choix. Non, ça il ne croyait pas. Mais Isis avait l'air de se croire. Mes bras te seront toujours ouverts. Jusqu'à ce qu'il réclame son coeur, alors là, elle les fermerait aussi sec. Toutefois, cette probabilité ne l'effrayait pas. A toi de voir ce que tu désires. Il la désirait... pour l'instant, cela était une certitude. L'aimer d'amour, pas encore. Egon était un exclusif tout en étant plutôt revêche aux effusions de sentiment suintant. Le coeur encore ombré par les empruntes qu'y avaient laissé Deneb, il était en période de réhabilitation.

En résumé, elle disait aime-moi, brûle-toi, possède-moi mais je ne me donnerai pas. Choisis et souffre. Moi, je ne ferai jamais de choix. Ah c'est tellement facile de ne pas choisir.

Il sourit de bon coeur mais pas assez pour qu'elle prenne ce sourire pour de la moquerie. Ce n'était pas le cas. C'était de la tendresse. Où était le drame et pourquoi cette mine si grave? Il l'embrassa et, la voyant grelotter, il l'enferma dans ses bras tant qu'il était sur le dos. Il tira un peu plus la couverture et installa Isis contre lui, contre son épaule dont le tatouage s'était teinté tout au long de leurs ébats sans qu'il ne s'en rende compte. Il passa la main qu'il avait de libre derrière sa nuque et regarda le plafond sans pouvoir se départir de ce sourire amusé. Elle restait la 'petite Isis'.

Selon Egon, elle mûrirait avec le temps. Peut-être pas dans ses bras ni même à ses côtés mais un jour elle oserait faire un choix. Elle n'était pas lâche au point de croire en ces fatuités qu'elle lui avait débitées. Il l'en serra plus fort, baisa son front en se disant qu'un jour, peut-être, elle lui dira de quoi elle avait peur. Ce comportement ne pouvait cacher qu'une crainte et c'est la raison pour laquelle, il pensait que pour l'instant ces explications étaient malgré elle erronées et incomplètes.
- Excuse-moi, ma belle, si je t'ai fait de la peine. Ce n'était pas mon but. Tu n'as pas à te justifier auprès de moi, lui dit-il sincèrement. Tu n'aimes peut-être pas le sens péjoratif que la sémantique a fini par imputer au mot amant mais c'est un fait, un amant n'est plus seulement un homme qu'on aime. Tu n'as pas le droit m'imposer ta vision des choses parce que tu as décidé de vivre avec cette philosophie de la vie et de la sexualité.

Le jeune homme se releva légèrement sur son coude sans trop déranger la tête d'Isis et prospecta autour de lui une pièce qui pouvait ressembler à une salle de bain. Il trouva. Mais termina ce qu'il avait à dire avant de se dégager et de se lever.
- T'es moldue, n'est-ce pas.... Et bien c'est comme les opinions sur une religion différente de la nôtre: je suis pas forcément pratiquant et encore moins croyant pourtant j'accepte la différence. Nos différences...

Il fit une pause dans son dialogue, s'occupant de caresser une dernière fois et avec douceur la chevelure de la jeune femme, tout en lui montrant qu'il aimerait se lever, ce qu'il entreprit doucement en la regardant dans les yeux.
- Dans ma vision des choses, je te suis un à-côté. Même si tu m'aimes bien, je reste un à-côté. Et je ne te demanderai pas une place plus haute que celle-là du moment que tu restes toujours sincère quand on fait l'amour. Si on refait l'amour...

Dans tout ce qu'elle lui avait dit ce soir, il n'avait cru qu'une chose sans subodorer le moindre travestissement. 'Elle n'aimait pas se faire culbuter dans tous les sens par une armée de mecs'. "Et je te crois sans difficulté..." Isis avait besoin de ressentir quelque chose ou d'être séduite pour se donner. Une simple histoire de cul ne la satisferait pas. Certes, elle ne limitait pas ses assouvissements à son seul petit ami et qu'en pensait Egon? Rien. Cela lui était très clair. Isis n'avait pas de soucis à se faire sur ce point. Il se leva après un baiser sur le front, décidé à se faire une brève toilette avant de s'en aller. Il serait bien resté dans ses bras toute la nuit jusqu'au lendemain matin, il aurait bien revécu plusieurs fois les étreintes d'Isis mais pour l'instant, compte tenu des conditions, il préférait ne pas se montrer ni trop proche, ni trop envahissant pour elle.
- Le reste ne m'intéresse pas, Isis. Je suis avec toi ou je ne le suis pas, 'carpe diem' et non pas 'advienne que pourra'. Point barre car, je n'ai aucun choix à formuler maintenant que je n'aurais pas envie de changer dans deux mois ou même avant, alors à quoi bon te faire une promesse dont seul mon coeur pourra décider des variables? Je ne suis pas un menteur, mon coeur n'est pas aveugle et il n'est pas lâche non plus.

Un baiser sur l'épaule qui voulait dire 'ne te prends pas la tête avec moi', ensuite le jeune homme sortit de leur couche accidentée pour rejoindre la salle de bain.




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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Dim 2 Sep 2007 - 16:04

Les yeux fixant les ombres mouvantes du plafond, elle écoutait l'eau qui se déversait sur son corps à lui.


Tout et son contraire profusait dans son esprit.
Amour. Sincérité. Sex. Jon. Désir. Passion. Egon. Avenir. Grandir. Choisir.
Elle avait jeté les paroles d’Egon dans un placard fermer à clé… mais celles-ci avaient réussi à trouver une faille dans ses remparts de petite fille. Elles virent s’ajouter à l’amas d’incompréhension qu’Isis ne gérait pas. Ne voulait pas les entendre.

Elle avait envie de hurler pour arrêter les voix dans sa tête. Sa voix lui chantant ses contradictions de l'éternelle fillette qui voulait tout sans rien délaisser. Elle le fit intérieurement, mais de l'extérieur, elle restait toujours l'immobile jeune femme scrutant le forme dansante ombrageuse.
Cette jeune femme avait peur, mais n’avait pas de mot pour qualifier sa peur, alors la gamine était sa plus grande défense pour ne pas affronter ses démons.



L'eau s'arrêta. Elle n'entendit plus que le silence.
Elle imaginait Egon sortir de la salle de bain, prendre la serviette sur le portoir à gauche de l'évier. Sécher les perle d'eau qui scintillait sur son corps, voir son sourire amusé, sentir son désir à elle monter à sa joue, voir le sien...


Elle ferma ses yeux.
Il voulait partir. Elle voulait qu'il reste.
Elle tourna sa tête sur le coté, il y avait toujours son odeur voluptueuse sur les draps. Son regard s'ouvrit et tomba sur son coffret au souvenir.


Si on refait l'amour...

pense : Si je le perdais comme mes souvenirs...


Isis se leva et alla vers la salle de bain pour le trouver.
Sa main caressa son dos nu. Sa taille enveloppée dans ses bras, sa tête posé sur son omoplate, elle formula un simple


Reste.
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ca faisait longtemps...   Lun 3 Sep 2007 - 6:54

Les deux mains appuyées sur le rebord du lavabo, Egon était en train de se regarder dans la glace quand Isis entra. Il réfléchissait, observait dans les lignes de son visage ou dans les cannelures de ses iris combien il avait changé et combien il était le même tout en même temps. Comme Enki. Finalement la vie nous creuse, on s'endurcit, l'œil reste le même mais la lumière qui y brille se ternit ou se ravive... ce soir, Egon souriait. Il voyait de nouveau une lumière dans son regard autrefois ternit. Deux bras fins s'insinuèrent autour de sa taille après qu'une main vint égoutter quelques gibbosités * de son dos pour lui voler un frisson. Le miroir reflétait son image, son corps dénudé autour duquel s'enroulait les deux bras d'Isis, une silhouette dont il percevait un peu de la chevelure, les épaules. Tout le reste d'Isis, sa peau, sa douceur, ses courbes, il le sentait contre lui.

Reste.
Silence.

Il ramena une de ses mains sur les siennes nouées autour de sa taille. Il ne lui avait pas encore dit qu'il comptait partir mais elle anticipait sa proche partance. Elle devait sentir qu'il n'espérait pas trop rester. Pouvait-il lui dire maintenant?

Silence encore. Silence caresse.

Il se retourna doucement de façon à la laisser s'ajuster à son mouvement. Face Isis.
"Je dois y aller..."
Pourquoi?
"Parce que rester là, pour l'instant, ce n'est pas bien. Pas bon pour elle, pas bon pour moi."
Mais tu en crèves d'envie.
"J'ai un peu tendance à crever de n'importe quoi en ce moment alors c'est ni une référence ni une raison. Et je n'aime pas cette expression."
Fais pas l'idiot. Tu regretteras.
"Je regretterai quoi? De sauver un peu mon amour-propre plutôt que de succomber à une étreinte de plus?"
C'est tout? T'es dur. Tu ne penses pas ce que tu dis.
"Non. Je suis juste. Mais effectivement, je ne pense pas ce que je dis..."
Tu veux rester. Reste.
"Je veux rester mais pas à n'importe quel prix. Elle demande trop."
Tu savais comment ça tournerait quand tu t'es levé de table. C'est pas maintenant que tu dois reculer, ça n'a aucun sens.
"Oui. C'est vrai. Mais, je n'aurais pas dû céder... je voulais seulement me..."
'Te'? Pour toi?
"Non... tu as raison. Pour elle. Je voulais céder pour la connaître, elle. Savoir si..."


Silence de plus en plus pesant. Silence pensée. Il tarda à répondre.

Les deux mains du jeune homme étaient toujours posées sur le rebord du lavabo que cette fois il avait dos à lui et sur lequel il prenait appui. Egon ne pouvait calmer son sourire parce qu'il savait qu'au moment où ses mains cessèrent de se cramponner à ce lavabo pour entourer Isis avec tendresse, il suivait exactement le chemin qu'il avait pris lorsque plus tôt dans la soirée il avait quitté leur table de dîner pour aller la réconforter. Il savait qu'il craquait.

Il la serra dans ses bras, se demanda une dernière fois ce qu'il perdrait et ce qu'il gagnait à rester là. Passerait-il la nuit? Ca faisait une éternité qu'il n'avait pas dormir avec quelqu'un.
- Non, vraiment, c'est pas possible... maintenant, je déconne plus, Isis... lui murmura-t-il dans l'oreille, rends-moi immédiatement le sachet Luxure, ça te réussi pas.

Instantanément pour parer à sa blague, Egon la contourna avec vivacité. Il s'en écarta pour éviter un retour de coups - on ne sais jamais, si elle avait la maillet ou la rouleau-à-pâtisserie attitude - ainsi il se retrouva à un mètre d'elle, face à elle, le regard hâbleur qui la mettait au défi. Il renoua un peu mieux la serviette qu'il avait autour de la taille et croisa les bras sur sa poitrine, faisant mine de réfléchir.
- T'es fatiguée? questionna-t-il assez coquin. Moi, pas vraiment. Alors je me disais qu'on pourrait baptiser un des sachets de thé de Bergamote Tourdemain. Pour toi, comme pour moi, ce soir j'aurais dit... non pas celui-là, t'es qu'une obsédée. J'aurais dit 'l'Envie'... ou une alternative: deux coups de baguettes, on refait lit et tu t'endors contre moi, compléta-t-il en ouvrant ses bras.

Il n'avait pas répondu directement à l'injonction affectueuse d'Isis parce que dans le fond il voulait qu'elle s'endorme contre lui. Somnoler lui aussi et s'en aller avant qu'elle se réveille pour lui laisser, à elle, le choix de le contacter ou pas par la suite.

Spoiler:
 




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