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  Kalista Rouge et Rose Iccam

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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Kalista Rouge et Rose Iccam   Jeu 7 Avr 2011 - 23:41

Son rire mourut sur ses lèvres quand Mélusine constata qu'elle était la seule à avoir la fibre comique. Elle était pourtant partie d'un rire franc et joyeux, du genre contagieux mais personne d'autre qu'elle n'avait semblé atteint par son sens de l'humour qui, finalement, devait filer dans la mauvaise direction.
Conclusion: ça n'était pas drôle.
Et Isis était sérieuse.
Elle le voyait au fond de ses yeux.

Mélusine pâlit. Beaucoup et très rapidement.
Si le sang s'enfuit de ses joues, ça n'était pas pour rejoindre sa cervelle. Elle essayait de toutes ses forces de penser, de réfléchir mais c'était à peu près aussi efficace qu'essayer de respirer sous l'eau. Oui, c'était un peu ça. Elle s'en noyait dans sa propre tête. Il lui semblait pourtant qu'on attendait quelque chose d'elle. Un discours. Quelques mots. Ou peut-être juste une réaction sensée. Oui. Voilà. Une réaction sensée. Euh. Tout ce qui lui venait à l'esprit...
Bon. Non. Ca n'était peut-être pas le moment de leur avouer qu'elle ne croyait pas aux Iccams. A la Prophétie non plus, d'ailleurs, maintenant qu'elle y pensait. Non pas qu'elle soit dotée d'un réel sens de la diplomatie mais tout de même... Il y avait des choses qui ne se faisaient pas.
Trouver autre chose.
Approuver. Hocher gentiment du chef et dire: « oui, oui, c'est bien moi! ». L'affirmer. L'assumer.
Elle ne s'en sentait pas non plus capable. Depuis qu'elle avait quitté Isis des yeux, elle avait été incapable de dévisager aucun d'entre eux.

Il y eut, comme ça, un long moment éternel où elle fut incapable de dire ou de penser. Il lui semblait qu'elle avait plongé à l'intérieur d'elle-même, à la recherche d'elle-ne-savait-pas-trop-quoi. Ce genre de quête ramenait généralement à la surface de l'inattendu et de l'involontaire. Et souvent, elle aurait préféré que le tout reste bien planqué là où il se trouvait, sous la surface du monde connu. Mais c'était toujours plus fort qu'elle. Il fallait qu'elle aille jeter un œil quand même. Et tout le reste suivait. Le deuxième œil, les oreilles, les pensées et surtout le cœur.
Ce qu'elle trouva tout au fond, elle n'aurait pas trop su le décrire. N'avait pas vraiment envie de s'y appesantir. C'était fait d'espoir, d'entraide, de... De choses auxquelles elle ne pouvait pas se permettre de s'accrocher sous peine de s'y briser. Il y avait déjà tellement de choses avec lesquelles elle devait composer et qu'elle ne parvenait pas à gérer, des choses qui la hantaient et dont elle ne parvenait pas à se défaire. Dont elle n'avait pas envie de se défaire.

Jusqu'à présent, elle avait essentiellement envisagé cette histoire de prophétie dans sa relation avec de Lansley. Dans ses pires moments de doute, d'amertume ou de rancœur, elle réussissait à se convaincre que TOUT était de la faute de cette foutue prophétie. Sans cela, rien ne se serait passé et la vie aurait gardé sa simplicité d'antan.

'Oh! Sûr! Tu crèves d'envie de revenir à ta vie d'avant.'

Bien sûr que non. Ca n'était pas ce qu'elle avait pensé.
Si elle ne pouvait pas être tranquille deux secondes dans sa tête...

Depuis qu'elle avait découvert, en août dernier, qu'elle était supposée être le Miroir d'un Gardien, elle s'en était à peu près arrêtée là. Ce qui, à l'époque, constituait en soi un challenge. Oh, elle avait bien compris que ça ne se résumait pas à ça mais elle avait le temps, non? On l'informerait en temps et en heure. A l'évidence, le temps était le 19 janvier et l'heure... oh, bof! Quelle importance.
Sans trop savoir d'où lui venait cette certitude, cet enchaînement qui la conduisit à penser que si Isis en était et que le secret en était dévoilé en cet endroit, à cet instant et à ces oreilles, c'était bien que toute cette petite assemblée était directement concernée... Quelque part, elle avait peut-être deviné toute seule qu'Emmett était partie prenante de tout ça. Son nom était revenu trop souvent, comme un synonyme du mot « Prophétie » Mais les autres... Mareva Coolwater, par extension d'Emmett. Ok. D'accord. Est-ce que ce qu'elle croyait bien comprendre était ce qu'elle était supposée deviner? Et Isis, maintenant. Egon par association, lui aussi? Toutes ces « extensions ». Toutes ces « associations ». Jamais au grand jamais, entre les mots qu'elles ne pouvaient pas se dire, Mélusine n'avait envisagé qu'Isis puisse être... C'était presque plus facile d'envisager que les autres puissent être... Plus facile et plus flippant, en même temps.

Emmett ET Mareva. Isis ET Egon. Est-ce que tout ne fonctionnait donc que par...? Mais ça ne collait pas si bien. Et pourquoi y avait-il le grand Chinois (ou Japonais ou quelle que soit sa nationalité)? C'était le nouvel aspirant Gardien et on leur avait organisé une sorte de speed-keying à l'autre bout du monde? Ou alors, Rhidow...? Mais c'était vraiment n'importe quoi. Ca ne marchait pas comme ça, pas vrai? Pas vrai?

Et puis...

Quelles étaient les chances pour que cinq personnes citées (si elles étaient bien ces cinq-là mais une petite voix, un peu faiblarde mais très assurée, lui assurait que oui) par une obscure prophétie se retrouvent dans la même pièce, à l'autre bout du monde qui plus était, comme ça, par hasard.

'Peut-être que le hasard n'a rien à voir là-dedans...'

Oh?
Oh.

Mais dans ce cas, où était le maillon manquant?

'Humph...'

Quoi?

'Évidemment, tu ne te poses la question que dans l'intérêt général?'

Évidemment.

'Ça n'a rien de personnel.'

Ça n'avait rien de personnel.

'J'adore quand tu es de mauvaise foi.'

Oui, elle aussi.
Trop de questions.
Trop de silence.


"Euh..."

Sa difficulté à assimiler le tout devait se lire sur son visage comme si le tout était écrit en majuscules d'imprimerie. Clignotantes. Rouges vifs.
Mélusine tenta plusieurs fois de prendre la parole, sans grand succès. Son public n'en capta que quelques onomatopées et bafouillements.
Elle n'osait regarder aucun d'eux très longtemps. Ils lui paraissaient soudain tous très impressionnants, tous autant qu'ils étaient. Et elle se demandait qu'est-ce qu'elle pouvait bien faire au milieu d'eux tous. Mareva, Isis, Egon, Emmett... Sacha, elle commençait à composer avec mais tous les autres. Oula! Mal au crâne en perspective.
Une nouvelle fois, elle chercha Isis des yeux, c'était son point d'ancrage. La réalité de ce qu'elle était, était supposée être, avait été, serait, etc la dépassait mais subsistait leur lien, amical, qui constituait la seule chose à peu près tangible à laquelle se rattacher. Isis qui paraissait prendre le tout avec tellement de calme. Elle eut un maigre sourire qu'elle aurait voulu plus vaillant, presque provocateur:


"Au fond, j'avais quand même un peu raison. Tu es presque une Résistante."

Résister, c'était s'opposer à Antarès, non?
Et si elle avait un tant soit peu compris quelque chose à toute cette histoire, c'était en quelque sorte de le rôle de leur drôle de bande.

Légères modifications, de-ci, de-là.
Même moi, je me comprenais pas. 14.04.11




« When I went to school, they asked me what I wanted to be when I grew up.
I wrote down ‘happy’.
They told me I didn’t understand the assignment,
And I told them they didn’t understand life. »
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Dernière édition par Mélusine McEwan le Jeu 14 Avr 2011 - 22:43, édité 1 fois
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Emmett Aeterna
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MessageSujet: Re: Kalista Rouge et Rose Iccam   Ven 8 Avr 2011 - 16:37

Lorsque j’avais initié ce rassemblement quelques jours plus tôt, je l’avais fait sans arrières pensées bien que l’idée germait dans mon esprit depuis la rencontre de Noël. L’urgence de mettre en présence les Quatre Clés et les deux Iccams m’avait frappé après que Mareva m’aie confié qu’elle brûlait d’envie d’honorer l’invitation d’Isis qui souhaitait reprendre ses entraînements.

- Isis reprendre les entraînements ? Avais-je demandé abasourdi. J’étais resté sur leurs discordes.

La Kalista avait hoché la tête avant de me tourner le dos pour retourner à ses tâches administratives. Sa voix s’éleva un peu avant qu’elle franchisse la porte de notre chambre.

- Elle l’a demandé elle-même. Sans l’Iccam Umbrès.

Sentais-je une once d’arrogance de la voix de ma compagne ? Etait-elle fière de la requête de l’Iccam Rosà ? Pour la première fois depuis qu’elles s’étaient rencontrées, il m’avait semblé que Mareva reconnaissait qu’Isis pouvait être l’Iccam. Des choses se mettaient en place, réalisais-je. En tant que Passeur et rassembleur, il me fallait saisir l’opportunité. Faire se rencontrer toutes les réincarnations de la Prophétie et voir ce qui en ressortait...

¤ Si Mareva et Isis sont sur la voix pour s’accepter l’une et l’autre... il y a de l’espoir pour Sacha et Mélusine... ¤


Mais lorsque Sacha m’apprit qu’il ne pouvait pas nous rejoindre, j’ai ressenti une vraie déception. Toutefois, je me suis promis de ne jamais leur mettre la pression. Je ne suis pas Tourdemain. Je pense sincèrement que rien n’arrivera si l’on force les évènements. Après avoir envoyé Sacha et Mélusine à Ottawa, j’ai attendu longtemps et patiemment que l’Amiral vienne me parler de sa découverte. J’avais bien compris que cela l’avait chamboulé.

Néanmoins, il ne nous avait jamais officiellement introduit Mélusine. Tout le monde savait que tout le monde savait mais personne n’en parlait. A Noël, nous étions au comble du non-dit.

¤ Ce n’est plus possible aujourd’hui mais allons doucement. N’imposons rien de plus au destin. ¤


Isis avait demandé à Mélusine si elle était le Miroir. Silencieusement, mais avec peut-être trop d’insistance, je me suis pendu aux lèvres de la jeune fille en attendant la réponse. Mon cerveau était en alerte. Il ne fallait qu’un mot, qu’une intention, qu’un hochement de tête... un rien du tout, une adhésion, une acceptation... et nous aurions enfin été quatre. Le silence s’était très subrepticement alourdit. Je n’étais pas le seul à attendre cette réponse. Mais rien. Succession d’onomatopées, regards perdus, épaules soudainement rentrées. Et finalement ruse par l’esquive.

Après que tout le monde ait retenu son souffle mais que la chute ne fut pas à la hauteur de nos espérances, il y eut une sorte de ballet de regards qui convergèrent, divergèrent, se télescopèrent, roulèrent, se fermèrent, se relevèrent, et louchèrent - Rhidow. L’enfant comprenait plus de choses qu’on aurait pensé. Il retourna à son assiette et la tablée dilua sa déception dans des gestes divers comme prendre son verre, se recoiffer gêné ou se resservir gloutonnement du poulet épicé.

La main de Mareva s’est insinuée dans ma paume. Sous la table. Elle a pressé une fois avant d’abandonner ma main au vide. Bien que je n’en montrasse rien, elle savait à quel point le refus de s’accepter, pour une lé comme pour les Iccams, pouvait me toucher. Car tout le temps de ces dénégation, était du temps que nous offrions à Antarès.

J’ai souri en pinçant les lèvres.

¤ Loupé ! ¤


Je me montrai beau joueur. On ne pouvait pas lui en vouloir. Nous étions tous deux. 1 1... elle était sans son Autre. J’étais certain qu’elle était le Miroir. Il ne manquait plus qu’elle le prononce. Si Sacha avait été présent à la table, il lui aurait lancé un regard provocateur pour lui infliger de répondre à la question, elle aurait sans doute bégayé de la même façon mais au final, elle aurait relevé la tête et répondu d’une voix mal assurée : « Oui, je suis le Miroir. »
Dans mon fantasme rêvé, c’est comme ça que je ressentais leur relation. Or, j’étais la Clé du ressenti. J’acceptais de me laisser guider par mes émotions pour transformer en couleur la toile blanche du destin. Je voulais tisser les filaments d’histoires et d’incertitudes, d’amour et de singularités qui composaient chacun d’entre nous afin de créer des anses assez solides, sûres et amples pour porter ce destin qui serait le nôtre. J’étais le fou qui pensait que la Tantra Genèse et la Prophétie étaient des œuvres dont chacun pouvait être le héros. Je n’en ressentais aucune honte. Je préférai être un croyant balloté par les indéchiffrables énigmatiques de l’Histoire plutôt qu’un incrédule mécréant.

En parlant de Sacha :

- Sacha n’a pas pu venir, souris-je protecteur pour que Mélusine retrouve son rire. Ce soir restait une soirée décontractée. Elle n’avait que l’ambition de faire se rencontrer et se reconnaître certaines personnes. Rien d’autre.

¤ Il faut que nous commencions à prendre l’habitude d’être les uns avec les autres. ¤


Comme du côté des deux tiers masculins de la famille Sutham-Kitlee, on ne s’était pas arrêté de manger pour autant, je me suis resservi du riz après en avoir proposé à Mareva et Yamada.

- Mélusine, je vous présente le commandant Yamada.

L’attention puis les yeux de Mareva gravitèrent soudainement en la direction de Mélusine pour intercepter une réaction. Prononcer « Yamada » en sa présence était le sésame pour tous les débordements. L’homme était son aîné de vingt ans, il l’avait quasiment élevé comme un second père, mais Mareva le considérait avec autant d’importance que la prunelle de ses yeux ou la lame de son Ki.

- Yamada ! Cria Mareva d’un ton martial.

Comme il venait d’en recevoir l’autorisation, Yamada se mit debout et salua Mélusine d’un geste militaire. Il se rassit aussi subitement qu’il s’était levé et poursuivit de se servir comme si de rien n’était.

- Je suis le bras droit et l’homme d’affaires de mada... mademoiselle Coolwater, dit-il d’une voix monotone.

La discussion prit un tournant humoristique quand Mareva se vit obligée d’expliquer à tout le monde qu’elle couperait n’importe quelle partie du corps à qui l’appellerait « madame ».

Ce temps-là n’était plus d’actualité. Elle avait accepté de retirer son alliance - pour mon plus grand plaisir - et son entourage devait se mettre à la page. Le temps passa avec une nouvelle décontraction. On parla de l’entraînement d’Isis, des Clés, de la Prophétie, des nouvelles et de la Thaïlande avec un détachement bon enfant. Ce que j’avais dans le fond toujours convoité. Cela faisait du bien de prononcer le mot Iccam sans que le terme prenne irrémédiablement une signification lourde. Autour de la table, qu’on croie ou non en la Prophétie ou qu’on trouve les plats trop épicés ou que les passages Shalimancyan des Textes restent partiellement abscons, personne ne s’empêcha d’en parler. Après une heure et demie, nous savions plus ou moins tous la même chose. Je leur avais expliqué que je bloquais sur l’explication de deux notions :

- ... Et en fin de compte, même avec les explications de Rhidow sur les concepts de l’antiquité, sa mémoire centenaire n’est pas infaillible... On pense, l’incluais-je habilement dans mes recherche pour flatter son petit ego de Shalimancyan, que cette « lumière » est le résultat d’une « fusion ». Comment obtenir cette lumière et comment procéder à cette fusion... je n’en sais rien...

Pour la première fois, je partageais avec les autres Clés l’avancée de mes recherches.

Soudain, dans la salle de restaurant, on entendit du bruit. Yamada se leva comme un jouet monté sur ressors et dégaina sa baguette. Mareva suivit avec plus de délicatesse en l’incitant à ranger son arme d’un regard froid. Son maître d’hôtel entra dans le petit salon et enjoignit leur directrice à le suivre jusqu’à l’accueil où un homme « étrangement habillé » demandait à entrer pour parler à un des invités de Mareva.

La Dame Rouge sortit de table calmement.
Elle revint une demi-douzaine de minutes plus tard, n’affectant aucun signe d’alarme sur son visage :

- Mélusine, entama-t-elle d’une voix impassible qui ne trahissait pas sa curiosité, Elliot O’Malley est venu vous chercher... il... il a fait un malaise. Il a l’air amoché et fatigué. Mon personnel l’a emmené dans une chambre. Il est en train de recevoir des soins. Je vous accompagne à sa chambre.

Nouveau ballet de regards.

Mareva conduisit Mélusine dans la chambre où on avait installé Elliot. Rhidow insista pour revoir sa star préférée ; personne n’eut assez de force pour le retenir. En attendant le réveil de ce drôle de messager, la petite assemblée se dispersa dans l’hôtel, inquiétée par l’intrusion inopinée.




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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Kalista Rouge et Rose Iccam   Jeu 14 Avr 2011 - 22:46

Elle avait fait de son mieux pour rallier l'humeur détendue que tout le monde avait tenté de tisser après sa non-réponse. Mélusine avait souri, beaucoup écouté mais était restée muette. Cela ne lui ressemblait pas mais, en dépit de tout, elle n'était pas à son aise. Elle sentait plus qu'elle ne voyait combien ils étaient tous unis par des mois communs dont elle s'était elle-même exclue, volontairement. Une pointe de jalousie la taraudait. Oh, bien sûr, on pouvait sentir quelques tensions sous-jacente, notamment entre Isis et Mareva Coolwater, mais elles étaient légères, peut-être volontairement gommées. Plusieurs fois, elle avait ouvert la bouche pour glisser quelques mots sur sa rencontre avec la Spirite. Parce qu'elle avait été sous l'impression de le leur devoir. Mais peut-être plus encore parce qu'elle avait le sentiment que, si, sur Terre, il y avait des personnes capables de comprendre et de l'éclairer, ces personnes étaient majoritairement rassemblées autour de cette table. Elle s'était tue, encore, toujours et malgré tout. Une réserve l'avait retenue.
Au fond, elle savait bien l'origine de cette réserve. Évoquer la Spirite, c'était parler du Canada. Et l'ensemble constituait des souvenirs qu'elle taisait jalousement, qu'elle voulait garder rien que pour elle, parce qu'ils n'auraient jamais la même valeur ni le même sens pour des yeux et des oreilles étrangers.

Les autres s'étaient montrés beaucoup plus généreux et plus diserts, partageant de bon gré avec elle les avancées et les questionnements sur ce qui était supposé tous les réunir. Plus d'une fois, elle s'était sentie gênée et un peu coupable, en se gardant bien de le leur montrer, déterminée, sinon à être ce qu'ils voulaient, à faire bonne figure et à ne pas apparaître comme une hôte ingrate et disgracieuse. Elle pouvait bien faire ça.

La jeune femme commençait à se dérider pour de bon, et, oh miracle, à participer à la conversation sans se restreindre aux seuls sujets alimentaires quand le binôme asiatique les quitta brièvement. Assise toute seule à son bout de table, elle songeait qu'elle devrait arrêter de sursauter pour un rien et que, vraiment, il n'était pas poli de garder les yeux tournés vers la porte, quand bien même elle mourrait de curiosité de savoir ce qui avait bien pu déclencher leur exode.
Pendant le bref laps de temps où leur comité se retrouva restreint,
C'était ce qu'il lui aurait fallu. Un comité restreint. Encaisser les vérités une par une. Affronter les regards un par un. Dans ce genre de situation, elle préférait les tête-à-tête.

'Tu t'en souviendras la prochaine fois où tu fuiras Emmett au QG alors qu'il veut juste s'assurer que tu vas bien.'

Oui, bon, voilà. Elle avait eu tort. Contente?

'Oui.'

Elle se promit de ne plus reculer et d'aller parler avec Emmett. Un jour. Et de s'organiser une entrevue avec Isis, pour qu'elles puissent aborder ça de façon plus intimiste. Quant à Mareva et Egon... Euh, c'était une autre histoire. Mais peut-être qu'elle pourrait...

Son prénom retentit soudain, la tirant de ses pensées dans un sursaut. Mélusine se retrouva à suivre Mareva, sans même poser de questions. Escortées par Rhidow, elles parviennent dans une petite salle où...


"Oma!"

Sourcils froncés, expression inquiète, elle s'approcha. Les yeux d'Elliot s'entrouvrirent. Elle l'avait connu en meilleure forme. Le regard du jeune homme ne la quittait pas, jusqu'à ce qu'elle s'approche. Il lui attrapa la main comme si c'était la seule à laquelle il pouvait se raccrocher. Elle sentit qu'il... Elle baissa le regard sur sa main gauche. Autour de son doigt...

- Il a des problèmes. Prends mes fringues... tu vas en avoir besoin... Prison d’Etat de... de l’Ile White. Shawn Page... chantage. Opposition... Antarès l’attend

Sa voix était un peu plus qu'un filet mais elle ne l'entendait déjà plus. Elle fixait la chevalière qui flotte autour de son index. Quand elle réussit à s'en détacher, Oma avait à nouveau sombré dans l'inconscience. Il lui sembla que Rhidow marmonnait quelque chose non loin d'elle mais sa propre attention ne lui revenait pas.
La jeune femme se releva, pâle, incapable de fixer ses pensées. Inapte à se concentrer sur ce qui l'entourait. Du bout des doigts, elle retira la bague pour la glisser à son pouce. En forçant un peu, elle resterait bien à sa place. Il fallait qu'elle reste à sa place. Et les vêtements. Oma avait dit qu'elle en aurait besoin. Elle réclama ses affaires à mi-voix et on les lui apporta sans poser de questions. Elle retrouva son kilt et surtout son sac. Maintenant, elle avait besoin d'un GMC. Oui. Maintenant. Ils avaient quand même bien un foutu GMC dans cet hôtel. Quoi? Au-rez-de-chaussée, il y en avait un en libre service. Ok. D'accord. Pas automate et regard vide. GMC. Giggle Earth, carte mondiale en directe. Et toutes les infos en prime. Île White. Forêt d'Etat. Antarctique. Transplanage impossible. Archipel de Ross. 24 kilomètres de long. Une image en bordure d'océan. Ca irait.

Elle passa les fringues d'Elliot un peu dans le désordre, les mélangeant avec les siennes. Avec tout ça, elle n'aurait certainement pu remporter que le concours du sorcier le plus mal déguisé en Moldu mais elle n'y prêta pas la moindre attention. Elle crevait de chaud dedans mais c'était également le cadet de ses soucis. On pouvait transplaner au sein de l'hôtel Coolwater? Ah. Oui. Non. Ca n'était pas un souci. La chevalière. C'était bien ça? On pouvait transplaner avec n'importe où en direction de n'importe quoi.

Mélusine eut un bref sursaut de conscience, se souvenant de où elle était. Et avec qui. Ceux qui s'avéraient les deux autres Clefs et les deux Iccams. Peut-être que tout cela avait un sens. Peut-être qu'ils devaient tous rejoindre Sacha de Lansley sur l'île White. Faire front ensemble et il se passerait
quelque chose. Elle y songea. Vraiment et à 100% pendant au moins une minute entière. Mais c'était elle qu'Oma était venu chercher. Et c'était à elle qu'on avait confié la chevalière. Si c'était une histoire de Prophétie, de Clefs, de Tout Ça, c'était à Emmett qu'on se serait adressé, non? Merlin! Elle n'était pas en état de réfléchir sérieusement.
Et il fallait qu'elle... Elle ne pouvait pas s'évaporer comme ça. Ça n'était pas....
poli. Avisant Mareva Coolwater quelques pas plus loin, elle... elle allait faire quoi? Les mots se bousculèrent à ses lèvres.

"Il faut que je... Je dois partir. Désolée. Je voulais juste... Mais il faut que je..."

A la place des explications qu'elle ne pouvait pas lui servir, elle arbora la chevalière sous ses yeux. La sorcière comprendrait. Elle présenterait ça aux autres comme elle voudrait. Comme elle pourrait.

"Prenez soin d'Oma. Et remerciez-le. Pour moi."

Elle avait suffisamment confiance en lui pour le laisser seul juge de ce qu'il pourrait raconter. Et de ce qu'il devrait taire. Elle n'avait plus le temps de s'attarder.

Mélusine s'esquiva sans ajouter un mot de plus. Tout au mieux tenta-t-elle un maigre salut à destination des présents et s'enfuit-elle jusqu'à l'extérieur du bâtiment. Là, le soleil était en train de rejoindre l'horizon. Face au couchant, la jeune femme convoqua l'image mémorisée sur GMC. S'y immisça le visage du capitaine. Et si, au lieu de visualiser un endroit, on visualisait une personne avant de transplaner, que se passait-il? Etait-on à même de la rejoindre et d'atterrir juste devant elle? IL faudrait qu'elle essaye. Un autre jour.
Elle se concentra mieux. Plus fort. Et disparut dans un claquemenent.






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