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 (Des) Avantages / Ouvert

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Jolene Letrade
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MessageSujet: (Des) Avantages / Ouvert   Mar 11 Jan 2011 - 23:05

" - Bon, vieille bique, si t'es pas foutu de retenir le résultat de 2 + 2, ce n'est pas ma faute, alors débrouille toi toute seule, s'exclama Jo sans jeter le moindre regard à Olivia, qui se traînait presque à ses pieds pour qu'elle accepte de faire son devoir de potion pour elle.

C'était le
presque qui la dérangeait. Si Mademoiselle n'était pas capable de ce mettre à genou pour la supplier de faire quelque chose pour elle qui allait lui prendre des heures sur un planning qu'elle avait déjà surchargé par mille et une activités parfaitement passionnantes (19h35 : Douche avec savon odorant / 20h23 : Séchage de cheveu / 20h46 : Vernissage des ongles de pied (+ 10 minutes prises par précaution au cas où elle déciderait en cours de route de changer la couleur de son verni ) / 20h57 : Préparation de pièges pour l'intello de la classe qui l'avait empêcher de répondre aux questions du cours en levant la main toutes les cinq minutes et en sautillant sur sa chaise comme une grenouille assise sur des charbons ardents / 21h23 : Autosatisfaction en voyant ledit intello, pas si intelligent, faire l'erreur de passer devant la statue alors qu'il s'est déjà pris des Bombâbouses trois fois cette semaine.

Alors hors de question d'abandonner son programme très lucratif pour se taper une dissertation sur les utilités des pierres de lunes dans les potions de force. Surtout qu'en plus, si Olivia avait écouté les cours au moins une fois dans sa vie, elle aurait été à même de répondre par elle-même. Jolene n'aurait jamais du l'habituer à l'aider dans ses devoirs pendant cinq ans. Elle avait arrêté pour les deux dernières années de sa scolarité, elle avait d'autres chats à fouetter, et puis, elle avait cru qu'Olivia aurait compris sa leçon quand elle avait pratiquement raté toutes ses Buses.


" - T'es capable d'aller faire la fête sans moi, alors je suis sûre que tu te débrouilleras très bien pour faire tes devoirs toute seule,
conclut t-elle avec un calme Olympien. Sur ce, vieille bique, à plus.

Le visage d'Olivia se décomposa. Elle allait enfin comprendre ce que le mot bosser signifiait, peut-être qu'après, elle fera ses devoirs en temps et en heure, au lieu d'attendre pour le faire la veille au soir. Enfin, au moins elle arrêterait de lui demander de faire ses devoirs maintenant qu'elle savait que Jolene refusait de les faire à sa place. Quant à ce qu'elle fasse ses devoirs correctement, autant demander à une vélane de devenir une goule. Argumenter avec Olivia ne servait strictement à rien à part perdre bêtement du temps. Et Jolene avait autre chose à faire. Elle tira doucement sur une mèche des cheveux de son amie avec un petit sourire.

" - Fais pas cette tête là, vieille bique, avec un eu de chance, tu auras fini pour dormir cinq minutes avant de retourner en cours.

Elle explosa de rire quand Olivia, en se retournant dans l'espoir, en vain, de lui administrer une correction tout en l'insultant des plus beaux mots d'oiseaux qui fleurissait dans son vocabulaire, s'écroula par terre dans un bruit mas. Jolene quitta la salle pour retourner dans son dortoir. Elle se débarrassa de son sac et de ses affaires de cours en regardant l'horloge flottant à côté de son lit.
Son père la voulait à Londres cet après-midi, elle ignorait pourquoi et à vrai dire, elle s'en fichait totalement puisqu'il lui donnait implicitement une excuse pour sécher quelques cours des plus barbants de son emploi du temps.
Il ne faut pas juger son livre à sa couverture, dit un dicton, malgré le fait qu'elle soit à Phoenice Zone parce qu'elle travaillait et qu'elle avait d'excellentes notes, Jolene détestait travailler, et elle l'avait fait par orgueil. Elle voulait pour elle le meilleur. Elle désirait être meilleure que les autres. Être dans les derniers-nés d'une famille de six enfants l'avait convaincue. A sa troisième année, elle avait tout simplement décidé qu'elle en avait marre d'entendre " Regarde ta soeur, Jo, elle au moins a été nommée Préfète pour son bon comportement" ou "Tu vois ton frère sait ce qu'il veut, et maintenant il est capitaine de l'équipe de Quidditch de sa maison". Bref, Jolene qui en avait ras la casquette avait décidé de devenir l'exemple unique pour les autres. Et mis à part le problème de comportement, ("Madame, nous en avons assez que votre fille réponde à ses professeurs !" ou "Monsieur, il faudrait que votre fille cesse de se prendre pour Dieu") elle s'en était relativement bien sortit. Et à la maison, son père ne tarissait pas d'éloge à son sujet, c'était extrêmement mauvais pour son égo déjà sur-dimensionné, mais c'était si bon de voir ses frères et sœurs pâlir d'envie.

Elle sortit de l'établissement et alla jusqu'à Pré-au-Lard pour transplaner dans un coin tranquille de la métropole anglaise. Elle referma son manteau, l'air de Londres était beaucoup plus vif que celui de Poudlard, et hélas ! Elle n'avait pas pensé à prendre d'écharpe. Voilà qu'elle n'aurait plus qu'à rajouter ce détail sur les innombrables mémos dont elle se servait à chaque heure de la journée. Elle entra dans la cabine téléphonique, entrée des visiteurs, se plia, non sans sarcasmes pour la voix de l'accueil, au protocole et épingla l'immonde badge sur son magnifique manteau qu'elle avait acheté à peine un mois plus tôt et descendit dans le ministère pour retrouver son père au quartier général des Aurors. Il la salua comme s'il l'avait quitté à peine quelques minutes plus tôt, et non pas quatre mois et finalement, la conduisit en voiture avec d'autres Aurors dans un quartier de Londres, mal famé et miteux. Rien que de fouler le sol poussiéreux avec ses bottes à franges qu'elle chérissait pratiquement autant que son pull porte bonheur, la révulsait au plus haut point. Elle allait d'ailleurs se plaindre haut et fort quand il s'arrêta pour toquer quelques coups à une porte dont la peinture était tellement écaillée, qu'on ne pouvait plus que supposer la couleur de la peinture. Son père l'introduisit ensuite face à un jeune homme, habillé n'importe comment au visage lunatique et dont les yeux semblaient fixer quelque chose à des kilomètres de là.


" - Oh mon dieu, souffla Jolene, horrifiée, qu'est ce qu'il lui est arrivé ?

L'homme assis au sol, ressemblait à un enfant. A un enfant ou à une coquille vide. Plus que vide, il ne devait y avoir que du vent à l'intérieur, même en dévisageant le jeune homme, elle n'arrivait pas à percevoir la moindre lueur d'intelligence. Mais le sort de l'inconnu ne l'émouvait pas plus que ça après reconsidération. En fait, elle devenait de plus en plus curieuse, pourquoi donc son père l'avait demandé pour la soumettre au contact d'un légume humain ?

" - Est-ce que j'ai fais de mon mieux ?
demanda l'homme d'une toute petite voix.

" - Oui, gamin, le rassura le père de Jolene avant de se retourner vers cette dernière. Toi. J'ai deux mots à te dire en privé.

Il la tira dans un coin de la pièce un peu isolé et la fixa dans les yeux, le visage totalement inexpressif, à part un froncement de sourcil. Cette expression existait depuis une éternité, Jolene l'avait toujours vue sur le visage de son père quand elle ou un de ses frères et sœurs avaient fait une énorme boulette. Le pire, c'est qu'il n'haussait jamais ma voix. Tout comme sa mère. Quand ils leurs passaient un savon, leur voix suintait la déception et le mépris, c'était plus puissant que tous les hurlements.

" - Je veux que tu me dises ce qu'on lui a fait, expliqua t-il calmement. Que tu me dises comment on a fait pour qu'il soit dans cet état là et surtout, que tu me dises comment y remédier.

" - Papa, si des Aurors n'y arrivent pas, je ne vois pas comment j'en serais capable. Je sais que je suis un génie en potion, mais ce n'est pas pour ça que ...


" - Jolene Letrade. Je sais tout. Alors tu vas me faire le plaisir de trouver une solution ou je te déshérite.

Il avait utilisé cette menace tout au long de sa jeunesse. Pourtant, Jolene savait qu'il était sérieux, tout autant qu'elle savait qu'il savait. Elle n'eut même pas le temps de s'accorder un sourire pour la formulation de sa pensée. Bien sûr qu'il savait ! C'était un Auror, pas un idiot né de la dernière pluie. S'il était capable de retrouver un coupable à l'autre bout de la planète, il était parfaitement à même de savoir si un de ses enfants qui vivait dans sa maison avait rejoint les rangs de l'Opposition ou pas. Et il savait, mais là où Jolene se sentait vexée, c'était qu'il pensait qu'elle pourrait avoir un rôle dans le sort de ce légume. Ce n'était pas sa faute, elle n'avait pas quitté l'enceinte du campus depuis quatre mois, et si elle avait séchée les cours, il aurait sûrement été au courant dans les minutes qui suivaient. C'était pour ça qu'elle voulait devenir comme son père au passage.

" - Mais comment est ce que tu veux que je ...

" - Débrouille toi.

Il y avait une cheminée dans la pièce, son père lui tendit une poignée de poudre de cheminette, et ils se retrouvèrent dans l'atrium du ministère de la Magie. Il lui tourna le dos et s'éloigna dans les ascenceurs.

Elle était désespérée.

Elle ne savait pas si l'état de ce jeune homme était dû à une potion ou un sort. Elle pouvait au moins commencer par réfléchir aux potions possibles, c'était son milieu les potions. Personnes ne les connaissait, ne les créait ou ne les manipulait comme elle. Et aucune n'était capable de produire de telle dommage, à moins que quelqu'un n'ait raté une potion et l'ait quand même donné à ce pauvre malheureux. Oui, maintenant il était ce pauvre malheureux, Jolene préférait être miséricordieuse maintenant qu'elle risquait d'être aussi malheureuse que lui dans quelques temps. Peut-être une potion de vérité qui aurait foiré ? Non, elle avait vu tous les cas possibles, ce ne pouvait pas être une potion de vérité. Et ellene s'y connaissait pas trop en sortilèges. Elle s'assit sur le rebord de la fontaine en se morfondant sur son sort.


" - Je suis foutue, gémit-elle en se prenant le visage dans ses mains.


HJ : Ouvert à tous Sourire Ultrabright
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MessageSujet: Re: (Des) Avantages / Ouvert   Sam 5 Fév 2011 - 19:31

« C’est bon John je m’en occupe, de toute façon j’ai un rapport à remettre à Peterson », disait un brigadier à l’air sévère en tenant une jeune femme blonde aux yeux bleu-gris qui l’écoutait avec attention

« Tu es sûr ? » répliqua son collègue visiblement déçu de ne pouvoir profiter de la présence de cette ravissante créature, « Je peux y faire un saut, je te dois bien cela après tout ce que tu as fait pour l’affaire Johnson… »

« Non ». Il était décidé à emmener seul cette personne, et ne souhaitait pas être importuné par cette andouille. « Tu as du boulot qui t’attends je crois, l’attentat sur les moldus et tout le reste… »


Son comparse le foudroya du regard et tourna les talons en bougonnant. Cela ne l’empêcha pas de lancer de fréquents coups d’œil à la demoiselle docile.


« Enfin… », soupira le brigadier qui maintenait Ariane, « Je pensais qu’il ne partirait jamais. Bon allons-y, je n’ai pas que cela à faire », ajouta t-il fraîchement en agitant sèchement sa baguette magique, les liens dorés qui entravaient les poignets d’Ariane se resserrèrent légèrement et l’attirèrent vers l’ascenseur pour se rendre au…


« Niveau 4 : Département de contrôle et de régulation des créatures magiques », fit une fois froide et détachée d’une femme invisible


Ariane chercha cette personne en regardant partout autour d’elle, mais il n’y avait là que des vieux bonhomme avec une étrange barbichette et toujours cet air sombre et sévère qui la dévisageaient.


« Allez c’est ici qu’on descend », le brigadier reformula cet étrange geste qui la contraignit à le suivre à travers un dédale de box.


La pièce était étrange, il y avait là un peu partout des cris, de drôles de sons et d’explosion. Des hommes et des femmes tentaient de maîtriser un hippogriffe, pourtant Ariane savait qu’ils étaient paisibles avec les êtres de la foret pourquoi chercher à lui mettre cette laisse autour du cou ?
On la conduisit vers un bureau où l’on pouvait lire ‘ Bureau de désinformation, directeur Andrew Lowell’, là elle se retrouva nez à nez avec un charmant homme d’âge mûr qui aurait tout à fait plu à ses nombreuses sœurs dans les bois qui ne frayaient avec les humains que pour la reproduction mais tâchaient de sélectionner les plus beaux spécimens.


« Charles ? Que venez-vous faire ici ? », demanda M. Lowell en haussant ces sourcils bruns

« Bonjour Andrew, je ne serais pas long, je vous apporte juste un peu de travail supplémentaire ». Il tira une nouvelle fois sur le lien magique ce qui agaça profondément la dryade qui n’était pas habituée à être traitée en pestiférée. « On l’a trouvé en train de errer dans les Alpes, elle prétend vouloir être ‘humaine’… » ajouta t-il avec mépris et dégoût, « Ne me demandez pas pourquoi. Enfin bref, puisque chaque créature se doit d’être répertorié sur nos registres et qu’il est plus que rare de croiser une dryade en dehors de ses forets surtout pour habiter nos… campagnes… je tenais à vous l’emmener au plus vite. Histoire que tout soit en règle. »

« Je vois, je vois… Je m’en charge, merci Charles. Je pense que je peux m’en charger à présent. Les dryades sont des êtres pacifiques, enfin le plus clair du temps selon les rapports qu’on m’a apporté. »


Le brigadier fit asseoir Ariane et la libéra de ses chaînes pour son plus grand plaisir et quitta la pièce. La dryade subit un interrogatoire poussé et terriblement long sur les raisons de son choix, son appellation, son lieu d’habitat, l’énumération de ses capacités magiques. Une fois sa fiche d’identité terminée et classée parmi d’autres, il lui donna un numéro avec un calepin de velours vert qui contenait tout un tas de règlement et de lois qui s’appliquaient à elle.

Interdiction de posséder ou d’utiliser une baguette magique, d’attaquer un sorcier, obligation de porter une tenue de sorcière ou de moldus en dehors des forets et bois magiques. Tout cela suivit d’un incroyable chapitre sur la façon d’évolution parmi les humains.
Lorsque l’entretien se termina, il présenta à Ariane un paquet enveloppé de papier marron.


« Qu’est ce que c’est ? » demanda innocemment Ariane

« Vos vêtements. Vous êtes bien consciente, enfin j’ose l’espérer, que votre tenue de dryade n’est absolument adéquate si vous voulez vous fondre parmi les humains qui peuplent Londres ou le monde ? Ne vous en faites pas, vous pourrez toujours en mettre d’autres si ces derniers ne vous conviennent pas. Vous avez des toilettes si vous souhaitez vous changer. »


Des vêtements ? Etrange concept. Il est vrai que les dryades étaient peu vêtues et ne ressentaient pas la morsure du froid ou la chaleur du soleil. Elles vivaient dans la nature, arborant tantôt des tuniques brodées de feuilles, de fleurs, et d’écorces tantôt des voiles diaphanes aux multiples couleurs de ces bois.

Ariane se changea et fût « libre ». Elle descendit de la même manière qu’à son arrivée en attirant toujours autant les regards mais encore plus les commentaires. En effet, on lui avait simplement donné une robe de sorcière noire, plus ou moins en bon état qui s’attachait devant. Mais personne ne lui avait expliqué le fonctionnement ou l’utilité des boutons qui servaient à dissimuler son corps. Etrangement il n’y avait aucun agent pour l’arrêter.

Ariane était une dryade, mais elle avait usé de sa magie pour effacer les traits les plus flagrants de sa personnalité. Contrairement aux autres dryades, Ariane employait sa magie à dissimuler ses traits et à les rendre « humains ». Ses longs cheveux blonds coulaient comme de l’or dans son dos, et ses yeux bleus gris étaient emplis de paix et d’harmonie. Sa peau était aussi blanche de la neige, peut-être trop, il était difficile de maintenir de la magie en une pression constante pour maintenir l’illusion de ce corps. Elle gardait par contre les trais fins et délicats des dryades, elle n’arrivait pas à les rendes plus simples.

Elle pouvait aller où elle le souhaitait à présent et rencontrer des humains, parcourir le monde, vivre. Mais vivre loin de ces sorciers là, trop sombres à ses yeux, ils n’éveillaient en elle que de la colère et une dryade en colère ce n’est pas l’idéal… Surtout qu’il était hors de question qu’elle utilise ses pouvoirs là !
Lorsqu’elle se laissait aller à ses émotions les plus violentes, Ariane perdait le contrôle de sa magie et au lieu de prendre soin de la nature elle la dévastait entièrement annihilant la vie en une seconde.
Peut-être qu’elle pourrait parler de cela avec une de ses sœurs ? Ou du moins s’informer si son arbre était en bonne santé depuis son départ… Oui ! C’était décidé, elle allait leur adresser un petit message.

Arrivée dans le hall, elle repéra l’immense fontaine et se dit que l’endroit était parfait. Elle s’y approcha et entra dedans, l’air de rien. Elle forma dans son esprit l’image de ses sœurs pour les contacter en formant un « miroir aqueux » lorsqu’une violente traction la fit sortir de la fontaine pour qu’elle s’écrase au sol.


« Non mais où vous croyez-vous ! » tonna le brigadier de tout à l’heure

« Je n’ai rien fait de mal ! J’allais seulement… » contra Ariane en se redressant maladroitement et en se tenant son poignet meurtri sur lequel elle était retombée

« Assez ! Vous n’avez pas à être là sale monstre ! » explosa le brigadier en braquant une nouvelle fois sa baguette sur Ariane qui reçut un puissant rayon pourpre qui l’envoya valdinguer de l’autre côté de la fontaine magique.


Subitement le brouhaha habituel du hall de ministère se transforma en un silence inquiétant tous les passants contemplait la scène. Ils ne pouvaient savoir qu’Ariane n’était pas humaine, même si le comportement de leur collègue devait leur mettre la puce à l’oreille. Et s’il s’agissait d’un ennemi qui se dissimulait derrière les traits d’une ravissante jeune fille ? Il fallait peut-être laisser Charles continuer à la malmener pour qu’elle se trahisse et là, tous lui sauteraient dessus !

En tout cas, ils n’en auraient pas l’occasion. Cette agression réveilla la colère d’Ariane qui trembla sur le sol où elle ne s’était pas relevée. Fermant ces magnifiques yeux bleus gris, elle abaissa les barrières de son esprits et son image se transforma lentement pour reprendre l’apparence d’une dryade…. Mais pas son apparence ‘naturelle’ … plutôt celle qu’elle employait pour détruire les plantes malades, ou pour mettre fin à la vie d’un arbre sur le point de tomber.

Ses boucles blondes se noircirent et devinrent aussi sombre que la nuit, elle se redressa en émettant un souffle rauque et leva ses mains face à cet humain qui la détestait et qu’elle haïssait.
Les plantes qui se trouvaient non loin de lui devinrent vivantes et l’attaquèrent sauvagement en l’étouffant sous d’immenses lianes, lourdes. Le souffle toujours plus haletant, elle resserra l’étreinte, entendant des os craquer et les cris du sorcier, elle se concentra une nouvelle fois en cherchant les battements de son cœur… Si elle réussissait à maîtriser la croissance des plantes en gérant les flux d’eau… elle pouvait retirer du corps de cet homme toute l’eau qu’il contenait et le condamner à se flétrir et à faner….

Cette attaque se déroula de manière fulgurante, aucun sorcier ou sorcière présent n’eurent le temps de faire le moindre geste… Tous…. Sauf une…

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Jolene Letrade
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MessageSujet: Re: (Des) Avantages / Ouvert   Dim 6 Fév 2011 - 2:03

Jolene se secoua, ce n'était pas le moment de se morfondre sur un banc d'Elephant and Castle, elle avait autre chose à faire. Elle devait découvrir d'abord ce qui était arrivé à cet homme puis réussir à prouver que l'Opposition n'y était pour rien, en espérant de tout cœur que l'Opposition n'avait véritablement rien avoir avec le sort de ce jeune homme. De plus, si elle réussissait à découvrir ce qui l'avait transformée en légume, Jolene songea qu'elle pourrait toujours essayer de d'approprié l'arme ou le sort qui avait fait ça afin de rendre l'Opposition encore plus puissante. Ce qui la remit presque instantanément d'aplomb. Elle se releva en se frottant les mains, d'abord elle devait réfléchir. Sort ou potion ? Sorcier ou Moldu ? Il fallait qu'elle vérifie. Elle n'avait malheureusement pas son matériel de décantions ni rien, à part sa baguette. Mais étrangement, elle n'était pas certaine que ce soit quelque chose d'humain qui lui avait fait cela. Elle allait donc devoir s'informer sur le jeune homme, puis sur ce qui était capable de causer de tel dommage sur l'esprit. Elle retourna dans l'appartement miteux et s'arrêta près d'un dossier posé sur une table avec une photo de la victime, son père se rapprocha d'elle d'un pas silencieux pendant qu'elle feuilletait le tas de papier qui ne lui apprenait absolument rien de chez rien.

" - Alors tu te lances Tertia ?

Elle ne répondit rien, bien que la mention de son surnom lui ai fait un coup au cœur de satisfaction. Il la renierait si elle échouait, ça il n'y avait pas le moindre doute là-dessus, mais elle était ravie de savoir qu'il aurait très mal s'il avait à le faire. Tertia, son surnom depuis qu'elle était gamine. Tertia, comme trois. Trois comme sa place dans la fatrie, la troisième fille. Louise avait été Una, Olympe, Secunda et Jolene était Tertia tout comme Callie était Quatra. Pour les garçons, c'était différent bien sûr, était de l'avis de la jeune fille qu'ils auraient difficilement supporté d'être surnom avec un mot terminant par -a. Non, eux c'était Fred et Skan, des surnoms plus banaux pour la famille Letrade. Et Fred était tellement commun. Mais, il était assez difficile de faire des surnoms à partir de Manfred.
Quoi qu'il en soit, Jolene ne répondit absolument rien à son père et l'ignora royalement en sortant un calepin de sa poche pour noter les seules informations qui lui avaient été utiles :
• Son nom : Rupert Tims
• Son adresse : Il vivait à Soho
• Sa nature : c'était un Moldu et non pas un Sorcier.

Ce dernier détail avait paru très important pour Jolene puisque l'instant d'après sa tête blonde fourmillait de théories toutes plus dingues les unes que les autres mais qui avaient au moins une chose en commun : une explication pour qu'il n'ait peut-être pas su qu'il buvait une potion ou qu'il se faisait ensorceler.
Elle avait besoin de détails bien plus précis avant de se mettre à chercher des informations sur ce qui aurait pu causer ça. Jolene alla trouver un des hommes assis sur des fauteuils de fortunes pour surveiller sommairement Rupert Tims.


" - Qui l'a trouvé ? demanda t-elle sans détacher ses yeux de son carnet. Où et quand ? Répondez avec autant de précisions que vous pourrez.

" - C'est un Moldu qui ramassait des poubelles, il l'a trouvé vagabondant près d'un terrain vague à Maida Vale à l'Ouest de Londres. Le service de détournement d'objets moldus ont tout de suite été dépechés parce qu'ils pensaient que quelque chose lui avait pété au visage mais ils ont du se rendre à l'évidence puisqu'ils ont appelé les Aurors dans la demi-heure qui a suivie.

" - Bien. Autre chose à ajouter ? Un détail qui vous aurait frappé ?

L'homme sembla réfléchir quelques minutes puis finalement fit non d'un signe de la tête avec une moue pas très convaincue qui intéressa Jolene au plus haut point. Elle hocha de la tête pour ne rien donner comme indice sur ses résultats à l'homme qu'elle avait interrogé et s'éloigna en direction de son père en jetant un regard à sa montre. Elle avait cours à seize heures trente, mais sa situation familliale était en danger et elle ne s'en voudrait pas de sécher ce cours pour s'occuper de ça. Par contre, ils fermaient les grilles de l'établissement à vingt deux heures, et elle n'avait pas envie de débourser la moindre noise pour un hôtel miteux de Pré-au-Lard alors qu'elle pouvait dormir dans son lit à Poudlard Uni, ce qui lui laissait toute la journée pour étudier avant d'avoir à rentrer à Poudlard. Jolene rangea son carnet dans sa poche, il fallait qu'elle retourne au ministère pour interroger ceux qui avaient trouvé le jeune Tims, peut-être qu'ils avaient vu quelqu'un ou avait trouvé quelque chose malgré le fait qu'ils aient laissé volontairement la place aux Aurors, signifiant clairement qu'ils reconnaissaient être incapable de gérer cette affaire.

" - Je retourne au ministère, je suppose qu'on se retrouve là-bas.


Elle réajusta et referma son blouson adoré et passa la lanière de son sac par-dessus sa tête pour en sortir une feuille de papier recouverte de l'écriture fine des dirigeants de Poudlard Uni. Un mot à l'attention de ses parents, pour parler de ceci-cela sur son comportement et autre menu détails qui n'intéressaient pas assez la jeune femme pour qu'elle tente de casser le sceau par curiosité.


" - Pour toi. Au fait, tu aurais du les laisser me parler, comment veux tu que j'avance sur cette affaire ? Et dis à Maman qu'elle doit me compter pour Février, je passerais les vacances à la maison.

" - Seulement si tu résous ce mystère, lui rappela t-il accompagnant sa phrase d'un haussement de sourcils.

" - Si c'est pas le cas et que tu me renies tu l'auras dans les dents, de tous tes enfants je suis la plus capable. t'avais qu'à pas nous faire blond.


Et sur ces saintes paroles, elle transplana dans le ministère de la magie, occupé comme d'habitude par une masse de sorciers affairés à leurs occupations. Elle se faufila dans la foule dense en pestant et en filant des coups de coude quand personne ne daignait se bouger le train avec des mots aimables. Elle arriva à s'engouffrer dans l'ascenseur avant qu'il ne se referme, elle se retrouva avec une petite dizaine de sorcier, dont deux qui retinrent particulièrement l'attention de la sorcière, une ravissante jeune femme blonde, enchaîné par le sort du sorcier qui l'accompagnait, sûrement une créature magique. Elle avait l'air ancienne et rare, ce qui intrigua encore plus la jeune femme tandis que son cerveau marchait à cent à l'heure pour réfléchir. Si elle était ancienne, peut-être qu'elle pourrait l'aider à trouver une solution, afin que la jeune femme ne se fasse pas renier par sa famille. Car même si elle agissait de façon à faire croire à son père que sa menace ne l'atteignait pas, ce n'était absolument pas le cas, loin de là, elle tenait à sa famille, au pécule de celle ci qu'elle devait hériter à ces vingt-cinq ans. Et puis, imaginez la réputation qu'elle aurait auprès des sang-purs qu'elle fréquentait, elle allait devenir la fille que ses parents avaient renié pour une obscure raison, bonjour les rumeurs qui allaient circuler ! Non il fallait qu'elle trouve ce qui avait blessé le jeune homme.

Elle essaya tant bien que mal de se faufiler jusqu'à la créature mais la porte s'ouvrit sur le niveau quatre et les deux sortirent avant que Jolene ait eu le temps de les rejoindre. Elle relativisa, après tout, elle n'était pas sûr que la femme qu'elle avait vue était une créature magique ancienne et sage, de plus elle devait filer au département des détournements de l'artefact moldus. Elle avait au moins une piste sûre à suivre, elle n'allait pas perdre son temps à courir après une jeune inconnue quand même ! Elle se força à se tenir droite et retourna au niveau deux et passant devant les bureaux des Aurors. La plupart de ceux qu'elle avait vu une vingtaines de minutes plus tôt dans Elephant and Castle étaient rentrés et grattaient le papier pour rédiger des rapports immenses. Jolene ne les vu pas tous, dont son père, ils devaient être en train de surveille Rupert Tims et enquêter de leur propre côté. e qui lui fit fugacement se demander ce qui arriverait si son père trouvait la solution avant elle et que celle ci n'impliquait ni Jolene (ce qui était sûr) ni l'Opposition.

Perdue dans ses pensées, elle ne vit pas arriver la jeune stagiaire de son père : Alexis Hewlett. C'était une jeune femme tout à fait adorable, très sympa et qui était toujours prête à adresser la parole à Jolene même lorsque que tous les Aurors étaient en mode "alerte rouge". C'était surtout pour ça que Jolene l'appréciait tout autant. Elle avait de fin cheveux noirs avec une coupe très moderne, entendre moldu à la place de moderne, très grande, dans les 1m75 sans talons et elle ne se déplaçait jamais sans. Avec une peau métissée très belle. Jolene lui jalousait ses grands yeux noirs qui ne semblaient jamais rien exprimer, les siens, verts-de-gris révélaient la moindre de ses émotions en changeant de couleur comme ces bagues moldues qui changent de couleur en fonction de l'humeur.


" - Salut Jo', s'exclama t-elle d'une voix enthousiaste. Quoi de neuf ?

" - Les cours, comme d'habitude, rien de très original tu sais.

" - Moi j'avais adoré mes études, dit-elle d'une voix rêveuse. Ton père m'a dit pour tes résultats de ce trimestre, félicitations !

" - J'en suis sûre, tu permets ? Il faut que j'aille voir quelqu'un.

Et elle se glissa, à regret, loin de la jeune femme pour se rendre dans les minuscules locaux du département des détournements de l'artefact moldu. Qui ne lui apprirent rien d'intéressant non plus. Et la jeune femme regretta amèrement de ne pas avoir suivit son instinct pour suivre cette jeune inconnue et lui demander de l'aide si elle était bel et bien une créature magique ancienne. Elle quitta le niveau deux pour le hall avec la mort dans l'âme. Il était toujours aussi bondé, elle entreprit de se rendre à l'accueil pour récupérer son sac qu'elle avait déposé aux vestiaires en arrivant et déposer son badge de visiteuse. Elle sortit sa baguette de son sac pour s'assurer qu'elle n'avait rien eu durant son séjour au fond de son sac et fut ravie de constater que son bout de bois n'avait rien quand elle entendit quelque chose derrière elle.

" - Assez ! Vous n’avez pas à être là sale monstre ! hurla quelqu'un derrière la foule près de la fontaine.

Jolene, comme tous les autres se retourna pour regarder ce qui se passait. Devant leurs yeux se jouait une étrange scène, la jeune femme blonde qu'elle avait vu un peu plus tôt dans l'ascenseur et qu'elle avait voulut interoger était en train de … et bien perdre sa blondeur pour commencer et de tourner à la Dark Willow comme dans une série moldue, ce qui n'était pas très bon signe en fait. D'autant plus que personne ne disait ou ne faisait rien, quelque chose de grave allait arriver et personne n'allait lever le petit doigt pour s'y opposer.
Les plantes du hall commencèrent à s'entortiller autour du garde qui hurlait de douleur, on entendait d'ici ses os craquer sous la pression des végétaux. Elle allait le tuer. Cette scène était sublime et effrayante. Il y avait une vie en jeu, mais de voir ses branches s'enrouler comme des serpents d'Amazonie … c'était une scène des plus hypnotisante qu'elle ait vue de sa vie.

Mais encore, Jolene n'avait pas l'impression que c'était grand chose le coup des plantes, et d'ailleurs, à cette pensée elle fut ravie de son esprit vivace. Elle avait raison, la jeune femme était bel et bien une créature magique ancienne, la dernière naissance d'un esprit sylvestre ou d'une dryade remontait à la chute de l'Empire Romain, au moins. Autant dire que ça remontait et que les membres de cette espèce en avaient vu durant toute leur existence.

Mais la jeune femme semblait se préparer à attaquer, tout le monde la fixait mais personne ne semblait le remarquer. Soudain, le bras de Jolene se leva sans qu'elle ait eu le temps de réfléchir à ce qu'elle faisait et sa bouche lança une formule comme autonome.


" - Aquapuros !

Une bulle d'eau alla s'abattre sur la créature magique, l'encerclant comme une protection, mais de minces filaments de flammes de démons s'enroulèrent autour de sa silhouette dans la bulle de liquide. La jeune sorcière s'était déjà pris, par accident, ce sort, et le moins qu'on puisse dire c'est que ça calmait méchamment. D'un autre coup de baguette, elle enflamma les plantes, soustrayant à leur étreinte le pauvre garde qui tomba inconscient et d'un autre encore, elle envoyait ledit sorcier s'écraser un peu plus loin de la créature magique histoire de le mettre en sécurité. Elle se rapprocha de la bulle de d'eau pour la maintenir le plus longtemps possible pour que des personnes viennent l'aider ou qu'elle trouve une solution, mais elle sentait déjà son sort se fissurer alors que toutes les personnes présentes la fixaient comme d'un seul homme sans que personne ne vienne l'aider d'aucune façon.

Elle pensa à ce qu'elle devait faire, puisqu'elle comprenait qu'elle serait la seule à régair aujourd'hui. Elle ne savait pas ce qui allait arriver à la dryade si elle la laissait entre les collègue de l'homme qu'elle avait faillit envoyé au cimetierre, pas du bien en tout cas. Pas contre, elle, elle avait besoin d'elle, et peut-être que la sauver de là jouerait en sa faveur lorsqu'elle lui demanderait des informations sur son cas. Elle allait donc l'aider à s'évader du Ministère de la Magie.

Dès qu'elle décida de faire cela, elle brisa son sortilège, la bulle se brisa en touchant le sol, libérant au passage la créature dans un tourbillon d'eau qui déjà disparaissait au contact du sol. Jolene piqua un sprint vers la créature alors qu'elle commençait déjà à entendre les gens se remettre de leur stupéfaction et lancer des cris pour essayer de les attraper.

Jolene pensa Maida Vale, et transplana une fois de plus dans la journée. Elle se retrouva dans un quartier élégant d'une banlieue chic londonienne, soutenant un esprit sylvestre dégouliante d'eau. Elle se trouva un coin à l'abri des regards avec un banc et posa la jeune femme dessus pour essuyer grâce à un sort la manche de son blouson préféré qui était lui aussi mouillé.


" - Désolée, pour le sort … Vous alliez faire quelque chose de mal, et je pense que vous l'auriez regretté plus tard. Au fait, je m'appelle Jolene. Jolene Letrade
, ajouta t-elle en lui tendant la main.
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