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 Habeas Corpus

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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Habeas Corpus   Dim 2 Jan 2011 - 23:34

C'était partie intégrante de son métier, en quelque sorte. S'offrir en spectacle.
Montrer l'amour, la peur, le désespoir. L'expulser de soi par le biais d'un autre. Le corps se faisait outils pour exprimer la réalité des émotions. Les acteurs tiraient le voile sur ce qu'ils étaient pour mettre un peu de leur âme dans le personnage qu'ils incarnaient. Ce n'était plus eux que l'on pouvait voir; plus vraiment, en tout cas, puisque ce qu'ils étaient servait très certainement de base à ce qu'ils devenaient. Un sorte de renversement. Une impudeur pudique. Le reste du monde n'existait plus, comme si une vitre s'était dressée sur le devant de la scène, isolant Roméo et Juliette. Exit le public. Ne restait plus que Juliette et sa confiance en Roméo. Son amour pour lui ne souffrait pas la pudeur. Ceci, Mélusine tenta de le traduire en mots maladroits pour Stan, tandis qu'elle regardait la robe qu'il lui avait suggéré.
Elle ne s'y connaissait vraiment pas en atours féminins. Alors:


"Une chemise de nuit? Hum, l'idée pourrait être amusante mais se pointer à la soirée en chemise de nuit, c'est, euh..."

Un peu gênant. Pas tant pour les convenances que pour les sous-entendus que certains pourraient y voir. On ne savait jamais quel tordu on pouvait croiser. Néanmoins, c'était l'avis de Stan et, sans s'y plier les yeux fermés (Mélusine ne pliait jamais), elle pouvait au moins... essayer. Elle enleva la première mouture avec un soupçon d'appréhension. Se déshabiller devant une foule, c'était une chose. Se déshabiller dans une cabine exigüe en tête-à-tête. Et pourtant, non. Enfin, si... C'était moins difficile, contrairement à ce qu'elle avait pu pensé. Ca tenait à ce qu'il y avait au fond d'un regard. Et dans le regard de Stan, qui, d'ailleurs, était passablement inattentif, elle était un être humain. Pas une femme. La différence était de taille, à son sens. Elle sourit doucement, comme ça, sans raison. Et passa sa robe avec d'autant plus de docilité.

'Ca n'est pas si moche.'

Mais ça n'était pas elle non plus.
Est-ce qu'on imprimait ce qu'on était à son style vestimentaire? Peut-être. En tout cas, elle avait été tout de suite en phase avec la remarque de Neptune. Ca n'était pas elle. A se jeter un bref coup d'œil dans le miroir, elle se faisait toujours l'effet d'une étrangère. Elle pourrait toujours se réfugier sur son bon vieux kilt qui, en théorie, était un costume de cérémonie. Sauf que non. Impression diffuse et étrange d'avoir envie d'être différente, au moins un peu, pour une raison inavouable.


"C'est pas ça non plus, je crois. Je me sens..."

Stan semblait tout étriqué dans son costume. Ca non plus, ça n'était pas lui.
Mélusine s'approcha de son compagnon et défit les deux boutons du haut en glissant:


"Tu sais, tu n'es pas obligé de..."

Ils en avaient déjà parlé. Et la jeune femme était toujours tiraillée entre l'envie de le garder un peu sauvage, vrai, et le refus de laisser à quiconque l'opportunité de le juger sur l'air qu'il avait, décalé. Tout le monde n'y verrait pas forcément de la poésie et de l'innocence. Entre l'innocence et la naïveté, il n'y avait qu'un tout petit pas. La première était charmante. La seconde prêtait à rire. Il n'empêchait qu'à chaque rencontre avec Stan, elle avait l'impression de lui voler un peu de son entierté. A chaque fois, elle avait l'impression de le forcer à faire un pas de plus vers le dénaturé et elle détestait cette idée. Pourtant, elle était incapable de renoncer à leur amitié naissante. L'amitié aussi pouvait être égoïste parfois. Il faudrait qu'elle pense à s'en excuser, un jour. Ou à le remercier, à sa manière.

Nouvelle robe. Troisième choix. Un peu mieux.




« When I went to school, they asked me what I wanted to be when I grew up.
I wrote down ‘happy’.
They told me I didn’t understand the assignment,
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Dernière édition par Mélusine McEwan le Lun 3 Jan 2011 - 13:47, édité 1 fois
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Stan Shield
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MessageSujet: Re: Habeas Corpus   Lun 3 Jan 2011 - 13:42

Pendant que Mélusine essayait ses robes, Stan était définitivement ailleurs. Costume blanc. Nudité. Juliette. Roméo. Confiance. Amour. Pudeur. Coquillages. Etre de l’Eau. Humain. Différence. Homme. Femme. Que de choses tourbillonnaient dans ses yeux perdus et lui faisaient perdre la vue. Il se sentait aveugle malgré les yeux grands ouverts. Toutes ces choses étaient là, impalpables, mais il ne les avait jamais ressenties auparavant. Simplement parce qu’il les ignorait. Sa vue manquait de clarté. Quand il la recouvra, c’était que Mélusine venait de le libérer du col de sa chemise. Deux boutons en moins et il se sentit mieux. Pourquoi mettre des boutons jusqu’en haut et un nœud ou une cravate si c’était pour en mourir ? Mais les hommes sur les publicités du rayon des costumes de soirée avait le nœud noir, alors Stan voulut le nœud noir. Juste pour l’avoir. Pour que le nœud noir efface, un peu artificiellement, la différence qui existait entre lui et les hommes.

Il avait tellement envie de tout comprendre, d’en savoir encore plus sur tout, de se fondre dans leur paysage et d’avoir un chez lui, qu’aucun sacrifice ne serait de trop. Les humains le passionnaient. Il était reconnaissant à Mélusine de passer du temps avec lui et de diviser ce même temps en l’apprentissage de certains concepts. Il ne leur restait jamais beaucoup de cet autre moitié de temps pour que lui aussi lui apprenne des choses. Qu’aurait-il à lui apprendre ? Que savait-il qui aurait pu plaire à la fille aux cheveux rouges ? Il trouverait une façon de la remercier. En commençant, peut-être, par arrêter de... "Lui faire honte" avait dit la femme vampire. Oui, c’était une bonne chose. Faire attention à ne rien faire qui jette l’opprobre sur elle. Comprendre mieux et plus vite pour qu’elle n’ait jamais l’envie d’arrêter de passer du temps avec lui et de lui apprendre ces choses sur les Hommes. Homme.

"Je ne suis pas humain mais je suis un homme."

Il regarda Mélusine en lui souriant. C’était comme s’il la voyait pour la première fois. Si Roméo et si Juliette, si pudeur et si regards tournés, si confiance et si amitié, si nasse fermée contenant à peine une personne debout, si joues rougies et homme et femme, alors il n’avait rien à faire ici quand elle essayait ses vêtements. Ce n’était pas que la confiance, réalisa-t-il soudain.

Aussi ressentit-il un élan de tendresse instinctif pour elle. C’était ainsi qu’on disait quand on éprouvait de l’attachement pour quelqu’un. Car si tout ce qu’elle lui avait dit était vrai alors faire de la pudeur n’était pas seulement une question de confiance pour les Hommes mais une sorte de don pour un homme en particulier. Les Hommes avaient l’air de considérer leurs corps comme une pièce secrète qu’on parait des atours qu’il fallait selon l’occasion et le temps. On montrait cette pièce secrète uniquement à certaines personnes lorsque ses murs étaient nus et qu'on ne pouvait en voir que la naturelle architecture. Juliette à Roméo. Mélusine à Stan. Une femme à un homme, un homme à une femme.

Si l’accès à la vision du corps était tacitement réglementé, cela signifiait qu’ils estimaient que leur corps et ce qu’ils en faisaient avaient une grande valeur. Le corps n’était pas qu’un outil pour chasser, se protéger ou se reproduire. Ils y ajoutaient un tas de concepts étranges tout autour. Leur corps exprimait, il était même capable de tromper et de reproduire des expressions pour raconter une histoire, comme les comédiens de Roméo et Juliette. Ils considéraient leur corps comme une œuvre d’art. Et Mélusine exposait son œuvre en se libérant de sa pudeur. Ainsi Stan voyait la pudeur comme une sorte de politesse. Il avait déjà saisi le concept de la politesse. L’assimiler de cette manière lui était plus facile à accepter cette différence notoire entre les êtres instinctifs et les êtres d’Au-Dessus. De ce fait, Stan eut soudain le pressentiment qu’il n’avait pas le droit à cet accès-là de Mélusine. Il n’aurait pas su l’expliquer. La réponse était au bout de ses lèvres ou flamboyante devant ses yeux mais il ne savait pas la verbaliser.

Son cœur se mit à battre de la joie d’avoir compris et son sourire n’arrêtait pas de grandir. Quand le sourire fut trop grand pour rester sur ses lèvres, il se transforma en rire. Il sortit de la cabine sans s’expliquer après avoir embrassé Mélusine sur la joue. C’était le premier acte d’amitié dont Stan faisait consciemment preuve depuis qu’il avait quitté son île. De l’amitié comme Roméo et Mercutio. Tout ce qu’il savait était que Mélusine était humaine et que si telle était l’importance que les humains portaient à leur corps alors seule, la confiance ne lui donnait pas le droit de prendre la pudeur de Mélusine ou d’en accepter le don.

- Cette robe est belle, tu es belle, dit-il en se glissant en dehors de la cabine dont il prit soin de refermer le rideau. Ce tissu jouait donc implicitement le rôle de la politesse. De la pudeur. Protection du regard des autres. Protection du corps timide. Tout devenait si clair tout à coup.Mais vous n’allez pas ensemble non plus.

Un certain équilibre devait probablement se faire. Stan, en diamant brut, devait être taillé pour gagner en valeur. "Taillé" ne signifiait pas "dénaturé", jamais il n'aurait pensé que Mélusine ou l'influence des Hommes lui retirerait ce qu'il était au fond. De son côté, Mélusine, en pierre taillée, devait trouver la monture qui se mariait à la forme et aux couleurs qu’elle avait déjà. Sans dénaturer, là aussi, sa beauté originelle.

- Aide-moi à trouver un nœud pour le cou et je t’aiderai à trouver la robe qui va avec toi. Ensuite, il faut partir d’ici, j’en ai assez de m’habiller et de me déshabiller. Il faut acheter les cadeaux... et puis je commence à avoir envie d’aller à l’eau.


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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Habeas Corpus   Mar 4 Jan 2011 - 22:45

Le rire de Stan vint insidieusement lui chatouiller le moral. ca n'était pas un éclat moqueur et égoïste mais plutôt une trille de bonne humeur communicative. Mélusine l'attrapa au vol et l'envoya lui gonfler les poumons. Ses propres zygomatiques se mirent à leur tour à tressauter. Rire sans raison. Sans raisonner. Ca ne dura pas longtemps mais c'était bon. La bonne humeur retombée, vite, vite, ré-enfiler ses oripeaux t quitter la solitude impersonnelle de la cabine. Vite, vite, retrouver l'homme-poisson. Elle avait besoin de compagnie, hier, aujourd'hui & maintenant, demain. Tous les jours d'avant et ceux d'après. Dela compagnie pour ne pas devenir folle. De la compagnie pour mettre ses pensées en sourdine et colmater les manques avec un peu de sucre. Le sucre fondait quand les nuages se mettaient à pleurer, la nuit venue. Mais la nuit était loin.

Ils finirent par dénicher un nœud pour Stan, petit papillon noir qui arracha un autre sourire à Mélusine. Les tenues de soirée des sorciers étaient beaucoup plus à son goût à elle, tout en décadence et en excentricité mais c'était un peu passé de mode et ça n'était pas du tout le style de Neptune.
Leur errance au milieu des chiffons trouva son point final quand son compagnon sortit triomphant d'une fouille approfondie. C'était épatant de sobriété. C'était blanc. Adjugé vendu à l'unanimité fois deux. Oubliée la résolution des teintes obscures, balayée par l'envie d'en finir avec les essayages pour passer à sa partie préférée: les cadeaux de Noël.

Peauroitage derrière une file d'attente mille-pattes. Passage en caisse. Grimaçage devant les chiffres accompagnant le £. Exhorbitage du porte-monnaie.
Retour à l'air libre conditionné de l'allée passante.

Plus que deux cents cinquante-et-une.
Poundland? Non. Lush? Non plus. Blackwell? Non.
Partout, une débauche de vitrines offrant le meilleur, le moins cher, le -30%, le plus beau, le plus magique, ce dont vous avez toujours rêvé, etc. Autant d'attrapes-bonheur inefficaces. Le tournis s'empara d'elle et, avec, l'appel du dehors.
Le shopping, ça n'était définitivement pas son truc.


"Viens. Je connais un endroit qui nous ira déjà mieux."

Le Christmas Market. Pleine de petites cabanes de bois débordantes de couleurs, de lumières, d'odeurs et de saveurs. Un village au cœur de la ville.
Et de l'entraîner par la main en direction de la sortie.
Le temps d'y arriver, Mélusine avait d'ores et déjà fait trois escales gastronomiques. Les marrons grillés qui lui réchauffaient les mains sentaient trop bon pour être honnêtes.


"Tiens, goûte! Noël, c'est aussi la douceur sucrée de la châtaigne. Moi, j'adore ça."

Sourire gourmand.

"Quand j'étais petite, on en faisait dans la heminée. C'est presque aussi bon que les brochettes de patacitrouilles grillées."

Un instant de silence, comblé par le brouhaha de la foule.
Le marché de Noël, enfin.


"Dis, Stan? Chez toi... enfin, chez les êtres de l'eau, vous avez quoi comme fêtes?"

Et de pencher son nez sur la stand d'un fabriquant de jouets en bois, de toutes les formes, de toutes les peintures.




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MessageSujet: Re: Habeas Corpus   Mer 5 Jan 2011 - 15:48

Tout suintait de couleurs et de parfums différents et rien ne finissait de clignoter. Stan en prenait plein les yeux et s’interrogeait intérieurement sur à peu près tout ce qu’il approchait. Il dépieuta la châtaigne et la mangea après l’avoir regardé longuement. C’était bon. Il en reprit une seconde tout en répondant à Mélusine au sujet des fêtes :

- Oui, nous avons des qaït’wen mais nous ne fonctionnons pas comme les humains pour ce que vous appelez les dates. Notre calendrier change selon les lunaisons et non pas les révolutions solaires. Chaque période synodique de la lune correspond à un mouvement des mers, à chaque nouvelle lune, nous fêtons Psamathée. Vous comptez en semaines, nous comptons en lunes. Psamathée serait un peu comme votre dimanche. Il y a aussi la qaït’wen de Laomédie. C’est la fête des courants chauds. La fête de Naïade, pour les gésines et les créations, de Neso pour la victoire des Etres d’En-Dessous sur ceux d’Au-Dessus... je ne sais pas à quand ça remonte. La fête de Halimède, pour regrouper les ethnies, de Protée après chaque tempête, de Thalassa pour les unions ou de Sao quand Neptune est cachée par la lune... les Etres de l’eau regardent beaucoup le ciel. Bientôt il y aura la qaït’wen de Galatée et Despina. Je n’aurais le droit d’y aller que lorsque je serai Hanaïem... ce qui n’est pas prêt d’arriver.

Stan fronça les sourcils. Il venait d’avoir une drôle d’idée. Il ne pouvait rien apprendre à son amie sur ce qui se passait hors de l‘eau mais il avait une connaissance aussi, sinon plus pointue, que les humains sur ce qui se passait En-Dessous. Il se tourna vers elle et lui demanda :

- Tu m’apprends ici, je peux t’apprendre En-Dessous. Hanaïem est le mot pour décrire les créatures masculines des eaux qui ont déjà vécu « E’kin ». Quand nous étions dans le lac, tous les deux, l’homme sirène aux cheveux noirs m’a demandé si tu étais E’kin. Pour les Assassymbes, E’kin désigne l’âme qui résulte de l’union spirituelle, charnelle et matérielle de deux êtres. Lorsqu’on s’unit à un autre être, on partage nos corps, nos esprits et nos possessions et ça donne un troisième corps. « E’kin ». E’kin n’est pas une personne ou la description de l’état d’une personne par rapport à soi mais le résultat de l’addition de soi à l’autre tout entier pour décrire une union. Pour faire plus simple, mais ça ne serait pas tout à fait juste de le décrire comme ça, on pourrait dire qu’E’kin est la petite ami ou le petit ami, la femme, l’épouse, le mari... l’autre de soi. Mais il n’existe pas le rapport de possession qui existe pour les humains. On ne dit jamais que nous sommes à quelqu’un d’autre. « Je suis le mari de Mélusine », ça ne voudrait rien dire. On n’appartient à personne, on devient autre quand on se lie à quelqu’un. Donc, je ne suis pas E’kin alors je ne peux pas devenir Hanaïem.

La traduction la plus proche de cette dernière phrase aurait pu être : « Je suis vierge ». Hanaïem étant l’état d’un Assassymbe qui avait déjà vécu l’E’kin. Un homme.

- Mais je peux t’emmener fêter Larissa, c’est la nuit des essences.
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Habeas Corpus   Mer 5 Jan 2011 - 23:51

La subtilité de la chose échappa complètement à Mélusine qui se contenta de regarder Stan d'un air vaguement rêveur.

"Tu sais, des fois, j'ai l'impression que je suis pas née du bon côté de la surface... que j'aurais été plus à ma place dans ton monde."

C'était peut-être de fréquenter l'homme-poisson et de découvrir à chaque fois son point de vue si particulier sur des non-sens. Peut-être d'voir été dans l'En-Dessous et d'en avoir gardé l'empreinte. Peut-être d'aimer ce qu'elle en apprenait à chaque escapade, réelle ou mentale. Peut-être d'avoir eu un frisson à la mention de E'kin.

"Tu es quelqu'un de rare, Stanislas Shield. Ton Autre doit être quelqu'un comme toi. Et ça ne court pas les rues."

Elle était soudain prise d'un étrange sentiment de protection, comme à l'égard d'un frère qu'elle n'avait pas. La première venue ne pouvait pas avoir Stan. Elle devait le mériter. Passer des épreuves, prouver sa valeur et...

'Et tuer un dragon, mener à bien trois quêtes mortelles, faire un aller-retour jusqu'à la lune... Ca ne te regarde pas, tu sais?'

Mais...

'Mais rien. De quel droit tu t'octroies un avis sur celle qui sera sienne?'

Elle reprit en bafouillant:
"Enfin, je veux dire que..."

Et zut!
Silence.


"Est-ce que tu crois que moi aussi, j'aurais droit à l'E'kin? Ou c'est seulement pour les êtres de l'eau?"

Est-ce que son E'kin à lui était forcément quelqu'un de l'Eau, comme lui?

"Est-ce que tu crois que... que ça pourrait être...? Tu sais... Mais ça ne peut pas, pas vrai? S'il vit déjà E'kin avec quelqu'un d'autre... Puisqu'il est marié. Pourtant, j'aimerais que... Il est tout le temps dans ma tête, Stan. Et je ne ..."

Mélusine se parlait à elle-même plus qu'elle ne s'adressait à Stan, soulevée par des questions, mue par la nécessité d'essayer de les énoncer à voix haute. Sans grand succès. Elle resta un moment silencieuse, tandis qu'ils déambulaient au milieu des passants, sans vraiment prêter attention aux petits échoppes. Devant ses yeux, défilaient des images de ce à quoi cet E'kin-là aurait pu ressembler. Mort-né. Né de l'espoir. Mort de la réalité.
Ne jamais être à quelqu'un d'autre et pourtant...
Au bout d'un long instant, elle secoua la tête de toutes ses forces et se rattrapa au visage de son compagnon pour rallier le monde réel.


"J'aimerais que tu m'apprennes En-Dessous. Et j'adorerais que tu m'emmène fêter Larissa. Je ne suis pas sûre d'avoir compris ce que c'est mais ça me plaît."

Si ses yeux étaient encore un peu brouillés, son ton vibrait de sincérité. Elle avait envie de connaître ça. Larissa et tout le reste. En faire son monde d'adoption.
Le shopping de Noël était un peu passé aux oubliettes.




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MessageSujet: Re: Habeas Corpus   Dim 9 Jan 2011 - 14:17

Spoiler:
 

- S'il est tout le temps dans ta tête, c'est que ta tête lui a ouvert ses portes. Tu dois lui demander si tu es aussi dans la sienne. Si oui, c'est qu'E'kin est en devenir. Mais E'kin ne dépend pas du simple sentiment amoureux. Il faut l'échange et l'abandon de soi au privilège d'E'kin. Vos esprits sont ouverts l'un à l'autre, mais avez-vous ouverts vos cœurs, votre passé et vos âmes ? Etes-vous capables de partager le corps et la vie matérielle ? C'est cette volonté et cet équlibre dans l'échange qui crée E'kin. Il faut avoir le courage de faire évoluer ce qu'on est pour être disponible à être E'kin. Les humains... je crois, je ne suis pas sûr... ont du mal à le faire car ils ont besoin de posséder l'autre. Les passions qui les déchirent, comme Roméo et comme Juliette, ont tendance à sacrifier E'kin au besoin d'appartenance et de reconnaissance des gentes. Lui ou un autre, tu trouveras E'kin si tu es assez sûre, sereine et déterminée pour le trouver. Chercher est moins effrayant que trouver parce qu'alors qu'on trouve, il faut apprendre à transformer tout ce en quoi on croyait jusqu'ici. Cette remise en question et cette abdication sont idéales mais peut-être inhumaine.

Elle lui avait dit qu'il était rare. Une personne rare c'était comme la pluie dans le désert. Stan trouvait que c'était une bonne chose alors il sourit émerveillé de devenir la pluie dans le désert rien qu'en une phrase. Elle ajouta que son E'kin devait être elle aussi rare que la pluie dans le désert. Pourtant, ce que Stan espérait de son E'kin n'était pas la rareté. Les arbres et les algues étaient moins rares que la pluie dans le désert mais ils avaient la faculté de plaire à Stan et, auprès d'eux, il se sentait à l'aise. Les plantes et les algues lui donnaient son oxygène et prêtaient leur beauté aux paysages.  Stan pensait son E'kin serait ainsi : un souffle perpétuel qui apporterait beauté et paix à son paysage, à son univers. Il pourrait s'en nourrir mais aussi prendre soin d'elle. La dynamique de l'échange serait tel qu'il se sentirait dans l'E'kin comme une pièce essentielle à la mécanique du monde. Pour l'instant, ce n'était pas le cas. Il se sentait incomplet parce que le monde le rejetait. Il n'était pas adapté au monde. Alors, avait-il décidé en son âme et conscience, lorsqu'il aurait trouvé sa raison d'être dans l'En-Dessous aussi bien que dans le monde des Deux Jambes, il serait prêt à reconnaître son E'kin.

Il l'expliqua comme il put à Mélusine mais la fin de son explication fut distraire par un stand qui lui déroba toute son attention. Ses yeux gris mouchetés d'or tombèrent dans un petit cochon qui avait une fente sur le dos. Le stand proposait différents petits cochons tous colorés et décorés de façon différente. Stan les trouva beaux et amusant. Il décida qu'il en voulait un malgré qu'il ne sache pas si l'objet avait une utilité. La fente dorsale était commune à toute les "tirelires" (lut-il le terme exact sur la pancarte). Il en saisit une avec précaution, la secoua avec moins de précaution près de son oreille, finit par collé son oreille contre la fente.

"Peut-être que, comme on entend la même dans les coquillages, ces objets sont fait pour entendre la ferme... la forêt ou la ville."

Il guetta le bruit de la circulation dans la fente du cochon mais n'y entendit rien de spécial. L'intérieur était vide. Il tendit à Mélusine celui sur lequel il avait jeté son dévolu et l'interrogea :

- Qu'est-ce qui est assez petit pour entrer dedans ? A quoi ça sert ?
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MessageSujet: Re: Habeas Corpus   Mar 11 Jan 2011 - 19:43

Combien de fois fallait-il s'être trompé avant d'être à même de vivre ça? Est-ce qu'on en était seulement capable quand on avait été élevée avec les préceptes humains? Est-ce que l'insatiable besoin qu'avaient certains de se reproduire n'était pas une manière détournée de chercher l'E'kin sans jamais y toucher vraiment? Ou était-ce là la manière humaine de le vivre parce qu'on s'était trop coupé des vérités de l'En-Dessous? Ou encore, était-ce ce à quoi les sorciers et les moldus pouvaient se raccrocher parce que eux n'y avaient pas droit et devaient rester dans une forme imparfaite d'amour? Après tout, de toutes les caractéristiques, il n'y avait rien de plus humain que l'imperfection. C'était leur signe distinctif. Et, d'ailleurs...

Perdue dans ses pensées, ce fut un petit cochon rouge qui se pointa en éclaireur pour lui montrer le chemin du retour. Mélusine le tourna entre ses mains, tandis qu'elle revenait au moment présent.


"C'est une tirelire en porcelaine."

'Porc-celaine! Ahaha! Tu crois que si c'était un taureau, ce serait un bœuf-felaine?'

Ca ne méritait même pas de réponse. Extirpant une Noise du fond de son sac, elle la glissa dans le petit cochon, qu'elle secoua doucement. Un léger tintement leur parvint.


"On s'en sert pour mettre de l'argent. Un peu comme un porte-monnaie... En fait, non. Un porte-monnaie, c’est pour l'argent dont tu as besoin au quotidien. Une tirelire, c'est pour l'argent que tu économises."

A n'en pas douter, économiser était encore un concept étranger à l'univers de Stan.

"Tu mets de l'argent de côté pour t'acheter quelque chose de plus cher, plus tard. Certains veulent une maison ou un balai de course. Ou un voyage de l'autre côté du monde. Moi, quand j'étais petite, j'économisais mes mornilles pour m'acheter un dragon-volant."

Un dragon-volant était l'équivalent sorcier du cerf-volant. En plus fun. IL était animé par un sort et se déplaçait ainsi au gré du vent mais aussi de sa propre volonté. Les spectacles de dragons-volants l'avaient toujours laissée rêveuse.

"Ma tirelire à moi avait la forme d'une citrouille. Mais lui, il est mignon tout plein. Vous acceptez les mornilles?"

Le vendeur, un peu éberlué par la teneur de leur conversation, oublia un instant de hocher la tête. Oubli vite réparé en vue de la transaction financière. Et le petit cochon tintant échut entre les mains de Stan. Pendant qu'il l'admirait, Mélusine ne réussit pas à résister à la tentation. Un petit coup de baguette magique et le porcin de porcelaine lui chatouillait la main de sa petite langue rose et froide. A l'origine, il était seulement supposé tir-bouchonner et dé-tir-bouchonner sa petite queue en tir-bouchon. Tant pis.
L'homme poisson avait ce talent de lui changer les idées. Il y mettait un peu de couleur. Oh, ça n'était pas encore un arc-en-ciel mais... Exit les idées noires. Elle avait les idées en gris colorés.




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MessageSujet: Re: Habeas Corpus   Dim 16 Jan 2011 - 19:14

Les Shield avaient laissé suffisamment d'argent pour qu'il n'ait pas à travailler. Ils lui avaient même légué un patronyme. Avant les Shield, Stanley Shield ne s'appelait pas Stanley Shield. Le vieil homme humain à qui on l'avait confié à sa naissance avait appris par les parents de l'Etre de l'Eau qu'il s'appelait Haven Doroweïem Moebius. Quand le vieil homme mourut, Haven prit le prénom de son père adoptif pour le porter toujours en lui. Il s'appelait Stanley. C'est ainsi, qu'à seize ans, Haven Doroweïem devint Stanley. Les Shield changèrent Moebius en Shield. D'après tout le monde, cela faisait moins Etre de l'Eau, cela lui faciliterait l'insertion dans le monde. Stan ne demandait qu'à être inséré dans le monde. Il prit ce qu'on lui offrit.

Stan acheta deux tirelires de plus. L'une pour offrir à la fête de Noël et une pour lui qui ne bougeait pas. Stan avait parfois peur des objets qui s'animaient seuls mais il ne le dit pas à Mélusine car on ne refusait jamais un cadeau. En échange de sa petite tirelire, il donna lui un merci. Il n'aimait pas les objets qui bougeaient seuls mais il aimait les cadeaux. Et en échange de ses deux tirelires, il paya l'homme qui le regardait avec des yeux aussi gros que des cochons de porcelaine lorsque l'Ere de l'Eau lui tendit deux billets de 20£. Un pour chacune.

- Il y a trop, jeune homme.

Stan regarda tour à tour les billets qu'il tendait et le prix affiché. Une brume perplexe s'abattit dans les pépites d'or de son regard, les fracassa en centaines de grains de poussière qui se dissipèrent à son clignement des yeux pour ne laisser qu'un bleu profond. L'homme ne prit qu'un des billets et rendit la monnaie à Stan. L'Etre de l'Eau prit les paquets que l'homme lui tendit. Le regard de Stan était toujours appauvrit de ses pépites d'or. Quand il fronçait les sourcils, ça donnait cette impression que ses yeux n'étaient plus que bleus.

Quand ils se furent éloignés, il regarda à nouveau la monnaie dans la paume de sa main. Il envoya danser les pièces dans la tirelire qu'il comptait garder pour lui. Les pièces se chamaillèrent doucement avant de se calmer et de rester sagement dans le gosier du cochon rouge.

- C'est la première fois qu'on m'échange de l'argent contre de l'argent, remarqua Stan à haute voix.

Dans l'En-dessous, le troc était de mise. Ici, c'était un peu pareil, s'était-il dit un jour. Sauf qu'on échange les vêtements et les objets contre des petits bouts de papiers. Toutefois, jusqu'à aujourd'hui, on ne lui avait jamais donné de pièces en échange. Un billet avec 5 et plusieurs pièces !

Probablement que les autres fois, chez Choice, au théâtre, au supermarché ou dans les boutiques de thés, les gens lui auraient rendu la monnaie s'il avait été accompagné de Mélusine. C'est-à-dire d'une personne qui aurait pu contrôler la confiance que Stan avait accordée aux commerçants.

- Chez Choice, la vendeuse ne m'a rien rendu.

Il avait payé comptant et avait fait l'appoint. 260£. Mais il parlait de la jeune vendeuse qui avait accepté ses 20£.

- Etrange...

Ils marchèrent et visitèrent d'autres stands où Stan acheta d'autres cadeaux pour la fête. Il se promit de revenir seul pour acheter celui de Mélusine. Maintenant, il avait compris le processus d'achat: choisir, donner de l'argent, recevoir la monnaie et partir après avoir compté sa monnaie.


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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Habeas Corpus   Jeu 20 Jan 2011 - 22:13

Cette fin de parcours des courses de Noël fut parsemé de ces remarques d'une pertinence naïve dont Stan avait le secret.
Mélusine se fit la réflexion que, si l'homme poisson apprenait à paraître comme un être humain, elle désapprenait un peu les clichés et les habitudes que l'on appelait normalité. Elle se surprenait à porter un regard neuf sur les choses et à adopter un point de vue qui n'était pas dicté par son éducation mais par ce qu'il y avait effectivement à voir. Les choses venaient par flash et s'en allaient aussi sec. Mais, durant ces brefs intervalles, il lui semblait qu'elle touchait à quelque chose de plus... vrai.

Elle regarde autour d'elle, s'arrache à sa culture et trouve le spectacle étrange. La danse humaine est bizarre. Les piétons semblent tous filer dans deux directions contradictoires. L'avant des uns est l'arrière des autres. Ils filent droit devant, en prenant bien garde de ne pas se toucher, les yeux vissés sur leurs chaussures comme si elles avaient l'intention de finir la route sas eux. Personne ne levait les yeux au cie pour regarder les nuages. Mais, quand ils se parlaient, leur cérémonial répondait à une véritable chorégraphie: rester à un pas l'un de l'autre. Elle connaissait ce sentiment d'agression inconscient, quand quelqu'un pénétrait son périmètre de sécurité. Pour être bien, gardons nos distances. Voilà. Ce petit mètre entre "eux" et "moi".

Elle s'amusait ainsi de l'absurdité de certains comportements humains. Et, tout à son étonnement et sa curiosité, elle en oubliait un peu sa propre histoire.

Stan et elle flannèrent encore un moment parmi les stands puis l'appel de l'eau se fit sentir. Mélusine lui attrapa la main pour transplaner hors de Londres. Ils se retrouvèrent dans le premier lieu qui lui était passé par la tête: un petit bout de littoral tout au sud de l'Angleterre. Elle ne se souvint même pas d'y avoir un jour fait escale. Neptune retrouva son élan avec quelque chose qui ressemblait à du soulagement. Mélusine, de son côté, se contenta d'y tremper le bout d'un orteil. Un bout d'un orteil seulement. Dyode que c'était froid! Ah. non. C'était vrai. Elle ne croyait plus aux Dyodes.

Un peu plus tard encore, ils prirent le chemin du retour, par transplanage again. Elle s'étendit en commentaires et questions anodines. Inutiles. Elle retardait au maximum le moment de se séparer... qui finit pourtant à arriver. Elle camoufla son sentiment d'abandon derrière un sourire et le salua une dernière fois de la main. Le rendez-vous avait été donné pour le 25, à Pré-au-Lard.

Alors que sa silhouette disparaissait dans le paysage, son sourire s'évanouit. La compagnie de Stan lui faisait du bien. Philtre d'oubli momentané. Une petite dose à intervalle régulier rendait sa vie plus douce. Mais les effets secondaires étaient désastreux. La solitude en était d'autant plus dure, et froide, difficile à asumer. Et tout ce qu'elle avait refoulé dans un coin revenait à la charge.

Le soleil se fanait sur l'horizon.

Il était temps de rentrer.




« When I went to school, they asked me what I wanted to be when I grew up.
I wrote down ‘happy’.
They told me I didn’t understand the assignment,
And I told them they didn’t understand life. »
John Lennon
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