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 Habeas Corpus

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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Habeas Corpus   Mer 15 Déc 2010 - 23:12


Nom du responsable RP : Mélusine McEwan
Noms des participants : Stan Shield ● Mélusine McEwan
Lieu(x) où se déroule l’histoire : Westfield London ● Londres
Date(s) / Echelle du temps : 15 décembre ● fin de matinée
Pitch du sujet au départ : Mélusine a invité Stan pour qu'il l'accompagne à la fête de Noël. Noël? Ok. Mission instruction. Parmi les nombreux rituels humains, les courses de Noël. Au programme, les éternels cadeaux... et un costume pour la soirée.
Chronologie : après Roméo + Juliet et La douleur. En fait, après tous les sujets en cours ou terminé mais avant le Joyeux Noël.
Avertissement : Standard [X] Sexualité [ ] Violence [ ] Idées pouvant être choquantes [ ]
Raison de l’ouverture du RP Express : RP liberté avant Noël. Pour le plaisir de faire une parenthèse "Bonne Humeur".
Administrateur ayant donné l’accord : L'OMBRE Bullet Accepté [X] Bullet Refusé [ ], en cas de refus, voici le motif invoqué : ...




- Et passez de bonnes fêtes.
"Ouais."


Une micro-pause.

"Dites, vous croyez au Père Noël?"
- Suspect Pas vraiment, non.
"..."
"Joyeuses fêtes à vous aussi."

"Tu vois, Neptune...? Le Père Noël, soit on y croit, soit on n'y croit pas. Pas vraiment, c'est juste pour ceux qui aimeraient y croire encore mais qui ont perdu la foi."
, asséna-t-elle, sans se soucier d'être hors de portée d'oreilles. "Moi, j'ai décidé d'y croire. Tant qu'on ne m'aura pas prouvé qu'il n'existait pas..."

Derrière eux, il y avait les deux-trois boutiques qu'ils avaient déjà visitées. Devant eux, il y avait les deux-cents-cinquante-deux qui leur étaient encore inconnues. Déprimant. Elle avait choisi Londres pour le dépaysement personnel et Westfield London pour son immensité anonyme. C'était tellement grand qu'on s'y perdait facilement. Et il y avait tellement de monde qu'on se vautrait facilement dans l'illusion d'être entourée. Tout ce dont elle avait besoin.

Zappant volontairement une boutique ornée d'une pomme croquée qui ne proposait rien de bien intéressant, elle continua l'histoire qu'elle avait commencé de raconter à Stan avant sa petite incursion chez
Hotel Chocolat, pause gourmandise (oui oui, même avant de passer aux choses sérieuses) obligeait.

"Et, donc, la poudre de cheminette lui permet d'aller dans toutes les cheminées de toutes les maisons du monde entier. Par la grâce de sa cape d'invisibilité, Nick passe incognito, laissant juste une odeur d'orange et de chocolat derrière lui -tiens, tu en veux un? Ce sont mes préférés? -. Et son retourneur de temps lui permet d'honorer chaque foyer, en une soirée, à minuit pile."

Dans ses yeux qui peinaient à s'éclairer, ces derniers temps, une petite lueur s'était allumée doucement, à la mention de la nuit de Noël. Il lui suffisait de se concentrer suffisament fort sur quelque chose et tout allait mieux. Un peu.

'Un peu, c'est déjà bien.'

Et Stan l'aidait aussi, à sa façon. Candide et simple.
C'était pour cette raison qu'elle avait été le voir, une première fois. Lui parler.
Qu'elle y était retournée, une seconde. L'inviter.
Qu'elle l'avait retrouvé, une troisième. L'initier.
Dilapider chaque grain du sablier. Le temps passait trop doucement en solitaire.


"C'est ton tour... Tu veux aller où?"

Il y avait l'embarras du choix...




« When I went to school, they asked me what I wanted to be when I grew up.
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Stan Shield
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MessageSujet: Re: Habeas Corpus   Jeu 16 Déc 2010 - 0:39

Stan marchait à côté de Mélusine car il était impensable de marcher dessus, dessous ou entre Mélusine. Il marchait donc à côté d’elle, avec ses mains dans ses poches trouées, sur un rythme de promenade qui valsait comme des feuilles sous le vent. Il regardait dans tous les sens car tous les sens attiraient son regard et qu’il ne voulait pas faire de jaloux. Le seul sens dans lequel il ne regardait pas était celui qui menait à Mélusine. Il n’avait pas besoin de la regarder puisqu’il l’écoutait.
Et il écoutait toujours attentivement la fille aux cheveux rouges parce qu’elle lui expliquait bien les choses. Par exemple, ce Saint Nicolas, c’était quelqu’un ! Stan s’était bien demandé qui était cet homme en rouge apparu depuis quelques jours dans la capitale et représenté sur de nombreuses publicités et vitrines des magasins. Une célébrité à la mode, avait-il envisagé pour solution la plus probable. Et, à en juger par ce que lui avait dit Mélusine, il était très certainement sorcier. Il utilisait la magie des êtres à baguette et s’habillait pratiquement comme eux. Si ce vieil homme se ressemblait si peu d’une image à l’autre, c’était parce que personne ne l’avait vraiment vu. Certains pensaient même qu’il n’existait pas. Mais pas Mélusine. Alors Stan, qui avait confiance dans son amie, décida que le père de Noël existait bien et qu’il fallait mieux avoir la foi plutôt que rien du tout.

"Je veux aller où ?"

Stan s’arrêta subitement de marcher. Il aimerait bien aller en Grèce, sur l’île où il avait été élevé, mais il avait promis à Mélusine d’aller à la fête de Noël de ses amis avec elle. Il révisa son désir à quelque endroit plus proche. Ses yeux visitèrent la galerie bondée où on ne voyait plus rien tant il y avait de choses qui obstruaient l’œil. Il en contourna de nombreuses mais se cogna toujours à des obstacles colorés, clignotant et se mouvant sans cesse. Il ramena alors ses deux yeux sur des lieux plus proches de lui. A côté d’eux, une famille qui comptait quatre personnes, dont deux qui n’avaient pas encore leur taille adulte, parlait des cadeaux que le père Noël allait leur rapporter. Stan offrit un sourire comblé à la sorcière :

- Tu vois, eux, ils pensent comme toi, murmura-t-il.

La famille entra dans un magasin qui s’appelait Choice car la mère insista pour que son mari trouve un nouveau costume pour le réveillon.

Stan haussa les épaules, sans conviction, et désigna la même enseigne. La Grèce était définitivement trop lointaine et Choice était juste à côté.

- Blanc ? se contenta-t-il de demander.

Il regarda son propre vêtement et celui de Mélusine. Ils n’avaient pas besoin de vêtements puisqu’ils en portaient déjà. Mais Mélusine avait précisé que la couleur des habits qui devaient être portés le soir de la fête était le blanc. Stan n’avait rien de tel ni sur lui, ni chez les Shield.
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Habeas Corpus   Jeu 16 Déc 2010 - 11:27

'La vérité sort de la bouche des enfants.'

Et entrait dans l'oreille d'un adulte pour ressortir par l'autre. Ca expliquait le fonctionnement du monde.
Mélusine échangea un regard complice avec un des bouts de chou (oui, c'était un garçon; dans le cas contraire, ça aurait été un bout de rose, paraissait-il, paraissait-il parce qu'elle, elle était presque sûre d'avoir plutôt été un bout de citrouille) qui avait levé les yeux vers eux, comme si il avait senti qu'ils parlaient d'eux. Il les rapatria tout aussi vite. Ces deux-là étaient des géants, des intrus à son univers et on lui avait bien dit, à lui et à sa sœur, de ne pas parler aux étrangers. Autant pour elle.

La jeune femme pâlit légèrement en détaillant le choix de Neptune-les-yeux-bleus. Chiffon et essayage. Elle avait espéré garder ça pour la fin, quand la fatigue exigerait d’eux qu'ils se dépêchent. Elle n'avait jamais été une fashion addict et n'entendait pas commencer aujourd'hui.

'Courage! Fuyons!'

A grand renfort de pas en avant.


"Du blanc pour toi, oui. Moi, par contre..."

Si le dress code était à la neige, elle allait piocher dans l'obscurité. On était allergique à l'effet uniforme ou on ne l'était pas.
D'un pas volontaire qui cachait mal son envie de pulvériser le record "laps de temps entre l'entrée et la sortie", Mélusine dirigea Stan entre les rayons, le réorientant quand il s'engageait sur la mauvaise voie.


"Euuuuuuuuuh. Non, ça, on en a pas besoin.", marmonna-t-elle devant des étalages qui proposaient dentelle et satin. "Là, c'est mieux. Tu devrais trouver ton bonheur... Je vais faire un tour par là-bas et on se retrouve ici dans cinq minutes?"

Pas besoin de beaucoup plus. Elle savait déjà ce qu'elle voulait. Ou plutôt, ce qu'elle ne voulait pas. Il ne restait plus qu'à piocher dans le maigre choix qui lui restait.
Et si elle s'en voulait un peu d'abandonner Stan avec son regard perdu, elle se promit que cinq minutes, ça n'était pas si long. C'était tout juste trois cents secondes. Pas de quoi casser cinq pattes à un hippogriffe.




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MessageSujet: Re: Habeas Corpus   Jeu 16 Déc 2010 - 16:58

Ayant du mal à me contenter de 20 lignes. En spoiler, l'inutile:
 

Mélusine l’avait abandonné dans un couloir bordé de portants où étaient classés, par couleur, des vêtements pour les hommes. Une femme s’approcha de Stan et elle lui barra la route avec le même sourire large que les ouvreuses du théâtre qui en voulaient après son billet. Familiarisé avec cette manière de fonctionner, Stan en déduit que, tout comme au théâtre, la femme attendait de lui de l’argent. En échange de quoi, elle lui donnerait ce qu’il était venu chercher : un vêtement blanc.

- Je peux vous aider, monsieur ?
- Je cherche un vêtement blanc pour la fête de Noël.

Il fouilla dans la seule des quatre poches de son pantalon qui n’était pas trouée et choisit parmi la liasse de billets celui avec un 20. Il le tendit à la femme souriante qui laissa tomber son sourire par terre. Ca ne devait pas lui suffire. Stan en donna un second. Le grand sourire de la vendeuse se brisa en mille morceaux, ce qui dégagea de la place sur son visage et permit à ses yeux tous ronds d’occuper tout l’espace ainsi libéré.

- C’est pour quoi faire ? demanda-t-elle.

Stan était enchanté que, pour une fois, ça soit à lui d’expliquer quelque chose à quelqu’un. Très souriant, il lui apprit :

- C’est pour que vous me trouviez un beau costume.

Etourdie, la femme haussa les épaules, regarda autour d’elle, parut satisfaite que les autres vendeuses ne les voient pas, empocha les deux billets, les fourrant dans son corsage, et recouvra un sourire aussi large, sinon plus large que le premier qu’elle lui avait fait. A cela de différent que ce sourire ne barrait plus la route de Stan mais lui ouvrait tous les couloirs de vêtements.

- Un vêtement blanc... très bien, sir.
- Non, je m’appelle Stan, rectifia-t-il quand elle s’était trompée.
- Oui... heu, d’accord... Stan. Quelle taille faite-vous ?

Stan écarquilla ses yeux et trouva que cette femme ne savait pas se servir des siens. Mais l’Etre de l’Eau était patient et ne s’amusait jamais à souligner l’ignorance des autres car lui-même se savait ignorant d’un grand nombre de choses. Il écarta les bras et recula d’un pas pour lui montrer à quel point il était grand.

- Je suis grand comme ça.
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Habeas Corpus   Jeu 16 Déc 2010 - 23:24

Les vendeuses qui, décidément, avaient été bien coachées, obtinrent moins de résultat avec Mélusine. Elle esquiva la première entre deux rayons, jeta un sort de confusion à la deuxième (oui, oui, elle savait, c'était pas bien) qui se mit alors en devoir de déplier tous les pulls présentés dans son rayon et de les accrocher, manche à manche, en les nouant deux par deux. On obtenait ainsi une farandole de pulls et l'idée était assez chouette. Il aurait suffi d'un soupçon de magie pour les faire danser à travers le magasin. Alors, peut-être, Mélusine aurait pu commencer à aimer Choice. Mais elle résista à la tentation. Et se fit happer par la troisième demoiselle à l'uniforme impeccable made in Choice.

- Je peux vous aider, madame?
"Mademoiselle."
, siffla-t-elle.
- ... mademoiselle.
"Non. Vous ne pouvez pas."


Si elle faisait des efforts pour être Mélusine avec son entourage, les inconnus (et surtout les vendeuses aux ongles peints en fushia) ne bénéficiaient d'aucun traitement de faveur. Avec eux, elle était comme elle se sentait. Agressive pour agressée. Cassante pour cassée. Pas de la faute de la fille, vraiment, ni de ses ongles flashys. Elle n'avait besoin ni de mépris ni de condescendance. Elle sentait son regard qui sautait négligemment de son kilt à ses chaussettes dépareillées en passant par ses cheveux ébouriffés. Leur métier était de vendre de l'apparence. Pouvait-on leur en vouloir de s'arrêter au paraître? Peut-être que non. Pouvait-on lui demander de passer outre? Certainement pas.
Libérée de la contrainte des intrusions intempestives (les vendeuses s'esquivaient comme si elles avaient subi un sortilège protéiforme), Mélusine put se consacrer à ses éliminatoires.

'Moche. Moche. Moche. Archi-moche. Pas trop moche mais carrément trop cher. Moche. Moche. Moche. Ultra-méga-moche.'

Trop bleu. Trop rouge. Trop court. Trop fanfreluche. Trop fille. Trop femme.
Trop, trop, trop.
Mais jamais assez.




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MessageSujet: Re: Habeas Corpus   Ven 17 Déc 2010 - 21:00

Un ange passa. La vendeuse, les bras ballants, regardait Stan, les bras écartés. Qu’est-ce que c’était que cet énergumène qu’on lui avait envoyé ? Elle chercha quelque chose autour d’elle. D’aucuns auraient dit une caméra cachée. Elle ne trouva ni caméra ni camarade vendeuse pour l’aider. Elle souffla un bon coup et s’approcha de Stan, bien décidée à ne pas se laisser perturber par cet étrange individu. Une fois face à lui qui restait les bras écartés, sans fatiguer, elle sortit d’une pochette qu’elle avait autour de la taille un ruban avec beaucoup de chiffres dessus. Elle déroula le ruban chiffré et enlaça Stan avec celui-ci. Une fois autour de la poitrine, une fois autour de la taille, puis autour des hanches, puis sur la longueur de sa jambe droite, de même pour le bras droit, et une dernière fois autour de son cou. Pour cette dernière fois, il fléchit les genoux, somme toute intrigué, pour l’aider à atteindre son but.

- Baissez vos bras maintenant.

Stan obéit.

- Je dirais dans les 1 mètres 85... 120 pour la poitrine, 116 pour la taille, hanche 124, bras 66, jambe 112,5 et cou 45. Ca nous fera un bon 58 voire un 60.

Tous ces chiffres donnèrent le tournis à Stan qui ne répliqua rien. Il était occupé à chercher la formule qui pouvait résoudre cette étrange équation. Il remua beaucoup d’opérations mais ne tomba jamais sur 58 ou sur 60. Elle l’amena vers une penderie et tira d’un cintre un costume blanc cassé après avoir vérifié l’étiquette.

- Passez ça, ordonna-t-elle en lui donnant le cintre.
- Le passer où ? demanda Stan.
- Mais sur vous ! s’exaspéra la vendeuse.
- Sur moi ?
- Bah oui, sur qui d’autre ?

Stan eut un regard pour Mélusine à l’autre bout du magasin, aux prises avec une autre vendeuse. Il doutait que Mélusine passe un costume si grand sur elle ou même sous elle. Même si elle était grande, elle devait préférer les jupes écossaises et les chaussettes rayées. Mais en blanc.

- Je reviens, reprit la vendeuse devant l’air ahuri de Stan, je vais vous chercher une chemise pour aller avec. On pourra faire des retouches rapides si vous avez besoin d’ajustement... pour 40£, j’peux bien faire ça, soupira-t-elle en s’en allant.

Stan posa le cintre et commença à déboutonner sa chemise noire. Il la retira et la posa à la place de la veste. Des femmes qui entrèrent dans le magasin se mirent à pouffer en le voyant à demi nu dans le magasin. Une autre, moins souriante, tourna la tête en rougissant et s’enfuit. Un homme qui marchait comme une femme le siffla de loin en estimant les muscles de ses bras nus. Un autre détourna l’attention de sa conjointe en lui montrant un costume bleu sur un mannequin en pastique. Mais la conjointe se tordit le cou, qui fit presque un tour sur lui-même, pour que ses yeux ne puissent pas se détacher de Stan qui sentit ces yeux qui n’étaient pas les siens s’agripper à lui. Comme il avait déjà deux yeux en parfait état de marche, il les rendit à sa propriétaire avec un grand sourire. Toutefois, l’Etre de l’Eau ne comprit pas tout le désordre qu’il venait de provoquer. Le pantalon qu’il avait dans les mains était-il si beau qu’il rendait tout le monde envieux ? Stan se regarda dans le miroir. Il ne vit rien d’autre que son ventre, ses épaules, son visage étonné et ses bras.
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Habeas Corpus   Dim 19 Déc 2010 - 13:41

Il y eut soudain un quelque chose dans l'air qui modifia sensiblement l'atmosphère. Le type précis de quelque chose auquel Mélusine n'aurait absolument pas prêté attention en temps normal. Mais les temps étaient tout sauf normaux et sa sensibilité avait subi des évolutions étranges. Elle n'était pas sûre d'aimer ça. Le "quelque chose" lui fit malgré tout lever la tête. Il suffisait de suivre des yeux les regards d'à peu près tout le monde dans le périmètre du magasin.

'Humph.'

Comme elle disait. Humph.
Le groupe de petites jeunes filles qui jacassaient à quelques pas d'elle s'étaient mises à glousser sous le couvert de leur main. Petits rires pour grand tapage de nerfs.

'Contrôle-toi!'

Elle sentait déjà son sang tourner. Sa magie, comme ses humeurs, était devenue erratique. La dernière fois, les vitres de sa petite maison avaient volé en éclat, sous le joug d'un cauchemar. La fois d’avant, c'était un bâtiment tout entier qui s'était retrouvé dépourvu de lumière. Les plombs avaient sauté. La fois encore avant...

'Contrôle-toi!'

Respirer à grands poumons. Ca n'était que des rires. Immatures mais des rires quand même. Retour au calme, les yeux fixés sur Stan.
Tiraillée entre l'amusement et une pointe de culpabilité de l'avoir ainsi abandonné en plein magasin, Mélusine se précipita vers Neptune, bousculant deux-trois des petites jeunes filles au passage. Les vêtements volèrent. Un peu. Autant pour le self-control. Une petite voix lui soufflait qu'il valait mieux arriver avant que le pantalon ne rejoigne la chemise. Une idée, comme ça, volage et fugace. Arrivée sur place, elle se posta devant lui, maigre épouvantail qui peinait à distraire l'attention.
Elle avait parfaitement compris qu'il serait trop long d'expliquer à l'homme-poisson le pourquoi et le comment. Ce pourquoi et ce comment qui devenaient des vérités quand on commençait à grandir. La lente progression du tabou des corps. Les regards qui changeaient. L'espèce humaine qui se clivait . Hommes d'un côté, femmes de l'autre, sans véritable entre-deux possible.Le corps qui tendait à devenir objet. Le règne de l'apparence.
Une fois de plus, mieux valait agir que parler.
La pudeur était une chose étrange. Il était parfois plus aisé de se mettre à nu devant des inconnus que face aux gens qu'on aimait. Sa veste à capuche, son sweat et son kilt rejoignirent la chemise de Stan tandis qu'elle défiait leurs spectateurs du regard. Voilà. Il n'y avait pas de quoi rire, pas de quoi porter de jugement, occupez-vous de vos soucis au lieu de mater mon ami.

Chaque chose entraînant sa conséquence, l'attention de chacun s'en trouva renforcée. Bouse. Celle de la sécurité aussi. Double-bouse. Qui approchait à grands pas. Outrage à la pudeur, blablabla. D'autant plus que quelques individus, croyant peut-être à de ces happenings, s'étaient mis en tête de les suivre dans leur audace. Un "vanessa Beecroft" flottait dans l'air.


"Ca va, ça va, on n'est pas tout nus, non plus."

Etrangement, son attaque énerva le vigile.

"Et elle, vous ne l'arrêtez pas?"

L'affiche juste en face de la vitrine. Une femme nue, allongée dans une posture lascive, dont on ne voyait rien ais dont on devinait tout. Quel rapport avec la voiture dont elle était censée vendre l'image? Aucun. En comparaison, son propre marcel et son shorty faisait figure d'habit de nonne. Certes, l'habit ne faisait pas la nonne mais..
A force de râleries et d'explications confuses, Mélusine obtint qu'on les laissât tranquille pour peu qu'ils recouvrent leurs secondes peaux. Elle acquiesça et tendit un sourire d'excuse à Stan.


"Viens... On va faire les essayages."

Au passage, elle embarqua deux ou trois tenues, attrapées au passage. Elle ne se rendit même pas compte qu'elles étaient toutes blanches.




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MessageSujet: Re: Habeas Corpus   Jeu 23 Déc 2010 - 1:38

Quoi que Mélusine ait pu faire, les dizaines d’yeux avaient rebondis sur elle à tel point que le pantalon de Stan ne fut plus une attraction intéressante pour les autres. Elle s’était dévêtue. Stan pensa qu’elle désirait aussi essayer son costume blanc. C’était décidément un costume qui faisait beaucoup d’envieux que la vendeuse lui avait trouvé. La femme était revenue entre temps. Elle avait écouté les négociations de Mélusine et, quand elles arrivèrent à leur terme et que Stan n’eut rien compris à ce qui se passait, la vendeuse lui fourra sa chemise dans la main.

- J’en ai ma claque, avait-elle décidé.

Stan trouva qu’il aimerait lui aussi en avoir sa claque. Mais il n’en avait pas le temps. Ses yeux étaient rivés aux vigiles. L’Assassymbe continua de dévisager les deux agents de sécurité tandis que Mélusine le traînait vers les cabines d’essayage. A cet instant, il n’eut pas la présence d’esprit de demander ce qu’étaient de telles cabines. Il souriait aux messieurs de la sécurité de toutes ses dents. L’Etre de l’Eau était persuadé d’avoir été en présence de deux demi géants ce qui, pour Stan, équivalait mathématiquement à un géant entier. Il les aurait pensé plus barbus. Ils n’avaient d’ailleurs pas l’air aussi violent qu’on avait bien voulu lui faire croire mais, une chose était certaine, ils n’avaient pas non plus l’air très content.

"Quelles étranges oreilles, ils ont", pensa-t-il en contemplant les fils en caoutchouc qui tortillaient de leurs oreilles à leur cou comme des fils de téléphone. Enchanté par cette rencontre, il leur fit un signe d’au revoir de la main. Il se retourna ensuite pour regarder devant lui mais, la seconde d’après, "devant lui" n’avait plus de perspective. Ils étaient dans une énorme nasse à rideaux longs. Près de lui, la fille allumette avait les bras chargés de vêtements blancs. Absorbé par les demis géants, il ne l’avait même pas vu les prendre. Pour l’aider, Stan la débarrassa et posa l’ensemble sur un pouffe carré installé dans l’une des deux nasses. Comme elle n’était plus cachée par la montagne d’habits, il eut comme un choc en scrutant le buste de Mélusine.

"..."

Devant sa poitrine, elle portait les napperons triangulaires maintenus en leur milieu. Presque identiques à ceux qu’il avait vu un peu plus tôt dans l’allée où elle avait prétendu qu’ils n’en auraient pas besoin. Curieux, il tendit son index vers l’endroit où se rejoignaient les deux triangles, en plein milieu de son thorax, agrippa la jointure tout doucement et tira légèrement pour en appréhender la matière. Du tissu... En lâchant sa prise, un léger ploc résonna sur la poitrine de la fille allumette.

- C’est la lingerie, en déduisit-il. Les sirènes en ont des comme toi... ça ne s’appelle pas lingerie et c’est bien plus solides, paraissait-il s’inquiéter sincèrement. Comment un tissu si fin pouvait-il correctement protéger les seins nourriciers ? Les Etres de l’Eau femelles, qu’elles soient sirènes guerrières, naïades ou candices, favorisaient les coques, les conches ou creusaient leurs armures dans les roches volcaniques sous-marines quand elles ne les avaient pas nus. Comment ferais-tu en cas d’attaque d’un autre assassin ? la questionna-t-il avec la même inquiétude de la savoir un jour blessée par manque de protection efficace. Il t’en faut des plus solides.

"Je pourrais lui en offrir des vrais pour son cadeau de Noël..."

Ils furent soudain interrompus par sa vendeuse revêche qui passait par là. Elle vint devant la cabine, les dévisagea en mille morceaux, comme son ancien sourire, écarta les bras, saisit les rideaux de la nasse et les referma sur eux.

- La pudeur, s’il vous plaît, la pudeur... siffla-t-elle exaspérée, de derrière le rideau, en s’en allant vers d’autres clients.

Stan était stupéfié. Quelle drôle de pêcheuse ! La vendeuse venait de les attraper, elle et Mélusine, comme deux poissons dans un casier.

- C’est quoi la pudeur ? finit-il intrigué en constatant qu’elle les avait faussement emprisonnés. Une blague immature, s’imaginait-il.
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Habeas Corpus   Mar 28 Déc 2010 - 22:44

Un immense sourire se dessina sur le visage de Mélusine. Depuis combien de temps cela ne lui était pas arrivé? Aucune idée mais c'était toujours trop longtemps. Elle laissa son sourire la contaminer toute entière et envahir leur espace. Puis, elle le prit dans ses bras et le serra brièvement contre elle, dans une étreinte qui n'était ni troublante ni gênante, sans être emotionless pour autant. Juste simple. Simple comme une poignée demain. Comme une poignée de corps. Amicale.

"Stan Shield, je crois que, définitivement, je t'aime bien."

Avant de relâcher complètement son emprise sur lui, alors qu'une main demeurait sur son bras, elle déposa un baiser sur sa joue.

"Merci.", dit-elle, simplement.

Un air de déjà-vu flottait, parfumant l'atmosphère étroite de la cabine d'un relent de pluie et de bonne humeur.

Parce qu'elle ne savait pas comment répondre à sa question plus que parce qu'elle était frappée d'une vague de pudeur rétroactive, Mélusine s'offrit un rapide face-à-face avec ses options vestimentaires, les dévisageant tour-à-tour, peu convaincue. Elle finit par jeter son dévolu sur la plus simple de toute et l'enfiler les deux pieds devant. Elle n'était jamais très sûre du mode d'emploi à suivre. Il n'y avait aucune indication utile sur les étiquettes. Elle noua à la hâte le lien sur sa nuque. Enfin, elle eut une petite moue qui ne s'adressait qu'à elle-même.


"Alors? Tu en penses quoi?>"

Sur l'échelle du ridicule, de 0 à 10, elle s'administrait un 6. C'était pas trop mal pour une tenue de soirée, compte tenu qu'on ne pouvait pas faire grand chose dedans. Enfin, au moins, elle pourrait faire des pas décents, sans exploser la couture dans un excès d'enthousiasme. Pouvoir bouger dans un vêtement était tout de même sa vertu principale. En dehors de tenir chaud. Et de se voiler la peau.

"La pudeur, c'est..."

La pudeur, c'était...

"C'est très abstrait. Disons que, dans ce cas précis, c'est un code. Un peu comme la politesse."

Une forme d'hypocrisie afin de survivre en société.

"De la même façon qu'il y a certains rites quand on croise un autre être humain, qui fait qu'on ne peut pas toujours dire ce qu'il nou démange de dire, on ne peut pas exposer son corps au regard des autres. Hiver comme été, on se couvre, plus ou moins, pour se protéger du froid ou du soleil mais aussi des regards. On camoufle le minimum..."

Rapide mouvement des mains en directions de ses propres minimums.

"... Ce qui différencie les femmes des hommes et qu'on ne montre qu'à... euh... certaines personnes. La pudeur, c'est un peu la timidité des corps. Tu ne t'affiches que quand tu es en confiance. Sinon, les autres prennent ça pour de la provocation. Au fond, on n'a pas un rapport très sain au corps. On le cache ou on affecte de le faire, on dévoile, on suggère mais c'est toujours dans un but ou dans un autre. Et euh..."

Et, euh, il y avait d'autres notions qui sous-tendaient le tout mais de là à les exprimer sans ambiguïté...

"Ca, c'est pour la pudeur physique. Mais il y a aussi la pudeur émotionnelle et, c'est une autre histoire. Bref... Ca...", tentat-t-elle d'expliquer en indiquant les deux bretelles qui dépassaient de sa robe. "Ca, ça ne protège que du regard des autres. Quand on se bat, ça ne sert pas à grand chose."

Haussement d'épaules vagues.




« When I went to school, they asked me what I wanted to be when I grew up.
I wrote down ‘happy’.
They told me I didn’t understand the assignment,
And I told them they didn’t understand life. »
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Stan Shield
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MessageSujet: Re: Habeas Corpus   Ven 31 Déc 2010 - 11:43

- Je pense que ce n’est plus vraiment toi mais je ne saurais pas te dire pourquoi.

Parce qu’au-delà de la pudeur, Stan était incapable de concevoir qu’un vêtement pouvait jouer le rôle d’apparat. Ce qu’il en pensait n’avait aucune vérité esthétique. Tout comme le pantalon de son costume qui avait attiré tant de regards alors que, dans le fond, ce n’était rien qu’un pantalon.

Mais en écoutant Mélusine, il réalisa que ce n’était pas tant le pantalon que les gens regardaient ou évitaient de regarder. C’était lui. Juste lui. Nu et sans pudeur. Quelle découverte étrange ! Les Hommes se servaient de leurs vêtements pour se protéger autrement que pour se protéger des agressions de la nature. Stan comprenait qu’il faille se protéger du froid ou du vent. Eux se protégeaient aussi du soleil grâce à leurs vêtements. La nature avait pourtant œuvré de manière clairvoyante. Elle avait demandé aux arbres et aux rochers de donner de l’ombre, elle avait offert les fonds marins aux Etres de l’Eau pour qu’ils se réfugient dans les abysses, elle avait prévu les coques et les coquillages pour cuirasser le sein féminins... à aucun instant Stan aurait pu imaginer que l’Homme avait besoin de se protéger du regard des autres Hommes comme on se protégeait de la pluie, du soleil ou du vent. Quelles drôles de créatures l’univers avait créé ! Ils se camouflaient dans leurs vêtements et ces derniers ne servaient guère à les protéger que d’eux-mêmes. De leurs yeux, aux uns et aux autres. Qu’y avait-il de si différent dans leurs yeux pour qu’ils concourent avec les péripéties de la Nature ? Stan regarda dans les yeux de Mélusine et n’y vit rien d’autre qu’un sourire logé dans une prunelle entourée d’une jolie couleur autour.

Dissimuler ce qui différenciait l’homme de la femme et qu’on ne montre qu’à certaine personne.

"A qui ?"

Stan réfléchit longtemps à cette phrase. Les corps étaient timides. Il ne fallait les montrer qu’aux gens de confiance. Stan, depuis quelque temps, n’avait qu’une confiance relative dans les Hommes. Il faisait confiance à Mélusine. Ainsi donc, pour le moment, elle ne pouvait qu’être la seule à voir ce qui le différenciait des femmes. Penaud, il baissa son regard sur son propre corps, où la différence était la plus probante, puis le releva vers la ceinture de Mélusine puis tout le long de son buste jusqu’à sa poitrine puis jusqu’à ses yeux. Il était désespéré.

"C’est très compliqué. La politesse est plus simple", pensa-t-il un tantinet dépité.

Tout cela signifiait en somme que s’il voulait être accepté par les humains, il fallait qu’il adopte ce code : se protéger du regard des autres hormis de celui des personnes de confiance. Heureusement qu’il était venu faire les courses avec Mélusine. Face à qui d’autre pouvait-il désormais être lui, dans son plus simple appareil ou dans les tristes oripeaux des Hommes ? Peu de gens en réalité.

Il passa lentement sa chemise et la boutonna. Tout était très serré. Son cou. Il allait étouffer. Toujours perdu dans ses réflexions, il décida qu’il devait faire un effort pour se fondre dans la masse et éviter les problèmes. Si tout à l’heure Mélusine s’était mise nue devant les autres, ce n’était pas pour essayer son costume...

"C’était pour me protéger des regards des autres. J’ai fait une bêtise, alors..."

Stan sourit très embêté :

- Je suis désolé pour tout à l’heure... Je veux bien essayer... de faire de la pudeur. Je ne me déshabillerai plus devant les gens, sauf toi, parce que j’ai confiance en toi.

Il regarda les robes d’un peu plus près et en désigna deux autres au hasard :

[1] [2]

- Essaye en une autre. Celle-ci ressemble à la robe de nuit de Juliette.
Juliette devait faire confiance à Roméo et aux spectateurs,
murmura-t-il pour lui-même en songeant à la scène de la nuit de noces. Elle a retiré sa robe de nuit devant tout le monde même si elle prétendait ne le faire que pour les yeux de Roméo.

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