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 Noctambules

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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Noctambules   Dim 21 Nov 2010 - 20:58

C'est Terence qui la réveilla ce matin là, pas en déboulant dans la chambre en poussant des grands cris comme le faisait son fils Caleb mais en lui apportant un tasse de café bien serré, rien que pour ça, elle pourrait essayer de le faire canonisé avant sa mort. Une tasse de café dès le réveil et au lit, c'est ce qui s'approchait le plus de la définition du paradis de Sophia, avec les longs bains brûlants, mais hélas ! Les Colson-Antons n'avaient pas de baignoire chez eux, et puis ils avaient tellement déjà fait pour elle que la jeune femme se voyait mal râler à cause de ce petit détail.
Terence déposa la tasse bouillante sur ce qui consistait en une vieille table de chevet qu'elle avait trouvé un jour dans les encombrant et qui, pour l'usage qu'elle en faisait, convenait très bien. Elle s'éveilla avec l'odeur de la boisson et, quand elle ouvrit les yeux, la vision de son balai volant flambant neuf que sa cousine lui avait offert au lieu de le donner à Terence, son compagnon, qui a son regard jaloux posé sur l'objet, n'était absolument pas d'accord avec son choix.


-Salut Terry ! fit elle en baillant avant de prendre la tasse de café. Quoi de neuf ?

Il détourna son regard du balai et sourit en croisant le regard de Sophia, en voyant ses yeux, elle s'efforça de se réveiller du mieux qu'elle pouvait parce qu'il y avait dans les yeux de Terence, une excitation qu'il cachait très mal. Il n'y avait que trois choses susceptibles de le mettre dans cet état là : la première, c'était que son équipe fétiche de Quidditch, les Black Grass avaient gagné un match décisif pendant la nuit et il venait en faire profiter la jeune femme. Mais cette théorie était à réfuter car elle n'avait pas eu vent d'un match qui devait avoir lieu. La seconde, c'était que sa compagne, Galiena qui était aussi la cousine de Sophia avait finalement eu pitié de lui et avait demandé à ses patronnes qui avaient un magasin de balai sur le Chemin de Traverse de lui vendre le même balai que Sophia. Mais là encore, cette hypothèse était à refuter parce que si ça avait été le cas, il ne l'aurait pas réveillé avec une tasse de thé, mais comme l'aurait fait son fils de deux ans et des cacahuètes lumineuses : avec des cris de jeunes filles effarouchées.

La dernière qui était tout à fait possible, mettrait aussi Sophia de très bonne humeur si elle ce confirmait. En effet, lorsque que Sophia avait reçu son balai, Terence avait insisté pour l'accompagner dans la campagne à l'extérieur de Londres pour lui donner des cours de balai, et aussi pouvoir l'essayer ce à quoi Sophia avait donné son accord puisqu'elle en avait assez qu'il mange l'objet des yeux. Et à la fin de leur séance, il lui avait dit ce qu'il pensait de son vol : elle avait un vrai talent pour voler. Il s'était aussi engagé à essayer de lui faire rencontrer quelqu'un qui pourrait l'aider à s'améliorer. Au lieu de ça, il lui avait directement présenté un de ses anciens camarades de Poufsouffle, le batteur Gran Newdle, capitaine de l'équipe de Quidditch des Earls of Sunway, qui était desesperé depuis que son frère machin Newdle qui occupait le second poste de batteur s'était fait engagé dans une autre équipe en embarquant avec lui Machine Chose sa petite amie qui elle, occupait le poste de poursuivante et tout cela pendant la pleine saison des match pour la coupe d'Angleterre de Quidditch. Bref, Gran Newdle envisageait de déclarer forfait s'il ne trouvait pas rapidement de nouveaux joueurs et avait été visiblement ravi d'apprendre que son ancien camarade de chambre avait peut-être une joueuse à lui proposer même si Sophia débutait.
Elle était donc allée s'entraîner avec l'équipe et à la fin de la séance, Gran lui avait annoncé qu'il l'appelerait si tous les membres de l'équipe voulait bien d'elle.


-Devine un peu qui a téléphoné ce matin ?
-Non ?
-Si, il veut te voir ce soir pour discuter.

Sophia sauta hors du lit pour sauter au cou de Terence. Elle allait enfin peut-être trouver un moyen de se sentir libre entre ses heures harassantes de travail et les rendez-vous mensuels avec son soumetteur pour qu'il s'assure bien qu'elle n'avait pas essayé de se sauver au Pérou.
Terence et Sophia se mirent à discuter avec enthousiasme de tous les changements qui allaient peut-être se produire si elle était choisie pour le poste de poursuivante. Ils furent tellement enthousiastes qu'ils ne se rendirent pas compte que leurs spéculations avaient monté d'un ton jusqu'à ce que Galiena rentre dans la chambre de Sophia pour leur demander de la boucler au risque de réveiller Caleb.

Elle partit à sept heures de chez elle pour prendre son service à huit heures et demie au bar de Mike qui l'avait engagé comme serveuse depuis plus d'un an et demi et qui ne se rendait pas compte à quel point il avait un coeur en or. Il se faisait berner par ses quatre serveurs à chaque fois. Combien de fois Sophia lui avait demandé des demi-journées de congés ou de partir quelques heures plus tôt sans qu'il réclame qu'elle rattrape ses heures à un autre moment. Mais le problème c'est que maintenant, la jeune femme se sentait hyper coupable lorsqu'elle lui demandait de partir plus tôt et qu'il le lui accordait avec un grand sourire. Sophia se disait souvent qu'il était au courant qu'il se faisait avoir, et qu'il ignorait pas qu'après ses serveurs se culpabilisaient pendant des jours, mais ça aurait de lui un immense sadique et il était trop sympa pour s'abaisser à ça.

Elle passa sa journée en souriant constamment, ce qui la changeait des jours où elle était trop fatiguée ne serait-ce que pour garder les yeux ouverts, et Eva, sa collègue et Mike s'en rendirent compte mais ils ne pouvaient pas devenir ce qui mettait la jeune femme dans cet état du fait de leur condition de Moldu. Mais ils essayèrent de deviner quand même jusqu'à la fin de la journée de Sophia, c'est à dire à seize heures. Ils lui prêtèrent une aventure particulièrement romantique, de la chance au loto, et mille et une autre raisons toutes plus farfelues les unes que les autres au fur et à mesure que la journée s'avançait.

Elle retourna chez elle avec la même bonne humeur qui l'habitait depuis que Terence avait tourné ses yeux rempli de promesse d'une bonne nouvelle le matin même et se changea en une tenue adaptée au sport, prit son nouveau balai rangé dans une caisse qui, en temps normal, servait à ranger une contrebasse et reprit le train pour se rendre sur les quais de Londres, là où se trouvait un hangar désaffecté qui avait été retransformé en mini terrain de Quidditch et traité au sortilège Repousse-Moldu pour que personne qui ne soit pas sorcier ne puisse s'y interessé, et pour que l'équipe des Earls of Sunway puisse s'entraîner tranquillement.
Il était déjà près de neuf heures et avec l'automne, la nuit s'était déjà installée, quand Gran arriva tout seul. Il fit venir Sophia dans un petit bureau aménagé avec plusieurs canapé, un frigo, un distributeur de boissons et un immense tableau blanc recouvert de plan de match, et s'assit en face d'elle.


-Je ne vais pas y aller par quatre chemin, les membres de l'équipe t'ont littéralement adoré, donc tu es officiellement prise.

Sophia laissa son sourire s'étaler sur son visage sans chercher à cacher sa joie, et Gran répondit à son sourire en sortant une liasse de papier d'un des tiroirs de son bureau.

-Bon, il faut maintenant que l'on parle de ton contrat. Pour entrer dans l'équipe, il faut que tu t'engages à rester six mois et après on renouvellera ton dossier à ce moment là si tu as toujours envie de rester.

Pendant les deux heures qui suivirent, ils parlèrent des différentes conditions et clauses de son contrat et parlèrent aussi de son salaire qui était plus que généreux pour quelques heures d'entraînement par semaine auxquelles elle pourrait aisément se rendre en modifiant un peu les heures de son service chez Mike. Et enfin elle sortit.

Le temps s'était raffraichit et ne présageait absolument rien de bon. En plus, elle s'était habillée pour s'entraîner et avait oublié de prendre une veste, le fait qu'elle se trouve à côté de la Tamise n'arrangeait rien, le vent n'en était que plus frais. Elle bailla à cause de la différence de température, remonta la fermeture éclair de son sweat et entreprit de retourner à la station de métro, elle marcha jusqu'à ce qu'elle entende un bruit derrière elle et ressente l'horrible sensation d'être suivie.

Elle se retourna et, en contrejour de la lumière faiblarde que diffusait un antique réverbère, se trouvait une silhouette à quelques pas à peine d'elle. Une silhouette étrangement très menaçante, semblable à celle du prédateur qui traque sa proie ...






Dernière édition par Sophia R. Keeblyn le Dim 5 Déc 2010 - 0:44, édité 1 fois
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Damien Mustang
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MessageSujet: Re: Noctambules   Dim 21 Nov 2010 - 22:03

Ce soir là aucun personnage important du gouvernement ne se flânerait dans une certaine zone londonienne. Ce soir là aucun grand capitaine d’industrie magique, aucun chercheur, bref nul individu disposant du réseau de relations approprié. Tous ces gens savaient que cette nuit là, Damien Mustang s’offrait une petite chasse dans un secteur bien défini englobant plusieurs quartiers et qu’il valait mieux ne pas s’y rendre la nuit tombée. Parfaitement immoral que ces gens, surtout les politiques, traitent avec un infâme vampire n’ayant aucun respect pour la vie humaine. Cependant l’or, l’intimidation et la menace directe, comme on le sait, donnent toujours d’excellents résultats. Mustang méprisait ces humains qui en public vantaient leur amour du peuple mais qui étaient prêts à le vendre dès qu’ils sentaient que c’était à leur avantage.

Ils avaient toujours existés, ces dirigeants, Damien les avait vus en de multiples endroits, en de multiples occasions, et il avait toujours traité avec eux. Et quand venait le temps de troquer des vies, les plus empressés n’étaient pas les vampires mais bien ces chers, innocents, purs, adorables, humains. Ces humains qu’en ce moment, Mustang voyait passer, petits comme des fourmis, réduits à leur échelle véritable. Perché en haut d’un immeuble de bureau au crépuscule, il regardait cette masse grouillante et veule, pleine de cris, de piaillement et d’odeurs. Aucune dignité, aucune décence, tous à se marcher les uns sur les autres, à dégager cette senteur pestilentielle d’humanité.

Damien les imagina, s’écrouler au sol et se décomposer. On prétendait que les vampires étaient des cadavres, mais que dire d’eux, ces êtres humains qui vivaient avec une horloge interne, prête à sonner leur glas. Cette seule notion écœurait le vampire. Ceci dit les humains pouvaient procurer les plus grands plaisirs. Non pas charnels, quoique certains immortels n’hésitaient pas à s’abaisser jusqu’au niveau des mortels le temps d’une étreinte. Non, ils offraient le plaisir du repas et par dessus tout, le plaisir de la chasse.

Pour Mustang, cette chasse, cette traque, était infiniment délectable mais il n’avait guère le temps, paradoxe pour un vampire, de ressentir le frisson excitant de la proie prête à tomber entre ses crocs. La plupart du temps il devait se contenter de sang en fioles. Infiniment moins délectable que de prendre la délicieuse liqueur à la source. Infiniment moins gratifiant, car tout vampire qui chassait l’humain satisfaisait son instinct primaire de prédation, et y trouvait un bien être particulier qu’on ne pouvait pas obtenir simplement en buvant du sang.

Et ce soir, l’ancien vampire allait satisfaire cet instinct primaire sur des londoniens qui allaient faire les frais de son insatiable appétit. Car quand Mustang buvait, il buvait beaucoup. Oh, comme tous les anciens vampires, il pouvait, si il y avait nécessité, se contenter d’une goutte. Mais il était gourmand. Un humain savoureux était nécessaire pour calmer la faim dévorante qui l’animait, quand il décidait de prendre le sang à l’ancienne. Et il était là, dans le ciel anglais, patientant jusqu’à ce que l’astre du jour éteigne totalement ses feux, attendant que la lune vienne bénir le festin.

Et cela prenait longtemps. Agacé, irrité, Mustang jetait un regard noir en direction de ce soleil détestable. Non seulement il affaiblissait les immortels mais par dessus tout, quand venait le temps de tuer de l’humain, il semblait s’amuser à faire patienter les vampires. Pour tuer le temps, Damien essaya de deviner comment serait sa proie. Généralement il se satisfaisait du premier humain venu, sauf si celui ci était particulièrement répugnant physiquement, ou que son sang avait un goût par trop insupportable. C’était donc presque totalement le hasard qui décidait de qui allait vivre ou de qui allait mourir. Sensation grisante que de pouvoir contrôler cette roulette du destin.

Serait ce un mâle ou une femelle ? Les hommes étaient toujours les plus drôles, croyant pouvoir y échapper, tentant de donner quelques coups ridicules, ou tentant de jeter quelques sortilèges dissipés d’une main. Cependant, quand la mort venait – car Damien achevait ses victimes quel que soit leur état final – ils étaient bien les premiers à implorer grâce. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, les femmes étaient souvent les plus courageuses. Si tant est qu’une résignation lucide pouvait être qualifiée de courageuse. Quoiqu’on ne puisse pas tellement porter ce calme à leur crédit, le charme surnaturel dégagé par le vampire aidant à les maintenir dans la torpeur.

Et tandis que les pensées de Damien dérivaient, le soleil se couchait, et la vie d’un humain touchait à sa fin. Quand la nuit fut tombée, Mustang se rendit dans une rue, assez large et en vue pour être fréquentée, mais n’occupant pas une position susceptible d’en faire une grande artère de circulation. Et il attendit. Quelques minutes passèrent, puis des bruits de pas vinrent à l’oreille de Damien. Une odeur ensuite. Une odeur très étrange, d’humain, de sorcier… mais pas tout à fait. Il repoussa l’étrangeté de la chose dans un coin de son esprit, pensant à quelque nouveau parfum magique.

Et de fait, c’était bien une humaine qui apparut, sans rien de vraiment particulier. Cependant il y avait quelqu’un non loin. Damien préféra la suivre jusqu’à un endroit plus isolé. Elle semblait se diriger vers cette chose typiquement moldu – il pensait pourtant que c’était une sorcière – que l’on appelait métro. Infâme. Heureusement pour son âme de sorcière, elle n’arrivera jamais au métro, se dit Damien avec un petit sourire. Se tapissant dans les ombres, il la suivit, jusqu’à ce que l’endroit soit propice, et l’attendit sous un réverbère.

Et il bondit. En une fraction de seconde elle était plaquée contre un muret, sonnée, les crocs du vampire s’enfonçant sans aucune hésitation dans la jugulaire. L’exaltation puissante de la chasse vint secouer le corps immortel. Suivi immédiatement d’un frémissement, et d’un violent mouvement de retrait. Sans pouvoir se retenir, Damien lâcha un bruit étrange, mi feulement mi cri étouffé, la bouche encore pleine de sang.


- Qu’est ce que tu es monstre, lâcha Damien d’une voix rauque, ton sang… ton odeur… ce n’est pas normal !

Frémissant de rage et incompréhension, Damien regardait son repas. Il s’était passé quelque chose de terriblement anormal. Son corps aurait dû s’affaisser, elle aurait dû devenir presque vaporeuse dans les mains du vampire au fur et à mesure que son sang sortait de son corps. Au lieu de ça elle avait été réduite à l’impuissance mais ses fonctions corporelles n’avaient pas été touchées. C’est comme si son sang s’était régénérée. Quant à son odeur… c’était subtil, infime, mais au bout de mille trois cent ans à sentir les effluves putrides des humains on pouvait percevoir la fausse note.

Damien regarda autour de lui et s’assura que ce n’était pas un piège qu’on lui tendait. Peu à peu il retrouva sa confiance en lui et son maintien. Quelque soit cette chose, il pouvait en venir à bout aisément, ou au moins la mettre hors d’état de nuire. Une main sur la baguette, une autre prête à jaillir, le vampire attendait une réponse à sa question, fixant la fausse humaine de ses yeux incendiaires.
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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Noctambules   Dim 21 Nov 2010 - 23:26

(Bon, désolée c'est pas terrible )

Sophia eut à peine le temps de cligner qu'elle fut violemment poussée contre le mur du hangar qu'elle longeait depuis quelques minutes. Sa tête heurta les brique et Sophia perdit connaissance.

Elle fut réveillée par l'habituelle sensation de grésillement qui parcourait ses veines quand il lui arrivait quelque chose. Coupures ou brisement d'os, elle était tout le temps là, parcourant inlassablement le réseau de veines de son corps. Mais elle n'était pas blessée, elle avait juste ... mal à la tête s'était horrible. Mais pourquoi est ce que le sort marchait, elle n'arrivait pas à se souvenir de ce qui s'était passé. Elle marchait, oui elle venait juste de sortir du bureau de Gran Newdle, son nouveau capitaine quand ... quand elle s'était faite attaquée ? Oui, il y avait eu une silhouette qui s'était précipitée sur elle et elle avait percuté le mur.

Avec un gémissement, elle essaya d'ouvrir les yeux mais ses paupière étaient tellement lourde, elle essaya aussi de faire rouler sa tête pour essayer de voir où elle était. Elle n'arrivait pas à sentir si elle était allongée ou debout, et à ses oreilles résonnaient un bruit de succion vraiment ... étrange. Elle n'arriva pas à faire rouler sa tête, son menton heurta le crâne de quelqu'un. Pour le coup, ça la réveilla immédiatement, elle ouvrit les yeux et vit qu'elle était toujours aux mains de son agresseur, qui était ... un vampire si elle en voyait bien les signes. Après tout, il était en train de la sucer !

Elle comprenait à présent pourquoi son sang grésillait constamment, elle en perdait une trop grande quantité en peu de temps et pour survivre, il fallait que le sort en recrée à nouveau. Voilà qu'elle venait d'apprendre une nouvelle propriété du sort qui habitait son corps. Il réparait les grandes et petites coupures, quand les os se brisaient et maintenant elle apprenait qu'il s'assurait aussi qu'elle ait toujours six litres de sang dans le corps. Après tout, c'était logique, c'était son sang qui transportait le sortilège au niveau de ses blessures. S'il n'y avait plus de sang, il n'y avait plus de guérison, plus de guérison, de forte de chance d'y laisser sa peau. Or le sortilège avait été pensé de façon à la garder en vie le plus longtemps possible.

Mais c'était tellement injuste, elle avait passé un an et demi à chercher mille et une façon de rejoindre sa famille dans la mort et c'était maintenant qu'elle reprenait goût à la vie et qu'elle avait enfin une raison de vivre que quelqu'un essayait de la tuer, dommage. C'était vraiment un très mauvais timming. Toute sa vie avait été mal régler et maintenant, elle allait enfin peut-être mourir, mais que dirait Gran ? Elle venait juste de lui promettre qu'elle ne l'abandonnerait pas pour les tournois, que penserait-il s'il savait qu'elle l'avait abandonné à quelques pas de l'endroit où elle venait juste de signer son contrat. Et Terence, et Caleb, et Galiena ? Que dirait-ils eux aussi ? Seraient-ils tristes ? Après tout ça faisait un an et demi qu'elle vivait chez eux. Et Eva et Mike ? Que se passerait s'ils ne la voyaient pas venir au travail le lendemain ? Est ce que Mike se résoudrait-il à engager quelqu'un d'autre ou continuerait-il à verser le salaire de Sophia sur son compte jusqu'à ce qu'il découvre là mort de sa serveuse.

Pourtant, la mort ne venait toujours pas, et Sophia se sentait toujours en pleine possession de ses moyens, mais contre un vampire, elle n'avait vraiment aucune chance. Si elle hurlait, personne ne l'entendrait, elle était trop loin de toute civilisation. Si elle se débattait, ça ne servirait à rien mais si elle se servait de sa baguette ... Elle était juste dans sa poche. Elle glissa discrètement sa main vers sa poche quand l'homme-vampire se mit à parler. Elle ne comprit pas tout mais le mot monstre, ah celui là elle l'entendit très bien et elle vit rouge. Personne n'avait à la traiter de monstre et de savoir que son sang la trahissait pour les créatures magiques qui avaient un fin odorat la mettait dans une colère noire.

Il la lâcha et sortit une baguette ce qui étonna fortement Sophia. Galiena ne lui avait-elle pas dit un jour que les vampires qui étaient nés sorciers, ne devait pas avoir de baguette et ne surtout pas utiliser la magie ? Celui ci ne devait pas respecter les règles, et en plus attaquer une sorcière. Si Sophia s'en sortait vivante, elle lui collerait un procès au fesses et ferait en sorte qu'il y passe, ça il pouvait en être sûr. Mais d'ici là, la mission principale était de survivre. Ça s'était le plus important.

Elle passa la main dans son cou, il était un peu engourdi mais ça devait aller, elle essuya le sang autant que possible en sentant sous ses doigts les entailles que lui avait faites le vampire en déchirant sa peau se refermer lentement. Elle releva les yeux et vit qu'il la tenait en joue, elle avait sa baguette dans sa poche, mais ce serait risqué de l'utiliser à présent. Il fallait qu'elle détourne son attention pour qu'elle puisse l'attraper rapidement.


-Je ... Je m'appelle Sophia. J'habite à Londres. Et ... Je ne suis pas un monstre, asséna t-elle.

Elle se rappela qu'elle avait une autre arme, beaucoup moins polyvalente qu'une baguette magique, évidemment, mais bien plus dangereuse utilisée à pour un seul effet. Un pulvérisateur de poivre, elle l'avait acheté pour se défendre quand elle n'avait pas encore de quoi acheter un abonnement pour le tube anglais et qu'elle devait passer dans un quartier où il y avait des chiens qui n'hésitaient pas une seule seconde à l'attaquer. Et il était puissant, un jour, en voulant envoyer un coup dans le museau mais elle avait mal calculer l'angle et s'était pris une grande rafale en plein visage. Conclusion, elle avait passé toute sa journée à pleurer sans pouvoir s'arrêter et elle avait eu les yeux rouges après.
Sophia récupéra le pulvérisateur en plein dans les yeux et se dégagea pendant qu'il portait la main à ses yeux. Elle rampa un peu et en se souvenant de l'étui de contrebasse qui abritait son balai se trouvait de l'autre côté du vampire et qu'elle ne le laisserait pas avant sans s'être battue, elle était prête à mourir pour se bout de bois. Elle sortit sa baguette et lança un "experialiramus" à toute vitesse en essayant de passer à côté de lui en tendant la main pour récupérer la poignée de l'étui, mais ce qu'elle ne calcula pas, c'était la petite brique sur son chemin et elle tomba.






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MessageSujet: Re: Noctambules   Lun 22 Nov 2010 - 0:16

Damien était passablement déconcerté. Il avait vu, au bout de treize siècles, de nombreuses créatures magiques, certaines particulièrement inconcevables. Il connaissait tout des vampires, des sorciers et des loups garous, maîtrisait tant son vampirisme que sa magie. Pourtant ce qu’il avait devant les yeux, il ne l’avait jamais vu. Ses puissants sens arcaniques lui indiquaient les habiles sortilèges de régénération à l’œuvre sur la chose. Il l’appelait la chose, faute d’un meilleur terme. Elle semblait avoir la propriété de maintenir continuellement sa quantité de sang à un niveau tolérable. Stupéfaction chez le vampire. Il entrevoyait en un éclair toutes les possibilités que cela pouvait offrir. La grande difficulté pour les vampires, quand, à certaines époques, ils avaient voulu établir un gouvernement mondial, était que le sang humain aurait tendance à s’épuiser même en les entretenant en troupeaux. Cependant, quelques créatures de ce genre…

L’éclat rougeâtre passa de nouveau dans les yeux du vampire. La possession d’une telle chose, voire de plusieurs, rendrait un vampire infiniment puissant vis à vis de ses pairs. Les retombées en matière de politique interne seraient considérables. Et Damien était bien persuadé que la chose n’avait aucune idée de sa valeur tant marchande que politique. Car sur le plan des capacités offensives, elle ne montrait aucune particularité. Elle gisait là, à terre, se remettant difficilement de son choc. Elle ne représentait, en tout cas, aucun danger. Damien réfléchit à ce qu’il convenait de faire. Fallait il faire venir quelques uns de ses séides pour transporter la chose au Pourpre, pour analyse ? D’un autre côté il valait sans doute mieux garder le secret de la découverte qu’il venait de faire, du moins au début.

Finalement il la vit remuer. Et, ô surprise, elle ouvrit la bouche et parla. Ce n’était donc pas, comme il aurait pu le craindre, une création magique jouant le rôle de fontaine à sang pour quelque grand vampire. Même si il eut été assez étrange que le vampire ayant créé une telle chose se soit soucié de lui donner la parole et la liberté. En tout cas il eut un mince sourire ironique. Elle n’était pas un monstre ? Pourtant elle avait tout du monstre du point de vue de Damien. Une chose humaine qui pouvait produire du sang à l’infini et guérir de ses blessures. Assez répugnant.

Et enfin, encore une surprise, elle sortir un objet – Damien la laissa faire, même si pour un vampire, surtout de son âge, les mouvements de l’humaine étaient d’une lenteur sidérante. C’était un cylindre étrange, métallique… Et puis soudain, un jet atteignit le vampire en pleine tête. Du poivre. Vaguement incommodant, sans plus. Y avait il quelque chose de magique là dedans ? Il porta une main à son visage – non pas parce qu’il avait mal, cette pauvre créature n’avait aucune idée de ce à quoi il faisait face – mais pour toucher la substance. Simplement du poivre. Moyen de défense moldu, il fallait le supposer.

Damien ne bougea pas quand elle brandit sa baguette, la laissant faire. Même si elle atteignait la vitesse d’un étalon de compétition lors de sa tentative de fuite, il la rattraperait sans problème. Non, il voulait voir ce qu’elle allait faire avec sa baguette. Etonnant, c’était un sort. Elle pouvait donc utiliser la magie de manière classique. Mais elle ne tenait pas la comparaison. Il dissipa le sort d’un geste de sa main tenant la baguette, et il la regarda courir vers le bout de la rue. Et s’écraser lamentablement au sol.

Hilarant. Cette créature, pour surprenante qu’elle soit, ne présentait aucun danger. Sans se presser – même si un œil humain pouvait croire le contraire – Damien rattrapa la dénommée Sophia, et, d’une main, la jeta contre le même muret que précédemment, non sans lui arracher sa baguette au passage, mais avec nettement plus de force. Après tout elle pouvait guérir de ses blessures n’est ce pas ? D’un mouvement de baguette, il jeta un sort de paralysie. Et pour parachever le tout, il lança des sorts pour repousser les badauds. Si quelqu’un venait il se sentirait l’envie irrépressible d’aller dans l’autre sens. Jetant la baguette de la chose à l’autre bout de la rue, non sans avoir constaté qu’elle n’avait rien de particulier, il marqua une légère pause. Puis, finalement la voix de Damien, assurée cette fois, glaciale, s’éleva dans la nuit.


- Mettons les choses au point veux tu ? Je me présente tout d’abord, Damien Mustang, de mille trois cent ans ton aîné. Cependant je n’ai jamais vu de créature comme toi. Tu n’es clairement pas humaine. Ni vampire, ni lycan. Ni aucune autre race dont j’ai entendu parler. Ton corps est imprégné d’une magie assez étrange. Et puis tu peux régénérer ton sang.

Damien marqua une pause, jeta un sort, et le sol à côté de lui se suréleva sur une petite zone, formant un tabouret naturel. Il s’assit et considéra la créature de façon pensive.

- Je suppose que tu tiens à la vie, donc évite les âneries du genre de celle que tu as tenté, avec ce poivre et ce sortilège pour enfants. Tu n’as aucune puissance offensive, et pour moi les choses humaines bougent à la vitesse d’un escargot sous le coup d’une maladie génétique. Et maintenant… que vais je faire de toi, hum ?

Mouvement de baguette de Mustang. La bouche de la dénommée Sophia n’était plus paralysée.

- Si tu tiens à la vie, répond à ces questions – et je suis legilimens je saurais si tu me mens. Qui est ton créateur ? Quel âge as tu ? Comment es tu venue au monde ? Est ce que tu as été conçue pour donner du sang aux vampires ? Comment manipules tu la magie ? Quelles sont tes capacités ? Est ce que tu as été conçue par Résistant ? Ou par un Opposant ? Fais tu partie d’un complot ?

C’était bien vrai que Damien était legilimens, et un des meilleurs qui plus est. Cependant il ne tenait pas à s’introduire dans l’esprit de la chose si il n’y était pas forcé. On ne savait jamais, peut être que l’esprit en question contenait un piège pour les explorateurs de l’esprit. Par ailleurs Damien avait pris une décision. Il se leva et pointa sa baguette vers le ciel. Pour la créature, rien de spécial à voir. En revanche Damien lui, et certains autres individus, pouvaient admirer un superbe chatoiement rougeâtre dans les cieux, en forme de serpent se mordant la queue. Il ne restait plus qu’à attendre. Elle finirait bien par répondre.
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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Noctambules   Lun 22 Nov 2010 - 1:12

L'homme l'envoya à nouveau contre le mur, avec beaucoup plus de forte. Elle réprima un gémissement et voulut porter ses mains à sa tête. Pourquoi est-ce que le sort ne marchait pas pour les coups, les bleus et les entorses ? C'était injuste car c'était les maux les plus courants qu'elle pouvait se faire avec sa maladresse. Mais elle ne put pas porter sa main à sa tête, un geste qui avouons le, n'aurait eu aucun effet étant donné que la bosse se forme sous la peau et que mettre sa main dessus n'est qu'un réflexe humain qui ne servait absolument à rien.

Mais elle sentit un froid intense se glisser dans son corps, dont elle soupçonnait d'origine magique puisque l'homme la visait avec sa baguette. Elle se retrouva paralysée, elle ne savait pas ce qu'il lui voulait et cela l'angoissait encore plus, elle avait vraiment le chic pour s'attirer des ennuis tous plus farfelus les uns que les autres. Et là comble de l'horreur, il se mit à parler.

Sophia se revit devant la télévision avec Terence et Galiena un soir devant un mauvais film d'aventure. Dedans, le méchant ligotait le héros, faisait un speech pour dire qu'il était le meilleur et que le héros était nul et où il exposait en long en large et en travers le plan machiavélique qu'il avait mis au point pour se venger de Bidule qui lui avait volé son gouter quand il avait six ans et qui lui avait mené la vie dure jusqu'à ce qu'il décide se venger. Après évidemment, le héros avait réussi à se délivrer et avait massacré a face du méchant. Et là, Sophia avait remarqué que les "méchants" faisaient toujours des speechs à leur victimes dans les films, perdant ainsi un temps fou où il aurait plutôt pu le tuer ou se débarrasser de lui, et elle s'était dit que cela n'arrivait que dans les films car les vrais mauvais étaient très intelligents. Or, c'était faux, complètement faux.

Dans la vraie vie, les méchants faisaient des speechs, certes, mais dans la vraie vie, le "gentil" n'avait absolument aucune chance de s'en sortir, et c'est ce que réalisa Sophia avec horreur quand il lui annonça qu'il était un vampire et qu'il était plus âgé ... non, extrêmement plus âgé qu'elle. Et que de ce fait, il avait eu nettement plus d'occasion et de temps pour s'entraîner à l'art de la magie. Si on ajoutait à ça que Sophia n'avait jamais pu aller à l'école pour apprendre la sorcellerie et ceux qui lui avaient appris la magie était sa mère, son grand-père qui lui avait appris l'art des duels et sa grand-mère qui lui avait appris les potions et les métamorphoses. Mais ses connaissances ne devaient pas être à la hauteur de celle d'un sorcier de son âge qui lui, avait pu aller étudier alors un vampire sorcier de mille trois cents ans et des pots de plantes vertes ... Véritablement aucune chance ...

Il démontra à nouveau qu'elle n'avait aucune chance contre lui en se servant de sa magie pour la regarder d'un air patient qui ne fit qu'augmenter l'appréhension de la jeune femme. S'il voulait tenter de la tuer, ne pouvait-il pas le faire rapidement ? Ils en seraient débarrassé tous les deux. Guérir ainsi était une vraie malédiction, elle pouvait guérir mais ne pouvait pas se soustraire à la douleur. Elle était condamnée à souffrir mille et une douleur sans jamais pouvoir connaître le repos de la mort. Et le pire, c'est qu'elle ne savait même pas si le sortilège avait une fin. Qui sait, peut-être qu'elle assisterait à la fin de tout et que même là, elle ne mourra pas. Ce serait une fin horrible, elle aurait préféré ne pas exister. Si sa sœur n'était pas morte, sa mère n'en serait jamais venue à créer Sophia, elles auraient vécu heureuses toutes les deux et personne n'aurait trouvé Melenae car ce ne serait pas Sophia qui aurait donné leur adresse à des policiers moldus.

Toute sa vie, elle n'avait fait qu'attirer des ennuis, et là encore, elle n'avait pas été capable d'avoir l'air assez normale pour qu'un vampire millénaire lui fiche la paix.

Il lui posa des questions, toujours les mêmes, à propos de ce qu'elle était et qui et comment on l'avait crée ... Elle était prête à répondre à n'importe quoi pour le peu que l'on ne se serve pas à nouveau d'elle comme d'un cobaye. Elle était honteuse de sa lâcheté, sa vie n'avait aucun sens à part d'attirer des ennuis. Il dépétrifia son visage et la seule chose qu'il eut envie de faire c'était de pleurer, et c'est ce qu'elle fit. Elle versa des torrents qu'elle retenait depuis un an et demi. Elle pleura sur sa misérable vie qui avait servi d'instrument à la mort de sa mère. Et elle pleura de longues minutes.

Mais elle réussit à se calmer, elle ne pleurait plus mais avait encore quelques sanglots qui faisaient tressaillir sa gorge. Si elle parlait, il la laissera peut-être partir sans rien lui faire le moindre mal, qui sait ? Sophia se sentait assez idiote en ce moment pour pouvoir tenter de croire n'importe quoi.


-Et que v-v-voulez vous que me fasse v-v-vos sortilèges puisque j-j-je ne peux pas mourir ? demanda t-elle en sanglotant toujours violemment. C'est m-m-ma mère qui m'a cr-cr-créer. Mais elle est m-m-morte assassinée par ces salauds d'Opposant ! finit-elle en hurlant le visage toujours baigné de larmes.

Elle fut coupée par une nouvelle vague de larmes qu'elle commençait à trouver énervantes et inutiles mais elle n'arrivait pas à calmer ses sanglots.

-Elle ne m'a pas p-pas créer pour servir des vampires aussi inutiles q-que vous !. Elle m'a crée parce qu'elle avait de l'amour à donner à un enfant parce qu'elle venait juste de perdre le sien. Et elle a crée celle qui fut la cause de sa mort. J-j-j'ai été bête, s-si bête. Jamais elle ne serait morte si je n-n-n-n'était pas venue au monde. Je vais parler, mais non pas pour vous faire p-p-plaisir mais parce que ma mère a donné sa vie pour moi et que je serais bête de mourir car alors elle serait m-m-morte pour rien.

Sophia se sentit un peu mieux d'avoir autant pleuré, ses sanglots s'espaçaient mais à chaque fois ils lui faisaient mal aux poumons. Elle se calma un peu.

-Je dois vous apparaître tellement pitoyable et ridicule, dit-elle en se mettant à sourire. Je ne peux que guérir et encore, guérir de certaines plaies : les coupures, les fractures, le volume de sang comme vous me l'avez fait découvrir ce soir. Mais il ne se passe rien pour les bosses, coups et entorses, malheureusement. Cest tout. Sinon je suis une sorcière lambda

Elle soupira, elle espèrait qu'à présent il allait la laisser repartir






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MessageSujet: Re: Noctambules   Lun 22 Nov 2010 - 2:57

Les larmes. Pour autant que Damien sache, les vampires ne pleuraient pas. Il n’avait jamais vu un vampire pleurer, et pourtant les larmes recelaient un étrange pouvoir. Dans de nombreux actes de haute magie, les larmes de l’innocent pouvaient servir à des usages très divers, notamment si on souhaitait enchanter un objet avec le sortilège de doloris. Et les larmes avaient bien sûr un grand pouvoir d’émotion. Mustang se souvenait de certaines larmes, les larmes des soldats de la Grande Armée de Napoléon forcés de faire retraite dans l’hiver Russe, chargées de haine, de colère, de tristesse, et toujours de cet éclat particulier qui caractérise l’absolue dévotion à une cause, à un organisme, plus grand que soi même. Il avait vu ces larmes des sorciers espagnols envoyés au bûcher par les Rois Très Catholiques qui s’étaient à cette occasion assurés les services de renégats pour être sûrs de massacrer les êtres magiques.

Il avait vu les larmes d’Elora Davens, cette figure de proue de la lutte pour l’hégémonie de l’Empire Britannique Sorcier quand celui ci s’était fissuré avec le fracas que l’on connaît, il avait vu cette grande sorcière pleurer en sachant que l’Angleterre n’unifierait pas le monde. Il avait vu les larmes de rois mythiques dans des cités perdues, il avait vu des archimages s’écrouler dans des torrents de larmes. Alors non, Damien ne dédaignait pas le pouvoir de la tristesse et des larmes versées pour les grandes causes. Et cependant…

Répugnance. Cette chose humaine n’avait aucune grandeur selon lui, sanglotait à ses pieds, sans fierté, sans désir de révolte contre le sort qui lui était fait. Elle pleurait pour sa propre petite vie sans importance sans pouvoir concevoir que son existence unique pourrait, en se détériorant, rendre service à des centaines de milliers de vampires, et au delà, créer un nouvel ordre. Oh, elle seule n’avait pas cette force d’infléchir sur le destin, toutefois si son cas était plus répandu que Damien ne le pensait… Quelle force cela représenterait.

Ces salauds d’Opposants. Intéressants. Cette chose humaine pouvait, peut être, être instrumentalisée, si le besoin s’en faisait sentir. Et cependant un fait intéressant. Sa mère l’avait créée. Certes on s’en serait douté. Mais parlait elle au sens figuré ou au sens propre ? Damien effleura sa conscience tandis qu’elle prononçait ses mots et il lui sembla déceler quelque histoire susceptible de l’intéresser. Mais ce qu’il fallait retenir c’est que la mère de la jeune humaine modifiée devait posséder une grande puissance. Immédiatement Damien risqua une petite percée dans l’esprit de la chose recroquevillé, à sa merci, pour trouver son nom. Keeblyn. Inconnu.

Damien tressaillit. Tout de même un courage relatif. Aussi inutiles que vous, c’était presque une insulte qu’elle venait de proférer. Amusant dans sa situation. Mais guère impressionnant en terme d’audace. Véridique qui plus est. Car oui il fallait bien reconnaître que les vampires n’étaient pas utiles en tant que tels, sauf peut être comme historiens. Cependant dire que parce que vampire on est inutile, grave erreur. Mustang savait l’influence de ses pairs dans tous les cercles de la société.

Mustang écoute la suite avec un grand intérêt. Ainsi donc les pouvoirs de régénération de la sorcière – car avec si peu de capacités elle n’était guère plus qu’une sorcière pour le communs des mortels – étaient très limités. Reste que sa capacité à produire du sang à l’infini était extrêmement précieuse. Cependant l’ancien vampire était un peu déçu. Il avait espéré quelque chose de formidable tel qu’un pouvoir illimité de régénération cellulaire. L’avantage de la chose c’est que seuls les vampires pourraient trouver un intérêt à Keeblyn. Damien l’écouta et s’assit à nouveau, un petit sourire aux lèvres.


- Tu ne peux pas mourir tu dis, fit il d’un air goguenard, pourtant si je décomposais ton corps au niveau atomique, que j’utilisais du feudeymon ou que je te plongeais dans un bain de lave en fusion, je suis à peu près certain que tu mourrais. A moins que tu ne te reconstitues lentement, auquel cas ce serait… très douloureux, pour le moins.

Mustang s’apprêtait à lâcher un sarcasme. Il fut interrompu par l’arrivée silencieuse de deux hommes habillés de robes de sorcier noires, qui venaient de se transporter sur les lieux de l’incident. Le vampire devinait que pendant un petit instant, Keeblyn pouvait croire qu’ils venaient la sauver, qu’ils appartenaient au ministère ou à quelque autre organe officiel. La pauvre, elle pouvait se douter qu’elle était là avec le consentement des autorités. Quoiqu’il en soit les deux hommes s’avancèrent dans la lumière vacillante du réverbère. L’un était assez grand, aux cheveux noirs corbeaux, aux yeux d’un vert éclatant, aux traits durs mais harmonieux. L’autre était roux, des yeux noirs, borgne. Tous deux s’inclinèrent légèrement vers Mustang et le brun prit la parole.

- Monseigneur, nous avons vu votre marque. Cela concerne t il cette femme ?

Regard glacé de Mustang. Ces deux individus n’étaient pas réellement au courant des projets de Damien. Ils étaient des mercenaires plus qu’autre chose, attachés au service du vampire par une pluie d’or. Cependant leur loyauté était indéfectible, ils auraient eu bien trop peur de trahir. Mustang ne pardonnait tout simplement pas.

- En effet. Shar, avisez le Ministère anglais qu’une jeune femme nommée Sophia Keeblyn a disparu ce soir. Dites leur que c’est ma proie de ce soir et dites leur bien que je ne souhaite pas qu’une enquête soit menée sur sa disparition, même pas une enquête de façade comme à l’habitude. Si le secrétaire d’état s’étonne, rappelez lui que le flot de mon or peut se tarir. Bent, allez au Pourpre et dites à mon majordome d’attendre mon arrivée.

Sans un mot, sans un bruit, ils disparaissaient aussi vite qu’ils étaient apparus. Damien se tourna vers Sophia, catastrophée sans doute.

- Voyez vous je compte reproduire votre duplication sanguine pour mon usage personnel, et, par ailleurs je souhaite que vous me donniez un compte rendu plus exact de votre naissance. Par conséquent je vous invite dans ma demeure. Evidemment ce n’est pas une invitation que vous pouvez décliner.

Sourire glacial. Mustang marqua une pause pour réfléchir. Transplaner avec elle pourrait poser des problèmes. Mieux valait faire venir faire une voiture. Pendant un instant il envisagea de la rendre muette à nouveau. Mais qu’importe après tout. Qu’elle parle si elle le désirait.
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MessageSujet: Re: Noctambules   Lun 22 Nov 2010 - 20:49

Deux hommes arrivèrent, Sophia les regarda pleine d'espoir, ils pourraient lui porter secours, même si à trois contre un vampire, les chances étaient toujours autant inégale en faveur du vampire mais c'était mieux que rien surtout s'ils étaient sorciers. Mais le beau rêve que c'était fait Sophia où elle bottait le derrière de ce malade s'effondra lorsque l'un des deux hommes l'appela "maître". N'avait-elle aucune chance de s'en sortir ? Non, elle pouvait pas y croire, c'est fou ce que l'on ne réalise que lorsqu'on est sur le point d'emprunter une voie qui va vous faire souffrir, voire mourir, à quel point la vie est merveilleuse et qu'on donnerait n'importe quoi pour ne pas y renoncer.

Les deux hommes redisparurent en emportant tout l'espoir que la jeune femme avait mit en eux quand ils étaient apparus. Traîtres. Au lieu d'être fidèle à l'argent que leur filait sûrement cet homme, ils auraient du l'être à leur semblables, cela aurait été plus pratique pour Sophia. Mais depuis l'aube des temps, l'Homme est cupide et ne répond à aucune autre loi que celle du plus riche et du plus puissant.


-Et c'est moi que vous traitez de monstre ! Peut-être que je ne suis pas humaine mais au moins j'essaie de me comporter en tant que tel ! Pas comme vous. De nous deux c'esst bien vous qui l'êtes le plus. En plus vous êtes vraiment un grand malade !


Non, elle n'allait pas se laisser faire charcuter une deuxième fois, et encore une fois pour rien. Elle avait déjà des tas de cicatrices disséminées un peu partout sur tout son corps et qui témoignaient de la barbaries des sorciers de l'Opposition puisque normalement, toutes les entailles qu'elle se faisait pouvait se refermer en quelques secondes. Et là, elle les avait encore ces fichues marques ! Ils l'avaient marquée alors que leur recherches n'avaient finalement abouties à rien. Et de nouveau, quelqu'un voulait recommencer. Ah ça, non ! C'était absolument hors de question, plutôt mourir ! Son sang n'était pas duplicable et ceci personne n'avait été fichu de le comprendre, c'était tout simplement impossible pour la simple raison que son sang n'était pas à proprement parlé du sang et que sa peau n'était pas non plus, à l'origine, de la peau. Un jour, elle n'avait été qu'une marionnette faite de bois et de terre.

-Vous ne pouvez pas me faire disparaître comme bon vous semble, en plus ! Quelqu'un s'en rendra compte !

Cette phrase lui avait tout simplement échappée, ses lèvres avaient bougé avant que son cerveau ne réagisse. Même elle n'avait pas compris ce qu'elle avait voulu dire. Évidement qu'elle n'était pas importante, seuls Terence et Galiena se rendraient compte de sa disparition, et elle n'arrivait pas à imaginer ce qu'ils pourraient bien pensé de son absence.
Puis elle se souvint d'un petit détail qui comptait lourd dans la balance et qui allait peut-être lui sauver la peau, enfin, peut-être. S'il n'était pas Résistant.


-Croyez vous vous vraiment que vous êtes la première personne à essayer de comprendre ce que je suis ? L'Opposition s'y est mis avant vous, expliqua t-elle en sentant un sourire de triomphe s'épanouir au fur et a mesure que ce qu'elle allait dire apparaissait dans sa tête. La Dchubba Thelma Ashwood me connait et j'ai rendez-vous avec elle et mon soumetteur Sham McBrashen demain. Si je ne m'y présente pas, ils me chercheront et iront sûrement jusqu'au Pérou pour me retrouver.

Certes, la date du rendez-vous était erronée, car en réalité elle devait rejoindre Sham dans seulement quatre jours mais pour ce qui était du Pérou, là elle n'avait vraiment rien inventé. Cela lui avait été clairement stipulée. Si elle ne se présentait pas, ils la retrouveraient. Et s'ils ne la retrouvaient pas, c'est sa famille, soit Galiena, Terence et leur fils Caleb qui en feraient les frais. Et rien qu'à cause de cette possibilité, Sophia était toujours très ponctuelle au rendez-vous que Sham lui donnait et il s'était sûrement habitué à la voir à leur précise qu'il avait fixé depuis le temps, donc si elle ne se présentait pas ... Il en parlerait sûrement à son mentor Ethan Jones ou directement à Thelma, et eux, ils étaient capable de la retrouver où qu'elle soit, même cachée au fin fond d'une grotte péruvienne. Quitte à remuer ciel et terre pour la retrouver, car Sophia avait vite compris qu'elle était importante au yeux de l'Opposition, après tout on l'avait soumise exprès pour ça. Pour essayer de retrouver le sortilège qui lui permettait de survivre à n'importe quoi pour une durée encore inconnue. Ils voulaient le reproduire sur leurs soldats, ainsi ils ne craindraient plus rien des actions des Résistants et mettraient alors à peine six mois pour étendre leur domination dans le monde.

-De plus, je tiens à préciser que mon sang n'est pas duplicable ! Techniquement ce n'est pas du sang et vous ne me trouvez ni groupe sanguin ni caryotype. Désolée de vous décevoir avec vos projets débiles.

Elle était loin d'être désolée, au contraire, maintenant qu'elle avait posé ces faits à la lumière du ... et bien du réverbère, elle commençait à entrapercevoir à nouveau un faible espoir de s'en sortir avec, certes une bonne bosse à force de se cogner contre le mur, mais vivante sans avoir été charcutée de nouveau et sans avoir subi les joyeusetés que lui avait promis ce Mustang et qui, loin de la tuer, lui aurait fait passer un sale quart d'heure. C'était plutôt un bilan positif.






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MessageSujet: Re: Noctambules   Lun 22 Nov 2010 - 23:11

Damien éclata d’un rire glacé sans chercher à déguiser son amusement. Elle tentait de se conduire comme un humain et pas lui ? Encore heureux ! Eut il été le seul vampire au monde, eut il été menacé par les feux d’infernales divinités, Damien se serait toujours conduit comme un immortel et non comme un de ces pitoyables humains. Et ensuite elle le traita de monstre. Si lamentablement classique. Les humains – et ceux qui voulaient leur ressembler – avaient vite fait de cataloguer ce qu’ils ne pouvaient comprendre. Mais dans un sens, étaient compréhensibles sur ce point. Sans doute que l’antilope voyait le tigre comme une ignoble créature, sans doute que quand le cobra royal happait un rongeur, ce dernier, avant de voir sa dernière heure arriver, était empreint d’une colère primitive à l’égard de la créature inconnue.

Il retint un second éclat de rire au fur et à mesure qu’elle continuait à discourir, encore pleine d’illusions. Personne ne remarquerait sa disparition. C’est pour ça que les humains étaient si faibles, si insignifiants. Quand un vampire disparaissait, cela finissait par se savoir, au moins parmi les immortels proches de lui géographiquement, et même si peu s’émouvaient longtemps de la disparition de leur pair, au moins n’accueillaient ils pas la nouvelle avec l’indifférence que, globalement, les humains éprouvaient les uns envers les autres.

Et de façon plus prosaïque, tant que Damien Mustang serait Damien Mustang, personne n’irait risquer de le contrarier en enquêtant sur quelque chose d’aussi insignifiant qu’une fille sans relations, sans grand nom et sans renommée. Merlin que c’était jouissif, ce pouvoir occulte dont il disposait, presque plus gratifiant que de faire de la simple magie. Si incroyablement enivrant de voir une légion d’hommes apeurés interprétant le moindre geste, la moindre moue, la moindre mimique. Plaisir bas et presque humain peut être, mais malgré tout ineffable.

Contrariété qui envahit soudain Mustang. Ainsi – et il sait que c’est la vérité – l’Opposition s’est intéressée à la jeune créature. Ce qui signifie, naturellement, qu’ils sont au fait de son existence. Mais à bien y réfléchir cela ne donnait que plus de valeur à la jeune femme. Si elle était en contact prolongé avec des Opposants, il serait peut être aisé de la retourner, selon le vocable consacré, et de la faire travailler pour une organisation qu’elle détesterait moins. . Après tout les humains utilisés par l’organisation que Damien avait à l'esprit était essentiellement des gens comme elle, détestant l’Opposition, prêts à tout pour lui nuire.

Quant à son rendez vous… Damien eut un petit rire. Il doutait que ce soit tout à fait la vérité, même si elle ne mentait pas totalement. Et de toute façon l’Opposante qu’elle citait étant sans importance. A part Antarès lui même, il n’était pas d’individu capable d’inquiéter Mustang. Il ne voyait pas la Résistance comme une menace. Impulsifs, faciles à manipuler, prêts aux pires compromissions pour faire tomber l’Opposition. Et comme il y avait si peu de menaces capables de l’inquiéter, il trouvait particulièrement risible que la sorcière invoque le nom de cette Opposante comme un talisman censée la protéger.

- Bon, si vous avez fini, je vais vous expliquer clairement ce qui va suivre, commença Mustang d’un ton narquois, nous allons vous transférer dans un bâtiment que je possède et qui est aussi mon habitation londonienne, le Pourpre, comme je vous l’ai déjà dit. Il sera inutile de tenter de vous échapper ou sais je. Qui plus est, si vous êtes un tant soit peu disciplinée, vous pourrez bénéficier d’un grand confort, d’un luxe dirais je même, les seuls désagréments seront des réactifs indolores que l’on vous appliquera sur la peau, et des mouvements de baguette sans danger. Si toutefois vous tentiez quelque chose de stupide, vos conditions d’examen risqueraient de se détériorer de façon exponentielle, jusqu’à une mort douloureuse. Je ne dis ça que dans votre propre intérêt, après tout si j’étais aussi monstrueux que vous le supposez, je vous tuerais – croyez bien que j’y arriverais – et je vous étudierais post-mortem. Or vous voyez ce ne sera pas le cas.

Sourire glaçant et ton toujours ironique.

- Oh et ne vous inquiétez pas pour cette Opposante que vous avez mentionné. Si par un hasard incroyable quelqu’un faisait le lien avec moi, j’écrirais à Antarès, personnellement, pour lui dire que tout cela n’est que calomnie. A ce propos je pense que la nature de mes sentiments à l’endroit d’Antarès pourront vous surprendre quelque peu, et qui sait, vous ne regretterez peut être pas votre visite.

Et, en un instant, Damien transplana au pourpre, tenant fermement un bras de la jeune femme entre ses mains glaciales. Une idée se faisait jour dans son esprit tandis que les couleurs et les formes dansaient devant eux.
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MessageSujet: Re: Noctambules   Mer 24 Nov 2010 - 17:42

Non. Pitié non, elle avait déjà presque un an à être traitée comme un cobaye, elle ne voulait pas que cela recommence encore. Sophia faillit se remettre à pleurer, mais elle se retint, elle avait assez déversé de larmes pour la journée, il fallait qu'elle s'économise pour réfléchir, comment allait-elle s'en sortir cette fois ci.

Mais ce que ce Mustang n'avait pas compris c'est que même la plus belle cage du monde restait une cage, et que personne ne voulait appartenir à quelqu'un d'autre contre sa volonté. Chacun aurait préféré mourir que de ne pas pouvoir jouir de sa liberté comme il ou elle le souhaitait, et c'était aussi valable pour Sophia, sauf qu'en plus de vouloir sa liberté, son souhait le plus cher à cet instant précis était de ne pas être utilisée comme cobaye, que l'on ne la coupe pas ou qu'on lui injecte des poisons virulents comme on le lui avait fait la première fois pour découvrir que le sort que lui avait jeté sa mère avant de mourir lui permettait de survivre, c'est pourquoi il guérissait toutes les blessures les plus à risques. Même les petites piqûres d'aiguilles, Sophia aurait pu attraper le tétanos ou autre chose, une entaille et elle risquait de se vider de son sang, mais les bosses, les entorses ou les bleus, et bah là elle pouvait l'attendre un grésillement sous sa peau !

De toute façon, il ne pouvait pas tuer Sophia, c'était impossible, jusqu'à ce le sort s'en aille, elle était immortelle, même si elle souffrait. Par exemple, un jour, pendant les tests qu'on lui avait subir, elle s'était réveillée sur un siège et deux sorciers s'appliquaient à faire entrer par intraveineuse un liquide noirâtre. Et bien ce jour-là, Sophia aurait pu jurer qu'elle était morte. Elle avait convulsé et s'était retrouvée allongée sur le sol, et elle avait ressentie la même chose que le jour où elle aurait du mourir, le jour de son vingtième anniversaire. Ses sens qui s'effaçaient peu à peu pour laisser place à l'obscurité, et puis la sensation de grésillement dans son sang qui parcourait tout son corps en moins d'une seconde. Ce jour-là, Sophia s'était réveillée à la morgue, et elle ne voulait que ça n'arrive plus jamais.

Mais avec ce type, elle était presque certaine que ça allait arriver, et il en était hors de question. Et pendant qu'il disait avec quelle facilité il se serait débarrassée de Thelma si elle recherchait la jeune femme, Sophia réalisa que c'était un vampire et qu'un simple pieu dans le cœur devrait suffire à le renvoyer en enfer. Sa propre baguette aurait fait l'affaire, si évidement, elle n'avait pas été pétrifiée. Il fallait vraiment qu'elle trouve des contre sorts efficace contre la pétrification. Si elle s'en sortait, elle demanderait à Gran. Et plus jamais elle ne se laisserait kidnapper pour se faire charcuter pour n'importe quelle secte secrète.

L'année qu'elle avait passé entre les mains des sorciers de l'Opposition, elle ne l'avait pas vraiment vécu. Elle s'était auto-chassée de son esprit, inconsciemment pour échapper à ce qu'ils lui faisaient. Elle n'avait émergé que de rares fois pour sombrer à nouveau quelques minutes après. Si elle avait su comment elle avait fait ça, Sophia aurait pu tenter de se boucler à double tour de nouveau dans sa tête. Peut-être que la douleur d'être de nouveau captive passera plus vite à ce moment-là, mais elle en doutait sérieusement. Il fallait qu'elle trouve une solution de replis, elle regarda sa baguette coincée dans sa main pétrifiée, si elle avait eu possession de ses moyens, elle aurait pu employer des sorts qui aurait pu bloquer son esprit à quiconque ou se faire dormir pour le temps qu'elle avait à vivre.

Le vampire attrapa son bras d'une main et son étui de contrebasse/balai volant et ... elle se retrouva au milieu d'une salle absolument merveilleuse. Sophia aurait sûrement adoré la contempler, et apprécier chacun des détails, de la plus insignifiante des dorures au plus ostentatoire des rideaux si elle n'avait pas été prisonnière. Et puis elle se rendit compte que dans quatre jours, elle ne pourrait pas se présenter à Glasgow devant Sham et il ferait sûrement du mal à Galiena et le reste de sa famille. Par sa faute.

-Je vous en supplie, demanda la jeune femme d'une toute petite voix, appeler mon Soumetteur, dites lui que vous m'avez, qu'il n'aille pas blesser les membres de ma famille en guise de représailles.

Voilà à quoi en était réduite Sophia, supplier son geôlier. Mais elle l'aurait fait des centaines, des milliers voire même des milliards de fois pour que la vie de sa cousine et des autres soit épargnée. Elle avait abandonné sa fierté ce soir, mais elle l'avait fait pour protéger les gens qu'elle aimait le plus, les seuls qu'il lui restait aussi.

-Si vous faites ça, je me tiendrais tranquille.

De toute façon, quoi qu'il arrive, elle avait tout à perdre et rien à gagner. Et à présent qu'elle était dans le bâtiment où on allait de nouveau lui faire des tests, Sophia ne voyait plus rien qui pourrait l'aider à s'en sortir. Si ce n'est la mort, et même ça, elle ne pourrait pas l'avoir.




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