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 Un souffle de liberté (PV)

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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Un souffle de liberté (PV)   Mar 21 Déc 2010 - 22:27

Thelma parla, alors qu'elle avait eu une attitude passive depuis le début de l'entrevue, volontaire certainement puisqu'elle était hiérarchiquement plus importante que le soumetteur de Sophia et puis, à ce qu'elle avait compris la dernière fois qu'elle l'avait vu, qui était aussi le jour où elle l'avait rencontré, il ne fallait pas se fier aux apparences, Thelma était très loin d'être une adolescente de seize ans. Elle allait sûrement plus vers son millier ? Peut-être même son million bien que Sophia ait beaucoup, mais alors beaucoup de mal à imaginer quelqu'un d'aussi vieux.
Mais les mots qu'elle prononça ne servirent qu'à enfoncer la jeune femme encore plus, et avant d'avoir eu le temps d'essayer de concocter un mensonge passablement acceptable. A présent, Sophia allait devoir dire la vérité, parce que ça ne se faisait pas vraiment de mentir quand maintenant, il savait qu'elle mentait. Par contre, il pourrait peut-être se faire bien voir en disant la vérité, comme si elle avait toujours voulu le faire.

-Euh oui ... J'allais demander à ..., elle avait du mal à choisir comment elle devait l'appeler maintenant.

Jusqu'ici, elle l'avait appelé Sham, mais à cause de sa tentative de trahison, "Mon soumetteur" ou "Mr McBrashen3 seraient nettement plus approprié à la situation. Après avoir eu une dilemme intérieur pendant quelque minutes, Sophia reprit sa phrase.

-Lui demander si je pouvais partir en Irlande pour participer à un match de cuisine, mais dans de telles conditions, je ne crois pas que ce soit la peine.


Elle roula le document qu'elle avait piqué à Galiena dans l'espoir de le faire passer pour une preuve et le rangea dans son sac qu'elle remonta sur son épaule en cherchant la suite de ses mots. Elle allait vraiment devoir être convaincante mais après tout, elle avait réussit à convaincre des Résistants, alors en espérant que convaincre des membres de son propre camp devrait être plus facile, elle prit une grande inspiration. Elle appréciait son soumetteur et elle osait au moins penser que c'était réciproque, alors combien de chance avait-elle pour pouvoir trouver un plaidoyer suffisamment convainquant pour repartir sans dommage et sans utiliser de sort de Confusion, en faisant l'hypothèse d'avoir le temps d'atteindre Sham et que le sort marche bel et bien sur des non-humains. Sinon, elle pouvait toujours tenté l'Impero, mais il était interdit, c'était très mal et elle n'aurait jamais le courage de l'employer contre eux.

-Alors je vais en venir directement au but, oui j'ai parlé avec des Résistantes, pour la simple raisons que j'en connais depuis toujours.

L'envie de se révolter qui bouillonnait depuis longtemps en son cœur commençait lentement à resurgir, comment pouvait-ils tolérer cela ? En fait comment pouvait-ils cautionner ça ? Ils ne pouvaient pas s'étonner qu'elle ait envie de s'émanciper ! Qui voudrait volontairement être soumis à quelqu'un ? La nature humaine faisait que personne n'acceptait jamais de se laisser dominer par quelqu'un d'autres. Les Hommes étaient faits ainsi : ils voulaient être puissant et dominer, mais jamais être dominé. Pourtant, il fallait bien des gens pour être en bas de la société.

-Mais Thelma a dit vrai, comment est ce que je pourrais rester là à voir ma vie tout le temps commandée par d'autres que moi ? Est ce que vous l'accepteriez vous deux ? Et encore, moi j'ai eu de la chance avec vous, Mr McBrashen, vous m'avez laissé beaucoup de liberté, mais même avec ça, je n'arrive pas à vivre normalement en pensant à ma condition, alors imaginez pour ceux qui n'ont pas ma chance ? Ce système de soumis devrait être interdit !

Depuis la première fois qu'elle l'avait rencontré, elle le regarda droit dans les yeux, lui exposant directement toute la colère, la rancœur et le chagrin qu'elle avait caché à son regard à chaque fois qu'elle l'avait vu pour diverses raisons. Et puisqu'elle allait, dans tous les cas, se faire passer un savon monumental, elle préférait ne plus cacher ce qu'elle éprouvait. De toute manière, il n'y avait que peu de chose qui pourrait la faire plier, alors elle n'avait donc plus aucune raison de lui exposer la toute-puissance de son regard.

-Alors oui ! J'ai demandé un rendez-vous avec des Résistantes pour me faire liberer ! Et non ! Je ne le nierais pas ! Hurla t-elle.

Elle remit sur son épaule son sac qui avait glissé et fit volte face pour sortir avant de se retourner une fois encore :

-Je suis morte six fois l'année dernière et pourtant je suis encore là, vous croyiez faire quoi pour m'effrayer ?J'ai vu à plusieurs reprises le visage de la mort et de la douleur !




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Sham Alasdair McBrashen
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MessageSujet: Re: Un souffle de liberté (PV)   Jeu 30 Déc 2010 - 23:38

Au passage, j'étais redevenu M. McBrashen. Froid et impersonnel.
Très bien.

Je détournai les yeux de Keeblyn parce que je n'étais pas à même d'affronter ce que j'y lisais.
Etais-je libre de lui dire que je comprenais? Que j'approuvais?
Non.
Alors, pas la peine de se prendre la tête à trouver des formules apaisantes pour la calmer. On attendait de moi que je la maîtrise, que je la contrôle.

Autant j'avais été à la limite du sourire agacé à son "Si vous n'êtes pas d'accord je comprendrais", autant je me sentais mal face au reste de sa réaction. C'était dit, passons à autre chose. Je n'aimais pas le ton et l'attitude d'Ashwood mais ce même ton et cette même attitude me disait que j'étais là pour obéir. Obéissons.

- Il y a d'autres façons de s'en prendre à quelqu'un que la mort et la douleur. Tu devrais le savoir, Sophia.

Je ne m'étais jamais entendu parler d'un ton aussi froid.
J'avais envie de lui dire, de lui répéter que j'étais ouvert au dialogue. Qu'elle aurait pu me parler. Qu'elle savait très bien que notre situation ne m'enchantait pas plus qu'elle ne l'enchantait elle. Pour des raisons différentes, certes. Mais j'étais à peine plus confortable que ma Soumise. Et je ne m'en plaignais pas pour autant. J'avais cru à une entente presque cordiale et voilà qu'elle me mettait dans une posture pas possible. L'empathie est un fléau. Je bloquai ce qu'elle m'inspirai et continuai.

- Il y a pire. Bien pire.

*Ne m'oblige pas à t'en faire une démonstration.*

D'un tour de baguette, je l'immobilisai alors qu'elle se préparait au départ. Un autre mouvement du poignet et elle nous faisait face, à Ashwood et à moi.
Malgré moi, j'en appelai à sa compréhension.

- Je ne peux pas te laisser faire, Keeblyn.

Un soupçon de regret, très vague, infime, filtrait dans mon intonation.

- Tu nous a engagé, toi et moi, dans une histoire qui te dépasse. Tu as voulu me doubler et tu t'es faite prendre. Et maintenant, tu as des conséquences à assumer.

J'étais en train de me haïr pour ce que je m'apprêtais à dire. Et à faire.

- Tu as voulu t'émanciper? Tu n'y as gagné qu'une surveillance renforcée. Tu ne seras plus aussi solitaire et libre qu'avant. Tu me devras un compte-rendu quotidien de tes activités et je te ferais suivre si cela s'avère nécessaire. Tu as joué et tu as perdu.

Mon amertume, elle, était tout sauf discrète. Si les quelques mois qu'avaient vécu notre relation avaient pu le lui enseigner, elle devinerait combien cette "décision" me coûtait.

- Tu as établi un contact avec la Résistance? Très bien. Tu vas l'entretenir. Et suivre nos instructions à la lettre. Qu'au moins toute cette histoire serve à quelque chose.

Elle voulait une vie normale? A tester des options en solitaire, elle s'était coupée toute possibilité d'y aspirer.
Sophia flottait toujours devant nous, incapable de répondre. Et moi, incapable de la regarder.
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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Un souffle de liberté (PV)   Mer 12 Jan 2011 - 16:22

Canary Wharf
19h23
23 Décembre 2012
(la fin du monde ne nous a pas emporté ! )

Elle n'avait pas eu le choix. C'est ce qu'elle se répétait en boucle depuis quatre jours. Qu'elle n'avait pas eu le choix. En plus de passer quelques heures de ses journées à insulter les Opposants sans aucune distinction de grade. Les jurons qui revenaient le plus souvent étaient en général pour Thelma Ashwood et Sham Alasdair MacBrashen. Ce n'était que deux hypocrites ! Tous les deux ! L'un s'était fait passer pour un Soumetteur aimable et pas esclavagiste, quant à l'autre, elle n'avait pas arrêté de proclamer qu'elle voulait être son amie, pourtant elle n'avait pas hésité deux secondes à la dénoncer à Sham, et surtout à entrer dans sa tête. C'était la plus grande insulte qu'elle lui avait fait. Chez les gens civilisés, on n'entre pas dans la tête des autres gens civilisés. Et surtout quand ladite personne civilisée est censé être son amie. Et le pire dans tout ça, c'est qu'elle avait tenté de lui faire quelque chose au cerveau car à chaque fois que Sophia fermait les yeux, un bourdonnement indésirable venait perturber la quiétude de son esprit. Et Sophia ne savait pas ce que c'était et ce qu'elle risquait. Certes, en théorie, elle était censée pouvoir guérir de tout, à part des bleus, des bosses et des foulures, mais est-ce que si son esprit mourrait, elle serait toujours à même de dire qu'elle était "en vie" ?

Elle arpenta pour la vingtième fois le quai où elles avaient rendez-vous. Sophia savait qu'elle avait du se montrer très fine pour convaincre les deux Résistantes à venir sur les quais. Elles auraient certainement préféré un endroit calme mais à la vue de tous pour garantir leur sécurité. Et dans un sens Sophia les comprenait. Mais elle n'avait pas eu l'ombre d'un choix.
Elle craignait pour sa famille.
Si elle ignorait comment Sham avait prévu de "s'en prendre un elle" par un autre moyen que la douleur ou la mort. Mais elle préférait faire en sorte qu'il ne puisse pas blesser ses proches. Galiena avait promit de faire en sorte d'être en sécurité, mais elle ne savait pas encore ce qu'elle avait prévu. Sophia appréhendait déjà leur prochaine entrevue, à ce moment là, il y avait de fortes chances pour que Galy sache qu'elle avait trahi sa confiance, mais comprendrait-elle qu'elle l'avait fait pour sa sécurité et celle de sa famille ? Lui laisserait-elle le temps de s'expliquer ? Est ce qu'elle le lui pardonnerait un jour ? Pourrait-elle continuer de résister contre Antarès ? La laisserait-on continuer quand sa propre cousine qui vit sous son toit à mener à leur perte deux pauvres Résistantes, certes de bas étages, mais qui avaient juste demandé à aider une pauvre âme ?
Toutes ces questions tracassaient Sophia, elles la faisaient se sentir de plus en plus coupable au fur et à mesure que le temps passait.

Elle n'avait pas eu le choix.

Mais était-ce bien là la vérité ?
Après tout, si elle l'avait voulu, elle aurait très bien pu faire mine d'accepter et en rentrant, elle aurait prévenu Galiena, Terence et Caleb. Ils auraient sautés dans le premier avion en direction d'un pays des PURs où personne ne la connaissait. En agissant de la sorte, elle aurait pu faire en sorte de protéger sa cousine et sa famille ainsi que les deux Résistantes. Voilà qu'elle se sentait encore plus coupable. Elle n'avait pas choisit la meilleure solution pour tous, c'était totalement faux. Elle avait choisit la solution de facilité. pour elle en tout cas. Elle avait voulut se débarrasser de la chose en s'assurant qu'elle serait quand même tranquille sur la péninsule anglaise. Qu'elle n'ait pas à chambouler sa vie pour un choix visant à protéger deux autres personnes. En fait, elle avait été d'un égoïsme rare. Elle continuerait à vivre normalement, à faire ses entraînements, à aller servir ses cafés chez Mike, à revenir dormir sur son canapé à côté du yucca. Mais qu'en serait-il de sa cousine ? Peut-être qu'elle allait être perçue comme une traîtresse pour son propre camp et qu'elle ne serait plus en sécurité quelque soit le camp qu'elle choisirait. Quant à ses deux Résistantes, Winnie et .... Sophia ne connaissait même pas le nom de l'autre personne qu'elle allait envoyer à la mort à cause de son égoïsme. Elles seraient toutes les deux capturées et interrogées par les Opposants cachés qui encerclaient le point de rencontre dont faisaient partis Thelma et Sham. Dieu seul savait ce qu'il leur arriverait. Elles finiraient peut-être envoyée dans une forêt d'état dans le plus grand secret comme il n'était sûrement pas rare qu'il arrive de nos jours. Si elles ne terminaient pas dans des souterrains avec de grands malades comme geôliers comme l'avait été Sophia quelques mois plus tôt.

Elle finirait en enfer. Et le pire c'est qu'elle n'avait pas le moindre échappatoire à présent. Si elle avait agit plus tôt, elle aurait pu le faire, mais plus maintenant. Sophia espérait juste qu'elle ne souffriraient pas trop et que sa cousine trouve le courage de lui pardonner son acte.
Elle lui devait tant de chose. Galiena l'avait accueillie chez elle, logée et nourrie. Elle n'avait eu de cesse de veiller sur elle, et quand elle avait appris que Sophia était une Soumise et qu'elle ne lui avait rien dit alors qu'elle l'était depuis des mois, elle ne s'était pas énervée. Pas plus qu'elle ne l'avait mise à la porte. Elle avait cherché une solution, certes cela avait pris du temps, mais elle avait finir par réussir, et maintenant Sophia gâchait tout. Comme toujours, elle mettait ses proches en danger.
A croire qu'elle portait la poisse pour tous les gens qui tenaient à elle.

Deux silhouettes s'approchèrent au loin. Des silhouettes de femmes. Les Résistantes. Elle ne pouvait pas les prévenir à cette distance : elles ne comprendraient peut-être pas ce qu'elle signifait avec des sauts et des hurlements et les Opposants leur auraient sauté dessus, quitte à les blesser voire les tuer. Elle ne pouvait pas se le permettre. Mais quand elles seraient assez près ... Oui, elle les préviendrait. Peut-être qu'elles auraient une chance de fuir.
Mais en attendant il fallait faire croire aux Opposants qu'elle se tiendrait au plan et suivrait son rôle d'appas à la lettre.




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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Un souffle de liberté (PV)   Mer 19 Jan 2011 - 17:56

Isis se remémorait tous les points à aborder lors de l’entrevue, les arguments, et même les échappatoires prévus au cas où ça tournerai mal. Elle doutait de tomber dans un piège, Sophia – qu’elle refusait de déshumaniser en la nommant La Soumise – était d’une sincérité à toute épreuve. L’iccam l’avait ressentit, une intuition qui n’avait pas faillit malgré les mise en garde lors de ses trois derniers jours. Certains redoutaient que sa confiance presque aveugle lui nuise, Egon en tête. Il lui avait déjà fait part de sa méfiance envers ses jugements hâtifs. Il se méfiait de celui-là, même si il évitait de le laisser trop paraitre.


Winnie essayait tant bien que mal de détendre Isis pendant le trajet. Peine perdue, elle restait nerveuse. Beaucoup de chose dépendait de cette entrevue. Certaines pour sauver une innocente, d’autre pour se sauver elle-même.

Le but premier de cette mission était de sauver Sophia. La sortir de l’impasse dans laquelle elle se trouvait. Durant ces deux derniers jours, Winnie avait contacté les différents réseaux de la Résistance pour trouver un endroit loin de Londres où Sophia pourrait commencer une nouvelle vie sans craindre des représaille de l'Opposition. Isis avait été évincée de cette partie, pour une raison évidente ainsi que Galiena. Sophia vivant chez sa cousine, il fallait éviter à tous pris que l’Opposition s’en prenne à la famille Antons, alors l’adjuvante ne fut plus intégrer à la mission. Elle accepta le principe de précaution même si elle venait souvent prendre des nouvelles sur l’avancement de la libération.
Jusqu’à présent, seul Winnie était au courant de la destination de Sophia quand elle serait libérer.
Isis, elle, était la seule à savoir comment libérer Sophia. Enfin, savoir été un grand mot. Les iccams peuvent ôtés le tatouage qui les lient à Antarès. Le passeur en a déduit que les iccams sont aussi susceptibles de supprimer le lien avec les soumis. La seule chose qu’elle redoutait était la violence de cette magie.



Spoiler:
 

Les deux Résistantes approchaient du quai.
L’important était de sauver Sophia. Pourtant Isis ne pouvait s’empêcher de voir une victoire sur elle-même. Elle avait peut être enfin trouvée à quoi elle servait dans ce capharnaüm. Durant des années, elle avait refusé de devenir Iccam et même depuis qu’elle l’avait accepté de jouer ce rôle, elle se sentait inutile. Sa rencontre avec Seth lui avait donné quelque chose à laquelle s’accrocher. Alors elle s’accrochait et tentait maladroitement de trouver sa voie. Libérer des personnes soumises contre leur gré était une chose qui lui plaisait bien.


En parlant de l’Hybride, il suivait discrètement les deux sorcières. Le chaperon avait été missionné ce soir. D’ailleurs, Winnie comptait sur lui pour la protection d’Isis. Un cessé le feu avec l’Opposition avait été mis en place à partir d’hier et perdurait jusqu’à début janvier. S’il y avait un conflit entre l’Opposition et la Résistance, les répercussions allaient être dramatiques. Le mot d’ordre se faire le plus discret possible. Ne pas mettre en danger Isis.
Si comme beaucoup de personne Winnie ne remettrait jamais en cause la dévotion de l'iccam, elle connaissait très bien le penchant d'Isis de se sacrifier pour protéger ceux qu’elle aime.


Sophia avait arrêté de faire les cents pas. Winnie la salua tendu. Isis s’était également raidit. Il y avait une chose que Sophia faisait très mal, la comédie. Il s’était passé quelque chose. Outre le fait du changement de lieu de rencontre, tout dans son comportement mis en alerte les deux jeunes femmes. Malgré tout, Isis ne remettait pas en question son intuition. Sophia n'était pas un appas ou alors, elle l'était mais contre son gré.
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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Un souffle de liberté (PV)   Lun 24 Jan 2011 - 0:15

La gorge de Sophia se serra quand elle vit les deux jeunes femmes s'approcher d'elle. Si elle devait agir, c'était maintenant où jamais. Elle jeta un regard derrière elle, là où attendaient Ashwood et MacBrashen. Si Sophia montrait qu'elle tentait de faire quelque chose, s'en était finit de ses plans. S'ils lui lançaient un sort de mort, à elle il n'arriverait rien, elle se réveillerait quelques heures voire quelques jours plus tard avec un mal de crâne, mais pour les deux Résistantes, il n'y aurait pas de secondes chances.
Elle se cloua un sourire ravi sur ses lèvres et avança à leur rencontre. Les indications qu'on lui avait donné étaient simple : les amener jusque sur le port mine de rien où les attendaient une escouade d'Opposants et un bateau pour les emmener dans un bâtiment pour essayer d'obtenir des informations sur le réseau de la Résistante, en espérant qu'elles étaient assez importantes pour avoir accès certaines informations comme la localisation de l'Amiral de la Résistance et des Iccams. Et pour éviter toute tentatives de fuite, tout le quai avait été soumis un sort empêchant tous transplanage. Si Sophia voulait les aider à se sortir de là sans attirer l'attention, il fallait qu'elle fasse mine de les emmener au bord de l'eau comme prévu, mais si elle arrivait à les convaincre de courir quand elles croiseraient un recoin en direction d'une zone où ce sort n'avait plus aucun effet. En espérant qu'elles aient le temps d'y arriver.

Sophia devait abandonner l'espoir d'être libérée.

Même si ça lui faisait mal, il fallait tout simplement qu'elle se dise qu'elle sacrifiait sa liberté pour permettre à deux personnes de ne pas tomber entre les mains des Opposants. Et puis, son cas n'était pas si mal, il fallait encore qu'elle voit ce que les exigences de Sham allaient modifier dans sa vie, mais elle n'était pas si mal tombée et elle pourrait encore supporter sa situation quelques temps sans mal.


-Bonjour ! lança t-elle avec un sourire de plus en plus forcé, je suis contente que vous aillez pu venir. On avance ?

Elle les attrapa toutes les deux par un bras et les pressa vers les hangars qui décoraient les berges de la Tamise. Il fallait absolument que les autres pensent qu'elle suivait le plan à la lettre. Elle suivit du coin de l'œil les bâtiments qui défilaient, elle était déjà venue dans ce coin, c'était pourquoi elle avait été ravie qu'ils l'aient choisi comme traquenard. C'était dans un de ces bâtiments qu'elle avait passé ses essais pour entrer dans son équipe de Quidditch. C'était aussi là qu'elle s'était faites coincée dans un recoin entre deux bâtiments par un vampire assoiffé de sang. Un recoin qui débouchait sur une zone pavillonnaire de moldus non recouverte par le sort mais aussi tout près d'une station de métro. Cependant, il ne fallait pas compter sur ce moyen d'évasion car ils la faisaient sûrement surveiller de près, au cas où.
La jeune femme se pencha vers les jeunes femmes tout en pressant le pas :


-Je suis tellement désolée de vous mettre en danger comme ça, ils ont tout découvert et vous ont tendu un piège.

Elle continua de les faire avancer à un bon pas, elle avait l'impression, très sûrement, qu'on les suivaient.

-C'est ma faute et ... toute la zone a été soumise à un sort anti-transplanage. Le seul moyen de s'enfuir est de quitter la zone.

Elle regarda la Résistante qui n'était pas Winnie Iscarioth droit dans les yeux, elle avait du mal à garder la tête froide. La jeune femme n'avait pas jamais été soumise à ce genre de situation et donc n'avait jamais eu à voir si elle était capable de se maîtriser lorsque la situation l'exigeait et force était de constater qu'elle ne l'était qu'à moitié et que si elle ne les faisait pas arriver au passage entre les deux bâtiments, alors elle allait vraiment se mettre à paniquer.
Et justement au moment elle se disait qu'elle allait y arriver, elle entendit résonner des pas derrière eux. Ils avaient du comprendre qu'elle déviait du chemin prévu. Sa gorge se serra pour la deuxième fois de la soirée. Elle n'arriverait jamais à atteindre ce passage.
Le passage ne devait maintenant plus être très loin de là. Non, il ne devait pas être loin. Elle jeta un regard derrière elle, ils arrivaient.


-Ils nous suivent, pressez le pas, je vous en supplie, si vous voulez vivre, avancez !

Elle aperçu enfin le passage, noire et étroit entre les deux bâtiments. Elle poussa les deux jeunes femmes dans la direction. Sauf que Sophia n'avait pas prévu quelque chose : qu'ils sachent que ce passage existe.
Et qu'ils s'y soient cachés.
La jeune femme reconnut à grand regret son grand ami qui l'avait surveillé dans les souterrains et qui l'avait battu de nombreuses fois et tué aussi deux fois. Celui qui rêvait sûrement de mettre fin à l'existence du "monstre" comme il appelait Sophia quand elle était enfermée dans sa cellule. La seule chose qui le rendait menaçant aux yeux de Sophia c'est qu'il était un moldu, et que les armes de ces derniers étaient beaucoup plus meurtrières que celles des Sorciers.
Il l'accueillit avec un grand sourire et un coup assené dans la mâchoire. Il savait qu'il s'était déjà fait remarqué par le Soumetteur de la jeune femme pour lui avoir tiré dessus le jour où leur lien avait été crée, et ne devait plus recommencer.

-Merci, petit monstre, de nous les ramener.




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MessageSujet: Re: Un souffle de liberté (PV)   Dim 6 Fév 2011 - 14:50

Je détestais ma situation depuis le moment où Ashwood était venue s'y immiscer. Je restais persuadé qu'à moi tout seul, j'aurais été capable de rebondir, en réparant les dégâts avec un moindre mal. Sans personne pour m'observer et me dicter ma conduite, j'y aurais sans doute mis le temps mais j'aurais fini par retrouver l'équilibre précaire qui définissait ma relation avec Keeblyn. Un peu moins de confiance et un peu plus d'autorité à la clef mais rien d'aussi... démesuré.
De là où j'étais planqué, j'observai le moindre geste de Sophia, incertain de ce que je pouvais ressentir à cet instant précis. Peut-être que le ressenti n'avait tout simplement pas sa place dans un moment comme celui-là. Mission de terrain ayant pour but la capture de Résistantes en vue d'un interrogatoire dans les règles, avec l'espoir d'obtenir des informations compromettantes... pour la Résistance, cela allait sans dire. Depuis mon entrée dans l'Opposition, c'était la première fois que je me retrouvais embarqué dans une aventure comme celle-là. J'y avais fait mes premiers pas par conviction personnelle et mon truc à moi n'était pas tant le terrain que la diplomatie ou l'élaboration de stratégies offensives et défensives. J'étais plus à mon aise devant une tonne de parchemin, des croquis ou des textes à décrypter que face à la force brute. Je suppose, qu'en dépit de tout, je ressentais une certaine excitation à l'idée d'être à la (presque) tête d'une opération de cette envergure. Il me suffisait d'oublier qu'en face se trouvaient d'autres êtres humains dont les choix divergeaient des miens et qui constituaient notre seule différence. Penser stratégie, pions et avancée. Un jeu d'échec grandeur humaine. J'avais toujours adoré les échecs. Jusqu'au dernier moment, rien n'était joué. On pouvait faire mat avec trois pièces et mettre en échec le roi avec un seul misérable pion.

Malgré ses antécédents, je persistais à accorder une certaine confiance à celle qui était devenue ma Soumise.
Pouvait-on mettre ceci dans la colonne des circonstances atténuantes?
Toujours est-il que lorsque je sentis Ashwood se tendre non loin de moi, je refusais encore de croire que ce léger écart dans la conduite de Keeblyn était seulement dû à l’interaction avec les Résistantes. Dans ce plan, nous devions compter avec deux subjectivités de plus et il était alors difficile de suivre des instructions à la lettre. Ce temps que je mis à percuter que Sophia nous trahissait, me trahissait, une fois de plus, suffit-il à justifier la suite des évènements de cette soirée-là? A quel moment précis le cours des choses bascula-t-il sur la voie de l'imprévu? Mon hésitation constitua-t-elle réellement le tournant entre réussite et échec?

Je réagis donc à contre-temps et n'acceptai de suivre le trio qu'avec un temps de retard.
Aucun importance, au final, puisque toutes les issues étaient bouclées.
Oui, celle-là même par laquelle Keeblyn tentait de les faire fuir. Celle-là aussi.
Nous n'avions rien laissé au hasard. Et des personnalités moins naïves que moi avaient prévu toutes les options. Et comment les contrer.

Ashwood et moi rejoignirent nos Résistantes quelques secondes après que notre ami, un dénommé Broderick Walch, les ait intercepté. Un ami qui aimait la récidive. J'étais néanmoins mal placé pour un sermon.

- Bien.

Oui. C'était tout ce que je trouvais à dire sur le moment. Pas de phrases percutantes destinées à devenir des répliques cultes. Adieu postérité.
Le temps que le reste de nos renforts arrive, Ashwood et moi-même avions repris le contrôle de la situation. J'avais tenté d'y impliquer Walch le moins possible. Etre dans le même camp ne signifiait pas nécessairement partager l'ensemble de nos points de vue. J'étais même persuadé que, nos orientations politiques mises à part, j'étais plus proche de nombre de Résistants plutôt que d'Opposants comme celui-ci.
Nous étions en très large supériorité numérique. Nous n'avions rien laissé au hasard. Cette opération se devait d'être une réussite et elle en prenait la voie. Je dévisageais nos deux nouvelles captives, en tentant de le remémorer quoi que ce soit sur elles. Rien. Elles étaient de toutes nouvelles entrées dans mon fichier mental. A voix basse, je les avais enjointes à ne pas se débattre et sombrer dans la défense désespérée. Ni elles ni nous n'avions besoin que leur capture se fasse dans la violence.
Peut-être étaient-elles sous le choc mais je préférais les croire avisées car, sans se laisser faire comme des marionnettes, elles ne combattirent pas avec toute la force que nous aurions été en droit d'attendre de leur part. Il ne nous fallut pas plus d'une dizaine de sortilèges pour les désarmer, les immobiliser. Les rendre inoffensives.

Un Dschubba se chargea de les escorter jusqu'à la cache que nous avions scrupuleusement choisie, tandis que je m'occupais du cas Keeblyn. Pour l'instant, la parade la plus efficace que j'avais trouvé était de l'immobiliser et de la faire taire. Je savais qu'elle n'avait pas fini de rendre des comptes aux autorités. Une fois que ce serait fait, elle aurait gagné un petit tête-à-tête avec moi où elle comprendrait que, définitivement, ma compréhension et ma patience avaient des limites.

L'interrogatoire auquel les Résistantes étaient soumises nous apprit qu'elles étaient un peu plus coriace que nous ne le pensions. Difficile d'obtenir la moindre information. Leurs lèvres restaient serrées alors que nous restions encore dans la phase "échange diplomatique". C'était l'une des conditions de ma participation à cette opération: tenter d'obtenir les choses par la discussion plutôt que par la force. Dans un premier temps. Du temps, nous en avions et il serait toujours tant de tomber dans les travers dont certains de mes collègues raffolaient.
Je les guettai du coin de l'œil tandis que je rapprochais de Keeblyn, toute trace de compassion ou d'empathie disparue.

- Tu sais que tu as flinguée toutes tes chances?

D'habitude, je m'efforçai de parler de façon plus élégante. Mais j'étais, je ne sais pas, déçu peut-être. Blasé. Fatigué.

- Au vu du peu d'influence et de contrôle que j'ai sur toi, on ne va pas tarder à me retirer ta, hum, garde. Tu vas échoir à un autre Opposant, sans doute moins compréhensif.

Parler de compréhension dans mon cas lui semblait peut-être un peu excessif. Si c'était ce qu'elle pensait, elle n'avait encore rien vu.

- Notre ami Broderick t'a beaucoup réclamé. Si l'opération de ce soir est un succès, il y a fort à parier qu'il ait gain de cause.

J'avais déjà essayé d'expliquer qu'elle avait plus à gagner qu'à perdre d'être tombé sur moi. Pourtant, en ce moment précis, pas même du regret filtrait dans ma voix. Elle avait fait ses choix. Ces choix ne me concernaient plus. Je ne pouvais pas me jeter entre elle et le monde sous prétexte que j'estimais devoir lui accorder protection. Ce marché fonctionnait dans les deux sens. Elle avait jeté aux orties le confiance que je lui accordai. Qu'elle se débrouille, maintenant.
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MessageSujet: Re: Un souffle de liberté (PV)   Jeu 17 Mar 2011 - 23:36

Le ton dur qu'il employa sembla le choquer tout autant qu'il choqua Sophia. Il n'avait jamais employé ce ton là avec elle. Elle le fixa sans comprendre, sentant juste une grimace de colère commencer lentement à déformer ses traits. Ses chances ? Comment pouvait-il parler ? Depuis quand avait-elle eu la chance d'être soumise ? Alors si en plus elle avait un nombre de chance limitée !
Mais là encore, la pensée qui domina le bouillonnement de ses pensées furieuses fut : "De quel droit me parle t-il comme ça".
Sophia sentit une bouffée de folie furieuse la prendre et une voix quelque part au fond de son subconscient lui murmura que c'était bien la première fois qu'elle se sentait prête à détruire quelqu'un à la force de ses petits poings pas musclés. Enfin, ce n'était pas la première fois, cela arrivait de plus en plus souvent que ce vent de révolte la poussait à l'affrontement, depuis qu'elle avait rencontré Dolores Sheeran à Belfast. L'américaine avait eu une influence assez étrange sur la jeune femme. Maintenant, à chaque fois qu'on lui parlait sur un mauvais ton, elle se sentait prête à hurler et à faire sa loi. Et le problème, comme en ce moment, c'est qu'elle avait du mal à se retenir. Et là, son poing alla s'écraser sur le mur en face. Au moins, ce n'était pas le visage de son soumetteur, lequel que la jeune femme dévisageait méchamment en sifflant presque comme un serpent sur le point d'attaquer.

- Il me veut ? Vraiment ? Comme c'est aimable de sa part, siffla t-elle à peine consciente des limites jusqu'où elles pouvaient aller.Et bien, merci d'avoir un peu fait attention à ma santé, soumetteur. Il se pourrait bien que la prochaine fois que vous me voyiez soit dans un cercueil, ajouta t-elle avec un sourire figé et artificiel. En attendant, merci de m'avoir prévenu, je vais aller le voir et discuter un peu avec lui.

Elle se retourna et marcha d'un pas rageur vers le coin où se tenait ledit Walch, en train de surveiller les Résistantes à travers un miroir sans teint, elle se pointa devant lui, lèvres pincées et poings sur les hanches. Celui ci semblait bien s'amuser devant son spectacle ce qui fit réfléchir Sophia sur quelques points : Qu'est ce qu'elle risquait si elle se mettait à attaquer Walch étant donné qu'elle ignorait à quel grade était il. La deuxième question était est ce que Sham serait prêt à la blanchir si elle se laissait aller. Pratiquement aucune chance d'ailleurs.
Mais étrangement, cela ne la terrifiait pas tant que ça de prendre des risques. Après tout elle "avait flingué toutes ses chances". Alors après tout.


- Faisons la paix Keeblyn, proposa t-il en lui tendant la main.

- T'as un problème ? lui demanda t-elle d'un ton sec en croisant les bras sur sa poitrine.

-C'est comme ça que l'on fait preuve de sociabilité. Évidemment, tu ne l'as peut-être jamais appris, le monstre.

Et sans qu'elle ait eu le temps de réagir ou de serrer les dents pour ne pas répliquer, il lui agrippa la main et elle sentit un objet pointu s'enfoncer dans sa peau. Une goutte de sang apparut sur le dos de sa main entre deux de ses cicatrices. Son sang se glaça dans ses veines, elle serra la main de l'homme et lui tordit violemment le poignet, mué par une force dont elle ignorait la provenance. Et elle lui balança un poing entre les dans le nez. Elle ressentit un étrange plaisir malsain à le voir se tordre de douleur par terre en tenant son nez dans ses mains. Elle songea rêveusement qu'elle était parfaitement à même de le faire et ce sans ressentir le moindre regret. Peut-être que finalement elle n'était pas si faible que ça. Avec un peu d'entraînement et de pratique, elle serait tout à fait à même de se débrouiller toute seule, et elle n'aurait plus besoin de l'aide de Sham.
Et elle devenait de plus en plus ce qu'elle voulait devenir, une personne comme Dolores Sheeran, une Walkyrie des temps modernes. Sophia laissa Walch sur le sol marmonnant des injures sur le comptes de la jeune femme et retourna vers Sham sans jeter le moindre regard à la salle de l'autre côté de la vitre où se trouvait une des Résistantes en compagnie de Thelma.


- Je crois que j'ai cassé Walch, annonça t-elle à Sham. Quel dommage, il y a peu de chance qu'il me veuille maintenant.

L'idée d'une vengeance douce pour elle s'infiltra peu à peu dans son esprit. Elle avait déjà eu l'idée de lui écrire de long rapports imaginés sur ses soit-disant déplacements pour lui faire perdre son temps mais maintenant puisque qu'apparemment, sa plus grande hantise était de l'avoir dans les pattes. Elle pouvait être sage et se retenir pour les coups les plus sales qu'elle pouvait faire, après tout, que risquait-elle ? Sophia était immortelle et elle commençait à savoir transplanner. Elle serait redoutable. Ca lui apprendrait à ce prétentieux ! "Tu vas échoir un autre Opposant moins compréhensif, gnagnagnagnagna ! "

-Il semblerait que vous deviez me supporter encore un petit bout de temps !
annonça t-elle joyeusement à cause de ses plans de vengeance suprême qui tournaient dans sa petite tête rousse

Elle se retourna pour aller squatter la machine à café, fière qu'elle ne soit pas au bord des larmes à cause de son impuissance à gérer sa propre vie, pour une fois. C'était une première, elle était contente. Un peu moins en pensant qu'elle devait cette plénitude parce qu'elle avait un peu beaucoup cassé le nez d'un gars, mais se rappelant à qui appartenait en question, les remords s'envolaient soudainement. D'ailleurs en parlant de Walch …


-Oh fait, c'est un psychopathe, il m'a encore volontairement blessé !, s'exclama t-elle en exhibant la petite goutte de sang qui refusait de se guérir. À ne garder que des fous furieux instables, il y a toutes les chances que les missions que vous entrepreniez soit vouées à l'échec.

Elle se retourna et contempla sa main. La blessure, ce n'était rien, la seule chose qui l'embêtait, c'était qu'une blessure de cette envergure aurait du être guérie par le sortilège sans qu'elle n'ait eu le temps de s'en rendre compte. Pourtant, en brillant, la goutte de sang semblait la narguer. Cela faisait à présent deux mois que le sortilège ne fonctionnait par à-coups. Heureusement qu'elle avait évité les blessures trop graves, mais pour les égratignures, elle avait du se les coltiner pendant des semaines. Et ce depuis qu'elle avait prit le coup de couteau à la place de Dolores.

Et il n'y avait que deux hypothèses au fait que le sort soit à moitié en panne. Hypothèse n°1: le sort était trop occupé à essayer de virer la lame de bronze qui était
encore dans son corps, préférant s'occuper premièrement des choses urgentes, ce qui ne comprenait pas les petites blessures infligées par les psychopathes. Hypothèse n° 2 : La lame en bronze interférait d'une manière ou d'une autre avec le sort. Ce qui était moins cool puisque n'étant pas médecin, elle ne pouvait pas se le retirer toute seule, et que si Sophia le montrait à un médecin, il y avait de fortes chances pour qu'elle se retrouve aussi sec dans des souterrains pour jouer le rat de laboratoire.
Donc elle gardait son problème et ses hypothèses pour elle. Sophia avait songé un moment en parler à Sham, mais maintenant, au moins, la situation était claire entre eux deux.




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MessageSujet: Re: Un souffle de liberté (PV)   Jeu 7 Avr 2011 - 18:09

Le spectacle était bien moins violent de l’autre côté du miroir sans teint.

Au centre de la pièce se dressait une table en métal. Ce meuble semblait être issu d’une manufacture bas de gamme, sans esthétique et bancale. Bref, la table n’avait aucune importance à l’exception qu’elle servait à porter une anomalie dans une salle d’interrogatoire.
L’Anomalie. Un service à thé du pur style anglais, porcelaine fine et motif floraux surchargés peint à la main. L'odeur du darjeeling saturaient la pièce. Quand trois des tasses furent remplies, leur « hôte » glissa deux sucrse et une lichette de crème dans l’une d’elles et s’installa coquettement en face des deux Résistantes.


Si Winnie ne lâchaient pas des yeux leur interrogatrice, Isis préférait s’attarder sur la tasse fumante qui lui était destinée. Certes ligoté à la chaise sur laquelle on l’avait placé de force, et bâillonnée il lui était difficile de gouter au breuvage. Mais il semblait plus simple de garder son sang froid en fixant une tasse de thé que celle qui menait l’interrogatoire.

Elle, les jambes croisées, reposa sa tasse dans un tintement désagréable. Elle devait avoir quelque chose comme 15 ans… peut-être 16 en voyant large. Sa jeunesse terrifiait Isis autant qu’elle la fascinait. Inexplicablement, l’iccam Rosà sentait que ce qu’elle voyait n’était pas la réalité. Ce n’était pas les manières d’une vieille femme faite par le corps d’une adolescente chétive. Encore moins un feu violent qu’elle percevait derrière ce visage de poupon qui la mettait en garde. Elle sentait que ce qu’elle voyait était erronée. Elle suspectait avec beaucoup de conviction avoir à faire à une créature bien plus vieille et plus dangereuse que son apparence le supposait. En tout cas, bien plus dangereuse que le vampire qui remit le bâillon à Winnie sur un simple geste de la main de l'adolescente.


Vampire. A force des les côtoyer à longueur de journée elle avait pris le truc pour les repérer en un coup d’œil. Celui dans la pièce semblait bien trop docile. On aurait dit qu’il était prisonnier de la colonté de l’adolescente chétive. Toutefois Isis ne put pas se poser plus longtemps des questions, elle venait d’être le nouveau centre d’attention de l’Opposante.

Si ses manières semblaient sortirent tout droit de l’aristocratie anglaise, son langage se situait aux antipodes. Impatiente, condescendante, à la limite de l’insolence, la créature n’avait jamais autant fait sa quinzaine. L’interrogatoire n’allait pas assez vite selon elle. Que le silence des deux Résistantes ne l’amusait plus. Que de toute manière, elle connaitrait tout ce qu’il y avait dans leurs petites têtes de Résistantes trop têtue. La menace tomba finalement, le mutisme de Winnie l’ayant ennuyé au plus au point, Thelma désirait expérimenter une nouvelle méthode d’interrogatoire... plus sportive.


A ses côtés, Isis sentit l’agitation de Winnie à la dernière parole de l’être sylvain. Cette dernière recommanda à Kyrian de faire en sorte que la petite reste tranquille, le temps qu’elle s’occupait de sa copine. L’iccam se raidit. Les muscles contractaient elle s’attendait au pire… pire qui n’arriva pas comme elle l’avait imaginé.

Toujours assise, l'adolescente reprit sa tasse et tourna sa petite cuillère lentement. Isis se décontracta un peu. Qu’est ce que cette gamine pouvait bien lui faire ?
Pour seule réponse, comme ci la gamine en question avait entendu ses pensées, elle plongea ses iris dans les siens.
Isis se tordit de douleur. Elle ressentait la présence de cette tierce personne dans son esprit. Elle percevait chacun de ses agissements. Elle arrivait à déterminer le chemin que cette intruse prenait à travers ses souvenirs. L’iccam tenta bien de verrouiller certaine des portes que l’Opposante forçait avec une facilité déconcertante. Quelque fois, Isis arrivait à les garder closes, le plus souvent, les portes explosaient en mille morceaux et l’intruse en profitait pour piocher toutes les informations qu’elle désirait.


Isis s’était rendu compte qu’elle hurlait quand elle sentit la main froide et affreusement douce de l'Opposante sur son visage. Elle lui intimait l’ordre de se calmer immédiatement. Elle l’a pressé de répondre à ses questions. Mais Isis ne se calmait pas. Elle souffrait. La douleur la rendait folle. Son esprit se rebellait contre l’agression. Plus l'être sylvain ordonnait, plus Isis perdait pied.

Isis entendait les questions auxquels on tentait de l'obliger à répondre. Mais elle ne voulait pas y répondre. Elle ne pouvait pas y répondre. Elle n’était pas en état. Elle perdait les pédales dans les dédales de son supplice. Elle ne savait même plus où elle se trouvait.







- Chut… reste calme.
Egon passa sa main sur le front brulant de sa compagne. Maude Herbert, la médicomage de la Résistance venait de sortir quand Isis se réveilla. Dans la pièce, en plus d’Egon, se trouvait Sacha et Emmett. Ce fut con compagnon qui lui expliqua comment elle avait été ramenée au QG saine et sauve.

Thelma, l’Opposante qui les avaient retenu prisonnière - ils avaient réussit à connaitre son identité en recoupant la description de Winnie et les infos qu'ils possédaient sur les Opposants – avaient usé de Legilimancie pour récupérer les informations qu’Isis détenaient. Si, comme Sacha, la majorité des legilimanciens prennent garde à limiter leur présence dans l’esprit de leur hôte pour ne pas laisser de séquelles, ce ne fut pas le cas de Thelma. Elle avait utilisé la legilimancie comme une arme. Comme Isis avait perdu connaissance rapidement, il y avait peu de risque pour qu’elle ait des séquelles irrémédiables. C’est à ce moment là que Seth, profitant de l’absence de vigilance de Thelma et du vampire qui l’accompagnait, les mis hors d’état de nuire assez de temps pour délivrer Winnie et te récupérer.


- Seth ?
- Je n’allais pas t’envoyer sur le terrain sans personne pour te couvrir, répondit son Passeur.
Isis acquiesça doucement. Elle était très reconnaissante que Seth lui ait sauvé une nouvelle fois la peau. Bien qu’elle ne savait pas comment lui en être redevable. Un jour, elle lui demanderait. Ca sera plus simple.

- As-tu libéré la soumise ?
Là aussi, elle acquiesça mais pensa que sa réponse était un poil trop rapide.
- Je pense. Je ne sais pas. Dès qu’on est arrivé, Sophia nous a avertit du guet-apens. Elle a tenté de nous faire sortir de là… je crois. Je sais plus… c’est...
- Maude à dis que ça passera. Ne force pas à te rappeler. Les souvenirs te reviendront au fur et à mesure.
- A un moment donnée j’ai sentis son lien de soumission, continua-t-elle, chancelante, après avoir pris quelques minutes de réflexion. Je l'ai rompu, mais je ne sais pas si je l'ai vraiment fais. On venait d’être entouré de plusieurs Opposants, je n’ai pas pu avoir de réponse de Sophia. Je suis pratiquement certaine de l’avoir libéré… et pratiquement certaine qu’elle n'en a pas conscience. C’était bien moins brutale que pour ta stagiaire.
Fatiguée, elle prit des nouvelles de Winnie et Seth. Tous les deux allaient bien. On ne lui dit pas qu’on avait engueulé Seth pour ne pas avoir mieux protégé Isis. Ni que Winnie était pour l’instant en état de choc.
- Une chose encore, murmura-t-elle, en s’agrippant à la main d’Egon avec force. Je me souviens de certaines de ces questions… elle me demandait si j’avais libérer la soumise… si je connaissais l’identité des clés…
Isis déglutit avec difficultés, retenant avec difficultés ses larmes.
- Elle m’a appelé Iccam Rosà. Je suis sur…
Mais elle ne termina pas sa phrase, le doigt d’Egon sur la bouche l’en empêcha. Puis Maude entra dans la pièce et fit déguerpir tout le petit monde pour qu’Isis puisse se reposer.
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