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 Un souffle de liberté (PV)

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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Un souffle de liberté (PV)   Mer 17 Nov 2010 - 21:42

Sophia jeta un nouveau coup d'œil à l'horloge accrochée sur le mur de l'entrée en essuyant un tasse à café propre pour pouvoir la ranger avec les autres. Plus que quelques minutes et elle rencontrerait celle qui était censée la libérer. C'était Galiena qui avait eu l'idée, la semaine d'après sa grande révélation, elle avait été presque occupée tout le temps et ne s'arrêtaient que pour dormir. Et finalement, elle était venue la voir pour lui dire que c'était bon et avait donné un rendez-vous à une personne qui voulait la rencontrer avant de faire quoi que ce soit.
Sophia ne pouvait plus abuser de la générosité de son patron, même si celui ci dirait toujours le contraire. Elle avait donc refuser de lui demander une demie-journée de congé et avait préféré proposer de faire la rencontre sur son lieu de travail plutôt qu'autre chose.


Ce matin-là, elle rêvait, non ce n'était pas rêve mais un véritable cauchemar. La nuit, en fait, cette fameuse nuit. Mais cela n'étonnait plus du tout Sophia, elle arrivait même à continuer de dormir avec les cris, les hurlements qui s'éteignaient dans des râles. Elle fut réveillé par un lourd poids qui tomba sur son ventre. Elle ouvrit les yeux en sursaut.


-Caleb ! Ne saute pas sur ta tante ! gronda Galiena en faisant signe à son compagnon pour tirer le petit garçon en arrière.
Mais il s'accrocha à Sophia en entourant son cou avec ses petits bras en lui hurlant dans les oreilles "Bonjour". La jeune femme se força à ouvrir les yeux du mieux qu'elle pouvait et se releva sur son oreiller


-Bonjour tout le monde ! Que me vaut ce réveil si tôt un dimanche matin ?, demanda t-elle en se frottant les yeux.
-On a pas pu te souhaiter ton anniversaire, tu te rappelles ? On était en France. Du coup, comme Galy a eut ...
-Mes patronnes m'ont offert quelque chose en récompense de mon travail du coup j'ai décidé de te l'offrir.
Galiena jeta un paquet sur les genoux de sa cousine, Sophia prit le paquet informe et demanda à Caleb de l'aider à l'ouvrir ce qu'il se pressa d'accepter et arracha le papier avec ses doigts potelés pour révéler un magnifique balai étincelant. Caleb poussa une grande exclamation pour exprimer son ravissement avec les mots d'un enfant de deux ans et des cacahuètes. Galiena lui adressa un sourire rayonnant et l'encouragea à regarder l'objet, à côté d'elle Terence avait l'air de faire la tête.

-C'est un Sonic 220, le tout dernier modèle de balai à être sorti sur le marché, expliqua t-elle avec un grand sourire. C'est le plus sur et le plus rapide des balais volants.
Sophia caressa le fin manche verni fait avec d'un bois magnifique, d'une légère teinte rosée et remarqua qu'accroché au fagot de bois, il y avait un cerclage fait d'argent qui supportaient deux pédales. C'était vraiment le plus beau balai qu'elle n'avait jamais vu, et pourtant, elle n'en avait pas vu avant, mais même sans l'expérience que devait avoir Terence ou Galiena par exemple, mais du premier coup d'œil elle avait remarqué qu'il était beau et très cher.

-Ca a du te couter une fortune ! Je peux pas accepter !
-Mais si, je viens de te dire qu'on me l'avait offert.
-Alors tu devrais le récupérer.
-Ok, répondit précipitamment Terence en tendant la main vers le balai.
-Non, je le garde finalement.
Mais Sophia se sentait très mal. Sa cousine l'avait hébergé, veillait à ce qu'elle mange normalement, lui avait filé ses vieux vêtements et pourtant rien que parce qu'elle vivait, elle se sentait archi mal. Déjà, sa mère ne serait pas morte pour rien, ni son père, ni sa tante, ni ses grand-parents. De plus elle était soumise, alors qu'elle savait pertinemment que sa cousine faisait partie de la Résistance. Elle la mettait elle et toute sa famille en danger chaque jour alors qu'elle lui devait tout.
Galiena comprit que quelque chose n'allait pas du tout et décrocha son fils des genoux de sa cousine pour le mettre dans les bras de son compagnon en lançant un regard qui signifiait clairement "va t-en" et s'assit en face de Sophia.


-Qu'est ce qui ne va pas ?
Et Sophia lui raconta tout ce qu'elle avait sur le cœur et qu'elle lui cachait depuis que Galy lui avait offert l'asile. Le massacre auquel elle avait assisté impuissante, de son lien de soumise qu'elle avait découvert plus tard, de ses cauchemars et de ses regrets. Elle l'écouta sans rien dire puis elle lui prit la main en la fixant avec les yeux brillants. Finalement elle ouvrit la bouche, et Sophia, assise sur son lit avec son nouveau balai sur les genoux, crut qu'elle allait lui demander de partir et qu'elle ne voulait plus jamais la voir au lieu de ça, elle soupira profondément< et passa une main sur la joue de sa cousine.

-Je me doutais bien qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Et je comprends aussi que tu ne me l'ai pas dit avant, ça a vraiment du te peser pendant tout ce temps. Ca me touche, je ... je ne te promet rien mais je vais essayer de trouver une solution pour remédier à ton problème. Je pense que si je demande à des amis, il y aura sûrement quelqu'un qui connait une solution pour avoir déjà rencontré ce cas.
Elle s'était levée, avait embrassé Sophia sur le front et était sorte de la chambre en réfléchissant silencieusement.



Mike rentra en plein dans Sophia quand elle se rendit à la cuisine pour ramener le plat de la table 6 et lui fit remarquer qu'elle était dans les rêves. Elle lui sourit et retourna dans la salle pour essuyer le comptoir quand elle entendit la porte s'ouvrir sur de nouveaux clients. C'était au tour de sa collègue Eva de s'occuper de personnes qui entraient à présent, elle ne se retourna même pas.
Une main se posa sur son épaule et Sophia se retourna sur sa cousine qui avait l'air fatiguée mais rayonnante.


-Sophia il faut que je te présente quelqu'un.
Elle lui fit signe de la suivre avec son menton et alla s'asseoir en face de deux personnes, l'une d'elle avait l'air particulièrement jeune mais très sérieuse. Avec des yeux et des cheveux noirs, elle sourit à Sophia avec des yeux rieurs qu'elle semblait essayer de rendre distant. Sophia lui serra la main et se tourna vers l'autre femme, un peu plus âgée que sa compagne et nettement plus réservée qu'elle. Elle était aussi plus petite qu'elle.

-Je m'appelle Sophia, est ce que vous voulez boire quelque chose avant que l'on commence notre discussion ?
Elle attendit patiemment et courut presque pour aller chercher leurs commandes avec n immense sourire aux lèvres, elle voyait la fin de son calvaire, elle allait devenir libre, ce n'était à présent qu'une question de temps. Elle sentit son cœur s'emballer de joie et dut s'arrêter pour plaquer ses mains contre sa bouche afin de ne pas crier son bonheur.
Elle retourna dans la salle avec un immense sourire et son plateau dans une main, et s'assit à côté de Galiena face aux deux autres femmes en disposant chacune des boissons devant qui les avaient commandés. Elle attendit patiemment puis la plus jeune des deux s'adressa à elle.


-Je m'appelle Winnie Iscarioth, je suis venue te rencontrer avant que l'on fasse quoi que ce soit. Une simple question de sécurité. Donc, d'abord, est ce que tu pourrais nous dire pour quelles raisons tu voudrais quitter la Résistance ?
-Winnie, je voudrais te dire que j'ai une entière confiance à ma cousine, d'accord, ce n'est pas piège.
La jeune fille la regarda puis sans un mot reporta son attention sur Sophia.

-D'abord, je n'ai jamais choisi d'être une soumise, on m'y a forcé. Ca s'est passé il y a un an et demi. Ma mère s'appelait Melenae, c'était une sorcière très douée et ... elle a rejoint la Résistance peu après la montée d'Antarès au pouvoir. Elle partait souvent en voyage et j'ai finalement appris qu'elle partait pour détruire des bâtiments aux Etats-Unis et en Angleterre, des bâtiments qui appartenaient tous à l'Opposition. Sauf qu'ils ont fini par la retrouver, à cause de moi, Sophia fit une pause en essayant au mieux de ne pas penser à sa déclaration. Ils sont venus un soir, le jour de mon anniversaire et ils ont tué tous ceux qui étaient là, sauf moi. Parce que ... j'ai été ensorcelée et que je guéris très vite. Ils se sont mis en tête de trouver le sortilège qui m'avait rendu intouchable, je ne m'en souviens pas très bien de cette semaine là, je crois que je devais être un peu dans les vapes, toujours est-il que quand j'ai repris conscience, j'avais d'étranges plaies sur certains endroits de mon corps, comme mes mains, dit-elle en tendant sa main gauche pour illustrer ses propos, et on m'avait soumise à un sargas pour que je reste à leur merci au cas où ils auraient voulu que je joue au cobaye.
Sophia avala une gorgée du café qu'elle s'était fait en réfléchissant à toute allure sur ce qu'elle pourrait dire pour expliquer qu'elle ait envie de quitter l'Opposition. C'était un prison pour elle, physique et morale. Galiena pouvait en témoigner, Sophia avait perdu beaucoup de poids, elle ne dormait plus ... Tout cela la rendait malade.

-Je ne peux plus supporter cette vie. Il faut m'en libérer je vous en supplie.






Dernière édition par Sophia R. Keeblyn le Mar 7 Déc 2010 - 20:43, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Un souffle de liberté (PV)   Lun 22 Nov 2010 - 0:00

Le 20 décembre 2012

Arrivées au lieu de rendez-vous, elles s’engouffrèrent soulagées d’enfin échapper à ce temps enneigé. Seul deux jours les séparés de l’hiver, mais cette saison avait décidé d’anticipé sur son semestre. Londres était recouvert d’un fin manteau blanc qui faisait la joie des enfants, le ronchonnement des adultes. Pourtant, depuis qu’Antarès avait gagné le référendum cet été, on avait pu constater qu’il effectuer sa part du marché, les saisons étaient redevenues des vraies saisons. Certes, il y avait toujours des couacs de temps à autres, mais globalement, il avait fait beau et chaud cet été, humide en automne et l’hiver s’annonçait froid.

S’était de ça que les deux jeunes femmes discutaient en entrant dans le pub. Pas bien grande, elles semblaient encore plus petite sous leur manteaux épais, leurs écharpes aux couleurs vives leur cachait la moitié du visage, et sur la tête un bonnet de laine. Pink pour Winnie Iscarioth, Rouge gryffondor pour Isis Kitlee, couleur respective de leur propriétaire, les petits copains des filles.

Le pub se situait du côté moldus. Pas de sorciers, gobelins et autres créatures magiques. Pas de Tom pour les saluer à leur arrivé. Au contraire, elles avaient été accueillis par une moldue qui les accompagnèrent jusqu’à une table vide dans le fond de la pièce. La moldue partit vaquer à ses occupations tandis que les deux sorcières continuèrent à discuter comme si de rien n’était. Elles ressemblaient à deux étudiantes lambda venues prendre un verre en début de soirée.

C’était le but. Ne pas éveiller les soupçons.





Le 17 décembre 2012

Winnie, prenant ses aises, épluchait l’un des nombreux catalogues de Noël qui trainait dans la chambre des iccams, pendant qu’Isis énumérait sa liste de cadeau.
En ce moment, Rhidow vivait chez Coolwater, Egon s’entrainait avec Coolwater. Donc, Isis était libre de chercher un cadeau pour Coolwater. Toutes ses idées plus farfelues et abjectes les une des autres l’amusait, mais aurait déplu aux deux hommes de sa vie. En tout cas, les deux amies, elles, se marraient bien.

Puis la discussion devient plus sérieuse petit à petit. De l’enfermement mal vécu d’Isis, de son envie d’être utile sans savoir comment s’y prendre. De la Résistance et de son action dans un monde où la peur d’Antarès était à son paroxysme, en particulier depuis qu’un journaliste anglais avait posé implicitement la question qui taraudait beaucoup de monde : combien de temps Antarès respectera son pacte sans avoir aucune piste des iccams et de l’Amiral ? Puis elles abordèrent la prétendue rigueur du méthamorphosis à respecter ses propositions. Parce que dans la réalité, le sort des Opposants et des soumis étaient loin d’être aussi idyllique qu’on voulait nous le vendre. La prochaine mission de Winnie en était la preuve.

Isis écouta le cœur lourd l’histoire. Win avait beau se montrer distante, elles se connaissaient assez bien pour savoir que toutes les deux étaient touché par l’histoire. Pour des raisons différentes. Iscarioth le faisait surtout pour Galiena.




-Je ne peux plus supporter cette vie. Il faut m'en libérer je vous en supplie.

Isis reposa son verre tranquillement. Elle se souvenait des conseils d’Egon et les appliqua contentieusement.


Son Iccam était loin d’être chaud de la voir prendre part à une mission mais tut ses remarques pour ne pas l’empêcher de faire ce qu’elle voulait. Il l’avait même épaulé. Elle le soupçonna d’essayer de ne pas réitéré les erreurs de leur précédent litige à ce sujet. Et accepta avec plaisir les conseils et les quelques exercices de défense qu’il lui donna.
Son Passeur accepta sans opposer de contrainte et, plus étonnant, Sacha donna également son aval. De visu, la seule condition qu’ils imposaient était qu’elle devait respecter les ordres de Winnie. Si cette dernière jugeait la situation trop dangereuse, Isis serait aussitôt écartée de la mission. En off, Emmett décida d'imposer un chaperon à l'iccam, dont l’identité et la présence n’avait été révélée qu'à Sacha De Lansley et Mareva Coolwater dans un premier temps, puis à Winnie après réflexion.

Isis attendit encore quelque seconde que Win réponde. En la regardant du coin de l’œil, Isis savait bien que son amie était étonnement sur la défensive. L'adjuvante avait repéré le blondinet à la peau pâle qui se fondait dans le paysage et qui avait été promu Major responsable des vampires depuis peu. Elle essayait d’établir si la présence de Seth Cullen si proche annonçait un danger quelconque ou juste un signal lui indiquant qu'il était à son poste. A priori rien à craindre donc elle pencha sur la seconde hypothèse. Mais elle resta étonnée que Seth soit si visible car connaissant l'iccam, si Isis le repérait, l'excuse de la coïncidence ne marcherait pas et qu'il serait reçu à coup de tatane.


Isis commença à poser les premières questions en prenant soin de mettre en application les conseils de Résistant qui avait eu vent de cette sortie. Winnie reporta immédiatement son attention sur elle, délaissant la partie de la salle qu’elle inspectait derrière sa comparse. Elle ne fit pas de reproche mais fit passer sa désapprobation par un simple regard. Elles se connaissaient depuis suffisamment longtemps pour savoir comment toutes les deux réagissent. Et Win connaissait dorénavant assez bien la vie d’Isis pour savoir qu’elle était réellement touchée par l’histoire.
Pas par Sophia, enfin pas uniquement par Sophia, cela serait un mensonge. Isis était touchée par l’histoire car elle ressemblait étrangement à sa vie.

L’iccam Rosà avait passé pratiquement 12 ans de sa vie à servir de cobaye à des médecins puis des médicomages sans qu’ils puissent déterminer le moindre diagnostique. Durant cette période, elle avait été un phénomène de foire. Une fillette qui mourrait pour ressusciter deux minutes après, puis dans les cinq minutes péter la forme devanait un challenge pour les praticiens. Une énigme tout comme le sous-entendait Sophia en parlante d’ensorcellement et de guérison instantanée ou du moins ce qui s’en rapprocher le plus.
Les points communs ne s’arrêtaient pas là.
Isis imaginait très bien le calvaire enduré derrière « ils ont tué tous ceux qui étaient là ». L’assassina de Mallhouwen restait à jamais graver dans sa tête. Il n’était pas rare encore aujourd’hui qu’elle n’en dorme pas la nuit.
Sans oublier le côté soumission contre sa volonté. Elle a refusé pendant plus d’un an et demi son statut d’iccam. On ne lui avait pas collé un soumetteur et un bracelet ensorcelé mais à ses yeux être iccam équivalait à ça. Elle se sentait prisonnière de ça, voulait à tout pris en finir, que ca s’arrête. Le refus puis l’acceptation n’avait en rien changé cette donne. Elle ne supportait ce rôle qu’on lui imposait. Elle désirait en être libéré. Mais ça ne marchait pas comme ça.

Winnie continua la conversation avec Galiena. Toutes les deux évoquèrent de manière évasive les démarches à suivre si tout se passait bien. Win et Isis les quittèrent.

Quand les deux jeunes filles affrontèrent le pavé enneigé après avoir salué Sophia, Seth les rejoint aussitôt, se faisant toujours aussi discret pour ne pas être repéré par Isis. Ce n’était pas la première fois qu’il filait Isis sans qu’elle le sache.


Quelques heures plus tard, Sophia reçu un hiboux de la part de Winnie lui indiquant leur prochaine rencontre. Le parchemin était succint :

Citation :
Le 23 décembre au même endroit.
W.



Dernière édition par Isis Kitlee le Mer 24 Nov 2010 - 0:54, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Un souffle de liberté (PV)   Lun 22 Nov 2010 - 22:54

-Kyrian, tu pourrais aller faire les courses aujourd'hui? je commence à être à cours.
-Bien-sur, j'y vais.

Comme souvent quand elle envoyait faire ses achat à sa place, Kyrian gambergeait en avançant d'une marche rapide à travers la ville. Il se rappelait des premières fois où Stelmaria avait commencée à l'envoyer pour acheter ou troquer ce dont elle avait besoin. Au début, comme tout un chacun, il l'avait soupçonnée d'abuser de sa gentillesse, mais il avait vite compris qu'elle n'aimait pas la foule humaine. De plus, même si elle faisait comme si de rien était, il avait remarqué qu'en général, elle prenait la peine de ne l'envoyer que les jours de grisaille. Attention qui se voulait discrète mais qui trahissait un bon fond.

Cela faisait maintenant plusieurs semaines qu'ils était à Londres. Au début, il avait été prévu de retourner à New York, lieu de leur actuel résidence, mais au dernier moment, sa compagne avait préférée rester en ville.
Même si son amie n'avait jamais abordé la raison de ce caprice, Kyriane avait fortement soupçonné que son origine était en grande partie due à cette fille étranges, Sophia, qu'ils avait rencontrés. décidément, il n'était pas le seul à la trouver intéressante.

C'est sur ces pensées qu'il arriva au super-marché et repris une démarche humaine pour n'effrayer personne. Sans aucun mal, il trouva, de mémoire, tout ce que "Thelma" lui avait demandé, plus quelques petites choses qu'elle n'avait pas osée réclamer, comme des friandises. Il se dirigea vers les caisses et paya ses achats.

en sortant du magasin, Kyrian se dit que quitte à sortir, autant se promener un peu, de toute façon Stelmaria n'attendrait pas beaucoup plus longtemps si il prenait un autre itinéraire.
Sur ces bonnes pensées, il repris une démarche rapide (mais loin de son maximum pour ménager ses bagages).
En cours de route, quelque chose l'incitât à s'arrêter: une odeur et pas n'importe laquelle, il l'a reconnue aussitôt et pour cause, il l'avait pistée il y a peu. C'était justement l'odeur de Sophia. Kyrian savait qu'elle habitait en ville, mais il ignorait qu'il la rencontrerait lors d'une de ses excursions.
Poussé par la curiosité il s'approcha de la source de l'odeur, un petit établissement, un restaurant. c'est à environ à 50 mètres que ses oreilles perçurent les mot clef d'une phrase qui l'incitât à écouter:

-Je m'appelle Winnie Iscarioth, je suis venue te rencontrer avant que l'on fasse quoi que ce soit. Une simple question de sécurité. Donc, d'abord, est ce que tu pourrais nous dire pour quelles raisons tu voudrais quitter la Résistance ?
-Winnie, je voudrais te dire que j'ai une entière confiance à ma cousine, d'accord, ce n'est pas piège.
-D'abord, je n'ai jamais choisi d'être une soumise, on m'y a forcé. Ca s'est passé il y a un an et demi. Ma mère s'appelait Melenae, c'était une sorcière très douée et ... elle a rejoint la Résistance peu après la montée d'Antarès au pouvoir. Elle partait souvent en voyage et j'ai finalement appris qu'elle partait pour détruire des bâtiments aux Etats-Unis et en Angleterre, des bâtiments qui appartenaient tous à l'Opposition. Sauf qu'ils ont fini par la retrouver, à cause de moi.
Ils sont venus un soir, le jour de mon anniversaire et ils ont tué tous ceux qui étaient là, sauf moi. Parce que ... j'ai été ensorcelée et que je guéris très vite. Ils se sont mis en tête de trouver le sortilège qui m'avait rendu intouchable, je ne m'en souviens pas très bien de cette semaine là, je crois que je devais être un peu dans les vapes, toujours est-il que quand j'ai repris conscience, j'avais d'étranges plaies sur certains endroits de mon corps, comme mes mains et on m'avait soumise à un sargas pour que je reste à leur merci au cas où ils auraient voulu que je joue au cobaye. -Je ne peux plus supporter cette vie. Il faut m'en libérer je vous en supplie.


Cela suffit amplement à kyrian pour comprendre ce qu'il ce passait: Sophia, soumise contre sa volonté, complotait pour se défaire de l'emprise de l'ordre et elle était plongée dans cette histoire jusqu'au coup, ce n'était pas un simple renseignement demandé à un passant à en croire l'identité de son interlocutrice, si ce qu'elle dit était vrais... Mais pourquoi mentir?
Il écouta néanmoins le reste de la confrontation et malheureusement, ses crainte était fondées: elle complotait réellement.
Hors de l'établissement, il était partagé entre deux choix: dénoncer la nouvelle amie de sa camarade, ou trahir celle ci en ne lui disant rien.
Aucune de ces deux perspectives ne l'enthousiasma et il optât pour une solution médiane: il attendit l'intéressée.
Bien entendu l'entretien dura de longues minutes mais à un moment, deux femmes, accompagnées par Sophia sortirent.
apparemment, cette dernière ne comptait que leurs dire au revoir. Il ignora les deux autres, trop risqué pour l'instant et trop d'inconnues pour agir.
Quand la jeune femme se retourna pour rentrer dans le pub, Kyrian parcouru la distance qui les séparait en un fragment de seconde et l'appela dans son dos:

-Sophia!

L'intéressée se retourna et son visage se figea dans un masque effroi presque instantanément quand elle eut vue qui l'avait interpellée. Elle devait être très vive pour avoir si vite analyser la situation, mais pour l'heure, il fallait déjà la rassurer et la dissuader de faire ce dont elle avait parlé.

-Ne panique pas. Je voudrais juste parler avec toi si tu le veux bien...


Dernière édition par Kyrian Kalahan le Ven 26 Nov 2010 - 23:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un souffle de liberté (PV)   Jeu 25 Nov 2010 - 20:52

(désolée pour le retard, j'étais vraiment en manque d'inspiration pour ce post-là)

Le reste de la rencontre, Sophia le passa en regardant successivement Galiena et celle qui s'était présentée comme s'appelant Winnie qui échangeait des paroles administratives que la jeune femme ne comprenait pas forcement. Elle se lassa très vite, mais constata que l'autre jeune femme semblait s'intéresser à la conversation des deux Résistantes autant qu'elle même mais n'osa pas sourire de peur qu'elles comprennent quelque chose d'autre dans son sourire. Elle s'accouda à la table en souriant mentalement, dans peu de temps; elle serait enfin libre, enfin elle n'aurait plus à abandonner Mike plusieurs fois par mois à chaque fois que cela chantait son soumetteur de le faire, bien que la jeune femme avait parfaitement conscience qu'il existait des Opposants bien pires que Sham avec leurs soumis et qu'elle était relativement bien tombée, surtout si on comptait le fait qu'ils aient été forcé tous les deux de se soumettre l'un à l'autre.

Sous la table, elle étreignait la main de sa cousine et celle ci lui rendait son geste en lui jetant parfois des coups d'œils joyeux, le soir même, elles pourraient peut-être fêter la prochaine libération de Sophia, rien que cette perspective remplissait de nouveau le cœur de la jeune fille de joie. Quand elle serait libérée, plus rien ne pourra la forcer à faire quoi que ce soit, il n'y aura qu'elle, maîtresse de son propre destin, ce qui n'était pas arrivé depuis un an.

Sophia végétait dans ses rêves jusqu'à ce que Galiena relâche la main de Sophia, ce qui ramena la jeune femme à la réalité, les deux autres Résistantes s'en allaient, elles devaient décidés si la chose allait se faire et l'espace d'un instant, Sophia sentit une boule se former dans sa gorge au même moment où la pensée qu'elles pourraient refuser aussi traversa son esprit, mais elle se força à la rejeter de peur qu'elle devienne réalité. Sophia s'imaginait comme une enfant que si elle refusait très fort cette possibilité, et bien, elle ne se réaliserait tout simplement pas.

Elle raccompagna les deux femmes jusqu'à l'entrée en essayant de contenir le sourire qui exprimait toute sa joie. Elle attendit qu'elles s'éloignent, rejointes par un homme blond pour faire la bise à sa cousine et lui dire qu'elles se verraient à la maison. Il fallait qu'elle termine son service à présent, Sophia se réchauffa les bras comme elle put en attendant de voir sa cousine disparaître dans l'entrée de la bouche de métro pour se tourner afin de retourner dans le bar chauffé quand une voix l'interpella, elle sentit un courant d'air dans son dos et quand elle se retourna ...


-Kyrian, ce n'est pas ...

Mais il la coupa avant. La jeune femme crut l'espace d'un instant qu'il allait l'injurier ou n'importe quoi d'autre. Lui dire que ce n'était qu'une traîtresse et qu'il allait de ce pas la dénoncer à sa soumettrice et à cette idée, le cœur de Sophia se serra un peu plus de douleur. Ils avaient partagé quelques missions ensemble, rien de trop dangereux, un peu ennuyeux peut-être mais rien d'autre, et pourtant ... serait-il capable d'aller la dénoncer et signer l'arrêt de la liberté de Sophia (car la mort, cela faisait longtemps qu'elle ne la craignait plus ) après tout le temps qu'ils avaient passé ensemble ?

Et pourtant, non, il voulait juste parler avec elle. Il lui laissait donc une chance de s'expliquer, si elle faisait ça bien, elle pourrait peut-être s'en sortir, après tout, Sophia savait qu'il réussissait très bien à garder des secrets, vu le temps qu'elle avait passé à essayer de lui soutirer des informations sur Thelma sans que le vampire ne dise rien. Elle n'aurait qu'une chance, il fallait qu'elle la tente.


-Kyrian, je ... J'en souffre tellement, tu ne peux pas comprendre. Toi tu as choisi délibérément de te soumettre à Thelma, moi, on m'y a obligé. Ça me tue à petit feu. Savoir que je ne peux pas user de ma liberté selon mon avis ... Si tu savais ce que ça me fait. Je t'en prie, ne dit rien à personne. Laisse moi briser mes chaînes, bientôt plus personne ne saura rien et je serais tranquille.

Elle le regarda longuement, ignorant ses yeux qui se remplissaient de larmes.


-Tu as souvent dit que tu m'aiderais, et moi je t'ai dit que je voulais être ton amie et de vous aider, toi et Thelma à réaliser ce pourquoi vous êtes entré dans l'Opposition, mais est ce que toi, tu ne pourrais pas m'aider à faire ce que je souhaite le plus ardemment ? S'il te plait Kyrian, fait le pour moi.


Sophia, debout sur la marche de pierre de taille qui ouvrait l'entrée du café, surplombait le vampire d'une demi tête, elle posa une main sur sa joue glacée en le regardant droit dans les yeux.

-Ne dis rien.

Et elle retourna travailler. Pendant le temps que dura son travail, elle ne songea qu'à cette crainte, et si elle n'avait pas dit ce qu'il fallait et que Kyrian allait tout raconter à Thelma. Que ce passerait-il ?
En sortant, elle s'enveloppa dans son manteau et dans son écharpe de laine pour rentrer chez, elle. Sophia prit le métro, remonta les rues qui menaient chez elle comme un automate, sans avoir conscience de se qui se passait autours d'elle, la seule chose qui l'occupait était la tempête de doutes qui faisait rage sous son crâne et qui menaçait de l'engloutir.

Quand elle rentra, elle trouva l'appartement vide, elle s'étonna de s'être étonnée. Terence était avec des amis et Galiena avait du aller chercher son fils à la crèche du coin. La machine à laver ronronnait, une goutte d'eau tombait dans l'évier ... le seul bruit qui n'était pas à sa place était un tambourinement irrégulier contre un carreau quelque part dans la maison. Elle remonta jusqu'à la source, à l'ouïe et se retrouva dans sa chambre, contre la fenêtre, un hibou grand duc cognait son bec inlassablement contre le verre. Elle se précipita pour lui ouvrir et il se percha sur son épaule en poussant un hululement courroucé et tendit paresseusement sa patte.


Citation :
Le 23 décembre au même endroit.
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Elles avaient donc acceptée, Sophia se laissa tomber sur son lit tandis que le hibou s'envolait précipitamment se percher sur le bord du miroir pour ne pas se faire écraser.
On allait briser le statut de soumise de Sophia, bien, mais elle n'était même pas sûre de ne pas être enfermée dans une cellule souterraine dans un complexe appartenant à l'Opposition d'ici là.

Elle sortit un crayon de sa poche et gribouilla sur le bout de papier un simple j'y serais avant de l'accrocher à la patte du volatile qui s'éloigna sous un début de neige.




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MessageSujet: Re: Un souffle de liberté (PV)   Lun 6 Déc 2010 - 20:40

Thelma fronça les sourcils devant l'imbroglio de lignes et de signes divers qui recouvraient une carte des Royaumes Unis. Ce qui pouvait ressembler à des gribouillages d'enfant au yeux de n'importe qui avait pour Thelma une importance capitale: elle avait soigneusement consigné les résultats de ses explorations successives des forêts du continent. Explorations qui s'étaient révélées infructueuses malgré ses nombreux passages aux mêmes endroits à des époque différentes. Il doit bien rester quelqu'un. Mes congénères n'ont pas pu tous disparaître! Au moins l'un d'entre eux a dû avoir l'idée de choisir une autre source de vie et de pouvoir, comme moi...

Plongée dans ses pensées, elle n'entendit pas la porte se refermer derrière Kyrian. Ce ne fut que lorsqu'il tenta de poser silencieusement les sacs en plastique (ce qui est mission impossible avec ce genre de sac) sur le plan de travail de la cuisine qu'elle leva les yeux. Elle avait choisi de s'installer dans cette pièce car elle disposait de la plus grande table. En effet, la cuisine servait de salle à manger puisque le minuscule appartement qu'ils occupaient provisoirement était trop petit pour en contenir une.

Elle ne savait pas trop bien pourquoi elle avait choisi, au dernier moment, de rester dans cette ville. Leur logement était on ne peut plus simple, Kyrian devait chercher un nouveau travail et ils n'avaient pour tout bagage que deux petites valises. Pourtant, Thelma ne regrettait pas les maigres possessions qu'elle avait laissées à New York. Car elle avait acquis ici quelque chose de bien plus précieux. Une amie.

Rencontrée par hasard, Sophia avait su la toucher à travers sa carapace de haine envers l'humanité. Désormais, chaque fois qu'elle nourrissait des pensées violentes envers les destructeurs de la Nature et de sa race, le visage de la jeune fille surgissait dans son esprit, sorte de garde-fou contre la démence. Elle pouvait dorénavant se consacrer à la recherche des siens, sans se laisser envahir par les sentiments négatifs que lui inspirait la race humaine et autres sorciers.

Thelma étira ses membres engourdis par de longues heures d'immobilité et se leva péniblement de sa chaise pour se diriger vers le plan de travail. Elle ouvrit les sacs, cherchant de quoi rassasier la faim qu'elle sentait poindre au creux de son estomac et tomba sur un paquet de friandises qu'elle sortit du sac, le tenant du bout des doigts comme un objet de répulsion.

-Des bonbons? Si mes souvenirs sont bons ils n'étaient pas sur la liste...

Son ton doucement moqueur était en réalité le son le plus proche du rire qu'elle ait été capable de produire depuis... longtemps. Elle savait que Kyrian l'interpréterait comme tel, lui qui savait si bien la déchiffrer. Pourtant, la réplique ne vint pas. C'était une sorte de rituel, comme un jeu entre eux qui témoignait de leur complicité: Kyrian faisait preuve d'attention à travers toutes sortes de détails insignifiants et elle faisait semblant de se moquer de ses efforts, tandis que son compagnon qui n'était pas dupe jouait les offusqués.

Mais aujourd'hui, rien ne venait. Quelque chose n'allait pas.

Elle abandonna le paquet sur la cuisinière éteinte et s'approcha de son ami, puis, à la surprise de celui-ci posa sa main sur son bras.

-Quelque chose ne va pas?

Et là, son visage se ferma. Il voulait lui cacher quelque chose. Cela ne lui était jamais arrivé, durant les décennies qu'ils avaient passées ensemble: ils s'étaient tout dit, les choses les plus insignifiantes et celles plus graves, les mots blessants comme les compliments. Quelque chose se brisa en elle, et elle se rendit compte qu'après toutes ces années elle avait placé sa confiance en son compagnon, avait cru aveuglément que jamais il ne la trahirait.

Et pourtant, c'est ce qu'il venait de faire.

La colère l'emporta, et avant même de s'en rendre compte elle s'était glissée dans son esprit, sondant ses souvenirs de la promenade. Elle le vit acheter les sucreries en pensant à elle, flâner dans les rue de la capitale en se disant qu'il pouvait bien s'accorder quelques minutes de promenade, s'arrêter enfin devant un pub d'où s'échappait une odeur familière.

Celle de Sophia.

Les évènements se déroulèrent dans son esprit horrifié alors qu'elle prenait conscience de la trahison de son amie. Toute la colère, la haine qu'elle avait jusqu'ici maîtrisées déferla dans sa tête tandis qu'elle revenait dans son corps et se dirigeait vers le salon sans un regard pour son traître de Soumis. Elle se saisit du combiné et composa le numéro de tête. Elle n'eut pas à attendre bien longtemps.

-Sham Alasdair McBrashen, ici Thelma Ashwood. Je dois vous voir: c'est à propos de votre Soumise.
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Sham Alasdair McBrashen
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MessageSujet: Re: Un souffle de liberté (PV)   Mer 8 Déc 2010 - 23:02

J'avais installé le téléphone chez moi il y avait à peine quelques jours, sous prétexte qu'Andrew en avait besoin pour ses recherches d'emploi. Je ne pensais en avoir l'utilité si vite. Quant à savoir comment Thelma Ashwood avait réussi à obtenir mon numéro, c'était un mystère épais. Les voies de l'Opposition étaient impénétrables. J'avais déjà du mal à associer son nom au tormbinoscope géant des Opposants qui défilait sous mon crâne, alors, pour le reste.
Je dus bafouiller les salutations d'usage avant de reprendre contenance.

Qu'elle me dérange alors que je m'occupais de donner son bain à Alice ne la regardait absolument pas et je dus me contenter d'un geste en direction de Maxwell pour que le jeune elfe s'occupe de la petite fille. C'était la promesse d'éclaboussure à n'en plus finir et d'une redécoration complète de la salle de bain façon mousse et canard. Qui allait être bon pour une corvée de nettoyage? Votre serviteur.

- Thelma? Que se passe-t-il?

Je n'obtins de sa part aucune réponse claire. Si cela eut le don de m'agacer, je bénissais malgré tout, intérieurement, son bon sens. J'avais beau être sorcier, j'étais au courant que les modes de communication moldus n'étaient ni fiables, ni à l'abri des oreilles indiscrètes. Je pus juste tirer d'elle qu'il s'agissait bien effectivement de Sophia, ma Soumise (ce terme avait toujours le don de me faire grimacer), qu'il n'y avait pas d'erreur possible et que j'étais convié à la retrouver au plus tôt pour mettre la situation au clair.
La salle de bain attendrait et Maxwell pourrait se laisser aller à ses penchants gâteux d'elfe enthousiaste et adorateur. Je lui fis quelques dernières recommandations qui partirent se noyer dans l'eau du bain, et embrassais Alice avant de tourner les talons. Elle me renvoya un regard perçant. Elle ne s'inquiétait pas: elle était toujours avec moi, en quelque sorte. Elle saurait ce qui se passait, mieux que si elle s'était trouvée surplace. Et je ne parvenais plus à m'effrayer qu'une enfant de cet âge soit à même de saisir l'ampleur des situations les plus complexes. J'avais parfois l'impression qu'elle avait la distance nécessaire pour percevoir des éléments qui m'échappaient et qu'elle possédait juste assez de froideur morale pour ne pas se laisser contaminer par la compassion ou la commisération.

Je sortis en vitesse, prenant juste le temps de prendre une veste.
Transplanage à l'abri des regards. La discrétion faite sorcier.
Je réapparus à des lieues de là, non loin du rendez-vous que 'avait fixé Thelma. Elle et moi n'étions pas proches, ni sur l'échelle des relations humaines ni sur celle des relations entre Opposants. Tout au plus nous étions-nous croisés quelque fois. Dans la hiérarchie, elle était deux grades au-dessus de moi mais, habituellement, je n'en référais qu'à Ethan. J'étais donc à la fois curieux et inquiet de ce qu'elle aurait à m'apprendre.
S'il était question de la façon dont j'envisageais le lien Soumetteur/Soumise, je risquais de perdre ma distance et mon calme légendaire. S'il y avait une chose sur laquelle j'étais susceptible, c'était bien la façon avec laquelle je m'occupais de ma Soumise. Ni elle ni moi n'avions choisi de nous lier et le moins que je pouvais faire était de lui laisser un peu de liberté. Je n'allais pas non plus la faire dormir sur le paillasson de l'entrée juste pour garder un œil sur elle, si?

Je m'emportais déjà alors que j'ignorais même de quoi il retournait.
Enfin, je rejoignis Thelma qui me parut inquiète. Ou furieuse. Je ne la connaissais pas assez pour déchiffrer ses expressions.
Je ne m'embarrassais pas de nouvelles politesses. Nous nous étions tout dit au bout du combiné. J'attaquais d'emblée:

- Il y a un problème avec Sophia?

Je peinais à deviner ce dont il pouvait s'agir. La jeune femme m'avait toujours fait l'effet de quelqu'un, sinon de docile, d'assez sensé pour ne pas provoquer l'ire d'une Opposante haut placée sans raison.
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MessageSujet: Re: Un souffle de liberté (PV)   Ven 10 Déc 2010 - 21:42

Thelma raccrocha, calmée. Du moins, en apparence. En réalité, sa rage brûlante et incontrôlée un instant plus tôt s'était changée en une boule dure au creux de son estomac. Cette colère froide avait longtemps été son amie, et elle l'accueillait avec joie car elle lui permettait de faire les choses les plus dures sans ciller. Elle leva les yeux vers Kyrian qui l'avait rejoint dans la cuisine. Il ne prononcerait pas d'excuses. Il avait sûrement tenté de lui cacher la trahison de Sophia à cause de son affection pour elle: à ses yeux il n'avait rien fait de mal. Rien qui nécessite le repentir. Et c'était un état d'esprit très dangereux dans la configuration actuelle des choses...

Mais même si le vampire pouvait parfois l'oublier, il était doublement soumis à l'esprit sylvestre qu'elle était. En tant que Soumetteuse elle avait les pleins droits sur lui. Mais il était également dépendant de son sang, et ce lien magique qui les unissait depuis des siècles lui facilitait l'accès à son esprit, qui était pour elle aussi familier que son visage. Avec une pensée aussi légère que le battement d'aile d'un papillon, elle raviva ce lien qui était entre eux comme un fil entre la marionnette et le marionnettiste. Elle se sentit un instant tiraillée entre les deux corps, déstabilisée par les deux visions simultanées et les sens décuplés du vampire. En un instant, sa volonté fut anéantie et Thelma avait pris le contrôle intégral de son corps.

Elle le laissa là, le regard dans le vide, simple observateur dans ce corps qui n'était plus le siens et repris le combiné. Elle composa un nouveau numéro, de tête encore une fois. Elle avait toujours eu une excellente mémoire. Ce fut la messagerie qui lui répondit.

-Sophia? C'est Thelma... Écoute, Kyrian m'a parlé de... Enfin tu vois... Je voudrais te voir, c'est important. Ce que tu fais ne passera pas inaperçu, il faut faire en sorte qu'ils ne te cherchent pas. Rejoins-moi chez moi le plus vite possible. Je veux t'aider.

Elle abandonna son ton dégoulinant de sollicitude au moment de raccrocher le combiné. Rester près du téléphone posé sur la table basse était inutile, aussi se leva-t-elle pour aller chercher un verre d'eau dans la cuisine. La porte sonna à ce moment-là et elle ordonna mentalement à Kyrian d'aller ouvrir la porte et d'introduire son invité dans le salon. Il a fait vite.

- Il y a un problème avec Sophia?demanda-t-il d'emblée lorsqu'elle réapparut dans le salon

Il venait à peine de franchir la porte et il posait déjà une question aussi directe... Je sens que je vais bien l'aimer lui aussi... Il veut aller droit au but?

-Vous saviez que votre Soumise était une traîtresse?

Elle vit à travers les yeux de Kyrian les épaules de son hôte se crisper légèrement. C'était si subtile que ses yeux humains ne l'auraient pas détecté. Mais grâce à sa marionnette, elle avait plus que des yeux humains.

-Visiblement non. Et bien figurez-vous que moi non plus je ne savais pas que mon Soumis était un traître. Mais je vous en pris, asseyez-vous,fit-elle en lui désignant d'un geste large les fauteuils réunis autour de la table basse. Elle envoya d'une légère secousse mentale Kyian préparer thé et café, avant de s'appuyer au chambranle de la porte menant à la cuisine.

-Mon chère Kyrian a surpris quelques bribes de conversations entre votre Sophia et plusieurs jeunes femmes qui se trouvent être des Résistantes, dont une certaine Winnie Iscarioth... Elle leur parlait de sa condition de Soumise et a ajouté... Hmm "Il faut m'en libérer, je vous en supplie" si mes souvenirs sont bons.

Kyrian avait finit ses préparatifs. Elle lui fit tout mettre sur un petit plateau, avant de s'écarter pour le laisser passer.

-Thé? Café? Quoi qu'il en soit, ce qui est fait est fait. Il ne nous reste que deux solutions: attendre les bras croisés qu'un de nos membres nous file entre les doigts et se montre bavard, ou retourner la situation à notre avantage.

Elle se redressa, plus sérieuse que jamais.

-Je ne suis pas vraiment du genre passive, comme vous l'avez sûrement deviné. Alors je me suis dit que puisque rien de définitif et de fâcheux n'était encore arrivé, nous pouvions toujours faire quelque chose pour arranger les choses.

Elle lui sortit le sourire plein de charme de l'adolescente de 16 ans. Son humeur s'était nettement améliorée depuis quelques minutes...

-Il se trouve que Sophia n'est pas encore libre. Mais d'après ce que j'ai pu entendre, son plaidoyer était très convainquant. Et puis nous savons tous à quel point les Résistants sont compatissants. Ils ne fait aucun doute qu'ils aideront notre pauvre Soumise à briser ses chaînes... Enfin, son bracelet plutôt. Et pour ce faire, ils devront se rencontrer à nouveau. Vous voyez où je veux en venir? Bien sûr que vous voyez, vous êtes sans nul doute un homme intelligent Mr McBrashen, et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle vous allez m'aider. Oh, et il va de soi qu'en participant à cette opération, Melle Keeblyn prouvera sa loyauté à l'Opposition... Cela ne nous rapportera probablement que quelques informations de secondes zones, mais qui ne tente rien n'a rien n'est-ce pas?

A travers les yeux de Kyrian, sagement posté dans un coin, elle regarda l'heure. Si elle avait bien reçu son message, Sophia accourrait immédiatement, trop contente de recevoir de l'aide de la part de son amie.

-Je pense qu'elle ne devrait pas trop tarder...
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Sham Alasdair McBrashen
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MessageSujet: Re: Un souffle de liberté (PV)   Lun 13 Déc 2010 - 23:07

Au récit que me servait Thelma, je ressentis une pointe de compassion, légère et furtive pour "ma" Sophia. N'importe quel plaidoyer d'une Soumise à des Résistants se devait d'être convainquant et je ne doutais pas un seul instant que ma propre Soumise avait su trouver les mots nécessaires.
Mais je ne pouvais pas me permettre d'être faible et refoulait cette compassion aussi vite qu'elle était apparue. Je devais faire bonne figure, ne serait-ce que pour la bonne raison de la hiérarchie. On ne contredisait pas plus haut placé si on n'était pas sûr à 100% de ses capacités et de son bon droit. Je n'étais certain ni des premières ni du second. Tout bon Opposant qui se respectait gardait ses inférieurs sous son joug, sinon, à quoi servait les responsabilités. J'avais fauté et je me retrouvai en plein procès improvisé. La corde au cou de Sophia était trop lâche. J'avais voulu instaurer une relation de confiance et de liberté relative et je m'étais fourvoyé. Je détestais avoir tort, d'autant plus quand une quasi-étrangère me brandissait ce tort sous le nez. Nous n'aurions jamais dû avoir cette conversation. Je le savais et elle le savait aussi.

Je laissais aux bonnes manières le soin de relativiser la situation.

- Thé, oui, je vous prie.

Il y avait plusieurs morceaux du petit discours de mon hôte qui m'arrachèrent un léger tic. Le "vous êtes sans nul doute un homme intelligent Mr McBrashen" plus que le reste. Je m'autorisai alors une grimace. N'en déplaise à mademoiselle, mes qualités intellectuelles n'avaient rien à faire dans cette histoire mais n'était certainement pas à prouver. Nous n'allions néanmoins pas débattre là-dessus.
Bien. Elle avait terminé?

- Je crois que la question de la loyauté de Keeblyn (oui, Keeblyn. Elle avait perdu la familiarité que je lui avais accordé. Au moins face à Ms Ashwood. Pour le reste, j'attendais d'avoir l'entierté de la situation sous les yeux avant de porter un jugement définitif.) n'est plus exactement à l'ordre du jour. De deux choses l'une, soit vous avez raison et elle nous a trahi...

J'avais placé toute ma volonté pour éviter de faire de ce "nous" un "me".

- Auquel cas, elle ne pourra jamais regagner notre confiance. Soit vous avez tort et l'histoire s'arrêtera là. Pas d'histoire de loyauté ébranlée.

Malgré moi, je peinais à croire en cette option.
J'aurais aimé faire vaciller les certitudes d'Ashwood en lançant négligemment un "Et qui vous dit que cette soit-disant traîtrise n'est pas de mon fait?", que les apparences étaient trompeuses et que ce qu'elle prenait pour une duplicité était en réalité un plan de maître destiné à duper le monde jusqu'à son avènement. Malheureusement, nous n'en étions pas là.

- Ashwood... j'aimerais que vous me laissiez entamer cette, hum, discussion.

Mon ton était courtois mais le sous-entendu était clair. Elle avait beau être en droit de réclamer une autorité totale sur l'affaire, je restais le Soumetteur et entendait assumer mon rôle.
J'avais envie, juste à titre égalitaire, de lui demander quelle était donc la traîtrise de son propre Soumis, qui était, si mes premières impressions se révélaient juste cette fois, nul autre que le jeune homme qui nous tenait compagnie dans ce salon trop froid. Je me tus, évidemment. Pour être fair-play, je lui renvoyai son sourire avant d'acquiescer:

- Nous trouverons manière à tourner cette situation à notre avantage.

Passer de la pommade pour obtenir ce que je voulais. Il y avait longtemps que je ne m'étais pas exercé à cette activité. Je n'avais pas trop perdu la main.
Ce que je voulais? Réussir à préserver Sophia, selon la maxime "innocente tant qu'on ne m'aurait pas prouvé sa culpabilité. J'étais peut-être un idiot mais je voulais l'entendre de sa bouche... et savoir si elle parviendrait, alors, à me fixer sans ciller, ou si, comme je l'aurais voulu, elle irait jusqu'à ressentir une juste honte pour avoir trahi le crédit que je lui avais laissé.

- Vous êtes néanmoins bien consciente qu'une telle manœuvre sera à double tranchant. Si elle nous a trompé une fois, rien ne l'empêchera de recommencer... et de façon plus discrète. A moins que vous n'envisagiez des mesures plus draconniennes?

Il y avait une infinité de moyens pour faire plier quelqu'un. Mais Thelma Ashwood savait-elle vraiment à qui elle avait affaire? Je n'étais pas certain que l'on puisse faire plier Sophia si facilement. Elle avait trop enduré. Trop souffert. Elle était animée par une juste colère et les sévices physiques ne l'atteignaient pas comme nous autres. Je m'étais embarqué dans une histoire qui me dépassait, définitivement.

La porte d'entrée claqua, me faisant sursauter.
Je n'eus pas besoin de me retourner pour savoir qui venait de se joindre à nous. Le silence qui était tombé, comme une chape de plomb, en disait plus long que toutes les introductions d'usage. Je me saisis de ma baguette avant de me retourner vers Sophia. Ma main ne tremblait pas, mon visage était implacable et mes yeux étaient froids.

- Sophia Roselia Serapis Keeblyn, je crois que tu as des choses à nous dire.
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MessageSujet: Re: Un souffle de liberté (PV)   Mer 15 Déc 2010 - 20:01

Toujours très occupée à se morfondre sur on lit, elle sursauta violemment quand elle entendit la porte d'entrée claquer suivit d'un immense cri. Elle se précipita dans le couloir donnant sur l'entrée en croyant sérieusement qu'il y avait eu mort d'homme ou tout du moins quelque chose de grave qui était arrivé. A sa grande surprise, et comme tous les jours de la semaine, Terence semblait aux prises avec un hippogriffe particulièrement coriace, soit son fils de deux ans et demi qu'il avait hissé sur son épaule et qui braillait en gesticulant.
Il s'approcha d'elle en essayant de ne pas prêter attention au coup de poing que lui balançait son fils dans le dos.

-Il y a un message pour toi, j'ai pas trop compris de quoi ça parlait.

Elle le remercia d'un signe de la tête et se rendit en traînant des pieds, redoutant de quoi il pouvait s'agir. Elle pouvait avoir un peu confiance en Kyrian, non ? Il avait promis, il ne dirait rien s'était obligé. Elle croisa les doigts et appuya sur le bouton qui enclenchait la lecture des messages.
C'était la voix de Thelma. Ca y est Kyrian l'avait trahi. Mais non pourtant, Thelma voulait l'aider et puis c'était bien ce qu'elle avait sous-entendu la dernière fois qu'elle l'avait vu, elle voulait devenir son amie. Peut-être voulait-elle parler de quelque chose. Gran Newdle, le capitaine de l'équipe ou elle était avait fait poster un petit article annonçant que l'équipe était au complet et qu'ils ne recherchaient plus de joueur, son nom et celui de l'autre joueur engagé, Lèn Ivan avaient été cité alors peut-être qu'elle en avait entendu parler et c'était pour ça qu'elle l'avait appelé.

D'un autre côté, assez de temps s'était écoulé pour que Kyrian ait cafté à sa soumettrice et se concentra très fort sur le souvenir du jour où elle avait rencontrer cet étrange couple de non-humain. Elle ne se rappela pas d'avoir vu Thelma avec une expression bienfaisante sur le visage, et elle n'avait absolument pas l'air d'être quelqu'un qui s'enthousiasmait facilement.
Sophia se souvenait de ce détail parce qu'elle avait trouvé ça étrange qu'un être d'apparence si jeune ait le visage si froid et triste. Elle se souvenait parfaitement de ce détail et elle n'était pas près de l'oublier. Alors la seule chose qui lui vint à l'esprit fut qu'à aucun moment cette Thelma n'aurait pas pu éprouver cette excitation qui transparaissait dans le timbre de sa voix. Il fallait que Sophia trouve quelque chose pour ne pas se laisser avoir, car elle ne pouvait pas refuser de la voir, cela aurait été louche. Elle inspira profondément et se retourna vers Terence qui avait mit son fils devant un dessin animé idiot et qui était nettement plus calme à présent.

-Terry, est ce que tu pourrais me transplaner quelque part ? Tu sais que j'ai pas encore eu le temps de prendre des leçons du coup j'y arrive pas.

Galiena referma la porte de son appartement et posa son sac dans le couloir en se précipitant prendre Caleb dans ses bras. Rassuré de voir qu'il pouvait laisser son fils sans être un mauvais père il tendit sa main vers Sophia. Elle ramassa son sac, prit une feuille posé sur un meuble et son vieux manteau qui pendait sur le porte-manteau dans le couloir et s'accrocha de toutes ses forces à son bras qui transplana parfaitement à l'endroit qu'elle lui avait indiqué, à quelques rues près du lieu de résidence de Thelma. Elle le remercia et en la saluant d'un geste milliaire, il disparut.

La jeune femme regarda pendant quelques instants l'endroit où il avait disparut puis tourna les talons pour se monter les escaliers qui allaient à l'appartement de l'Opposante. Elle toqua quelques coups discrets puis entra quand la porte s'ouvrit lentement, elle se dirigea vers ce qui semblait être le salon. Et son cœur sembla s'arrêter lorsqu'elle vit dans cette salle une très étrange scène :
La première chose qu'elle vit fut son soumetteur se tenir en face d'elle, comme toujours le visage inexpressif et distant, la seule différence par rapport à d'habitude était qu'il la tenait en joue avec sa baguette d'une manière assez inquiétante. Après, il y avait Thelma, adossée à la chambranle de la porte de la cuisine, les bras croisés, évitant son regard et enfin Kyrian qui était assis, inexpressif et les yeux étrangement vides.

Elle sut immédiatement qu'elle risquait d'avoir de très gros problèmes, d'énormes problème et elle était dans de salles draps, elle le voyait au regard vide de Kyrian, celui fuyant de Thelma et celui de son soumetteur qui la transperçait de part en part. Jouer l'ignorance était sa meilleure option dans de telles conditions

-Non, d'ailleurs Sham, que faites vous ici ? J'ai ... non j'ai absolument rien à vous dire je suis désolée. D'ailleurs qu'est ce vous faites là ? Je croyais que vous habitiez à Glasgow !

Elle se força à faire semblant d'afficher une expression innocente en essayant de capter le regard de Thelma Ashwood. Elle avait voulut jouer la comédie, elle aussi, du moins si cela pouvait convaincre son Soumetteur de ne pas lui en vouloir, c'était tout ce qu'elle voulait. Il allait quand même falloir qui'il le sache à un moment où un autre, elle aurait quand préferé qu'il ne s'en rende tout simplement pas compte, comme ça elle aurait eu le temps de disparaitre et de faire quelque chose pour proteger Galy, Terence et Caleb. Mais si Kyrian avait cafté, combien de chance y avait-il pour que Sham croit Sophia plutôt que Thelma ? Et puis Thelma avait sûrement crut Kyrian. C'était son Soumis et elle n'était qu'une fille à qui elle avait, un jour, sauvé la vie. Sophia passa à côté de Sham en essayant de l'ignorer et en s'efforçant de garder son ton de comédienne.

-Ah mais si ! En effet j'ai quelque à vous demander ! Mais j'ai déjà accepter sans vous consulter, j'en suis extrèmement navrée, si vous n'êtes pas d'accord je comprendrais

Elle releva un regard faussement coupable sur son Soumetteur, elle ne se sentait pas très bien d'avoir à lui mentir alors qu'il avait toujours été aimable avec elle et qu'il lui avait offert beaucoup de liberté, pourtant elle n'était pas aussi sûre du fait qu'il accepte gaiement de la laisser briser le lien qui les unissait.
Mais il le fallait, personne ne devrait jamais à être soumise à quelqu'un d'autre. Jamais, pour tout l'or du monde.
Mais Thelma n'avait pas l'air d'être dupe, Sophia le comprit au regard qu'elle lui lança, très expressif




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MessageSujet: Re: Un souffle de liberté (PV)   Mar 21 Déc 2010 - 19:11

Ainsi donc elle voulait jouer la comédie? Elle pense m'avoir avec ses airs de sainte nitouche? Elle se rendit compte à travers les yeux de Kyrian à quel point son regard était brûlant et tenta de se recomposer une expression neutre. En vain. Il fallait qu'elle bouge, qu'elle fasse quelque chose ou elle allait exploser! Elle fit quelques pas, tournant en rond comme quelque animal en cage, ruminant sa rancœur et son sentiment de trahison. Celui-ci l'envahit, tellement puissant. Elle doit payer, elle doit payer pour... Pour quoi? Pour vouloir se libérer? Dès leur première rencontre Sophia ne s'était pas cachée de sa haine envers l'Opposition. Etait-ce si surprenant si elle voulait se libérer? Au fond, elle ne lui en voulait que parce qu'elle ne lui avait rien dit. C'est une raison bien puérile pour gâcher la vie de quelqu'un... J'ai réagit comme ces adolescentes stupide à la télé... Serait-je en train de m'imprégner des défauts de mon enveloppe charnelle? Est-ce ça qu'on appelle la crise d'adolescence?

Elle s'arrêta au milieu du salon, pleine de remords. Qu'avait-elle fait? Au lieu de se jeter sur le téléphone pour appeler Mr McBrashen elle aurait pu faire comme si de rien n'était et Sophia serait libre! Mais c'était trop tard. Il était au courant. Et si elle arrêtait tout maintenant, qui disait que le Soumetteur n'irait pas les dénoncer? Au fond elle ne savait rien de lui, ne savait pas envers qui il était loyal... Il fallait suivre le plan, sauver la face. Et si elle se débrouillait bien, la libération de Sophia pourrait pour un incident survenu lors de l'opération.

Elle se tourna vers Kyrian, toujours à sa merci et le libéra. Elle l'avait fait assez souffrir à cause de son mauvais caractère.

-Kyrian t'a vue en compagnie des Résistantes. Il a compris ce que tu voulais faire. Je l'ai lu dans son esprit lorsqu'il est revenu.

Elle espérait que Sophia comprendrait. Comprendrait que Kyrian ne l'avait pas trahie et que tout était de sa faute. Elle ne pouvait communiquer avec elle par télépathie, Mr McBrashen risquait d'intercepter la conversation et c'en serait fini d'elles. Elle ne pouvait plus se permettre aucune erreur.

Sophia était toujours tenue en joug par la baguette du sorcier.

-Je pense que vous pouvez baisser votre baguette Mr McBrashen. Je doute qu'elle aille où que ce soit...

Alors qu'il était toujours de dos, elle tenta par son regard de faire passer un message à son amie. Pardonnes-moi, je suis de ton côté!, sans trop savoir si elle le comprendrait.

-Bien. Melle Keeblyn, vous dites que vous avez quelque chose à demander?
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