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 Même pas en rêve...

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Ernest Prinze O'Connor
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MessageSujet: Re: Même pas en rêve...   Lun 17 Jan 2011 - 20:13

Quelques minutes plus tard, nous étions en voiture du côté de Square Avenue. Böse nous avait déposés devant la galerie commerciale et était allé garer la Bentley. Quand nous aurions terminés nos achats, je n'aurais plus qu'à passer un coup de fil à mon majordome pour qu'il vienne nous rechercher.

Je tendis mon bras à Sophia pour que nous entrions. Première boutique, Versace. J'y connaissais les vendeuses. L'une d'entre elles, Benedicta, heu... Agatha, ou Sophia, ah non, Sophia, c'est celle qui est pendue à mon bras, Valentina, Bertha ? Heu... non plus. Bref, une fille avec un prénom rital horrible m'avait fait plusieurs remises lors de mes dernières visites. Sa manière à elle de me remercier des trois allers-retours dans la cabine d'essayage. "Aller-retour", je n'ai pas trouvé de métaphore moins crue pour décrire ce qu'un homme et une femme majeurs peuvent trouver d'amusant pour se distraire dans cinquante centimètres carrés d'une boutique qui m'aurait crevé le portefeuille.

Je m'en étais allé, gentleman, en la remerciant pour ses conseils et, accessoirement, pour l'abnégation et le manque de professionnalisme dont elle avait fait preuve. Nous restâmes en de bons termes. Tant que nous prenions le temps d'essayer les cabines, elle m'offrait 30% sur les vêtements. Evidemment, la remise m'indifférait au plus haut point, mais j'aimais qu'elle croie qu'elle eût pu avoir une quelconque influence sur les débits de ma carte bancaire. Un malotru aurait souligné que je copulais à moins 30%, je préférais croire que j'étais un généreux donateur de Versace. Quand la mode italienne ne me comblera plus et que je souhaiterai investir dans la haute couture française, il me faudra d'ailleurs penser à écrire à madame Versace que son service manquait un peu d'originalité et que les cabines étaient bien trop étroites.

Dans la boutique, nous sommes reçus en grandes pompes par ma chère vendeuse. Un bref coup d'œil à son badge et la mémoire me revient.

"Ah ! Merde ! Zveltlana ? C'est exactement ce que je disais. Un prénom rital."


- Bonsoir, Zvetlana.

Elle rougit mais je ne manque pas le regard assassin qu'elle jette à Sophia - parce que, messieurs dames, la fille à mon bras, s'appelle bien Sophia, ça, maintenant, j'en suis certain. Même sans badge.

Elle salue néanmoins Sophia. Dans ses yeux, la certitude que, ce soir, il n'y aurait pas de 30% qui tiennent. Je lui renvoie un petit sourire en coin en prenant la main de Sophia pour qu'elle cesse de la dévisager et induire innocemment qu'il pourrait s'agir, contre toute apparence, de ma petite amie.

- Un souci Zvetlana?
- Non, monsieur, O'Connor, je suis ravie de vous revoir. Il n'y a pas de promotion en ce moment. Mais nous venons de recevoir la nouvelle collection femme, j'imagine qu'elle plaira à votre épouse.


"Qu'est-ce que je disais. Pas de promo pour les mecs maqués."


Cela m'amuse grandement. J'entraîne Sophia vers le fond de la boutique. Rayons, vêtements de ville. Par-dessus mon épaule, je réponds à Svety:

- Nous ne sommes pas mariés. De toute façon, je déteste les soldes. Ca me donne l'impression de m'habiller au rabais. Je vais me débrouiller avec mademoiselle, je vous remercie, Svetlana. A une prochaine fois, peut-être.

Elle me lance un regard enflammé et tourne les talons après une brève courbette obligée.

- Mufle, l'entends-je murmurer quand nous avons le dos tournés. Cela me fait dire que mes prochains achats se feront à la française.

"J'adore être un mufle. C'est toujours mieux qu'être un salaud."


Ainsi débarrassé de la vendeuse, toute mon attention est dirigée désormais vers Sophia. Je la conseille, lui demande ses couleurs préférées, l'aide comme je peux et essaye de faire un maximum de concession sur ses goûts vestimentaires à l'instar des miens. Après l'essayage de 26 jupes, 12 pantalons, 18 chemisiers, 32 débardeurs, 4 robes, 29 paires de chaussures, 13 pendentifs et tour du cou, nous finissons par tomber d'accord sur un ensemble nous plaisant à tous les deux.

"Trop belle Sophia"

Je suis toutefois assez déçu qu'elle ait pu laisser de côté certaines de mes propositions et, comme je déteste être déçu, afin d'éviter tout regrets futurs, en lui faisant signe de nous rejoindre, je lance à Svety (qui est occupées à l'autre bout du magasin avec une vieille jetsetteuse anglaise) :

- Svetlana, excusez-nous... pourriez-vous, s'il vous plaît ?


Elle souffle, l'idée de venir s'occuper de nous l'agace et, comme je l'imaginais, elle décide de céder la place à une petite nouvelle.

- Bianca, allez vous occuper de ce monsieur, s'il vous plaît.

Elle avait un air revanchard mais dans 5...4...3...2...1...0... secondes, elle regretterait de ne pas s'être occupée de son meilleur client:

- Bianca, nous prendrons tout ce qui est déballé : 26 jupes, 12 pantalons, 18 chemisiers, 32 débardeurs, 4 robes, 29 paires de chaussures, 13 pendentifs et tours du cou. Vous allez avoir la plus belle commission du mois. Félicitations.

Svetlana fulmine et, distraite, alors qu'elle faisait des retouches d'une robe, elle pique les fesses de la vieille jetsetteuse, outrée d'être passée à côté d'une telle commission. Je ne suis pas méchant, j'aime aider les nouvelles recrues.

- La jeune femme, reprends-je en désignant Sophia toujours vêtue de l'attirail que nous avons réuni, gardera ce qu'elle porte sur elle. Auriez-vous l'obligeance de lui retirer les étiquettes et de livrer le reste à mon adresse.

Je payai et nous sortîmes. Je passai un petit coup de fil à Böse qui se présenta quelques minutes plus tard au bout de Square Avenue. J'ouvris la portière de Sophia pour la laisser monter à l'arrière et, une fois installé :

- Monsieur et mademoiselle ont-ils fait de bons achats ?
- On t'en pose des questions ? Depuis quand tu parles, toi ? Ca y est t'a une augmentation, t'es le roi du monde ?
- Non monsieur, excusez-moi, monsieur.


Petit regard critique de Böse dans le rétro en direction de Sophia. Je me sens acculé. Vite capitulation hypocrite. Je ne me remets toujours pas de l'augmentation forcée de mon personnel de maison. Même si je ne lui montrerai jamais, il a de la chance, Böse, que je le kiffe, sinon son augmentation, je la lui aurais fait bouffer.

- Excusez-moi, Böse... fais-je sans trop y croire. Il sourit de toutes ses dents. Ca m'énerve mais je n'en rajoute pas.
- Il n'y a aucun problème, monsieur. Où monsieur désire-t-il se rendre ? s'enquit Böse.


Je me tourne vers Sophia. La réponse lui appartient. Maintenant qu'elle est habillée comme j'aime... heu... et comme elle aime aussi, la soirée est sienne. Elle est maître chanteur ce soir.

- C'est mademoiselle qui décide,
souris-je. Où allons-nous, Sophia ?
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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Même pas en rêve...   Mar 18 Jan 2011 - 0:50

- Oui, pardon, réagit Sophia en entendant son prénom. Newport place, dans le quartier de Westminster.

Elle avait pleins d'excuses pour expliquer qu'elle ne soit pas très réactive au monde réel, ces deux dernières heures. Et pendant ces deux même dernières heures, elle avait aussi du réaliser son erreur quand elle avait cru qu'elle devrait payer les vêtements qu'il allait lui conseiller, avec beaucoup de talent, cela elle devait lui concéder, il fallait voir ce qu'elle portait sur le dos. Ah, c'est sûr que ça la changeait des collants filés et des vieux pulls récupérés pour trois sous. De toute cette année, elle n'avait certainement rien porté d'aussi somptueux et d'aussi cher. En fait, de toute sa vie, aussi, ses robes quand elle était enfant, sa mère les créait par magie, elle n'avait jamais eu de robes neuves et achetées sauf pour son dixième anniversaire. Et elle devait bien avouer qu'elle aimait l'odeur des vêtements neufs qu'elle portait et la façon dont il tombait sur sa peau.

Elle reçut un regard de la part du majordome dans le rétroviseur, dont elle rata le sens, elle avait du rater un épisode. Mais peu importait puisqu'elle ne rêvait pas et qu'elle portait toujours ses vêtements. Le bonheur, si jamais Sophia se réveillait pour découvrir que ce n'était qu'un rêve, elle allait criser. Méchamment. Bon, les grandes boutiques avaient carrément un côté impersonnel comparé à la friperie où elle allait voir si elle pouvait s'acheter des vêtements en cas d'urgence. Comme un café serré renversé sur son seul pantalon ou un accro à un pull qui avait dégénéré en espace béant. Elle n'avait d'ailleurs pas très bien pourquoi la vendeuse qui les avait accueilli l'avait foudroyé du regard alors qu'elles ne s'étaient jamais adressées la parole, ni même rencontrées, d'ailleurs. Puis Sophia, qui n'était quand même pas si niaise qu'elle en avait l'air au premier abord, avait finalement compris en regardant les regard d'envie de la vendeuse et aussi le fait qu'Ernest se soit senti obligé de lui prendre la main sous le regard incendiaire de la vendeuse.

Mais elle ne voulait pas se perdre en conjecture, et préférait avoir confirmation, en attendant quand même que Böse soit concentré sur la route plutôt que sur leur discussion et quand la voiture commença à rouler. La jeune femme se pencha vers Ernest pour lui murmurer :

- Allez, avouez, vous avez couché avec la vendeuse Dzevna ... euh, Dsvetia bref la vendeuse qui nous a accueillit non ?

Elle lui jeta un regard entendu en réprimant à grande peine un sourire amusé qui naissait déjà sur ses lèvres. Elle ne savait pas trop ce à quoi elle s'était attendue, mais d'un autre côté, leur rencontre aurait horriblement manqué d'originalité s'il avait été un bon samaritain parfait sous tout rapport. Le savoir séducteur du dimanche ajoutait une certaine touche de ... piments à la soirée de la jeune femme. Après tout, il était toujours plus plaisant de rencontrer quelqu'un qui sortait du lot quand même, et invariablement, Ernest sortait de ses fréquentations habituelles. Évidement, elle ne le connaissait pas assez dire pour dire qu'il ne valait pas les membres de son équipe, mais eux, ils avaient un grain, c'était différent. Chaque sorties sortaient du lot, mais c'était à cause de leur possible folie.

- J'espère que vous serez dans votre élément, ce bar regorge de toutes les plus belles sorcières de Londres, toutes celles qui ne font pas l'erreur d'aller au Chaudron Baveur, évidement, ajouta t-elle dans un sourire complice.

Le quartier aussi allait le dépayser de ses beaux quartiers, déjà la voiture se rapprochait de Westminster, et cela ne ressemblait plus du tout à Kentish Town et les bâtiments tout autours, loin de là. Et puis, la Newport place était enserrée dans un carrefour de quatre routes bordée de blocs d'immeubles en briques rouges tellement usées par le temps qu'elles semblaient brunâtres. Ce n'était pas vraiment un endroit pour les claustrophobes. Il n'y avait qu'un unique lampadaire au beau milieu de la place pour éclarer tout le carrefour, on pourrait presque croire que c'était un endroit mal famé - l'endroit rêvé pour quelqu'un qui veut dissimuler un bar de sorciers aux yeux innocents et pures des Moldus. Mais, le fait que ces derniers soient pour la grande majorité aveugle, aidait beaucoup. "les Moldus ? Ils voient rien de toute façon, mais si on leur pique le derrière avec une fourchette, ils le sentent !".
Ils y étaient déjà d'ailleurs, le soleil complètement couché depuis un quart d'heure donnait une impression glauque d'insécurité à la place.

Elle descendit de la voiture et montra l'endroit d'un geste de la main. Personne de sain d'esprit ne serait rentré là-dedans de son plein gré. C'était l'impression qu'elle avait eu la première fois. Si ses coéquipiers ne l'y avaient pas poussé presque à coups de pieds au train, elle aurait crut qu'ils avaient définitivement perdu la raison et confondait un trou à rat avec le bar trop cool qu'ils lui avaient dépeint. Les vitres étaient opaques et noires de poussières presque incrustées par des années de dédain de ménage. Il n'y avait qu'une faible lueur qui filtrait de l'intérieur.

Ernest n'avait d'ailleurs pas très convaincu, tout comme elle l'avait été quelques semaines plus tôt à sa place. Elle le prit par le bras et l'entraîna à l'intérieur avec un immense sourire amusé vissé sur le visage. C'est fou comme ses réactions l'amusaient, il ne s'en rendait pas compte. L'endroit était comme à son habitude, la salle était vide, des antiques tables de bois trônaient dans la salle, prêtes à s'effondrer si quelqu'un s'asseyait dessus, et au bar, en bois et miteux, pour ne pas dire carrément sale, se tenait une jeune femme aux cheveux d'un rose chew-gum pétant en train de lire un magazine. Et releva les yeux quand le carillon accroché à la porte s'ouvrit, Sophia lui adressa un sourire rayonnant que cette dernière lui retourna et qui s'agrandit en voyant Ernest traîné par la jeune femme.

- Salut Cara ! lui lança Sophia sur un ton guilleret. Est ce qu'il y a du monde ?

- Sophia. Monsieurs l'inconnu dont j'espère bientôt apprendre le nom. Bonsoir !

- Cara, je te présente Ernest. Ernest, Cara.

Sophia entraîna Ernest sur l'une des tables grinçantes et s'y assit. Il devait les prendre pour deux folles, mais il serait bientôt détrompé quand il verrait la salle. Cara s'approcha d'ailleurs des pompes à bières et avec un "Bonne soirée", elle actionna le levier, qui au lieu de laisser couler de la bière comme un simple moldu pourrait le croire, les fit disparaitre dans un nuage beige vaporeux qui avait l'odeur que les gens qui la respirait, préféraient. Pour Sophia, c'était celle du thé aux fruits rouges, car elle en avait bu toute sa vie tant qu'elle vivait avec sa mère. En gros, jusqu'à ce que sa mère soit assassinée. Venir dans ce bar la lui rappelait.

Elle reconnut immédiatement le bruit qui prouvait qu'ils étaient bien à destination, le bruit des gens qui parlent, rient, boient, dansent, s'amusent. Elle se releva de sa chaise et invita Ernest à en faire autant. La vieille table disparut de nouveau et Sophia se tourna vers Ernest pour lui montrer l'endroit, qui n'avait plus rien de celui où ils avaient été.

- Voici le bar des Trolls Philosophes,
annonça t-elle dans un grand sourire. Ne me demandez pas pourquoi ils ont donné ce nom, je n'en sais absolument rien.

Ils étaient en hauteur, l'entrée, d'où l'on voyait tout le bar. En contrebas, des tables rondes en fer forgé et recouvertes de nappes rouges propres comme des sous neufs emplissaient la moitié de la salle. Sur un côté, un bout de salle avait été dégagé en une ligne pour que ceux qui veulent puissent jouer aux fléchettes sur une poutre dénudée dans un coin, tandis que de l'autre côté, des gens pouvaient danser sans se prendre les chaises dans les jambes. Et en face, à l'extrême opposé de la salle se trouvait une petite estrade où pouvaient se produire des artistes, sorciers ou Moldus d'ailleurs. En bas, des hurlements de joie retentirent, la jeune femme baissa la tête et apercu Gran, Tomas, Lisa et Penzà en train de l'appeler à grandes exclamations et jets de bièraubeurres.

- Elle est là !! beugla Tomas avec son élègance naturelle.

- J'arrive ! lança en retour Sophia avec un sourire. Puis vers Ernest avec le plus grand sérieux du monde : Quoi qu'ils fassent, ou disent, ils ne sont pas responsables, c'est juste qu'il leur manque une case. Ou qu'ils se sont pris trop de Cognard dans la figure. Je vous présente ?




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Ernest Prinze O'Connor
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MessageSujet: Re: Même pas en rêve...   Dim 23 Jan 2011 - 18:02

Dans le quartier de Westminster ? Je ne connais rien la-bas ? C'est pourri comme quartier !!!

Chemin faisant, je ne pus m'empêcher de sourire quand elle me demanda si j'avais déjà couché avec cette vendeuse. Sophia avait donc remarqué nôtre petit manège de tout à l'heure. Pas la peine de lui répondre, je préférai laisser planer le doute.

Quand elle m'apprit que nous nous dirigions vers un bar magique et même si, apparemment, il y regorgeait de belles sorcières, le peu d'excitation que me procurait la situation actuelle retomba immédiatement.
A peine avais-je eu le temps de commencer à m'inquiéter que la voiture stoppait déjà.

Merde mais on est ou là ?


Voilà, après tant d'années passées a me faire discret et a adopter la vie d'un parfait petit moldu sans histoire, je me retrouvai maintenant dans le pire endroit qui soit à mes yeux : Un bar de sorcier.
Sophia ne pouvait pas s'imaginer a quel point je ne supportai pas les sorciers. Et puis c'est quoi ce décor de film d'horreur ?
Il aura fallu qu'elle me tire par le bras pour rentrer ici, sinon, il est clair que de ma vie entière je n'y aurai jamais mis les pieds.
La gentillesse de Sophia, sa bonne humeur et son empathie m'exaspérai a présent. Je ne pouvais évidement pas lui en vouloir car j'étais l'instigateur de cette situation, mais quand même, j'aurai mieux fait de réfléchir un peu avant de m'embarquer tête baissée à ses côtés.

J'aurai tout simplement pu l'inviter dans mon resto favoris "La Perle Blanche", on y aurai dégusté des huîtres de France, du Porcelet d'Aquitaine et le meilleur sabayon au grand marnier de Londres. Le tout arrosé d'un Château Pétrus 1978 et l'affaire aurait été réglée. Sophia aurait bu un peu plus que d'habitude et, la ramenant chez moi en prétextant aller chercher ses nouveaux habits qui l'y attendaient, j'aurai tenté une petite approche dont j'ai le secret. Elle aurait surement hésité avant de s'abandonner a moi et de m'offrir un peu d'elle.

Mais bon, c'était ma petite sorcière a présent, je m'étais invariablement pris d'affection pour elle. Aussi, je devais respecter ma parole et lui faire confiance.

Alors premièrement, décortiquons objectivement le style d'endroit ou nous nous trouvons :
L'entrée est crado. La déco est a chier. Il n'y à personne. Ça pue. La jeune femme aux cheveux rose qui nous a accueilli m'a fait flipper et maintenant nous sommes assis à une table poussiéreuse en attendant qu'il ce passe quelque chose..., si j'ai bien compris.
La soirée s'annonce longue.
Soudain après que Pink eut actionné sa pompe à bière tout changea autour de nous et nous nous retrouvâmes envahis de monde. Il y avait du bruit ou un truc comme de la musique. Les gens rigolaient, certains même chantaient. J'avoue qu'a cet instant la situation m'amusa un peu. Je ne m'attendais pas à un tel changement d'ambiance en pénétrant dans cette auberge délabrée. Un groupe de jeune gens moches fit signe a Sophia.

"Quoi qu'ils fassent, ou disent, ils ne sont pas responsables, c'est juste qu'il leur manque une case. Ou qu'ils se sont pris trop de Cognard dans la figure. Je vous présente ?"

Ah parce qu'en plus on va devoir parler a des gens ?


Okey Sophia, tu m'as eu. Maintenant que je suis là de toute manière autant jouer le jeu jusqu'au bout.
Je prenais une grande respiration avant d'ajouter le plus naturellement possible :

"Avec plaisir Sophia, tes amis sont les miens"

Pourvu juste qu'ils ne me touchent pas...



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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Même pas en rêve...   Mer 26 Jan 2011 - 21:22

Elle retint un sourire, il ne semblait pas franchement ravi de rencontrer ses amis mais elle était touchée qu'il se force sans trop rechigner néanmoins. Elle dévala les escaliers et se jeta au cou de Penzà, le joueur qu'elle préférait de la bande, et qui lui rendait cette préférence en raison de leur commune appartenance à l'Opposition. Évidemment, au vu de sa petite taille et de son poids ridicule face aux deux batteurs de son équipe dont celui-ci. Penzà ne montra pas un seul signe d'effort quand il la souleva du sol et la fit tournoyer un tour dans ses bras avant de la reposer sur le sol pour lui planter un immense baiser sur le haut du crâne. Sophia embrassa aussi Lisa, Gran et Tomas avant d'entamer les présentations.

-Je vous présente Ernest Prinze O'Connor, dit-elle avec un sourire. Ernest, jevous présente Gran Newdle, notre capitaine qui a mené aux nationales cette année. De Quidditch, ajouta t-elle précipitamment en remarquant que ses paroles n'auraient eu aucun sens sans cette précision. Penzà Jenan, notre batteur, Tomas, mon coéquipier, poursuiveur comme moi et Lisa notre attrapeuse.

Ils se levèrent chacun leur tour pour lui serrer la main, Lisa avec un grand sourire enjôleur, Gran sans cesser de froncer des sourcils, Tomas en lui écrasant sûrement la main et enfin Penzà avec un semblant de sourire. Aucun d'eux ne se rassirent, au contraire, ils ramassèrent leurs manteaux et les revêtirent. Elle dévisagea son capitaine en haussant un sourcil. Évidemment, il neigerait le jour où Gran accepterait volontairement de répondre à une question, Tomas s'en chargea en ajustant le col de son blouson de cuir.

-On a chose à faire, et on comptait partir juste avant que t'arrive.

Le regard de Sophia dériva jusqu'à leurs verres encore à moitié pleins et son deuxième sourcil se haussa. Les menteurs eurent la délicatesse de paraître gêné, excepté Lisa évidement. Son sourire s'agrandit encore un peu plus, ce qui était en général un mauvais présage et elle jeta sans l'ombre d'un gêne.

-Quoi ? On a bien le droit de te laisser en si charmante compagnie, et puis, il ne faut pas se voiler la face,
ajouta t-elle en secouant la tête comme si elle énonçait une vérité générale que Sophia aurait oublié. C'est bien la première fois que tu ramènes quelqu'un qui ne soit ni louche, ni dingue, ni un vampire. Ne me regardez pas comme ça, c'est vrai ! L'autre jour, je jurerais que le gars semblait sortir tout droit d'un asile psychiatrique ou d'une forêt d'État. Et puis vous vous souvenez le vampire qu'elle avait amené et qui avait pas arrêter de la ... sucer, d'ailleurs je me demande comment elle a fait pour survivre à trois soirée de suite. Bref profite ! , ajouta t-elle en abandonnant l'air dégouté qu'elle avait pris en commençant à parler du vampire.

Sophia reçut cette déclaration en pensant rêver. Elle espérait rêver, de tout son être, la jeune femme espérait qu'elle était en train de faire un mauvais rêve et qu'elle n'aurait pas a tué sa coéquipière au sens propre le lendemain. Mais vu que Penzà posa une main sur mon épaule comme pour me retenir au cas où je ferais quelque chose de stupide, que Tomas passa son bras autour de la taille de la jeune attrapeuse en commençant à la tirer vers la sortie avec un sourire contrit et que Gran sembla s'avancer imperceptiblement entre les deux jeunes femmes, Sophia fut obligée de se rendre à l'évidence : Lisa avait bel et bien proférer une énormité. Demain, Sophia viendrait la retrouver avec une pelle, parce que ce qui était cool avec les pelles, c'est qu'elles étaient multifonctions : elles peuvent servir à assommer, décapiter et enterrer. Les pelles étaient sponsorisées auprès des assassins. Ce n'était ni le revolver, ni le chandelier, ni la corde dans le salon ou la véranda, mais bien la pelle dans le jardin.

-Je crois qu'on va y aller, glissa Tomas en poussant doucement sa protegée vers les escaliers. A plus Sophia. Au revoir Ernest, venez nous encourager à notre prochain match !

Gran prit congé avec un petit geste de la tête en guise de salut, Penzà serra mon épaule avec un pâle sourire pour encourager Sophia à supporter la soirée à venir sans qu'elle est à se noyer dans son verre. Il salua respectueusement comme à son habitude le compagnon de sortie de Sophia avant de rejoindre les autre dans l'escalier qui semblaient s'être lancé dans une longue leçon de morale pour Lisa si Sophia interprétait bien la mine exaspérée de Lisa et celles réprobatrices des autres.
Sophia les suivit du regard jusqu'à ce qu'ils disparaissent dans un nuage de fumée pour regarder Ernest en sentant ses joues commencer à prendre la même teinte que ses tous nouveaux vêtements. Elle attrapa une serveuse qui passait par là et lui demanda de lui apporter une vodka double et laissa Ernest commander pendant qu'elle s'asseyait sur la table que venaient de quitter les autres et qui avait été nettoyée à la seconde près où ils avaient pris leurs manteaux.
Elle fut très reconnaissante à Ernest de ne pas parler pendant que la serveuse partait chercher leurs consommations.
Il sembla vouloir parler au moment même moment que la vodka qu'avait commandé Sophia trouva sa place dans les mains de la jeune femme.

-Deux secondes, implora t-elle avant de renverser la tête pour boire cul sec son verre en toussant un peu. C'est bon.

Elle le fixa en sentant la boisson réchauffer lentement l'intérieur de son corps comme une petite nouvelle réserve de courage. Elle se sentait prête à faire n'importe quoi, même quelque chose de fou. En fait, elle avait besoin de courage parce qu'elle commençait à apprécier Ernest, qui sous ses allures de snobs bourgeois était quelqu'un de bien. Et la jeune femme espérait qu'elle n'allait pas passer ridicule parce que sa langue-pendue de coéquipières n'arrivait pas à se maîtriser devant des inconnus. Elle n'avait pas encore vingt ans, alors pourquoi se sentait-elle obliger de réduire au silence ( ou sous la forme flaque de honte rougissante)toutes les femmes des environs qu'elle considérerait comme une potentielle rivale. C'était du grand n'importe quoi ! Maintenant à cause de Lisa, elle allait peut-être avoir à se justifier sur ses fréquentations. C'était une décision irrévocable : Sophia tuerait Lisa, le plus tôt serait le mieux. Et puis si elle ne le faisait pas, elle demanderait à un Opposant malade ou tueur en série de le faire à sa place.

-Je voudrais deux chose : la première qu'on laisse tomber le vouvoiement, la deuxième, que tu fasses comme si tu n'avais absolument rien entendu des paroles de Lisa. Est ce que c'est possible ou est ce tu crois que tu vas finir à partir en courant comme un dingue ? C'est une looongue et embarrassante histoire et je préférerais ne pas avoir à la raconter


Les personnes louches dont avait parlé étaient toutes des Opposants à qui elle avait du donner tel ou tel renseignement à la place de son soumetteur et le vampire cité n'était autre qu'un vampire/sorcier millénaire qui avec qui elle avait négocié sa tranquillité : elle le nourrissait quand il en avait besoin et il la laissait tranquille le reste du temps. Elle n'était venue que trois fois, parce qu'après Damien avait préféré trouver un endroit loin de cette "humaine impossible à vivre". Mais évidemment, ce n'était pas quelque chose à dire à quelqu'un qu'elle venait juste de rencontrer et qui commençait à lui plaire. Surtout depuis qu'elle avait croisé ses yeux, ses magnifiques yeux qui semblaient reflété un esprit fourbe mais infiniment et définitivement intéressant.

- Au fait, tu danses ? , demanda t-elle en se levant.

Et oui, cet esprit intéressant, elle avait plutôt envie de le connaître maintenant !! Il l'avait vu comment elle était quand elle devait parler aux étrangers, maintenant, il allait la voir dans le noir …




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