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 Même pas en rêve...

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Ernest Prinze O'Connor
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MessageSujet: Même pas en rêve...   Dim 14 Nov 2010 - 16:27

Cela faisait maintenant deux ans que mes parents étaient décédés. Un putain d’incendie à la con dont la mystérieuse cause demeure toujours. Cet été là nous étions, mon père, ma mère et moi dans notre maison de Penzance. Un été pourri comme tous les autres, en fait, si ce n’est que celui là fut le dernier…

Putain l’interphone. Qui peut bien venir à cette heure-ci ?


« Böse ! Criai-je à mon majordome. Je ne suis là pour personne. Laissez sonner… »

J’aimais cette maison de campagne, elle était confortable et calme, à proximité de l’eau et en bordure de forêt, il y faisait bon vivre.
Mon père l’avait faite construire dans les années 80, au moment le plus faste de sa carrière de joueur pro de la terrible équipe de Quidditch des Falmouth Falcons. Evidement, il y gagna un max d’oseille ce qui fit de notre famille des gens de la « classe supérieure » disait-on. Moi, je ne m’en suis jamais défendu en tout cas. Nous avions de l’argent, certes, mais qui n’en voudrait pas ?
Cette baraque était magnifique, immense et luxueuse comme j’aimais. Il y avait tout ce dont on pouvait rêver pour tuer le temps de nos misérables existences, à cela près qu’il ne faisait jamais beau à Penzance. Jamais vu un bled aussi pourri. A croire qu’une colonie de vacances de vaches incontinentes y entretenait ce microclimat. Il pleuvait de Janvier à Décembre sans interruption, le vrai bonheur. Mais tout était parti en fumée, et maintenant cette maison n'existait plus que dans mes souvenirs.

Hey ! Mais c’est pas possible d’être aussi casse c…

Le téléphone s’y mettait. Ca sonna plusieurs fois.

Je suis un solitaire dans l’âme, je n’aime pas qu’on me parle, qu’on m’appelle et encore moins qu’on me rende visite. J'ai toujours été comme ça depuis ma tendre enfance. Cela fait de moi une personne qui, de l’extérieur, parait snobe et antipathique. D’ailleurs, à Poudlard, on m’appelait « Ernest j’me la pète » mais juste dans mon dos, au risque de ce faire défoncer les chicots, personne n’avait jamais osé m’appeler comme ça en face.
Le fait de vivre tout seule à Londres dans cet immense appartement dont j'avais hérité et qui n'était autre que la demeure principale des O'Connor depuis deux siècles n’était donc pas fait pour me déplaire : pas de potes ou très peu, personne à qui rendre de comptes, bref la belle vie.
Mes parents m’avaient laissé assez d’argent pour assurer confortablement mon devenir et celui des trois prochaines générations d’O’connor. Quand à la fondation qu’ils avaient crée ensembles, elle existait toujours, j’y étais même président mais je n’y foutais jamais les pieds.
J’occupais donc mon temps à occuper le temps mais, attention, tout était bien organisé, pas questions de végéter comme un légume, j’allais au sport trois fois par semaine, aux courses hippiques le vendredi, j’étais respecté dans mon quartier par les gens qui pensaient sûrement que je devais être trader ou avocat d’affaire à la City. Un vrai bon moldu en somme.

D’ailleurs en y réfléchissant un peu, j’en étais devenu un. Au sens figuré. En effet, je n’avais pas déplacé ma baguette de la table du salon depuis plus de six mois, je ne côtoyais pratiquement aucuns sorciers depuis la fin de mes études et le vivais bien. Rien à foutre de la révolution, des gentils et des méchants, des vampires et des loups garous, des Opposants et des Résistants tant qu’ils ne viennent pas me casser les noisettes avec leurs histoires. Le monde « normal » était bien plus facile à vivre. Mon personnel de maison (moldu) était là pour veiller à mes moindres besoins. J’avais mes habitudes dans les plus beaux palaces de la ville et j’avais la faculté de pouvoir finir la nuit avec pratiquement qui je voulais. Je ne m’attarderai pas trop sur le sujet, mais on peut dire qu’en termes de conquêtes féminines, je les collectionne. J’ai un appétit insatiable et trouve toujours le moyen de parvenir à mes fins, surement grâce à ma « gueule d’ange ».

Putain de merde mais qui peut bien m’appeler encore…

Comment ça m’énerve quand mon téléphone sonne ! Surtout en appel masqué. Et puis, je bosse là, je suis bien trop occupé à finir ce travail important qu’est de franchir la mission huit de ce putain de jeu de guerre sur ma Playstation 3. Il est terrible ! ‘sont trop fort ces moldus.

Le téléphone sonne encore…

Et puis merde…

« Allo »

« Ernest Prinze O’Connor ? »

« Yep. »

« J’ai déjà sonné deux fois à l’interphone… Je suis juste devant vôtre porte, auriez vous l’amabilité de bien vouloir m’ouvrir, s’il vous plait ? »

« Non, il ne me plait pas. Je ne sais pas qui vous êtes, toujours est-il que j’arrive et s’il vous prend la bonne idée d’être toujours devant la porte dans deux minutes, préparez-vous à vous faire botter le cul. »

Je ne savais pas qui c’était, je n’avais aucune envie de le savoir. Je raccrochai donc aussi sec. Si c’était pour me vendre des encyclopédies, ça allait chier grave. Aussi, pris-je la peine de me lever, de sortir de la salle de projection, de monter les escaliers, de traverser successivement le jardin d’hiver, la bibliothèque puis le corridor pour me rendre à la porte d’entrée et l’ouvrir brutalement…

« Vous êtes encore là… »


Dernière édition par Ernest Prinze O'Connor le Dim 14 Nov 2010 - 19:15, édité 1 fois
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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Même pas en rêve...   Dim 14 Nov 2010 - 18:24

Sophia regarda sa montre en traînant des pieds. Cela faisait une semaine qu'elle avait quitté son quartier à Londres, retrouvée par une amie de sa grand-mère. Elle lui avait envoyé une invitation pour qu'elle passe quelques jours en sa compagnie, dans sa maison dans Kentish Town. Sophia avait attendu un peu pour prendre deux semaines de vacances, elle avait peur d'abuser de la gentillesse de son patron, alors elle avait attendu. Et quand sa collègue était était revenue de son congé maternité, elle avait gentiment demandé à Mike de la laisser partir. Et évidemment, ce fou avait accepté. Il la payait à rien à faire, du moins c'était l'impression qu'elle se faisait, mais apparemment pas celle de son patron qui croyait ne pas être un assez bon patron puisqu'il ne pensait pas à proposer des vacances à ses employés. Bref, Sophia était partie en se sentant extrêmement coupable.
La femme qui l'avait invité s'appelait Alexandrine Meyer, et apparemment, elle avait été étudiante avec sa grand-mère et très chagrinée de sa mort. En apprenant que sa petite fille était à Londres en même temps qu'elle, elle était passée la voir au pub et l'avait invité à venir dans sa maison dans un quartier plus chic que Bermondsey. Elle était arrivée dans la nuit parce qu'elle devait finir son service au pub mais avait été très bien accueillie comme si Alexandrine avait été sa grand-mère.

Elle l'avait traîné un peu partout dans les environs, elles étaient allées au théâtre, au cinéma, à la plage, à des fêtes mondaines avec les contacts de Mme Meyer, et même voir des courses de chevaux dans la campagne aux environs de la capitale. Que des coins que Sophia n'avait jamais visité. La première semaine avait vraiment été très reposante pour Sophia, elle n'avait pas autant dormi depuis des siècles ! Elle se sentait nettement mieux que dans l'appartement de sa cousine et en regardant le nombre de jours qui la séparaient de son retour à Londres, elle se sentit beaucoup moins joyeuse. Seulement, elle essayait de ne pas y penser.

Pendant ses vacances, elle était allée flâner dans les rues de Londres pendant qu'Alexandrine était occupée ailleurs quand elle avait vu un homme devant elle, quelque chose tomba de sa poche. Le temps qu'elle arrive pour voir ce qui était tombé et qu'elle l'appelle, il avait disparu au croisement d'une rue. Ce qui était tombé était des papiers, une carte d'identité avec des tickets pour des courses à l'hippodrome du coin. Heureusement, elle avait trouvé une adresse, et un numéro de téléphone. Sauf qu'Alexandrine était revenue et l'avait embarquée avant qu'elle n'ait eu le temps de rien faire.

Mais Sophia savait qu'elle devait rendre ce qu'elle trouvait, après s'être levée et préparée, elle demanda à Alexandrine si elle pouvait se servir du téléphone et composa le numéro de téléphone sur les papiers. Mais personne ne décrocha. Alors elle partit à l'adresse indiquée et se retrouva face à une imposante maison, plutôt sympa d'ailleurs c'était visiblement une maison construite avant l'an 2000, entre 70 et 90 et Sophia était certaine que c'était une maison de gens aisé. Elle sonna à l'interphone, mais personne ne répondit, elle réesseya encore une fois, toujours pas de réponse.
Elle sortit donc son téléphone portable et recomposa le numéro de l'homme, il décrocha après quelques sonnerie, d'un ton assez mécontent.


« Allo »

« Ernest Prinze O’Connor ? »

« Yep. »

« J’ai déjà sonné deux fois à l’interphone… Je suis juste devant vôtre porte, auriez vous l’amabilité de bien vouloir m’ouvrir, s’il vous plait ? »

« Non, il ne me plait pas. Je ne sais pas qui vous êtes, toujours est-il que j’arrive et s’il vous prend la bonne idée d’être toujours devant la porte dans deux minutes, préparez-vous à vous faire botter le cul. »

Et il raccrocha, très aimable cet homme. Mais elle ne pouvait pas partir même s'il avait insisté pour qu'elle déguerpisse, elle aurait peut-être du préciser qu'elle allait ses papiers quand il avait décroché, bon au moins maintenant il allait ouvrir ...


« Vous êtes encore là… »

Sophia sourit aimablement en passant une main dans ses cheveux.


"Oui, je suis vraiment désolée, vous êtes bien Ernest Prinze O'Connor ? Je m'appelle Sophia Keeblyn. Je suis vraiment désolée de vous dérangez ainsi, mais hier j'ai trouvé vos papiers hier et vous avez disparu avant que je puisse vous rattrapez, alors ...


Elle sortit les papiers de sa poche pour les lui tendre






Dernière édition par Sophia R. Keeblyn le Dim 5 Déc 2010 - 0:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Même pas en rêve...   Lun 15 Nov 2010 - 0:28

Je m'appelle Sophia Keeblyn. Je suis vraiment désolée de vous dérangez ainsi, mais hier j'ai trouvé vos papiers et vous avez disparu avant que je puisse vous rattrapez, alors ...

« Mes papiers ? »

Je regardai ce que me présentait la jeune femme et vis effectivement ma pièce d’identité, une carte de visite ainsi que trois tickets de la course de chevaux d’hier a laquelle j’avais participé. Étant donné les circonstances, je ravalai un peu de ma bonne humeur légendaire pour remercier cette personne du mieux que je pus :

« Merci c’est très…. »

Et, là, force fut de constater que je ne m’étais pas vraiment attardé sur la personne qui me faisait face jusqu'à ce que mes yeux croisent les siens. Elle était trop charmante, 7/10. Tout alla très vite dans ma tête, mon disque dur d’expert en attrapage de petites nanas paumées tournait a plein régime, des millions d’informations fusaient dans mon esprit, j’en avais le tournis. Il se trouve que je ne m’étais pas adonné aux plaisirs interdits depuis trois jours ce qui, dans ma vie de dandy, était une période déjà fort longue.

« ….aimable de vôtre part, je suis effectivement Ernest Prinze O’Connor, bienvenue dans ma demeure.»

Au jugé, je dirai vingt ou vingt deux ans, mince et clair de peau, un vrai régal pour les yeux, cette petite. Elle me rappelait étrangement l’une de mes anciennes conquêtes qui s’appelait Théodora ou Isadora ou Susanna peut être…merde comment elle s’appelait déjà ?
Bref, ce genre de beauté étrange qui vous prend a la gorge sans crier gare.Je ne sais pas d’où je pouvais tirer mon adulation du sexe faible. Peut être un héritage de mon père, qui sait ? J’imagine que de voyager aux quatre coins du monde, comme il l’a fait, avait dû lui forger une bien sérieuse expérience de la gente féminine option adultère.
Aimait-il ma mère ? Je dirai que non, il était bien trop con pour ça, assurément.
Pauvre petite, si tu savais à qui tu as à faire tu repartirais sur le champ en courant. A moins d’être une redoutable Vampiresse je ne vois comment tu vas te sortir de mon emprise envoutante.

Vas-y molo Ernest, elle est jeune et parait très bien élevée, rien à voir avec les poufs que tu te tape un soir sur deux…

C’est vrai ça, et si, pourquoi pas pour une fois, le jeu était de ne rien faire justement ? Je pourrai très bien seulement évaluer son quotient de Résistance à ma personne et la laisser repartir comme elle est venue, c'est-à-dire avec tous ses vêtements et une bonne opinion de moi.
C’était marrant comme idée. Ca m’a bien plus sur le coup. Il faut dire que j’ai une chance énorme car, en tant que Loup Solitaire professionnel, je m’entends très bien avec moi-même et nous sommes souvent d’accord.

« Franchement vous me sauvez la vie, commençai-je, je ne sais pas comment vous remercier. Je cherche mes papiers depuis tout ce temps, vôtre venue est un don du ciel. Heu…voulez vous entrez un instant prendre le thé en ma compagnie ? J’ai des petits gâteaux de chez Harold’s », finis-je en lui faisant péter au visage mon fameux sourire a dix mille galions.

Je me retournai et pour ne pas lui laisser le choix j’appelai mon majordome qui ne mit que quelques millièmes de secondes à arriver :

« Ah ! Böse ! Voulez vous bien débarrasser mademoiselle, s’il vous plait. Nous boirons le thé dans le jardin d’hiver.»





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MessageSujet: Re: Même pas en rêve...   Lun 15 Nov 2010 - 20:45

La réaction de cet Ernest amusa Sophia au plus au point, son expression arrogante changea du tout au tout dès qu'il aperçu ce qu'elle tenait en main. Il commença à la remercier avec ce qu'elle devina être une grande réticence puis il la regarda droit dans les yeux et à nouveau, son expression changea complètement à nouveau. Il la fixa quelques instants et son regard sembla s'embraser. Elle avait eu le temps de l'observer quand il avait ouvert les yeux, et l'avait détaillé avant de parler.. Il parait qu'on apprend beaucoup sur les gens en regardant leur yeux et leur apparence. Lui n'arborait absolument pas la même tête que les gens qui Sophia fréquentait pendant ses longues journées de travail dans le quartier de St Paul près de la City. Non, les gens qu'elle rencontrait était habillé, normalement, avec des vêtements sobre, alors que cet homme suintait la richesse, pas le genre de client qu'elle voyait en temps que serveuse Ce travail la démoralisait assez, car tous les jours quand elle partait travailler, elle voyait défiler des femmes s'engouffrer dans des bâtiments, vêtues de tailleurs dont Sophia n'aurait pas pu s'offrir la moitié d'une chemise. Mais elle avait de la chance que sa cousine ait une véritable passion pour les vêtements et en ait tout un stock qui aurait sûrement pu servir à habiller tout un continent, sinon, Sophia porterait les même vêtements depuis un an. Sa cousine comprenait qu'elle veuille garder ses salaires pour s'acheter un appartement et financer les réparations de sa maison à Mark Beech.

Sophia détourna le regard et sourit quand l'homme l'invita à rentrer dans sa maison. Elle n'avait ps dit à Alexandrine combien de temps elle allait mettre, donc elle n'était pas pressée et pouvait se permettre d'entrer en rougissant à l'image d'elle comme un don du ciel. Et passa devant Ernest. Le logement était ... indescriptiblemment beau, bien décoré, c'était vraiment le genre des maisons de ce quartier. Elle n'arrivait pas à penser qu'à quelques kilomètres à peine, l'aménagement et le budget des familles des quartiers voisins étaient bien différents. Elle se remplit les yeux de la vision de l'appartement en essayant de cacher un sourire d'émerveillement qu'elle sentait pointer sur ses lèvres. Elle se retourna pour complimenter l'homme sur son intérieur quand il referma la porte, et elle eut la désagréable impression qu'elle s'était jeté dans la gueule du loup, un loup plutôt beau entre parenthèses.

Il la remercia encore pour ses papiers et Sophia eut envie de lui rétorquer que c'était ce qu'était censé faire tout le monde mais il lui proposa de prendre le thé avec elle, et avec des gâteaux de chez Harold's s'il vous plait. Les gâteaux qu'elle mangeait chez sa cousine venaient du supermarché du coin. Et ce n'était pas vraiment du luxe. Mais elle avait entendu le compagnon de sa cousine dire qu'il avait envie d'en manger parce que cela lui manquait extrêmement. Surtout que l'homme y mit un sourire éblouissant qui impressionna Sophia, il aurait certainement pu faire une pub pour Colgate.

Un homme apparu juste derrière elle en tendant la main pour prendre son manteau semblait-il. Il avait même un majordome, en effet, il était riche. Sophia avait du se passer des services des moldus qui travaillaient pour sa mère quand sa maison avait été saccagée par des sorciers de l'Opposition et qu'ils avaient tués sa famille et soumis de force Soph ... Mais elle préférait penser à autre chose, elle avait la chance de visiter une magnifique habitation, mieux ne valait pas penser à des choses affligeantes. Elle se dépêcha de retirer son manteau, celui qu'elle avait de plus beau, et le tendit à l'homme.


"Je serais ravie de boire quelque chose de chaud, il faut dire que j'attends quand même de puis un petit moment dehors, plaisanta t-elle en le regardant droit dans les yeux. Mais un jardin d'hiver, à Londres ? Alors là je suis vraiment admirative, dit Sophia avec un sourire éclatant.

Elle le regarda en attendant qu'il la conduise au fameux jardin d'hiver qui, elle l'espérait, serait à la hauteur de l'image qu'elle s'en faisait, avec un petit sourire en coin. Faut-il le préciser, elle l'avait travaillé le sourire, parce qu'il lui donnait un visage légèrement plus lumineux, et elle voulait faire bonne figure dans les limites du possible. De toute façon, elle quittait le quartier dans une semaine, et il y avait peu de chance pour qu'elle recroise un jour son chemin, alors pourquoi ne pas tenter le sort et se lier d'amitié avec lui pour ne serait-ce qu'une petite semaine de vacances, au moins ça la changera de son hôtesse et de son appartement qui sentait les vieilles choses.


"Et quel genre de plante avez vous ?, demanda t-elle par pure curiosité.






Dernière édition par Sophia R. Keeblyn le Ven 3 Déc 2010 - 20:37, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Même pas en rêve...   Jeu 18 Nov 2010 - 21:05

Quel genre de plantes ? Qu’est ce que j’en sais moi ? M’en tape en plus, c’est ma mère qui en raffolait…

« Eh bien vous allez le voir tout de suite chère amie »

Dis-je en lui emboîtant le pas à travers le corridor.
Elle me suivait mutine à travers la grande salle des portraits où trônaient les tableaux des O’Connor célèbres. Et vu que tous se retournaient, leurs yeux grands ouverts sur le passage de la demoiselle ne pouvant s'empêcher de commenter tant tôt son physique et tant tôt la couleur de ses cheveux, j’imagine qu’elle ne du pas mettre longtemps a comprendre qu’elle avait pénétré dans la demeure d’un sorcier. L’était t elle aussi ? Je le découvrirai bien assez tôt certainement.
Pour l’instant la priorité était de ferrer l’appât. Ne m’attendant pas a de la visite j’étais habillé de façon tout a fait dé convenable pour un dandy de ma sorte et décidai donc de faire patienter un instant la jeune femme près de la cheminée du living avant de continuer nôtre « petite aventure »

« Auriez vous la bien séance de m’octroyer quelques minutes que je puisse enfiler une tenue plus appropriée ? Je n’en aurai que pour quelques instants »

Sans attendre de réponse de sa part et ayant pris la peine de lui indiquer le Chesterfield le plus confortable de la pièce, je laissai là la délicieuse rouquine et filai tout droit au premier étage de la maison ou se trouvait mon dressing d’hiver. Face au miroir de celui-ci le constat me sauta au yeux : J’étais trop beau.
Hormis ma taille (elle frôle seulement le mètre soixante dix) on peux dire que je fais parti de la classe des « beaux gosses » mes grands yeux clairs illuminent mon visage fin aux traits délicats ; Mes cheveux faussement hirsutes me donne un petit côté désinvolte que la gente féminine adore.
Ne manquait plus qu’à trouver la bonne tenue. Ce fut rapide et j’optai pour un survêtement gris aux couleurs de l’équipe de Quidditch de feus mon père. Je décidai de la jouer sportwear-cool avec cette petite merveille. Mon objectif de la faire craquer sur ma personne me réjouissais, je trouvai le jeux de la séduction comme toujours très excitant. Mais réussirai-je à résister moi-même si la petite montrait des signes de faiblesse ? Il fallait que oui, je devais tenir bon au moins cette fois, c’était le pari et je déteste perdre.
Je descendais rapidement les escaliers de marbre pour me retrouver dans le living en un clin d’oeil. Sophia était debout près de la cheminée et ne semblait pas avoir bougée.

Mais qu’elle est belle cette fille. Putain que ça va être difficile de ne pas craquer

D’un grand sourire je l’invitai à me suivre et nous pénétrions enfin dans le jardin d’hiver. Celui-ci était composé d’une grande serre vitrée qui trônait directement dans le parc de la maison, d’une superficie d’environ cent mètres carrés, l’espace y était clair et ensoleillé. Une grande porte coulissante rattachait cette espace magnifique directement à la maison. Plusieurs variétés de plantes et de petits arbres y séjournaient toute l’année donnant à ce lieu incroyable des airs de foret subtropicale.

« Alors voilà Sophia, welcome to the jungle, pour vous dire la vérité je ne peux pas vous énumérer toutes les variétés de plantes qui vivent ici pour la simple et bonne raison que je ne les connais pas ; Ah si ! Ceci est un cactus »

Je montrai du doigt la seule plante que j’étais capable de reconnaître avec un large sourire et un faux air gêné (je le maîtrise bien celui-ci) j’essayai de détendre l’atmosphère.

« Prenez place » Lui dis-je en m’installant confortablement dans le large canapé en velours côtelé qui trônait au milieu de la pièce.

« Böse ne devrait pas tarder à nous rejoindre avec le thé…et les petits gâteaux »

Je la regardai fixement dans les yeux. Un regard profond et explicite. Dieu que cette fille était belle (8/10 nouvelle évaluation)

Machinalement je jetai un œil aux papiers qu’elle m’avait rapportés et que j’avais conservés dans ma poche de survêt. Hormis ma pièce d’identité et une carte de visite, elle m’avait rendu les tickets de course sans même prendre la peine de vérifier s’ils étaient gagnants ou pas. Cette demoiselle était d’une honnêteté ou d’une stupidité sans bornes. Trente milles Livres Sterling c’est ce que représentaient les gains de ces trois tickets. Dix mille chacun.
Une goutte d’eau pour moi, mais quand même, un petit plaisir de les retrouver.
Mon Majordome arrivait enfin avec son plateau garni. Il le déposa sur la petite table et commença a remplir les tasses, son air pédant m'énervai, j'avais envie de lui mettre des baffes.

« Mademoiselle, c’est vôtre jour de chance » Lâchai-je tout a coup.




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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Même pas en rêve...   Ven 19 Nov 2010 - 0:05

Un sorcier ! Cet homme était un sorcier. A croire que tous les habitants de Londres étaient des sorciers. Non mais c'est vrai, essayez de comprendre. Sophia a toujours grandi en vivant avec les même quatre personnes toute sa vie, dont trois moldus et un seul sorcier. Elle ne connaissait que sa mère qui était une sorcière, ses grands-parents, oncle et tante, et encore il ne venait que quelques jours par an. Et à cette époque, Sophia aurait donné n'importe quoi pour en rencontrer, mais depuis qu'elle était à Londres, elle avait du adresser la parole à des milliers de sorciers. A croire que Londres, en plus d'être la capitale du pays était aussi la capitale du monde des sorciers.

Sophia avait compris qu'il était sorcier quand en passant devant une salle aménagée d'une télévision et pleins de machines moldues, elle avait aperçue une baguette de bois sur la table basse qu'il y avait dedans. Elle n'en était pas certaine, puis ils étaient passés dans une immense galerie avec des tableaux représentant des personnes qui semblaient très fière d'elle-même et qui avaient dévisagé Sophia qui avait entendu quelques bribes de leur conversation, surtout sur son physique, elle avait donc renoncé à admirer les représentations animées en gardant le regard baissé sur ses pieds, rougissante et en passant régulièrement sa main dans ses cheveux en songeant qu'elle espérait que son hôte n'avait pas hérité de ses ancêtres ce goût prononcé pour observer les jeunes femmes comme elle. Jusque là, il s'était conduit très courtoisement avec elle, mais elle venait juste de le rencontrer, elle ne savait absolument rien de lui, excepté qu'elle s'était sentie prise d'un léger malaise quand il avait fermé la porte, ... ah et qu'il était très riche. Malheureusement, elle ne savait que trop bine que les gens qui étaient nés riches avaient tendance à penser que tout leur appartenait.

Ernest la laissa dans un salon pour aller se changer. Qui pouvait donc se changer plusieurs fois dans la même journée ? Certainement pas Sophia. Et puis, il n'avait pas besoin de se changer, ce n'est pas comme s'il avait été en pyjama ou autre ... Il était habillé normalement, mais bon, apparemment ce n'était pas le genre de tenue dans laquelle on recevait des invité imprévu dans son monde, et puis il avait disparu dans les escaliers avant qu'elle ait eu le temps de dire que ce ne la dérangeait pas qu'il reste dans cette tenue. Il semblait être un expert dans l'art de s'esquiver avant que les autres ne parlent, comme s'il n'avait pas envie de connaître l'opinion des autres, c'était un peu agaçant sur les bords. Mais bon, au moins, ça lui laissait l'occasion d'observer la vue du quartier, un très beau quartier, entre parenthèse, le genre super cher et pas du tout abordable pour les gens comme Sophia, mais dont les personnes comme elle rêvait d'habiter. Elle se détourna avec un soupir et pensa à la semaine qui avait précédée celle de ses vacances.

Elle avait reçu le dernier balai volant du marché comme cadeau d'anniversaire et était allée s'entraîner avec Terence, le compagnon ( et père de l'enfant) de sa cousine qui avait fait partie de l'équipe de Quidditch de sa maison, il avait été attrapeur pour Poufsoufle et avait tenu à tout prix l'accompagner pour lui donner quelques conseils pour voler convenablement, mais de l'avis de Sophia s'était juste pour pouvoir essayer le balai qu'il dévorait littéralement des yeux quand elle ferait une pause, ce qui n'avait pas manqué. Mais après qu'il lui ai fait remarquer qu'elle avait vraiment l'air à l'aise sur un balai, et ils avaient passé le reste de la journée à s'envoyer des balles du balai à la terre. Et en repartant de leur séance d'essayage, Terence avait fait remarquer à Sophia qu'elle pourrait être attrapeuse, parce qu'elle n'avait pas raté une seule balle qu'il lui avait lancé. Et le comble du merveilleux, il avait promis de la présenter à son ancien ami joueur qui lui avait fait une carrière dans le Quidditch est était devenu capitaine d'une équipe qui jouait depuis des années pour le titre de Championne d'Angleterre, ils s'appelaient Sunway's Earls, un peu prétentieux comme nom et Terence était d'accord avec Sophia, mais ils arrivaient chaque année en quart de finale et cette année, il n'allait pas pouvoir concourir s'ils ne trouvaient pas rapidement de joueur. Et Sophia l'avait rencontré, ils avaient convenu de son salaire et elle n'allait pas tarder à avoir une rentrée d'argent suffisante pour être tranquille. En fait l'équipe avait perdu deux joueurs l'un de leur batteur, leur poursuivant et leur attrapeur avaient été engagé dans une autre équipe et laissé leur équipe en pleine saison. Donc, leur capitaine, le deuxième batteur, recherchait activement un attrapeur et un autre poursuivant car ils avaient pris comme batteur le remplaçant qu'ils avaient déjà. A l'idée d'avoir une carrière dans le milieu du sport, Sophia souriait intérieurement.

Sophia fut rappelé sur Terre par la voie de son hôte qui était redescendu, vêtu de vêtements "sportif", mais Sophia trouvait qu'il était quand même mieux dans ses autres vêtements. Enfin bon. Le jardin d'hiver était comme elle l'avait imaginé, une jungle miniature à quelques kilomètres de Londres. Il y avait dans l'air un parfum tout a fait étourdissant et Sophia se laissa enivrer en contemplant une petite fleur colorée absolument magnifique. Et éclata de rire quand Ernest avoua d'un air gêné que la seule chose qu'il reconnaissait parmi ses merveilles n'était qu'un petit cactus. Sophia se dit que si elle avait eu un jardin pareil chez elle, elle aurait appris par cœur les nom commun et scientifique de chacune des espèces qu'elle aurait plantée.
Elle se retourna quand il lui annonça que l'homme majordome qu'elle avait vu un peu plus tôt et qui lui avait pris son manteau allait apporter du thé et son hôte en profita pour plonger dans son regard dans celui de Sophia. Il avait des yeux véritablement magnifiques, c'était ... inquiétant. Elle détourna le regard et s'assit sur une des chaises à côté d'une petite table en embrassant du regard les plantes délicieusement odorantes.

Le majordome revint finalement avec une plateau chargé de biscuits qui semblaient appeler Sophia à grands cris de leur pot et servit du thé dont l'odeur se mélangeait à merveille avec les senteurs des plantes. On aurait dit le paradis, toutes ses odeurs donnaient le tournis à Sophia et elle n'avait pas envie que cela s'arrête. Le majordome s'éloigna et Sophia sortit sa baguette de la poche de sa jupe en demandant du regard à son hôte si elle pouvait ce qu'elle allait faire. Mais il semblait absorbé dans l'examen des papiers que la jeune femme lui avait ramené, pour le coup, elle espérait avoir fait une bonne action. Elle avait trouvé les papiers et n'avaient que regardé le nom du propriétaire pour les lui rapporter sans se mêler à ses affaires. Elle fit venir à l'aide d'un mouvement de poignet, une des fleurs qui lui avait tapé dans l'œil dès son entrée dans la salle et qui semblait sur le point de finir sa vie et la fit revenir jusqu'à elle pour l'accrocher dans ses cheveux après l'avoir humé pour profiter de son odeur. Quand son autre dit quelque chose.


"Ah vraiment ? Et pourquoi cela, Mr O'Connor ?


Sophia regarda son thé et en avala une gorgée avant de regarder de nouveau les fleurs avec un sourire ravi.

"En tout cas, je dois avouer que ce matin, je ne me doutais pas que j'allais prendre le thé dans le plus bel endroit que je n'ai jamais vu. Je trouve que, rien que pour cela, c'est mon jour de chance et je suis assez contente que vous ayez perdu vos papiers, ainsi j'aurais vu ce lieu merveilleux. Mais vous voulez peut-être parler d'autre chose.






Dernière édition par Sophia R. Keeblyn le Mer 8 Déc 2010 - 19:50, édité 2 fois
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Ernest Prinze O'Connor
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MessageSujet: Re: Même pas en rêve...   Dim 28 Nov 2010 - 19:22

« Oui exactement, je veux parler de tout autre chose »

Encore une fois je la regardai fixement dans les yeux. Son innocence et sa candeur la rendait terriblement séduisante. Je la dévisageai et essayai de deviner ce qu’elle pouvait bien penser de moi. Me trouvait-elle séduisant ? Grossier ? Ou peut être simplement extravagant ? Les personnes de mon entourage, comme je l’ai déjà dis plus tôt, se délectent de ma compagnie pour ce que je représente dans la société plus que pour ce que je suis réellement. Ce qui ne me pose aucun problème vu que je ne suis pas passionné par l’espèce humaine quelle qu’elle soit. Mais en voyant ce doux visage qui me faisait face dans le jardin d’hiver je sentais ma carapace se ramollir et cette sensation, qui avait désespérément quitté mon quotidien depuis plusieurs années maintenant, m’était doucement agréable. Serait-ce possible que j’ai un cœur ?

Ne déconne pas Ernest, à côté de toi un Vampire parait sortir d’un conte de fée pour jeune fille pré pubère tellement tu n’éprouve rien pour personne.

C’était vrai. Je ne sais pas comment tout cela était arrivé mais force est de constater que mon petit moi avait raison. Je n’éprouve rien pour personne. Cette particularité est mon sacerdoce. Mon cœur c’est vidé de toute émotion empathique depuis des lustres, depuis l’incendie de Penzance et la mort tragique non pas de mes parents mais de mon hibou Benjy je dirai, mais c’est une toute autre histoire.

Pour l’instant j’étais ici, dans la forêt subtropicale avec cette jeune femme et j’avais envie de prolonger cet instant.
Comment pouvais-je remercier cette personne et en même temps la garder auprès de moi encore un peu ? Devrais-je lui dire la vérité ? Ernest O’Connor n’a pas eu de conversation dénuée de profit avec quelqu’un depuis longtemps et cela lui manque ? Pouvez vous rester un peu avec moi je vous ferai des tartines ?

N’importe quoi, elle va te prendre pour un putain de pervers psychopathe si tu lui balance ça comme ça, trouve autre chose !

Et je redevenais en un clin d’œil l’Ernest que j’aimais être : Manipulateur et calculateur professionnel et j’avais trouvé comment j’allai m’amuser un peu avec elle.

« Mademoiselle, sachez que ses trois tickets représentent en gains aux courses la somme de trente mille Livres Sterling »

Je lui montrai les tickets tels que l’on pouvait présenter un brelan d’as victorieux lors d’une main de poker heureuse.

« Je vous suis donc véritablement reconnaissant d’avoir eu l’honnêteté de me les rapporter ici, c’est une chose rare et cela doit être récompensé comme il se doit »

Un large sourire éclairait mon visage. Le jeu pouvait enfin commencer.

« Mais avant toutes choses, je dois savoir de combien d’argent aimeriez vous disposer en remerciement, si toutefois vous en avez besoin. »

Je disposai les trois tickets sur la table basse qui nous séparait bien alignés les uns a côté des autres.

« Premièrement, vous n’avez pas besoin d’argent. Dans ce cas, je vous remercie de vôtre visite et Böse vous raccompagne chez vous en voiture dès que bon vous semblera. »

Du regard je désignai mon majordome qui était resté planté là depuis tout ce temps et qui ne devait pas perdre une miette de nôtre conversation. Arrête de nous regarder ou je m’occuperai de toi plus tard Böse.
Je replongeai mes yeux dans ceux de la jeune femme.

« Deuxièmement, dix milles Livres vous accommoderaient et je vous donne un ticket avec plaisir pour vous remercier de vôtre droiture, vous rentrerez en taxi après le thé »

Ba ouais, dix mille, elle prend le taxi quand même faut pas exagérer.

De l’index j’avançai un seul ticket sur la table pour le séparer des deux autres.

« Troisièmement, vous décidez que deux tickets seraient les bienvenus et pour me remercier à vôtre tour vous m'accompagnez ce soir a l'inauguration d'une nouvelle galerie d'art à laquelle je dois participer. Vous repartirez après celle ci plus riche de vingt mille Livres et de la satisfaction d'avoir passée une bonne soirée»

Toujours de l’index, je rapprochai du précédent le deuxième ticket.

« Et enfin quatrièmement, vous décidez que trente mille Livres seront parfait sur vôtre compte en banque et exit l'inauguration. Je vous laisse carte blanche pour l'organisation de la soirée, a mes frais si besoin est, pourvu que je m'y amuse et quelle ne ressemble ni de près ni de loin a la vie que je même quotidiennement»

Au fond de moi, j’espérai quelle ne prenne qu’un seul ticket et quelle reparte aussi vite qu’elle était venue car j’avais peur de la suite, peur de ne pas savoir contrôler ce flot d’émotions nouvelles.

« C’est à vous de choisir maintenant »


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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Même pas en rêve...   Lun 29 Nov 2010 - 17:57

Sophia regarda les trois tickets posés devant elle. Qu'est ce qu'il voulait d'elle ? Elle avait voulu faire une bonne action, jamais elle n'avait pensé y gagner de l'argent, ce n'est pas du tout ce qu'elle voulait. On aurait dit qu'il jouait avec elle depuis qu'elle était entrée, depuis qu'elle avait eu l'impression de s'être jetée dans la gueule du loup.
Elle s'arrêta de boire son thé et reposa sa tasse en le regardant droit dans les yeux, en aillant perdu tout expression joyeuse qu'elle avait eu en découvrant le jardin d'hiver.
Certes, Sophia avait besoin d'argent, et trente milles livres sterling l'auraient sûrement aidé à se chercher un nouvel appartement pour ficher la paix à sa cousine, mais elle n'avait rien fait pour les mériter aujourd'hui, alors il n'y avait pas de raison pour qu'elle les ait.

Surtout si elle avait en plus, l'impression d'être un jeu pour découvrir si elle n'avait cherché à le rencontrer seulement par intérêt dans l'espoir de gagner quelque chose ou je ne sais quoi. Mais le pire, c'est qu'elle avait l'impression qu'il était sérieux quand il disait qu'elle méritait une récompense pour avoir fait preuve d'honnêteté, dans quel monde vivait-il pour attacher une valeur à un acte de charité ?


"Depuis quand n'avez-vous pas fréquenté une personne parfaitement morale ? Écoutez je suis désolée, mais je ne peux pas accepter votre argent. "


Elle regarda son thé en essayant d'apercevoir le fond de sa tasse caché sous un nuage de lait en essayant d'expliquer pourquoi elle avait dit ça à cette horrible petite voix qui lui disait qu'il fallait absolument qu'elle prenne son argent, car elle en avait certainement plus besoin que lui s'il était capable d'offrir trente mille livres sterling à une parfaite inconnue.


"Une bonne action n'a pas à être rémunérée. C'est pour ça que c'est une bonne action. Et puis, je vous signale quand même que je ne suis pas complétement idiote non plus, Mr.O'Connor. J'ai regardé ce que j'allais vous ramener avant de le faire, il me semble que si j'avais voulu de votre argent, je ne serais pas là et ces tickets non plus."

Bon d'accord, elle n'avait pas trop prêté attention aux trois tickets, supposant que ce n'était que des billets de métro ou autre chose. Mais c'était toujours pareil, si elle avait vraiment voulu de cet argent elle l'aurait gardé, or elle n'en voulait pas, et ça ne se faisait pas. De plus Sophia avait cette véritable sensation de n'être qu'un jouet, et ça, elle n'aimait pas du tout cette idée. Soudain elle eut une idée de quoi faire de ces tickets qui l'embêtaient vraiment.

"Je refuse de choisir parmi vos propositions. Donc, c'est à mon tour de vous proposer quelque chose. "


S'il voulait s'amuser avec elle, il allait vite s'apercevoir qu'elle n'aimait pas se laisser faire comme ça. Avait-il vraiment cru qu'elle était naïve et stupide ? Est ce qu'il croyait qu'elle n'en voulait qu'à son argent ? Et qu'est ce qu'il voulait prouver ? Qu'en posant toutes ces questions il la pousserait à se trahir pour révéler son intérêt pour son argent ? Alors là, même pas en rêve. Elle ne le connaissait pas ce matin encore, elle n'avait jamais entendu son nom et ne savait pas qu'il était riche jusqu'à ce qu'elle entre dans sa maison. Comment pouvait-il penser qu'elle n'en voulait qu'à son nom ? Et que pensez t-il donc ? Qu'elle lui avait fait les poches dans l'espoir de trouver quelque chose pour lui soutirer de l'argent ?
Elle le fixa longuement en croisant ses doigts sous son menton dans les yeux sans jeter un seul coup d'œil à ces tickets.


"Premièrement, vous estimez que vous n'avez pas besoin de ces tickets et de l'argent qui va avec alors, soit vous le donnez à une association caritative soit vous soit vous le donnez à vos domestiques. Je finis ma tasse de thé, je m'en vais et il y a peu de chance que nos chemins se recroisent"

Elle décroisa ses doigts et fit glisser vers lui un des tickets qui étaient en face d'elle pour le détacher des autres comme il l'avait fait précédemment avec elle.


"Deuxièmement, vous acceptez de reprendre un seul des tickets, nous finissons cette discussion, je m'en vais et vous donnez alors les deux derniers à votre majordome qui, j'estime, le mérite plus que moi".

Sophia remarqua du coin de l'œil qu'elle s'était attirée un sourire vite étouffé de la part dudit majordome et y répondit par une œillade ravageuse qu'elle avait longtemps travaillé devant son miroir avant de retourner son attention sur Ernest en retrouvant un visage neutre. Puis elle fit glisser le deuxième tickets vers lui sans le lâcher du regard.

"Troisièmement, vous reprenez deux des tickets, nous finissons cette discussion, ici aussi, et je vous accompagne à cette inauguration et vous donnez le dernier ticket à Böse"

Toujours sans le quitter des yeux, elle fit glisser le troisième ticket, un peu plus lentement que les deux autres vers lui.

"Et enfin, ma dernière proposition, vous prenez les trois tickets et vous m'accompagnez ce soir pour découvrir comment on s'amuse vraiment loin des quartiers chics, et m'étant encore plus redevable d'avoir passé une bonne soirée, vous augmentez sensiblement le salaire de votre majordome, mais je suppose qu'avec trente mille livres sterling en poche, ça ne doit pas être si difficile. "

Elle se fendit d'un sourire satisfait d'elle même. Il n'avait absolument pas le choix puisque dans tous les cas, elle ne prendrait pas son argent, alors ce qui risquait le plus de se produire, c'était qu'elle s'en aille dès qu'elle voudrait, or, elle l'aimait bien malgré ses airs distants et conspirateurs.

"De toute façon, je ne prendrais pas cet argent, je n'en veux absolument pas et c'est vous qui m'êtes redevable, je pense que c'est à moi de choisir quel serait le meilleur moyen de me remercier, non ? Sachant que je ne suis pas à vendre si c'est ce que vous avez cru. Je ne suis pas une escorte-girl que l'on paie pour qu'elle vous accompagne des soirées. Alors, qu'est ce que vous décidez ? C'est à vous de voir".

Elle lui sourit une fois de plus en se recalant dans son siège et en attrapant sa tasse pour continuer à boire son thé en contemplant les plantes.




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MessageSujet: Re: Même pas en rêve...   Lun 6 Déc 2010 - 3:54

Eh bien, elle ne manque pas de caractère, cette petite…

En vérité, je m’attendais à tout sauf à ça. En voyant son regard noir posé sur moi pendant qu’elle me parlait, je compris qu’elle ne plaisantait pas et qu’elle ne prendrait certainement pas cet argent tant qu’elle serait vivante.

Il fallait se rendre à l’évidence, elle m’avait bien eu. Je n’aurais jamais pensé qu’une personne puisse être dénuée de tout sentiment de profit. Il faut bien admettre que cela me plut énormément et Sophia prit invariablement du galon à mes yeux. A cet instant là, je n’étais plus face à une jeune fille candide mais bel et bien devant une femme décidée et ayant des valeurs solides. Et cette personne me proposait maintenant de l’accompagner et de m’amuser à ses côtés. Depuis combien de temps ne m’étais-je pas amusé réellement ? Je ne sais même plus, à vrai dire, et la sensation de savoir que j’allais peut être revivre cette émotion me crispa. En serais-je capable ?
La vie ne m’amuse pas. La joie faussement sur-jouée par les gens de la nuit, je trouve ça pathétique. Et puis, ou allait-elle m’emmener ? Devrais-je parler à des gens, là-bas ? Je déteste les nouvelles têtes. Et comment m’habiller ? Y aura t-il un dress code ? Je ne vais sûrement pas y aller en survêt. Et puis, à tout les coups, ça va être blindé de sorciers. Je prendrai ma baguette ; sait-on jamais...

Take it easy, Ernest, peut-être devrais-tu faire confiance à Sophia...

Je décidai alors de me laisser surprendre et j’arrêtai de me tirailler avec des questions inutiles.
Mais, aussitôt, la deuxième partie de sa requête me sauta à l’esprit: il fallait augmenter mon personnel et, donc, Böse ! Merde. C’est peut-être la seule chose qui me faisait chier dans cette histoire. J’estime qu’il est déjà très bien payé pour ce qu’il fait et je n’ai vraiment pas envie d’augmenter mon majordome lubrique, même au profit d’une soirée agréable. Il est à l’origine de beaucoup de problèmes de voisinage. En effet, Môssieur ne peut s’empêcher de blablater sur le fait qu’il travaille pour un sorcier. Je n’attends qu’une chose, c’est de le choper en flag en train de chourer les petites cuillères en argent, dont le nombre fond à vue d’œil, et de pouvoir ainsi lui péter sa petite gueule de Français pédant. Je déteste les Français pédants. Alors, mieux que de l’augmenter, je lui jetterai un maléfice de confusion pour qu’il pense que je lui ai rallongé son salaire de quelques livres, au cas où la jeune femme aurait l’idée de l’interroger afin de savoir si j’ai tenu ma parole.

« Okey pour la soirée loin des quartiers chics », lançai-je à Sophia.

« Je garde les trois tickets et j’augmenterai mon personnel. » A ces mots, je sentais, sans le regarder, mon majordome trépigner derrière moi. Sûrement trop pressé d’aller annoncer la nouvelle aux autres employés. Putain de Français.

« Sachez que je suis impressionné par votre proposition. Je suis très excité à l’idée de découvrir l’endroit où vous allez m’emmener… gratuitement. »

« Böse, allez préparer la Bentley. Nous partons dans quelques minutes », annonçai-je en prenant la peine de ne pas croiser le regard du sus nommé.

« J'espère, mademoiselle, que vous n'avez rien contre le fait de voyager en voiture ? »

Je demandai également à la jeune femme de m’accorder encore un instant, puis je la laissai seule dans le jardin d’hiver. Je pris ma baguette sur la petite table, pénétrai dans le grand salon et, comme j’avais la flemme de remonter pour me changer, je balançai un Accio Garde-robe-préférée d’une voix claire et précise. Plusieurs de mes vêtements favoris descendirent l’escalier, en lévitation. Parmi eux, je choisis une tenue plus appropriée pour une sortie en charmante compagnie. Je la jouai sobre et optai pour un pull en cachemire noir, un jeans et des pompes en croco. Mon blouson de motard sublimera le tout. Je rangeai ma baguette à l’intérieur de celui-ci. Enfin, retournai-je auprès de Sophia.

« Okey, petite sorcière, je suis prêt. Si vous voulez bien vous donner la peine, la voiture nous attend. »

Je lui emboitai le pas. Nous primes le chemin de la sortie. Quand, tout à coup, sans crier gare, soudainement, l’évidence me frappa !

« Heu... Au fait, Sophia. Vous comptez sortir habillée... Enfin, je veux dire... habillée comme ça. Heu pardon, c’est peut-être maladroit. Je veux dire... est-ce qu’on ne passerait pas par Square Avenue pour vous trouver une tenue plus appropriée ? »

Je me ravisais. J’étais décidément terriblement maladroit avec elle. Elle n’était visiblement pas comme les autres, je ne pouvais la traiter comme les autres. Je pris mon sourire le plus sincère et lui concéda :

« Bon. En vérité, j’aimerais terriblement vous emmener faire les magasins. Pas histoire de vous changer mais c’est quelques choses que j’aime bien.
Aller... Pour me faire plaisir ? Very Happy »



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Sophia R. Keeblyn
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MessageSujet: Re: Même pas en rêve...   Mer 8 Déc 2010 - 20:26

Alors que Sophia croyait qu'il allait refuser et qu'elle allait devoir se disputer avec lui à cause de stupides tickets de courses de chevaux, il accepta de reprendre son argent et d'augmenter ses employés. Sophia en fut ravie parce que cela prouvait qu'il n'était pas comme tous les enfants de riches qu'elle servait quand perdus, ils venaient boire un verre dans le café où elle travaillait. Elle lui sourit et accepta d'un hochement de tête qu'il l'accompagne faire la fête et s'imagina avec ravissement la soirée qu'ils allaient peut-être passer ensemble.

Elle avala rapidement son thé et se leva pour le suivre dans les couloirs mais il fallait qu'elle réfléchisse où est ce qu'elle allait l'emmener. Évidement, elle connaissait quelques bars mais il restait à choisir entre un bar moldu ou un bar fréquenté par des sorciers. Elle savait qu'il ne risquait pas de sortir d'un bar de sorcier sous l'emprise d'un sortilège de Confusion comme il l'était souvent pratiqué dans ce genre de bars pour éviter que les Moldus se mettent à jaser sur le fait qu'ils avaient vu leur bière léviter vers eux. Ernest ne risquait rien puisqu'il était sorcier lui aussi. En plus son nom de famille lui disait vaguement quelque chose, mais alors impossible de se rappeler où elle l'avait déjà entendu.

Mais ses pensées furent vite détournées à la mention d'un voyage en Bentley. Elle étouffa une exclamation de joie, depuis le temps qu'elle en rêvait. Elle les regardait passer chaque matin aux heures de pointes devant la vitrine du café de Mike en rêvant qu'elle était la femme assise derrière. Elle sourit avec encore plus de force à cette pensée et quand il lui demanda si elle n'avait rien contre les trajets en voiture elle nia en secouant la tête avec tellement de force qu'elle dut s'arrêter vite de peur de se casser une vertèbre.

Il lui demanda de l'attendre pour aller se changer ce qui lança Sophia dans une longue réflexion sur le montant qu'il pouvait y avoir sur compte en banque pour qu'il puisse se permettre de se changer trois fois dans la même journée alors qu'elle même devait porter plusieurs fois le même pull par semaine.

Elle était d'ailleurs arrivée au plusieurs millions quand le jeune homme revint en ajustant un blouson de cuir qui, elle fut bien obligée de le reconnaître lui allait très bien. Elle constata alors qu'elle n'avait pas vraiment porté de regard critique sur lui. Il était canon, il fallait bien le reconnaître. Elle le regarda descendre les escaliers avec un petit sourire, et s'obligea à se redresser quand il revint vers elle pour lui dire que la voiture les attendait en l'apostrophant "petite sorcière" ce qui la fit bien sourire en réalisant que peu de gens connaissait sa nature et que donc personne ne le lui avait fait remarqué ainsi.

Galamment, il la laissa passer devant lui et Sophia sortit sur le palier où elle s'était retrouvé plus d'une demie heure plus tôt quand il s'arrêta et désigna sa tenue d'un œil ... critique. De l'avis de Sophia, c'était lui qui était trop habillé pour aller là où ils allaient, car elle s'était décidé pour un bar de sorcier que ses coéquipiers de Quidditch avaient l'habitude de fréquenter et qu'ils lui avaient montrer un soir en rentrant d'un entraînement. C'était un lieu chaleureux qui rassemblait sorciers et moldus. Il y avait un bar, un billard, un coin pour danser et même une poutre avait une cible pour jouer aux fléchettes, où tous les Moldus perdaient contre les sorciers sans comprendre pourquoi leurs fléchettes étaient tout le temps déviées au moment d'atteindre la cible.

Sophia le regarda sans comprendre ce qu'il voulait dire à propos de sa tenue jusqu'à ce qu'il explique le fond de sa pensée. Elle le regarda et éclata de rire


"Si vous y tenez vraiment, accepta t-elle avec un sourire. Mais je vous préviens que l'endroit où nous allons n'ont pas l'habitude des Guccis et autres marques chics comme vous avez sûrement l'habitude d'en voir"

Elle rangea une mèche de cheveux derrière son oreille en le regardant avec un grand sourire coincé sur son visage sans qu'il ne veuille disparaître.

"Je ne savais pas qu'on pouvait s'amuser en dépensant de l'argent ..., précisa t-elle en sentant quand même son sourire se faire de plus en plus forcé.

Elle tira un peu sur son manteau qu'elle avait emprunté à Galiena et qui était un peu trop grand pour elle. Elle ne s'était pas acheté de vêtements neufs depuis sa rencontre avec son Soumetteur où elle avait gaspillé deux mois de salaire en chaussures, chemisier et jupe qu'elle portait d'ailleurs aujourd'hui et qui étaient devenus les vêtements qu'elle portait le plus souvent. Elle réalisa soudainement qu'elle ne pourrait pas suivre le jeune homme dans ses dépenses en comptant mentalement le contenu de son porte-monnaie. Elle avait tout jute de quoi s'acheter un croissant, alors des vêtements sur Square Avenue ? AU pire, elle pourrait toujours faire comme si rien ne lui plaisait mais se prendre un petit truc comme un bandeau ou un collier, une babiole du moment que c'était dans ses moyens. Elle espérait juste qu'elle ne le froisserait pas en refusant d'acheter des vêtements.


"Mais bon allons-y, dit-elle en essayant d'avoir l'air enthousiaste. Après tout, nous avons du temps devant nous puisque là où nous allons n'ouvre pas avant onze heures du soir et il n'est que ... , elle regarda sa montre, seize heures quarante-cinq."




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