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 Is there a chance..? [Eric O'Neil]

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Elena Rosefield
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MessageSujet: Is there a chance..? [Eric O'Neil]   Mer 10 Nov 2010 - 5:40

    La pluie tombe toute la journée, je ne fais que la contempler. Et je reste là, devant la fenêtre de mon appartement, contemplant ces rues bondées de gens. Les jours et les nuits étaient devenues normales depuis quelques temps, et les débats n'étaient plus les mêmes. Sur chacun des visages que je pouvais apercevoir du haut de mon perchoir, je voyais quelques fois la crainte, et d'autres fois le soulagement. Le soulagement de ne pas avoir à entrer en guerre contre Antarès. Ce qui me semblait plutôt lâche, à vrai dire. Mais que pouvions nous y faire? Ce vote a, contre toute attente, décidé de notre futur. Alors, maintenant, on voyait le jour et la nuit comme on devait supposément les voir. Il restait toujours de l'espoir. Ces autres, empli de craintes, partageaient les mêmes émotions que moi. Ils avaient peur qu'Antarès ne profite de ce vote que pour avoir ce qu'il voulait. Mais peu importe. Depuis quand le destin nous appartient-il? On ne peut rien y faire. On ne peut remonter dans le temps. Mais peut-être, aussi, que c'est mieux ainsi. Les gens cherchent une vie paisible.. Ils ont perdu la flamme. Cette flamme qui nous pousse à se lever, à se battre pour nos idéaux, nos valeurs, ce qu'au fond de nous, on recherche vraiment. Ils font avec le quotidien, sans innover. Et on ne bouge plus, on reste là, emprisonnés par l’inconscience dans laquelle on sombre petit à petit. Mais moi, je veux me lever. Je veux innover. Je veux bouger, changer les choses. Qu'elles soient vues à ma façon, et a la leur. Car, au fond, on ne veut que cette paisible vie. Cette mort méritée, gagnée avec acharnement.

    Alors je reste là, les yeux fermés, prise dans mes pensées. La nuit se met déjà à tomber. C'est déjà l'automne dehors. Je ne peux sentir le vent glacé sur mon visage, et ça me manque. L'horloge sonne l'heure fatidique, celle qui annonce que tout le monde est rentré à la maison. Et, peu à peu, les rues se vident. Les commerces généraux ferment lentement leurs portes. Et moi, je commence déjà à m'activer. J'ouvre les yeux, puis les pose dehors. Quelques moldus sont là, discutant de leur emplettes et des mégas soldes sur certains articles qu'ils se sont procurés dans la journées. Discussions banales. Des discussions qui, pourtant, étaient devenues notre quotidien à tous. Et j'étais là, entre toutes ces discussions, entre cette pluie, ces gens, ces commerces. J'étais là, je regardais. J'analysais. Sans savoir pourquoi, d'ailleurs. Et je me retourne brusquement, rompant le fil de ces pensées. Elle ne sont pas sombres. Non, du tout. Je n'ai qu'une envie: Sortir. Je veux sortir, prendre l'air, sentir cette brise qui, auparavant, m'attirais tant, me faisais tant de bien. Je m'efforce de me dépêcher, mais en vain. Je m'avance vers la sortie, ne prenant pas le temps de défriser mes cheveux ou de faire quoi que ce soit. Je les laisse bouclés, naturellement. Alors, avant de sortir, je ne prends que mon manteau et un foulard, puis enfile mes bottes.

    Je sors de mon appartement, laissant la pluie s’abattre sur ma tête. Comme si elle n'était pas là, comme si elle ne l'avait jamais été, d'ailleurs. Je regarde autour de moi, puis soupire. Je constate avec grand désarroi que la majorité des gens sont cons. Égoïstes. Égocentriques. Enfin, vous devez comprendre. Je continue mon chemin jusqu'à la banque, puis y entre pour aller retirer un peu d'argent pour la soirée. Pas grand chose, je ne veux pas finir la nuit dans un autre lit, ou bien me réveiller demain et ne plus me souvenir de la fameuse soirée. Non. Je ne désire cela en aucun cas. Alors je range les quelques billets dans la poche de mon jeans, secouant mes cheveux par la même occasion pour les rendre moins pesants. Je repars alors au plus vite, fonçant dans un jeune homme par la même occasion. Plutôt grand, svelte.. Mais lorsque ses yeux rencontrent les miens, je sais que je le connais. Tout mon corps se crispe, devenant droit comme une baguette. Ses yeux rencontrant les miens pendant d'interminables secondes. Je ne sais que faire. Je m'étais pourtant promise de ne jamais le revoir.. La culpabilité s'empare de moi. Jamais je ne me suis sentie ainsi depuis plusieurs mois. J'avale difficilement la salive qui encombrait ma bouche avant de relâcher une grande bouffée d'air.

    Ses yeux. Tellement de souvenirs défilent sur leur surface vitrée. Je ne peux plus bouger, mes pieds son encrées dans le sol. Je peux vous confirmer que mes pieds sont coulés dans le ciment. Mon corps ne répond plus à mes commandes. Je baisse les yeux, secouant ensuite la tête, faisant mine de secouer cette dernière pour retirer l'eau qui s'y était encrée solidement. Le passé me blessais. Il me blessait au plus grand degré. Ce degré de souffrance m'est plutôt insupportable. Mon corps, foudroyé par ces pensées, décide de bouger. Je me remets à marcher, regardant derrière moi pour croiser de nouveau son regard. Pour profiter de ses yeux bleus. De l'allure qu'il avait, de voir ses émotions sans les mots. Mais je ne peux pas. Il est trop loin. Je n'arrêtes pas de marcher, et c'est là que je ramène mon regard devant moi. Je tourne rapidement le coin, puis m'arrêtes là pour reprendre mon souffle. Pourtant, je ne faisais que marcher.. lentement. Enfin, assez lentement, je crois. Je souris, je ne sais pas pourquoi. Un petit sourire, comme si un liquide chaud avait fondu sur mon coeur, le réchauffant par la même et simple occasion. Je reste là, à sourire dans le vide, fermant les yeux comme pour me concentrer un peu plus sur cette chaleur qui embaumait mon coeur.
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Eric O'Neil
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MessageSujet: Re: Is there a chance..? [Eric O'Neil]   Dim 29 Mai 2011 - 7:15

Des millions de gouttes de pluie sont tombées sur la ville de Londres en cette journée. Une après les autres, elles ont mouillé les bâtiments, les maisons, les moldus, les sorciers, les pelouses et autres. Au fil, elles glissaient tous dans les rues pour s'enfoncer dans le flot intense des égouts ou dans la terre mère. C'était une journée où j'étais en stage avec Sarah O'Connor, au Ministère de la Magie. La journée s'était bien passé, si on pouvait considéré courir sous l'averse après un mage noir de pacotille qui arrive à tuer un moldu alors qu'il vise un sorcier. Pitoyable. Bien sûr, j'avais suivi ma « tante adoptive » à travers les ruelles de Cardiff ... Oui, CARDIFF ! Il fallait bien je me retrouve là-bas. Je peux bien croire que c'est la capitale du Pays des Galles, mais 'tain, c'est minuscule comparé à Londres ! Au final, de retour dans le hall d'entrée du Ministère de la Magie, Sarah m'a dit que je pouvais rentrer chez moi puisqu'elle avait déjà de la paperasse à faire alors un rapport de plus ou de moins, il n'y avait pas de différence. Je l'ai remercié puis je suis parti.

Il pleuvait toujours autant dehors et les gens rentraient chez eux. Pour une fois, je réussissais à sortir de bonne heure de mon stage. Je vais pouvoir me reposer ou faire mon rapport de stage ... La flemme ! J'ai décidé de circuler dans les rues, au hasard, sans vraiment regarder. La fatigue me faisait oublier le froid mordant de cette pluie automnale. Je ne faisais réellement pas attention où je marchais, car j'ai soudainement bousculé une personne. Une femme à voir les longs cheveux bouclés, mais avant que j'ai pu dire un seul mot, mon regard s'est plongé dans le sien. C'était elle. De toutes les personnes que je pouvais rencontré à Londres, il fallait que ce soit ELLE. Ses yeux bruns comme le chocolat, sa peau satinée aussi douce que la soie et ses lèvres tendres tel un fruit sucré, mais fougueuse comme une tigresse. Pourquoi fallait-il que nos pas se croisent Elena Rosefield, après tout ce temps ? Après avoir essuyé ton refus alors que je pensais me ranger pour le reste de ma vie. Je pensais avoir réussi à briser cette coquille, en voyant ton sourire à chaque journée.

Je t'ai fixé de mes yeux bleus intenses et insensibles, ne laissant rien transparaître de mes émotions. Nous nous sommes fixé pendant dix secondes ? Trente secondes ? Une minute ? Je ne savais point puisque le temps semblait s'être arrêté. Tu as lâché une bouffée d'air, me laissant sentir le parfum de ton haleine: la menthe. Il m'arrivait parfois de manger un chocolat à la menthe et pensée automatiquement à tes yeux si profond, mais magnifique à la fois. Comment si on pouvait apercevoir ton âme. Penser à ses souvenirs m'étaient douloureux et insupportable. En même temps, nous nous sommes séparé sans rien dire. Plus que tu t'éloignais, plus je sentais ce fil s'éloignait et se briser, comme si tu venais seulement de me quitter pour de bon. C'est alors que le temps reprenait son cours que j'ai réalité qu'elle ne protégeait pas de la pluie. La pluie ne me dérangeait pas, mais voir sa chevelure mouillé et son visage dégoulinant de plusieurs perles d'eau de cette pluie agaçante. Je mettais un pied devant l'autre, mais il m'était de plus en plus difficile de marcher. J'avais la sensation de mettre mes pieds dans la boue et que celle-ci se solidifiait, comme le ciment. Alors que j'allais tourné à ma droite, sur la prochaine rue, j'ai fait volte-face.

« Tabarnak ! » me suis-je dit, rebroussant chemin.

Je ne savais pas si j'allais regretter ma décision ou non. Seul l'avenir me le dira, mais je pouvais dire que mes pas étaient de moins en moins lourd. Je les sentais si léger, comme si j'aurais pu faire un bond d'une dizaine de mètre, à la Clark Kent. Au coin, je l'ai tourné pour m'arrêter brusquement, car elle était juste là, adossé contre le mur de cet bâtisse. Les yeux fermés, elle souriait légèrement sans savoir que j'étais face à elle. Me revoir lui avait fait cet effet ?

« Pourquoi ?» lui ai-je simplement dit à ce moment.

« Et tu sais très bien ce que je veux dire Elena. » rajoutais-je en montrant bien que je ne lâcherais pas le morceau, mais ça, elle devait déjà le savoir ...


[HJ: Je rappelle que ce RP, chers lecteurs, se passe bien avant Noël. Oui, ça fait 6 mois que je fais attendre Elena :s]
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Elena Rosefield
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MessageSujet: Re: Is there a chance..? [Eric O'Neil]   Lun 27 Juin 2011 - 15:42

J'ai la forte impression que ce qui se passe m'échappe. Je n'avais plus de contrôle sur la situation, j'avais perdu mes moyens. C'était sa faute. Pas la mienne. Tout les souvenirs qui passait sur la surface vitrée de ses yeux mettaient du temps à passer, comme si je visionnait un film interminable. Pas de panique. J'avais beau me répéter cette phrase ô combien magique, cette fois-ci, elle avait cessée de fonctionner. En fait, je ne paniquais pas. Mais non. J'étais seulement plongée dans quelque chose de dangereux... Et je devais m'en éloigner. Dans des temps un peu plus lointains, moi et le jeune homme devant moi avions été en couple.. Je ne pouvais en aucun cas dire combien j'étais heureuse avec lui.. Même si ça me terrifiait. J'avais peur de ce bonheur, de cette vie que je menais avec lui. J'ai toujours eu peur des choses normales, à vrai dire. Ça pourrait expliquer bien des choses qui sont arrivées dans le passé. Éric avait tout fait pour moi.. Et la demande de mariage. La stupide demande de mariage! Évidemment, avec la peur de l'engagement et la peur de mon bonheur, j'ai r.pondu non, de façon assez directe et impolie. Bien fait pour lui, avais-je pensé au début.. Mais je l'ai perdu. Et s'il croyait que j'allais me morfondre sur mon sort, alors là, il se foutait le doigt dans l'oeil! Je refusais de me montrer faible et vulnérable devant qui que ce soit, encore moins devant lui! Il n'allait pas gagner facilement, et de toute façon, à en croire ce qu'il ose dire, il m'avait oubliée et était passé à autre chose aujourd'hui.. Tout autant que moi, en fait. Mais il y avait toujours une arrière pensée.. Quelque chose qui faisait en sorte que mon attention reste encrée à lui.

Je revint soudainement à la réalité grâce à la puissance de ses mots. "Pourquoi". La seule chose que j'avais entendue. Je ne savais pas s'il avait dit autre chose par la suite, mais c'était tout ce que j'avais entendu. Je savais déjà de quoi il parlait. Cependant, je n'avais aucune réponse. De longues secondes s'écoulaient encore dans un silence qui semblait beaucoup plus immense et calme qu'il pouvait paraître. Sa voix, son odeur.. Tout me faisait frissonner. " Et tu sais très bien ce que je veux dire Elena ", avait-il alors dit. J'étais, une fois de plus, figée. Adossée au mur de pierre derrière moi, je monta mes yeux pour aller croiser son regard, prenant un air dur et ferme. Je me redressa rapidement, puis m’avança d'un seul pas. Peu de distance nous séparait, et j'avais envie de le serrer dans mes bras au lieu de faire comme à l'habitude; La dure Elena. Mais ce qui avait pris le devant était ma force de caractère habituelle. Je sentais mes yeux vouloir s'emplir d'eau sous l'effet de toutes ces émotions au même moment.

" Tu l'as mérité! Et l'engagement.. C'est pas mon truc. " Avais-je murmuré doucement, consciente que ces mots étaient loin de la vérité.

Je ferme les yeux, refoulant cette gamme d'émotions incertaines au fond de moi. Je les ouvres doucement, contemplant son visage, parsemé de traits délicats auxquels autrefois j'avais droit à tous les jours. Je ne pouvais pas faire mieux face à lui. C'était tout ce que j'avais à dire. Alors je laisse encore une fois ce long silence s'installer,attendant une réponse. Peut-être un mot, ou un bruit. Peu m'importe. Ce que je veux, c'est une petite réaction de sa part. Avant qu'il puisse dire quoi que ce soit, j'enchaîne avec un petit quelque chose.

" Et tu sais.. Je n'ai jamais cru que tu sois fait pour moi. " Une larme coule sur ma joue, tandis que je prononce difficilement ces mots.

J'aurais voulu que tout redevienne comme avant. J'aurais bien voulu. Mais c'était impossible. Il m'en voulait. Je m'en voulait. Et j'aurais tout donné pour pouvoir lui en vouloir à lui aussi. Mais il n'avait rien fait et tout était de ma faute. J'avais décliné, j'avais dit tout ça. Et maintenant, je lui avais donné une raison de plus pour me détester encore plus qu'il ne me détestait déjà. Je m'adosse à nouveau sur le mur de pierre, croyant qu'il allait partir. En fait, j'étais certaine qu'il allait se retourner et continuer son chemin. Il l'avait déjà fait auparavant. Alors, je le regarde dernière fois, sachant que ça pouvait être la dernière.
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Eric O'Neil
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MessageSujet: Re: Is there a chance..? [Eric O'Neil]   Mar 28 Juin 2011 - 5:25

    Le temps se fige ou est-ce moi qui fige ? Son orgueil me frappe de plein fouet, créant des sentiments douloureux comme si c'était imprimé au fer rouge sur ma peau. Pourquoi est-elle si orgueilleuse ? Est-elle aveuglé à ce point ? Jusqu'à je veuille lui demander sa main, le mariage était hors de question. Jamais de la vie m'ai-je souvent dit, intérieurement et à haute de voix, n'ayant aucune honte à exprimer ce point de vu. C'est à la rencontre de Elena que ma vie a basculé. M'enfin, devrais-je dire à la rencontre de mes sentiments pour elle. Au tout début, c'était simplement une femme d'une beauté magnifique que je voulais bien embrasser et bien plus ... Au fil des discussions, je me suis rendu compte que je voulais plus qu'une nuit. J'en voulais deux puis trois, dix, trente ... Vous voyez où je veux en venir ? J'étais complètement acro à elle, et c'est seulement ma grande maîtrise de mes émotions (ou simplement mon égo ? ) qui m'a permis de ne pas montrer les signes.

    Les jours passaient puis les semaines et ce fut les mois. À un mois d'être au sixième, j'ai eu une révélation : alors qu'on me proposait une mission pour la Résistance, ce fut saisie d'un étrange sentiment: la peur. Bien sûr, j'avais déjà eu peur. Toutes les missions de la Résistance sont potentiellement dangereuse, ce n'est pas faire le babysitter d'un bébé dragon qu'on a comme travail. Quoi que c'est assez dangereux d'être babysitter d'un bébé dragon ... Bref, ce que je ressentais, c'est de perdre un proche, de ne plus pouvoir la voir sourire, la toucher, l'embrasser ... Vous avez compris, je ne parle pas de ma mère ! Je parle bien d'Elena. J'étais loin de l'avoir vu venir, celle là ! Il faut dire que les signes étaient apparent: je ne draguais aucune autre femme qu'Elena, je ne reluquais pas les autres femmes (bah, quelques fois ... Regarder avec les yeux, hein ! ) et si je devais regarder loin dans le futur, me l'imaginer, il était dur de me voir sans elle. C'est ainsi que je me suis retrouvé à acheter cette bague ...

    Ça m'avait pris une semaine pour réussir à acheter cette foutue bague ! J'avais la trouille qu'on me voit et d'y aller. Normal, non ? Ça frappe d'aller vers le chemin de l'engagement à la monogamie, ce que des scientifiques disent impossible pour l'homme, mais bon, j'y crois ! En plus, avec les sorciers, on peut faire quelques sorts pour se protéger de faire des bêtises ... Du genre à faire rire ses enfants, mais à faire grincer des dents sa bien aimée et à recevoir un sort de jambe-en-coton.

    Retour vers la pluie, ses yeux, sa bouche, sa peau et ses cheveux ... Ses mots étaient des coups de couteaux dans le coeur, rempli d'orgueil et de remords.

    « Et tu crois que c'est mon truc, à moi, l'engagement ? Ça m'a pris une foutue semaine pour oser rentrer chez le bijoutier et des heures pour en acheter une ... J'avais la frousse Elena, mais il y avait et j'ai toujours un truc qui dépasse la peur ... » ai-je dit, bien décidé à la séduire à nouveau. Je n'allais pas abandonner. La vie de Dom Juan le reste de ma vie n'est pas très intéressante, en vérité. Ça sert à quoi de coucher avec plusieurs femmes différentes quand tu n'es pas capable d'en garder une et de la faire sourire le reste de sa vie, de nos vies.

    « Jamais cru ? Cela sert à rien de faire semblant Elena ! Tu détestes perdre ton temps alors pourquoi rester six mois avec moi ? Pourquoi j'ai l'impression que tu verses une larme ? Pourquoi je suis en train de faire le truc le plus dur de ma vie alors que mon orgueil est aussi gros que le tien, voir plus ? » ai-je dit, contrôlant à peine mes sentiments. Je perdais le contrôle de moi-même. Je n'en pouvais plus, je l'aime trop ... Je n'ai pas envie de coucher avec plusieurs femmes le reste de ma vie pour tenter de remplir mon coeur brisé. Il y a un seul moyen, une seule personne qui peut le faire : Miss Rosefield.

    « Tu sais, pour ma demande ... Ça ne veux pas que je veux nécessairement me marier tout de suite ... On peut attendre le temps que tu veux ... Je veux juste ... je veux juste ... être avec toi Elena et aucune autre femme ne pourra donner ce que tu m'as donné ... » dis-je, avec difficulté. Il faut que j'arrête de parler, je vais chialer si ça continue comme ça.
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MessageSujet: Re: Is there a chance..? [Eric O'Neil]   Mar 28 Juin 2011 - 6:21

Et c'est sans lui que j'ai appris à vivre durant tout ce temps. C'est sans lui que j'ai continué, que j'ai avancé sans tourner le dos malgré les difficultés que je rencontrais. Je fronce les sourcils rapidement, regardant dans le vide. Je n'ai plus envie de rencontrer son regard, il me fait mal, il me déchire et me tues jour après jour. Tout ce qui le composait était probablement destiné à m'attirer de la sorte. Je détestait cette façon qu'il avait de me faire revenir à lui à tout coup. Je n'osais rien de trop brusque, rien de trop méchant ou direct avec lui. Ses bras m’appelaient.. Et je leur résistaient. Je n'avais pas d'autre choix.. Sinon je succombais entièrement sous son charme. Il est vrai que je ne détesterait en aucun que je retombe dans ses filets.. Mais ma raison me disait de continuer à jouer dur. De ne pas me laisser abattre, car il lâcherait sûrement bientôt. Mais aussitôt que je pensais qu'il allait partir, il ouvrit la bouche. Ses paroles ce furent dures, assez difficiles à avaler.

Que devais-je faire? De cette façon, je savais qu'il n'allait pas lâcher prise. La façon dont il se battait pour exprimer ses émotions, son point de vue et ses idées.. Je le connaissait beaucoup trop. Il n'allait pas se laisser abattre si facilement. Sa ténacité me rendait fière, mais me provoquait au même instant. Ce n'était pas un coup facile à prendre, et il continuait sur sa lancée. Et moi, je reste là, bouche bée. J'écoute chacun de ses mots, les analysants bien pour tourner le tout à mon avantage. Comme si j'étais dans une position à tout tourner à mon avantage ... Pitoyable. Il y avait et a toujours quelque chose qui dépasse la peur. Il avait su exprimer le même sentiment que le mien, mais que j'avais décidé de refouler.. Et de refouler encore une fois. Je n'étais certainement pas la vie qu'il voulait. Et j'en étais tellement certaine.. J'avais toujours cette impression de ne pas le rendre assez heureux, de faire tout de travers.

Ses yeux se posent se moi, puis il dit voir la larme qui coule sur ma joue. C'est le mot de trop, qui ne passe pas ou qui passe très, même voire extrêmement difficilement. Et la colère s'empare de moi comme jamais auparavant. Je serres les poings, puis dirige mon regard vers le sol. J'ai tellement envie de lui en coller une que j'ai de la difficulté à me contenir. Si je le regarde, je sais que je vais alors instantanément m'adoucir et redevenir calme.. Je veux lui faire voir ce que serait la vie avec moi, sous tous ses angles. Je veux qu'il ait peur de moi, qu'il me redoute. Que mes mots soient tranchants, voire plutôt sanglants. Et s'il en demande plus, il sera servi. Mais en même temps vent le désir de passion à ses côtés, de ses lèvres et de son corps.. Ici viens s'entremêler amour et haine, colère et joie, passion et hargne.

Et il se mets donc à me parler de plus de temps. Que ce n'était pas nécessairement une demande de mariage, mais une promesse l'un envers l'autre. Alors j'éclate. Mes poings viennent rencontrer son torse, auquel je donne quelques coups ici et là, avec une force que je qualifierais d'extrême mais que lui, habituellement qualifiait de minime ou médiocre. Les larmes aux yeux je me mets à crier:

" MAIS ENFIN! Tu attends quoi de moi?! Dis moi ce que tu veux pour l'amour du ciel! ERIC! Arrêtes toi! Arrêtes de dire que je fais semblant, et même si je pleures, on s'en fout! "

À bout de force, je m'arrêtes. En fait, j'avais encore beaucoup de force.. Mais je me sentais partiellement morte. J'étais morte de trouille, morte de froid, mais surtout morte de honte. Pleurer.. À quoi cela pouvait-il bien servir dans la vie? Expliquez moi, enfin! Je veux pouvoir comprendre pourquoi il est le seul à pouvoir me faire vivre cette gamme d'émotions, pourquoi il est le seul à pouvoir m'attendrir de cette manière. Je ne baisse pas les bras. Je laisses mes poings sur sa poitrine, tandis qu'elles se défaisaient doucement pour se poser délicatement sur son torse. Je n'en peut plus, c'est assez pour moi. Mais pourtant, je n'arrêtes pas de pleurer. Je n'arrives pas à contenir ces larmes tant refoulées par le passé.
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Is there a chance..? [Eric O'Neil]
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