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 New York, New York (ouvert)

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Clayton Asencoth
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MessageSujet: New York, New York (ouvert)   Sam 6 Nov 2010 - 23:18




"He left me for another Lady
He took my hand one day and told me he was leaving"

Je m’appelle Clayton, je suis née le 24 avril 1930. Je suis une femme tout ce qu'il y a de plus standard si on met de côté le petit détail que je suis un vampire. J'ai un mari que j'aime, des enfants et une famille que je protège envers et contre tout. Je suis impitoyable avec ceux qui essaient de lui faire du mal. Je suis une chef de clan et je gère ma famille avec le plus grand soin. Ca me blesse de les voir vieillir et disparaître les uns après les autres mais je ne souhaite pas qu'ils soient un jour transformés en vampire. C'est horrible d'être un vampire. Tant qu'il restera des membres de ma famille encore en vie, je resterai en vie.

J'habite New York. J'aime cette ville car c'est là que j'ai grandi, vécu et rencontré Arthur. A l'époque les noirs et les blancs ne se mélangeaient pas. Les temps ont changé. Aujourd'hui, c'est d'être un vampire qui est mal vu. Les vampires et les humains ne se mélangent pas. Ce n'est pas ordinaire d'être mariée avec un mortel quand on est un vampire. Le temps passe et j'aime toujours Arthur. Il a 82 ans maintenant. Mon cœur aussi a 82 ans mais d'apparence, j'en fais 25 ans. C'est l'âge auquel je suis devenu ce que je suis aujourd'hui.

Arthur se meurt. Il me laisse pour une autre lady. La Mort. Je le supporte mal. Nous avons toujours su que ce jour arriverait mais, même quand on est un vampire, on espère toujours l'impossible. Son état de santé m'alarme et me met de très méchante humeur. Je suis habituellement une femme qui ne cherche pas les ennuis et qui sait être discrète. Mais j'ai de la rage au fond de moi. Tout m'enrage.

J'ai décidé de rester à New York jusqu'à ce que l'inévitable arrive. Je suis un vampire nocturne. Mes nuits consistent à aller chasser rapidement pour rejoindre au plus vite le chevet d'Arthur. La journée, je le veille. Nous regardons la télévision, je chante les chansons qu'il a écrite pour moi quand nous travaillions tous les deux dans le music hall et les comédies de Broadway, nous nous remémorons nos vieilles histoires, nous dormons l'un contre l'autre, je pleure beaucoup. Il me dit que je dois arrêter de pleurer car ça me rend laide. Pour lui faire plaisir, j'arrête quand il est là.

Après sa deuxième attaque cardiaque, on nous a conseillé de le faire entrer à l'hôpital. Arthur et moi avons refusé. Les hôpitaux coûtent chers et ce n'est pas dans ce lieu que je veux le voir partir. Il souffre. Il tient encore pour moi. Mais je vois bien qu'il souffre. Combien de fois ai-je failli céder et le mordre pour le transformer? En un peu moins de soixante ans, je dirais au moins six cent fois. Mais cette vie n'est pas un cadeau.

Nous sommes le samedi 10 novembre 2012 et il est 22h34. Je suis assise sur une barrière de Columbia avec mes sacs de courses (de la nourriture pour Arthur et les enfants) et je n'ai pas encore eu le courage d'aller chasser. C'est un de ces jours où je suis dépitée et mélancolique. J'ai envie de bouffer la terre entière et tout paraît injuste. Il pleut des cordes depuis trois jours pourtant l'automne avait bien commencé.

Je regarde les voitures passer et la publicité sur les portières des taxis. Le visage charismatique d'Antarès sourit et regarde droit l'objectif. La propagande est de mise dans la capitale de ce qu'on appelle maintenant les RUO. New York ne dort jamais. Derrière moi, dans les murs de l'université, j'entends des étudiants crier et chanter des chansons mormones dont ils ont changé les paroles. Ils sont bêtes. Ils sont très bêtes mais ça me fait rire toute seule.

Je me mets à chantonner pour les accompagner dans mon coin. Mes yeux pleurent quand même mais ma bouche sourit. Mes sacs prennent l'eau, mes cheveux ressemblent à une serpillère, ils vont friser mais je m'en fous. J'ai les yeux perdus dans le vide mais l'air des étudiants m'emporte avec lui. J'avais juste besoin d'un moment de calme avant d'aller chasser et de rentrer veiller sur Arthur, un moment volé où il n'y a rien de grave dans ma vie et où je peux oublier.

Quelqu'un vint troubler ma chanson.


CREDITS:
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Images: moi.
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Ernest Prinze O'Connor
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MessageSujet: Re: New York, New York (ouvert)   Lun 15 Nov 2010 - 19:31

Cette année là j’étais en repos a New York, ma deuxième ville préférée après Londres, Paris, Rome et Stockholm (je voyage effectivement beaucoup). J’étais descendu à l’hôtel Hyatt de la 38ieme près de Central Park. Un palace que j’apprécie beaucoup, j’y ai mes petites habitudes et le personnel me reconnaît. Cela faisait trois jours que j’étais arrivé, cette année, j’ai décidé de faire comme tout le monde et me suis risqué a transplaner et fus plutôt fier du résultat, bon j’ai vomis quand même, mais pour un sorcier qui n’utilise que très peu la sorcellerie je m’en sortais bien. J’avais décidé de m’offrir quelques jours de repos ici pour faire un peu le point sur ma situation, en effet, depuis maintenant deux ans et le décès de mes parents, je ne faisais plus rien de ma vie si ce n’est claquer l’oseille qu’ils m’avaient laissé dans le superflu, l’alcool et la déprave. Une petite semaine aux States me ferait sûrement le plus grand bien, ici tout est facile et les moldus sont aisément manipulables, bref, je devrai bien m’amuser.

Ma vie n’a rien de très enviable si je réfléchis un peu, les gens que je côtoies m’aiment pour mon oseille, les nanas que je sautes pour les mêmes raisons j’imagine et mon personnel de maison (notamment Böse mon Majordome) ne reste que parce qu’ils sont grassement payés. En fait toute ma vie se rapporte a la thune. J’ai également décidé de m’écarter sciemment du monde de la sorcellerie pour les mêmes raisons : Le gratin magique étant encore pire que celui du monde des sans baguettes.

Quand a la guéguerre qui oppose Antarès au reste du monde, je n’ai aucun point de vue, a cela près que je l’imagine trop cool ce mec et que je suis persuadé d’avoir beaucoup de points communs avec lui. Moi tant qu’on ne viens pas me péter les roustons tout ce passe bien.
Quand j’étais petit cependant je me souviens d’avoir été totalement différent, jusqu'à mon entrée a Poudlard j’étais plutôt la mauviette de service, petit et bedonnant, je rêvais sans cesse a de beaux mondes imaginaires desquels j’aurai été le prince caché. Des mondes remplis de ballons multicolores et de gentilles personnes, j’étais gentil étant petit et très sensible aussi…, bon, je le suis toujours un peu quand même mais le cache de manière quasiment professionnelle.

Putain que j’ai soif, il est l’heure de boire un premier verre on dirait…

Une fois dehors, j’entrepris de me mettre en chasse d’un endroit sympa ou prendre « le thé », après tout, c’était les vacances en somme et je pouvais très bien m’octroyer un petit remontant sans trahir la cause qui m’avait amenée ici.
Chemin faisant, je m’amusais a deviner les jobs des personnes que je croisais. Tiens toi avec ta tête d’œuf tu dois être prof, et toi caissière, toi directeur dans les assurances ou vendeur de voiture c’est difficile a dire. Je m’occupais l’esprit pour ne pas a avoir une conversation sérieuse avec moi-même.

Tu fais quoi là ? Me dis-je
Quoi ? Je fais quoi ? Me répondis-je
Te fous pas de nous s’il te plait, si tu es venu ici ce n’est que parce que tu es un putain de connard d’excentrique qui ne respecte personne, qui n’a pas d’amis, qui boit comme un trou et qui a besoin de se remettre dans le droit chemin, alors pourquoi prendre la direction d’un bar ? Tu commences bien mal nôtre thérapie…

Je m’énervais moi-même parfois, mais j’avais raison, a quoi bon venir jusqu'ici si c’était pour continuer a être ce que j’étais la bas ? Et puis merde, aller, un peu de courage. Pas une goutte d’alcool aujourd’hui et je fais le mec gentil jusqu'à la fin de cette putain de journée.
Je ne risque pas grand-chose et au pire je me la collerai deux fois plus demain.
Cette petite remise en place avec moi-même me fit arriver machinalement dans un lieu que mon esprit n’avait pas choisi et je dus m’y reprendre a deux fois avant de reconnaître l’endroit ou mes pas m’avaient conduit.

Bon ce soir c’est pizza dans la chambre et un bon vieux Mickey Mouse, tu en veux de la soirée de gentil ? Tu vas en avoir…

Au moment ou je m’apprêtais a revenir sur mes pas, mon regard se posa sur une jeune femme (9/10) qui était assise sur une espèce de barrière et dont les mains étaient pleines de sacs de courses. En tant normal, une pareille nana, je l’aborde puis je l’impressionne avec mon blé puis je la saute. Mais quand je remarquai que des larmes coulaient le long de ses joues, mon petit moi n’hésita pas une seconde.

Alors là c’est nôtre jour de chance, tu veux être gentil ? Alors tu vas voir cette jeune femme et sans arrière-pensée (même si elle est très à nôtre goût) tu essayes de la faire sourire. Juste ça, un sourire et tu te casse…ça c’est gentil !

Après tout pourquoi pas ? Ça ne me coûte pas grand-chose d’essayer et peut être bon pour ma thérapie naissante. Sauf que moi je ne suis pas marrant comme gars, on ne peux pas dire que j’ai la blagounette facile. J’ai pris des cours de théâtre en option a Poudlard quand j’étais petits et nôtre professeur nous disait toujours de croire en l’improvisation quand on se posait trop de questions, c’est pas con, je décidai donc d'improviser.
Je retiens mon souffle quelques secondes, reboutonne ma veste et sans réfléchir parcours les quelques mètres qui me séparent de cette (ravissante) personne. Je me plante devant elle en souriant (ça non plus ce n’est pas ma spécialité), attends qu'elle me regarde enfin (ça a prit au moins vingt secondes, ce qui est long quand on est planté là le sourire figé) et de ma plus belle voix lui sort :

"Bonjour, faut pas pleurer, ça ne doit pas être si grave que ça"

Putain mais quel con...




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Clayton Asencoth
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MessageSujet: Re: New York, New York (ouvert)   Dim 21 Nov 2010 - 2:18

"Ca ne doit pas être si grave ?" Je vais le défoncer...

Qu'est-ce qu'il en sait de ma vie ? C'est une façon d'aborder les gens, ça ? Je suis un sale vampire, je porte la mort où je vais, mon mari est en train de crever et mes gosses aussi... "Pas si grave ?" PAS SI GRAVE ! Il n'y a pas à dire, certaines personnes ont le don de mettre les deux pieds dedans. Pourtant, il m'a l'air d'un brave garçon. C'est assez gentil de sa part de s'arrêter auprès d'une inconnue pour la tentative (grotesque) de lui remonter le moral. En tout cas, j'imagine que c'est ce qu'il essaye de faire, aussi maladroit le geste puisse-t-il être. Je suis déconcertée et à la fois un peu amusée. Ils sont rares ceux qui se seraient arrêtés spontanément auprès d'une fille en pleur. Les gens n'aiment pas les emmerdes. En général, quand il y a une embrouille, ils baissent la tête et tracent leur chemin. Pas lui.

Plusieurs options se déroulent dans ma tête au moment où je lève les yeux sur lui pour le dévisager bouche bée. Mes larmes ont arrêté de couler subitement. La pluie les efface.
    a) Ce type est un sadique voyeur et il aime voir les gens souffrir. Il veut les détails horribles de ce qui me fait pleurer pour triper.
    b) Il est psy et il a décidé de faire des heures sup'.
    c) Il est con.
    d) Il s'ennuie, il n'a pas d'ami et je suis l'incident de sa journée qui va lui permettre de tuer un peu le temps.
    e) C'est un des étudiants de Columbia qui est en train de se faire bizuter et je suis la cible d'un pari débile: "tu vas la voir et tu te démerdes pour nous ramener son soutif"...
    f) Je lui rappelle une fille qu'il a vu souffrir et pour laquelle il n'a rien pu faire pour soulager la douleur et il me prend pour sa rédemption sacerdotale... je m'emporte un peu, là.


Quoiqu'il en soit, ce n'est pas de la gentillesse gratuite. La gentillesse n'existe pas. La gratuité n'existe pas. Il y a toujours quelque chose en contrepartie. Vu le taux de phéromone qui plane autour de lui, je n'ai pas de mal à savoir ce qui lui a fait tourner la tête...

Je suis amère, alors je pense avec amertume.

Alors, que faire de lui ? Satisfaire son incursion dans ma vie en déversant mes problèmes sur sa gueule d'ange ? Je pourrais lui pourrir assez facilement sa soirée. L'envoyer bouler gentiment en lui disant que ce n'est pas grave pour continuer à broyer du noir toute seule ? Je suis pathétique. Rien... rien de tout ça. Je ne veux rien. Je ne lui en veux même pas de cette maladresse.

Je lui souris entre les deux dernières larmes et je baisse les yeux sur mes sacs de courses.


Il faut se reprendre, Clay.

J'inspire longuement et je relève la tête vers le ciel. Yeux fermés, sourire fugace sur la bouche. Objectif: reprendre du nerf et du poil de la bête.

Je tourne la tête vers lui une nouvelle fois, après un silence obligé, le temps de respirer pour que ma voix ne sorte pas brisée.


"Ca va passer... pleurer ça fait du bien. Ca me nettoie."

Il ferait un charmant dîner, ne puis-je m'empêcher de penser en le regardant. Je pourrais peut-être me l'octroyer maintenant plutôt que d'aller chasser en rentrant.

La gentillesse ne paie pas. Et puis, il ne se sera pas arrêté pour rien.

Je dois le retenir, le temps de rassembler un peu mes esprits et d'avoir suffisamment de force et de motivation pour me mettre à table... dans tous les sens du terme.

Je lui désigne le portail de Columbia derrière nous. Les types bourrés chantent toujours à tue tête. J'interroge gueule d'ange d'une voix accorte, moitié pour le remercier, sans le dire, d'avoir eu la gentillesse de prendre des nouvelles, ou qu'importe ce qui l'a amené à s'arrêter, et moitié pour faire celle qui s'intéresse:


"Vous êtes étudiant ici ?"


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Ernest Prinze O'Connor
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MessageSujet: Re: New York, New York (ouvert)   Mar 30 Nov 2010 - 20:44

Si je suis étudiant ici ? Mais elle se moque de moi ou quoi ?

Alors là, elle m’avait tué, je m’attendais a tout sauf a ça. Soyons honnête, mon entrée en matière avec elle était un peu hasardeuse voir carrément pourave, soit. Mais quand même de là à me traiter d’étudiant. Faut arrêter de déconner cinq minutes. Ai-je l’air d’un étudiant boutonneux ? Je ne sais pas pourquoi cela m’énervais mais l’idée qu’on me prenne pour un petit branleur puceau capitaine de l’équipe d’échec des têtes d’ampoules me glaçait le sang.
Elle a crut quoi ? Que des potes tout juste pubères m’avaient envoyés avec pour mission de leur rapporter sa petite culotte en gage de bizutage ?

Respire…

Voilà qui m’apprendra, vous voulez aider quelqu’un gentiment et on vous insulte. L’envie de passer mon chemin sans même prêter attention a sa question me titilla, puis, mon petit moi me rattrapa in extremis :

Prends du recul, analyse la situation, fais abstraction de tout ce qui t’énerve pour te concentrer sur ton objectif. Cette jeune femme est triste, elle n’a sûrement pas voulu t’offenser avec ses propos et elle a aussi sûrement besoin de réconfort.

Mais quand même, comment peut on me prendre pour un étudiant ?

Bon je veux bien faire l’effort, mais d’abord analysons ce qui n’a pas fonctionné dans sa déduction et essayons d’en savoir un peu plus sur elle. Plus j’en saurai sur son profil psychologique et mieux je pourrai trouver la bonne manière de lui changer les idées.

Premièrement j’ai 28 ans et j’estime que physiquement je les porte bien. Alors à moins d’être en dixième année de médecine je fais un peu vieux pour être étudiant. Donc cette personne n’a aucune notion des ages.

Secondement je suis sapé comme un nabab du pétrole, porte au poignet une montre de luxe et mon parapluie Burberry est assorti à mes pompes en croco. Autant dire que ce n’est pas vraiment le style étudiant de base. Donc cette personne n’a pas fait d’études.

Troisièmement le ton courtois de « mon approche » laisse à penser que je suis certainement de bonne famille donc additionné a l’age que j’ai et a ma garde robe irréprochable tout laisse à penser que j’ai une bonne situation professionnel et par déduction que mes études sont terminées. Pas besoin d’être diplômée en psycho pour le remarquer. Donc cette personne est addict à l’héroïne pure.

Merde une camée…

Et c’est pour cela qu’elle pleure toute seule dans la rue, parce qu’elle est en manque et hésite à dépenser l’argent destiné aux courses de ses enfants dans l’achat de dope. La vérité avait enfin éclatée.

Bravo Ernest, tu aurais pu être un bon profiler

Je me faisais rire tout seul car il était évident que cette fille ce moquait de moi, qu’elle était intelligente et qu’elle savait que cette première phrase me déstabiliserait.
Je ne pu m’empêcher de sourire, le fait de comprendre tout ce qu’elle avait mit en œuvre pour me tester m’amusai car malgré sa détresse et le fait qu'elle n’avait sûrement pas envie de parler a qui que ce soit elle avait prit la peine de faire de l’esprit.
Mais que faire maintenant ? De toute évidence je n’avais pas encore réussis à la faire sourire et (ne me demandez pas pourquoi) cette jeune femme me touchai, je sentais que j’étais capable de faire quelque chose pour elle.

« Non pas du tout, je suis en vacances ici et suis Anglais. »


Lui dis-je en tendant un mouchoir en soie flanqué de mes initiales.

« Je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas mais je pense qu’un bon café vous ferait le plus grand bien. Je m’y rendais justement, juste à côté d’ici. Voulez vous m’y accompagner ? Je m’appelle Ernest ! »



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Clayton Asencoth
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MessageSujet: Re: New York, New York (ouvert)   Jeu 2 Déc 2010 - 21:23

Je ne sais pas ce que j'ai pu faire pour provoquer ce flot d'émotions chez lui. Agacement. Indignation. Doute. Froissement. J'ai tout pris en pleine figure. Puis, ça s'est calmé. Il y a eu de la douceur. De... de la compassion, je dirais.

Je n'ai pas dit. Je ne le dis jamais. Je suis Empathe. Plusieurs vampires réalisent qu'ils sont doués de capacités en dehors de celles qui sont les leurs ordinairement. Certains lisent dans les pensées, d'autres peuvent voler, se métamorphoser en animal, déplacer des objets par la pensée, télécommander les humains comme des marionnettes, prédire l'avenir. J'en passe. Le mien est insupportable. Je ressens tout ce qu'il se passe dans le corps des gens. J'ai même apte à créer une ambiance qui influencent leurs émotions.

Quand je chantais, sur scène, à mes débuts, j'avais déjà triché. Quand je sentais qu'un des spectacles d'Arthur faisait un flop, quand il y avait ces fameux soirs où l'énergie n'y était pas, j'influençais l'humeur du public. J'étais capable de provoquer leur rire, leur compassion. Il m'est aussi arrivé d'agir sur un groupe de malfrats pour les pousser à se quereller entre eux. La police leur tombait dessus et ils étaient incapables de comprendre comment ils avaient pu se mettre dans des états pareils au point de se faire gauler par les flics sans broncher.

Cet homme habillé comme Gatsby le Magnifique avait une vie intérieure intense. Je le ressentais même si je ne comprenais pas ce qui se tramait en lui.

Il m'invite à boire un café. Il diagnostique en clin d'œil que c'est ce dont je pourrais avoir besoin. Soit. Je pleure. Je pleure donc j'ai besoin de caféine. A force de m'occuper de la santé de mes enfants et d'Arthur, j'ai fini par avoir quelques compétences en médecine et je n'ai jamais lu ou entendu nulle part qu'on pouvait soigner une déprime avec une tasse de café. Le café, ça énerve.

Ca me fait sourire et je ne m'en cache pas. J'essuie une larme mais je ne fais qu'étaler le mascara qui coule. Je saute de ma barrière et m'avance devant lui. J'ai envie de le renifler mis j'évite. Le geste pourrait être mal perçu. On ne renifle pas les gens. Même s'ils sentent très bon. Mes narines frétillent. A peine deux secondes.


"Un café ? Vous avez peut-être raison. Boire quelque chose. Changer d'air. Un verre de grenadine. Mieux."

Je parle souvent de manière elliptique. Une sale habitude. Avant, les noirs devaient faire vite, parler clairement et rapidement ou on ne les écoutait pas. Ca m'est resté. Ca et une constante politesse. Je veux seulement dire que je préfèrerais un verre de grenadine. Évidemment, je ne bois pas plus de café que de diabolo fraise. Du sang. C'est tout ce que je veux.

Quand un vampire choisi sa proie, décide qu'il va chasser, rien ne peut le faire changer d'idée ou l'arrêter. La traque commence. Il imprime le visage et l'odeur de sa future victime en lui, dans ses naseaux et sur ses rétines, puis c'est un déferlement d'énergie qui l'assaille. Une envie plus grande que sa propre existence. Une question de vie et de mort. La gorge commence à nous brûler et la seule manière d'apaiser cette souffrance et le précieux liquide rougeâtre enfermé dans ce corps pâle et fragile. L'Humain.

Alors, pour l'instant, je ne décide rien. Je veux pouvoir retourner en arrière. Je veux savoir ce que gueule d'ange me veut. Si ce n'est qu'une piètre drague, la chasse sera ouverte. Si son geste est réellement désintéressé, je le laisserai filer.


Toi, mon beau, tu as de la chance que je sois si bouleversée. En d'autres circonstances, tu n'aurais fait ni une ni deux.

Je lui souris pour lui cacher la teneur de ma pensée. Un sourire doux et aimable comme font les filles d'aujourd'hui.

Je me poste à côté de lui en attendant qu'il commence à marcher. C'est lui qui sait où nous allons. Je me tiens au garde à vous et je commence à oublier le pathos qui m'étouffait.

"Je vous suis", dis-je.

Nous marchons. Dans une vitre de voiture, mon reflet me renvoie une image qui ne me plaît pas. Je me tétanise. C'est moi cette serpillère ? Je cesse soudain de marcher. Je fourre mes sacs dans les bras de l'anglais et je disparais, à vitesse humaine, derrière le rétroviseur extérieur d'une camionnette à ma hauteur.

"Vous regardez pas !" Je lui crie de par-derrière mon miroir de fortune alors que j'entreprends déjà un ravalement de façade complet. "Horrible ! Vous auriez pu me dire que je ressemblais à la fille cachée de Mr. Warldorf et de Joan Van Ark après sa sixième opération ratée."

Mes gestes sont rapides, coordonnés mais je fais attention à ne pas aller trop vite non plus. Je n'aimerais pas qu'il ait la puce à l'oreille. Après trois minutes – c'est assez long trois minutes ? – je reviens. Pimpante. Le mascara ne coule plus, les cheveux ont retrouvé une mise en plie à peu près montrable, rouge à lèvres, yeux pétillants. Woah! Je suis trop bonne !

Je lui fais mon sourire à six mille dollars en revenant sur le trottoir:


"Mieux."

C'est mieux.

Je me sens d'humeur guerrière. Je lui emboîte le pas vers le wherever-he-wants-to-go et commence à m'intéresser à lui. Véritablement, s'entend.


"Anglais. Vacances. Quel look. Vous ne faites pas touriste."

Je sais, je sais. Ce n'est pas une question. Mais c'est ma façon de les poser, les questions.
Pour pimenter, je lui livre:


"Je suis chasseur de primes."

Hop. Ca c'est fait.

"Je chasse. Les vampires, les loups-garous, les repris de justice, les fugitifs, les sales dragueurs...."

Double hop. Il est prévenu. Il peut toujours décider de prendre ça pour de l'humour.


" ....Moins intéressant que touriste anglais. C'est sûr."


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MessageSujet: Re: New York, New York (ouvert)   Sam 22 Jan 2011 - 19:05

J’avoue qu’à cet instant je n’aurai pas cru que cette jeune femme accepterait mon invitation somme toute un peu maladroite. Il aurait été normal venant de sa part qu’elle m’envoie promener, surtout avec une entrée en matière comme celle que je venais de composer et à un moment ou apparemment elle aurait surement préférée être seule.
Mais grâce à un tout petit sourire elle m’avait laissée pénétrer son espace et je l’en remerciai. En effet, je me disais que c’était une chance de l’avoir rencontrée car il était évident que si mon chemin n’avait pas croisé le sien je serai surement allé me bourrer la gueule dans une boite de nuit tendance et qu’à la première rencontre féminine « praticable » ma chambre d’hôtel aurait été le terminus d’une soirée de luxure à oublier. Une de plus.

Au lieu de ca, je me retrouvai maintenant en compagnie de cette énigmatique belle jeune femme en route pour un improbable « grenadin’ time ».
La vie m’amusait parfois et même si je n’avais aucune idée de ce qui allait bien pouvoir ce passer, j’avais l’agréable sensation de ne pas perdre mon temps a de futiles occupations.

J’avais sincèrement envie d’en connaître un peu plus d’elle. Ses premiers mots additionnés à sa nonchalance sympathique me mirent de bonne humeur.

Chasseuse de prime ? Quel drôle d’idée elle a trouvé là pour me mettre en garde. C’est marrant comme les femmes trouvent toujours des idées farfelues pour nous transmettre leurs messages. En gros elle me faisait comprendre à sa manière que ce n’était même pas la peine en rêve d’essayer de lui sortir le grand jeu.
Ainsi soit-il ma chère, je n’essayerai pas de vous séduire ni encore moins de vous posséder. Ce n’est absolument pas dans mon idée je vous l’assure et je ne changerai pas d’avis, j’ai des principes et de solides valeurs auxquelles j’aime me cramponner.

Nous marchions côte à côte sur le trottoir humide, j’avais toujours ses paquets dans les bras depuis qu’elle me les avait donnés le temps de se refaire une beauté. Il faut dire qu’elle avait sacrément réussit sont coup car en l’espace de quelques secondes, elle était passé de la jeune femme en larmes assise sur la barrière, à la beauté sauvage qui m’accompagnait et ce, de manière assez déstabilisante je dois dire.
Je ne pouvais cependant m’empêcher en la contemplant de penser que cette femme était sincèrement triste et que quelque chose de douloureux c’était immiscé dans sa vie.
Malgré ses efforts apparents, son regard mélancolique trahissait sa bonne volonté à mon égard.

« Je n’ai pas l’allure d’un touriste car je n’en suis pas véritablement un »

Pris-je la peine de lui expliquer.

« Je suis en vacances-business »

Lui menti-je.

« Chasseuse de prime est un drôle métier, vous devez être experte en art martial ou un truc dans le genre je présume, les fugitifs et les sales dragueurs n’ont cas bien se tenir, c’est très impressionnant »

Ça c’est de la conversation Ernest, c’est bien, continu comme ça et elle ne va pas tarder à tourner les talons.

« En tous cas, sachez que je suis très heureux de faire vôtre connaissance et que ma compagnie, je l’espère, vous changera un peu les idées Mademoiselle dont je ne connais toujours pas le prénom »

Bien envoyé ça…

Nous déambulions à présent dans une petite ruelle qui nous permettrait de rejoindre rapidement l’avenue principale ou, j’en suis sur, je trouverai un endroit sympathique ou nous installer. A une dizaine de mètres, une large silhouette venant de face se dirigeait vers nous. Arrivé à notre hauteur, l’homme - puis qu’il s’agissait d’un homme -, vint à nôtre rencontre.

« Z’auriez pas un penny ou deux m’sieur ? »

Me demanda-t-il.

« Non désolé, je n’ai pas d’argent sur moi monsieur. »

Lui répondis-je machinalement sans véritablement faire attention a lui et en continuant mon chemin comme si de rien n'était, Mademoiselle toujours a mes côtés.

L’homme nous emboita le pas et, nous coupant la route, se plaça juste devant moi. C’est alors que je vis deux autres silhouettes sortir de la pénombre de la ruelle. L’une à gauche et l’autre à droite de notre position.

« Je me suis fait mal comprendre, tu me files ton portefeuille et ta montre sans rechigner ou ta pute et toi j’vous égorges avec ça »

Je vis une lame d’au moins vingt centimètre sortir de son blouson. Machinalement je pris le bras de la jeune femme et la tira derrière moi. Je n’étais pas angoissé. J’avais l’habitude de ne pas me laisser faire et n’avais pas peur. Mais à trois contre un avec en plus la responsabilité de la demoiselle, l’inquiétude me gagna. Un sorcier aguerrit sortirait sa baguette et expédierait vite fais bien fait les malfrats valser contre les parois rugueuses des murs mitoyens. Mais moi, ma baguette est à l’hôtel bien au chaud dans mon sac de voyage avec le reste de mes affaires. Comme d’hab, mon anticonformisme me jouait encore des tours.

« Écoutez les mecs, je vous donne ce que vous voulez »

Finis-je par capituler. Et doucement je pris la peine de sortir mon portefeuille de la poche arrière de mon pantalon et de lui tendre. Il me l’arracha des mains.

« La montre. »

Putain de merde, une Jaeger Le Coutre à dix mille Livres.

Me dis-je en enlevant le bracelet et en lui tendant la précieuse pièce d’orfèvrerie Suisse.

« Et Beyoncée elle a rien à nous donner ? »

S’enquit nôtre agresseur.

« Peux être devrions nous la fouiller méticuleusement »

Balança le plus balèze des trois en s’approchant d’elle un regard explicite éclairant son visage.

Tout alla ensuite très vite. À ses mots, mon poing alla fracasser le nez du géant pervers au même moment ou l’arrière de mon crane se brisait par un coup inouï venant de derrière moi. Ma dernière pensée avant de perdre connaissance alla à ELLE. Je m’effondrai au sol.




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