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 La diable s'habille en Gucci

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Solace
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MessageSujet: La diable s'habille en Gucci   Ven 1 Oct 2010 - 2:47

Ma tâche n’était pas des plus intéressantes mais je comptais y apporter l’épice délicieuse qui pimenterait la sauce.

Où que j’aille, je traînais inlassablement mon boulet de nouveau-né, Grant. La période de domestication de sa soif touchait à sa fin. Il avait appris à ne plus se laisser avilir par la soif. Je l’avais testé plusieurs fois afin d’être certaine qu’il ne me jouait pas un tour pour mieux aller s’abreuver dans mon dos. A l’occasion, je l’avais emmené du côté de Soho après l’avoir contraint à se sevrer pendant deux jours. L’exercice était simplissime : « On ne boit pas n’importe qui et n’importe comment ! »

Il avait faim mais il résistait. Il grognait contre mes exercices mais il s’y soumettait pour me démontrer qu’il avait fait du chemin depuis notre aventure en Pologne. J’admettais que c’était vrai et je lui laissais de l’air. Cependant, dès que je n’étais pas avec lui, il tournait en rond et s’ennuyait ferme. Il ne me lâchait jamais d’une semelle. Sa grande passion était de m’interrompre à tout bout de champ et toujours dans les pires moments. J’élevais un gosse. C’était horrible.

C’est donc suivie par Grant que je me suis rendue près du domicile de Charlotte de Lansley pour pouvoir à l’ordre de mission que l’Amiral m’avait assigné il y avait de cela plusieurs semaines. Pendant son séjour au Canada et en son absence du domicile conjugal, je devais jeter un œil à sa femme. Baby-sitter une si grande fille était ridicule. Il n’avait qu’à pas l'abandonner derrière lui. D’ailleurs, il aurait du divorcer aussitôt qu’il a appris qu’elle était en réalité soumise à l’ennemi. J’allais me régaler. Je me passionne depuis longtemps pour les attentats sentimentaux en tout genre.

Mon benêt et moi étions à un carrefour. Le temps était grisâtre. Rien d’extravagant en cette anglaise région. Je le sermonnai pour ne pas faillir à mes habitudes :
- « Grant, si tu l’ouvres, je te coupe ton membre actif.
- Qui n’est pas actif depuis que je suis vampire ! De toute façon, je ne viens pas avec toi. »

Il venait de me couper le souffle. J’abandonnai subitement le pas que j’allais faire pour pivoter sur moi-même et me retrouver en un souffle tout contre lui :

- Tu ne vas pas me dire que ça fait...
Je comptais lentement sur mes doigts pour le ridiculiser encore plus.
- Six mois que tu n’as pas... ?! Tu vas redevenir puceau !
- T’es pas drôle. Dès que je touche une humaine j’ai peur de la casser en deux... ou j’ai juste envie d’en faire un bon repas. Mon estomac s’est exprimé plus fort que ma libido ces six derniers mois. Compatis et va-t’en retrouver madame de Lansley. Je reste à distance. Je te promets de rester sage...
- On en reparlera, Grant. Ca, je te le promets. »
Cinq secondes plus tard, j’étais assise sur un muret le long duquel la dame de Lansley marchait tranquillement sans se douter qu’à cinq mètres, elle croiserait ma route. Je n’étais pas supposée croiser sa route. Jusqu’à aujourd’hui, les quelques fois où j’étais venue surveiller, j’avais respecté la consigne. Sacha m’avait bien dit que je devais me faire discrète. Quelle peine ! Quel ennui ! Comment peut-on avoir envie d’être discrète quand on porte le dernier tailleur de Gucci et des magnifiques Louboutin en peau de serpent ?
- « Bonjour, madame de Lansley. Que vous êtes jolie, que vous me semblez grande ! Sans mentir, si votre ramage se rapporte à votre blindage, vous êtes... vous êtes... vous êtes ravissante, dis-je quand elle passa à mon niveau.

Je la regardais avec séduction et gourmandise, comme je regarde chaque jolie poche de sang sur pattes. Elle était belle cette femme. Il ne s’embêtait pas, Sacha.

Je sautai de mon muret avec une grâce propre à ma race et lui barrai la route impunément mais pas sans courtoisie :

- Enchantée de faire votre connaissance. Je m’appelle Solace, juste Solace, et quand nous serons coutumières l’une de l’autre, je vous permettrai de m’appeler Sol.

Quel singe je fais !

- Puis-je me promener avec vous ? Je suis une... amie de votre époux.

Et pour qu’elle ne me refuse pas cette demande, je jetai l’appât d’un ton jovial :

- Saviez-vous qu’il a de nouvelles cicatrices ? Aimeriez-vous avoir des nouvelles de votre tendre époux ? »
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Charlotte de Lansley
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MessageSujet: Re: La diable s'habille en Gucci   Mar 5 Oct 2010 - 21:47


" Non Ene, reste ici. Tu vas t'ennuyer à mourir si tu viens. Ca m'ennuie moi-même d'avance ! "
- Tu es sûre ?
" Certaine. Tu n'as qu'à faire un Babyquid' avec mon père, je sais que ça lui manque de perdre. "

~† Jack Leonhart, assis non loin, descendit juste assez le journal qu'il tenait pour lancer un faux regard sombre à sa fille. Elle lui offrit un petit sourire angélique alors qu'Eneas renchérissait sur la blague, défiant ouvertement son oncle à faire avec lui au moins une partie. Mary, désespérant de rester inactive sur sa chaise - puisque sa fille lui avait interdit à elle aussi de l'accompagner -, sauta sur l'occasion et brandit sa baguette pour faire venir le-dit Babyquid' prenant la poussière dans le grenier. Charlotte pour sa part, enfila sa cape noire et glissa son sac à main sur son épaule. Quand elle quitta la maison, un éclat de rire d'Eneas qui venait visiblement de marquer l'accompagna comme la porte se fermait.

Son cousin était arrivé la veille. Il revenait d'un long voyage en Australie. Dans ses bagages, il avait amené des dizaines de photos qu'il avait faites développées, représentant diverses créatures magiques peuplant le continent. Charlotte ne se souvenait pas avoir jamais vu pareilles créatures, et Eneas lui avait expliqué qu'elles étaient apparues suite au vol du Calice. Antarès. Encore. Toujours. Partout... Il n'aurait pas dû rentrer avant un mois encore, mais il avait pressé son départ suite à la dernière lettre qu'elle lui avait envoyée... Et, incontestablement, la présence de son cousin lui faisait du bien. A lui seul, il semblait avoir ramené la vie au sein de la maison Leonhart. Elle ne l'avait pas lâché depuis qu'il était arrivé, la veille dans l'après-midi. Elle avait même insisté pour qu'ils dorment ensemble, comme ils le faisaient enfants. Sa présence l'apaisait et, aujourd'hui, elle se sentait presque... épanouie. Presque. Il lui manquait constamment une petite partie d'elle, probablement à des milliers de kilomètres.

Mais pour éviter d'être un véritable pot de colle, et parce qu'elle avait malgré tout besoin de ses petits moments en solitaire, elle avait décidé qu'elle sortirait seule. L'affaire était grave, l'affaire était urgente : il lui fallait faire du shopping. Elle ne rentrait maintenant plus dans la moitié de ses pantalons. Ses jupes, n'en parlons pas. Ses vêtements amples maintenaient encore vaguement l'illusion mais d'ici très peu de temps, elle en était sûre, elle ne pourrait plus cacher son état. Dans un élan de courage, elle avait décidé le matin-même qu'elle allait s'acheter ses premiers vêtements de grossesse. Autant profiter de sa relative bonne humeur... A peine avait-elle fait quelques mètres qu'une voix chantante s'éleva jusqu'à ses oreilles. Lui citant... une fable ?

La voix continuait son éloge et, au fur et à mesure, la cadence des pas de la sorcière ralentissait, alors qu'elle tournait en même temps progressivement son visage vers la personne qui l'avait apostrophée. Manifestement, elle semblait plus que surprise. Qu'on l'appelle par son nom déjà, mais aussi qu'on lui dise ainsi, sans détour qu'elle était... ravissante. D'accord, aujourd'hui elle se trouvait jolie avec sa peau lisse, ses joues rouges et sa poitrine pulpeuse. Ce qui n'était absolument pas le cas la veille, où elle s'était trouvée affreuse, avec ces gigantesques cernes sous les yeux et ce ventre trop rond... Et chaque jour, elle changeait d'avis. Mais tout de même, cela n'expliquait en rien pourquoi cette sulfureuse blonde visiblement très à la mode lui disait tout cela. Quiconque les aurait croisé aurait certainement ri, à voir son expression. A cet instant précis, elle la fixait comme si elle avait face à elle une... farfelue. Une personne complètement loufoque, toquée, extravagante et marginale. Ce qui n'enlevait en rien l'étrange sympathie qu'elle inspirait.

Sympathie qui s'évapora bien vite lorsque la jeune femme vint se planter juste devant elle, la fixant comme si elle avait été un... délicieux bonbon. Et Charlotte n'aimait pas cela. De plus, maintenant qu'elle l'avait face à elle et qu'elle était en mesure de croiser ses yeux, elle pouvait sans peine assurer que cette jolie blonde avait quelque chose de dangereux. Quoi, elle ne savait pas encore, mais elle en était sûre. Sûrement son instinct maternel. Charlotte ne l'interrompit pas, ne la contredit pas en lui faisant remarquer qu'il y avait peu de chance qu'elle ait un jour envie de l'appeler "Sol". Elle se tut, n'acquiesçant pas à sa requête de promenade. Ce ne fut que lorsque Solace évoqua Sacha qu'une étincelle s'alluma dans le regard de Charlotte.
†~


" Sacha ? "

~† Sans réfléchir plus, elle pivota sur elle-même pour balayer des yeux les alentours. Ce n'était pas qu'elle cherchait si elle était tombée dans ce que les moldus appelaient une "caméra-cachée", ou si on lui faisait une blague. Elle voulait juste s'assurer qu'elle ne voyait pas de tête connue de l'Opposition dans les parages. Cela aurait été plutôt étonnant, mais elle préférait s'en assurer. La rue était vide. Alors, prenant conscience que cette femme pouvait peut-être lui parler de Sacha, même un détail, son rythme cardiaque partit en flèche et s'accéléra. Comme une flamme chaude et rassurante. Presque comme s'il était là. C'était certainement de l'excitation aussi. Cela faisait des semaines qu'elle n'avait plus aucune nouvelle, pas depuis son anniversaire. Elle mourrait d'envie de savoir ce que cette Solace avait à lui dire mais elle prit le temps de considérer la situation une seconde. Il y avait un risque mais finalement, au point où elle en était, elle n'avait plus grand chose à perdre... †~

" Je m'apprêtais à faire quelques achats mais permettez-moi plutôt de vous offrir un café.
J'ai hâte d'entendre tout ce que vous avez à... tout ce que vous pouvez me dire.
"
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Solace
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MessageSujet: Re: La diable s'habille en Gucci   Mar 5 Oct 2010 - 22:49

- « Des courses ! »
Mes pupilles s’illuminent instantanément. C’était le mot magique. Et pour ce que j’en aurais bu de son café, je préfère largement faire les courses.

J’ai toujours la carte d’Atålan dans la poche. J’ai réussi à la lui chiper la nuit dernière. C’est mon grand jeu. Dès que je le déshabille, je sais que j’ai un intervalle très court pour la lui voler et la glisser sous l’oreiller. Je la récupère discrètement avant de quitter sa chambre. Qu’il s’en rende compte sur le coup ou une semaine plus tard, je la lui rends toujours avec un débit plus ou moins énormissime selon qu’il a été bon amant ou pas. Je veux dire que plus je suis heureuse, plus je dépense. Grâce à Atålan, je suis devenue une grande dépensière, n’en déplaise à sa banquière - et à son colocataire. Les murs sont trop fins chez Atålan. Il n’y a pas de plaisir plus grand que celui de dépenser l’argent qui ne nous appartient pas. A chaque fois que je m’en vais en campagne pour mes emplettes, je suis sûre de faire grimper le PIB de l’Angleterre.

J’attrape gaiement le bras de madame et le passe sous le mien :
- « Je ne bois pas de café, je suis un vampire, lui dis-je sans prendre de gants. Sauf si vous tenez absolument à me dépanner d’un peu de votre sang. Vous fleurez fort bon, milady... je ne saurais pas dire ce qui vous rend si différente...

Je la renifle près de l’oreille, sans trop en faire, pour essayer de comprendre d’où vient cette saveur si surprenante. Je suis tellement excitée à l’idée de dépenser l’argent d’Atålan que j’oublie aussi vite la singularité de son parfum.

Je poursuis sur ma lancée, d’une bonne humeur éhontée, d’une indifférence fort à propos pour tout ce que cette bonne humeur épuisante peut provoquer chez ma nouvelle copine de shopping. Quand je vais raconter à Amys que j’ai fait des courses avec la femme de Sacha ! Eh, bien, je parie qu’Amys la rabougrie va m’en faire le blâme et tout raconter à Egon. Alors je ferais aussi bien de me taire si je ne veux pas qu’Egon raconte tout à l’Amiral.

- Toujours est-il que je vous accompagnerais volontiers faire des emplettes ! De quoi avez-vous besoin ? Bottes ? Foulards ? Robes ? Sous-vêtements ?
Un coup d’œil à ses mensurations :
- Ah ! Ca ! Il ne s’embête pas, de Lansley. Vous avez une poitrine... énorme. Jolie, hein. Mais quand même... »
Je suis aux anges. Ma mission prend un tour bien plus agréable que ce que j’aurais présagé. D’abord, je vais abondamment pouvoir m’amuser de cette pauvre jeune femme et ensuite j’y gagnerais de nouvelles bottes !

Pour en revenir au sujet qui l’intéresse, je lui dresse un portrait passablement enjolivé de la situation :
- « Sacha s’est fait cassé trois côtes, il a une épaule démise et une nouvelle cicatrice dans le dos mais son joli visage a été épargné.
Je trouve ces informations suffisantes.
- Je ne peux pas vous dire où il se trouve ni comment il s’est fait ça mais votre monsieur ne va pas très bien depuis ces derniers semaines. Vous faites quelle taille de tour de poitrine ? C’est quand même injuste que certaines femmes aient ça, quand moi, j’ai ça !
Je lui lâche le bras et tourne mon buste vers elle pour lui montrer le profil de ma poitrine à travers mon sous pull qui la met néanmoins en valeur. J’ai une poitrine merveilleuse ! Ne nous y trompons pas ! Mais elle me paraît soudain si petite à côté de la sienne. Ca me dégoûte.
- Et si on commençait par vous trouver quelque chose qui mette un peu mieux en valeur vos formes... tous ces vêtements, ça... ça fait mère-grand. Vous avez quel âge, voyons ! »
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MessageSujet: Re: La diable s'habille en Gucci   Mer 6 Oct 2010 - 0:27

~† Ceci expliquait la manière dont elle la regardait. Comme un tendre met délicieux à goûter. Vampire. Bouse ! Par Merlin, encore ! Les vampires avaient tous décidé de venir la saluer ces derniers temps ? Qu'on loue une salle et qu'on les fasse tous passer une bonne fois pour toute ! Était-ce parce qu'elle était enceinte et qu'elle "sentait" différemment qu'elle les attirait ainsi ? Ce ne devait être qu'une coïncidence, mais tout de même, elle se posait des questions. Cela ne lui avait pas sauté aux yeux, mais maintenant qu'elle était au courant, elle se demandait comment elle avait pu ne pas se rendre compte que Solace était un vampire. Ses yeux étaient plus clairs, elle était bien trop belle et bien habillée pour être humaine. Et, plus que tout, elle faisait très... féline. Non, elle ne tenait pas particulièrement à lui offrir ne serait-ce qu'une goutte. Si c'était comme elle avec le chocolat, simplement le goûter ne lui suffirait pas. Elle ne savait plus où elle avait entendu ce slogan : "Ne pariez jamais, que vous n'en mangerez qu'un!". Eh bien c'était pareil. Elle ne préférait pas parier avec Solace...

Elle tiqua sur un mot, sans pour autant le montrer. "Milady". Était-il possible que cette vampire soit au courant de la manière dont son Soumetteur l'appelait ? Non, définitivement non. Elle allait finir paranoïaque. Visage toujours impassible alors que Solace lui signifiait que son odeur la rendait différente. Elle n'imaginait pas à quel point... Elle ne bougea pas d'un pouce, tout comme elle s'était laissée faire quand Solace les avait positionnées bras-dessus bras-dessous, alors que la jolie blonde se penchait sur elle en reniflant. Se reculer aurait été le meilleur moyen pour attiser son instinct de prédateur. Et Charlotte ne pensait réellement pas que Solace soit venue pour cela. La preuve que non, elle l'accompagnait pour faire du shopping... Triple-bouse.

Les doutes que pouvait causer sa poitrine s'évanouirent aussitôt que Solace mentionna le prénom de son mari. Trois côtes, l'épaule et une cicatrice. Que son visage n'ait pas été touché n'était qu'une maigre consolation. C'était Sacha tout entier qu'elle aimait, pas juste son visage. Elle ne pouvait pas s'empêcher d'imaginer en détails son corps abîmé. La taille bleuie par les côtes. La peau qui guérissait dans son dos, entre trois grains de beauté... Elle avait pensé qu'avoir des nouvelles lui aurait fait du bien mais c'était tout le contraire. Cela l'anéantissait. Il était blessé et elle ne pouvait pas être là. Et il lui manquait. La douleur provoquée par le manque était toujours là, constante. Mais qu'elles parlent de lui ravivait cette souffrance et la faisait rejaillir à la surface. Heureusement que le temps des nausées était terminé... L'espace d'une seconde, elle eut une vision d'elle attrapant sa baguette magique et la pointant directement sur la gorge de Solace. Elle exigeait de la vampire qu'elle l'amène directement voir Sacha, où elle promettait de la faire brûler à petits feux avant de la décapiter. Elle aurait pu le faire. Elle en aurait été capable, mais quelque chose la retint.

Solace venait de lui dire que Sacha n'allait pas bien depuis quelques semaines, et elle enchaînait en revenant sur sa poitrine. Merlin, ses seins étaient-ils si obnubilant ?! Et comme, d'un geste automatique, elle se mit à fixer la poitrine de Solace pour comparer, elle eut soudain l'impression de se trouver dans un Cinémagik. Comme si ce n'était pas elle, pas sa vie, mais qu'elle évoluait dans le corps d'un personnage. Dans quelles espèces de circonstances pouvait-elle se retrouver, enceinte, à discuter de la santé de son mari exilé à des milliers de kilomètres, avec une vampire avec qui elle s'apprêtait à aller faire du shopping tout en essayant de lui cacher son état à elle ? Elle devait rêver. La créature voulait lui trouver des vêtements plus saillants. Alors, Charlotte se gifla mentalement. Elle ne vivait pas la vie d'une autre, c'était bien elle, dans son corps à elle, et il fallait à tout prix qu'elle garde son secret. Pour autant, elle ne pouvait pas congédier la vampire, elle voulait en savoir plus sur Sacha. C'était pire qu'une drogue...
†~


" Euhm... Des bottes. Il me faut des bottes, oui. Vous connaissez une bonne boutique ? "

~† Accessoires. Le mot clignotait en grosses lettres rouges devant elle, comme une sortie de secours. Bottes, foulards, sac à main, bijoux, chaussettes et bas, ornements pour les cheveux, ceintures. Non, pas ceintures. Tout, mais pas de vêtements de corps. Exit les robes, les jupes, les jeans, les T-shirt et les pulls en peu trop moulants. Elle n'accepterait d'essayer que de gros cols roulés. D'ailleurs non, elle refuserait catégoriquement d'essayer quoi que ce soit ! Les seuls habits qu'elle voudrait bien passer seraient des manteaux... Et, quand elle serait enfin seule, elle irait s'acheter tout ce dont elle avait besoin. Elle espérait juste que Solace ne décide pas de passer l'entièreté de l'après-midi avec elle... †~

" Et en chemin, peut-être pourriez-vous me dire pourquoi Sacha ne va pas bien depuis quelques temps. "


Dernière édition par Charlotte de Lansley le Mer 6 Oct 2010 - 3:07, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La diable s'habille en Gucci   Mer 6 Oct 2010 - 1:31

Si je connaissais une boutique ? SI JE CONNAISSAIS UNE BOUTIQUE ? Moi ? Solace ? Elle a vu comment j’étais vêtue ou elle est aveugle ? Je me sens offensée. Je suis capable de lui débiter les catalogues automne-hiver et toutes les références de chaque article ainsi que la déclinaison des colories par ordre alphabétique et par prix de tous les magasins de Londres.

Ca fuse à l’intérieur. Je lui exécute un petit sourire luciférien parce qu’elle m’a sous-estimé et qu’elle ne sera pas déçue du voyage quand je lui démontrerais que si ma vocation de vampire venait à m’ennuyer, je serais une artiste de la haute couture et du prêt à porter plus qu’enviable.

« Si je, soussignée Lady Anne « Solace » Murray Cochrane, connais une boutique ?! On se moque de qui en ce bas monde ? »

J’aime beaucoup m’énerver pour rien. Plus je suis de bonne humeur, plus je suis ultra fantaisiste d’obédience extravagante.

Je reprends le bras de ma charmante. J’aime bien la tenir. J’aime beaucoup le grain de la peau de ses mains. C’est tout doux. On dirait qu’on l’a baigné dans du Cajoline depuis sa naissance. Si je n’étais pas vampire à la carnation lisse comme le marbre, je serais aussi jalouse de la douceur de sa peau que du dessin de sa poitrine. Elle n’est qu’humaine. Je ne ressens aucun complexe qui ne soit alarmant.

Il m’est d’avis qu’elle me prend pour une demi courge si ce n’est pour une courge entière mais je vois fin dans son jeu et, même si je ne comprends pas entièrement le sentiment amoureux des humains, il serait sournois de prétendre que je ne la comprends pas. Si elle m’accompagne, c’est bien dans l’attente d’en savoir plus au sujet de Sacha. Et tant que j’ai des informations à lui délivrer, elle aura du temps à me donner. Alors, je ne serai pas pressée de lui donner tout ce qu’elle veut apprendre mais je lui fais confiance pour revenir incessamment à la charge. On ne démotive pas aussi facilement une femme amoureuse. Toutefois, que veut-elle apprendre ? Des choses qui vont l’angoisser ? Je sais faire. J’en ai à la pelle de ces choses.

Dans l’ordre alphabétique :

A – assassin : il a tué beaucoup votre mari, ma chère amie. Saviez-vous qu’il détient de tristes records que beaucoup de vampires n’ont jamais avoisiné même en rêve ?
B – bureau : ses quartiers sont à Poudlard University, il y travaille plus qu’il n’y habite.
C – coquin : si j’en crois les œillades lancées à une certaine fille, il y a anguille sous roche (ou baleine sous gravillon) ; Canada : pays où il est allé.
D – dormir : il ne dort pas. Il ne vaut mieux pas. Moi qui rôde souvent près du pas de sa porte pour être certaine qu’il ne se fait pas la belle, le peu de fois où je l’ai entendu dormir, ce n’était que pour mieux se réveiller en sursaut.
E – enfant : il a laissé son morpion à Coolwater et il a pris la mère sous son aile. La dernière fois qu’on les a vu ensemble, il était nu et elle n’était pas beaucoup plus vêtue.
F – foutre, se : il semble se foutre tout. Le symptôme est pire que d’habitude. Ne serait-ce pas les prémices de la dépression nerveuse ? F comme folie. F comme fuite. F comme franchement, vous ne voudriez pas le voir comme ça.
La la la la jusqu’à M. Miroir.
Z – zéro : c’est le nombre de fois où il a prononcé votre prénom... et personne ne le prononce devant lui parce que personne ne veut décéder dans d’affreuses souffrances atroces.

Nous marchons côte à côte et je hèle le premier taxi que voici.
- « C’est un enlèvement, lui souris-je pour que ça n’en paraisse pas un tout en la laissant monter la première. Old Bond, dis-je au chauffeur. J’ouvre la fenêtre pendant qu’il se remet à rouler et je murmure :
- Grant, je m’en vais. Old Bond, je vais faire les magasins avec madame de Lansley. »
Le taxi roule. Il nous regarde dans son rétroviseur avec un air pervers, trop content d'avoir deux charmantes jeunes femmes dans son véhicule. Ca m’énerve. On ne mate pas les ladies. Je m’avance près de son siège. Je suis assise derrière lui. A son oreille, d’une voix mélodieuse et assassine :
- « Tu regardes devant. Si je vois encore une fois tes mirettes dans le rétro, je te saigne comme un porc. Je n’ai pas encore mangé et j’aime beaucoup m’envoyer un petit chauffeur de taxi en fin de journée. »
Je profite d’un large sourire pour sortir mes dents blanches puis mes canines se rétractent. Il a compris le message. Il est pâle comme les fesses d’un nouveau-né. Entre temps, la porte côté passager s’ouvre et Grant s’assoit comme si de rien n'était tandis que le taxi empreinte une nationale. Il referme la porte derrière lui d’un air furieux :
- «Tu es chiante ! J’étais en train de parer à mon petit souci hormonal !
- Tu n’étais pas obligé de venir, je minaude pour l'embêter.
Il salut le chauffeur de taxi qui, j’espère respire encore ou cet imbécile est en train de nous faire un infarctruc. Puis, il se tourne pour voir la jeune madame de Lansley assise à côté de moi :
- Ca va, il s’embête pas Sacha, dit-il après l'avoir considéré les yeux tous ronds.
Je souris et je regarde Charlotte en hochant la tête pour marquer mon assentiment à cette affirmation, comme pour lui dire « bon, tu vois, ce n’est pas moi qui délire. »
- Enchanté, dit-il en tendant sa main froide entre les sièges pour la saluer, je m’appelle Grant.
- Oui, ça va, ça va, elle s’en fout, fais-je pour le couper. Alors, Charlotte. Pourquoi Sacha ne va pas bien, me demandiez-vous... Heu, je suppose que vous lui manquez. »
Ca me parait être une réponse très acceptable. Je n’en sais pas grand-chose en réalité. Ou, ce que je sais n’est basé que sur des suppositions et des configurations qui m’ont laissé croire que... Depuis son retour, il a changé. Beaucoup changé. Mais si elle veut mes confidences, il faudra qu’elle se prête aussi au jeu.

Je me tourne vers elle, en adoptant une position très ouverte et très féline. Je la caresse du regard parce qu’il y a beaucoup de choses, chez elle aussi, qui m’interrogent.

Je n’irai pas par quatre chemins. En outre, cette question frontale entre totalement dans le cadre de ce qu’on attend de moi :
- « Je vous en dirai plus mais à vous de me répondre maintenant. Comment ils ont pris le fait que vous étiez l’épouse de l’Amiral, chez vos copains de l’Opposition ? Vous êtes toujours vivante, donc je suppose qu’ils ne l’ont pas si mal pris que ça... mais laissez-moi être surprise (et contente) que vous soyez toujours des nôtres. Vous devez être surveillée dans le moindre de vos faits et gestes... Etonnant, d’ailleurs, qu’il n’y ait pas déjà dix de vos sentinelles qui soient à nos trousses. »
A cette remarque Grant se retourne vers nous. Il n’intervient pas mais cette question plane dans tous les esprits de qui appartient à la Résistance et de qui appartient à l’Opposition. J’en mettrais ma manucure dans le terreau (ma main à couper repousserait.)





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MessageSujet: Re: La diable s'habille en Gucci   Mer 6 Oct 2010 - 22:12

~† Old Bond Street. L'une des plus luxueuses rues de Londres. Les plus grands magasins de mode moldue y étaient regroupés. Que ce soit pour les vêtements, les chaussures, les bijoux et montres, et même les sacs. La mode côtoyait, entre autres, les grandes boutiques de cosmétique et de parfumerie. Charlotte y avait déjà mis les pieds. Une fois. C'était l'année dernière, alors qu'elle était ambassadrice pour les bijoux Miracle. Ils lui avaient envoyé une assistante personnelle pour l'aider à choisir sa tenue pour une cérémonie d'ouverture d'un festival de Cinémagik. Elle s'appelait Rose. Et Rose, moldue, l'avait amenée ici, où elle avait trouvé une sublime robe en laine couleur camel chez Alexander McQueen. Elle devait avouer que tous ces habits étaient magnifiques, mais pour autant, elle préférait rester assez simple dans ses tenues. L'extravagance n'était pas son fort, et elle pensait qu'on pouvait faire aussi beau en restant dans le soft. Elle n'avait jamais été très portée sur l'argent. La richesse et le luxe à opulence ne l'avaient jamais attirée, peut-être parce qu'elle n'avait jamais manqué de rien.

A peine le temps de se souvenir pour quelle occasion elle avait été sur Old Bond, tandis que Solace effrayait le chauffeur, qu'une arrivée impromptue eut lieu. Un homme entra et s'assit dans le taxi, côté passager. Un coup d'œil par la vitre conforta la sorcière : le taxi était bel et bien en mouvement. Oh. Encore un vampire alors. Super. Un vampire mignon, mais un vampire quand même. Et à vrai dire, cela ne signifiait rien parce qu'elle ne se souvenait pas avoir déjà entendu parler d'un vampire laid. Quoiqu'il en soit, la première phrase dudit vampire quand il la regarda ne fut pas "Bonjour" mais "Ca va, il s'embête pas Sacha". Et Solace de sourire d'un air complice, visiblement contente que ses dires précédents soient appuyés. C'était assez flatteur, mais d'un autre côté, c'était aussi un peu gênant. Et, venant de deux suceurs de sang, ce n'était pas très rassurant non plus... Elle pouvait au moins se consoler en se disant que la grossesse ne l'enlaidissait pas ! Le vampire s'appelait Grant et était enchanté. Tant mieux pour lui. Mais, comme le disait Solace, elle s'en fichait un peu, effectivement.

Solace revint enfin sur le sujet qui l'intéressait et qui faisait qu'elle ne lui avait pas encore demandé de la laisser, quitte à l'ignorer totalement si elle refusait : Sacha. Et il n'allait pas bien parce que Heu, elle supposait qu'elle lui manquait. Bizarrement, la réponse ne la satisfit pas. Elle voulait bien croire qu'elle manquait probablement à son mari (il y avait intérêt même!), mais la manière dont la vampire venait de lui annoncer cela lui semblait bien trop approximative et improvisée. Comme si elle ne voulait pas répondre à cette question mais que, pour avoir la paix, elle lui disait ce qu'elle voulait entendre. Elle prenait peut-être Solace pour une courge, mais elle, la prenait carrément pour une citrouille !! Le regard que Charlotte lui lançait devait certainement montrer son mécontentement car la blonde continua, lui assurant qu'elle lui en dirait plus mais... Ah. Nous y voilà. Elle voulait savoir pourquoi elle était toujours vivante, elle, au sein de l'ennemi et dont le mari s'avérait être l'adversaire numéro 1.
†~


" Alors ce sera ça ? Une question chacune ?
Je crains que ce jeu ne me lasse rapidement, je n'aime pas beaucoup répondre aux questions. Mais soit.
"


~† Elle ne se démontait pas. Vampire ou non, elle n'allait pas se montrer coopérative et s'amuser à lui raconter toute sa vie. Charlotte avait toujours été secrète et silencieuse, ce n'était pas encore aujourd'hui que cela allait changer... Pourtant, elle avait bien compris que ce serait donnant-donnant. Si elle voulait en savoir un peu plus sur Sacha, il lui faudrait jouer le jeu. D'ordinaire elle aimait jouer. Mais il y avait des choses plus importantes et plus graves sur cette Terre que de satisfaire la curiosité d'une jolie vampire... Même si elle l'avait voulu, elle n'aurait pas pu lui dire la vérité. †~

" Je ne sais pas comment ils l'ont pris. Je pense que vous êtes au courant mais je suis Soumise, je n'ai pas de "copains" dans l'Opposition. Je n'ai affaire qu'à mon Soumetteur. Et j'ai la... chance qu'il soit assez bien placé pour qu'on n'ait pas envie de le contrarier en venant me lapider. "

~† Car c'était de cela dont il était question. Elle était une traîtresse, la femme de l'ennemi, alors pourquoi était-elle toujours vivante ? Elle mentait. Elle savait comment ils l'avaient pris, elle avait eu le plaisir de le découvrir il n'y avait pas si longtemps... †~

" Je n'ai pas eu affaire à mon Soumetteur depuis le référendum. Je pense qu'ils doivent hésiter sur le sort à me réserver. Et si personne ne nous suit, c'est pour la même raison. Mon Soumetteur me permet de garder une certaine liberté. "

~† Faux encore. Elle mentait comme elle respirait, mais ce n'était pas la première ni la dernière fois que cela lui arriverait... Depuis sa rencontre avec Victor, elle savait comment l'Opposition avait pris qu'elle soit la femme de l'Amiral. Mal. Et ils le lui faisaient payer au centuple sans qu'elle ne puisse rien faire, ni en parler à personne. Et quand elle disait personne, c'était personne. Et encore moins une vampire qui connaissait Sacha. Charlotte se dit que Solace, aussi sadique puisse-t-elle être, ne pourrait certainement jamais deviner et imaginer ce qui se passait... Elle mentait mais cela-dit, le mensonge était à moitié vrai. Ou en tout cas, il l'était encore il n'y avait pas si longtemps... La jeune sorcière détourna son regard vers le paysage qui défilait à travers le carreau, pour cacher le désespoir de ses yeux. Le taxi quittait la nationale. D'ici quelques minutes, ils arriveraient dans le centre de Londres. En cet instant, elle bénit Merlin de savoir aussi bien cacher ses émotions. Solace n'imaginait même pas tout ce qui pouvait se passer dans son petit corps d'humaine... †~

" Maintenant que j'ai répondu, peut-être voudrez-vous bien m'en dire plus. "
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MessageSujet: Re: La diable s'habille en Gucci   Sam 9 Oct 2010 - 21:05

- « Je crains que ce jeu ne me lasse rapidement, je n'aime pas beaucoup répondre aux questions.
- C’est bien stupide et vous devez vous ennuyer beaucoup vu que l’univers n’est qu’un immense point d’interrogation, baragouina Grant vaguement amusé par l’arrogance de l’humaine, parce que les réponses existent pour que les questions ne restent jamais trop longtemps célibataires... »
La remarque moqueuse de Grant m’avait arraché un sourire appréciateur. Ca me faisait assez mal de l’avouer mais il était parvenu à relever subtilement un aspect particulièrement captivant chez notre chère amie. Le monde n’était qu’une suite de questions qu’on se pose et auxquelles nous nous devions de répondre afin d’avancer dans la vie. Les êtres doués d’intelligence – mais madame de Lansley manquait peut-être d’intelligence ; je répondrai moi-même à cette épineuse question à mesure que notre entretien évoluera – n’avaient de cesse de se battre, moralement et physiquement parfois, pour trouver des réponses aux mystères de la vie et, à moindre échelle, du quotidien : « qui suis-je ? » « ou vais-je ? » « pourquoi suis-je ? » « ai-je fais le bon choix ? » « et bordel, où ai-je foutu mes clés de bagnole ? » Cela définissait les buts qu’on se fixait et entretenait notre insatiable besoin de contrôler l’univers de la pensée. Et pour les moins ambitieux, de contrôler leur petit univers tout court. Qui n’aimait pas répondre aux questions ? Y avait-il un goût ou un dégoût pour ce genre de chose ? A mon avis, il ne s’agissait pas d’aimer ou de trouver lassant de s’adonner à une telle gymnastique mentale. Les questions subsistaient et il était de notre devoir d’être pensant de s’intéresser aux réponses en travaillant à leur formulation et à leur conception. Nous étions ainsi fait que le besoin de prouver notre intelligence de notre environnement et de notre univers surpassait d’une manière naturelle notre goût ou notre dégoût de répondre aux questions.

En conclusion, cette phrase de madame de Lansley n’avait rien de spirituel. Elle nous informait assez maladroitement du caractère taciturne et superficiel de la femme du patron. J’adorais ça et je ne l’en aimais que plus. Les personnes qui fonctionnaient par esprit de contradiction étaient de véritables tremplins à la formulation de bons apophtegmes. Je me délectais inlassablement à en trouver de toujours plus séduisants. Nate et Sacha étaient mes meilleurs adversaires encore vivants – bien que le terme soit très relatif en ce qui concerne Nate – en la discipline. Nous aimions rivaliser d’aphorismes et de mots d’esprit pour le simple plaisir de la bonne formulation. Ceci était toujours plus facile quand nous nous retrouvions en face d’imbéciles mais plus attrayants quand l’adversaire était à la hauteur de notre verbe.

« Se pourrait-il que Grant se destine à jouer dans la même cour ? »

L’ancien drogué avait peut-être d’autres talents cachés.

La raison pour laquelle je l’avais appelé pour qu’il nous accompagne était très simple. Depuis la Pologne et cette petite aventure avec le béguin de Grant, nous avons appris que Grant lisait dans les pensées. Encore une fois, si le patron apprend que j’ai utilisé Grant pour lire dans les pensées de sa dame, je vais me faire démonter la mâchoire. Le risque en vaut la chandelle ! Je viens de le décréter.

Pendant qu’elle répond à ma question, je sais que Grant peut entendre les pensées de Charlotte sans qu’elle s’en doute. Moi j’écoute sagement et je trouve ça très intéressant. Je fais « ohhh » et je fais « ahh » avec des yeux émerveillés et en hochant la tête de temps en temps.

Quand elle a terminé, je jette un bref regard en direction de Grant qui est toujours tourné vers nous. Il me renvoie une oeillade tout aussi furtive en faisant un très léger « non » de la tête que madame de Lansley ne peut pas percevoir. Je comprends alors que la sorcière ne nous a pas tout dit. Ceci dit, c'est naturel, nous ne sommes familières que depuis dix minutes.

Il faudra attendre que je sois seule avec Grant pour qu’il me dise ce qu’il a obtenu des pensées de Charlotte. Je suis tellement impatiente de savoir ! Je m’amuse ! Comme je m’amuse !
En tout cas, ça ne sert à rien que je me soucie d’analyser ce qu’elle vient de me dire puisque je ne le prends pas pour argent comptant tant que Grant ne m’a pas briefé.

Elle me renvoie la balle.

Je me rassie droit et regarde devant nous. Je repense à Sacha... je cherche minutieusement dans les images que j’ai de lui, celles qui seront les moins pires à partager.
- « Vous en dire plus... alors, par où commencer ? Soyez précise dans vos demandes parce que vous savez pertinemment que je dois faire attention aux informations que je vous délivre. C’est trop vague ce que vous requérez de moi... mais admettons. Que voulez-vous savoir exactement ? Où il est ? Je ne peux pas répondre. S’il est en vie ? J’ai répondu. Si vous lui manquez ? Oui. C’est normal, vous êtes sa femme.

Je marque une pause.
Le taxi arrive près de chez Tiffany. Mes yeux sont subrepticement attirés par la vitrine où brillent les rivières de diamants. Si je fais ça, si j’achète un collier, Nate me tue. Il me tue plus que je ne suis déjà morte.

Où en étais-je ?

- Pourquoi il est si mal ? C’est ça que vous voulez savoir... Je crois que sa dernière mission l’a perturbé. Je ne peux pas vous dire de quelle mission il s’agissait mais dans ce que je peux vous dire sachez que depuis qu’il est rentré, il ne parle à personne, il passe des heures avec son fils loin de l’activité de la Résistance, il marche à côté de ses pompes, il vit dans un arbre... je ne déconne pas... il passe les trois quart de ses journées assis sur une branche d’un arbre à lire des grimoires. Et toutes les nuits, il fait des cauchemars violents qui l’empêchent de dormir. Ces informations vous contentent ? »
Je fais un signe en direction de Grant. Il comprend que je demande au taxi de s’arrêter.
La voiture se gare en seconde file le temps que nous descendions. Je ne le paye pas. Il n’ose pas me regarder dans les yeux mais, dès que Charlotte est sortie, je la contourne pour aller à la vitre conducteur et le forcer à me regarder. Un petit coup de glamouring pour effacer la mémoire de monsieur :
- « Si on vous demande, vous avez pris deux hommes d’affaire de Sodexo que vous avez déposé à Temple Street. Vous êtes très content de leur avoir offert leur course car ils vous ont rencardé sur les stocks options de leur boîte. +12.5% après l'OPA d'InDegist. Maintenant, vous allez tourner un peu dans Londres et ce soir vous allez rentrer chez vous avec un beau bouquet de fleurs pour votre femme et vous vous excuserez d’être gros bâtard. Elle va apprécier. »
Le chauffeur a le regard vitreux. Il répète tout ce que je viens de lui dire avant de redémarrer et de s’en aller.

Je vais gaiment vers Charlotte de laquelle je reprends notre marche bras dessus, bras dessous en nous dirigeant vers la vitrine de Dolce&Gabanna.

Grant suit d’un pas lointain. Il se retourne ostensiblement vers deux femmes qui sortent de la boutique les bras chargés de paquets afin d’avoir une vue panoramique sur leurs « avantages arrières. »
- « Ca va Grant ? Tu ne veux pas des jumelles non plus ? »
Il grommelle et presse le pas. Il nous tient la porte quand nous entrons dans la boutique. Une vendeuse s’approche de nous. D’un habile signe de l’index, je lui fais signe de faire demi tour immédiatement. Elle bloque sur place, me dévisage gênée et s’en retourne vers son comptoir.

Si j’ai besoin d’elle, je l’appellerai. Mais ce n’est pas une smicarde qui va m’apprendre la mode.

- « Charlotte, je suis tellement heureuse de venir faire des courses avec vous que je vous offre ce que vous voulez aujourd’hui. Pas de non qui tienne.
- Il va être content, Atålan, raille Grant.
Je lui renvoie un regard noir et condescendant. Mon regard dit « va te faire foutre. »
J’entraîne la femme du patron vers le premier portant de vêtements : les robes pour l’hiver. J’en sors deux de couleur sombres et les lui mets dans les bras.
- On va vous trouver une paire de bottes exceptionnelles et une belle robe qui mette votre poitrine à son avantage, poursuis-je aussi excitée, quel gâchis tout cet ample. Ce faisant, si vous avez d’autres questions au sujet de votre mari, il faudra d’abord répondre à celle que voici...
Et l’air de rien :
- Si j’avais envie d’éliminer votre Soumetteur, à votre avis, comment devrais-je m’y prendre ?
Oh ! Regardez cet ensemble ! Il ira superbement avec ces bottines en cuir, elles sont phénoménales ! »
Je lui mets dans les bras le pied gauche d’une paire de bottes exposée au-dessus du montant devant lequel nous sommes.
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MessageSujet: Re: La diable s'habille en Gucci   Dim 10 Oct 2010 - 22:11

~† Dans les arbres. Sacha dans les arbres. C'était tellement lui... Ainsi, contrairement à elle, Solace ne mentait pas. Elle se souvenait d'un week-end à l'Auberge de la Grande Ourse qu'ils avaient gagné à un bal de la Saint-Valentin. Ils avaient eu le droit à une chambre quatre baguettes avec un magnifique lit très confortable, mais Sacha avait préféré qu'ils mettent le matelas sur le balcon pour dormir à la belle étoile. Peu habituée à ce genre d'usage, elle avait pourtant accepté et n'avait pas eu froid une seule seconde. Elle se souvenait aussi qu'il avait passé pas mal de son temps dans la Forêt Interdite, notamment durant sa dernière année à Poudlard. C'était là-bas qu'ils s'étaient vraiment aimés pour la première fois. Là-bas aussi qu'il avait caché le Maillet de la Juge Lara Impartiale. Il avait toujours été relié à la nature. Les arbres, les fleurs, les plantes, la terre. Il avait même donné un cours de Botanique une fois. C'était lui. Naturel. Sauvage.

Mécaniquement, Charlotte descendit du taxi et, tandis que la vampire se penchait vers la vitre conducteur, elle réfléchit sur ce qu'elle venait d'apprendre. Sa dernière mission l'avait perturbé. Elle n'avait aucune idée de ce que pouvaient être les missions de Sacha en tant qu'Amiral de la Résistance, mais pour qu'il s'isole ainsi avec Noah et que cela lui fasse faire des cauchemars chaque nuit, elle ne doutait pas que quelque chose avait dû se produire et qui le faisait réfléchir. Elle se surprit même à se demander comment allait le petit gnome... Sans protester, elle laissa Solace lui reprendre le bras. Toujours préoccupée par ses pensées et ce qu'elle venait d'apprendre, elle laissa la jolie blonde guider ses jambes qui ne faisaient que la supporter. Un pantin sans fils. Elle ne réagit même pas quand Solace railla Grant, alors que c'était pourtant le genre de comportement typiquement masculin sur lequel elle aimait ironiser.

Dans la boutique, elle ne sembla s'éveiller un tant soit peu que lorsqu'elle entendit son prénom prononcé. Heureuse de faire les courses, blablabla, elle les lui payait. Si elle n'avait pas voulu cacher la petite bosse que formait son ventre, cela aurait été avec plaisir. Pas le temps de protester, elle se trouvait déjà avec deux robes dans les bras.
() () Elle était certaine que l'œil d'expert de Solace lui avait donné exactement la bonne taille... si elle n'avait pas été enceinte. Et rien qu'à voir le tissu et la forme des robes, elle ne pourrait jamais sortir des cabines d'essayage sans se faire repérer par tout le magasin... Mais pour le coup, ce n'était plus sa taille ni son ventre qui inquiétaient Charlotte, mais bien la question que venait de lui poser la vampire.

Éliminer son Soumetteur. Éliminer Yann. L'idée venait juste de faire son chemin jusqu'à son cerveau mais déjà, elle se trouvait avec une botte de plus dans les mains.
() Avant de se retrouver avec tous les vêtements du magasin à essayer, elle fit volte-face pour se diriger vers les cabines. Elle jeta un œil à Grant qui semblait plutôt à son aise. Ou, en tout cas, il n'avait pas l'air d'un troll dans une boutique de Rapeltout. Chemin faisant, elle prit le temps de réfléchir à la question de Solace. Comment s'y prendrait-elle pour éliminer Yann ? Mais ce n'était pas Yann qui était à l'origine de ses problèmes. Au contraire, de ce qu'elle avait compris, il avait même plutôt tenté de plus ou moins la protéger contre toute cette folie... Hormis être de nouveau libre, elle ne voyait aucun avantage à ce qu'il disparaisse. Et de toute manière, si les choses continuaient sur la voie qu'elles avaient empruntées, elle retrouverait bientôt sa liberté. Même si ce n'était pas une bonne chose en soit aux vues de ce qui l'attendait... †~


" Si j'étais vous, ce n'est pas à mon Soumetteur que je m'en prendrais. Il a beau être bien placé, il n'est plus exactement dans les bonnes grâces d'Antarès depuis quelques temps. Vous n'en retireriez que peu de gloire pour la Résistance.
Voulez-vous que je vous dise qui a le vent en poupe en ce moment chez les Opposants ?
"


~† Après avoir accroché les deux robes, elle se tenait maintenant face à Solace, prête à fermer le rideau de la cabine. Elle n'aimait pas répondre aux questions. Elle n'aimait pas répondre aux questions mais cela ne l'empêchait pas d'en avoir toujours des dizaines en tête. Elle avait toujours été ainsi, songeuse, mélancolique. Elle se posait toujours des questions et, plutôt que de chercher ardemment LA réponse, elle préférait réfléchir et s'avancer mentalement des hypothèses possibles. Le fait était que si elle répondait à toutes les questions qui la tracassaient, elle s'ennuierait. Elle préférait le mystère, c'était comme ça. Mais, la raison première qui faisait qu'elle n'aimait pas répondre aux questions des autres était qu'elle considérait que sa vie ne regardait qu'elle et ses proches, bien qu'elle garde toujours son petit jardin secret. La cachette où se tapissait son côté sombre et ce qu'elle ne pouvait avouer. Plutôt que de répondre de but en blanc, elle s'amusait de subtilité pour détourner ses réponses. Répondre par une autre question. Diriger la conversation vers autre chose. Pendant un temps, son passe-temps avait été d'essayer de ne jamais vraiment répondre aux questions qu'on lui posait. C'était un petit jeu comme un autre... Mais, en plus de cela, à cet instant, son but était tout autre. Elle espérait bien capter l'attention de Solace et l'amener ailleurs. †~

" Victor. C'est un vampire aussi, peut-être le connaissez-vous ? "

~† Et sur ces paroles qu'elle espérait suffisamment déroutantes, elle ferma le rideau. La jeune anglaise pivota sur elle-même pour finalement se retrouver face à son reflet. Cela valait la peine de tenter le coup. De toute manière comme elle ne cessait de se le répéter, elle n'avait plus grand chose à perdre. Si elle était parvenue à mener Solace sur la piste de Victor et que, par elle ne savait quel miracle, le vampire Opposant venait à disparaître... Ma foi, elle se doutait bien que l'Opposition trouverait bien quelqu'un d'autre pour l'obliger à respecter sa part du marché mais au moins aurait-elle eu une petite revanche... A présent silencieuse, elle retira ses vêtements pour enfiler la première robe. Elle s'aida de sa baguette magique pour refermer la fermeture éclair située dans le dos. La robe était splendide, vraiment, mais elle ne pouvait pas sortir comme ça. Son ventre ne la gênait pas encore mais, dans cette robe si moulante, ces trois mois de grossesse étaient bel et bien présents. Elle l'enleva aussitôt et l'envoya par-dessus la cabine, prétextant ne pas l'aimer. Solace penserait qu'elle faisait la difficile ou qu'elle n'avait pas de goût mais, et quoi ? Elle ne pouvait pas risquer que cette vampire découvre la vérité.

Quand Solace lui avait dit qu'elle devrait se montrer plus claire dans ses interrogations, elle s'était d'abord trouvée bête. Parce qu'elle n'était pas mentalement préparée à pouvoir recevoir des nouvelles de son époux et, sur le coup, tout ce qu'elle pouvait prendre lui semblait parfait puisqu'inespéré. Maintenant, elle savait exactement la prochaine question qu'elle lui poserait à propos de Sacha mais chaque chose en son temps. Elle préférait d'abord voir si les deux vampires mordaient à ce qu'elle venait de dire ou non. Sans perdre de temps, elle se glissa dans la deuxième robe. Celle-là était plus serrée et elle se sentait comprimée dans ce tissu trop étroit pour son corps arrondi. Une nouvelle fois, elle pointa sa baguette pour relever la fermeture mais, sans qu'elle ne comprenne pourquoi, la glissière se cassa. Pourtant, elle avait bien dosé son sort, non ? Bouse. D'un geste instinctif, elle se pencha pour ramasser le petit objet métallique et le drame arriva. Malgré la musique d'ambiance que propageait la boutique, on entendit très nettement le déchirement d'un tissu...
†~


" Bouse ! "

~† Le mot lui avait échappé néanmoins elle resta parfaitement immobile. Pétrifiée, elle n'osait pas bouger. Son ouïe écoutait avec attention le moindre bruit à l'extérieur de la cabine. Elle n'osait pas faire un autre mouvement de peur de craquer plus encore la robe. Mais surtout, elle ne doutait pas que l'oreille hypersensible des vampires n'avait pu que relever ce détail. Pire encore, elle était certaine que cette passionnée de la mode qu'était Solace allait avoir une réaction démesurée face à l'incident. Et, si Charlotte restait aussi figée, accroupie, c'était parce qu'elle voulait s'assurer que la vampire ne s'approcherait pas, ni n'entrerait dans la cabine pour voir ce qui c'était passé. Merlin, pour une fois... Surtout pas. †~
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MessageSujet: Re: La diable s'habille en Gucci   Mar 12 Oct 2010 - 21:18

- « Victor ?

Je me retourne vers Grant, arrêtant un instant de farfouiller les cintres.

- J’ai déjà cogné un Victor ? »
Je lui demande sur le ton de la farce parce que si Grant ne connaît pas de Victor car il est trop jeune, Nate et moi en connaissons bel et bien un. Pour l’instant, la relation entre les vampires a été un peu bousculée depuis qu’Antarès a appelé la majorité d’entre nous à le rejoindre pour servir sa cause. Loin d’être stupide, notre démagogue a bien compris que c’était en réunissant les maudits, les parias et les laissés pour compte des sorciers qu’il s’assurerait leurs suffrages.

Moi j’ai toujours considérés les vampires qui s’étaient vendus pour une liberté facile comme doublement damnés. Non seulement, ils sont rejetés par la mort mais en plus ils s’enchaînent au premier tordu humain que l’histoire nous a pondu. Et tout ça pour quoi ? Pour un peu de pouvoir. Avoir sa part du gâteau quand ne buvait que du sang avait quelque chose d’ironique qui me faisait bien sourire.

Toujours est-il que Victor et le clan de Bâton-Rouge, en dehors de toute guéguerre Opposition/Résistance, ont toujours favorisé une entente hypocrite à défaut d’un conflit sincère. Pourtant, quand j’ai appris que des vampires aussi puissants que lui s’étaient rangés du côté d’Antarès, j’aurais bien ouvert les festivités d’un bon coup de pieu dans leurs roustouquettes immortelles. Ca aurait pu être le prétexte que nous cherchions pour déloger les vampires de Londres mais Atålan, qui ne penchait ni pour un camp ni pour l’autre, préférait que Bâton-Rouge continue de faire office de censeur plutôt que d’exterminateur. Je préférai l’intimidation par l’action plutôt que l’intimidation par le nombre, or notre camp était devenu plus nombreux et plus respectés que celui des londoniens. Nous sommes moins sanguinaires à ce qui parait. Mais les vampires avaient leurs propres codes, indépendamment des conflits qui remuaient les humains.

Toutefois, ce qui était intéressant dans ce que venait de nous apprendre madame de Lansley était que Victor avait pris du poids au sein de l’Opposition quand le Soumetteur de Charlotte en perdait. Nous n’étions pas certains de son identité mais Sacha avait pris dans les pensées de sa dulcinée, le grade et le visage de cet homme.

Charlotte s’était enfermée dans la cabine et j’en discutais avec Grant quand soudain un rafut pas possible émana de la cabine. J’apparus derrière le rideau, pensant que d’une manière ou d’une autre, elle essayait de s’enfuir. Ca aurait été con et inutile puisque nous ne la tenions pas en otage. En tout cas, moi, je ne fais pas mes emplettes avec mes otages.

Je lâche mes boots en croco dans les bras de Grant et je passe la tête par le rideau pour savoir ce qui se trame.
En 1), l’odeur de la cabine embaume plus que jamais le parfum si spécial de madame de Lansley. Les émanations libérées quand elle ôté ses vêtements. J’ai un renvoi de gourmandise incontrôlable mais, si en 2), je n’avais pas les yeux rivés sur l’immondice que je vois, je l’aurais certainement mordu... sans faire exprès.

Je suis scotchée...
- « Tu as craqué une robe Dolce Gabbana ! Je m’écris furieuse.

Au passage, je suis tellement attristée par cette abjection que j’en oublie le vouvoiement. Je rentre d’un geste vif dans la cabine et je referme le rideau derrière moi pendant qu’elle est repliée sur elle-même dans une position assez ridicule ma foi. On dirait qu’elle ne veut pas se relever.

Je tripote la fermeture éclaire avec désespoir comme si j’avais la Mona Lisa pourfendu sous les yeux.

- Comment tu as fait ton compte ? J’ai pourtant l’œil pour les tailles ! Fais voir tes hanches !

Je m’agenouille près d’elle et tourne son bassin vers moi.

Deuxième choc. Cette fois, je suis sans voix :

- Qu’est-ce que c’est ?
- Qu’est-ce que c’est quoi, demande Grant de l’autre côté.

Je ne réponds pas. Je lève mes yeux sur madame de Lansley. Mes idées se remettent en place et la robe abîmée n’a plus la même importance.
Je la tiens toujours pas les hanches. J’approche mon nez de l’arrondi de son ventre. D’un geste sec, j’arrache tout la robe qui tombe à ses pieds et je me rétablie à genoux devant le ventre. J’y colle mon oreille... deux cœurs battent.

- OH MON DIEU !
- Qu’est-ce qu’il se passe, Sol ? s’inquiète Grant qui ne m’a jamais entendu faire appelle à celui qui était à mes yeux la cause de tous mes soucis. Pour que j’en appelle à Dieu, c’est que quelque chose de grave est en train de se passer. Mais avant qu’il lui prenne la bêtise d’entrer, je bloque le rideau et je lui vocifère de dégager.
- Va me chercher le manteau (?), col à revers, ceinture daim et bouton pression du rayon près de la caisse et la robe (?) en angora noire à col qui arrive aux genoux. Taille 40, s’il te plaît. Et prends ton temps... »
Grant ne cherche pas à comprendre et s’en va vers la boutique.

Je me redresse vers Charlotte et je la dévisage avec le sourire :
- « C’était ça, cette odeur et ce visage transfiguré... Suis-je bête... c’est que les effets de la grossesse, je ne connaîtrai jamais, voyez-vous. Je ne croise pas de femmes enceintes tous les jours. Je les évite même.

Le vouvoiement était de retour. J’avais trouvé toute la contenance qui s’était flétrie devant l’énormité de cette évidence.
Je recule et contemple Charlotte comme un objet d’art précieux. Qu’y avait-il de pire quand on était une femme vampire ? Je vais le dire : l’impossibilité de procréer. C’était un miracle qui valait bien plus que l’immortalité.

- Sacha n’est pas au courant. »
Je le dis. Je le sais. C’est une affirmation qui suggère énormément. J’ai l’impression de détenir une information capitale mais je ne sais pas comment elle pourrait me servir. Si je le rapporte à Sacha, il saura que je n’ai pas respecté la distance de sécurité et il me le fera payer. Si je ne lui dis rien et qu’il apprend que je savais, je vais passer un mauvais quart d’heure de toute façon.

Les questions et les conjectures se percutent les unes aux autres.

« Que faire de cette information... ? »

Grant revient. Trop vite.
- « Tiens, me dit-il en passant la main portant les cintres sur le côté du rideau.
- Heureusement que j’avais dit prends ton temps...
- A la vitesse d’un humain tout me paraît interminable. J’ai pris mon temps.

Je donne la robe à Charlotte pour qu’elle la passe, tout en conservant le manteau qui servira plus tard. Je n’arrive pas à ne pas regarder son ventre :

- Ca sent bon, dis-je calmement.

De l’autre côté, Grant :

- Oui ! Très bon... on ne peut pas la goûter ? »
Je sors immédiatement et, en moins de deux secondes, Grant est collé au sol, je suis à califourchon sur lui et sa tête se retrouve sous la pique d’une tringle à rideau que j’ai faite céder d’un coup de genou. La cabine voisine de celle de Charlotte devra être réparée.
- « Tu ne la touches pas. Tu ne la respires pas ou je t’enfonce cette barre de fer dans l’œil.

Les vendeuses accourent à cause du bruit. Je libère Grant :

- Va réparer les dégâts et entraîne-toi à me "glamourer" ces poules. Je m’occupe de madame de lansley. »
N’y comprenant rien mais ayant repéré que je me trouve dans une urgence qui me rend bien plus sérieuse que d’habitude, il ne pose pas de question et va vers les vendeuses. Je retourne en cabine, entendant Grant les hypnotiser.
- « Charlotte, je ne peux pas cacher ça à Sacha. C’est ma tête que je risque. Toutefois... Que voulez faire ? »

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Charlotte de Lansley
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MessageSujet: Re: La diable s'habille en Gucci   Mer 20 Oct 2010 - 18:39

' Merlin, je te hais. '

~† Une fois. Rien qu'une fois. Une toute petite fois. Qu'il l'aide, et accède à sa requête rien qu'une seule minuscule fois. Eh bien non, même ça, c'était apparemment trop demandé. Pourtant, vu toutes les merdes, pour parler crûment, qui lui tombaient sur le coin du nez ces derniers temps, elle ne pensait pas extravagant de demander un petit coup de pouce quand une vampire s'apprêtait à découvrir la vérité. Mais Merlin devait l'avoir dans sa liste noire parce que, même pour ça, il ne l'aidait pas. Elle le détestait et maudissait toutes ses générations, passées et futures. Elle se demandait même qui avait été le premier imbécile à appeler "Par Merlin", car visiblement cela n'avait aucun effet. Car, par Merlin, elle avait prié pour que Solace n'entre pas dans la cabine, et pourtant la voilà qui était là, juste derrière elle, à estimer les dégâts dus à la fermeture sauvage. Mentalement, elle répondait à chacune des interventions de la vampire mais d'extérieure, elle restait pétrifiée et parfaitement silencieuse. †~

- « Tu as craqué une robe Dolce Gabbana !
' Oui, merci, j'ai remarqué.
Non ne rentre pas ! Et l'intimité dans tout ça ?!
'

- Comment tu as fait ton compte ? J’ai pourtant l’œil pour les tailles !
' Je ne doute pas de ton aptitude à juger de la taille des gens. Mais j'ai fait que j'ai grossi. '
- Fais voir tes hanches !
' Non ! Je ne veux pas faire voir mes hanches ! Arrête, je ne veux rien faire voir du tout !!! Non, non, retire tes mains, je ne veux pas me retourn... '

~† Trop tard. Interdite, elle aurait voulu la repousser, retirer ses mains, la faire sortir de la cabine et peut-être même la faire disparaître mais il était trop tard. Elle n'avait pas pu bouger. Médusée encore à l'idée qu'elle puisse découvrir la vérité. Elle n'avait pas pu résister et à présent, l'arrondi naissant de son ventre lui apparaissait disproportionnellement énorme dans cette robe trop serrée. Trop tard, Solace demandait déjà ce que c'était. Ce que c'était ? Rien du tout, elle avait juste voulu mettre des mouchoirs pour voir si elle arriverait à rentrer dans la robe si jamais il lui prenait l'envie de manger comme cinq. Ce n'était rien, vraiment. Pas la peine de vérifier d'ailleurs, ça ne servait à rien de s'abaisser comme ça pour aller respirer son ventre, mais-c'est-pas-vrai-qu'est-ce-qu'elle-foutait ?!

La robe gisait sur le sol, déchiquetée. Et une seconde plus tôt, elle lui faisait une scène parce qu'elle l'avait "un peu" craquée. L'oreille froide de la vampire était maintenant posée sur sa peau, probablement à écouter le petit coeur qui palpitait, et pourtant Charlotte n'avait toujours pas bougée d'un pouce. Pendant une fraction de seconde, elle n'avait pas aimé que la bouche et les crocs d'une vampire soient si près de son ventre mais elle n'avait pas eu la force de protester. Immobile, le cri d'ahurissement que poussa Solace sembla tomber comme un couperet et les yeux de la sorcière se fermèrent. Décidément trop tard, elle avait compris, vu, écouté, senti... La suite des événements sembla se passer dans un flou total dans lequel elle ne contrôlait rien. Les ordres de Solace à Grant, son sourire, son excitation apparente face à la nouvelle, sa constatation réelle : Sacha n'était pas au courant. Non, il ne l'était pas. Et, sincèrement, elle aimerait bien que cela reste d'actualité...

Grant revint, leur tendant par le rideau de nouveaux vêtements visiblement plus adaptés à sa taille. Elle enfila la robe toujours sans rien dire mais n'aima pas ce que fit remarquer la vampire, bientôt répété par sa progéniture. Elle ne voyait pas vraiment d'un bon œil le fait de "sentir bon" en présence de deux vampires. Les tentait-elle ? Merlin, elle n'avait pas encore assez de soucis comme ça ?!


' Ah non c'est vrai. Pas Merlin, pas lui. '

~† Porter la robe ne la fit pas vraiment se sentir plus à l'aise. Pas quand les yeux de Solace restaient dardés sur l'endroit où grandissait son enfant... Heureusement, son attention fut détournée par le fait que Grant trouvât qu'elle sentait bon. Cela ne sembla pas non plus lui plaire, puisqu'elle bondit hors de la cabine. Au moins ne permettrait-elle pas que Charlotte soit "goûtée"... Enfin seule pour quelques secondes, le cerveau de la sorcière se mit à turbiner à toute vitesse pour trouver une solution, une échappatoire à ce scénario catastrophique. Elle envisagea la menace, la supplication, et même de leur lancer un sortilège pour effacer leurs mémoires. Toutefois, elle n'eut pas le temps de prendre une décision, Solace était déjà de retour. Maintenant sortie de sa léthargie, elle paniquait. †~


" Oh. Oh non, ne lui dîtes rien, surtout. Vous n'auriez déjà pas dû l'apprendre et, sans vouloir vous offenser, je ne veux pas qu'il l'apprenne par... vous. "

~† Qu'elle n'y voit là aucun mal, mais elle aimerait éviter que ce soit une inconnue qui apprenne à son mari qu'il allait être père à nouveau. Même si la vampire n'était pas inconnue pour lui, elle l'était pour Charlotte. Même si, soudain, la possibilité que Sacha sache enfin la vérité lui parût comme une tentation insurmontable. Une envie subite, le besoin qu'il sache. Elle aurait préféré le lui apprendre d'elle-même, mais comment faire quand elle n'avait aucun moyen de le contacter à part cette vampire ? †~

" Et puis je... Je... "

~† Elle se raisonna. Elle voulait qu'il sache mais c'était purement égoïste. Qu'est-ce que cela lui apporterait d'être au courant ? Cela ne changerait rien à la situation. Il serait toujours recherché par toute l'Opposition, n'abandonnerait pas sa traque d'Antarès comme ça, et elle, elle ne serait pas pour autant en sécurité. Elle voulait qu'il sache parce qu'elle voulait le voir mais cela n'apporterait rien qui pourrait améliorer la situation. †~

" Je ne... Je ne veux pas que ça le... distraie. "

~† Le mot était lâché. Elle ne pouvait plus reculer, il lui fallait expliquer son point de vue pour convaincre Solace de ne rien dire. Maintenant qu'elle était lancée, elle ne devait pas s'arrêter. Elle devait aller jusqu'au bout. C'était difficile de se convaincre elle-même que c'était pour le mieux, mais elle pensait pour une fois faire le bon choix. Le plus dur à présent était de... se livrer. Expliquer ses pensées et sentiments. Elle n'aimait déjà pas le faire en temps normal, mais devant une vampire qu'elle connaissait depuis même pas une heure, c'était encore pire. Pourtant il le fallait... †~

" Je... Je ne sais pas comment il va réagir s'il l'apprend mais je ne veux pas qu'il revienne. Pas comme ça. Je veux qu'il finisse d'abord ce qu'il a à faire et... Il faut qu'il accomplisse ce qu'il a en tête. Vous dîtes qu'il a des cauchemars, et je ne veux pas ajouter à ses inquiétudes. J'ai besoin qu'il réussisse. Sinon il sera parti pour rien. "

~† Elle avait failli dire qu'il l'aurait abandonnée pour rien mais d'abord ce n'était pas totalement exact et, de plus, elle ne voulait pas se faire plaindre par qui que ce soit. Pas quand elle savait que, si elle n'avait pas fait partie de l'Opposition, Soumise ou non, elle n'en serait pas là. A l'heure actuelle elle serait à ses côtés. C'était aussi en partie sa faute, et elle n'avait pas envie de se l'entendre dire. Pour brouiller les pistes qui faisaient qu'elle avait réellement besoin qu'il réussisse suite aux événements récents, elle continua. †~

" Nous avons tous besoin qu'il réussisse. D'ailleurs où en est-il ? S'il vous plaît, je dois savoir s'il est plus ou moins proche de son but. Ce n'est pas pour l'Opposition, c'est juste... pour moi. "

~† Grant annonça son retour derrière le rideau et Charlotte se tut. Elle s'avança d'un pas vers Solace, pour se faire plus pressante dans sa demande. Son visage était livide et ses yeux la regardaient avec tout le peu d'espoir qu'elle pouvait avoir. Il ne fallait pas qu'il sache... Et ses pupilles humides suppliaient presque la jolie blonde. Elle répéta sa demande, murmurant d'une voix si faible qu'elle se demanda si Grant pouvait tout de même l'entendre. †~

" Je vous en prie. Ne lui dîtes rien. Je vous promets qu'il ne saura jamais que vous m'avez vue et que vous connaissiez la vérité... "
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