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 Accroc à l'espoir

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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Accroc à l'espoir   Lun 19 Juil 2010 - 22:48

Et merde.

'73'

Quoi encore?

'Rien. Tu rumines de façon assez répétitive, c'est tout.'

Boah. Le "Gouverneur Antarès" n'avait pas encore rédigé un amendement à ce sujet dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Quand bien même, aucune importance puisqu'elle était une femme. Soit-disant. Rien ne l'empêchait donc de ruminer de façon répétitive. Et merde, donc.

''74. Pas besoin de râler contre moi. Tes ruminations sont juste... lassantes.'

La nouveauté était le seul antidote à la lassitude, pas vrai? Elle allait lui en donner de la nouveauté.

"Put*** de bor*** de mer** de fuck*** bloody hell, ça te va, comme ça?"

- Zyn?

Oops.

"Pardon, Mam."
- Les jurons, ça manque d'élégance.
"J'ai jamais été élégante, Maman."
- Ca n'est pas une raison.
"De toute façon, il faut bien qu'il y en ait une de nous deux qui ait une réaction un peu décente."

Depuis l'annonce officielle, sa mère souriait. Trop grand, trop fort. Plutôt que de se lancer dans un lynchage en règle de tout individu croisant son chemin, Mélusine avait préféré se réfugier chez Gwen. Elle ne devrait jamais prendre de décisions le ventre vide.

'Résolution 253.'

Il y avait un avantage à toute situation. Sa mère cuisinait comme un chef et une pile de scones grandissait, plus vite qu'elle ne les engloutissait. Mais quand même... Sourire comme ça. Aujourd'hui.

"Tu n'as quand même pas voté "OUI"?"
- Non.
"Mais alors..."
- j'ai voté en accord avec ma conscience. Il n'empêche que c'est sans doute ... mieux comme ça.
"Mais, maman..."
- On va pouvoir commencer à se reconstruire. Est-ce que c'est vraiment si mal, Zyn? Non. Tu es jeune, tu as le sang qui bout pour la moindre injustice, mais, en vieillissant, on se met à aspirer à la paix.
"M'étonnerait que ça m'arrive."
- Pour la plupart. Les gens ont envie de sécurité plus que d'action. Ne plus s'effrayer en attendant de voir ce que demain apportera de malheur, ne pas s'inquiéter pour leurs proches, dormir avec pour seuls soucis les tracas du quotidien... J'avais peur pour toi, Mélusine. la Résistance...
"Je me suis jamais sentie autant à ma plae que depuis que je suis rentrée dans la Résistance."

La discussion stoppa là. Gwen avait pour elle le sens de l'argumentation, le calme et la maturité mais elle, elle combattait avec l'entêtement. Et ne supportait pas de s'entendre dire les "quand j'avais ton âge" ou les "tu verras, quand tu gagneras en années". Leurs rares disputes ne menaient jamais à rien. Mélusine avala quelques scones supplémentaires. Le silence commençait déjà à lui peser. Elle détestait être en conflit avec sa mère, mais n'était pas prête à reconnaître ses torts, à baisser les bras la première. Pour combler le vide, elle alluma la petite radio qui ornait la cheminée d'un coup de baguette.

... est en ébullition depuis les résultats du Référendum. Avec une très faible majorité de 49%, c'est donc pour la paix qu'ont voté les citoyens du Monde. [...] chasse à l'homme [...] la capture des deux Iccams rapporteraient 1.500.000$ [...] 650.000$ en échange de Sacha de Lansley, Amiral de la Résistance, qui a dévoilé son identité il y a de cela deux jours. Ce que d'aucuns considèrent comme un acte de bravoure... (' Rolling Eyes ') ...pourrait bien signer le début d'une...



La voix grave du chroniqueur se tut. la radio avait cela de bon qu'on pouvait clouer le bec au premier venu comme de rien. Gnagnagna l'Amiral.

"Quel crétin."
- Tu le connais?
"Vaguement."
- Ce ne serait pas...
"Je sors. J'ai besoin d'air."

Retour au point de départ: dans la rue, avec une furieuse envie de taper sur tout ce qui passait à sa portée. Elle devait se maîtriser. Ne pas toucher à la vieille dame qui traversait la route. Retenir sa langue. Elle détestait faire de la peine à sa mère presque autant que leur disputes.
Quelques rues plus loin, désœuvrée, elle dévida de se fier à son instinct, tourna sur elle-même et disparut, pour réapparaître dans le premier lieu qui lui vint à l'esprit. Il lui fallut quelques instants, le temps pour la nausée de se dissiper, avant de reconnaître l'endroit en question.


'Les Jardins de Salem? Choix surprenant.'

Oui, enfin, on ne pouvait pas exactement parler de choix. Juste une impulsion.
Mais après tout, pourquoi pas?
Elle s'aventura dans une allée, guère étonnée de trouver les jardins presque déserts. S'arrêtant devant une statue de Morgane-la-fée, elle se laissa tomber sur un banc.
Qu'est-ce qu'elle aurait fait, elle, dans sa situation? Morgane avait toujours été pour elle un modèle plus ou moins inavoué. Du temps d'Arthur, elle avait été admirée, enviée, pour ensuite être rejetée par la Communauté Moldue. Il n'empêchait qu'elle avait été une grande sorcière, qui était restée fidèle à ses croyances et à ce qu'elle était. mais les temps étaient alors moins compliqués. Hommes et femmes, moldus et sorciers se battaient pour survivre, dans un monde où les lois et l'ordre des choses étaient dictés par des dieux tout puissants. Puis, l'espèce humaine, en pleine crise d'adolescence, s'était émancipée de l'autorité divine, s'octroyant le droit à disposer d'eux-mêmes. Ils s'étaient mis à réfléchir, à se prendre pour des créatures au-dessus des autres, à vouloir organiser la monde par eux-mêmes et paf, ça avait fait Antarès.
[...]
Une demi-heure était passée. Peut-être un peu plus, peut-être un peu moins. Quelqu'un s'approchait, tirant Mélusine de ses cogitations. Le regard qu'elle porta sur ce qui l'entourait se fit rond d'étonnement. Les feuilles tombaient des arbres alentour, roussissaient, se flétrissaient. Hum hum... La météo et les saisons n'étaient pas supposées redevenir ce qu'elles étaient? A la mi-juillet, le climat n'était pas censé être à l'automne.


'Tu...'

Qu'elle ne vienne pas lui dire qu'elle manquait de patience!

'T'es troll quand tu veux! Calme ta baguette et tout reviendra dans l'ordre.'

Certes.
Vaguement embarrassée, Mélusine abaissa sa baguette et contempla le tapis de feuilles mortes qui gisait maintenant à ses pieds. Il y avait un sort pour refaire vivre les feuilles?





« When I went to school, they asked me what I wanted to be when I grew up.
I wrote down ‘happy’.
They told me I didn’t understand the assignment,
And I told them they didn’t understand life. »
John Lennon


Dernière édition par Mélusine McEwan le Dim 10 Oct 2010 - 23:20, édité 2 fois
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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Accroc à l'espoir   Dim 8 Aoû 2010 - 15:37

En deux jours sa vie était devenue l’incarnation d’une de ses grandes craintes, une prison. Et aussi bizarre que cela peut paraitre, Isis se résignait à la vivre sans trop se plaindre.


L’emménagement à Poudlard fut bouclé en à peine quelque heures. Outre le fait qu’Egon avait anticipé le départ, les affaires d’Isis tenaient dans un unique carton contenant majoritairement les fringues qu’elle gardait au studio. Le plus long avait été de ramener la batterie de Rhidow dans la nouvelle demeure.

D’un commun accord, le couple avait décidé de garder leur fils avec eux, se chargeait de sa sécurité. L’angoisse qui pouvait lui arrivait quelque chose les inquiétait. Rhidow, lui, triste de ne plus jamais habité à TASKS, retrouva bien vite sa joie de vivre avec son nouveau compagnon de jeu, Noah De Lansley. Et puis, maintenant, Isis et Egon serait toujours avec lui, l’Eden.

Après avoir fini de ranger les affaires de son fils, Isis s’était attelée à libérer sa chambre universitaire dans l’aile des Clover. Ce fut un moment très pénible. Elle n’y avait plus mis les pieds depuis le décès de Mallhouwen, évitant de ce fait, de replonger dans des souvenirs douloureux. En plus d’avoir perdu à jamais sa seconde mère, on lui avait aussi ravi se jour tout un pan de sa vie, des souvenirs chéris à jamais perdu dans l’explosion de l’immeuble.
En faisant les cartons, elle avait retrouvé avec plaisir des correspondances d’amis qu’elle n’aurait plus l’occasion de revoir avant un bon moment. Un pincement au cœur quand elle relu une missive de James – les triplettes lui manquaient – qui lui faisait parvenir les dernières nouvelles de la tribu O’Brian. Il y avait aussi des bricoles à Joséphine qui la fit sourire, des restes de cours dont elle n’aurait plus franchement l’utilité maintenant qu’elle était diplômée, et oublié au fond d’un tiroir et couvert de poussière, un calendrier d’étudiant à moitié à poil qui lui redonna franchement le sourire.
Pourtant quand Egon entra quelques heures après, inquiet de ne pas la voir revenir, il la trouva prostrée au pied du lit, sanglotant devant une photo. Un baiser, un câlin. Elle se calma, petit à petit, séchant ses larmes, mais gardant précieusement le portrait, Mallhouwen riant à gorge déployée avec Serena lors d’une soirée chez les Kaitos. A jamais hantée par la mort violente de sa tutrice, Isis avait beaucoup de mal à faire son deuil.

Le soir, ce fut avec désintérêt qu’Isis apprit les règles qui rythmeraient la vie des proies d’Antarès, imposés par le nouveau dictateur et chef, Emmett Aeterna. Ca donnait en gros, ça :
Sacha, Emmett ou un Major, quand aucun des deux premiers n'étaient disponibles, devaient protéger les Iccams en cas de problème. Tout le monde consigné à Poudlard pour plus de sureté. Les sorties devaient être validées par Emmett. Pas d’escapade en dehors du château sans autorisation.
Ce n’est que le lendemain, après avoir retrouvé sa joie de vivre, qu’Isis commença à trouver très arbitraire ce traitement. D’ailleurs, après avoir râlé une bonne demi-heure sur le sujet, elle devient un peu plus raisonnable sur le sujet.

- Mouais, vu que c’est du Emmett, j’suppose qu’il nous laisse le choix mais que, par respect pour tous les sorciers qui croient en nous et qui étaient prêts à entrer en guerre, et aussi pour avoir bonne conscience, on va les respecter.
- Tu supposes bien, sourit-il en feignant d'être ébloui par tant de discernement.
- Mais si par hasard j’oubliais de demander l’autorisation de sortir à Emmett...
- Et bien j'imagine que l'optique de partager notre chambre, nos repas et nos toilettes avec Mareva ne te dérange pas parce que c'est ce qui nous prend au nez. Emmett sortira l'artillerie lourde pour éviter toute récidive. Je n'ai rien contre les trucs à trois mais bon. Mareva 24h/24, est-ce vraiment ce que tu veux? questionna-t-il tout sourire.
- Tu sais très bien que non, bouda-t-elle. Il savait pertinemment que les deux femmes ne s’entendaient pas.
D’ailleurs, en parlant du loup, il la quitta sans oublier un dernier baiser pour rejoindre la Kalista. Un entrainement qui allait devenir quotidien. Isis haussa les épaules, qu’il aille se battre si ça l’amuse, Isis préférait de loin l’optique de s’occuper de son fils toute la journée. Toutefois, ce dernier, en mode je fais comme Egon, jubilait à l’idée de prendre part à la séance d’entrainement avec la Dame rouge.

Sa deuxième journée fut un enfer. Isis tournait en rond dans le château. Egon et Rhidow occupés avec Coolwater, le château vide excepté des Résistants qui erraient dans les couloirs, Isis se sentait abandonnée. Le terme était trop fort, mais elle détestait cette impression d’être prisonnière. Elle ne pouvait pas passer chez des potes sur un coup de tête, aller boire un verre ou même de faire des courses lui était impossible si elle ne l’avait pas fait validé en amont. Sa spontanéité n’était plus la bienvenue. Malgré tout, elle comprenait les raisons et ne ferais rien qui puissent mettre en péril la sécurité d’autrui. Alors, elle s’occupa tant bien que mal. Courriers, rangement, ballade dans le parc, et même la lecture d’un passage de la Prophétie du centaure complètement traduit en anglais par les soins d’Emmett. Là, elle touchait le fond.

C’est bien pour cela, qu’aux premières heures de sa troisième journée à Poudlard, elle campa dans le bureau d’Emmett, un café à la main, finalisant son emploi du temps. Elle l’avait détaillé notant les heures, les lieux où elle allait se trouver toute la journée. Ca lui avait couté. Beaucoup. Elle détesta faire ça.




- Mélu. Je suis contente de te voir.
Sourire non feint, elle se rapprocha calmement de son amie.
- T’as l’air… en fait, on dirait qu’un troupeau d’hippogriffe t’es passé dessus.
Comme il fallait s’en douter le parc de Salem n’était pas prévu au programme. Mea culpa, elle avait envoyé un hibou prévenant Emmett. Et puis, elle ne pouvait pas renier sa nature d’un coup de baguette magique. Impulsive, elle l’était et le restera.
- Ca te dérange pas que je reste un peu. J’ai besoin de compagnie, d’un visage amical.
Isis épia sa réaction. Elle resta toutefois intriguée par une détresse quelle percevait dans la posture de Mélusine. Elle, d’habitude, si inébranlable. Isis ne se rappelait que de Mélusine pétillante, optimiste, joyeuse… s’était bien la première fois qu’elle la voyait défaitiste au possible. D’ailleurs, là, elle avait besoin de quelque de joyeux et d’optimiste. Quelqu’un qui puisse lui redonner de l’espoir. A défaut, Isis essayerai de lui redonner le sourire.
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Accroc à l'espoir   Dim 22 Aoû 2010 - 14:10

Quelques unes des feuilles s'élevèrent lentement en tourbillonnant et Mélusine jeta un regard sceptique à sa baguette.

"Un troupeau hippogriffes, vraiment? Jamais essayé."

La visualisation de cette hypothétique scène élargit légèrement le sourire qui était né avec l'apparition d'Isis.
Ca n'était finalement pas une si bonne idée que se réfugier dans la solitude. Faire l'automne en plein été n'apporterait rien de bon. Ruminer en silence non plus. Et puis, la jeune femme était peut-être plus à même que sa mère de comprendre son point de vue. Après tout, elles étaient du même côté. Mélusine l'avait croisé quelques fois au QG et si elle s'en était étonnée au début, elle n'avait rien dit et en avait conclu qu'elle ne la connaissait pas si bien. Les choses avaient évolué au cours des derniers mois, au coin d'un pub ou au hasard d'une rencontre. Mélusine se demandait seulement comment elle avait pris le scannage mental imposé en guise de bienvenue chez les Résistants.
A l'évidence, comme Isis, elle avait besoin d'un visage amical.
Elle lui fit une petite place sur son bout de banc et, jugeant qu'elle n'avait pas le pouvoir de ranimer les choses disparues, chassa les feuilles d'un coup de baguette, à peine plus violent qu'elle ne l'aurait souhaité. Quelques uns s'égarèrent dans leurs cheveux. La scène en devenait presque bucolique. Presque.


"On dirait que les hippogriffes sont passés te voir, toi aussi."

Ca tenait à un quelque chose d'imperceptible, ce genre de choses qu'une photographie ne pourrait jamais capturer tant c'était impalpable et invisible. Elle n'avait aucun remède contre ça.

"Je sais que ça se fait pas..."

'C'est bien de toi, de prévenir avant...'

"... mais dis-moi que tu as voté "NON"..."

Sinon quoi?
Elle partirait en courant? Ferait étalage d'un chapelet de jurons de sa connaissance?
D'un léger mouvement des doigts, elle enleva une feuille rabougrie qui s'était réfugiée dans une des mèches d'Isis. Elle pensait que ce geste la calmerait, la ferait sortir du chemin qu'avaient pris ses pensées.


"Tu sais quoi? Je crois qu'on est les seuls à s'être faits entuber dans l'Histoire."

'Tu es sûre que..?'

C'était craquer un peu, maintenant ou beaucoup, plus tard. Exploser devant n'importe qui n'était pas une activité conseillée.
Elle inspira, expira, pour faire refluer la rancoeur et le doute.


"Tout va au mieux pour les autres. Les Neutres vont pouvoir jouir d'une petite paix prospère. Les Opposants ont obtenu un laisser-passer de libre circulation et sont supposés être tranquilles. Quant aux Soumis, ils vont être libérés. Alors..."

Comme toujours, la vision des choses par Mélusine était à forte tendance manichéenne et dotée d'une interprétation des choses tout à fait personnelle. Oui, le ministre de la Magie avait râlé et même le Ministre Moldu avait affirmé qu'il s'opposait à la chasse à l'homme. Il n'empêchait...

"Tu te rends compte? En résumé, les gens n'ont aucune confiance en nous. Ils préfèrent se plier au joug du premier tyran venu alors qu'il y a des gens qui se battent pour leur liberté. Ils ne croient plus. N'ont peut-être jamais cru. C'est comme s'ils nous déniaient le droit, la possibilité même d'être utile."

'Oui, enfin, c'est pas comme si près de la moitié de ces mêmes gens avaient voté "non".'

Quand bien même. Il y avait le petit pourcent qui faisait basculer la majorité du mauvais côté. Et cette majorité, elle devait en côtoyer tous les jours, sans même le savoir. Ca n'était pas une pensée réconfortante. Pendant son ébauche de discours, elle s'était levée et faisait les cent pas devant Isis, ponctuant les termes forts par de grands gestes. Au passage, elle se prit la statue qui ne broncha pas. Elle non plus. C'est à peine si Mélusine lui jeta un regard en marmonnant "Pardon Madame.". Après quelques aller-retour, elle finit par prendre conscience de son allure qui frôlait l'hyperactivité, tenta de se calmer et se rassit aux côtés d'Isis.

"Je suis contente de te voir, Isis."

Pour de vrai. Plus même qu'elle ne l'aurait imaginé.
Elle sortit de son sac un paquet de muffins au chocolat qu'elle tendit vers sa compagne comme un geste d'excuse.




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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Accroc à l'espoir   Lun 30 Aoû 2010 - 19:49

Quand elle avait reçu le hibou entre deux déballage de cartons, elle l'a lu en diagonale et la bazarda dans un coin. Ce n'était que le lendemain, pendant qu'elle tournait en rond, qu'elle remit le nez dedans.

Que faire ?



- On dirait que les hippogriffes sont passés te voir, toi aussi.


Bien entendu. Elle avait pris une décision importante, aujourd’hui. Non, hier. Réellement avant hier, quand elle avait lu la lettre, entrecoupé par les cris de Rhidow qui lui signifiait que jouer de la batterie c’est plus cool que de ranger ses affaires, qu'il voulait que sa chambre soit repeinte en bleu et qu'il avait bien réfléchit et s'était mis d'accord avec lui même pour décréter qu'il demanderait à Egon de transformer Sacha en haricot si ce dernier l'appelait encore Rideau. Pourquoi haricot me direz vous ? Parce que ce n’est pas bon, dixit le petit homme. Ca se défend.

Ca n'a pas été facile. Le pincement au cœur ne semblait pas s'en aller. La peine ravivée par la visite, les arguments, la vision de ce qu’elle aurait pu faire, l’impression de sacrifier un avenir pour quelque chose qui lui échapperait toute sa vie, restait présente.


- Ce n'est pas tous les jours qu'un tel bien est mis sur le marché, mademoiselle Kitlee. Vous êtes certaine de vouloir faire ça. Vous étiez si motivée, si sûre de vous…
- Les choses changent…

C’est pour cela qu’elle avait mit fin à ses rêves.
Quand elle avait franchit la porte sous le regard désolé de l’agent immobilier. Elle se revoyait 6 mois en arrière, grimpant ses marches qu’elle descendait, conquérante et la tête remplie d’idée. Elle avait peaufiné son dossier, l’argent n’était en rien à problème, et la seule chose qui pouvait mettre un terme à son projet restait la non obtention de son diplôme. Elle désirait vraiment se mettre à son compte, ouvrir sa boutique d’apothicaire estampillé cent pour cent artisanal. Le concept était prometteur, de plus en plus de sorciers se méfiaient des grands groupes industriels magiques depuis l’affaire des potions de Pimentines empoisonnées. Dans sa foutue vie, c’est bien la seule voie qui roulait comme elle le voulait.
Mais voilà, maintenant elle était refugié politique à Poudlard et devait faire preuve de discrétion. Elle était persuadée qu’avec un peu d’imagination, et une volonté d’acier, elle aurait pu faire un compromis avec le grand manitou et ouvrir son commerce.

Perdues dans ses pensées, Isis buta dans un sorcier grognon, qui venait de se faire tatouer. Après les excuses adéquates, elle salua à travers la vitrine Adel, puis reprit son chemin. S’était entre autre pour ses amis qu’elle avait renoncé à faire des vagues. Se faire oublier. Et vivre cacher.

Si ca se trouve elle adorera être mère au foyer. Sceptique ? Oh que oui.




- ... mais dis-moi que tu as voté "NON"…

Isis voulut lui poser la main sur l’épaule pour lui signifier qu’elle ne lui dirait jamais. Un vote restait secret. Mais Mélusine était déjà en train de faire les cents pas devant elle. Elle avait besoin de parler, d’exhorter ses peines. Soit. Le jeune femme l’écoutait silencieusement, épiait les réactions, analysait à sa manières les intonations.
L’ancienne préfète ne put s’empêcher d’esquisser un sourire en se remémorant ses années à Poufsouffle où les petites années se pressaient autour d’elle pour avoir des conseils quand ils avaient épuisé toutes les possibilités ou avait juste besoin d’un avis neutre. Là, il ne manquait plus qu’un des triplets O’Brian qui venait squatter à côté d’elle pour lui faire une blague vaseuse, pour completer le tableau.
Dans certain aspect, Mélu ressemblait à James, dans d’autre, absolument pas. Du style, James ne lui aurait jamais proposé des douceurs au chocolat, alors qu’elle n’aimait pas ça. Elle refusa poliment.


- Mélu… tu ne peux pas reprocher au gens de préférer la paix à la guerre. Il… je… j’ai passé ces deux derniers jours à convaincre mon fils que si Antarès par ce référendum a gagné une bataille, il n’a pas gagné la guerre. Et que les gens qui ont voté Oui, ne sont pas des monstres sans jugeotes mais que la paix est précieuse, ils ont juste choisit une autre voie que la Résistance pour l’obtenir. C'est tout.

Un sourire forcé, le regard fixe, elle soupira avant de se lancer. Elle aurait préféré que cette discussion se fasse à l’abri des oreilles, mais finalement, le lieu était bien plus appréciable que les sous-sols de Poudlard nouvellement aménagé.

- Mais j’avoue que je n’en suis pas si sûre. Je vais surement te décevoir, mais, j’y ai pensé, de voté oui.

" Enfin comme si…"

- Dans le seul but qu’Egon ne soit plus en danger. Et Rhidow. Et mes amis. Donner sa vie contre un monstre n’a jamais apporté la joie, même avec les meilleure intention du monde. Le combat de la Résistance est juste, autant que leur action, mais j’abhorre les morts qu’elles entrainent. Ne te trompe pas. Je respecte infiniment l’engagement de chacun, et personne n’a le pouvoir d’interdire de vous battre pour vos idées, mais je ne peux m’empêcher de savoir que ce oui est peut-être la meilleure solution…

Isis affronta le regard de son amie, redoutant qu’elle ne s’enflamme comme elle peut si bien le faire.


- La moins pire dans ce jeu pipé. Antarès a gagné au moment même où il a émit sa question. Tu crois vraiment que quelqu’un à part lui ait pu avoir gain de cause? Peu importe la réponse qui sortait, lui seul était victorieux.

La liberté de choisir entre une guerre à découvert ou souterraine. Ou est le libre choix là-dedans. On a le choix de sacrifier 3 hommes ou six milliard de personne. On a la liberté de dire oui ou non. Mais quand este qu’on a eu la liberté de lui dire « va te faire foutre avec ton égo surdimensionné et tes envies de pouvoir. Fai comme tout le monde, trouve-toi une femme que tu aimes, fait des gosses et coltine toi les soirées de bataille explosive qui n’en finisse plus, entouré de chocogrenouille et de cri enfantin. Tu verra que devenir maitre du monde, à côté, c'est une ambition ridicule». On avait le choix. Mais la liberté est de ne pas être soumise à la contrainte d’autrui.


- On a toujours été soumis à sa seule volonté. On a jamais eu la liberté de l'avenir, qu'on soit de neutre, Opposant soumis ou Résistant. On a tous subit les intentions du méthamorphosis.


Isis soupira. Elle ne lui avouera jamais, ou juste pour le faire chier,

- Seul Sacha est resté libre face à lui. C’est le seul qui n’a pas jouer le jeu. Il a changé la donne. Mais il reste un p’tit con, on est bien d'accord.
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Accroc à l'espoir   Mar 12 Oct 2010 - 23:34

Pffffffffffffffffff Humpf .

'Tu parles... Tu boudes juste parce qu'il va avoir sa propre carte de chocogrenouille avant toi...'

Même pas vrai.


"Tu m'as fait peur... pendant deux secondes, j'ai cru que t'avais rejoint son fan-club."

Ce qui aurait été potentiellement problématique. On se doit de partager certains points de vue avec ses amis.
Parce que, pour ce qui était du reste...


"Je ne suis pas sûre d'être d'accord avec toi, Isis."

La façon soft et amicale de rétorquer "Tu racontes nawak". Mélusine marqua une courte pause, le temps d'avaler un demi-muffin.
Avec d'autres, elle n'y serait pas allée par quatre chemins. Aurait balancé son point de vue avec toute la hargne et la colère que lui inspirait la situation?. Mais c'était Isis. Elle n'allait pas y aller par quatre chemins pour autant (pourquoi prendre quatre chemins, d'ailleurs? Autant en prendre un et aller voir jusqu'au bout où il menait. Si on se baladait sur plein de sentiers différents, on voyait peut-être du pays, mais ça restait très superficiel. Ou alors, c'était les quatre chemins en même temps? Ce qui était du pareil au même. Regarder dans tous les sens devait être... pas très intéressant. On voyait le bleu du ciel, le vert des arbres et le grand panorama devait s'arrêter là. A moins d'être doué d'ubiquité? Mais alors, comment faisait-on pour réunir les points de vue des quatre personnes qu'on devenait alors? Une petite réunion au sommet? Quand on était bavarde comme elle l'était, ce genre de G4 devait s'offrir des allures interminables.), parce qu'à quoi servait d'avoir des amis, si on ne pouvait pas être soi-même avec eux? Mais elle garderait un ton relativement affable, à défaut d'être souriant. Elle écouterait ce qu'Isis avait à lui répondre et elle ne la jugerait pas pour ces réponses. Pas si mal, non?


"C'est trop facile de croire qu'on est soumis à la volonté d'Antarès. C'est nous retirer tout libre arbitre. Tu sais, on dit qu'on ne devient victime que parce qu'on accepte ce rôle et même si c'est un peu caricatural, je ne trouve pas ça si faux. On n'est sous le joug de quelqu'un que parce qu'on l'accepte. Moi, je ne suis pas soumise à lui."

C'était très certainement la raison de sa réaction.

'Tu ne supportes tout simplement pas l'idée que tu puisses être sous le joug de quelqu'un...'

Parmi tous les aspects discutables de sa personnalité, elle ne classait pas celui-ci parmi ses défauts. Quand bien même ça ne serait qu'une douce illusion, il faisait meilleur vivre de se croire libre de ses choix, de ses pensées et de ses actes que d'accepter de dépendre de ces mêmes choix, pensées et actes venant de quelqu'un d'autre.


"Et je trouve que s'opposer à lui, c'est un beau moyen de ne pas le laisser décider de notre avenir. C'est par nos choix qu'on décide du futur, non? On a des propositions et après, en les acceptant ou en les refusant, on oriente bien demain et tous les jours d'après dans une direction ou une autre. Après, c'est un bras de fer pour qui gagnera la partie."

Bah, elle avait toujours eu une vision un peu étriquée de la réalité et elle n'était pas près d'en changer.

"Par contre, je suis d'accord sur... le jour de son discours. A partir du moment où il s'est montré à tout le monde... C'est grâce à ça qu'il a gagné."

Autre particularité de Mélusine: énoncer sa vérité comme une réalité universelle.

"C'était très... intelligent de sa part.", lâcha-t-elle du bout des lèvres, comme si elle peinait à le reconnaître. "Parce qu'après des années sans rien, il a enfin mis un visage sur l'Opposition. C'est comme s'il devenait humain. Comme toi, comme moi, comme tout le monde. Tant qu'on ne devait se fier qu'à notre imagination pour se le représenter, c'était nettement pire."

C'était un peu comme la différence entre un bouquin et un Cinémagic. Tant que c'était son esprit qui était aux seules commandes pour se représenter la scène, c'était toujours plus. Plus beau. Plus effrayant. Parce qu'elle seule savait exactement quoi mettre pour accéder à la beauté ou à la peur. Une fois que quelqu'un d'autre leur imposait sa vision par le biais d'images, la même histoire perdait en saveur...
Bon, ok. Ca n'était pas un bon exemple. Un bon cinémagic-man rendait les émotions et tout ça.


"C'est pour ça que la réaction de de Lansley était... bien."

'Tu te rends compte de ce que tu es en train de dire?'

Les temps difficiles menaient à toutes les extrémités...


"Maintenant, la Résistance aussi a un visage. Ca sera plus facile de croire en nous plutôt qu'en une force invisible... Même si c'est un peu trop tard."

"Nous"...
Mélusine finit par tiquer légèrement, maintenant qu'elle avait lâché les mots qui lui tournaient dans la tête.


"Mais on est bien d'accord, il reste toujours un crétin Very Happy ."

"Nous"...

"Et je ne critique pas les gens qui ont voté "oui". Enfin, si, un peu. La paix est précieuse, on est d'accord. Mais pas à n'importe quel prix."

"Nous"...
"Vous"...
La jeune femme finit par mettre le doigt sur ce qui la titillait. Isis parlait toujours de la Résistance comme si c'était une faction extérieure et non pas...


"Isis... Nous battre pour nos idées? Mais...? Tu ne...? Enfin, tu devrais... tu ne devrais pas...?"

Sourcils froncés, elle arrêta de s'agiter dans tous les sens pour détailler Isis. Quelque chose lui échappait. Mais quoi?


Spoiler:
 




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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Accroc à l'espoir   Sam 30 Oct 2010 - 20:56

- Tu ne devrais pas… ?

Elle essaya d’interpréter sa question. Elle ne comprenait pas son malaise soudain.
Vous. Nous. Nous. Vous.
Et alors.


- Ah… ouais… humm… je viens de comprendre. Mélusine, je ne fais pas partis de la Résistance, confia-t-elle, pas dans le sens où tu l’imagine en tout cas.


Isis passa la main dans les cheveux pour domestiquer une mèche récalcitrante.
Elle ne s’attendait pas à cette question.

La plupart des gens considérait que l’opinion d’Isis était dans la même veine de Mallhouwen Piterski. La défunte directrice de Sainte-Mangouste était une fervente défenseuse de la neutralité. Dans ce conflit il n’était pas rare qu’elle soit au cœur d’article médicale ou elle certifier que le corps médicale de Sainte-Mangouste était sans enjeu politique que tout sorcier comme cracmol ou même moldus pouvait se faire soigner sans à priori. D’ailleurs, l’ouverture d’un service au moldus et à sa médecine avait provoqué un taulé dans le monde de la politique. On ne sut jamais vraiment ce que le Ministre de la magie Oz en avait pensé.

Les proches d’Isis eut connaissaient ses opinions. Si elle était contre le despotisme d’Antarès, elle reconnaissait que le mélange du monde sorcier et moldus restait en soi une bonne chose. Bien entendu, il y avait toujours des défauts. La peur de ce que l’on ne connait pas engendrer son lot de malheur. Il y avait pas mal de fait divers sur des règlements de compte entre sorcier et non sorcier. Des politiciens des deux camps qui monter leur campagne contre le monde de la magie versus le monde de l’industrie. Et plein d’autre chose dont Antarès n’était en rien responsable. Mais il y avait aussi des bonnes choses qui en découlaient. Une petit fille de 6 ans atteinte d’une maladie orpheline avaient été guérit par des médicomages irlandais. S’était les gros titres de la Gazette de sorcier de ce matin.


- Je ne suis d’aucun bord. Neutre. Je pensais que… que tu le savais. En même temps, je comprends.

Contrairement à beaucoup Mélu l’avait croisé au sein du QG, et contrairement à Winnie ou Adel, l’ancienne gryffondor ne connaissait pas le secret.

- Me voir là-bas… Enfin, c’est compliqué.

Isis savait mentir. Mais aussi bizarre que cela puisse paraitre, elle savait qu’elle pouvait faire confiance à Mélusine. De toute manière, la jeune fille ne semblait pas être une grande fervente de la Prophétie et des iccams. Ce qui était une sorte de point commun avec toutes les connaissances d’Isis qui n’était pas dans le cercle très fermé des Résistants connaissant les protagonistes de la prophétie et leur identité.

- Aussi compliqué que la situation dans laquelle nous vivons... C’est utopique de vouloir que tout ce passe comme on le désire. J’aimerai un monde ou personne ne m’impose sa volonté, quelque soit le camp auquel il appartient. Je ne suis pas sur que ca arrive un jour… je dois me complaire dans le rôle de victime, railla-t-elle, en se frictionnant les bras, le vent frais l’avait surprise. Ou utopique de voir un monde en noir et blanc, et pas dans une nuance de gris. C’est chiant le gris, ça donne jamais quelque chose de simple…
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MessageSujet: Re: Accroc à l'espoir   Mer 17 Nov 2010 - 22:58

"Être Neutre, c'est faire un plongeon dans le gris.", asséna-t-elle.

Mélusine se releva brusquement. Elle ne savait pas rester immobile quand son cerveau bouillonnait. Sans doute un défaut de fabrication qui voulait que son corps tout entier soit en osmose. Pas de répartition des tâches ou de hiérarchie. Elle était à ce qu'elle faisait ou elle n'était pas. Point barre. Et là, elle avait les neurones en vadrouille, volontaires pour déserter. Un petit coup au moral qu'elle ne s'expliquait pas vraiment. Fronçant les sourcils, elle s'éloigna en marmonnant dans sa barbe inexistante. Elle aurait été incapable de mettre le doigt dessus ou de définir exactement ce dont il s'agissait mais quelque chose l'avait gênée. Froissée.
Il ne lui fallut pas si longtemps pour revenir à Isis. Elle se posta face à elle et la regarda comme elle ne l'avait sans doute jamais fait. On s'habituait tellement aux gens qu'on ne les voyait même plus. Elle réajusta quelques détails qui ne correspondaient pas avec l'image mentale qu'elle s'était construite de son ex-camarade. Et finit par esquisser un demi-sourire. Ca n'était pas un vrai sourire, franc et direct, qui remontait jusque dans les yeux mais c'était toujours mieux que la rogne dans laquelle la déclaration d'Isis l'avait plongé.


"C'est pas grave."

'Ah. Parce que ça aurait dû l'être?'

Oui. Elle n'aurait pas su dire pourquoi ni comment, mais le fait qu'Isis ne corresponde pas à l'idée qu'elle s'était faite d'elle aurait dû poser problème. Sauf qu'elle savait à quel point elle aimait extrapoler la réalité pour se dessiner un univers... en noir et blanc, justement. Pas de nuance. Des bons, des moins bons, sans beaucoup d'indulgence pour les demi-teintes.


"Mais alors...?"

Fronçant à nouveau les sourcils, Mélusine reprit place à côté d'Isis. Mieux valait ne pas trop être perturbée par l'hyperactivité quand on était en sa compagnie.

"Ah. Évidemment. Egon."

Elle avait trouvé sa réponse toute seule. Si son amie trainait au Q.G., c'était en tant que copine de... Il fallait bien qu'il y ait quelques avantages à être major de la Résistance, non?

"J'imagine que j'aurais dû m'en douter... Mais j'aimais bien l'idée de toi et moi dans le même camp. Je m'ennuie un peu, là-bas."

Relationnellement parlant. C'était pour cette raison qu'elle avait réussi à convaincre sa cousine de rallier les rangs Résistants. C'était de sa faute aussi. Elle avait pris la ferme décision, à partir de son intronisation, de ne pas s'attacher. On mourrait trop jeune dans cette guerre. S'attacher, c'était ouvrir grand les bras à la souffrance. Garder ses distances, c'était les refermer sur l'ennui. Elle n'avait peut-être pas choisi la bonne option, devait-elle conclure, puisqu'à éviter les contacts en profondeur, elle devait se contenter du superficiel. Et le superficiel, ça laissait sur sa faim. Au temps pour elle.
Est-ce que ça changeait vraiment quelque chose qu'Isis n'en soit pas? Sans doute que non.
Mais elle avait l'impression que... Non. C'était sans importance.


"On bouge?"

Pas moyen de tenir en place.
Elle tendit le bras à Isis, histoire de passer pour des stéréotypes d'amies cheminant bras-dessus bras-dessous. les images étaient sympas tant qu'on pouvait jouer avec. Ca n'était pas elles de se comporter comme ça et c'était ça qui était amusant.


"Je dirais pas utopique. Je dirais optimiste. Bon, tu vas me dire, mon optimisme a pris des vieilles allures d'utopie naïve il y a deux jours mais je m'en remettrai."

'Humph. Il faut te suivre, tu sais?'

Bah c'était pour ça qu'elles s'entendaient bien, non? Parce qu'elles supportaient (voire même, dans son cas à elle, appréciait) les défauts de l'autre. Belle définition de l'amitié. Aimer les défauts de l'autre presque plus que ses qualités. Hop! Définition adoptée à l'unanimité de tous ses "elle".


"De toute façon, je pense pas que ça serve à grand chose, d'être pessimiste. Tu t'en prends peut-être moins les dents mais ça doit être d'un rasoir! Oh! Et comment va Ride... Ridhow? Il ne traîne pas avec toi?", demanda-t-elle, en faisant l'effort de ne pas paraître soulagée, tandis qu'elle scrutait l'horizon vide de petit gnome envahissant. Meuh si, elle l'aimait bien. Il était marrant avec son petit orgueil en bandoulière. "De toute façon, optimiste ou pessimiste, on en arrive au même résultat. Sauf qu'en étant optimiste, on a eu le temps de rêver. Rêver, c'est bien."

Naïves, ses théories? Et alors?
La naïveté allait de paire avec l'espoir.




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MessageSujet: Re: Accroc à l'espoir   Sam 27 Nov 2010 - 0:13

Isis avait retenu une remarque acerbe au moment du fatidique, et malheureusement véridique pour sauver les apparences, « Ah. Evidemment. Egon ». Le sous entendu copine de ne lui convenait pas le moins du monde. Elle n’aimait pas cette réduction copine de, fille adoptive de, iccam de. Elle avait l’impression d’être muée en une marionnette qu’on sortait pour éviter qu’elle prenne trop la poussière. Une poupée sans trait d’esprit qui suivait à la lettre ce que son propriétaire lui dictait. C’était tout sauf elle.

Elle, juste elle.

Avec son foutu caractère, son inconstance, inconscience, et indiscipline alliant avec dédain maladresse et frivolité. Elle n’était pas parfaite, faisait des boulettes à longueur de journée, mais elle restait maitre de sa personne. Elle était Isis.

Juste Isis.


L’iccam Rosà ne prit pas le bras tendu.
De un, parce que la différence de taille la mettait mal à l’aise. Déjà à la base, Isis se savait minuscule, mais avec Mélu à ses côtés autant dire qu’elle se sentait une lilliputienne naine.
De deux, c’est qu’elle n’a jamais aimé marcher bras-dessus, bras-dessous avec qui que ce soit. Les bisous, les soirées à l’hydromel jusqu’à pas d’heure, les blagues foireuses et les enlacements fraternels sans problème, mais la mascarade de « je montre qu’on est copine parce qu’on ne tient par le bras » restait quelque chose de trop faux. Isis n’aimait pas le faux. Elle avait beaucoup de mal à donner sa confiance, et son amitié à quiconque pour la brader dans des simagrées sans intérêt.

Alors, elle lui tapota le bras et lui emboita le pas.
Elle continua de penser à la réflexion de Mélu. La rouquine s’ennuyait au QG. Si elle savait ce que 3 jours enfermaient dans leur toute nouvelle base avait fait à Isis, elle serait peut être amené à revoir son jugement. Quoique, Mélusine avait énormément de ressource, elle pouvait très facilement la faire mentir.
C’était bien une de ses qualités qu’elle lui enviait. Avec sa faculté d’analyse toujours très proche de la vérité.


- Hum… Rhidow est, laissa-t-elle en suspens, réfléchissant à ce qu’elle pouvait ou non dévoiler, même à une Résistante, est dans les pattes d’Egon. Il a terminé la période Isis, il est maintenant dans la période je fais tout comme Egon.

Isis resta songeuse. Elle aimait bien sa période « Isis for ever », ça lui manquait de ne plus le voir débouler dans son espace intime pour un rien. Maintenant, quand il venait la voir s’était pour parler d’Egon. Jalouse. Un peu.

Spoiler:
 

- Mon fils a fait son premier tour de magie il y a deux mois environs. Il est heureux d’être un sorcier. C’est le nirvana pour lui. Il… il a beaucoup de rêve. Être admis à gryffondor, être préfet, être batteur pour l’équipe de quidditch, puis être capitaine. Et enfin devenir dans le futur le plus grand médicomage et auror et directeur de TASKS de tous les temps. Et pour y arriver il partagera son temps en 3 tiers, chacun avec son activité, récita-t-elle studieusement, se remémorant la discutions solennelle de son fils au diner de la vieille. Enfant on a toujours des rêves impossibles… ça ne change pas vraiment adulte.

Isis regarda l’heure. Il fallait qu’elle file malheureusement. Elle avait déjà demandé un rallonge de son temps de liberté, il ne fallait pas qu’elle abuse.

- Mélu, je dois y aller… et surtout, si tu as besoin, n’hésite pas à passer le voir où tu sais. Ce n’est pas parce que je ne fais pas partis de l’organigramme que je ne crois pas au mouvement, confia-t-elle avant de transplaner, loin de là.




A suivre.
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