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 Death Is The Road To Awe. [ Atalan]

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Elena Rosefield
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MessageSujet: Re: Death Is The Road To Awe. [ Atalan]   Mar 24 Aoû 2010 - 6:13

    Que faire pour se sortir du pétrin? Il n'y avait aucune issue apparente dans ce loft. Elena repassait en boucles quelques plans dans sa tête, mais ni l'un ni l'autre n'avait l'air d'être au point ou simplement efficace. La sorcière gardait toujours ce sourire radieux sur son visage, ne laissant pas paraître une seconde ce à quoi elle pensait. Elle gagnerait, peu importe ce qu'il lui en coûterait. Son sourire s'effaçait peu à peu et c'est là que le vampire répondit. En un temps trois mouvements, ce dernier avait déjà zippé la robe. Elle fit un tour sur elle-même et atterrit dans les bras d'Atalan, incapable de s'en défaire peu importe la force ou l'effort qu'elle y mettait. "Et puis merde, il prend sans mon autorisation maintenant" se dit-elle subitement, gardant les yeux grands ouverts pour être consciente de tout ce qu'il se passait. Un peu de sarcasme pour remédier à son impuissance face au vampire l'aidait un peu à garder le moral haut. En fait, ce n'était pas le moment d'avoir le moral bien haut. Mais elle avait un plan, et c'était tout ce qui l'importait en ce moment.

    Ele n'osait plus bouger. Le nez du vampire était dans son cou,il remontait doucement ses cheveux au dessus de sa nuque, inspirant l'odeur qu'ils dégageaient. Mais il ne faisait rien. On pouvait entendre le coeur d'Elena battre. Tout simplement. Toujours les yeux grands ouverts, la jeune sorcière prit une grande inspiration pour calmer son pouls qui ne cessait de s'empirer à chaque seconde qui filait entre ses doigts. Ces secondes semblaient devenir une éternité, bien que sa patience soit inépuisable. Il la serrait si fort.. Mais que lui voulait-il au juste? Tout cela n'avait plus de sens... mais plus il continuait, plus il s'enfonçait dans son propre jeu. Elena réprima un sourire, gardant cet air quelque peu affolé. S,il refusait d'accepter sa proposition, alors elle allait le forcer à accepter. Il n'aurait aucun autre choix que de dire oui. C'est en une fraction de seconde que le vampire repoussa la sorcière vivement, et qu'elle recula quelque peu. après avoir expiré un bon moment, Elena remonta son regard sur Atalan qui s'était déjà dirigé vers la porte du loft. Il avait fait son choix, mais Elena n'avait pas fait le sien. Il lui restait encore quelques cartes à jouer.

    C'était son tour de diriger le bal, cette fois-ci. Dans la pièce emménagée en bibliothèque, la jeune femme avait trouvé quelque chose. Un petit truc qui pouvait lui être utile à tout moment. En fait, il ne lui servirait pas maintenant. Elle devait jouer le jeu qu'elle s'était tant pratiquée à retourner dans sa tête, à déceler toutes les parcelles et les failles possibles grâce à ce si petit instrument. Étant habituée à vivre une vie partiellement humaine, Elena n'était plus habituée à de telles situations. Elle laissa place à l'étonnement sur son visage, puis écouta Atalan distraitement. Ses pensées étaient aux bons endroits et ses idées, aussi claires et limpides que l'eau. Pourtant, elle laissait place à la confusion, la désorientation et la peur sur son joli visage.

    Elena s'avança sans broncher, puis s'arrêta lorsque le vampire mentionna: la baguette. Ses yeux se firent menaçant, puis elle avança d'un pas rapide vers Atalan. Elena n'écoutait plus un seul mot du reste de sa phrase, elle ne voulait que sa baguette. Atalan la sortit, puis la jeune femme mit ses doigts dessus, les serrant délicatement pour reprendre la baguette. Une fois cela fait, elle sortit du loft puis posa sa main sur la bretelle de la robe puis serra son poing fortement. Seul Atalan aurait pu entendre le bruit de quelques gouttes s'échouer sur le sol, ainsi que le scintillement que seul un bout de verre pouvait créer. elena ouvrit sa main, avançant de quelques pas vers le vampire en lui collant presque la main au visage. Une expression de dégoût au visage, la jeune femme cessait d'avancer, la baguette bien serrée dans l'autre main.


    -Oseras-tu me dire que tu n'as pas envie, maintenant? Ai-je besoin d'en ajouter un peu plus pour te tenter..?

    S'il n'était pas au pieds du mur, Elena n'hésiterait pas à en ajouter peu à peu. Il allait céder, et c'était tout ce qu'elle voulait. toute personne ou créature à son point faible. Il suffisait simplement de le trouver et de s'amuser un peu, non? Tout pour atteindre son but.. C'est ce qu'on peut déceler en voyant la scène à cet instant précis. Elena n'abandonnait jamais, avait toujours le dernier mot et ne laissait personne lui piler sur les pieds. S'il ne l'avait pas appris, alors maintenant il faisait partie d'une de ces personnes qui avaient connu ses foudres. Ou les martyrs de son orgueil surdimensionné. Peu importe ce qu'elle veut, elle l'obtient.
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Atålan Harding
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MessageSujet: Re: Death Is The Road To Awe. [ Atalan]   Jeu 9 Sep 2010 - 13:35

Jusqu’ici, je n’avais pas compris à quel point la sorcière tenait à sa mémoire. Pour prendre un tel risque, elle devait y accorder plus de valeur que je ne pensais et ce pour une raison que je n’identifie toujours pas.

L’orgueil, sans doute. L’inconcevabilité qu’une personne porte atteinte à l’intégrité de son cerveau.

Parce que les souvenirs en tant que tels de cette soirée n’avaient à ses yeux aucune valeur. Elle ne voulait quand même pas se souvenir du vampire qui lui avait sucé le sang pour l’odieux plaisir d’alimenter ses cauchemars des prochaines nuits ? A part se souvenir de ce soir pour pouvoir mieux me dénoncer, je ne vois aucune raison pour laquelle elle souhaite s’accrocher à cette parenthèse inintéressante de sa vie. Bien qu’une rencontre avec moi, je l’avoue, aucune femme n’aurait envie de l’effacer... Je déconne. Je suis imbu de moi-même, certes, mais pas totalement stupide. Le comportement de cette sorcière est inexplicable. Illogique.

Pourquoi veut-elle se souvenir de ce soir au risque de se faire saigner devant moi ?

Elle se tient devant moi, le doigt estropié brandit face à mon visage comme une arme ultime... qui n’a malheureusement aucun effet. En tout cas, pas plus d’effet que si son sang était resté à l’intérieur d’elle. Elle empeste l’humanité et ce parfum délicat que j’ai tout entier envie d’aspirer sans avoir à faire un tel geste. Elle me prend pour un nouveau né, ce n’est pas possible.

Je suis déconcerté. Je la regarde un assez long moment sans bouger du pas de la porte. La créature si vulnérable finit par m’arracher un sourire. Cette situation est si grotesque et si romanesque. Elle doit me confondre avec ses vampires de conte de fée. Un quelconque Lestat de bas étage.

Elle m’énerve. Et quelque part ce geste stupide me touche.
Cette stupide, cette naïveté humaine est touchante.

Je me décide à lui attraper le poignet avec vigueur. J’amène sa plaie à ma bouche pour lui faire un peu peur, et plaisir aussi... pour qu’elle pense que ce piège candide a fonctionné.

Je tire sur son bras pour qu’elle s’approche de force et je lèche le sang. Aucune loi contre ça. Je ne me sens pas en faute. La salive, c’est bien connu, aseptise les plaies. Je suis pressé qu’elle voie ce que la salive d’un vampire peu réaliser sur sa peau. J’aspire un peu du sang par gourmandise. Au bout de quelques secondes, je ne sens plus rien sur ma langue. Sa plaie s’est refermée. La salive des vampires cautérise les plaies de même que leur sang peut guérir un humain s’il en boit.

Je lui rends sa main avec un sourire de satisfaction.

- C’est guéri, lui dis-je pour me moquer d’elle. Plus de bobo.

Puis je ne bouge plus. Je la dévisage des pieds à la tête. Mes yeux se fixent à sa baguette.
Elle est si déterminée que la lui avoir rendu est peut-être une erreur de ma part. Je voudrais la lui reprendre tout de suite mais ça serait avouer que je me méfie d’elle.

Je dois faire des concessions
, me dis-je.

Je referme la porte derrière moi pour qu’elle comprenne que la ramener chez elle n’est plus à l’ordre du jour... en tout cas pas pour l’instant. Je retire ma veste afin de souligner encore plus cette décision et à l’instant où je retourne vers elle, je ne sais toujours pas ce que je vais faire d’elle. Je me laisse aller, sans réfléchir. Je pense que je parais moins menaçant mais mon silence doit l’incommoder.

Comme à une poupée, je lui retire le gilet de Björn et vais le pendre à la patère tout en gardant sa main dans la mienne et en la promenant à travers le loft comme un zombie. Après trois minutes sans parler et quand je n’ai plus de mouvements à effectuer pour gagner du temps et réfléchir à ce que je vais faire d’elle, je la soulève dans mes bras et je plonge mes yeux dans les siens. Je m’applique à user de l’aura sensationnelle que les vampires utilisent pour hypnotiser leur proie et les rendre aussi docile qu’un mouton... je lui laisse juste assez de libre arbitre pour qu’elle comprenne ce qu’il se passe.

En un clignement d’œil, nous nous retrouvons au sous-sol, dans ma chambre sans fenêtre. Je la dépose sur le lit sans sensualité mais avec assez de précaution pour ne pas lui briser les cervicales. Une fraction de secondes plus loin, je suis sur elle. Toujours sous mon emprise, je la manipule comme un jouet fragile. C’est une main qui remonte le long de sa cuisse et qui relève la robe avant d’aller s’aventurer sur ses côtes et de longer son sein pour arriver doucement à sa gorge.

J’approche ma bouche de la sienne, respire son haleine, je frôle sa joue de la mienne et inspire un peu du parfum sanguin qui bat contre sa jugulaire.

Après avoir exploré plus que je ne devrais mais sans avoir jamais brisé aucun tabou, je me relève et la laisse sur le lit. Le lien d’hypnose est rompu. Je lui rends toute sa vigueur et sa détermination. Je voudrais qu’elle comprenne qu’ici, elle n’est rien qu’un jouet pour moi. Ici, puisqu’elle ne semble pas pressée de rentrer chez elle, chaque seconde peut faire d’elle un Pinocchio attaché à mes filets. Je pourrais faire ce que je veux d’elle... alors qu’elle cesse ses petits détours ou autre acte grandiloquent comme s’entailler les veines.

Où elle finira sans robe.

Dans ma main, entre temps, j’ai repris la baguette.

Je la dévisage une nouvelle fois avant de parler:

- Vous devriez craindre autant pour votre vertu que pour l’intégrité de votre mémoire.

Je m’assois en face d’elle, au bord du lit.

- Pourquoi tenez-vous autant à vous souvenir de ce soir ? Je n’aurais rien effacé d’autre que ce qui s’est passé cette nuit.

J’ai une idée qui vise plus à la taquiner qu’autre chose. Je fais mine d’avoir trouvé ses motivations:

- Ah ! Je sais ! Vous êtes masochiste. Vous avez envie de devenir l’esclave avouée d’un vampire sadique... c’est ça ? Parce qu’autrement, dis-je plus sérieusement
, je ne comprends pas que vous refusiez le cadeau que je vous fais. Je pourrais vous tuer...

Je regarde sa poitrine et ses jambes découvertes avec apesanteur:

- Ou profiter de vous avec une facilité démente...
Qu’est-ce que vous faites encore ici ? Vous n’avez pas d’amis ? Pas de famille ? C’est quoi votre problème ? Vous avez envie que je vous vide de votre sang ? Je ne le ferai pas.


Je lui désigne la porte de ma chambre:

- Répondez-moi... et sortez d'ici. Je ne veux plus vous voir. Partez, rentez chez vous avec votre mémoire et votre folie. Si vous me trahissez je saurai quoi faire de vous. Mais je vous jure que si vous restez une minute de plus ici, je bois, je prends ce qu'il y a à prendre - elle aura compris que je parle de sa vertu - et je tue.
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Elena Rosefield
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MessageSujet: Re: Death Is The Road To Awe. [ Atalan]   Mer 15 Sep 2010 - 0:00

Spoiler:
 

    Je ne savais plus quoi faire. À ce moment précis, j'étais vidée de toute idée pouvant me sortir de cette situation grotesque dans laquelle je m'étais consciemment mis les pieds. Je ne voulais rien oublier. Chaque humain a droit à sa mémoire, il a droit de garder en mémoire chaque moment de sa vie. Alors pourquoi viendrait-il m'enlever ce moment si précieux de mes pensées? Non, je n'y tenais pas autant. Je voulais tout simplement garder chaque partie de ma vie intacte et claire à mes yeux. Ne pas me réveiler le lendemain et me demander ce que j'ai fait de ma soirée d'hier, ou qu'est-ce qu'il m'était arrivé. Il y avait rien de plus insultant que cette situation. Ça m'était arrivé un peu trop de fois auparavant. Qu'on me cache ce qui n'est pas bien pour moi, j'en avais eu ma dose. Et maintenant, je voulais mettre un terme à tout cela. Mes choix m'avaient conduits jusqu'ici, et pourquoi devrais-je le regretter? Il n'y avait rien de pus lâche que de regretter les instants de sa vie et les choix que l'on a fait.

    Soudainement insultée par l'arrogance d'Atalan, je m'étais simplement arrêtée de respirer devant ce geste rapide et les paroles qu'il dit par la suite. Je laissai mon bras tomber le long de mon corps, comme figée sur place quelques secondes. Mon regard fixé sur un point invisible, prise par un sentiment d'angoisse d'une intensité incomparable. J'ignorais ce qui se trouvait autour de moi, me concentrant sur ce point quelques secondes de plus. Je n'avais pas été aussi froide et sans vie depuis un bon bout de temps. Ça faisait drôle de se sentir vidée de toutes émotions, de ne plus pouvoir entendre ce qu'il se passe à côté de nous, de ne plus voir les visages qui nous manquent tant. C'était ainsi à toutes les fois que des visions faisaient surface. Je pouvais les arrêter, ou choisir de laisser libre cours à ce mystère qui faisait partie de moi. Et c'est ce que je choisit: Je m'arrêtai. Je ne voulais pas en voir plus pour l'instant, je ne voulais plus avoir accès à ce neutre sentiment qui m'habitait.

    Un clignement suffit à ce que je reviennes sur Terre. Pendant ce temps, le vampire s'était permis de me retirer la veste et de me prendre la main, comme on fait à un enfant lorsqu'on ne veut pas le perdre dans un magasin. Je ne disais rien, ne m'y opposait pas non plus. Il me promenait dans le loft, sans but précis. Je regardais autour de moi, regardant pour la première fois l'endroit dans lequel je me trouvais. Tout était luxueux.. Les couleurs étaient en accord parfait avec le décor, et tout avait été placé dans un ordre logique. Tout semblait avoir été placé pour ne servir que de décoration. Mettait-il les pieds dans sa cuisine? Ou faisait-il simplement l'épicerie? Face à ces réflexions mais surtout aux sublimes articles neufs - ou non- de ce loft, j'avais un peu honte de mon appartement minable et de devoir faire l'épicerie.

    Un silence inconfortable s'était installé entre nous, mais j'ignorais totalement ce détail. Je voulais manger. J'avais faim. Une raison de plus pour m'enfuir à toute vitesse chez moi. Mais je n'abandonnais pas, et j'étais à cheval sur mes principes. J'ouvris la bouche pour laisser glisser quelques compliments sur sa splendide demeure, mais il me prit dans ses bras, puis en un clignement on se retrouvait déjà dans sa chambre. J'avais pris une grande inspiration et avais retenu mon souffle pendant ce trajet d'une fraction de seconde. Il me déposa brusquement sur le lit, sans me briser quelque chose. Gentil de sa part d'y avoir pensé. Je me sentais comme obligée de répondre sans brusquer, un peu comme la fois où il m'avait mordue. Même pas une seconde plus tard, il es sur moi. Je retiens toujours mon souffle, consciente de ce qu'il pourrait m'arriver. Je n'étais qu'un simple jouet pour lui.

    Je sentis sa main parcourir ma cuisse, relever la robe.. Passer sur ma côte et longer mon sein. Je fermai les yeux, déconnectée de toute réalité. Je ne savais plus ce qui me motivait à rester plus longtemps ici. Je me force à oublier cette fois-ci. À ignorer ce qu'il se passe, à ignorer ses caresses. Mon coeur battait la chamade. Aucune raison.. Il se leva d'u trait, et je reprit ma respiration d'un coup sec, assez bruyemment. Recroquevillée sur moi-même, le regard posé sur la draperie de son lit, je reprenais mon souffle. Il avait pris ma baguette, j'étais maintenant devenue une petite humaine sans défense. Atalan se mit à me poser des questions auxquelles je n'avais pas le temps de répondre. Il se mettait à rebondir sur ses propos, se contredisant à chaque menace. Il vint s'asseoir au bord du lit, en face de moi.


    - Je ne sais pas. Écoutez, laissez moi tranquille. Ma mémoire, je veux la garder. Ne pas oublier un seul moment. Me poser des questions à propos de la soirée que j'ai passé ne m'intéresse pas du tout.

    Un soupir s'échappe, je relève mon regard pour le poser sur Atalan. Jamais je n'avais été aussi vulnérable de ma vie.

    - Oui, c'est ça. Vous allez me tuer et profiter de moi! Vous vous contredisez! Il y a à peine quelques heures vous m'avez dit que vous ne me tuerai pas! Et là, vous me menacez de me tuer..

    Je me relève et baisse la robe au passage. Je m'avance vers Atalan, me posant devant lui. Sa question sur ma famille m'a totalement fâchée. En même pas une fraction de seconde, je le gifle en sachant qu'il n'a sûrement rien ressenti. En colère, je m'exclame:

    - Ne me posez pas de questions sur ma famille.. Ça ne vous regarde strictement pas!

    Les larmes aux yeux, je me retourne et part. Je referme la porte derrière moi, et laisse tomber mon dos contre la porte. Je glisse, assise au sol, esssayant de contenir mes larmes. Je restais là, tentant de reprendre mes esprits pour partir d'ici. Il m'avait laissé une chance, et je ne devais pas la laisser passer. Mais à cet instant, je n'avais pas la force de me relever et de partir.
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Atålan Harding
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MessageSujet: Re: Death Is The Road To Awe. [ Atalan]   Mer 15 Sep 2010 - 0:45

Sa gifle est une caresse mais j’ai obtenu ce que je voulais. Son départ.

Je reste assis sur le lit pendant un long moment. Je finis par m’allonger et fermer les yeux. Soudain l’odeur vient chatouiller mes narines. Elle s’est faufilée sous la porte, s’est élevée dans les airs comme n’importe quel autre parfum et s’est engouffrée dans mes narines. L’odeur de sel. L’exhalaison caractéristique des larmes. Pour moi, ce n’est rien que dioxygène, nutriments et lysozyme. Cette odeur me harcèle à chaque fois qu’une famille vient reconnaître un corps à l’institut médico-légal. L’humain, étreint par la douleur que la perte a incitée, me fond dans les bras. Lorsqu’Emma est dans les parages, elle me sauve de cette situation embarrassante en prenant à sa charge la famille de la victime. Elle sait que les effusions et les sentiments larmoyants m’incommodent. Ni les larmes, ni leur senteur ne sont les causes de mon malaise. Dans ces cas-là, il s’agit plutôt de la raison de leur sécrétion. Emma le sait. Elle sait que je suis un vampire et elle comprend ce que cela implique. Ma descendante ne m’a jamais demandé d’être autre chose que ce que je suis, quand bien même ne sait-elle même pas que je suis plus que le grand-père de son arrière grand-père.

Les émotions de la tristesse ou de la douleur ne me touchent pas. Elles m’embarrassent. J’ai oublié ce que la tristesse signifiait et j’aime mieux ma vie sans cette connaissance.

Mais qu’on aille larmoyer devant le pas de ma porte...


Qu’est-ce que c’est son problème ?!

Je l’ai libéré, je lui ai demandé de rentrer chez elle, c’est tout ce qu’elle voulait. J’ai accepté de la laisser partir avec sa mémoire non ponctionnée et l’humaine est encore dans mon appartement.

Elle veut mourir ou je n’y comprends plus rien.

Cette humaine est la poisse incarnée. Un sticker. Un pot de colle. Et pourquoi pleure-t-elle ? Je ne l’ai pas blessée, au contraire, je l’ai réparé. Je n’ai pas profité d’elle, je l’ai libéré.

Alors que fout-elle encore ici ?

Je me relève avec lassitude et marche jusqu’à la porte que je tire. Un instant j’ai cru que ma porte couinait mais ce n’était que son ventre. Il est vrai que le métabolisme de ces perfusions sur pattes a besoin d’un repas toutes les 4 heures environs. Quels sortent de goinfres sont-ce là ?

J’ai envie de lui dire qu’elle empeste et que ses larmes me donnent la nausée mais je me vois m’accroupir dans son dos puisqu’elle est toujours assise et lui murmurer avec lassitude et au milieu d’un soupir:

- Une sorte de simulation de la troisième guerre mondiale dans votre ventre... ? Je n’ai rien à manger ici... sauf vous, s’entend.

J’espère qu’elle appréciera le trait d’humour. Je me trouve très drôle quand je suis passablement exaspéré.

- Vous êtes l’être humain le plus collant et le plus incompréhensible qui m’ait été donné de rencontrer. Pour fêter ça, je vous commande à manger parce qu’il est hors de question que je cuisine, et vous fichez le camp.

Je sors mon téléphone portable pour passer un coup de fil à Emma, me relevant et enjambant la sorcière pour me diriger vers l’escalier qui remonte vers le salon.

- Allô ? Emma... Oui, je sais. En retard, bla bla bla... je ne viens pas cette nuit. J’ai un petit souci... non rien de grave...

Je me retourne pour admirer mon souci dans les yeux.

- C’est juste une fuite... c’est en train de maculer tout mon parquet... oui, c’est ça... à demain... non, non... pas la peine de passer... je te vois demain soir.

Je raccroche.

- Alors, ça mange quoi une sorcière ? Je ne suis pas certain que la livraison de tarte à la citrouille à domicile existe... il y a un filon à prendre. Néanmoins Pizza Hut et Allo sushi font du très bon travail à en croire leurs bénéfices annuels. Une pizza ?

Je n’arrive pas à croire que je suis en train d’inviter une humaine pot de colle et pleurnicheuse à manger une pizza dans mon loft sans me l’avoir envoyé au préalable. Pour souligner encore un peu plus l’ironie de la situation, moi aussi j’ai faim. Il est difficile de supporter un pot de Nutella ouvert devant les yeux sans avoir envie de plonger son index dedans. Ce n’est qu’une image. Pas des plus charmantes, je l’admets, mais comme je l’ai dit, je ne fauterai plus avec le sang de cette folle furieuse.

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Elena Rosefield
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MessageSujet: Re: Death Is The Road To Awe. [ Atalan]   Mer 15 Sep 2010 - 3:48

    J'étais toujours assise, les yeux fermés pour me vider l'esprit. Je ne pouvais pas faire autre chose, bien malgré moi. Mes larmes avaient alors arrêté de couler. Je n'entendais plus aucun bruit de l'autre côté, signe qu'il n'avait peut-être pas bougé.. Ou qu'il s'était endormi. Peut-être pas. Enfin, comment je pouvais le savoir? J'osais pas remettre les pieds de ce côté là non plus. Après deux ou trois minutes, je ne sentis plus la porte contre mon dos. Cet appui était disparu. Mais je l'ignorais. Je préférais l'ignorer, en fait. Je sens une petite pression dans mon dos, et une voix s'élever. J'ouvris alors les yeux, souriant à l'humour qu'avait employé le vampire. J'avais envie de dire quelque chose, mais rien ne voulait sortir de ma bouche. C'était comme si tout était resté coincé à l'intérieur.

    Et si cet inconfort était dû aux moments passés?

    Je ne sais pas. Je ne sais plus quoi penser. Ce que je sais, c'est que j'ai faim et que je ferais mieux de déguerpir d'ici avant qu'il ne se fâche. Avant que j'ai eu l'opportunité de me lever, Atalan se remit à parler. Je le regardais quelques instant, hochant de la tête sans grand enthousiasme puis sourit. À cette réponse, le vampire partit en prenant son téléphone. Il se dirigea vers l'escalier, et je me levai d'un bond. Il lança un regard vers moi, puis je me rapprocha de lui. Toujours mon infime sourire au visage, j'affichait une mine intriguée à l'idée que le vampire devait mentir à mon propos. Pourquoi ferait-il cela? Après tout, je doutais que ce soit la première fois qu'il ait eu à inviter une femme ici.

    Ce que je voulais manger, maintenant. De la pizza ferait mon affaire. Je prit le téléphone puis commanda rapidement.


    - Tu sais, tu seras obligé d'en prendre une pointe... Je déteste manger seule.

    Petit sourire en coin sournois pour courronner le tout. Pour l'inciter un peu plus à accepter, je m'approche du vampire, prends les coins du collet de sa chemises puis fais glisser mes doigts sur la couture qui descend sur son torse. Je commence à déboutonner sa chemise, ne m'arrêtant seulement qu'au troisième.

    Je penche la tête sur le côté, reculant de quelques pas avant de me retourner et de m'avancer vers l'entrée. Un grand sourire vainqueur ornait maintenant mon visage. Je savais qu'à quelque part, j'avais gagné. Je voulais lui faire savoir que je n'avais pas envie d'être seule, et que je voulais à tout prix qu'il mange un morceau avec moi. Le livreur sonna. Je prends de l'argent, la lui donne puis part avec la commande.

    Je suis plutôt curieuse de savoir pourquoi il ne mange pas. La nourriture a pourtant du goût. J'ouvre la boîte de carton, puis remet une petite pointe de rien du tout dans les mains d'Atalan, et je commencais déjà à manger la mienne.


    - Allez, fais moi plaisir et mange un peu.

    Il avait plutôt l'air catatonique. Alors pour le faire bouger, je déposai ma pointe sur la table, puis retourna voir Atalan. Je me remis à déboutonner deux boutons de plus, mordillant ma lèvre inférieure. Il se dépècherait à manger, de cette façon. Mon but? De voir s'il allait manger si je le "contrôlait" un peu. Après mûre réflexion, je reboutonnai sa chemise, allant me rasseoir à la table, prenant ma pointe entre mes doigts avant de la finir. Je faisais une grosse connerie. J'avais déjà vu jusqu'où il pouvait aller, je ne tenais pas à en voir plus pour l'instant. Je ne voulais pas non plus qu'il se fâche contre moi.

    - Désolée. Dis-je tout simplement, regardant la boîte de carton sur la table. Je pris une nouvelle pointe, soupirant. Qu'allait-il dire?

    J'avais peur de l'avoir fâché. Qu'il se mette en colère et me réduise en un petit tas de cendres. Sur ce point, je ne doutais pas de ses capacités.

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Atålan Harding
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MessageSujet: Re: Death Is The Road To Awe. [ Atalan]   Ven 17 Sep 2010 - 15:59

Je suis stupéfait. Je suis stupéfait dans le très mauvais sens du terme. Je suis stupéfait dans le très mauvais sens du terme par cette petite idiote. Je me rabâche la même question au moindre geste qu’elle esquisse :

« Est-elle cinglée ? »

D’autres en découlent et ont tendance à fuser avec violence aux quatre coins de mon cerveau. Ce qui augmente mon exaspération. Qu’est-ce que c’est son problème ? Est-ce qu’il y a écrit « vampire en libre service » sur mon front ? Qu’est-ce qu’elle a besoin de tripoter mon col de chemise ? Me suis-je ramolli au point qu’elle ne redoute plus ma présence ?

Quand elle s’est approchée de moi pour prendre le téléphone et qu’elle m’a attrapé par le col en jouant les allumeuses de dernière classe, je me suis raidi. Ce n’était que déplaisir. Est-il possible qu’une femme puisse tenter de séduire un homme avec autant de maladresse et d’inélégance ? Et, a fortiori, est-il possible qu’elle se sente si décontractée que l’envie subite de me jouer son petit numéro de charme l’accapare à ce point ? Je l’ai repoussé, impassible, pour la faire reculer de quelques pas en appuyant sur son plexus solaire. Elle souriait malgré tout. Elle avait cet air triomphant sur le visage et je me demandais bien de quoi elle se sentait fière. Je l’ai dépassé, montant l’escalier vers le salon et lui laissant passer la commande.

Elle se sentait soudainement chez elle et je n’aimais pas ça. L’attente de la livraison fut un supplice. Je sentais qu’elle me dévorait des yeux et je ne voyais en ces regards qu’un piège très mal mise en place et qui voulait ma perte. Elle tentait de m’amadouer, sans subtilité, pour une raison que je ne comprenais pas. Je la laissai assise dans un des canapés rouges disposés en carré au centre du loft et je faisais tout ce que je pouvais pour ne pas l’approcher. Nous n’avons pas échangé une parole pendant les 35 minutes d’attente. La porte a sonné. J’ai disparu de devant mon bureau où, pour passer le temps, j’avais entrepris de classer quelques dossiers. Je suis réapparu devant la porte d’entrée, j’ai saisi la pizza, jeté l’argent au livreur en lui claquant la porte au nez. La porte était déjà refermée quand je lui ai lancé qu’il pouvait garder la monnaie.

J’ai déposé la pizza à côté d’elle. Elle m’avait dit qu’elle n’aimait pas manger seule. Au mot, je n’en avais rien à foutre. La nourriture des humains n’avait aucun goût pour moi. Si elle pensait que j’allais m’intoxiquer pour ses beaux yeux, elle se trompait. Elle insista encore une fois pour que je goûte. Je pris le morceau, le humai puis le reposai dans la boîte.

- Non. Votre nourriture humaine n’a aucune saveur pour moi. La seule chose qui puisse me nourrir c’est votre sang.

Je me suis cependant assis à côté d’elle et je l’ai dévisagé. Je ne comprenais rien à cette humaine qui souffrait de nombreuses mutations de la personnalité. Peut-être devrais-je la présenter au centre de recherches psychanalytiques de l’hôpital. Nous tenions-là un sacré spécimen. Elle devait souffrir d’une névrose quelconque conjuguée à une sévère schizophrénie. N’eût-elle pas sentie si bon que je l’aurais balancé dans les bras du livreur un peu plus tôt pour qu’il la ramenât chez elle.

Je restai assis sans bouger. Je ne parvenais pas à détacher mes yeux de l’étrange spécimen humain. Je la regardai manger en inventant toute sorte de scénarios sanglants où je me débarrassais d’elle non sans avoir profité une dernière fois du sang qui coulait dans ses veines et qui me paraissait être la seule valeur réelle de cette sorcière.

Je n’étais pas encore au bout de mes peines. Je pensais qu’elle ne pouvait pas aller plus loin dans l’inconscience mais la jeune femme avait beaucoup de ressources. Elle se mit à s’approcher de moi. Je restai de glace et regardai ses mains déboutonner deux boutons de ma chemise. J’étais en hallucination complète. Le flux de questions m'assaillie une nouvelle fois : « Est-elle cinglée ? » « Qu’est-ce que c’est son problème ? » « Est-ce qu’il y a écrit « vampire en libre service » sur mon front ? » « Qu’est-ce qu’elle a besoin de tripoter mon col de chemise ? » « Me suis-je ramolli au point qu’elle ne redoute plus ma présence ? »

La folle s’accapara ma lèvre inférieure. Je ne bougeai toujours pas. Je la laissai faire pour la curiosité de savoir jusqu’où elle voulait aller. Peut-être essayait-elle à sa manière de se venger de ce que je lui avais fait en bas. Je la croyais de toute manière incapable d’aller au-delà de ce stupide baiser que je ne lui avais pas rendu. Et j’avais raison de croire ça. Elle s’arrêta d’elle-même, referma tous les boutons et s’excusa en retournant à sa pizza.

Il n’y avait pas de mot juste pour décrire l’addition salée de mon exaspération, de ma perplexité, de mon incrédulité et de mon agacement. Et malgré toutes ces sensations insupportables (parce qu’il me brûlait de la catapulter contre le mur et de lui aplatir le crâne contre le sol), je ne parvenais pas à oublier l’odeur exquise de son sang qui battait dans ses veines.

La seule pensée que m’inspirait son incroyable comportement était qu’elle était seule. Une solitude si pesante qu’elle se fourvoyait avec le premier vampire venu au risque de se faire bouffer toute crue. Seule et perdue au point que ses repères variaient au bien et au mal, la guidant sur des sentiers déraisonnables et dangereux. En dehors de la folie, je ne voyais aucune autre explication à ces changements de personnalité consécutifs.

Elle est effrontée, paumée, seule et inconsciente.
Elle m’est insignifiante, gauche, fascinante.

Je ne sais pas ce qu’elle veut. Je ne sais pas si elle pense se sortir indemne de cette histoire. Je ne sais pas combien de temps je vais résister. Parce que si elle continue à me chercher comme ça, elle finira par me trouver et je doute vraiment qu’elle souhaite me trouver. Je doute qu’elle comprenne à quel point, à cette heure, il n’y a pas d’endroit plus risqué pour elle.

Quant à ce que je ne sais pas... je ne sais pas si je veux tant que ça la faire voler à travers le loft pour lui écraser la tête contre mon étagère ou la boire jusqu’à la lie malgré la menace que cela représente pour moi. Je ne sais pas si son comportement me touche ou m’exaspère seulement.

Malheureusement pour elle, ces prorogations ne me tracassent que parce que dans le fond, ce que je cherche à obtenir est le beurre, l’argent du beurre et, bien entendu, le sang de la crémière. Je ne ressens aucun besoin profond de la comprendre, de compatir ou de m’appesantir sur son sort. Trop folle pour moi.

Il faudrait que je bouge autrement elle va penser que je me suis transformé en statue.

Je me tourne légèrement vers elle qui continue de manger sa part de pizza. Elle affirme une touche d’appréhension. Je crois qu’elle craint les représailles. La façon dont je vais prendre sa petite incartade sur ma bouche.

Je ne sais pas quoi lui dire. Je n’ai rien envie de lui dire.

- Tu t’y prends tellement mal.


Ah. Finalement, j’avais quelque chose à lui exprimer. Mon affirmation tombe comme un couperet. Je tranche sans vergogne.

- Je ne sais pas ce que tu cherches à obtenir de moi. Il est probable que tes motivations m’indiffèrent presque autant que ce qui va advenir de toi si tu continues à agir comme une petite écervelée.

Avec n’importe quel autre vampire, il est sûr et certain qu’elle serait en train de gésir dans le caniveau de la ruelle de Reece Mews et non pas attablée en face d’une pizza.

- Quoi qu’il en soit, quoi que tu cherches à faire, tu t’y prends mal. Aurais-je été un homme et non un vampire, ça n’aurait pas été mieux.

Je m’approche et lui retire des mains la part qu’elle était en train d’engloutir et je la pose dans la boite que je repousse sur la table basse.

- Le sexe fort n’admet pas qu’on se serve de lui comme d’une poupée qu’on habille et qu’on déshabille à souhait. Qu’aurais-tu fait ensuite ? Une mise en pli. Je crois rêver...

Cependant que je lui parle, d’une main pleine d’assurance, je caresse son épaule et finis la course de mes doigts sur son poignet que je saisis avec poigne. Je l’attire contre moi. Son cou... je ne peux m’empêcher d’inspirer l’effluve qui s’en dégage. La jugulaire bat des chants enivrants contre mes lèvres. J’ai de la peine à me retenir d’y planter canines et incisives.

- Pour le séduire, il faut de l'abandon et de l’élégance.

Je murmure le préliminaire en faisant glisser la fermeture éclair de sa robe jusqu’à sa chute de reins.

- Il faut du silence, du velours, de la féminité.


Si ce n’est pas ma main qui s’est faufilée entre le tissu de sa robe et son flanc chaud qui respire avec grand peine, ce sont mes lèvres, promeneuses, qui provoquent son frisson. Je sens son cœur battre et agiter mes sens à sa manière. Je ne le voulais pas mais... ça doit être à cause de la pizza, oui, c’est ça. C’est de la faute de cette honteuse pizza... je plante doucement mes crocs dans sa chair, dans la partie charnue qui amorce le dessin de sa poitrine. Près du pli de son bras qui rencontre l’épaule. La morsure diffuse un courant frais dans l’épiderme et anesthésie la douleur. Quand j’aspire le fluide délicat pour lequel je serai damné jusqu’à ma perte, je sens les tremblements du corps que je fends. C’est le moment que je préfère. Les premiers tremblements. Ceux qui précèdent la relâche totale du corps. L’humain se cambre, s’offre. Il ouvre une autoroute funeste au-dedans de lui, où je m’engouffre avec gourmandise. Du sang coule le long de son sein, le reste s’engage dans ma gorge. Je bois. Je fais doucement pour ne pas la briser. L’humain est si fragile. Je retire tout le tissu qui la vêt et qui me gêne. Pour ne pas la laisser en reste, je guide ses mains sur ma poitrine pour qu’elle ôte ma chemise que je trouve de trop dans cet instant où j’aimerais sentir toute sa peau contre la mienne. Je voudrais qu’elle transfert son parfum merveilleux sur ma peau, qu’elle imprime ses caresses sur moi pour étourdir encore plus mon cerveau et qu’elle me fasse oublier que je commets une faute qui me mènera tout droit à l’échafaud.

Je déteste ce que je suis en train de faire et c’est plus fort que moi. Je déteste cette humaine et je l’adore en même temps. Je retiens mes gestes pour ne pas lui faire mal.

Je suis le point de changer l’abscisse de la morsure parce que son ventre me chante les louanges d’un délicieux orgasme gastronomique lorsque la porte d’entrée s’ouvre. Björn. Il a un timing très discutable.

Je soupire en me redressant de la jeune proie à perte de sens. Elle est étendue en dessous de moi ; Ses jambes sont emmêlées autour de ma taille ; l’un de ses bras me retient par le cou, l’autre est ballant et sans force le long du canapé.

Je soupire en l’attirant dans mes bras, la faisant asseoir à califourchon sur moi et tirant sur ses épaules la couverture qui avait servi à courir sa nudité quand elle était inconsciente en début de soirée. Restons courtois en n’exposant pas la nudité de la demoiselle.

- Björn, dis-je irrité. Tu n’avais pas des courses à faire ?
- J’interromps quelque chose peut-être ? me nargue-t-il.

En vérité, il tombe bien. Je ne sais pas comment aurait fini cet épisode s’il n’était pas intervenu. Il me remet les pieds sur terre.

- Il faut qu’elle parte, dit-il.

Je suis bien d’accord avec lui. C’est ce que je me tue à dire depuis deux heures ! Mais dans l’état des choses, j’ai une femme nue assise sur moi, je ne peux pas la mettre dehors dans ces conditions là. Rhabillons-là, au mieux.

Je m’ébouriffe les cheveux en faisant mine de réfléchir mais ma réflexion est déjà toute trouvée.

- Oui, elle doit partir.
- Pas d’humain ici, rajoute mon nouveau né.
- Oui, pas d’humain ici.Je n'étais pas tout à fait convaincu. Le goût de son sang envahissait toujours mon palais et la frustration de ne pas avoir été jusqu'au bout de l'ébat n'arrangeait rien.

Je dévisage ma jeune compagne avec un sourire sardonique qui lui fait savoir qu’elle va très vite devoir partir. Je ne me porte pas caution de la situation dans laquelle elle s’est mise toute seule.

Pourtant... le sang a sa raison que la raison ignore.

- Si tu restes passer la nuit ici, dis-je à la sorcière, je ne pourrais pas te laisser partir avant demain soir.

Björn s’étouffe d’antipathie :

- Non ! Elle ne reste pas ! Elle doit partir Atalån ! Je ne dors pas avec une humaine dans l’appartement !

Björn devait avoir crainte que la sorcière profite de notre sommeil pour nous planter un pieu dans le cœur. Dès que l’aube se ferait sentir, le sommeil nous gagnerait. Il n’avait pas tord. De plus, je n’étais pas certain d’avoir envie de rompre avec mes habitudes. Je regarde la sorcière sous sa couverture et je finis par concéder à Björn :

- Jeune demoiselle schizophrène, je crois que je vais vous raccompagner jusqu’à votre logement une bonne fois pour toute.

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