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 Rejet magique (pv Alix Twain)

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Damien Mustang
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MessageSujet: Rejet magique (pv Alix Twain)   Ven 30 Avr 2010 - 16:53

- Il est mort en tentant d’accomplir vos désirs, monseigneur. Nous étions sur le point de nous saisir du parchemin que vous recherchiez, quand, soudain, avec une vivacité sans nul doute due à un charme de vélocité, une énorme salamandre enflammée a surgi et s’est mise à tout brûler, notre équipe y compris. Je crains que ces gens n’aient préféré brûler leurs possessions que de laisser certaines tomber entre vos mains.

Aucune émotion sur mon visage. Mais l’homme qui me fait face pue la frousse. Il n’a pourtant pas l’air du genre à se laisser intimider. C’est un colosse, de deux mètres environ, fort musclé, dont on sent par ailleurs la puissance magique. Ses yeux bleus sont habituellement empreint de la certitude de sa propre dangerosité. Mais pour l’heure Pietro Angeli est face à moi pour me rendre compte de l’échec de sa mission et il sait que je suis enclin aux crises de colère. Ce qu’il ne sait pas c’est que c’est uniquement quand je suis face à plusieurs personnes, pour maintenir mon empire sur eux par la crainte. Là je n’ai aucun besoin d’enfoncer le clou, il est suffisamment terrorisé. Toutefois je laisse le suspens durer encore un peu. Je me lève lentement, et je lui fait face. Il est plus grand que moi mais il paraît soudain bien petit.

Un serpent s’enroule autour de ses jambes remontant jusqu’à ce que ses crochets soient à quelques centimètres de sa gorge. Je n’interviens pas. Angeli se demande si il finira dévoré par mes serpents mais sait qu’il doit conserver une parfaite immobilité s’il veut s’en sortir. Me disant qu’il mérite bien une punition, ne serait ce que psychologique, je me détourne de lui et je continue ce que je faisais avant son arrivée, à savoir préparer une potion de chance liquide. Je mène cette délicate préparation depuis une semaine, sous le manoir, au fin fond des souterrains reconvertis en laboratoires magiques ultra modernes. Pendant cinq minutes encore je verse, je dilue, j’écrase, je mélange, et enfin je me retourne vers Pietro Angeli, statufié. Je siffle quelques mots au serpent qui lui enserre la gorge et le puissant animal descends et rejoint ses frères, dans les coins sombres du laboratoire dont ils sont les meilleurs gardiens.

L’homme est à deux doigts de s’écrouler de soulagement. Il me balbutie des remerciements, s’incline et part plus vite que les convenances ne l’y autoriseraient, mais bah, je ne lui tiens pas rigueur de cela. Reste que je suis contrarié. Je finis la préparation de la potion que je laisse reposer dans un coffre protégé par magie. Puis je remonte les escaliers, je prends un ascenseur magique, je parcours des couloirs, et j’arrive jusqu’à mes appartements, dans mon salon personnel pour être exact. Je me laisse tomber sur un sofa. Heureusement qu’il est renforcé par magie, sinon le poids d’un vampire qui lui tombe dessus avec violence l’aurait rompu.

Tout comme moi je suis rompu de colère et de rage silencieuse. Ce foutu parchemin devait me mettre sur la piste d’un objet très important mais maintenant… Et merde. Plus exactement j’ai déjà la piste mais il me faudrait passer d’importantes protections magiques et je n’ai pas la moindre idée de comment sont organisées, constituées, les protections en question. Bien sûr il y aurait une autre solution mais je n ‘y tiens pas. Grimace sur mon visage parfait. Je crains fort de ne pas avoir le choix cependant. Je suis las au possible.

Alix Twain est à mon service depuis déjà trois semaines. Et pourtant j’ai la nette impression qu’elle est plus dangereuse pour moi que mes pires ennemis. Je ne compte plus les doléances de Rupert Grant, mon intendant, à propos de cette fille aux pensées incompréhensibles, qui n’écoute les gens qu’à moitié et qui semble fascinée par les vampires au point d’oublier de pourvoir correctement à leurs besoins. Finalement devant son incapacité à assurer le service normal d’un soumis, je l’ai relégué dans une partie du manoir avec pour seule tâche de tenir ladite partie propre. Je lui ai également attribué une chambre assez spacieuse avec une bibliothèque assez fournie en espérant non pas qu’elle me sera gré de cette générosité, mais qu’elle restera confinée le plus possible.

Soupir. Je me lève et je fais des mouvements de baguette avant de lâcher une incantation d’une voix forte. Des volutes lumineuses s’échappent de ma baguette et vont former une manticore argentée. Celle ci se met à galoper à toute vitesse, sortant de la pièce pour aller trouver Alix. Le patronus est le principal moyen de communication à distance réduite et je ne fais pas exception à la ronde. Quand je sens que la manticore est arrivée à destination je parle par sa gueule, ma voix se faisant entendre chez la moldue.

- Twain, rejoins moi maintenant. Salon rouge, deuxième étage.

Puis je dissipe l’enchantement d’un coup de baguette. Je n’ai plus qu’à attendre que la moldue, avec la lenteur caractéristique de sa race, fasse le déplacement jusqu’à ma position. Elle va devoir marcher. Soupir. Marcher. Franchement. Encore un vampire qui marche ça se comprend, il va plus vite que beaucoup de sorciers utilisant la magie. Mais une humaine qui marche pour passez du rez de chaussé à l’étage, c’est réellement pathétique. Les moldus sont… j’ai un haut le cœur de répugnance. Ils sont amputés mais ne le savent même pas. C’est comme si homme tronc n’avait pas conscience qu’il lui manquait ses membres.

A la différence que là, ce qu’il leur manque, c’est la Magie, la source de toute vie, de toute chose, l’essence même de l’univers, le flux qui nous relie tous sauf eux. Réellement répugnant. Quand je pense à tous ces sorciers bien pensants qui font semblant de considérer les moldus comme leurs égaux, j’en ai l’estomac dans les talons et ce n’est pas courant chez un vampire. Enfin. Mon estomac achèvera bientôt sa descente, dès que le phénomène sera entré dans la pièce. Soupir.
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Alix Twain
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MessageSujet: Re: Rejet magique (pv Alix Twain)   Sam 4 Sep 2010 - 1:35

Suite aux décevants résultats du référendum, je m’étais mise minable et j’avais fini la soirée en très mauvaise compagnie. Pour la deuxième fois, Damien avait dû venir me chercher à l’Irish Pub, au cœur de Soho. Depuis ce soir-là, le vampire mégalo m’avait consigné dans ma chambre. Il y avait une magnifique bibliothèque que je n’avais évidemment jamais remarqué avant qu’il ne me force à en trier tous les ouvrages par ordre alphabétique et par année de dépôt légal. Ca faisait plus de trois mois que je vivais au Pourpre et je n’avais jamais remarqué que ma chambre était pourvue de cette bibliothèque. Gigantesque bibliothèque. Colossale et poussiéreuse bibliothèque. Etais-je aveugle ou quoi ? Dès mon arrivée, j’avais pourtant erré des heures dans tous les appartements. La première semaine, ce fut pour trouver mes repaires, la deuxième pour dénicher une fichue télévision ou une console de jeu et la troisième pour découvrir des passages secrets. J’étais persuadée que l’architecture n’était pas logique avec le volume des pièces et l’agencement des niveaux.

Il y avait aussi la cave dans laquelle Damien passait des heures, enfermé, à conspirer, et où plusieurs types, aussi bizarres qu’effrayés, entraient et sortaient régulièrement. Mes oreilles avaient cette faculté insolite à toujours traîner là où il ne fallait pas et j’avais fini par comprendre que la majorité de ces âmes damnées étaient au service de mon vampire mégalo.

J’avais interdiction formelle d’entrer dans la cave quand Damien n’était pas là. Aussi était-ce convenu, dès l’instant où il s’était absenté pour la première fois en me laissant seule dans sa résidence, j’avais couru vers l’entrée des sous-sols pour aller voir ce qui s’y cachait et enfin comprendre la raison pour laquelle l’entrée m’était interdite. Il ne m’était jamais passé par l’esprit qu’il pouvait s’agir éventuellement d’un danger mortel. Une créature bizarroïde élevée par Damien ou une meute de loups-garous sanguinaires à qui il apprenait à lire et à écrire. C’était ce que j’avais imaginé... Damien debout face à sept loups-garous le nez penché sur leur copie :

- Le petit chat est mort... le... pe...tit... chaaaat est.... mort ! Relisez votre dictée ! Vous avez une minute. Je retire une dent à chaque faute d’orthographe.
- Oh, non monsieur Mustang, s’il vous plaît... je n’ai déjà plus que six dents. A la dernière interro écrite, je me suis ramassé.
- Je n’en ai cure ! On vous trouvera des dentiers pour lycan. Au travail ! Je ne veux pas collaborer avec des dogues illettrés.

Damien manquait de patience en ce qui concernait la bêtise. J’aurais parié n’importe quoi que si la chose avait pu être lucrative et qu’il eût pu aménager son emploi du temps pour s’y adonner, il aurait enseigné Shakespeare à des Trolls des montagnes afin d’avoir à son service des colosses aussi brillants que robustes. Mais Damien ne s’intéressait qu’à lui. Ca, je l’avais bien compris avec le temps. Ce défaut - et la quelques centaines d’autres qu’il trimballait en cortège - me le rendait toujours aussi sexy ! C’était mon vampire mégalo et arrogant ultra sexy et tête à claques à moi ! J’étais la seule humaine qu’il tolérait dans son entourage. Encore que ma présence l’énervait constamment. Je crois que cela ne dépendait pas seulement de mon incapacité à faire de la magie ou de mon humanité... pour être honnête, à toutes les tâches ou à tous les petits jobs auxquels il m’avait assigné, je m’étais misérablement plantée.

Pour conclure au sujet de l’architecture du Pourpre et de ma petite exploration de la cave (qui ne contenait à ma grande déception aucun troll, aucune créature illettrée ni aucun danger sauf ces saloperies de serpents), Rupert ce frustre, ingrat, lâche et traitre, avait tout rapporté à Damien. J’avais été convoquée dès le soir auprès du vampire. Rupert et sa face d’anguille attendaient à côté Damien de pouvoir jouir avec délectation du spectacle de ma punition. Quant au vampire, il se tenait, royal, debout au milieu du salon.

- Qu’est-ce qui n’était pas clair dans "tu as interdiction d’aller dans la cave quand je ne suis pas là ?" avait demandé Damien.

Je n’avais rien répondu qui puisse appeler une objection mais j’avais regardé Rupert avec ressentiment. Ma défense était toute trouvée et la situation s’est retournée contre la partie adverse:

- S’il était si essentiel que ça que je n’entre pas dans la cave, messieurs du jury (je m’y croyais à fond) pourquoi la porte était-elle ouverte et pourquoi Rupert ici présent (je l’ai pointé d’un doigt accusateur et burlesque. On se serait cru dans une mauvaise reprise du Procès d’Orson Welles), cet infâme comique qui s’ignore ne m’en a pas empêché puisque, visiblement, il était au courant de mon intrusion dans la cave ?

J’avais conclu ma phrase en croisant mes bras sur ma poitrine avec un air triomphant. Rupert avait blêmi. Ca embêtait beaucoup de monde dans cette pièce d’en arriver à la même conclusion que moi: J’avais raison.

Rupert devait avoir oublié de fermer la porte après s’y être lui-même rendu pour une raison ou une autre. Peut-être même avait-il lui-même reçu l’ordre de ne pas s’y rendre et qu’il se retrouvé désormais acculé au même titre que moi. Toujours est-il qu’il ne m’avait pas empêché de descendre à la cave. L’affaire s’était conclue par un non lieu.

Depuis ce jour, Rupert qui n’était déjà pas très fan de ma présence auprès de son maître, me désigna la cible toute trouvée de sa mauvaise humeur chronique et de toutes les remontrances (dues et indues) qui me valaient ensuite une correction. Mais si Damien avait dû me punir à chaque fois que je faisais quelque chose de travers, il aurait dû se trouver 24h/24h avec moi, chose qu’il ne voulait pour rien au monde. Aussi mes bêtises devinrent bientôt si coutumières à tout le monde qu’on n’y faisait presque plus gaffe.

Rupert abhorrait ma présence ici autant sinon plus que Damien. Je le lui rendais bien en le faisant tourner en bourrique dès que je le pouvais. Je ne me souviens plus de la manière dont je m’y étais prise mais trois semaines plus tard, ce vieux grincheux de sorcier avait dû aller chercher ma télévision et m’acheter la WiiStep tant désirée. Ah ! Si je me souviens ! Je l’ai collé aux baskets des journées entières, l’assommant dans ses activités quotidiennes avec des discours laconiques sur les défilés automne-hiver, les régimes, les menstrues - j’essayais pour ce sujet d’être aussi descriptive que possible - et les articles si fascinant de mon Elle Décoration. Il m’a supplié de le lâcher quand j’ai entrepris de lui raconter le 358ème épisode de Eastenders. J’avais commencé à l’épisode 52 pour aller plus vite.

- Qu’est-ce que tu veux ? Pourquoi tu me suis ! Lâche-moi ! Tu vas me rendre fou ! Qu’est-ce que c’est votre problème, à vous les humains ?! Va-t-en, Twain !

- Je m’ennuie... je veux juste ma télévision et une WiiStep.

Dans la poche. Trop facile. Le pire était que je m’étais beaucoup amusée à terroriser Rupert.

Depuis le 15 juillet 2012, date du résultat du référendum mondial d’Antarès, j’étais donc punie par Damien. J’avais interdiction de quitter le Pourpre tant que je n’avais pas trié la bibliothèque et puis, surtout, j’avais interdiction de boire ne serait-ce qu’une goute d’alcool.

C’était la dernière fois, m’avait-il admonesté, qu’il allait me chercher ivre morte dans le fond de Pub miteux. Ce soir-là, j’étais sur le point de me faire agresser sexuellement par trois pochetrons de l’Opposition qui étaient très fiers du succès d’Antarès et qui comptaient fêter ça en commettant un viol. Allez savoir la raison pour laquelle je crie "Damien !" dès que je suis dans de sales draps... Bizarrement, Damien finit toujours arriver. Avec sa vitesse qui caractérise les êtres de son genre. Avec ses yeux carmin, sa peau diaphane et parfaite et ses costumes de couturiers. Il casse quelques nuques, grommelle des choses dans la langue des serpents, se sert un peu en sang au passage si les victimes ne sont pas des sorciers, puis il me prend dans ses bras (car je ne marche pas assez vite), ou il me jette sur son épaule comme un sac de pommes de terre, en jurant par tous les mondes qu’il va me tuer, que je ne suis qu’une bonne à rien, qu’il se demande pourquoi il me garde et que je suis insignifiante.

"Si j’étais si insignifiante que ça, morte, je le serais déjà" avais-je souri pour moi en m’endormant sous ses exhortations.

J’étais si ivre que je ne me souvenais pas m’être couchée. Mais à mon réveil, j’étais en chemise de nuit et couché sous mes draps. Damien aurait été incapable d’une telle bonté. Un de ces serviteurs avait dû avoir pitié de moi. Dès le lendemain matin, j’étais de corvée de bibliothèque. Je ne suis pas d’une nature rapide. J’ai déjà expliqué ce principe chez moi. Je suis à cette tâche depuis presque un mois et demi et je n’ai pas trié un tiers des étagères... parce que je m’arrête de temps en temps pour lire un grimoire, parce que je regarde toutes les rediffusions de Twilight en regrettant que Damien n’ait rien d’Edward, parce que je rêve éveillé et que je fais six siestes par jour tellement je m’ennuie dans cette baraque aussi somptueuse soit-elle.

Je sortais de ma douche pour me laver de la poussière et de l’odeur de renfermé qui s’insinue partout dans mes cheveux et dans mes vêtements quand je suis en train de ranger les ouvrages quand la bête argentée est arrivée. La manticore me regardait avec des yeux tous ronds. Cette chose ne pouvait pas avoir d’intelligence qui lui était propre... est-ce que Damien pouvait non seulement parler mais aussi voir par le biais de ce mirage qu’il appelait patronus ? Moi, je préférais le serpent. La manticore était moins impressionnante et moins jolie malgré ses volutes argentées. J’aimais les bêtes à sang froid, je me sentais plus à l’aise à leur contact... était-ce la raison pour laquelle je ne parvenais pas à détester Damien quand n’importe quel humain serait terrifié ou le honnirait avec ferveur ?

J’étais certaine de n’avoir provoqué aucun cataclysme aujourd’hui... j’étais studieusement enfermée dans ma chambre depuis le début de la matinée. Je n’avais pas croisé Damien. Les seules personnes que j’avais rencontrées étaient Rupert pour le petit déjeuner et quelques domestiques dont mon préféré, Harvest. C’était un petit sorcier de 22 ans pour lequel je me suis prise d’affection. Il était le seul ici qui me témoignait de la gentillesse et de la compassion. Je reparlerai d’Harvest plus tard. Il m’a sauvé la mise plus d’une fois et sans lui je me serais pendue avec les cravates de Damien... pas au sens imagé du terme... au sens propre. J’ai failli me pendre toute seule, sans faire exprès, un jour que j’étais supposée accrocher toutes ses cravates dans la penderie réservée aux cravates.

Ne me sentant aucun tord depuis plusieurs jours, la raison de cette convocation ne m’inquiétait pas.

"Sauf s’ils viennent de découvrir la disparition du bibelot du 15ème siècle que j’ai accidentellement brisé il y a deux semaines..."

Non. Impossible. Je me serais faite houspillée sans sommation si c’avait été le cas. Quand Damien dit, il vaut mieux se dépêcher de faire pour ne pas titiller sa patience. Je pris donc mes vêtements qui formaient une réplique miniature du mont Vésuve au milieu de plusieurs tas de livres qui attendaient d’être rangés et je décidai de me vêtir sur le chemin.

En me voyant en petite culotte en bas des escaliers, Rupert a secoué la tête complètement consterné en soupirant à ses aïeux. Je lui ai fait un doigt d’honneur en souriant et, déséquilibrée alors que je faisais quelque chose que d’ordinaire il ne m’était pas recommandé de faire - à savoir, faire deux choses en même temps, à savoir, mettre un de mes escarpins et faire un doigt d’honneur -, j’ai manqué de me prendre sur l’orteil un bronze installé sur un court péristyle antique. J’ai remis le bronze sur son pied en enfilant une petite robe courte de couleur vert d’eau avec une ceinture en tissu se fermant dans le dos. En haut de l’escalier, j’ai passé mon deuxième escarpin et au bout du couloir j’avais fini de m’attacher les cheveux en chignon avec un élastique. Le nœud de la robe n’était pas fait et je n’avais pas terminé de l’attacher quand j’ai passé la porte du salon rouge.

- Bonsoir Damien, ai-je dit sobrement.

C’était assez rare que je ne fasse pas le pitre d’entrée de jeu mais j’en avais assez de ma punition et j’espérais lui demander l’autorisation de sortir prochainement car ça allait être l’anniversaire de Noé. Nous allions le fêter tous ensemble... ce qui serait douloureux car ça serait la première fois que nous ne le fêterions pas avec notre mère
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MessageSujet: Re: Rejet magique (pv Alix Twain)   Mer 6 Oct 2010 - 3:46

Le phénomène Twain prends son temps pour arriver. En l’attendant je me plonge dans un rapport envoyé par mon coursier à Tokyo. J’y trouve une énième raison de détester Antarès. Le référendum récent a rendu une stabilisé de mauvais aloi aux places financières et l’’OPA hostile que je prévoyais de réaliser pour m’approprier une société de fabrication d’équipement militaires magiques furtifs, NJF, est tombée à l’eau. Comme il faut bien que je passe ma colère sur quelqu’un, j’écris une missive pleine d’acrimonie à mon coursier et je lui signifie son renvoi. La plume reste figée au dessus du parchemin un instant, menaçante, tandis que j’hésite. Je peux écrire « votre simple renvoi » ce qui signifierait qu’il perdrait son travail pas sa vie – en effet j’ai l’habitude de tuer mon personnel boursier incompétent pour éviter les bavardages nocifs à mon commerce. Ou je peux simplement dire « votre renvoi » ce qui sera immédiatement assimilé à une condamnation à mort. Je réfléchis encore un peu et, plein de mansuétude pour ce jeune sorcier qui, après tout, m’a bien servi, je choisis d’opter pour « en conséquence mes activités se passeront désormais de votre concours ».

Toujours pas de Twain ? Mais que fait cette humaine agaçante ? Je me lève et je récite une incantation. Aussitôt des volutes noires et épaisses se forment dans l’air et quand elles se dissipent, une créature apparaît. Cela ressemble à un corbeau mais la chose est étrangement chétive et odeur de souffre s’en dégage. Pourtant il ne faut pas se fier à cette apparence peu engageante car les vladoïms sont capables de se déplacer à très grande vitesse et sont d’une rare intelligence. Magie noire appliquée dans les sciences de la communication. J’apprécie de genre de sorts qui me donnent l’impression d’avoir à disposition quelqu’infernal familier. M’avançant d’un pas, je place la missive cachetée entre ses serres luisantes et je lui indique sa destination. Il prend immédiatement son envol, sortant par une fenêtre ouverte, suivi par des relents d’arts obscurs.

Et toujours pas de Twain. Je m’apprête à lui exprimer mon plus vif mécontentement quand, enfin, la porte du salon rouge s’ouvre et l’humaine apparaît. « Bonjour Damien ». Merlin qu’elle m’agace. Qui ose me dire « bonjour Damien », franchement ? Des pontes de l’Opposition aux plus influents capitaines d’industrie en passant par les pires assassins, tout le monde dit avec respect et crainte « bonjour Monsieur Mustang » ou autre forme de respect. C’est vraiment déplaisant de se sentir mis sur un pied d’égalité avec autrui pour quelqu’un ayant un égo comme le mien – je ne le nie pas, mais affirme que c’est pleinement justifié – surtout quand ce autrui est Alix Twain. Regard noir. Puis je vais m’asseoir sur un fauteuil de cuir noir et lui fait signe de faire de même.


- Bonsoir, je fais, d’un ton peu amène, j’ai décidé de te dire pourquoi tu étais encore en vie malgré ton inutilité apparente. Je dis apparente parce que, tu peux t’estimer heureuse, tu as une immense utilité cachée. Figure toi que tu dépasses le moldu classique dans l’infamie. Non seulement tu ne peux pas faire de magie mais tu es insensible à la magie.

Ma voix est lourde de menace quand je prononce le dernier mot. Insensible à la magie certes, néanmoins je reste le vampire le plus puissant que je connaisse et je peux lui briser la nuque en une fraction de seconde ou presque. Il est bon qu’elle garde cet aspect des choses en tête avant de fanfaronner. D’ailleurs je ne vais même pas lui laisser le temps de se réjouir de cette immunité, tenant à rappeler à son esprit simple quelques évidences.

- Alors certes cela t’immunise aux sorts lancés par des mages désirant te nuire mais l’aspect négatif pour toi c’est que toute la magie positive, de longévité, de santé, j’en passe, est également inapplicable sur toi, ce qui fait que contrairement à de nombreux moldus argentés qui réussissent, depuis que le secret est plus ou moins levé, à convaincre des sorciers de les traiter magiquement, tu es figée dans ta condition.

Je retiens une grimace. Voici le moment où je vais devoir lui dire qu’elle peut m’être utile. Je prends immédiatement la résolution de la réduire en terrine pour serpents si elle ose se gausser de moi. Je prends un ton qui exprime parfaitement mon état d’esprit.

- Pourtant c’est le premier aspect de la chose qui m’intéresse. Vois tu, si tu es insensible à la magie, cela signifie que tu peux franchir sans craintes certains seuils, certaines protections entourant des objets très puissants qui me seraient utiles. C’est là ton utilité, et, au final, la raison pour laquelle tu peux encore respirer. Je t’ai prise avec moi, prévoyant que peut être, un jour, j’aurais besoin de ta nature monstrueuse. C’est désormais le cas. Il y a une arme magique dont je désire m’emparer et qui gît, abandonnée, au fin fond des catacombes Londoniens, sans aucun garde humain. Toutefois ses incroyables protections magiques datent d’ères oubliées et il me serait impossible de m’emparer de l’arme de façon discrète, d’autant plus qu’il faudrait que j’y passe des mois.

Regard extrêmement noir. Qu’elle ne s’imagine surtout pas qu’elle est absolument indispensable.

- Toi par contre, il suffira qu’on te guide dans lesdits catacombes, qu’on t’envoie chercher l’épée – oui c’est une épée – que tu la remettes à mes agents et qu’ils se transportent ici pour me la remettre. Evidement on te guiderait sur le chemin du retour puisque je ne me fais pas d’illusions sur tes capacités. Seule ton absence de capacité m’intéresse.

Je m’enfonce dans mon fauteuil et je fais apparaître dans ma main droite un verre à pied en cristal dans lequel on distingue un liquide rouge, à l’odeur de fer et à l’épaisseur veloutée. Un sang d’excellent cru que je fais venir de Mandchourie septentrionale. Je le déguste avec un plaisir de fin gourmet en attendant la réponse de Twain. Je pourrais aussi bien la faire sortir maintenant – car je ne reviendrais pas sur ma décision – mais si elle proteste il sera utile de lui faire comprendre que ce n’est pas discutable. Et aussi que si elle se révèle inutile, sa vie n’aura plus aucune raison d’être.

Néanmoins, étant persuadé d’obtenir ce que je désire, je me surprends à laisser apparaître un fin sourire. Le parchemin que je devais obtenir m’aurait permis de connaître toutes les défenses de l’épée mais je vais l’obtenir sans cela. Une lame qui surpasse celle de Godric et qui me permettra de trancher n’importe quoi, ou n’importe qui. Une lame dont Voldemort aurait bien fait un horcruxe mais dont il ignorait la localisation. Je me retiens de lever mon verre à sa mémoire, ironiquement.
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