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 Comme on se (re)trouve

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Tiara Thomstorn
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MessageSujet: Comme on se (re)trouve   Mer 27 Jan 2010 - 2:10

Warnings: Mature content sexualité (Sexual references). Sujet ouvert à qui veut.


On her hands and knees, facing a headboard of carved ebony, waiting nervously, desperately, for something to happen...for him. A finger trails up her inner thigh teasingly. She shudders and mutters an incoherent plea. A tongue traces the delicate curve of her spine and her arms tremble at trying to keep still instead of melting beneath him.
“Please.”
Her voice sounds too dark and needy to her own ears and Tiara whimpers when one of his hands teases her. She arches against him when he moves to cup a breast with one large hand, pinching it to the point of pain.
“Please what, Tiara?”



"Ty! Ty, tu m'entends ?!"

Tiara secoua la tête, comme pour chasser la présence de telles pensées. Des images similaires à celles-ci la hantaient de temps à autre, le plus souvent lorsqu'elle voguait entre la réalité et le rêve. De sombres et étranges images qui venaient assaillir ses cauchemars et faisaient bouillir le sang dans ses veines.

"Tu es sûre que tout va bien ? Tu es un peu rouge."

Ses yeux parcouraient avec appréhension les recoins ombreux du restaurant. Il sentit le désir le faire frémir quand ses yeux s'immobilisèrent à l'angle où il était dissimulé. Elle ne pouvait le voir, les barrières magiques dont on l'avait enveloppée faisaient en sorte qu'elle ne pouvait ressentir sa présence comme elle le devrait. Mais, visiblement, elle pouvait sentir quelque chose...

Voyant le visage inquiet de son amie, Tiara lui sourit de façon rassurante.

"Oui, ne t'inquiète pas. Je pensais juste à un rapport que je dois rendre et je crois que j'ai un peu forcé sur le vin. Tu disais quoi ?"

Fédriana lui lança un regard dubitatif.

"Tu travailles trop, la sermonna-t-elle en secouant la tête et Tiara soupira, connaissant par cœur la chanson. Depuis quelques temps, tu es toujours partie je-ne-sais-où à faire je-ne-sais-quoi. Et tu peux bien dire tout ce que tu voudras, je vois bien que quelque chose te préoccupe et que tu es fatiguée. Tes cernes sous les yeux ne mentent pas."

"Fex…"

"Non, c'est quand la dernière fois que nous avons passé un weekend ensemble ? C'est tout juste si je n'ai pas dû te trainer de force jusqu'ici !"

"Tu exagères, s'interposa Tiara doucement, nous déjeunons tous les jeudis au Claridge et on s'accorde toujours une heure pour trainer chez Harrolds."

Mais Fex ne l'écoutait pas, trop occupée à jouer la carte de la culpabilité.

"J'en ai parlé à mon Philou et lui aussi s'inquiète pour toi. Oh!! Mais j'ai une super idée ! poursuivit-elle avec exaltation en ignorant Tiara qui roulait des yeux. Un des clients de Phil lui a offert un coffret cadeau pour un week-end dans un superbe spa !"

"Non, Fex, je ne pense p…"

"C'est décidé ! Le weekend prochain. Toi. Moi. Une armée de masseurs super sexys. Et ne songe pas une seule seconde à décommander à la dernière minute sinon j'appelle ta mère !" Répliqua-t-elle avec finalité comme si elle venait de menacer sa meilleure amie du pire supplice qui soit.

Tiara avait envie de se frapper la tête contre la table mais devant l'enthousiasme obscurcie par l'inquiétude qu'elle pouvait lire dans les yeux de Fex, elle hésita. Elle était liée par des obligations qui ne lui laissaient pas une grande marge de manœuvre dans la planification de ses temps-libres mais l'idée d'échapper ne serait-ce que quelques heures à ses fantômes était très tentant. Alors, elle concéda. Mais avec réluctance.

"Très bien…" soupira Tiara en baissant les yeux sur son sorbet à la poire. Elle grimaça en entendant le cri de joie de son amie, ce qui leur valu quelques regards interloqués. Mais Tiara desserra les dents pour lui sourire avec indulgence. Son allégresse était tellement rafraichissante. Elle fut cependant interrompue par la sonnerie de son téléphone portable. Fédriana consulta son message et souffla bruyamment.

"Tout va bien, Fex ?"

"Non, je dois y aller, maugréa-t-elle sans lever les yeux de son téléphone, ma cliente de 15h a ravancé son rendez-vous à 14h, elle a un avion à 15h30… Alors le devoir m'appelle… depuis un quart d'heure. Dieu sait que cette femme en a besoin… Je ne comprends pas, elle dirige sa propre boite de comm' mais ne sait pas faire la différence entre un tailleur Armani et un jogging." Badina-t-elle en rangeant son téléphone dans son sac avant de se lever et de déposer un baiser sur la joue de Tiara.

"Je t'enverrai les détails pour notre petite escapade. Je sais pas trop comment vu que tu te refuses à avoir un portable. Je sais pas comment tu fais pour vivre sans… Mais bon, on en reparlera une prochaine fois. Je suis partie ! Au fait, se reprit-elle innocemment juste avant de tourner talon, tu te charges de l'addition ma chérie, non seulement parce que tu as négligé notre amitié mais également parce que tu es reconnaissante d'avoir une amie comme moi."

Un clin d'œil, un éclat de rires et elle était partie.

Tiara la regarda s'éloigner, amusée, quand un frisson d'effroi lui noua l'estomac. C'était la deuxième fois qu'elle ressentait cela. Quelqu'un l'observait. D'un geste instinctif, elle s'assura que le holster qu'elle portait à la poitrine maintenait toujours sa baguette. Puis, elle laissa glisser un regard méfiant sur la salle du restaurant chargé de moldus en train de déjeuner.

"C'est juste mon imagination" songea-t-elle en se relevant dans l'optique de se rendre aux toilettes.

En chemin, elle fut si distraite qu'elle percuta un serveur.

"Je suis désolée !"

"Ce n'est rien, Mademoiselle." Le moldu l'aida à retrouver l'équilibre sur ses talons en la maintenant par les avant-bras. Alors qu'elle aurait dû se sentir redevable, son instinct venait de tirer la sonnette d'alarme. Elle tenta de se dégager de l'étreinte de l'homme quand il resserra tellement la pression qu'il exerçait qu'elle était certaine qu'il laisserait des marques. Avant qu'elle n'ait pu envisager de lui asséner un coup de genoux à l'entre-jambe, il la plaqua contre un mur masqué par une haute plante verte et colla une lourde main sur sa bouche.

"Comme on s'retrouve…" lui susurra-t-il sinistrement à l'oreille
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Elliot O'Malley
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MessageSujet: Re: Comme on se (re)trouve   Lun 1 Fév 2010 - 19:47

Warning: Sexual references, bad talk. Note: Elliot is always speaking a very bad English (he's from Ireland), although grammar is not his purpose and slang is kind of a second language. This is a warning for all the bad talk you are about to find within the text. Apologies also for all the spelling-grammar-semantic mistakes I've made. This is just an experiment. My next message will be in French. I did this one in English because I read your bio and here the beginning of the thread is in English too... so, well, I thought it would not bother you. If it does, then tell me. I would be pleased to turn it into French. (translation/traduction here/ici)


She wanted a baby. She had one. But I know the prize she paid to have it.

Jezabel is lying against me. She looks like a baby and I don’t want to wake her. The baby she looks like and she’s actually carrying gonna be mine. A good compromise between my pine-chilling way of life and her own! It was so easy to have this baby by nowadays standards that I actually wonder how I didn’t understand what was happening to her before. I didn’t ask. Babies come when a man is getting inside the woman. That’s it and that was enough to know - and practice. I knew the manufacturing rules and it was enough details. I guess I achieved the production supervision well because here it is! She’s fucking pregnant and I’m so glad she is!
Then, one day, she told me she felt the baby was a sorcerer. I told her it was impossible to have such assurance about his nature. It hasn’t even been three months.

Oh, she’s moving. She’s awakening, stretching her body out, slowly, like a panther may possibly perform. We could think the first words in the morning would be kind-hearted ones but they aren’t. With Jay, love is kind of elusive. I like it now, although it used to scare me.

- Hey, Elliot, don’t you have to wake up this morning? She begins to whinge. I thought you were gonna do whatever you do when I’m not here: singing, dancing, moving around on a stage, you know, that kind of stuffs.
- Not in a hurry! I just want to be near you. You’re gonna be a mother and me a father. Isn’t it worth a little break from work?
- It does but don’t come to squabble when Stefano The Big Fat Impresario will want to kick your head off your shoulders.
- Not afraid! Me kinda tough, baby, I joked taking Londoners accent. Com’ here, I’ll have a hug then I’ll go to work to buy the little one a good education rather than a good cemetery grave.
- That’s not funny,
Idilliot! Watch your mouth! Anything could sway our lives now, even the most insignificant thing you say during the stupid morning chat.
- It’s not stupid to chat with my pregnant girl in the morning. It’s healthy and it should be welcome by the lady in question. You should be the one who pays attention to what she says, I could be hurt. Don’t hurt worried father-to-be.
- You don’t seem worried.
- Well trained…
- What training?
- Living with you is kind of a good one. Wooow! Don’t push me! You started this!

She savagely kissed me then tried to slaughter me beneath her pillow. I gently fought back by grapping her hip to bring her against me as she tried to escape the reprisals. Kiss again. Lots of them. Caress. Strokes. Lots of them as well… Lust. Time is running on the clock. One hour passes and I realize this time I was genuinely late.

I get off the bed pretending to put a term on that insatiable passion of hers, for goodness’ sake. After all, I didn’t want to have two babies at once. Giggling, she throws her lethal pillow at me, misses, and ends up breaking a few items from the wall. I laugh and leave without fixing any of the ornaments. We were once again playing childishly, foolishly. More than our future parental life and its responsibilities suggest.

Walking on the street, I realise that I haven’t been stalked for three or five blocks, since I left home. Usually, fans are waiting in the street in front of the hotel to have the chance to meet me and get some autographs. But the street was empty. Surprised but relieved I push on to the studio of London Musicology Department For Sorcerers and Muggles to meet Stefano, the Big Fat Agent.
It was one of those dark periods, when the moon, hanging all the way up in heavens, lights up the sky and the stars playfully reflect themselves on clouds that could not careless. Bitchy little stars, they were! Those periods could last for days at a time. It was one of those times. Night had been upon us for three days now. So freaky!
It always made me want to stay in bed, like one lazy bear! Moon, night, stars and on the lot are sleeping things, right?

I get to the LMD.

Stefano was screaming, which not much of a surprise given I was an hour late.
I guess I missed some agonizing rendez-vous with some producers. It wasn’t the first time so I didn’t pay much attention to his mood… Maybe I should have!
Ever since I had entered his office, two men had been standing there, staring at me. They wore black suits and shades. So muggles! Stefano’s forehead was sweating heavily. He introduced them to me:

- Elliot, here are the people who want you to perform for the Opposition Annual Gig.
- No fuck! (that was my special greeting for guests: dreadfully spontaneous and deeply thoughtful. A "no thanks" might have been enough but, well, I am who I am: Elliot, not Saint John)
- Please, listen to them, to me, Elliot. A lot of money is at stake here.
- I don’t care about money. I care about my soul! There is no way I can sing for Opposition. It cost Jay a lot to be one of them… I don’t give a f...!
- We are not looking for a recruit but for a singer, period! said one of the man with a strong voice. You are obviously the sorcerers’ and witches’ mascot. We are not as bad as you seem to think. We believe in different things, indubitably, things you do not believe in. But it’s ok, we are looking for someone who can bring happiness to our people, not for a soldier.
- How can you even fathom that I would accept to bring happiness to people who actually stole it from me? You took my girlfriend after all?
- You are not a father yet.

The revelation froze me. He knew. Stef fucking told him! But he was right. I wasn’t a father yet and Opposition could take this fatherhood away from me before it even happened. And that was what he meant.

- Screw you! I will perform for you, alright! Just this one time. No ad, no journalists, no contract. And I want the cash!. Double the usual fee!. I don’t want my fans and relatives to think that I could possibly perform for the Opposition without a proper reason. Money will be a good reason. I’d rather look greedy than corrupt.

The other man winced but I didn’t notice.
I left without looking at Stefano, whom I decided to dump as soon as this last gig would was over.

I was so mad. The bastard framed me! My own fucking friend. He knows Jezabel is waiting for a baby. I wouldn’t have thought my only real desire, my only secret, would have been used against me by one of my best friends. The rest of my life is all over the newspapers and magazines… but this … I kept that part to myself so selfishly… Fuck you, Stefano. You shall pay for this!

I walked on the street to find a bar. Needed fresh beer. Needed it so bad… shit! I have to stop doing this. Going for the booze right away is not the answer.

So I ordered a coffee, a coffee I despised, and sat at a table.
Some girls were giggling while staring at me. Witches! I smiled back. They are all I have. Fans. The waitress, she was Muggle.
I moved away though, a few tables further, by the window.
Suddenly a girl came back from the loo and babbled about seeing something weird in the corridor downstairs:

- Please, help, she murmured petrified, some guy is assaulting a woman downstairs!

I now realise I am the only man here and everyone is suddenly looking at me. I think they want me to do something. I guess leaving is not what’s expected. Bloody hell!

I take a deep breath and stand up.
Bloody Fortune fucking hates me, I guess.

Followed by their puzzled and pressuring gazes, I head downstairs.
Here they are. A woman. A man. At first sight it seems like a lovers’ quarrel. Kind of physical but…

- Everything okay here? I ask stopping a few meters away from them, reaching for my wand in my pocket, showing to the guy I could fight, even if I don’t want to.

Something is wrong here. The atmophere! Odd! I feel it. I quickly change plan:

- ’Cause I’ve been waiting for a long time now, darling. The coffee is getting cold. Is he a friend of yours? Do I have to be jealous?

I guess acting in movies helps to improvise in real life. If there is any problem, I hope she will take the lead and leave that weird guy without any debate, fight or whatever. If not, I hope he is not the boyfriend because he’s going to hold me responsible for a sore clash between them.




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Dernière édition par Elliot O'Malley le Dim 6 Juin 2010 - 21:51, édité 2 fois (Raison : Edité par La Rose pour ajouter un lien vers Translation/Traduction)
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Tiara Thomstorn
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MessageSujet: Re: Comme on se (re)trouve   Jeu 4 Fév 2010 - 1:17

Note : Pour faire écho à ton message, je te réponds en anglais^^ Ce sera le seul, non seulement parce que je suis incapable de faire un topic entier en anglais (ce qui n'est pas forcément l'objet du forum) mais également parce que je comprends que cela puisse repousser. La traduction du message se trouve ici.



At the sound of his voice, she froze.

At the feel of his touch, she fought.

"Let me go, you sick bastard!" she whispered fiercely while trying viciously to disentangle herself from his firm grip. Then, she planted forcefully her three-inch heel on his foot. She heard him yelp (never underestimate the power of a lovely pair of white grosgrain trim pump). He loosened his grip, just enough for her to free herself. She scrambled back, swiftly taking her wand from her chest holster, only to find herself promptly seized again. His hand yanked her wand arm behind her by her wrist and she could feel a cool, sharp blade resting at her throat. He pressed the blade at the base of her throat, just enough to pierce the skin.

Tiara went still, her eyes widening in horrified shock. She could feel some blood sliding along her cleavage. "Don't move." The man's voice was a hot gust of air right in her ear and she shivered slightly. "Do not make a sound." He pinched sharply the inside of her wrist, making her mechanically drop her wand at their feet.

"You won't be needing that anymore."

The voice was familiar, though Tiara couldn’t quite place it. She felt as if deep down her body knew him but her soul seemed to have forgotten.

“Who are you and what do you want?” she demanded, thanking Merlin she sounded far more confident than she actually felt.

“Do I really have to identify myself?”

A dark chuckle rumbled in her ear as he slid his arm to surround her waist, pressing her tightly against him. He lowered his head and it felt like he was… was he sniffing the curve of her neck?

“Have you been having sweet dreams lately, Tiara?”

Tiara was tense with bafflement until she felt his tongue flicks her earlobe. She gasped and her eyes fell shut as flickers of dream returned to her.

He was smirking and she briefly considered the carnal picture she must make with her arms tied above her head to a bedpost, wearing only an open dressing gown and a tattered bra, swollen lips, skin sweaty and covered in bites and bruises.
He licked his lips and snagged her eyes with his. “Willing yet, Little One?”
"Never" She stared back defiantly.
Then, Tiara tried to kick at him but he grabbed her knee in a vice-like grip. His fingers dug bruises into her flesh as he pushed her thigh up, exposing her to his gaze and making her flush with a mix of embarrassment and anger. She tried to bring her other leg down, but he quickly moved his hand to push right against her.
“Stop it!” she shuddered, not sure if she was protesting his touch or his pulling back just as she reached the edge.
“Say the words, Tiara.”


Tiara shook her head, shocked and appalled at the nonsense this wizard was able to fill her head with…and at her body’s response to them.

“Stop using legilimency on me.” She scolded irritably.

She winced as she felt him press the blade warningly against her and more blood was drawn. His hand went at the base of her throat, just under the blade and elegant fingers went dancing on her skin, spreading the blood that was slowly soiling her dress.

“All I am doing is freeing you from your grandfather's restraints.” He said roughly. Long fingers lightly touched her stomach and Tiara felt their warmth seep through her dress and past her skin. “You remember when he placed them on, don’t you?” He asked softly.

Next thing she knew, a foreign word was whispered at her temple and Tiara gasped at another memory came assaulting the surface of her consciousness.

“Here, drink this potion.”
“I don't want another Dreamless Potion. Please, they are useless and I'm so tired.”
Arcturus looks at her with unreadable eyes. “It's not. This one will help…the dreams stop and alleviate the pain, Tiara.”
“But I though that’s what the spells were design for…”
“This will assist them.”
But they didn't. They made her forget.


How could it be?

Tiara could barely understand it and she didn't want to believe it. Everything was a mess. She was a mess! Was it fear or something far less appropriate that made her heart thump wildly, her breath come in pants, her frame shake slightly? Why did she feel the impulse to sink back into his hold and bare her neck completely? Why were her legs moving instinctively to accommodate the hand that had moved from her waist to her–

- Everything okay here?

Tiara blinked. A few feet away, a man was standing, wand in hand.

The blade quickly left her tender flesh. At the corner of her eyes, she saw blood-soaked fingers making their way to the mouth of their owner. Repulsed, she noticed him licking his fingers at a deliberate slow pace. Even worse, she could swear she heard him groan.

- ’Cause I’ve been waiting for a long time now, darling. The coffee is getting cold. Is he a friend of yours? Do I have to be jealous?

Something in the tone of his voice was screaming "Play along!" but the little voice inside her head was yelling "Bad! Bad idea!"

She shot him what she hoped was a reassuring smile.
Not very convincing considering the fact that her hair was disheveled, her skin and dress bloody.

"I'm fine, sweetheart! I was just catching up with an old acquaintance. Nothing to worry about. Why don't you go back to our table and order me one of those delicious chocolate mousses? I'll be up in a few."

In other words: "Get the hell out of here!"

Behind her, the man stiffened and then released a dark chuckle. "What do you think you're doing, pretty boy?" He said in a tone that chilled her to the bone. "Playing the hero for your little girlfriend?" He spat.

He pushed past her and made his way to the younger man. His blade nowhere in sight but he was slowly taking his wand out of his pocket.

"Give me one reason not to snap your neck..."

He pointed his wand at his face.

"For trying to steal what's mine."
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Elliot O'Malley
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MessageSujet: Re: Comme on se (re)trouve   Jeu 4 Fév 2010 - 16:52

Une bonne raison de ne pas me péter la nuque? J'aurais tendance à répondre que c'est pas très courtois de péter la nuque des inconnus mais je ne sais pas pourquoi, un truc dans son regard, probablement la certitude qu'il le ferait réellement, me fait bien fermer ma grande gueule.
Je me sens pas super à l'aise mais j'arrive pas non plus à avoir peur. Parce que je suis révolté. Quand il s'est détourné de la fille - ma nouvelle petite amie, du reste - j'ai vu des encoches de sang dégouliner de son cou jusqu'à son buste. Ca serait mentir de dire que je me suis pas un instant demandé dans quoi je foutais les pieds et que saisir la perche qu'elle m'a tendue ne m'a pas effleuré mais je pourrai plus jamais me regarder en face si je taille ma route en la laissant avec ce dégénéré de Toni Montana wannabe.
J'ai jamais trop eu l'âme d'un héros. Je laisse ça à d'autres qui le font vachement bien et qui trouvent que c'est super chouette de se mettre dans une bouse noire de façon chronique, histoire de se sentir en vie. Moi, je me sens en vie quand, manifestement, je le suis. Mort, je me sentirais juste mort. Je ne vois rien qui mérite trois rimes ou quelques vers dans le fait de crever. Encore moins dans le fait crever la nuque cassée.

Il veut une réponse.
Il dit que la fille est sienne. C'est pas l'impression qui se dégage de la situation. Je le trouve un peu prétentieux.

Je baisse ma baguette en prétendant aussi bien baisser ma garde, et je me gratte la tête d'un air que je sais si bien faire, un air idiot et totalement déconnecté de l'urgence de la réalité.

- Ben, pour commencer, tu me dois un café, mec. Pas que je suis radin mais ici le café c'est pas donné et le nôtre est froid... pas sûr que ça soit une très bonne raison alors essayons plutôt celle-ci.

Je lui souris en redressant ma baguette:

- Pourquoi t'irais pas bien te faire foutre pendant que je la ramène à la maison?

Il va me falloir une bonne excuse pour expliquer à Jay que je suis mort avant d'avoir vu le petit naître ou, au choix, pas mal de dextérité pour enchaîner trois sortilèges pas trop cons histoire de l'immobiliser le temps que je prenne la fille et qu'on se casse.
C'est assez embrouillé dans ma tête. Vive la confusion! Un légilimens y perdrait la raison. M'en fous, je dois tenter le tout pour le tout sans trop réfléchir.

- Mecania argentum!

C'était pas ce que j'avais prévu au départ mais c'est sorti tout seul et ça a l'air de faire l'affaire. C'est parti tout seul, tout seul comme tout ce qui suit. J'ai même pas le temps réfléchir, l'adrénaline et l'instinct se chargent de tout. Cinq grosses chaînes en argent se propulsent de ma baguette et saucissonne le timbré.
D'un autre coup de baguette, j'ouvre la porte des toilettes juste derrière lui, tout en me mettant à courir les quelques mètres qui me séparent de la fille que j'attrape à bras le corps en lançant le dernier sortilège vers l'assaillant: je l'expulse dans les toilettes et referme la porte sur lui.
J'ai juste le temps d'entendre qu'il a fait exploser quelque chose à l'intérieur, peut-être ses chaînes, avant de transplaner avec la fille dans les bras en catastrophe vers le premier endroit qui me passe par la tête.

On débarque dans une ruelle sombre d'un quartier minable de Londres. Les rues sont pavées de bars malsains. C'est là que je venais quand j'avais des problèmes de boissons. Ici, tout le monde se fout de tes problèmes car tout le monde y dégorge les siens dans des verres de brandy ou des rhums à 80%. C'est pas l'endroit rêvé pour emmener une nouvelle petite copine mais ici, on passe facilement inaperçus, même quand on a la gorge en sang.

Aussitôt les deux pieds sur le sol humide d'un liquide dont je préfère pas connaître la provenance et qui s'écoule d'une échoppe dont la porte de l'arrière boutique ouvre sur cette ruelle, je peux pas m'empêcher d'aligner six "fuck", "unbelievable" avant de me reprendre:

- 'tain! C'était quoi ce mec! 'tain! J'y cois pas. Je me repasse tout ce qu'il vient de se passer et je peux pas y croire. C'est quoi cette mode à la con de se foutre dans la crotte pour un oui ou pour un non?! fuck! 'tain! Put***! Fuck...


Bon....

Souffle...

Calmos...

Ca y est, cool, ça va, j'ai repris mes esprits. Encore un peu sur les fesses, mais ça va.

Je regarde la fille, m'approche avec un air un peu inquiet, un peu grave, un peu stunned, un peu idiot et désolé... tout ça dans un seul visage, ça doit faire presque plus peur que dix Toni Montana wannabe.

- Ca va? C'est toujours stupide de demander à quelqu'un s'il va bien dans ces conditions. Je vois bien que ça va pas, on peut pas dire d'une personne qui pisse le sang (j'en fais des caisses, mon côté mère juive) qu'elle va bien. Rectification:
- 'pourrait aller mieux, hein? Faut soigner ça...
Parfois, j'ai vraiment des suggestions qui défient les lois de l'intelligence.

D'abord, la mettre à l'abri. Si elle me sort un couplet sur "j'aurais pas dû", je termine ce que le type avait commencé et je me tire. Pourvu que j'ai pas fait une connerie...
Je connais pas la relation qu'elle entretient avec l'autre type, ni qui il est, ni ce qu'il veut et ce dont il est réellement capable, alors la mettre à l'abri le temps de la soigner, ça me parait pas trop stupide. Ensuite, je voudrais savoir ce à quoi nous avons réchappé. Et pour finir, quand je me serais totalement remis les neurones en place, je pourrai me rendre tranquillement compte que ma gueule est actuellement sur toutes les premières de journaux moldus et sorciers qui quadrillent Londres. Concert géant sur les quais de Lady Thames ce soir. Alors, je flipperai que le mec soit du genre revenchard et qu'on le revoie débouler pour me niquer mon concert.
Est-ce que je devrais contacter les deux types de tout à l'heure, ceux de l'Opposition, pour leur demander plutôt que de la thune, un petit service qui consisterait à éliminer un individu louche qui saignent les jeunes filles dans les toilettes des bars chics de Londres? Ils pourraient assurer l'encadrement du concert de ce soir? Bloody Merlin's socks! I'm getting paranoid, once again.


♣ J'aurais jamais dû m'en mêler...
Mais la fille est vivante. N'est-ce pas tout ce qui compte, O'Malley? ♣




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MessageSujet: Re: Comme on se (re)trouve   Ven 5 Fév 2010 - 13:14

A peine après avoir atterri dans la ruelle obscure que Tiara fut prise d'une violente nausée. Peut être était-ce le résultat de la peur paralysante qui s'était emparée d'elle plus tôt, peut être était-ce le fait d'avoir été la passagère d'un transplanage fulgurant dans les bras d'un parfait inconnu ou peut être encore était-ce cette odeur méphitique qui venait assaillir tous ses sens. Toujours est-il que le déjeuner de Tiara vint tenir compagnie à un bout de pavé qui n'avait pas encore été baptisé pendant que son compagnon vomissait des injures.

Charmant.

"Ce type, c'était…" commença-t-elle, l'esprit totalement embrouillé. Elle n'était pas certaine que son compagnon l'entendait de toute façon. Désorientée, elle ferma les yeux en se laissant glisser le long d'un mur pour venir s'assoir près d'un amas de tessons de bouteilles.

Elle essayait de compartimenter et d'analyser les éléments d'information qu'elle avait, de rassembler les pièces pour en former un puzzle cohérent. Essayer de comprendre pourquoi elle ne s'était pas véritablement défendue. Elle aurait récupérer sa baguette et lui balancer tous les sortilèges qu'elle connaissait. Elle aurait lui envoyer son poing dans la figure. Elle aurait pu mettre en pratique toutes les techniques de défense qu'elle avait apprises à maîtriser. Elle avait déjà affronté des hommes plus nombreux et plus forts, for fuck's sake!

Et elle voulait comprendre pourquoi, au lieu de ça, elle avait été hypnotisée par sa voix et son toucher alors que cela aurait dû la répugner.

Pourquoi, bon sang ?!

Ce n'était pas la première fois que quelqu'un s'en prenait à elle. La première fois remontait à ses 17 ans quand…

"Blaise…"

Elle fronça les sourcils. Elle était désormais certaine que cette même voix appartenait au jeune homme qui l'avait attaquée le jour de la mort d'Ilyas. Cette même voix qui s'insinuait depuis plusieurs mois insidieusement dans ses pires cauchemars et se finissaient inlassablement sur cette même phrase.

"Your blood calls my blood and you can only fight so long."

De toute évidence, tout ceci devait être en rapport avec ces souvenirs que son grand-père avait oblitéré de sa mémoire. Encore et toujours plus de pourquoi vinrent s'ajouter à son interminable liste d'interrogations.

En tout cas, si Tiara était soulagée d'avoir échappé à son agresseur grâce à cet inconnu, elle était plutôt perturbée quant à leur destination. Certainement, n'importe qui de normalement constitué qui venait d'arracher une jeune femme, blessée qui plus est, des griffes d'un détraqué aurait sans doute songé à la transporter dans un hôpital, chez un guérisseur, à la limite chez lui ou alors chez un ami, enfin un endroit un peu plus aseptisé, quoi, plutôt quand dans une vieille ruelle qui empestait l'urine…

Mais elle ne dit rien de tout cela. Elle n'était pas en position de jouer la difficile et en plus de cela, elle avait connu pire comme situation. Alors, au lieu d'afficher une moue dégoûtée, elle se contenta de lui sourire légèrement alors qu'il lui demandait comment elle allait.

Physiquement, elle allait comme quelqu'un qui avait failli se faire zigouiller par son ancien camarade de classe à qui elle n'avait même jamais parlé. Inconsciemment, elle porta une main à sa gorge et grimaça. La peau était encore tendre mais l'entaille peut profonde, alors elle survivrait.

Psychologiquement, elle allait comme si une horde d'hyppogriffes avait pris d'assaut son cerveau à coups de pelles et de pioches rouillées pour y creuser des galeries et y injecter des images à faire rougir une prostituée de l'Allée des Embrumes.

D'un côté, elle se sentait plutôt rassurée de découvrir que ses rêves n'étaient pas le produit de son inconscient. Elle avait bien essayé d'aborder le sujet avec Fex mais celle-ci s'était contentée de se foutre d'elle en lui disant qu'au lieu d'y penser tellement, elle devait plutôt pratiquer. Ce après quoi, voyant la mine désemparée de Tiara, elle avait alors sorti son bouquin de psychologie de bistrot de manière magistrale pour lui raconter que tout ceci était la faute de son ça qui voulait péter la gueule à son surmoi pour prendre le contrôle de son moi. Autant dire que Tiara n'avait rien compris. Fédriana, non plus, n'avait pas eu l'air très convaincue.

Mais d'un autre côté, elle était horrifiée par le fait que quelqu'un puisse manipuler son esprit de façon aussi sordide et à distance qui plus est.

"Tu te rends compte que ce que tu viens de faire était incroyablement stupide mais terriblement bienvenu ?" commenta-t-elle, un sourire au coin des lèvres. "Alors, je te remercie infiniment. Et ne t'en fais pas pour ça." Elle désigna du pouce sa gorge. "Ce n'est qu'une égratignure, c'est bien moins grave que ça en a l'air."

L'idée que sa plaie puisse s'infecter à cause de toutes les bactéries qui polluaient l'air ne lui effleura même pas son esprit engourdi. Elle rapprocha ses genoux et entoura ses jambes de ses bras, ignorant la douleur dans sa nuque. Elle prit une profonde inspiration.

"Pour répondre à ta première question, ce type était à l'école avec moi. Je ne le connais pas plus que ça si ce n'est qu'il a participé à l'assassinat de mon meilleur ami avec un groupe de vampires. Je ne pense pas qu'il en soit un. Tout ce que je sais, c'est qu'on partage une sorte de connexion… Disons qu'il peut communiquer avec moi par la pensée. Pas très réjouissant, sachant qu'il a désormais de mon sang et qu'il pourra facilement me retrouver." Murmura-t-elle amèrement. "Je comprendrais que tu veuilles t'en aller, tu sais. En fait, je comprends pas pourquoi t'es encore là. C'est quoi cet endroit d'ailleurs ?"

Elle haussa les épaules, puis leva les yeux vers lui avant de poursuivre.

"Au fait, moi c'est Tiara."

Jamais trop tard pour se présenter. Même si d'autres circonstances auraient été préférables…

"Et toi, tu es…" elle fronça un instant les sourcils avant que ses yeux ne s'éclairent d'une lueur amusée.

"…à moitié nu dans les magazines de ma meilleure amie."
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MessageSujet: Re: Comme on se (re)trouve   Ven 5 Fév 2010 - 18:46

"A moitié nu dans les journaux de ma meilleure amie" était un prénom assez lourd et embarrassant à porter alors je devais lui donner assez vite mon nom de baptême.

- Elliot, enchanté, Tiara.

Le côté "enchanté" n'était pas visuellement perceptible pour le moment. J'étais encore en train de penser à ce qu'elle venait de me dire au sujet de son camarade de classe. Ca s'embrouillait prodigieusement avec plusieurs informations qui s'additionnaient et s'emberlificotaient autour de toute réflexion censée qui essayait de faire son chemin dans les trames de ma cervelle.

Il n'y avait qu'une superposition de mots courbatus par des adjectifs qui venaient leur flanquer une sacrée trempe. Des mots, des baffes comme "vampire". Pas bien les vampires, dangereux les vampires. J'en connais qu'un qui soit digne de confiance et encore... je sais ce qu'il fait de ses nuits. Un vampire qui chasse les vampires. Si ça peut l'aider, peut-être que je peux le lui présenter. Faut voir. Je ne veux pas mettre Seth dans la merde, il s'y fourre déjà assez bien tout seul.

♣ "Assassinat de mon meilleur ami". Merde. ♣


Blessée. Triste. Perdue. Perte. Perdre. Voler. Se venger. La vengeance. C'est comme ça que je le ressentirais si on tuait un de mes proches, je ne serais satisfait et soulagé qu'à la mort de ses assassins. Les cherche-t-elle? Se bat-t-elle? Qui est-elle? Un aimant à problèmes, certainement. Pas bon.

♣ "Connexion avec Tony Montana". Ils sont liés? ♣


Pas de secret. Pas d'abri. Il peut retrouver facilement sa trace... pas bon non plus.

♣ "Pourquoi je suis là?" Pourquoi? Je sais pas. ♣

Où je devrais être maintenant? Danser? Chanter? Faire ces trucs que je fais quand elle n'est pas là? Jezabel... hôtel... m'attendre. Bébé. Putain! Qu'est-ce que je fais encore là?

♣ "Cet endroit?" C'est quoi? C'est quoi... ♣


- Ici, c'est comme le dépotoir du monde des vivants. T'as la crème des crapules et des taulards qui s'échangent des verres ou des coups, c'est selon.

Je viens m'asseoir à côté d'elle alors que j'ai aucune envie de rester ici une minute de plus. Les questions, les tracasseries sur ce que va impliquer tout ce qui vient de se passer me turlupine encore. J'ai la tronche à l'envers. J'ai la tronche des mauvais jours. J'ai la tronche qu'on verra jamais dans les magazines parce que dans les magazines, il faut être beau et il faut sourire. Ici, maintenant, pas de sourire de couv, pas de secret à la page cinq, pas de révélations géniales en caractère d'imprimerie. Juste un air sombre et sale comme le sol de cette ruelle.

Je sais que c'est pas ce qu'elle attend de moi, c'est pas ce qu'elle veut, c'est ce que personne ne veut mais cette fille me frappe dans le crâne. Me touche dans le cœur. Putain. On a assassiné son ami, on lui vole son intégrité spirituelle, elle est livrée à un type qui peut la retrouver quand il veut. Et elle saigne. Elle dit que c'est pas bien méchant mais elle saigne quand même. Alors comment tu veux que ma place soit ailleurs? Qu'est-ce que je fous là? Je sais pas, je crois que je suis là pour elle sinon je serais déjà parti.

- C'est un endroit où je me sens en sécurité malgré ce qu'on peut en penser. Quand ça va pas, je viens ici... personne ne te regarde, tu peux être qui tu veux. Ils lisent pas les magazines. J'suis même pas sûr que ces types sachent lire. Ca va, comme endroit. On vient pas chercher des gens comme nous ici. Allez, lève-toi, Tiara...

Je me lève le premier et lui tends la main pour l'aider à se relever en souriant faiblement.
J'ai pas envie de sourire, pas envie de faire le clown. Parce que ce que je vais faire maintenant est un choix. M'impliquer. J'ai pas de problème avec ça, je suis pas un super héros et je compte pas le devenir. Mais si de nos jours on ferme les yeux sur ce qu'il se passe à côté de nous alors autant fermer les yeux pour toujours, être aveugle et sourd et attendre de mourir en paix.
Moi, je suis pas en paix si à côté de moi des filles se font saigner dans les toilettes des café branchés.

Quand elle est debout, face à moi, je lui dis:

- Deux solutions: je t'accompagne chez une copine, chez ta famille, où tu veux pour que quelqu'un s'occupe de toi, que tu te soignes, que tu te changes. Là, tu fais peur, tu peux pas rester comme ça. Je te déconseille de retourner chez toi tout de suite... C'était la solution une. Pour la deux: si tu veux pas, si t'as besoin de temps pour te remettre, pour réfléchir, si je sais pas, si ce que tu veux... on va chez Fatou. C'est une prostituée qui bosse au coin de la rue, une vraie mère pour moi, pas que je sois un fils de pute mais quand j'avais des problèmes, elle s'occupait toujours de moi. Son apparte est à trois rues d'ici. C'est une moldue mais elle est cool. On peut te soigner. Elle te filera des fringues. Tu vas déchirer en débardeur fluo... et ensuite on avisera.... si tu penses que ce type te cherche encore.

C'est parti. J'ai quelques heures pour bien foutre en l'air mon futur ou pour tout arranger.
Il y a des gens comme ça, ils te tombent dessus comme une mauvaise grippe mais tu sais que tu ne peux pas fuir, que tu n'en as pas le droit, parce que c'est écrit. C'est la vie et la vie n'est pas lisse. Je l'aime rugueuse et incertaine. Les claquettes et la zic, ça va un temps.




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MessageSujet: Re: Comme on se (re)trouve   Dim 7 Fév 2010 - 17:36

Tiara fixa la main tendue et hésita.

Elle n'était pas sûre d'en avoir envie. De se relever. Parce que se relever signifiait reprendre les armes et poursuivre le combat. Elle savait que le temps était compté avant qu'une bataille dont elle ne connaissait ni les enjeux ni les raisons allait éclater. Un combat qui l'avait hantée des nuits durant et qui devenait désormais sa réalité. Alors, elle n'était pas sûre d'avoir envie. Et puis, elle était bien, là, assise au milieu de la misère et des tourments des autres. Ce serait si facile de rester dans cette ruelle poisseuse à contempler le néant et fermer les yeux sur sa réalité.
D'autant que là, elle avait plus l'impression que sa vie relevait de la farce.

On pouvait bien dire que la vérité pouvait blesser, mais les mensonges, eux, tuent.

Ils rôdent, subreptices, enveloppés de leur longue cape noire. Ils patientent, guettant la meilleure opportunité pour fondre sur leur proie – le menteur – et le punir de ses tous méfaits. Peu importe où le menteur s'enfuit, peu importe qui il cherche à fuir, peu importe qu'il essaie de faire table rase du passé. Les mensonges restent et attendent.

Until they bite you in the ass. Hard.

A quelques mètres d'eux, une porte s'ouvrit en un grincement, déversant sur le sol un mince filet de lumière. Un homme tituba dans l'allée, une bouteille à moitié vide entre les doigts, une cigarette au bec. Il chancela, chuta dans une boite de conserve et se rattrapa in extremis au mur. Il éclata d'un rire gras, grommela quelques paroles incompréhensibles et se remit à avancer dans leur direction.

Tiara l'observa du coin de l'œil et éprouva un sentiment intense de dégoût. Pas pour cet homme qui n'avait trouvé que seul échappatoire la boisson et pour qui elle ne ressentait qu'une forme distante de tristesse. Mais pour elle-même. Elle n'avait pas été élevée comme ça. Ce serait trop facile de rester là à attendre elle ne savait trop quoi. To act in such a way that her action and decision would be both a nice and metaphorical "fuck you" to the morals and values instilled in her by her parents. Et elle en avait assez d'être dans le noir.

Hindsight was a bitch.

Alors, cette main qu'on lui tendait, elle l'agrippa et se hissa sur ses deux pieds. Mais elle ne la relâcha pas sur l'instant. Elle continuait de la fixer en se demandant encore et toujours pourquoi ce mec était toujours là alors que les occasions ne lui avaient pas manqué pour la laisser. Bon nombre auraient baissé la tête en la croisant avec Blaise et auraient fait comme si de rien n'était. Pas lui. Non seulement, il l'avait défendue, mais il s'était battu, avait déguerpi avec elle et il lui proposait même de la soigner.

"Unfuckingbelievable" songea-t-elle en relâchant enfin sa main.

"Geez, thanks… she said with annoyance. You just know how to make a girl feel better…"

C'était bien connu, une fille adorait qu'on lui dise qu'elle avait une sale tronche… aussi vrai que cela puisse être.

"Et puis, tu sais, peut-être que je vais lancer une nouvelle tendance. Ça s'appellerait le Chic 'n Gore. Je ferais fureur dans les soirées sm. Mais faudrait penser à remplacer mon sang par du sang de dragon. Quoique pas très hygiénique et niveau odeur, ça craint tout autant." ajouta-t-elle après un temps en fronçant les sourcils.


Elle réfléchit à ses deux propositions.

L'avantage de la première était qu'elle se retrouverait enfin dans un environnement familier et qu'elle pourrait s'immerger dans un bon bain et réfléchir en paix. L'inconvénient majeur et rédhibitoire était que pour rejoindre Le Lodge, elle devrait passer par la maison principale et que donc sa mère serait aussitôt informée de sa présence. Et si sa mère la voyait dans cet état, elle piquerait certainement une crise d'autant que sa relation avec ses parents était plutôt tendue en raison de ses choix professionnels…

La seconde solution présentait l'avantage d'offrir des soins et des vêtements de rechange dans un relatif anonymat. Néanmoins, Tiara se voyait mal débarquer chez une femme qu'elle ne connaissait pas et lui demander d'utiliser sa douche parce qu'elle s'était assise à côté d'une flaque de booze. Mais après tout, si Elliot proposait…

"Je crois bien que si je rentre chez moi dans cet état, ma mère risque de m'enfermer dans la cave jusqu'à mes 60 ans… Et puis, je n'ai jamais rendu visite à une prostituée et je dirais pas non à de nouvelles fringues. Mais… euh, t'es sûr qu'elle risque pas d'être… occupée ? demanda-t-elle plus bas, les joues un peu rouges, alors qu'ils commençaient à redescendre la rue.

"Et ensuite, on avisera rien du tout, dit-elle fermement en l'arrêtant d'une main pour se faire bien comprendre. Parce qu'ensuite, il n'y aura plus de "on"…

Écoute, je te suis infiniment reconnaissante pour tout ce que tu fais pour moi mais après, je m'en irai et toi tu retourneras faire ce que tu fais les jeudis après midis quand des tarés ne t'empêchent pas de profiter de ton café. D'ailleurs, fais-moi penser à te rembourser ton café… Non, merde, mes affaires sont restées aux vestiaires. Tant pis, je t'écrirai une reconnaissance de dettes de £5 même si je sais que ça sera jamais suffisant pour compenser tout ce que tu as fait et après je te laisserai tranquille."


Quand ils reprirent enfin la direction de chez 'Fatou' qui sonnait plus bar antillais que hooker, Tiara se pencha vers Elliot et lui demanda d'une voix incertaine en parlant de sa gorge.

"You don't think she will try to kiss it and make it better, do you?"
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MessageSujet: Re: Comme on se (re)trouve   Dim 14 Fév 2010 - 15:13

Le moins qu’on puisse dire, c’est que Tiara est du genre expansif. On m’a toujours dit que j’avais la causette facile mais c’est sûrement parce que je viens de la campagne et qu’à la campagne on parle vraiment à tout le monde et, surtout, on parle pour rien dire. Tiara, ça serait plutôt la causette subtile, du genre une anecdote par phrase, six sens à chaque substantif, pour me filer en un rien de temps une photographie plutôt riche de ce que peut être sa vie, de la façon dont elle pense et de celle qu’elle veut ou ne veut pas. En tout cas, dans tout ce qu'elle a dit, j'arrive à y faire mon marché.

J’avais pas demandé tant d’information mais c’est un truc qui a tendance à me faire bien sourire chez elles. Elles, les femmes.

C’est un truc de meufs. Elles parlent facilement, elles justifient la moindre des choses qu’elles font parce qu’elles pensent peut-être que si elles ne s’expliquent pas, nous, les mecs, on va finir par penser n’importe quoi à leur place. Alors nous fourrer un tas de phrases subtiles dans le citron, c’est leur manière de dresser les warnings. Elles ont pas tord dans le fond. Combien de nanas se sont fait traiter de Pénélope parce qu’elles disaient oui le premier soir? Pas cool, hein? Surtout que les mecs à qui elles disent oui sont bien contents qu'on leur mette pas plutôt une beigne.
Tiara pense peut-être qu’elle doit me justifie le choix qu’elle vient de faire, le choix de me suivre plutôt que d’aller chez des potes ou de la famille. Moi, je n’en aurais rien pensé. Pas que je ne pense pas mais, en tout cas, je ne pense pas du mal des gens que je vois pour la première fois… En général faut attendre un peu et on trouve facilement des centaines de raison de détester les autres à la deuxième fois.
Je me dis pas que je suis tellement extra qu’elle veut rester avec moi, je me dis pas non plus qu’elle va me taxer un autographe pour sa copine ou qu’elle a des idées derrière la tête. Je me dis seulement qu’elle a ses raisons et que j’ai pas besoin de les savoir.

Ah! Tiens, le fameux couplet que j’attendais depuis qu’on a atterri dans la ruelle. Le, lui aussi très subtile, "t’es sympa mais après je vais me débrouiller, tu me dois rien et, moi non plus, j’ai rien envie de te devoir."
Je souris sans trop la regarder parce que je ne voudrais pas la vexer. Je lui donne du "oui-oui-c’est-ça, cause toujours- tu me fais bien rire" et on se met en marche vers chez Fatou.

C’est drôle! Tiara, elle doit s'imaginer que les prostituées trouvent ça fun de s’envoyer en l’air pour le déjeuner. Il est dans les 14h00… Fatou, c’est une fille de la nuit… pas trop de l'après-midi. Dans le pire des cas on va la coincer avec ses bigoudis sur la tête, une clope au bec, un café dans la main droite et son téléphone portable dans la gauche, occupée à dire à ses enfants qu’elle va revenir bientôt. Ca fait deux ans qu’elle dit "bientôt". J’espère que les mômes n’ont pas le sens du détail. Elle peut pas partir, Fatou. Elle est attachée à son bout de trottoir et à "ses" filles, celles du pavé, elle partira pas parce qu’elle croit qu’elle va pourrir la vie de ses petits.

- Le père des enfants, c’est un sorcier, j’explique à Tiara.
Il s’est cassé avec les gosses dans un pays de l’Opposition où on ne les lui volerait pas. Une prostituée et un sorcier… pas commun. Il est fou d’elle et elle, Fatou, elle y croit pas. Les contes de fée, c’est pas son truc. Elle s’accroche à la réalité et pas aux rêves.

Nous marchons. Je ne rediscute pas son "après-je-me-tire", je préfère ne pas la vexer tout de suite. Ni me fâcher tout de suite.
On arrive bientôt à l'entrée d'une petite cour. On passe sous un porche décrépit dont la peinture des murs s'effrite à force d'avoir trop vu de trucs louches dans le coin.
Un petit escalier nous fait de l'œil, il dit "par là, guys", alors on monte par le là. Je laisse la demoiselle passer en premier. Un truc idiot que Jezabel me force à faire et dont j'ai pris l'habitude. Parait qu'il n'y a que lorsqu'on entre dans un endroit public avec une femme qu'on doit passer devant après lui avoir ouvert la porte. Je suis bien content d'avoir été à Serdaigle… je dois avoir le cerveau pour retenir un tas de ce genre de petites conneries qu'elle m'a fourré dans la tête.
On arrive au troisième étage. Ca sent le stupre, la tristesse et la folie à chaque palier. C'est la seule chose qui me rende triste ici… ces quartiers pourraves que les moldus ne sont pas foutus de rénover. Ce n’est pas assez de vivres dans le misère, il faut aussi la regarder sur ses murs, dans les lambeaux de ses rideaux, sur le paillasson centenaire couché devant notre porte avec un "bienvenue" qui sonne comme une ironie barbare. Il y a écrit bienvenue sur le paillasson de Fatou. Moi, ça me fait sourire. C'est Fatou.Elle adore les trucs has been.

Toc, toc, toc.

"Ouais, putain, j'arrive" dit une voix à l'intérieure. "Gero, y'a pas intérêt que ça
soye toi là, je n’ai pas les ronds… bordel, il est 10 heu… 14 heures du mat'!! ah! t'es con Ger…"

Elle ouvre.
Ca manque pas. Des bigoudis et une clope à la bouche qui manque de tomber quand elle me voit.

- Salut, Fatou... ça fait longtemps, hein?

Elle porte une robe de chambre bleue claire en satin que je trouve plutôt de bon goût, des chaussettes vertes en laine qui le sont moins et son maquillage coule sous ses yeux. A mon avis, elle a pas encore dormi.

Elle me dévisage, elle dévisage Tiara, elle éteint sa clope sur le mur du palier puis la laisse par terre, elle se remet sa nuisette en coton blanc à dentelle bon marché en place et elle écarte les bras pour me serrer dedans de toute ses forces, de toute sa joie... comme on sert quelqu'un qu'on n'a pas vu depuis des lustres. C'est un peu le cas ici...

- Oma!

Cette belle joie, ce sentiment de retrouvailles intenses, ça dure que le temps qu'elle me lâche pour me mettre un pain.

- Jamais t'appelles?!

Elle a un super accent juif que j'adore. C'est d'ailleurs un peu fou pour une Sénégalaise. Je me frotte la joue en m'écartant pour lui laisser voir Tiara, lui faire comprendre que je suis pas seul. Pour la baffe, je me formalise pas. C'est comme un jeu pour elle. Son côté maternel version populaire.

- Tu sais que je n’ai pas d'appareil moldu pour ça, Fat. Je te vois mal recevoir mes hiboux pendant tes heures de travail…
- Je m'en carre!


Fatou parle aussi mal que moi, voire pire, ce qui a tendance à me décomplexer.

- Des nouvelles, c'est des nouvelles! Les dernières remontent à… l'album. Désespérant, Elliot. Oh! Mais j'adore "Crush", la 5ème… merci pour le disque, je l'ai envoyé à mes gosses. Ils ont adoré aussi. J'ai été obligé d'interdire à Agatha la piste 8, la 11 et 12. Elle est encore trop jeune pour certains concepts…


Elle sourit à Tiara en scrutant son cou. Son regard se fait soudain moins désinvolte bien qu'elle continue de sa petite voix claironnante à faire celle qui reçoit des invités dans la détente la plus totale:

- C'est ta nouvelle fiancée? Elle questionne alors que je sais qu'elle connaît la réponse. Je lui fais mon expression numéro quatre. Celle avec écrit sur mon front "fais bien l'idiote, tiens". Elle nous fait entrer, rangeant ça et là à mesure que nous avançons dans un appartenant qui est strictement tout l'inverse de la cage d'escalier.

Ambiance chaleureuse, feutrée, cocooning. Les murs sont rouges foncés, les lumières tamisées, les rideaux tirés à moitié. La décoration est de bon goût, simple et très féminine. Une odeur d'encens flotte dans chaque pièce. De la vanille, je crois. Sous les rideaux, il y a des voilages qui cachent la cour assombrie par les trois immeubles qui empêchent la lumière du jour d'entrer. Des fleurs dans chaque vase, des tableaux d'auteurs inconnus qui amènent leur touche de couleur pour égayer et décontracter cet intérieur modèle façon pages déco de Witch Magazine, des cadeaux encore emballés sur un bahut du salon en bois laqué, sans doute de ses clients, des tasses de café vides, vestiges de son speed caféine à elle pour tenir jusqu'au matin.
Fat ne se drogue pas, ne boit pas et a l'intime chance de pouvoir choisir ses clients. C'est peut-être parce que, en dehors d'être plutôt jolie, elle est la prostituée la mieux entourée de tout Londres. Vedettes, politiques, vampires, loups-garous… si on a de l'argent, Fat fait oublier aux hommes, le temps d'une nuit, qu'on vit dans le monde dans lequel on vit. Je ne sais pas comment elle fait. Je ne sais pas son secret. Je saurais jamais, j'ai jamais essayé. C'est la chouchou des prostituées. Elle prend des rendez-vous. Elle s'organise des emplois du temps de ministre… et pour ne pas trop s'éloigner de ses filles, des fois, elle descend dans la rue. Elle fait le tapin pour ne pas s'octroyer un statut trop différent des autres. Et elle protège ainsi les quelques filles qui bossent avec elle. Voilà qui est Fatou.

Elle nous fait asseoir dans son salon, parfaitement rangé à part les tasses de café, et va vers la cuisine qui donne directement sur la pièce commune. Elle prépare à boire et un petit déjeuner.

- Pourquoi tu m'amènes une fille? Une future?
Je ne sais pas trop si elle parle d'une future fiancée ou d'une future prostituée que je lui présenterais. Son intonation marche pour les deux. Je choisis alors de répondre plutôt à la version où Tiara ne veut pas faire le tapin. Mais peut-être que mon intonation peut répondre aux deux façons de voir aussi... Very Happy
- Non, pas du tout. C'est Tiara… on a eu un accrochage avec un type bizarre qui a essayé de la… enfin, tu vois son cou. Pas besoin d'explication. J'ai tansplané en catastrophe dans le coin... et, c'est un coin où il y a toi. Tu as de quoi la désinfecter et la changer? Quelque chose qui soit "sortable"?
- Dis, qu'est-ce que t'insinues? Je te signale que je ne vais pas faire mes courses en string ou en tenue d'écolière, O'Malley.
- Désolé… je bégaye. Je pensais l'avoir vraiment vexée mais elle se met à rire.
- Ne t'excuse pas, je te charriais. Du thé et des toasts? Tiara, tu vas venir avec moi dans la salle de bain pendant qu'Elliot fait le petit déjeuner. Parce que moi, mademoiselle, j'en suis qu'au petit déjeuner et vous allez m'accompagner… tu vas me dire c'qui t'es passé par l'cou? Ce n’est pas des manières de couper la gorge des filles, ça, non… ELLIOT!!! me crie-elle alors qu'elle a déjà poussé Tiara vers le couloir menant à la salle de bain pour s'approprier un espace de discussion avec elle,
DEUX SUUUUCRES!

Tout bête.

- Encore un truc de fille… elles parlent jamais devant un mec, je ronchonne en me levant du canapé pour aller préparer un petit déjeuner.


H.J.: Sens-toi libre de faire agir Fatou comme tu veux. Je pense avoir laissé assez d'indices sur le genre du pnj pour que tu puisses poursuivre de l'inventer Very Happy
je lui donne environ 45 ans ou plus.




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Dernière édition par Elliot O'Malley le Dim 6 Juin 2010 - 21:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Comme on se (re)trouve   Dim 21 Fév 2010 - 20:03

Tiara n'était pas certaine que Fatou apprécierait le fait qu'Elliot déballe sa vie en trois phrases à une parfaite inconnue. D'ailleurs, elle ne voyait pas très bien où il voulait en venir en l'informant que le mec de Fatou s'était tiré avec leurs enfants dans le but de les protéger, ni même ce qu'elle pourrait faire de ces petits bouts d'information. Son mec était un sorcier. Ok… Fatou fréquentait des sorciers et était être plutôt à l'aise en leur compagnie (au point de ne pas sombrer dans l'hystérie la plus profonde à la vue d'une tasse en lévitation) ? Elle avait des enfants. Donc son instinct maternel l'inciterait à ne pas les refouler à l'entrée de son appart ? Elle était pragmatique. Alors elle ne s'imaginerait pas qu'il y avait quelque chose d'incroyablement romantique dans le fait qu'Elliot l'ait aidée ?

Bof.

Tiara ne comprit pas plus pourquoi Elliot la laissa passer devant lui pour grimper les escaliers qui menaçaient de s'effondrer à chaque pas. Ce n'est pas comme si elle était déjà venue et qu'elle savait où se trouvait l'appartement de Fatou… Et s'il voulait faire preuve de galanterie, c'était plutôt mal parti. A moins que ce geste de courtoisie n'était pour les hommes qu'un prétexte pour mater le postérieur des dames ou l'expression d'une innocente volonté de s'assurer qu'elles n'avaient pas oublié de mettre une petite culotte…

*Galanterie, mon cul, oui.*

Tiara lui adressa un regard suspicieux par-dessus l'épaule, prête à l'envoyer valdinguer dans les escaliers si ses yeux pointaient trop vers le sud même si, positions inversées, Tiara ne se serait pas privée de la vue.

Finalement, ils arrivèrent chez la dénommée Fatou et Tiara fut assez surprise d'y découvrir un appartement décoré avec goût. Les peintures, tapisseries ou tapis parvenaient même à faire oublier le parquet usé, les fissures, l'absence d'isolation ou l'humidité qui s'infiltrait par les murs pour ne laisser qu'une ambiance feutrée et des senteurs apaisantes.

Tiara resta légèrement en retrait pendant qu'Elliot et Fatou baignaient dans des effusions de tendresse. Elle en profita pour retirer ses chaussures et les pousser contre le mur, plus par habitude que parce qu'elles lui faisaient un mal de chien.

"Vous êtes sûre que c'est prudent de le laisser seul dans la cuisine ?" glissa-t-elle à Fatou suffisamment fort pour qu'Elliot l'entende alors qu'elles se dirigeaient vers la salle-de-bain.

"Pourquoi ça ? Y'a pas grand-chose à chourer dans ma cuisine, tu sais !" blagua-t-elle. "Et jeune fille, je t'interdis de me vouvoyer, ça me donne l'impression d'avoir 80 berges."

"Désolée… Non, mais il pourrait oublier de mettre de l'eau dans la bouilloire ou faire exploser le toaster…"

C'est ce qui était arrivé à Phil', le petit ami – et cousin de surcroît – de Fex. Non seulement avait-il brûlé le fond de sa bouilloire en omettant d'y verser de l'eau avant de la mettre sur le gaz mais il avait oublié les petits pains au lait qu'il avait mis à réchauffer dans le grille-pain – puissance maximale, rien que ça ("Je voulais pas te faire trop attendre !" s'était-il justifié maladroitement.) – à tel point qu'ils avaient pris feu. Voyant les flammes, il n'avait rien trouvé de mieux que de balancer de l'eau dessus, ce qui avait entrainé l'explosion du toaster et quelques dégâts dans la cuisine de Fex…

Fex avait été tellement dépitée par l'incompétence de son copain (et ivre des deux bouteilles de vin qu'elle avait sifflées) qu'elle s'était mise dans l'idée de fonder une école pour former des p'tits mecs comme ils devraient être selon elle. Elle avait même trouvé un nom pour son école : School for the GIFTED (GoofyInconsiderate Foolish Tactless and Empty-headed Dimwits).

Le projet n'avait trouvé aboutissement que dans l'un de ses articles pour cosmo mais Fex avait été ravie de lire dans son courrier que plusieurs de ses lectrices avaient totalement adhéré à l'idée.

Quand Tiara eut fini de raconter son anecdote, Fatou se mit à crier une fois de plus : "ELLIOT !! 35 SECONDES LES TOASTS, PAS PLUSSSS ! CIMER !!"

Ensuite, elle poussa Tiara dans la salle-de-bain carrelée d'un mauve pâle et referma la porte derrière elles après avoir actionné l'interrupteur.

"Assise." L'intima-t-elle en désignant de l'index le rebord de la baignoire.

Elle se retourna pour aller farfouiller dans ce qui faisait office d'armoire à pharmacie et en ressortit une petite bouteille d'alcool à 90°. Elle attrapa au passage d'un disque à démaquiller qu'elle imbiba généreusement d'antiseptique.

"Vas pas me dire que t'es douillette !" fit-elle, consternée, en voyant la grimace qu'affichait Tiara.

Ce n'est pas qu'elle était particulièrement sensible à la douleur, juste qu'elle préférait les salves à base d'hysope. Ça piquait moins que l'alcool.

"Non mais vous savez, je peux… AIEEEEE ! Allez-y doucement !"

"Et ça se dit courageuse… Bien fais pour toi, je t'ai dit de pas me vouvoyer. Maintenant, reste tranquille." La sermonna-t-elle faussement irritée en attendant que Tiara, qui avait manqué de tomber dans la baignoire, ne se remette assise correctement.

"Vo… tu m'as prise par surprise…" ronchonna Tiara en gardant sagement la tête relevée vers le plafond.

"Voilà ! Terminé, jeune fille. C'était pas bien méchant et en plus ça s'était déjà refermé." Déclara-t-elle après une minute de soins.

Elle jeta dans une corbeille les cotons souillés, referma la bouteille d'alcool et la rangea avant de se laver les mains.

"Laisse-moi deviner… un petit ami jaloux."

"Pardon ?"

"Celui qui t'a fait ça. Elle s'adressait d'un air grave à la jeune fille à travers le miroir situé au dessus du lavabo tout en commençant à se démaquiller. C'est ton petit ami. Il t'a surpris avec Oma dans un coin et…"

"Mais pas du tout ! l'interrompit Tiara scandalisée. Je le connais pas ce type et jusqu'à il y a quelques heures, je n'avais jamais rencontré Elliot non plus !"

"Ah. Et comment que t'as connu Elliot ?"

"Près des toilettes d'un bar, c'est là qu'il est venu m'… Mais arrête de sourire comme ça ! C'est pas ce que tu crois !"

Fatou éclata de rire.

"Faut se détendre, jeune fille. Je te charriais. Je le connais bien Oma et il est pas comme ça. Il est fidèle à sa copine. Mais c'est pas les occasions qui lui manqueraient. Ses fans, c'est des vraies furies en chaleur."

Fatou étouffa un bâillement, le visage fatigué mais débarrassé de toute trace de maquillage.

"Tu peux te servir de la douche si tu veux. Mais je te préviens, le chauffe-eau déconne alors t'étonnes pas si y'a pas d'eau chaude. Les serviettes sont dans l'armoire.
En attendant, je vais voir si j'ai des fringues que tu pourrais mettre."


Elle sortit de sa poche un paquet de cigarettes et s'en alluma une. Puis, elle ouvrit la porte et, avant de sortir, se tourna vers Tiara :

"Aucun mec mérite qu'une fille saigne pour lui, Tiara. Je connais pas mal de monde et si t'es dans la merde, je pourrais demander pour qu'on s'occupe de ce type. Je te demande juste de pas entraîner Elliot dans tes conneries. C'est comme un fils pour moi (non pas qu'ce soit un fils de pute^^) et je veux pas qu'il lui arrive du mal."

Enfin, elle referma doucement la porte derrière elle.

Tiara reste contemplative plusieurs secondes. Les paroles de Fatou l'avaient conforté dans son idée de filer compagnie à Elliot – quoi qu'il en dise ou n'en dise pas d'ailleurs – une fois qu'elle se serait changée.

A près tout, qui sait quand Blaise referait son apparition ?



HJ : S'il y a besoin de modifier des tournures de phrases ou réactions de Fatou, n'hésite pas à me le dire Wink
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MessageSujet: Re: Comme on se (re)trouve   Ven 16 Avr 2010 - 21:58

"Vous êtes sûre que c'est prudent de le laisser seul dans la cuisine ?"

Elle a de la chance d'être déjà au diable Vauvert sinon je lui enverrais un charme Tricar, lequel consiste à faire gagner quinze à vingt centimètres de tour de cuisses aux filles; maléfice virtuose extrait d'une série de sept incontournables inventés par Ruppert Levrett, la star du X sorcier, et qui ne peuvent être défaits que par un mec.
Les sept maléfices comptent, entre autre, le Fellabrel (qui contrairement à sa racine latine n'a rien à voir ni avec un acte pornographique ni avec ce à quoi les esprits les plus bouffis peuvent songer à la première écoute), le Sitoz Téfoutue (complexe maléfice de réduction de nichon. Mais j'oserais jamais, d'une manière ou d'une autre, m'attaquer aux seins de Tiara) et le Fépassa (sortilège d'anticipation qui transforme en "oui, tu as raison" ou en "fais comme tu veux" toutes paroles à portée négative issues d'une bouche féminine, style "tu vas quand même pas mettre cette paire de baskets avec ce costume Armani?" Ar-ma-qui? J'ai pas l'air mais la mode me fait terriblement souffrir. Plaignez-moi.

Je sais que Jezabel supporte pas ça, le Tricar. Comme elle peut pas annuler ce sortilège, ça me fait vengeance pendant au moins une heure, quelles que soient les activités qui lui ont valu le maléfice. Le problème c'est qu'après j'ai du mal à supporter les lamentations désespérées alors je lui rends ses cuisses normales en échange de la promesse que j'entendrai plus jamais un seul conseil sur la couleur des pompes que je dois mettre avec mes sweat-shirts.

♣ Tu parles, ça marche trois jours et ça recommence. ♣

La prudence, pour l'occase, ça serait que Tiara arrête de se foutre un peu de ma gueule. Je vais leur faire leurs toats, ça va, j'ai déjà vu un grille pain, je sais plus ou moins comment ça marche… putain, j'espère que ca va pas me péter à la tronche.

J'ose à peine allumer la radio. Quand je trouve enfin le bon bouton pour la mettre en marche et une station qui passe du bon son, j'entends la voix de rockeuse de Fat:

"ELLIOT !! 35 SECONDES LES TOASTS, PAS PLUSSSS ! CIMER !!"

Attends, elle me donne des conseils sur la cuisson d'un foutu toast?

- Tu te fiches de moi ou bien? Je lui râle à travers l'apparte. Faites vos trucs de meufs et fichez moi la paix! Je sais quand même faire des toasts bordel!

Je l'entends se poiler. Elle me prend tellement pas au sérieux, sérieux!

Je suis en hallu totale. Je m'en sors très bien. Je trouve qu'elles sous-évaluent toutes les deux l'adaptation du sorcier mâle moyen en milieu moldu… bon… Même pas besoin du toaster, j'ai désespéré de le faire fonctionner après dix essais. La radio passait "Never say die" (traduction: "ne baisse jamais les bras") de Megadeth, je me suis dit que la radio aussi avait décidé de se foutre de ma tronche:

"Don't they ever have to worry?
Don't you ever wonder why?
It's a part of me that tells you
Oh, don't you ever, don't ever say die
Never, never, never say die again
Don't you ever say die
Don't you ever say die
Never say die"
(http://www.deezer.com/listen-3169307)

Et alors? Ils sont cuits les toats. Quelqu'un a quelque chose à redire? Megadeth? Tiara? Fat? Qu'il vienne en découdre avec le roi du toast! Very Happy

Tout fier de mes tartines, je fais un pas de danse et tourne sur moi-même. Je peux pas m'empêcher de danser quand je fais une activité chiante à mourir. Vlan! Comment je suis un as! Six toasts dorés à point en un seul coup de baguette. C'est pas ce qui compte? La magie ça va plus vite. Confiture à la fraise, beurre… Je m'arrête de danser devant la machine à kawa qui fait un bruit chelou. Nom d'un Bizzar' Sisters! Heureusement que Fat a mis la machine à café en route avant d'aller à la salle de bain parce que l'engin me parait plus mortel à manipuler que le toaster.
Dans un des magazines de Jay, j'avais lu un article excentrique d'une nana qui avait inventé cette école pour mec. GIFTED. C'était pour apprendre aux bons hommes moldus à faire des trucs comme ça, comme je fais là. Comment je suis rassuré en y repensant… si même les mecs moldus arrivent pas à se servir des électroménagers qu'ils inventent, comment tu veux qu'un sorcier y parvienne?

N'empêche, cette idée d'école, c'était honteux. Presque aussi honteux que les sept sortilèges de Ruppert. Mais bien pratique… Jay n'a jamais dû lire l'article sinon elle m'aurait obligé à financer le projet.

Les filles reviennent... ah non, seulement Fatou... et j'ai tout préparé correctement et sans exploser aucun objet moldu, ou commun… je veux dire que les tasses sont entières, de même que la cuisine que j'ai pris la peine de ranger derrière moi parce que je voulais pas qu'elles viennent m'en faire le reproche.
Le café fume dans les tasses en porcelaine verte, les toats sont croustillants et la confiture n'a qu'une envie, c'est d'être goulument étalée contre un de mes toats.

J'ai baissé le son de la radio où la dernière chanson des Bizarr' Bro passe. Ca parle d'Antarès et ça s'appelle, très lyriquement, "Mister Antarès, Va te Faire."
Je crois que les filles des Bizzar Brothers sont en fuite depuis la sortie de l'album.

- Tiara se change, je lui ai filé une tenue "sortable" comme tu m'as demandé. Tu peux changer cette chanson! Elle me déprime. Mets le dernier O'Malley, t'es naze en promotion, mon p'tit. Faut savoir te vendre!… Même si j'suis une fan acquise.
- Je peux plus me le voir cet album, Fat… Je l'ai trop entendu.

Ca m'a échappé. J'aurais pas dû parler comme ça. Elle n'aurait pas dû entendre cette phrase. Trop tard.
Fatou ne dit rien mais je sais qu'elle remarque le petit pincement au cœur. Elle ne comprend pas ma réplique et j'ai pas vraiment envie qu'elle comprenne.
Je change de sujet pour dévier la conversation vers quelque chose de futile. Futile mais intéressant:

- Tu lui as filé quoi? je lui demande en désignant une porte de son appartement derrière laquelle se trouve Tiara en ce moment.
- Une jupe, sourit-elle diaboliquement.

Je roule des yeux.

- Si le mec se repointe, tu crois qu'avec une jupe ça va être pratique de se battre?
- Merde, j'avais pas pensé. La pauvre, elle a rien osé me dire. J'y retourne…

Elle prend sa tasse et s'en va vers sa chambre en criant à Tiara de rester à poil, elle arrive. Cette phrase me fait chelou à entendre et je me concentre comme je peux pour pas trop me prendre la tête dessus.
Dix minutes plus tard, Tiara revient. Fatou toute fière, derrière elle, me la présente comme si c'était censé me plaire. J'apprécie gentiment en souriant seulement parce qu'il s'agit d'un pantalon. Pour le reste, faudra demander à Jezabel un bilan vestimentaire. Pour ma part, je qualifie la tenue de "charmante et juste ce qu'il faut." A peine hébété que Fatou ait des vêtements de ce style dans sa penderie.

Fatou montre la cafetière et les toasts à Tiara avant d'aller s'asseoir et de se servir un autre café:

- Il a rien pété.
- Dis, je sens comme un ébahissement dans ta voix… je trouve ça pas très classe voire hyper vexant.
Bon, Tiara… qu'est-ce que tu veux qu'on fasse après?



Soudain, je sens un regard de Fatou qui diverge lentement vers la sorcière. C'est chargé de sous entendus. Elles ont dû causer et, ce dont elles ont causé, je sens que ça va avoir des répercussions qui vont pas me plaire. Je tique, je reste calme et je ne dis rien. Impassible et posé, je les regarde toutes les deux.





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