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 [France - Ariege] La fin

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MessageSujet: [France - Ariege] La fin   Mer 22 Avr 2009 - 19:46

Je me souviens encore très bien de ce jour.

Je me vois encore poser ma valise dans le hall d'entrée. J'avais reçu un hibou express la veille de mon père. Il me disait que c'était la fin...

Dès que j'ai lu la missive, j'ai pris quelques affaires et ai filé pour le centre ville de Londres J'ai laissé un message à Adel sur la table de la cuisine .Il travaillait encore. De toute façon je n'aurais jamais eu la force de lui annoncer la nouvelle en face. C'était difficile de trouver un moyen de transport pour quitter le pays à cette époque de l'année. Les évènements bizarres qu'il se passait ici en ce moment rendait les choses compliquées.

Heureusement pour moi les moldus avaient crées cette magnifique invention que l'on nome l'avion. Seulement dans ma hâte je n'avait pas pensé à prendre de l'argent moldu. Fichues Livres Sterling ! Et là j'eu un flash. Un flash de génie qui ne traversait pas souvent mon esprit en ce moment. Lorsque que mes parents avait appris que je retournais en Angleterre pour rejoindre Adel alors que le pays allait mal ma mère avait pris quelques précautions pour moi. Elle m'avait fait souscrire à une carte de crédit. Dieu bénisse ma chère mère moldue! Heureusement j'avais encore le code en tête, en même temps... ça serait difficile d'oublier ma propre date de naissance!

Une fois le billet d'avion en main, je monta dans l'appareil. Le temps avait la flemme d'avancer. Je le savais. Dans des moments graves, le temps nous nargue, ralentit aime nous faire mariner dans un océan de peur et d'angoisse. Une fois en France, je pris une CGV (Cheminée à grande vitesse). J'arrivais chez moi en Ariège. Le temps ici n'était pas représentatif de ce qu'il m'attendait. Il faisait beau, tout avait l'air joyeux et paisible. J'arrivais finalement dans mon hall d'entrée tôt le matin. De cet endroit, on pouvait voir le salon où les grandes portes fenêtres étaient ouvertes faisant danser les rideaux blancs d'un tissus léger avec le vent. Ces fenêtres donnaient sur la terrasse. Je pouvais voir le lac d'ici. Il était calme, comme à son habitude, et l'eau était si bleue.

- Maman? Papa?

Lorsque que je cria ces mots, je vis alors que je n'étais pas seule. Il y avait du monde à la maison. Une vingtaine de personnes murmuraient dans le salon. Ils avaient tous des mines graves. Je les connaissais. Des personnes du village, des amis de mes parents, de mon grand père...

Je vis ma mère descendre les escaliers. Je ne l'avais jamais vu ainsi. Ses yeux étaient inondées par les larmes. Sa peau d'habitude si blanche, étaient tachetée de rouge son mouchoir près de son nez elle s'avança vers moi. Je savais déjà ce qu'elle allait me dire. Mais peut être croyais-je encore à un miracle.

- C'est la fin...

Pour dire cela elle avait crispée ses lèvres afin d'étouffer un sanglot. Elle réussit, mais hélas que quelque secondes. Elle me prit dans ses bras et ma gorge se noua, mes yeux commencèrent à me piquer. Je sentis une main sur mon épaule. Mon père m'embrassa sur le front et me murmura à l'oreille:

- Il a sans doute envie de te
voir...


Je ne sais plus comment j'y suis arrivé mais j'étais devant la porte de sa chambre. Elle était entre ouverte. Une personne avec une robe blanche et une sorte d'écharpe était là. Il disait quelque chose dans une langue qui m'était un connue mais qui ressemblait à celle des formules magiques. Je savais qui il était. Les moldus appelait ça un Abbé. Mon grand père et ma mère m'avaient expliqué lorsque j'étais plus jeune qu'il faisait parti d'une grande communauté. Ils croyaient à des choses. Je ne sais plus quoi exactement mais c'était important pour mon grand père et ma mère. Je rentras dans la chambre, ici aussi les fenêtres étaient ouvertes, elle donnaient sur la serre. La serre dans laquelle il aimait passer son temps.

Mon grand père était allongé dans son lit. Les yeux fermés. Il respirait par la bouche... assez fort.

Mon père m'entraina près du lit et mis ma main dans celle de mon grand père.

- Il a encore quelque moment de
lucidité lorsqu'il est éveillé.


Je ne sais pas s'il l'avait entendu mais à cet instant ses yeux s'ouvrirent. Je ne pus retenir des larmes.

- Grand-Père, c'est moi.

Ses yeux se tournèrent vers moi. Ils étaient plissés comme lorsqu'il me faisait des sourires, mais sa bouche n'avait pas suivit. Elle était ouverte. Peut être m'avait il reconnu.

Depuis plusieurs mois, les médecins moldus lui avaient diagnostiqué une maladie. Peut importe le nom : il oubliait. Oubliait ses proches, sa familles, ses amis, ce qu'il venait de faire. Il se réveillait en pleine nuit pour bricoler dans sa serre. Il pleurait, voulait revoir sa mère, comme un enfant. Plus les mois passaient plus cela empirait. Il ne suivait plus les conversations, n'en avait plus... Il disait des phrases qui n'avaient ni queue ni tête. Bientôt il oublia de s'occuper de ses orchidées. Il oublia de se lever de son lit, de manger et de vivre.

C'était une maladie assez rependue chez les moldus. Une maladie incurable, qu'on essait de ralentir avec des médicaments, même la médecine sorcières n'avait rien trouvé de mieux à faire. Attendre, c'est tout ce qu'on pouvait faire.

Mon grand père gémit. Mon cœur fut piqué par des centaines d'aiguilles. Ma mère était de l'autre coté du lit.

- Tu te souviens lorsqu'il a dit que tu étais une belle jeune fille?

J'explosais. Je ne me souvenais pas d'avoir pleuré ainsi depuis longtemps. Les rideaux verts clairs volaient dans la chambre. Mon grand père tourna la tête vers ma mère, puis vers moi. Ses yeux se fermèrent lentement. Il émit un soupir. Un soupire de bien être ou de tranquillité, je ne savais pas exactement. Toujours est il que ce fut le dernier...


******


Je me sentais flotté. Je suis comme anesthésiée. Il est mort il y a quatre jours de cela. Il n'est jamais parti, il est encore là. Dans cette serre en train de s'occuper de ses fleurs et dans la barque en train d'apprendre à la petite fille que je suis, à pêcher. Il siffle dans le bureau de ma mère pendant qu'il regarde en douce les dessins qu'elle a fait. Il charrie mon père sur les instruments magiques auxquels il n'y comprend rien. Je suis assise sur le muret qui borde une partie de la rive du lac. Je suis habillée tout de noir. J'entends la vaisselle qui s'entrechoque dans la cuisine. Il y a du monde à la maison. Ils étaient présent à l'enterrement. Le vent sent le colza. Le polène utilise le vent pour se dispersé. A travers les branches des arbres, il brille comme si des paillettes tombaient du ciel.

Moi, j'attends que la douleur passe,. Mon grand père me manque. Je ne le vois pas mais il est partout. De là où il est il se souvient de moi, de nous. Dans le moments importants de ma vie il sera là aussi, il sera content, triste. Il partagera mes angoisses, mes joies et mes secrets.

Il en partage déjà un avec moi. Il est nouveau, il me fait peur. J'ai peur de le dire... de LUI dire...
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