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 Accord majeur

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MessageSujet: Re: Accord majeur   Lun 13 Avr 2009 - 21:50

Je me tourne à nouveau vers la mer pour inspirer une bouffée d’air frais et très humide. Pas frais. Gelé en fait.
Entre deux sourires à l’attention d’Emmett, je jette un œil discret à ma main. Elle vire au violet me voilà fine.


Je suis sure qu’il y a des restaurants pas loin.Dis-je pour rassurer l'un de nous deux, je n'ai pas encore choisi lequel. Je ne relève pas pour le lit d'hopital, me contentant d'un regard ironique.

Est-ce qu’il est au courant que mon transplanage est plus précis que l’utilisation de moufles pour régler une montre ?
Il devrait, depuis le temps.
Je cache ma main dans la poche de mon blouson avant qu’il ne m’accuse de vouloir saboter la soirée avec mes gamineries et fais mine de chercher autour de nous, un endroit convenable pour dîner.

Les alentours sont constitués de biens des choses, mais rien qui puisse nous rappeler la civilisation. Et encore moins quoi que ce soit qui ressemble à un restaurant. De la neige, des arbres, du vent, des dunes ou la mer.
A moins qu’Emmett n’ai envie de pêcher lui-même le dîner, il va falloir se déplacer.


Viens.

Je désigne du menton l’une des dunes les plus hautes qui surplombe notre plage. J’ai décrété que c’était la notre. De là haut, nous verrons probablement plus loin et on trouvera forcément un endroit pour dîner.
J’attrape Emmett de ma main qui est encore vivante, l’engourdie étant toujours dans ma poche et l’entraine vers le monticule neigeux et sableux qui nous fait face.
Une fois parvenus au sommet, nous distinguons les lueurs d’une ville… ou d’un village vu la taille. Plus loin.
Légère grimace de ma part. Dans ma poche ma main me brûle. J’aimerai parfois savoir pourquoi je fais des choses aussi stupides que planter ma main dans l’eau glacée par un froid hivernal. Est-ce que savoir m’empêcherai de le faire, ça je n’en suis pas certaine. Toujours est-il que ça m’éclairerait un peu.
Les petits points lumineux me paraissent soudain très loin, trop loin pour marcher jusqu’à eux. Je lève lentement les yeux vers Emmett, ses tourments ont fait place à un sourire étrange. C’est lui qui me convainc d’oser.


Emmett ?

Je détourne les yeux un court instant avant de prendre le courage de la main qui me reste.

J’ai froid.
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Emmett Aeterna
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MessageSujet: Re: Accord majeur   Dim 19 Avr 2009 - 0:33

Tendre piège dans lequel je refuse de tomber. L’heure où j’aurais pu céder en profitant de la situation est passée. La réalité m’est revenue comme un sortilège de retour de flammes lorsqu’elle m’a remercié d’un baiser trop près des lèvres avant de reposer sa tête sur la glace. Je l’ai pris comme une résignation. Je ne savais pas comment j’aurais dû interpréter son regard à ce moment-là. Elle a bien fait de changer de sujet sinon je lui aurais posé la question et il m’aurait fallu entendre la réponse.

C’est par la magie que je soignerai les maux car la chaleur humaine je pense que je ne peux plus la partager. Où est-il le temps où j’aurais risqué six semaines de plonge en débarquant avec Emmy transie de froid dans le premier hôtel venu ? Il est loin derrière, dans un chapitre de la vie qui s’appelle « Je suis irresponsable mais j’ai une excuse, j’ai dix-sept ans. »

Je sors donc ma baguette et la dirige vers ses deux mains que j’ai jointes l’une à l’autre. Un très léger sortilège de Souffle Chaud fera l’affaire.

Pendant que ma baguette dégage un air chaud sur ses mains, je regarde aux alentours le vide ténébreux qui nous entoure. Dix gallions qu’elle a transplané comme une troll. Faisons mine de n’avoir rien remarqué. Diplomatie, oui, la diplomatie, ça me connait :

On est paumés, avoue, Scroutt Simplet.

D’accord, un autre jour pour la diplomatie. Je ris. Au début, ça fait du bien, ensuite ça fait du mal. Ce rire s’agrippe à ma gorge sans vouloir la lâcher et il me fait si mal, il m’étrangle, que les larmes me montent aux yeux. Comme il est trop tard pour rattraper la larme et régurgiter le sang qui borde mes cils, je lui invente un mensonge que j’aimerais qu’elle fasse semblant de croire tandis que mon rire s’éteint petit à petit :

C’est le froid.

La porte de sortie idéale se trouve dans mon estomac. J’ai beau être écoeuré, l’échappatoire gastronomique fait grincer la porte sur ses gonds au creux de mon ventre :

J’ai entendu parler d’un sorcier occitan assez renommé, Chaudemine Pélissier, qui tient un établissement qui se trouve dans une pinède derrière Soulac. On essaye ? Disons que c’est moi qui vais mener le fil de notre transplanage.

Sa main est toujours gelée mais elle n’est plus violette. Je trouve que l’amélioration vaut le coup qu’on dîne ailleurs que dans un hôpital. La baguette rangée, je saisis le poignet d’Emmy. L’effet du transplanage participe encore plus à me broyer les entrailles et le cerveau mais je fais bonne figure. Nous sommes devant un chemin qui se perd dans la pinède. Il fait plus sombre que jamais et le lumos est le bienvenu. Nous marchons jusqu’à un pin plus épais que les autres. Un jeune garçon d’une douzaine d’année aux cheveux roux et considérablement long saute d’une branche et atterrit devant nous. Il va nu pied et une pipe en chocolat à la bouche. Son haut chapeau pointu à la boucle d’argent n’est pas assorti à sa cape d’hermine trouée et son blue jeans refait par moitié de pièces de tissus provenant de divers capes et robes de sorciers :

‘Soir m’sieur, ‘soir m’dame, c’pour l’Auberge Magique des Garscons ? J’suis vot’ guide, six mornilles mais l’dites pas au maître ! six mornilles et j’vous indic’. C’pas donné aux z’étrangers de trouver l’ bon sapin sur l’quel cogner pour s’ouvrir la porte ! alors, six mornilles et vous êtes au chaud ?

Je mettrais là-dessus six gallions que le sapin sur lequel cogner est celui duquel il est tombé néanmoins je souris au va-nu-pieds car je compatis pour le froid et je lui tends six mornilles. Il les empoche immédiatement comme s’il craignait que je me rétracte puis il fait volte face en écartant les bras et tourne sur lui-même trois fois, les yeux fermés et l’index tendu au bout du bras. A la fin de son petit jeu, il s’arrête en pointant le sapin d’où il a échu. Il nous sourit et nous le présente :

C’lui-ci !

Puis soudain, il se tourne et en désigne un autre :

Ou c’lui-ci !

Et encore un autre :

Ou c’lui-ci ! Tous les sapins mènent au Gascon ! Frappez deux coups sur l’tronc avec vot’ baguette, une porte s’ouvrira !

Je contemple un des arbres un peu abasourdi. Quand je veux remercier l’enfant, il a disparu. J’échange un regard stupéfait avec Emmy :

A toi l’honneur, choisis notre porte d’entrée...




27 ans
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Dernière édition par Emmett Aeterna le Dim 1 Nov 2009 - 15:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Accord majeur   Dim 3 Mai 2009 - 20:28

Son rire est cassant. Il projette autour de lui mille éclats de verre qui transpercent chaque partie de mon corps.
Quand j’étais petite, on me lisait souvent l’histoire de la reine des Neiges. Il me fascinait et m’effrayait à la fois. Comment voir les éclats dans le cœur et les yeux des gens.
A cet instant précis j’ai l’impression d’être face à Kay. Il me renvoie en plein visage les éclats coupants de notre relation.

Je balaye le tout rapidement en acceptant son excuse. C’est le froid. C’est le froid qui mouillent ses yeux et fait briller son regard. C’est le froid qui m’arrache aussi ce sourire un peu débile et compatissant pour lequel il ne sera pas dupe. C’est le froid qui gèle notre amitié, mon amour ou tout ce que ça aurait pu être.
Je voudrais que le temps change.

Personne n’a encore songé à inventer un sortilège de souffle chaud à grande échelle ?

Je le laisse me guider sans dire un mot, jusqu’à la pinède ou on me laisse le choix. Emmett le sait pourtant, j’ai toujours eu du mal à choisir. Prendre une décision implique des conséquences. J’ai peur qu’elles ne me plaisent pas et retarde l’échéance au maximum. Elles sont pourtant là et ne font que m’attendre.
En l’occurrence il s’agit de choisir un sapin. J’essaie de me presser un peu. Histoire que la conséquence de mon non choix ne soit pas de nous congeler tous les deux.

Mon instinct me dit de choisir l’arbre dont il est tombé. Il me dit aussi qu’il n’y a pas de mauvaise réponse. Et pourtant je reste là, plantée dans la neige à regarder pousser trois sapins en me demandant sur lequel cogner.
Je jette un œil interrogateur à Emmett qui semble désormais prendre un malin plaisir à me laisser opérer.


Je choisis alors ?

Par pur esprit de contradiction avec le reste du monde je choisis le sapin vieux et tordu dont les branches recouvertes de neiges touchent le sol. Son tronc épais et un peu noir témoigne des années qu’il a vu passer et qui visiblement dans son cas, n’ont pas toutes été bonnes. Après un dernier regard languissant aux trésors que pourraient receler les deux autres, je sors ma baguette et applique sur le tronc de mon protégé deux petits coups vifs.
Aussitôt, une entaille couleur or apparaît et dessine un arc de cercle dans le bois. Emmett me tire par la capuche juste à temps pour épargner mes pieds. La lourde porte de sapin vient de s’échouer dans la neige, sans un bruit, presque avec grâce, à quelques centimètres seulement de mes orteils.


Aucun commentaire. Dis-je pour le couper.

De l’ouverture dégagée s’échappe une douce chaleur qui me happe corps et âme vers l’intérieur de l’arbre. Je ne sais pas encore si j’ai très faim mais une chose et certaine, j’ai drôlement envie d’entrer.
J’attrape Emmett par la manche, fuyant sa main depuis la vague de froid responsable de tous nos maux, et le tire à l’intérieur de l’arbre, presque persuadé qu’à l’intérieur, un autre monde nous attend. Un monde version chocolaterie de Charlie où on se nourrirait d’herbe au chocolat et d’arbre en sucre candy, un monde rien qu’à nous, un monde où il ferait chaud.
Je me retourne brusquement.


Je me demande ce qu’il y a derrière les autres.

C’est stupide, je sais.
La même chose probablement.
Tant pis.

Deux pas plus loin nous voici dans le hall d’entrée d’un petit restaurant.
Elles sont loin mes sources chaudes, mes idées de décors comestibles. Je remballe mon imagination et me délecte du moment. La pièce est encore mieux que ce que j’imaginais.
On dirait une petite chaumière dans laquelle on aurait fait entrer l’essentiel. Le mur est fait de pierre et il y a peu de tables. Au fond de la pièce principale je distingue une immense cheminée et je sais déjà que je voudrais m’installer tout prés. J’ai l’impression subite d’être dans mon salon. Au mur, quelques tableaux, rien d’extraordinaire, juste suffisant pour avoir le sentiment d’être chez soi. Les tables en bois sont disposées aléatoirement, pas de rangées, pas d’ordre, ici, tout semble prendre la place qui lui plait. Chaises et banquettes s’accordent dans des tons chauds. Il y règne une ambiance calme, douce et chaleureuse avec un fond de musique dont j’essaie de deviner la source. Je la trouve enfin, elle me parle, dans un coin de la pièce, un petit piano de bois joue seul.

Devant nous, un petit homme aux joues rebondies, les bras chargés de menus colorés nous sourit.
J’échange un regard avec Emmett. Il sait que je lorgne sur la cheminée et que le piano ne me déplait pas non plus.


Une table pour deux m’sieur dame ?
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Emmett Aeterna
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MessageSujet: Re: Accord majeur   Dim 1 Nov 2009 - 16:02

Tout à fait, réponds-je en français. Près de la cheminée, c’est possible ?

Il acquiesce d’un air joyeux et trottine vers une table dont les deux chaises s’écartent toutes seules pour nous permettre de nous asseoir. Dans la salle du restaurant, une famille d’allemand essaye d’apprendre le silence à ses trois enfants et un couple de vieux sorciers a l’air de fêter ses 200 ans de mariage. Est-ce possible d’être aussi vieux et d’avoir l’air aussi heureux ? Les temps qui courent n’ont pas brocardé tous les bonheurs. Il doit y avoir de la sagesse dont j’ignore la source dans le cœur de ceux qui ont beaucoup vécu.

L’homme se présente. C’est Chaudemine Pélissier en personne qui nous accueille. Il nous promulgue de grands conseils sur nos choix et son sixième sens gastronomique semble trouver des plats qui vont parfaitement avec nos humeurs. Quelque chose de léger et fin pour moi avec un verre de vin blanc liquoreux et sucré. Un plat affriolant et original pour Emmy, avec un jus de fruit oriental très légèrement alcoolisé.

¤ Légèrement alcoolisé, c’est parfait. ¤

Il nous quitte et nous promet que nos plats seront servis dans les quinze minutes.
Sur la table, une corbeille de pains et une carafe d’eau apparaît, ainsi que deux cocktails offerts par la maison. Etrange. Les boissons sont chaude est fumante. J’aurais pensé à un irish coffee mais il n’y a pas de crème. Je trinque avec Emmy. Je ne sais pas quoi trinquer… Je lève mon verre quand même et je la regarde. Je trinque avec Emmy mais je ne porte pas de toast. Un simple : « A la France » et je bois une gorgée. Le liquide me réchauffe. Un arrière goût de réglisse et de passiflore teinté de quelque dose de whisky pur feu. C’est délicieux. Je repose le verre. Pas de mot à vendre, pas de blague à sortir, pas d’envie particulière… le silence, en général, je le partage avec facilité avec Emmy mais là, c’est lourd. Tout est lourd.

Je sais pourquoi c’est lourd mais je me raisonne toujours. Pas question de changer d’avis.

En forçant un peu mon sourire et mon regard, dans quelques secondes j’aurais oublié. Je force un rien. Regard brillant et sourire potache :

Dis-moi, Shane, pourquoi tu n’as pas de copain ?




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