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 Des livres et des femmes

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Loevi Leroy
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MessageSujet: Des livres et des femmes   Lun 2 Juin - 18:29

Il y avait des mois que ça durait. Des années, si on prenait en considération un autre pan de la situation. Quoi qu'il en soit, tout cela devenait extrêmement désagréable aux yeux de l'étudiante. C'était évident : tout échappait à son contrôle. Et ça, elle ne le supportait plus. C'était devenu pire après... sa dernière rencontre avec Elinor. Elles ne s'étaient plus revues depuis... l'incident, mais tout avait changé, à ce moment-là. Plus qu'elle ne voulait bien l'admettre.

Il lui avait fallu un très long moment avant de se décider, plus long encore avant de franchir le pas. Non, ça, c'était un mensonge. Il n'avait suffi que d'une parole pour la pousser vers Allanah Raines, qu'elle évitait depuis si longtemps. Mensonge, là encore. Qui avait commencé à l'éviter, elle ? C'était Raines qui avait brutalement coupé les ponts, sans explication. Qui s'était brusquement détournée d'elle, agissant sans vergogne comme si rien ne s'était jamais passé, comme si elle n'avait jamais existé. Non mais quoi ? Après tout ce qu'elles avaient traversé ensemble ?

C'était une des raisons qui avaient poussé Loevi Leroy à ne pas se mêler aux rencontres régulières entre la Serdaigle et Eleanor Moon, sa lointaine parente, dont elle avait désormais la tutelle. Si Raines ne voulait plus avoir affaire à elle, grand bien lui en fasse. Elle avait toléré ses visites uniquement parce que, comble du bonheur - du malheur - cela avait paru bénéfique à la jeune fille. Oui, grâce à Allanah Raines - maudite soit-elle - Eleanor Moon avait peu à peu commencé à reprendre vie. Si sa précieuse cousine n'avait pas réagi aussi favorablement à sa présence, nul doute que Loevi se serait arrangée pour qu'elle ne revienne jamais plus.

Même si, il fallait l'avouer, c'était en partie grâce à elle, si Raines avait pu faire cette première visite, en novembre dernier. Malgré elle, Loevi avait estimé qu'elle lui devait bien ça. Après tout, comme l'adolescente l'avait si souvent répété, Eleanor était aujourd'hui sa seule famille. Et ça, Loevi le comprenait très bien. Trop, même.

Mais ce qui l'avait fait bondir, ce n'était pas tant les lectures de plus en plus bizarres qu'elle fournissait à Eleanor - et elle avait très vite atteint des sommets astronomiques - que la faculté de celle-ci à en démonter méticuleusement et astucieusement tous les rouages. Quoique, là encore, ce n'était pas le pire. Qu'Eleanor démontre une intelligence hors du commun, passait encore - elle n'avait que ça à foutre de son temps, apprendre tout et n'importe quoi. Mais que Raines parle de lui faire passer les examens de fin d'études ! Là ça dépassait tout ce que Loevi avait pu imaginer de pire !

Et c'était la raison pour laquelle, précisément, elle remontait d'un pas vif les couloirs du château, après une énième visite à l'hôpital où un médicomage sceptique lui avait annoncé les intentions de la Serdaigle. Ses bottes résonnaient violemment entre les murs de pierre tandis qu'elle marchait rapidement entre quelques étudiants, les bousculant sans même s'excuser, poings serrés et regard noir. La Raines, elle allait voir de quel bois une Leroy - et à plus forte raison une BloodDust, Héritière de surcroît - se chauffait.

Elle traversa tout le château depuis la salle où s'était déroulé son dernier cours, sac sur l'épaule, jusqu'aux serres ; endroit un peu trop familier où trop de choses s'étaient décidément passées dans sa vie - et où trop souvent Allanah Raines avait été présente. Il n'y avait qu'à lister : un soir d'amertume où des secrets normalement bien gardés avaient été éventés devant deux inconnus, dont Raines ; une épopée surnageant dans un flou étudié où elle en avait pris pour son grade en toute beauté , et où Raines avait été une compagne d'infortune un peu trop perspicace pour sa propre sécurité... Et avec tout ça, elle avait osé du jour au lendemain l'ignorer comme si elles étaient devenues de parfaites étrangères. Elle qui prétendait avoir trouvé sa première véritable amie ! De qui elle se fichait, au juste ?

La porte claqua violemment dans le silence feutré de la serre, quand Loevi la poussa sans ménagement vers l'intérieur.


-Allanah Raines ! s'écria-t-elle sans souci de respecter le calme des lieux. Je sais que tu es là ! Montre-toi et plus vite que ça ! On a à parler, toutes les deux !

Elle savait bien que c'était le meilleur moyen de faire peur à Raines, mais elle n'était pas de bonne humeur, et un peu de frayeur ne lui ferait pas de mal, à elle qui osait croire qu'Eleanor était si facilement sortie d'affaire. Elle était encore comateuse à peine six mois plus tôt, par Merlin ! Et elle voulait lui faire passer des examens comme à n'importe qui ? Que croyait-elle ? Que croyait-elle faire ? Ce n'était pas son rôle, de prendre des décisions pour Lea, c'était son rôle à elle, Loevi, sa tutrice ! C'était à elle que revenait la charge de choisir ce qui était bon ou non pour sa cousine ! Pas à une idiote qui reniait ses amis sans raison.

-Dépêche-toi, je n'ai pas toute la journée ! Si tu n'es pas devant moi à trois, je te jure que je viens te chercher par la peau du c...

Elle n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'Allanah Raines paraissait, enfin. Malgré elle, Loevi ressentit un choc.

-Allanah... murmura-t-elle, soudain calmée.
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Allanah Raines
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MessageSujet: Re: Des livres et des femmes   Jeu 5 Juin - 7:33

Une voix qui l'appela fit stopper net son mouvement. Son bras retomba le long de son corps, sans vie. Elle prit le temps de reprendre sa respiration et de remettre une mèche de cheveux blond en place avant de se tourner.

La table de travail derrière elle était un joyeux carnage. De la terre à gogo, les outils et les malheureuses plantes. Malheureuses entre guillemet. Elles étaient toujours entière et en bonne santé - elle y tenait trop - mais elle avait passé ses nerfs sur le terreau qui gisait maintenant sur la table. Elle rabaissa d'un geste sec les manches de son uniforme sur ses bras et inspira plusieurs fois à fond avant de rejoindre la voix.

Qui cela pouvait-il bien être ? Elle ne reconnaissait pas la voix et surtout, peu de personne ici prenait la peine de l'appeler. Hormis pendant les cours, quand on avait besoin d'elle ou les professeurs. Elle avait cherché la solitude en venant aux serres pas une braillarde qui ne savait pas se contenir et parler normalement. Le ton surtout ne lui plaisait pas. Autoritaire, en colère ... Pourquoi ? Lanah n'était pas du genre à créer des problèmes et elle ne s'expliquait donc pas cette note qu'elle avait perçu.

Rien n'allait en ce moment. Entre L'Opposition, les cours, ce sentiment de danger tout proche et qu'elle ne comprenait pas ... Seule Elea était la touche positive dans tout ce fourbi. La voir reprendre vie réellement, retrouver cette étincelle dans ses yeux auparavant si vide, était la seule chose qui lui mettait du baume au cœur. Ainsi que l'espoir. Et si personne ne comprenait son envie soudaine de faire passer les examens de fin de septième année à Elea, c'est qu'ils ne la voyaient pas comme Allanah la voyait. Elle en était capable et elle pourrait même en remonter au plus brillant des sorciers, qui ne pourrait qu'être d'accord avec l'avis de la Serdaigle. Les médicomages étaient stupides. Mettait leur sous le nez une idée nouvelle mais contraire à leur pratique habituelle et ils étaient perdus.

Mais Lanah n'abandonnerait pas. Jamais. Eleanor Moon n'était plus la jeune fille perdue d'il y a quelques semaines, quelques mois. Elle redevenait elle même, en pleine possession de ses moyens et de ses facultés mentales. Elle se souvenait encore de la dernière discussion qu'elle avait eu avec sa demie sœur. C'était Elea - Eleanor ! - qui avait réussit à lui faire comprendre ce que les professeurs de Poudlard n'avaient pas réussit à faire, malgré les nombreuses années d'études qu'ils avaient derrière eux. Allanah avait la vanité de croire qu'elle n'était pas trop stupide - pas Serdaigle pour rien - mais elle n'en était pas revenue et avait eu du mal à y croire. Elea qui lui apprenait quelque chose ...


« Oui ? »

Lanah se tenait devant l'inconnue, la tête légèrement penchée sur le côté, en signe d'interrogation. Elle ne connaissait reconnaissait pas la jeune fille. Etudiante en vue d'œil, mais rien de plus.

Pourtant, si ses souvenirs n'avaient pas été scellés sous clé il y avait maintenant presque 3 ans, elle aurait reconnu celle qui se tenait devant elle. Une personne qu'elle avait un jour considérait comme une amie. La seule à vraie dire. Et elle aurait aussi compris pourquoi elle se tenait là, devant elle, en colère quelques instant plus tôt mais si calme depuis qu'elle était apparue. Elle aurait compris son erreur, aurait tenter de faire semblant de connaître, de savoir ce qu'elle cherchait en venant la voir. Au lieu de ça, elle se tenait devant elle, attendant que Loevi expose la raison qui l'avait amené à elle.

Un tel manque de réaction ne manquerait surement pas d'énerver de nouveau son vis à vis ... sans que Lanah ne comprenne pourquoi, bien entendu.
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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: Des livres et des femmes   Ven 6 Juin - 20:18

Allanah n'avait pas beaucoup changé. Toujours aussi petite, toujours aussi blonde, toujours aussi mignonne... La seule chose différente, c'était... Une lueur dans le regard, un petit elle ne savait quoi, qui inexplicablement la mettait mal à l'aise. Loevi s'était toujours trouvée moins mûre et réfléchie que la Serdaigle ; le fossé qui les séparait était toujours présent, mais il avait changé de nature. La tranquille insouciance que la jeune fille lui renvoyait la dérangeait.

-"Oui" ? C'est tout ce que tu trouves à me dire ? ne put-elle s'empêcher de répliquer, piquée au vif.

Allanah la fixait comme si c'était la toute première fois qu'elle la voyait – elle se fichait du monde ! L'étudiante aurait compris qu'elle fasse mine de ne pas la connaître, mais certainement pas qu'elle le mime aussi bien. Alors quoi ? Juste ça ? Elles s'étaient séparées tout ce temps pour... rien ? Allanah n'avait même pas une raison ? En aurait-elle eue une que cela se serait vu sur son visage, c'était évident. Au lieu de quoi, elle agissait en parfaite étrangère. Rien, rien. Pas l'ombre d'un remords ou d'une ancienne colère dont la raison aurait été oubliée en quelques mois. Rien.

Et ça faisait mal. Plus mal qu'elle ne l'aurait imaginé seulement quelques semaines plus tôt. La blessure mal cicatrisée de son cœur s'était rouverte un jour de pluie où un héritage familial s'était brisé ; et le moindre incident mineur en profitait pour réduire un peu plus à néant tous les efforts de la jeune fille pour se protéger. Là, en cet instant, elle avait besoin d'Elinor. Elle voyait rouge – et noir.


-Bonjour l'accueil ! poursuivit-elle sur sa lancée, emportée par un élan de frustration. Moi aussi, ça me fait plaisir de te revoir, ironisa-t-elle. Je vais très bien et toi ? Toujours amoureuse des plantes ? Toujours à partir par monts et par vaux avec cet abruti de Cuan à tes bottes ?

Cuan, parlons-en. Elle en gardait un sacré souvenir, de cet animal sauvage. Durant leur aventure dans un autre monde, il leur en avait fait voir de toutes les couleurs, sans aucune pitié pour elles – la dure réalité d'un monde mise à nu sans concession devant deux adolescentes paumées, on ne fait guère mieux. D'autant que ses sarcasmes injustifiés lui étaient restés en mémoire avec tant de clarté qu'elle aurait pu les entendre la veille seulement. C'était peut-être la seule raison qui l'avait poussée à le mentionner, là, tout de suite. Ça et l'étonnante compréhension mutuelle qui s'était installé entre lui et Allanah, sans que Loevi n'ait pu en comprendre la raison. Elle n'avait jamais plus entendu parler de lui par la suite.

-Tu pourrais faire un effort, quand même ! s'écria-t-elle soudain, cédant complètement à la colère. Je ne sais pas, me dire "Bonjour, Loevi", au moins ! Même si tu m'en veux pour je ne sais quoi... Enfin quoi ?!

Elle craquait. Les derniers jours avaient été particulièrement difficiles pour elle, depuis qu'elle avait pris consciences des vérités de sa vie. Se rendre compte que Lanah, qui l'avait un jour considérée comme son unique amie, ne souciait plus du tout d'elle était un coup dur, un vrai choc, qu'elle encaissait très mal. Si, de plus, la Serdaigle était celle qui avait aidé Eleanor... Pourquoi lui avoir préféré Eleanor ? Son cœur était-il trop petit pour aimer à la fois une sœur et une amie ? Loevi était-elle de trop dans sa vie ?

Sentant des larmes de rage et de chagrin lui monter aux yeux, Loevi détourna la tête sans rien ajouter. Elle se doutait que la rencontre serait difficile - mais elle n'avait pas osé imaginer que ce serait elle qui la vivrait le plus mal. Elle comprenait juste maintenant tout ce qu'elle avait mis de côté le jour où elle avait fermé son cœur ; les vieilles douleurs revenaient, avec la puissance d'hier, voire pire encore. Le dédain d'Allanah Raines était plus douloureux qu'elle ne l'avait cru.


-Tu sais pourquoi je suis là, j'imagine... finit-elle par dire, d'une voix atone.
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Allanah Raines
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MessageSujet: Re: Des livres et des femmes   Sam 7 Juin - 10:52

Lanah croisa les bras sur sa poitrine, consciente qu'elle était sur un terrain glissant. Son pire cauchemar prenait forme sous ses yeux : elle avait devant elle quelqu'un qu'elle avait connu avant. La douleur derrière l'ironie mordante la renseignait mieux que tout autre chose. Tant de mois, d'année, à chercher à s'éloigner et du jour au lendemain tous ses efforts s'effondraient. Loevi semblait savoir qu'elle aimait la botanique - ça ce n'était un secret pour personne -, mais elle connaissait surtout Cuan. Comment ? Que s'était-il passé ? Et que voulait-elle maintenant ? Elle avait lâché sa dernière phrase comme une évidence alors que c'en n'était pas une. Pas pour Allanah en tout cas.

« Non, je ne sais pas. Désolé. »

Voyons. Même si elle avait su que Loevi était Loevi, elle n'aurait tout de même pas compris le pourquoi de cette visite, et cela tout simplement parce qu'elle ne savait pas que Loevi était la tutrice d'Eleanor. Aucun médicomage n'avait jugé bon de le lui dire et elle avait donc toujours cru qu'Amélia Palmirya avait toujours ses droits sur Elea. Ajoutons que sachant cela, Lanah ne s'était jamais réellement posée la question de savoir pourquoi les médicomages répugnaient tellement à ce qu'Elea sortent ou passent des examens scolaires. Sa belle-mère n'aimait rien tant que rendre la vie infernale à ses proches. Elle avait perdu le moyen de le faire sur Allanah quand Sacha avait accepté de la prendre sous sa protection. Ne restait donc plus qu'Eleanor. Eleanor qui ne pouvait se défendre, Eleanor qui n'avait aucun moyen de faire valoir ses envies. Alors Lanah s'était arrogée ce rôle.

Les examens n'étaient qu'une étape dans le long processus qui rendrait à Elea une vie normale. L'en empêchait parce que des idiots - et une idiote ? - ne voulaient pas voir que leur patiente en était capable ? Si Loevi voyait Elea plusieurs fois par semaine - contrairement à Lanah qui n'avait qu'une visite par semaine - n'était-ce pas elle qui était le plus à même de le comprendre ? Mais non, c'était bien plus flatteur pour l'égo d'avoir une cousine internée dans un hôpital, avec le sentiment de puissance que devait donner le fait d'avoir tout pouvoir sur celle ci en étant sa tutrice.

Cela ne correspondait pas à la Loevi qu'elle avait connu. Bien sûr, elle ne pouvait pas savoir que l'ancienne Poufsouffle tellement empotée une baguette à la main avait changé en bientôt 3 ans. Mais si la Allanah d'il y a 3 ans avait toujours existé, elle n'aurait eu aucun doute sur la capacité de la jeune fille à reconnaître que l'état de sa cousine le permettait et faisait espérer une obtention de ses ASPIC haut la main.


« Mais tu vas éclairer ma lanterne, n'est-ce pas ? »

Elle avait adopté sans effort le tutoiement. Maintenant, il fallait qu'elle fasse attention à ce qu'elle disait et les gestes qu'elle faisait. Elles s'étaient connues, avaient à priori vécu des choses fortes ensemble - n'avait-elle pas parlé de Cuan ? - et cela voulait dire que comme certains autres, Lanah l'avait repoussé un jour d'avril 2008.

La Serdaigle l'invita d'un geste à la suivre, pour les amener jusqu'au plan de travail, toujours souillé par la terre. En attendant que Loevi lui divulgue la raison de sa présence et pour se donner une contenance, Lanah commença à faire glisser la terre dans un coin, du plat de la main. Occuper son corps pour occuper son esprit et éviter de faire une bourde.
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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: Des livres et des femmes   Lun 9 Juin - 19:38

Allanah Raines, gamine sortie droit des souvenirs douloureux de Loevi, prit un air prudent – méfiant ? – en croisant les bras. Elle agissait comme si celle qui lui faisait face était à prendre avec des pincettes, et l'étudiante détestait ça. Elle était peut-être d'humeur fracassante, mais elle n'était pas un chaudron sur le point d'exploser, tout de même... Ou peut-être que si. Et ce fait combiné à leur longue séparation pour une raison inconnue expliquait assez facilement la situation actuelle. Oui, elle allait éclairer sa lanterne, très certainement. Blessée, Loevi décida de faire dans la simplicité. Elle n'avait pas envie de se battre. Ou si elle l'avait eue, cette envie s'était envolée très rapidement.

-Eleanor, ça te dit quelque chose ? soupira-t-elle. Eleanor Moon. C'est ma cousine, et depuis que cette affreuse mégère d'arrière-tante de mes bottes l'a reniée, je suis devenue sa tutrice. ça te parle ?

Elle la suivit jusqu'à l'établi sans un mot, la scrutant attentivement, à la recherche d'elle ne savait trop quoi. Une explication, peut-être. Une réaction, un quelque chose. Allanah semblait vouloir éviter de croiser son regard – et pour ça rien de mieux que le jardinage, n'est-ce pas ? Impossible que cela passe pour du snobisme compulsif. Pour qui n'aurait pas été une "amie". Loevi n'était pas née de la dernière pluie, et elle était moins stupide qu'à l'époque du collège – il y a de ces choses qui vous changent n'importe qui. De celles qui forcent à mûrir avant l'âge.

Elle la regarda un instant, avant d'enchaîner.


-J'ose espérer que tu comprends ce que signifie ce terme, et pour elle, et pour moi, reprit-elle. Pour toi aussi, cela va sans dire. Nous avons toutes les deux des responsabilités : moi celle de son existence, et toi celle de me faciliter la tâche. Mais celle-là je pense que tu as compris comment la contourner. Et me pourrir la vie. ça doit bien t'amuser de me donner des sueurs froides, je ne te savais pas aussi mesquine.

Elle avait besoin de parler, de combler le silence, quitte à dire tout ce qui lui passait par la tête, aussi et surtout si c'était n'importe quoi. La présence d'Allanah, lui tournant le dos, la mettait plus mal à l'aise qu'elle ne l’avait escompté. Elle savait ce qu'elle voulait ; mais elle ne savait pas encore à quel point elle avait changé. Les difficultés d'adaptation suivant son voyage multiple dans ses divers futurs lui apparaissaient pas étapes – le simple fait de voir Allanah en avait constitué une, et de taille.

Elle voyait les choses différemment, aujourd'hui. On pouvait bien la traiter de paranoïaque extrême, elle ne pouvait s'empêcher de penser que la Serdaigle cherchait à lui voler Eleanor ; lui enlever la seule chose qui lui ait permis de tenir jusqu'à présent, la seule personne – avec Elinor... – qui ait compté à ses yeux durant toutes ces années. Elle se sentait écartelée, démembrée, comme si on l'attaquait de tous les côtés à la fois ; se retrouver du jour au lendemain plus faible que jamais n'avait, à vrai dire, aucun avantage, malgré ce qu'Elinor semblait penser de sa nouvelle situation.

Et, plus que jamais, elle avait peur de perdre Eleanor.

Que pouvait-on attendre d'autre d'elle, après avoir vécu un futur où elle lui ôtait elle-même la vie ? Le traumatisme causé par cette vision ne la quitterait sans doute jamais ; il lui arrivait de se réveiller en pleine nuit, hurlant son nom, persuadée d'avoir les mains maculées de son sang... Il fallait en général l'intervention de ses camarades de chambre pour l'empêcher de commettre l'acte irréparable qu'elle s'était vu faire alors. Malgré leurs promesses répétées qu'elles ne diraient jamais rien de l'incident, Loevi craignait sans cesse qu'Elinor ou quelqu'un d'autre soit mis au courant. Et alors, non seulement elle serait considérée comme instable, mais on lui retirerait la garde d'Eleanor. Ça, jamais.

Quant à Elinor, l'étudiante ne voulait pas l'inquiéter ; elle l'avait déjà suffisamment fait, autant ne pas en rajouter. La vérité, c'était qu'elle avait peur. Encore et toujours. Ce sentiment d'angoisse oppressant s'était réveillé avec violence ce jour-là et ne l'avait dès lors plus quitté. Elle ignorait tout ce dont elle avait peur, elle n'en connaissait qu'une partie et supposait le reste d'être trop important pour qu'elle puisse supporter de le savoir. Elle vivait dans la crainte constante de tout... mais elle savait ce qu'elle voulait pour Eleanor – parce que ça, ça n'avait jamais changé.


-Je suis venue te demander de la laisser tranquille.

Avait-elle réellement osé dire ça ? Ce n'était pas ce qu'elle voulait, non, pas du tout... Si Allanah représentait l'équilibre d'Eleanor, pourquoi dans ce cas la lui retirer ? Ça n'avait aucun sens.

Ce n'était pas Loevi qui avait parlé. C'étaient ses peurs.
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Allanah Raines
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MessageSujet: Re: Des livres et des femmes   Mar 10 Juin - 13:00

Ses sarcasmes ne touchaient pas leur cible. Débit de méchancetés gratuites que Lanah ne comprenait pas mais qu'elle avait décidé d'oublier dès prononcer par l'étudiante. Et si elle commençait à faire valoir son lien avec Eleanor, sa propre filiation lui donnait l'avantage. Et elle pouvait sans peine se montrer elle aussi blessante si elle s'en donnait la peine.

« Responsable de son existence ? Quelle outrecuidance ! Pardon, sais-tu ce que veut dire 'outrecuidance' ? »

Elle se retourna et observa sans se défiler cette fille qui se croyait être responsable d'Eleanor. Ses traits n'affichèrent que mépris, un mépris qu'elle ne chercha pas à cacher derrière des bonnes manières.

« On peut dire que tu ne te prends pas pour n'importe qui, malgré ton statut de tutrice. Amélia Palmirya avait le même défaut que tu sembles avoir et ça ne lui a pas réussit. Pour ta gouverne, la seule responsabilité que j'ai est envers Eleanor. Personne d'autre et surement pas toi. Quand à te pourrir la vie, j'ai des choses autrement plus importantes à faire de mes journées, comme aider Eleanor a redevenir elle même. Parce que je ne crois pas que ce soit grâce à toi si aujourd'hui, elle est capable de raisonner comme une personne normale. »

Le coup était bas - Lanah n'en était pas fière - mais la vantardise de l'étudiante avait poussé ses nerfs à bout. Elle ne voyait jamais - et ne verrait jamais - Eleanor comme un moyen de blesser quelqu'un d'autre. Pourtant, pas question pour elle de s'excuser. C'était Loevi qui avait lancé la première salve de méchancetés et la Serdaigle n'avait fait que se défendre. Ainsi qu'Eleanor, indirectement.

Pourtant, ce n'était pas le pire qu'elle pouvait lui faire. Loin de là. La suite le lui prouva amplement.

Si il n'y avait pas eu le plan de travail derrière elle, Lanah se serait écroulé par terre. Tout sauf ça. La seule trace physique que lui causa ses dernières paroles fut le sang qui déserta son visage à l'énoncer de la sentence. Ne plus voir Eleanor ? Savait-elle seulement ce qu'elle disait ? Ce qu'elle lui demandait ? Abandonner sa seule famille ? Savait-elle ce que cela faisait de n'avoir eu aucun point d'attache pendant 3 longues années ? Savait-elle ce que cela faisait de ne plus savoir reconnaître sa propre famille, ne plus savoir si l'on avait été aimé ou au contraire, un objet de discorde et de haine ?

Loevi s'enfermait dans ses propres problèmes sans penser une seule seconde que d'autre avait pu vivre des choses aussi atroce. Elle sentait les larmes prêtent à couler mais elle refusait une quelconque trace de faiblesse. Elle se redressa en douceur pour faire face à Loevi.


« Jamais. Tu es sa tutrice, tu en aurais le pouvoir mais je ne te laisserais pas faire. C'est ma sœur, tu m'entends ? Tu n'as aucun droit de me l'enlever ! »

Elle avait crié les derniers mots, de rage et d'impuissance.
Elle sentait ses ongles s'enfonçaient dans les paumes de ses mains, les jointures blanches. Les médicomages l'appuieraient-ils si elle mettait ses menaces à exécution ? Avait-elle des raisons de croire qu'ils ne l'aideraient pas ? Aucune. Jusqu'ici, même si ils appréciaient l'aide indirecte qu'Allanah leur apportait, elle était persuadée que l'étudiante obtiendrait gain de cause. Elle avait perdu ses illusions sur le 'système' il y avait quelques années maintenant. Ce n'était pas les faibles et les innocents qui gagnaient, seulement ceux qui avaient le pouvoir de faire basculer les décisions de leur côté. Et Lanah était loin de pouvoir gagner à ce petit jeu.
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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: Des livres et des femmes   Ven 20 Juin - 20:01

Raines la mettait sur les nerfs. Pire que ça. C'était la guerre qu'elle cherchait ? Avait-elle seulement conscience qu'elle était à des lieues de pouvoir gagner la moindre bataille contre l'Héritière des BloodDust ? C'était la seule chose que Loevi pouvait lui opposer ; car à son plus grand malheur, tout ce que disait la jeune fille était vrai. Terriblement, douloureusement vrai. Et non contente de frapper là où ça faisait le plus mal, elle s'arrangeait pour remuer le couteau dans la plaie. Dans cette lutte inégale, chacune avait instinctivement trouvé son terrain de prédilection – et Allanah Raines excellait dans le sarcasme, tout autant que Mark en son temps. Douloureuse pensée.

Oui, c'était à Allanah que Loevi devait la réjouissante évolution d'Eleanor. C'était à elle qu'elle devait le peu de bonheur qui s'était introduit dans sa vie, à la vision d'une jeune fille retrouvant peu à peu la conscience d'elle-même. Mais c'était aussi à elle qu'elle devait son propre malheur : celui de voir Eleanor s'éloigner inexorablement d'elle. Et ça, elle ne voulait pas l'oublier. Eleanor était tout ce qui lui restait, son seul repère dans une vie qui partait en miettes – avec le bienheureux concours d'Elinor, qui semblait elle-même vouloir entrer dans la courte liste des repères immuables auxquels Loevi pourrait se raccrocher désespérément. Il était impensable que l'étudiante laisse une telle chose arriver.

Mais si cela devait sauver la vie d'Eleanor ?

La peur soudaine qui s'était inscrite sur le visage de la Serdaigle lui fit comprendre qu'elle avait été trop loin – elle le savait, mais était incapable de s'en empêcher. Elle avait conscience de la stupidité de cette scène : deux âmes brisées l'une face à l'autre, se battant farouchement pour le maintien d'une existence instable, refusant de laisser à l'autre une part de ses maigres avoirs. Elle le savait. Elle le savait. Mais ça ne changeait rien. Elle ne serait pas la première à céder du terrain ; elle risquait de se faire bouffer plutôt que de parvenir à un compromis.

Combien de mois, d'années passés, combien de temps perdu et de ressentiment pour en arriver là ? Avaient-elles réellement été amies un jour ? Tout cela ne faisait-il pas partie du rêve dont Loevi ne parvenait pas à se débarrasser ?


"C'est ma sœur !"

* C'est ma cousine, ma dernière parente... La seule qui ne me voie pas comme l'Héritière de la dynastie, comme un monstre ou comme un objet... La seule qui ne me juge pas... Ne m'enlève pas ça... *

-Effectivement, j'en ai le pouvoir, déclara-t-elle avec un calme soudain qu'elle n'éprouvait pas. J'en ai le pouvoir et le droit, alors fais un peu attention à comment tu te comportes en face de moi.

Elle se voyait elle-même comme un monstre. Un monstre d'orgueil, bouffi de puissance. Elle ne se supportait pas, ne supportait pas ce qu'elle était en train de faire à cette jeune fille qui semblait aussi malheureuse qu'elle. Mais elle ne savait pas comment s'y prendre, et sa bouche parlait avant que son esprit ne trouve quoi dire. Comme bien souvent lorsqu'elle était acculée, les mots dépassaient la pensée.

-Je ne crois pas que tu comprennes bien ta situation, Raines. C'est toi qui n'as aucun droit sur elle. Certes, vous avez partagé le même toit durant quelques années. Quelques années ! ricana-t-elle. Quel lien de parenté avez-vous ? Aucun. Vous n'avez pas le même nom, pas le même sang, vous n'avez rien en commun, sinon d'avoir été adoptée par une femme affreuse qui vous a reniées toutes les deux. Alors, dis-moi un peu, qu'êtes-vous réellement l'une pour l'autre, aux yeux de la loi ?

Elle allait trop loin. Mais, comme à l'époque, lorsqu'elle se tenait face à un Mark des plus sarcastiques, elle ne pouvait plus s'arrêter. Il fallait détruire. Détruire, ou être détruite. C'était le seul enseignement qu'elle avait pu garder de lui.

-Qu'es-tu donc, toi, comparée à moi ? Tu n'es rien, tu es une étrangère, alors n'essaye pas d'outrepasser tes droits. Demande-toi un instant qui t'a permis de la voir dans cette chambre, et tu comprendras peut-être ta position.
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Allanah Raines
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MessageSujet: Re: Des livres et des femmes   Sam 21 Juin - 8:10

Etait-il possible de se fourvoyer tellement ? Si il n'y avait pas eu cette douleur lancinante dans sa poitrine, Lanah aurait pu croire que ce qu'elle vivait était parfaitement normal, que cette attitude qu'avait Loevi envers elle était celle qu'elle avait toujours eu. Mais ne plus se souvenir n'avait en rien enlever les sensations. Quand c'était faux, elle le sentait même si jamais elle n'en était certaine à cent pour cent. Et ça faisait souvent plus mal que de ne rien savoir.

Loevi s'était arrogée maitresse de la destinée d'Eleanor sans la consulter, minimiser les efforts d'Elea pour s'en sortir. Et la raison qui l'expliquait. Les médicomages lui avaient souvent répété que ce devait être elle, sa simple présence à ses côtés, qui expliquait ce miraculeux changement de personnalité chez leur patiente. Lanah avait toujours refusé en bloc cette hypothèse. Comment pouvait-elle, seule, être responsable de ce changement ? Non, ce ne pouvait venir que d'Elea, elle avait juste éveillé chez elle cette envie de combattre et de s'en sortir. Pourtant, tout au fond, un soupçon d'égoïsme voulait croire en cette idée, que c'était grâce à elle. Ce même égoïsme surement qui parla.


« Elle me sourit, elle me parle, elle vit avec moi, par moi. Et toi ? Fait-elle seulement le quart de ce que je viens d'énoncer avec toi ? »

L'étrangère, dans l'histoire, ce n'était pas elle. Loevi avait certes la loi de son côté. Lanah avait les sentiments. Loevi se voulait tellement différente de sa famille, des vices des BloodDust, alors que toutes ses décisions, ses pensées, étaient édictées par la famille qu'elle abhorrait. Curieuse façon de se couper de personnes haït. Ils voulaient dominer, elle voulait faire des choix à la place d'Eleanor. Ils voulaient le pouvoir, elle voulait garder Eleanor pour elle seule et être celle qui saurait l'aider quand ce n'était pas possible.

« La loi ? Je m'en fiche pas mal, parce qu'elle ne m'enlèvera pas ça, quoi qu'il arrive, et ne te la donnera surement pas simplement parce que tu es sa tutrice, que tu le veux, que vous avez le même sang ou le même nom. C'est ça, la différence entre toi et moi. Tu parles d'Amélia comme d'une 'personne affreuse' qui nous a renié, mais ne fais-tu pas pareil en reniant la seule chance d'Eleanor de s'en sortir ? En refusant de voir qu'elle peut passer les examens ? Je le vois, c'est encore une différence entre toi et moi. »

La seule chose qui la rendait différente de tous ces parents, c'était la peur. Chaque flot de parole renvoyait la peur, latente, vers l'adversaire à abattre. Partie de carte macabre dont le but et l'issue n'étaient peut-être pas aussi visible que ce qu'on pourrait croire aux premiers abords.

« Je ne veux rien t'enlever. Je veux juste ... aider Elea, ramener ma sœur perdue. Est-ce donc si difficile à comprendre et à accepter ? N'est-ce pas ce que tu veux aussi ? »

Elles devraient être entrain de se serrer les coudes, de s'entraider parce qu'elles avaient le même objectif. Au lieu de ça, elles se déchiraient, se montrer cassante à dessein, sans concession pour celle qui lui faisait face. Chacune blessée certes, mais dont le remède était à portée de doigts.
Si seulement elles étaient capables de le voir, tout cela n'aurait jamais lieu d'être ...
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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: Des livres et des femmes   Sam 21 Juin - 9:14

Destruction. Fissure irréparable dans les faibles défenses d'une jeune femme perdue, brisée. Allanah Raines ne semblait pas se rendre compte du mal qu'elle faisait – tout comme Loevi, consciente malgré tout de sa propre cruauté, ne pouvait retenir des mots qu'elle regrettait avant même de les prononcer. Peu à peu, pierre par pierre, la Serdaigle démontait les murailles fragilisées que son ancienne amie avait dû bâtir autour d'elle dans un vain espoir d'échapper à la douleur. La douleur, elle avait oublié ce que c'était. La douleur, elle en redécouvrait le goût.

Cruelle, Raines évoquait à haute voix les plus profondes angoisses de Loevi comme les dures vérités qu'elles étaient. Aux yeux de la loi, elle était tout pour Eleanor. Mais la vérité, c'est qu'au regard de la jeune fille, elle n'était rien. Rien du tout. Tout au plus un parasite – sauf qu'Eleanor n'avait jamais démontré avoir conscience de sa présence, jamais. Pour l'adolescente, il n'existait qu'Allanah. Loevi n'était rien – Allanah était tout. L'étudiante craignait par-dessous tout de la perdre ; refusant de voir qu'elle l'avait perdue depuis le début.


-Je... tenta-t-elle faiblement.

Mais Raines poursuivait sur le même élan. Et Loevi laissait les fissures prendre de l'ampleur, incapable de répliquer. Tout ce que disait Allanah était trop juste pour qu'elle trouve de quoi se défendre ; elle avait si mal qu'elle ne voulait même plus lutter. Elle reconnaissait les membres de sa propre famille dans le portrait que la jeune fille dressait d'elle, elle reconnaissait aussi bien sa mère que son père, ou n'importe lequel de ces parents qu'elle haïssait plus que tout. Elle était devenue comme eux, elle l'avait toujours su – mais n'avait jamais voulu l'admettre. Cela aurait été reconnaitre ses erreurs, tous les faux pas qu'elle avait faits depuis qu'elle avait malgré elle accédé au rang d'Héritière de la dynastie. Reconnaitre qu'elle était devenue ce qu'elle méprisait par-dessus tout.

Reconnaitre qu'elle se haïssait au-delà du possible.

Et Allanah l'avait vu, elle. N'avait pas hésité à lui jeter à la figure ce qu'elle avait vu et compris. Elle n'avait aucune pitié dans ce combat – et Loevi comprenait aisément pourquoi elle y mettait autant d'ardeur. N'étaient-elles pas identiques, en cet instant ? Un miroir se renvoyant les sorts en se fissurant un peu plus à chaque fois. Il fallait signer une trêve, avant que tout n'explose – comme un certain matin, si longtemps auparavant, où Loevi avait pu entrer dans la vie mystérieuse d'Eleanor, et dans son cœur. Elle avait cru que les événements de ce jour-là les avaient rapprochées – pas assez, visiblement. Loevi s'était attachée à Eleanor – Eleanor voyait encore Loevi comme une étrangère, tout juste digne d'intérêt. Les choses n'avaient changé que pour l'ancienne Poufsouffle.

Et soudain, une certitude affolante s'imposa à Loevi : Allanah ne savait rien d'Eleanor. Elle ignorait tout de ce que Loevi avait appris, ce fameux jour. Agirait-elle toujours de la même façon, si elle connaissait la vérité ?


-Tu ne veux rien m'enlever ? murmura-t-elle, sarcastique. Mais tu m'as déjà enlevé quelque chose, Raines. Tu prétendais que j'étais ta seule amie, et voilà comment tu m'as remerciée... Tu ne sais rien de ce que je veux, tu ne sais rien de moi. As-tu la moindre idée de tout ce que j'ai vécu depuis que tu m'as abandonnée ? As-tu la moindre idée de ce que représente Eleanor pour moi ? Ne crois pas que je te laisserai tout m'enlever, tu m'as déjà trop fait de mal, je ne te laisserai pas recommencer.

Elle l'avait enfin dit. La rancœur gardée au fond d'elle se dévoilait enfin au grand jour ; elle n'en avait rien à faire. Allanah avait ses propres torts dans la déchéance de Loevi, et celle-ci tenait à le lui montrer – même si pour cela elle devait également lui montrer à quel point elle avait souffert, lui montrer toutes ses faiblesses. Elle s'en fichait, à présent. En fait, plus rien n'avait d'importance. Sans Eleanor, plus rien ne comptait – Elinor elle-même aurait du mal à la sauver si on lui volait sa lointaine cousine.

-Tu sais quoi ? Je déteste ton hypocrisie. Je déteste cet air innocent que tu affiches en agissant comme si tu étais supérieure à moi. C'est à se demander comment j'ai pu croire un seul instant que nous étions amies... Tu dis que tu as autre chose à faire que de me pourrir la vie, mais très franchement, ça ne doit pas te prendre beaucoup d'énergie de faire ça, il te suffit simplement de m'abandonner et de t'approprier la seule chose qui me reste... Même si Eleanor n'est qu'une fausse excuse, c'est tout de même une bonne occasion, non ?

Elle pleurait. Les yeux rivés à ceux de celle qu'elle avait crue son amie, elle pleurait de rage et de dépit. Elle se sentait perdre – Allanah avait tout pour gagner : même si Loevi usait de son nom pour évincer la Serdaigle, ce serait toujours une superbe défaite. En fait, elle le savait ; elle était condamnée à perdre depuis le jour de sa naissance.
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Allanah Raines
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MessageSujet: Re: Des livres et des femmes   Sam 21 Juin - 14:02

« Je ! Je ! Je ! ... Tu n'as donc que ta petite personne à la bouche ? »

Se concentrer sur sa colère pour ne pas penser au reste de sa tirade. Si elle savait ce que ça lui faisait de se voir rappeler qu'elle avait coupé les ponts avec tous ceux qui avaient fait partit de son passé ...

Parce que personne ne pourrait comprendre vraiment pourquoi elle abandonné toutes ses attaches sans remord, pour ne pas avoir à subir les questions et devoir y répondre, elle les avait éloigné. Tous ceux assez proche d'elle pour s'inquiéter. Mais aussi pour éviter la pitié des autres. Aujourd'hui, seule deux personnes savaient tout ou une partie de ce passé qu'elle cherchait à cacher : Sacha et Mélusine. Le premier parce qu'il avait accepté de l'aider et que Lanah n'avait pas voulu mentir à la seule personne qui ne lui tournait pas le dos quand elle demander de l'aide. La seconde parce qu'elles étaient liées d'une manière la plus étrange possible et que raconter une part de ce passé était pour Lanah une preuve de confiance envers l'étudiante.

Et malgré la douleur qui transperçait des paroles de Loevi, elle ne pouvait pas se livrer encore. Après deux ans de silence y avait-il encore une chance de rattraper le temps perdu ? Lanah observait les larmes coulaient avec une impassibilité feinte alors que son cœur saignait d'être la cause de cette souffrance. Elle avait la solution à ce problème - s'excuser et se confier - mais autre chose la retenait de déballer la vérité maintenant. Alors elle préférait laisser la place à la colère, qui la protégerait de la tentation qu'elle sentait poindre.


« La seule chose qui te reste ? Parce que tu crois qu'elle n'est rien pour moi ? TA famille m'a tout enlevé ! TA famille a relégué Eleanor à Ste Mangouste comme si elle n'était rien ! Alors ne vient pas me dire que je suis une hypocrite, parce que ton attitude - pur produit de TA famille - envers elle l'est plus encore. »

Nouvelle flèche empoisonnée.
Et elle remettait sur le tapis qu'elle lui 'pourrissait' la vie. Autant d'effort et de bonne volonté pour en arriver à ça ... Qu'avait-elle donc bien fait pour mériter ça ? Que n'aurait-elle pas donner, en cet instant, pour être quelqu'un d'autre ... Ne plus avoir à supporter cette tension, toute cette haine. Juste vivre une vie normale, comme elle l'entend, sans avoir à supporter toutes ces épreuves ...

Lanah recula de quelques pas, instinctivement, parce que Loevi éveillait chez elle des pensées qu'elle avait à jamais banni de sa tête. Elle avait depuis longtemps compris que ressasser sans cesse ne l'aiderait en rien et ne lui donnerait pas ce qu'elle désirait si ardemment. Et dans le fond, sa vie actuelle lui convenait quand elle n'avait pas à vivre ce genre de situation. Elle avait réussit à concilier sa part moldue et celle sorcière, s'était petit à petit reconstruit une famille par procuration et donnée un but à atteindre. Elle avait dépassé le stade des lamentations puériles depuis des années. Pourquoi recommencer aujourd'hui ?


« J'en ai assez de ce petit jeu, de se lancer des méchancetés gratuites. Ça m'épuise alors prends une décision. »
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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: Des livres et des femmes   Dim 29 Juin - 9:33

Oui, Loevi Leroy était égoïste. Lorsqu'on vit une vie de souffrance continue et que tout s'effondre peu à peu autour de soi, on apprend vite à ne plus voir ce qu'il y a autour, à oublier qu'il y a, ailleurs, des gens qui souffrent autant que soi. Loevi Leroy avait trop souffert pour se soucier encore de la souffrance d'autrui. Elle était faible, infiniment plus faible que ce qu'elle avait accepté de croire, et de cette faiblesse naissait le besoin que le monde tournât autour d'elle, pour panser ses profondes blessures. D'une vie brisée ne naît pas la compassion.

Elle aussi était à bout – à bout de patience, à bout de souffle ; à bout de nerfs. Allanah lui rappelait sans pitié aucune que cette famille qui était la sienne avait détruit tout ce qui l'entourait, sans plus de pitié. Le nom de BloodDust était entaché de sang et de tragédies, de douleurs sans nom. Combien d'existences détruites à cause de cette seule famille ? Loevi – Eleanor – n'en était pas la seule victime ; peut-être juste la plus proche, la plus concernée ; car c'était elle qui était au cœur même de toutes ces machinations. Et, comme Allanah le disait, et malgré ce qu'en pensait Elinor, Loevi n'était qu'un produit issu de cette dynastie, longuement forgé aux attitudes et façons de penser d'un sang corrompu.

Allanah lui demandait une décision ; mais Loevi ne pouvait rien décider en cet instant. Bouleversée par ses propres pensées, par la cruauté dont elles faisaient preuve l'une envers l'autre, elle n'était plus capable de réfléchir posément. Il y avait trop de zones d'ombre encore – elle avait besoin de réponses, avant tout. Des réponses d'Allanah Raines, l'amie disparue qui comptait lui voler son unique repère. Elle devait savoir, comprendre ; elle voulait sauver Eleanor, et Allanah était la seule solution possible.


-Dis-moi... implora-t-elle soudain, les joues luisantes de larmes. Dis-moi pourquoi... Pourquoi m'avoir abandonnée ? Pourquoi revenir aujourd'hui ? J'avais besoin d'une amie, j'avais besoin de toi, est-ce que tu t'en fichais ? Est-ce que j'étais juste... Explique-moi...

Tant pis si ça faisait mal, tant pis si les vérités d'Allanah finissaient de l'anéantir : elle avait besoin de savoir.

Il pouvait y avoir tellement de raisons...

Peut-être n'avaient-elles jamais été amies, en vérité, et ainsi il était évident que Loevi n'avait jamais compté aux yeux de la Serdaigle.

Peut-être avait-elle eu peur de la dynastie BloodDust, de ce nom trop connu, de cette famille trop influente qui était capable de tout – et surtout du pire. Elle avait eu un aperçu de ce que Patrick Leroy avait orchestré pour s'approprier le nom de la fortune de cette vieille famille au sang pur.

Peut-être avait-elle été dégoûtée par elle, digne descendante de la dynastie... Mais qu'avait-elle fait, à l'époque, pour mériter cela ?

Peu importait la vraie raison ; elle serait douloureuse. Il n'était plus l'heure de regretter ou de s'excuser, ni même de se vanter ; il était seulement l'heure d'être enfin franches, quoi que cela implique pour elles deux. Elles devaient seulement sauver Eleanor – et cela ne se ferait pas sur des secrets. Elles étaient toutes deux les uniques résidus de la vie de la jeune fille, les seules âmes aimantes qu’il lui restait ; mais elles ne pourraient pas l'aider si elles ne parvenaient pas à s'entendre.

Loevi ne voulait pas laisser Eleanor à Allanah ; mais Allanah était son seul salut.
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Allanah Raines
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MessageSujet: Re: Des livres et des femmes   Sam 5 Juil - 20:45

« Pleurer n'a jamais avancé à rien et tu as passé l'âge non ? »

Malgré la dureté des mots, sa voix était douce, presque un murmure.

Elle ne savait plus quoi dire, plus quoi faire. Se murer dans le silence, refuser de parler, de donner une explication, même fausse, c'était condamner ses chances d'être près d'Elea, de l'aider. Mais plus que tout - même ça - elle ne voulait pas mentir. Elle ne voulait pas s'enliser plus qu'elle ne l'était dans le mensonge, pas risquer la fureur de Loevi si elle apprenait un jour toute la vérité. Car Lanah savait, au fond, qu'elle saurait la vérité un jour. Cette certitude était ancrée en elle. Elle ne faisait que repousser l'échéance, de quelques semaines, mois, années ? Aucune idée mais ça n'avait pas beaucoup d'importance.

Chaque jour de plus sans que Loevi ne sache rien, c'était des jours de plus sans voir Elea. Mais Lanah se consolait en se disant que sa sœur finirait par redevenir elle même. Et ce jour, Allanah serait là. Elle l'attendrait, qu'importe le temps qu'il faudrait à Elea pour recouvrer un vie normale, comme tout adolescente se devait d'avoir, sorcière ou moldue.

En attendant cet instant, Lanah continuerait à vivre la vie qui était sienne aujourd'hui. Elle continuerait à apprendre et réapprendre la magie, à se faire aussi petite qu'elle le pouvait à la Mansion pour ne déranger personne. Etude terminée, elle continuerait ou pas, mais elle avancerait. Puis vie active et le monde effrayant des adultes, ainsi que L'Opposition. Surtout et toujours L'Opposition. C'était la - sa - priorité.

Certaine que Loevi n'accepterait plus qu'elle voit Elea à cause de son silence ferme et définitif, Lanah se détourna et rassembla en gestes posés les derniers outils, effaça les dernières traces de son passage sur la table de travail de la serre. Les plants retrouvèrent leur place près de leurs congénères. Elle s'essuya les mains sur la cape qu'elle avait emmené avec elle, le plus naturellement du monde, avant de la poser sur son bras. Quelques secondes pour reprendre une expression neutre et Lanah se tourna une nouvelle - et dernière ..? - fois vers Loevi.

Quelques nouvelles secondes à l'observer en silence, avant qu'elle n'ouvre la bouche, délivrant les mots qui lui brûlèrent la langue, les prononcer jouant le rôle de déclencheur à cette douleur.


« Occupe toi bien d'Elea et ... et dis lui que ... que je crois en elle et que .. je l'aime. »

Elle l'avait dit. Le dire à voix haute n'avait pas la même saveur que le penser, elle s'en rendait compte.
Lèvres pincées pour s'empêcher de pleurer, elle hocha simplement la tête en direction de Loevi, comme simple salut, et la contourna pour rejoindre la sortie. Elle était venue aux serres dans le but de se vider la tête et elle en repartait le cœur plus lourd que jamais ...
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MessageSujet: Re: Des livres et des femmes   Jeu 11 Déc - 18:53

Elle n'alla pas loin. C'est une Loevi en larme qui arrêta les pas de la Serdaigle qui fuyait les questions et interrogations d'une ancienne amie par trop sentimentale et qui fendillait ses défenses. Mais la main qui enserrait son bras ne tremblait pas.

Allanah resta ainsi quelques longues minutes les yeux posés sur son bras et la main étrangère. Elle la retenait, mais pourquoi ? Alors Lanah leva les yeux vers le visage de Loevi. Les larmes coulaient toujours mais elles étaient maintenant silencieuses, coulant plus par la force des choses que par réelle volonté de Loevi d'épancher un trop plein de tristesse. Elle opéra un quart de tour pour qu'elles soient face à face et Loevi lâcha alors son poignet. Effet de son imagination ou pas, Allanah sentit un vide tomber sur elle comme une chape de plomb. Elle frissonna alors mais ce n'était pas de froid.

C'est ensuite un puissant sentiment d'incompréhension qui traversa comme une flèche la jeune fille. Elle ouvrit la bouche pour répondre aux paroles de Loevi, plus un murmure arraché malgré elle qu'une véritable acceptation mais pour Allanah, c'était la même chose.

Elle pourrait continuer à voir Eleanor.

Et comme sa joie allait tout simplement au delà des mots, au delà des remerciements que son incapacité à parler traduisait que trop bien, Lanah poussa un soupir d'un soulagement qui n'avait jamais été aussi fort et puissant chez elle.

Mais cette promesse de pouvoir continuer à voir Elea ne ferait malheureusement pas changer d'avis Lanah. La raison de son attitude distante resterait pour elle seule et Loevi n'aurait pas la consolation de revoir revenir vers elle celle qu'elle appelait son amie. Mais cela n'empêchait pas la Serdaigle d'être compatissante envers l'ancienne Poufsouffle oubliée.

Elle se reverrait sans doute bientôt aussi Allanah esquissa-t-elle un geste en direction, qui n'atteignit pas son but. Mais c'était le premier pas vers un inconnu dont elle ne savait le nom. Son bras retomba le long de son corps et finalement, elle fit demi-tour pour quitter la serre. Laissant une Loevi plus seule que jamais.
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