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 Si tout était dans les livres ...

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Allanah Raines
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MessageSujet: Si tout était dans les livres ...   Sam 12 Avr 2008 - 17:04

Ste Mangouste - Décembre 2009

Quelques semaines étaient passées depuis sa première visite à Eleanor, à Ste Mangouste. Aujourd'hui était la cinquième. Un médicomage venait, lors des jours de visite, la chercher à Poudlard pour l'amener jusqu'à Elea. Il devait ensuite la raccompagnait. C'était la condition imposée par l'administration de Poudlard pour que Lanah puisse voir sa demie-sœur. Tant qu'elle pouvait passer un peu de temps avec elle, Lanah était prête à accepter toutes les conditions.

Comme chaque fois, le médicomage la laissa sur le pas de la porte d'Eleanor. Les progrès que celle-ci avait fait était sinon spectaculaire, au moins important. Elle n'était pas encore vraiment capable de soutenir une véritable conversation, mais elle arrivait au moins à former des phrases complètes, sans que sa voix ne s'éteigne en plein milieu. Lanah avait l'habitude de lui rapporter des livres pour lui permettre de s'exercer seule, en lisant à voix haute. Le livre du jour était un recueil d'un sorcier qui avait dû penser qu'il serait amusant de parodier de célèbres contes moldus. Il était emballé. Ça n'avait strictement aucun intérêt vu qu'Elea savait pertinemment ce que contenait le paquet, mais Lanah appréciait surtout de voir s'éveiller une flamme de curiosité dans les yeux de sa sœur. Elle s'avança vers elle, qui était, comme souvent, postée sur le rebord de la fenêtre de sa chambre.


« Elea ! »

Lanah la serra dans ses bras avant de s'assoir en face d'elle. Cette position lui rappelait Novembre dernier. Elles avaient eu la même. Elle tendit le paquet à Eleanor, la laissant découvrir seule l'intitulé.

« Tu commences à m'en lire une ? »

Elle l'avait préalablement feuilleté et avait vraiment aimé. L'auteur avait une plume acerbe et arrivait à se moquer sans que cela ne se voit des moldus, de leur princesse valeureuse, des princes charmants sur leur fier destrier et des vilaines sorcières jalouses de la beauté de héroïnes. Ici, pas question d'amour pure et de dangereux combat contre des monstres sanguinaires. La trame restait la même mais les princesses n'étaient plus forcément belle et douce, les princes pas si courageux que cela, et les sorcières plus intelligentes que leur cousine moldue.
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MessageSujet: Re: Si tout était dans les livres ...   Sam 10 Mai 2008 - 14:13

Le temps s'étirait, lascif, monotone, entre les cycles déréglés d'un soleil indécis. Il semblait cesser de s'écouler dès lors que la solitude venait s'emparer de cette chambre impersonnelle, froide, pour reprendre son cours, alangui, lorsque l'ange illuminait la grisaille de son brillant sourire. Le temps, ici, égrenait ses grains avec une lenteur exacerbée, tel un doux et silencieux cours d'eau dans la plaine. Ne laissant écumer ses remous qu'à la croisée du chemin, là où un second cours, vif, scintillant, venait un temps se mêler à lui, avant de repartir suivre sa propre route.

Ces moments, rares, trop rares encore, symbolisaient le seul rayon de lumière dans les ténèbres d'un esprit consumé par la folie. Par l'absence. Et l'indifférence. Un éclat de vie dans le néant, une brise chaleureuse tournée vers elle – et uniquement vers elle. Et alors, alors seulement, un peu de vie semblait animer la poupée, lui redonner un soupçon de couleurs, une pâle étincelle dans un regard depuis trop longtemps éteint.



~ Samedi, mi décembre. A l’occasion d’une interminable nuit de chaleur, l’hôpital Sainte Mangouste recevait, une fois encore, la jeune Serdaigle du nom d’Allanah Raines. Cette jeune fille, après un mois, était devenue une figure incontournable de l’institution. Quiconque fréquentait l’hôpital avec régularité connaissait sa voix, son visage, ou son nom, et nul n’ignorait plus le miracle dont elle était l’origine.

A raison d’une visite par semaine, les progrès s’étaient révélés exemplaires – incommensurables. La malade avait semblé revenir à la vie dès l’arrivée même de l’enfant, et depuis lors n’avait cessé ses efforts – pour elle, semblait-il. Aucun médicomage ne parvenait à comprendre le brusque revirement survenu chez une internée dont le mal, profond, n’avait selon eux aucun remède. Comment une jeune fille si fortement perturbée pouvait-elle passer, en sept mois à peine, de la folie meurtrière à la léthargie, puis à l’innocence pure ?

De quelle nature était le lien réunissant ces deux filles si différentes ?

Eleanor Moon, la patiente occupant la chambre
Natalia Hesbrug, avait peu à peu recommencé à vivre. A voir, entendre. A parler.

Il n’était pas rare d’entendre, dans les couloirs de l’étage, sa petite voix cristalline réciter d’un ton monotone les vers gracieux d’un conte de fées ; aussi atone que fut la lecture, cela ravissait les rares autres habitants de l’étage, et leurs visiteurs tout autant. Chaque visite de la collégienne voyait le répertoire renouvelé, et l’évolution de la patiente accentué.
~



L’étonnante lueur de curiosité anima une nouvelle fois les prunelles azurées d’Eleanor, lorsque sa jeune sœur lui tendit le traditionnel paquet. Le papier, défait en douceur, voleta jusqu’au sol dans un bruissement léger, tandis que la jeune fille détaillait la gravure sur la couverture de cuir. Elle passa un doigt fin sur la couronne aux complexes circonvolutions et ouvrit le livre, comme pour accéder à la demande d’Allanah. Et sa voix s’éleva dans la petite chambre.

~ ~ ~


¤ Il y a bien longtemps, en une contrée si lointaine que seuls quelques récits légendaires nous en parviennent, vivait une Princesse répondant au doux nom de Dylis. Sa beauté et sa bonté étaient telles que l'on chantait ses louanges bien au-delà des frontières du Royaume. ¤

Dans les derniers étages de l’hôpital sorcier Sainte Mangouste, de la chambre Natalia Hesbrug, parvenait la douce et mélodieuse voix de la patiente nommée Eleanor Moon, dite « la petite lune » ou encore « la lune sombre ». Son habituelle mélopée atone s’était récemment parée de faibles nuances, telle une mélodie tout juste effleurée, à l’aube de sa création.

¤ Nombres de prétendants virent frapper aux portes du Palais, dans l'espoir de rencontrer la Princesse et de conquérir son cœur. Toujours elle les reçut, quelle que fut leur condition, déployant à leur attention des merveilles de mets délicieux, de paroles bienveillantes et de patience. Jamais elle ne montra ni arrogance ni indifférence. Ni agacement ni condescendance. Jamais elle ne choisit d'époux. ¤

Sur ses genoux, reposait le dernier cadeau de sa demi-sœur, les « Contes revus et corrigés de la culture Moldue ». Ses doigts caressaient distraitement le cuir de l’ouvrage refermé, et son regard bleu grisé fixait l’infini, quelque part à l’horizon. Et, de mémoire, elle récitait une fois encore, sans une hésitation, sans une seule erreur, le récit de « La Princesse au cœur pur ».

¤ Aux interrogations étonnées du Roi son père, elle répondait : ¤

« Ma vie appartient à celui qui saura s'emparer de mon cœur. »
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Allanah Raines
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MessageSujet: Re: Si tout était dans les livres ...   Lun 12 Mai 2008 - 14:25

C'était l'une de ses bizarretés que personne, pas même Allanah, ne parvenait à comprendre. Cette facilité déconcertante qu'avait Eleanor à retenir et réciter par la suite tout ce qui lui tombait entre les mains. On ne pouvait dire si elle comprenait ce qu'elle avait appris, mais ce qu'elle savait était une goutte de vie dans le néant. Et Lanah laissait donc les questions au soin des médicomages. C'était leur travail, pas le sien, de trouver des réponses aux interrogations. Elle se contentait bien de savoir qu'Elea redevenait elle même. Et cela, même si les médicomages étaient toujours dans le brouillard le plus épais.

Pour tenter d'aller plus loin, Lanah commença lentement à changer le registre des livres qu'elle amenait à sa sœur. Pas forcément plus compliqué que des contes moldus à la sauce sorcière mais différent. Journaux, magazines people, revues scientifiques pour enfant. Et toujours autant de facilité pour elle de les lui réciter la semaine suivante. Un médicomage, soucieux de comprendre, la prit une fois seul à seul. Croyait-il vraiment que Lanah avait les réponses qu'ils n'avaient eux même pas trouvé ?


- Avez-vous une quelconque idée qui nous permettrait de comprendre pourquoi l'état de mademoiselle Moon semble tout à coup changer ?
« Non. »
- Son cas nous pose un sérieux problème. Tant que nous ne trouverons pas l'origine de son mal, nous ne pourrons accepter qu'elle quitte l'hôpital.
« Alors trouvez cette raison. »

Lanah l'avait planté là, sans autre forme de procès. Ses paroles avaient réveillé sa plus grande hantise, celle de voir Eleanor à tout jamais condamné à vivre cloitrer dans une chambre d'hôpital, alors même que toutes ses facultés mentales lui seraient revenues. Pourtant, elle comprenait tout autant les inquiétudes du médicomage. Ne pas trouver de raison à la démence d'Elea, c'était ne trouver aucun moyen de l'en délivrer ou laisser la possibilité d'une rechute. Ce qui ne devait jamais arriver.

Pourtant, à la voir paisiblement installée sur le bord de la fenêtre, en ce 25 décembre, on pouvait difficilement faire concorder l'image que l'on avait présentement d'elle, et la 'maladie' dont elle était victime. Si calme à l'extérieur, alors que la chaos régnait à l'intérieur.

Lanah sourit paisiblement à Elea. C'était Noël, et elle avait quitté la Mansion depuis quelques heures. Ne plus être à Poudlard pendant les vacances d'hiver n'avait pas pour autant arrêter les visites habituelles. Et ce jour, particulier entre tous, était bien différent des autres. Après force négociation - qui avait aboutit à la plus grande surprise mais de joie surtout - à une acceptation des médicomages, les deux sœurs se retrouvaient dans une cour intérieure de l'hôpital, avec pour seule compagne, les étoiles dans le ciel. La nuit était sur l'Angleterre depuis 24 heures mais le spectacle valait le détour.

Première sortie - sous bonne escorte - depuis des mois.
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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: Si tout était dans les livres ...   Sam 31 Mai 2008 - 20:59

Si tout le monde à Sainte Mangouste revoyait immédiatement la visage pâle et la silhouette immobile de la patiente occupant la chambre Natalia Hesbrug dès qu'on citait le nom d'Eleanor Moon, ils savaient tous également qui était la tutrice légale de ladite patiente. C'était un secret du genre Polichinelle, que tout le monde se passait à voix basse dans les couloirs de l'établissement ; de sorte que, dans le monde sorciers, les seuls à ne pas être au courant étaient ceux qui ne venaient jamais, ou alors très rarement. De toute façon, la jeune femme qui avait pris Eleanor sous son aile passait suffisamment régulièrement pour que tout le monde sache à quoi elle ressemblait. Et fatalement, tout comme on associait Eleanor Moon à sa demi-sœur qui lui rendait visite depuis quelques temps, Loevi Leroy était elle aussi mêlée au nom de la jeune malade.

L'ex Poufsouffle avait entamé les démarches administratives lui confiant la garde d'Eleanor dès qu'elle en avait eu l'occasion - c'est-à-dire dès que son statut d'Héritière de la dynastie avait été officialisé. Elle n'avait pas attendu longtemps : elle en avait rêvé depuis le jour où la jeune fille avait été reniée par son affreuse tante et internée, dans une chambre si petite et insalubre que sa cousine en avait éprouvé le choc de sa vie. Contre l'avis de son père et de la vieille Martha - qu'elle pourrisse enfin - elle s'était rendue à l'hôpital munie d'une proposition des plus alléchantes, que le directeur n'avait pas su - ou voulu - refuser. C'était de la corruption - c'était du business.

En échange de cette donation désintéressée - tu parles - elle avait obtenu qu'Eleanor soit confinée dans une pièce plus agréable ou du moins, plus aérée. Elle n'avait pas pu faire changer la décoration, les médicomages s'y étant refusé avec obstination - ils verraient ce qu'ils verraient, ceux-là. L'adolescente n'avait pas bronché, en dépit de tous les efforts que Loevi avait fourni. Elle lui rendait visite aussi souvent que possible, une fois par semaine au moins, quand ce n'était pas plus. Chaque fois, malgré l'apparente indifférence d'Eleanor, elle s'était lancée dans un interminable monologue - non pas ceux que l'on se réserve pour combler les vides embarrassants, mais bien une vraie discussion menée tambour battant, persuadée que la jeune fille l'écoutait. Elle se présentait en qualité de parente, d'amie, et non de visiteuse du dimanche venue faire sa bonne action de la semaine.

Elle s'était rapidement rendue compte qu'elle faisait plus qu'apprécier sa lointaine cousine - elle l'adorait. Son seul rêve, à présent, sa seule raison de continuer à avancer, c'était de la voir sourire un jour. De voir ses prunelles bleutées s'éclairer, son corps bouger. D'entendre sa voix, aussi. Elle voulait juste qu'elle vive. La voir jour après jour dans un tel état catatonique lui devenait insupportable - et elle ne pouvait rien y faire. Elle avait beau espérer encore et encore, Eleanor restait sourde à sa voix.

Puis vint la première larme... Loevi était entrée, aussi enjouée qu'à l'habitude - un miracle dont seule Eleanor avait le droit de profiter - blablatant sans fin sur le temps perpétuellement lamentable de Londres, quand la trace brillante sur la joue de sa cousine l'avait figée en plein élan. Elle avait eu peur, tout d'abord. Cette incompréhensible manifestation de conscience n'était pas normale. Puis elle était entrée dans une colère folle et s'était précipitée à la gorge du premier infirmer venu - qui devait toujours s'en souvenir, d'ailleurs. Enfin, quand un médicomage lui eut expliqué et rapporté la visite de la petite Raines, elle s'était laissée aller à un mélange explosif de bonheur et d'abattement. Elle n'avait pas cherché à comprendre. Eleanor reprenait enfin vie.

Par la suite, comme dans un rêve, elle avait vu Eleanor évoluer avec les yeux de la tendresse, toujours aussi heureuse et déprimée. Elle avait failli hurler en l'entendant réciter, par cœur, tout ce qui lui passait sous la main - tout ce qu'Allanah lui mettait sous la main. Elle n'avait pourtant rien dit. Elle s'était rendue compte, sans aucun doute possible, qu'Allanah Raines était la seule personne à pouvoir sortir Eleanor de sa léthargie ; alors elle avait laissé faire, se tenant volontairement à l'écart. Ravie de la chance qui s'offrait à sa cousine ; désolée de ne pas avoir pu l'aider elle-même. Ou peut-être désolée qu'Eleanor n'ait pas voulu d'elle.

Et voilà que la petite Serdaigle voulait sortir Eleanor de sa chambre. Loevi avait trop combattu afin d'essayer d'égayer sa chambre pour ne pas se réjouir de l'idée - qui rebutait les médicomages, en revanche. Allanah s'était désespérément accrochée à l'idée et, soucieuse de l'aider dans sa démarche envers Eleanor, Loevi avait commencé à faire pression... Etre l'Héritière du nom et de la fortune des BloodDust avait parfois ses avantages. Et elle avait vite appris à les utiliser à son profit.

Elles étaient là, dehors, à profiter de l'éternelle nuit qui détraquait son sommeil. A quelques pas, dissimulée derrière un arbre, Loevi écoutait d'une oreille distraite, ne prêtant attention qu'à la douce voix d'Eleanor. Elle ne récitait plus d'une voix monotone, elle balbutiait quelques mots à Allanah. Elle lui parlait... Loevi ferma les yeux, inspira longuement, et sourit. Si Eleanor parvenait à redevenir normale - plus qu'elle l'avait jamais été, s'entend - alors tout irait bien. Elle n'avait jamais aspiré à devenir sa tutrice à vie ; elle voulait juste qu'elle vive.

Et c'est en souriant, le regard mélancolique, que Loevi finit par les laisser seules dans le jardin plongé dans la nuit, sous la surveillance discrète mais efficace du personnel de Sainte Mangouste. Elle ne payait pas pour qu'Eleanor soit entre les mains de tire-au-flanc...
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Allanah Raines
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MessageSujet: Re: Si tout était dans les livres ...   Dim 1 Juin 2008 - 15:39

Allanah ne sut jamais que Loevi était derrière cette décision que la Serdaigle croyait avoir été prise par les médicomages seuls. Tout comme elle ne vit pas Loevi lors de cette fameuse soirée. Elle ne l'aurait de toute façon pas reconnue ... Toujours était-il que cela fit autant de bien à Eleanor qu'à Lanah. Les murs nus de la chambre qu'occupait Elea étaient les plus ternes possibles et pas un environnement qui donnait envie de combattre le mal qui la rongeait.

Il fallu encore un peu plus de temps pour que ces sorties surveillées deviennent courantes - ou dès que la météo capricieuse le permettait. Eleanor continuait lentement à s'éveiller à la vie, toujours aussi prompte à réciter des textes qui devenaient de plus en plus compliqués avec le temps. Si il n'y avait eu que ça, Lanah n'aurait pas autant été surprise. Elle avait maintenant l'habitude de voir sa demie sœur parler sans discontinuité, lui répétant mot pour mot et à la virgule près, les livres ou magazines qu'elle lui amenait. Non. Ce qui la surprenait le plus était de la voir comprendre ce qu'elle lui disait.

Le première fois, Lanah était restée interdite, se disant qu'elle avait mal compris ce qu'avait dit Eleanor. Elle avait de toute façon vraiment rien compris aux explications données à voix basse par Elea. Soit, on passait à autre chose.

La seconde fois, elle était bien certaine d'avoir entendu ce qu'elle avait entendu, même si elle n'avait toujours rien compris. Elle avait emporté avec elle le livre pour pouvoir l'étudier à tête reposée. Le choc avait été à la hauteur de son hésitation : foudroyante. Eleanor - qui, on pouvait le rappeler, était internée à Ste Mangouste depuis plusieurs mois - avait réussit à comprendre une thèse écrite par un éminent sorcier, arrivant même à définir des termes qui étaient du chinois pour la Serdaigle.

Incompréhensible. Lanah était restée hébétée devant cette découverte. Qui changerait la vie d'Elea si on l'utilisait correctement.

Janvier rimait donc avec nouveauté. Mais aussi avec maux de crâne à répétition, Islande et Mélusine. Incapable de tenir debout, abattue par le manque de sommeil, Lanah avait plusieurs fois été incapable de tenir ses engagements envers Eleanor et les visites s'étaient espacées jusqu'à ce jour fatal de sa rencontre avec Mélusine. L'Arbre-Mère s'était calmée et elle avait pu rattraper son sommeil en retard et revenir voir Eleanor comme d'habitude. Elle ne lui avait donné aucune explication, ne lui avait pas même avoué ce qu'elle comptait faire. Moins de monde serait au courant, moins dangereux se serait. Pour elle et ses proches.

Et elle avait finalement décidé de se servir de la merveilleuse faculté qu'Eleanor avait acquis pour lui faire rattraper son retard.

Commencer d'abord par creuser cette idée. Evaluer dans un premier temps si c'était faisable. Lanah avait pioché divers livre, autant à la bibliothèque de Poudlard, que dans les grimoires médico-magique de Ste Mangouste, en passant par ceux de la Mansion. Son critère de choix ? Quand elle n'y comprenait strictement rien, ils allaient directement dans la pile qu'elle amenait à Eleanor. Les autres étaient abandonnés à leur place sans un regard. Elle en avait finalement sélectionné une dizaine qu'elle avait fourré dans les bras du médicomage qui l'accompagnait jusqu'à Eleanor. Elle avait répondu aux interrogations de son accompagnateur sur ce qu'elle comptait en faire par un sourire. C'était son secret et elle ne voulait le dévoiler avant d'être sûre de son efficacité.


« Qui est Edgar Frein et quelle est l'utilité de son invention ? »

Un ouvrage sur les mécaniques sorcières était posé sur les genoux d'Allanah, qui se tenait elle même devant Eleanor, dans le jardin. Le même que celui de Décembre. Installées sur un banc et sous la surveillance d'un médicomage, cela faisait plus d'une heure qu'elles parcouraient ensemble la nouvelle sélection de livre, dans lesquels Lanah choisissait les questions qu'elle posait à Eleanor. Laquelle semblait apprécier le 'jeu'. Du moins était-ce la forme qu'avait donné la Serdaigle de ses incessantes questions.

La vérité était tout autre, mais chaque chose en son temps.
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MessageSujet: Re: Si tout était dans les livres ...   Lun 1 Sep 2008 - 0:13

¤ Edgar Frein, inventeur français du XVIIIème siècle. Ce sorcier célèbre est connu pour l'ingéniosité de ses créations, reposant sur plusieurs théorèmes de dynamique magique élaborés à partir d'études moldues sur la mécanique et la dynamique quantique. La plus reconnue d'entre elle est sans doute aucun le frein, fruit de longues recherches menées de front avec une équipe composée de sorciers savants et de professeurs moldus. Appliquée à tous les systèmes mécaniques et mobiles de l'époque, cette invention permit le développement de nombreuses techniques supposées ralentir le fonctionnement desdits systèmes. Avec elle, Edgard Frein suscita nombre de prix et de convoitises de la part de ses confrères. ¤

Assise, dos droit, sur le banc du jardin de l'hôpital Sainte Mangouste, Eleanor Moon répondait complaisamment aux questions sans cesse plus complexes de sa demi-sœur. Sans jamais montrer de lassitude, d'agacement ou de doute, elle donnait, sans faillir, les explications les plus précises qu'elle pouvait fournir.

Elle prenait rarement le temps de la réflexion, semblant puiser à la surface de sa pensée le plus infime détail dont tout autre qu'elle aurait déchargé sa mémoire. Elle semblait lire de plus en plus, de plus en plus vite, et ses lectures chaque fois paraissaient plus complexes que jamais. Pourtant, elle engrangeait d'improbables quantités d'information, et se montrait capable de restituer, d'analyser et de comprendre la moindre d'entre elle sans qu'il fut besoin de lui expliquer, de lui rappeler. A tel point que, parfois, les médicomages ajoutèrent à la liste de ses surnoms celui de "dictionnaire ambulant".

Plus rare encore, car plus récent, mais d'autant plus révélateur, ceux-ci venaient la trouver afin d'obtenir un diagnostique. Comportement découvert à la suite d'un pari dénué de sens, elle pouvait associer une liste de symptômes d'apparence anodine à une maladie à laquelle même le plus sage des praticiens de l'hôpital n'avait songé. Plus important encore, elle était capable de proposer un remède pour nombre de malades, dont certains passaient pour incurables ; dans ces derniers cas, les médicomages notèrent une amélioration sensible de leur état, sans pour autant que l'on puisse jurer qu'ils étaient sur la voie de la guérison.


~ ~ ~


L'apprentissage des cours de septième année ne posa aucune difficulté. Tout comme pour des sujets infiniment plus hors d'atteinte, Eleanor combla sans peiner ses lacunes, alla plus loin encore. Bientôt, il fut admis qu'elle avait le niveau, et plus encore, pour prétendre aux examens - les médicomages, bien que réticents, étudièrent avec gravité la possibilité de lui autoriser les épreuves théoriques. Il était hors de question de songer seulement aux épreuves pratiques. Jamais on ne verrait Eleanor Moon une baguette à la main. Du moins, tant que ne serait pas produit un examen psychologique attestant d'une stabilité mentale exemplaire ; là encore, d'autres preuves de sa guérison devraient être apportées.

Pourtant, à leur insu, la jeune patiente expérimentait déjà ses facultés. Nulle baguette à l'horizon, car seuls les praticiens de l'établissement étaient autorisés à en porter avec eux dans l'enceinte de l'hôpital. Nul bout de bois ramassé dans un bois, nulle tige, quelle qu'elle fût. Rien qu'un regard gris bleuté dont l'étrange étincelle semblait vouloir concurrencer toutes les magies du monde.

La première manifestation magique eut lieu lors d'une visite d'Allanah, alors que celle-ci, après plusieurs semaines d'absence, tendait un livre emballé à sa demi-sœur. Le temps d'un sourire, d'une étincelle dans les yeux, et le papier, soigneusement retiré et plié, gisait déjà au fond de la corbeille blanche. Pas un geste de la jeune fille. Dès lors, elle ne cessa d'étonner la jeune Serdaigle, par des actes magiques de faible importance dont elle-même ne semblait avoir conscience. Intention de la jeune fille ou simple coïncidence, cela ne se produisit jamais devant quiconque, excepté Allanah. Comme tant d'autres choses.

Avril 2010. Eleanor avait terminé le programme de septième année, passé avec succès quelques épreuves d'entrainement, et s'attelait à présent aux matières universitaires.


Dernière édition par Eleanor Moon le Lun 1 Sep 2008 - 19:20, édité 1 fois
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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: Si tout était dans les livres ...   Lun 1 Sep 2008 - 19:19

Lorsqu’elle poussa la porte de la chambre Natalia Hesbrug, à l’hôpital Sainte Mangouste, la jeune Loevi Leroy fut accueillie par le souffle léger d’une brise fraîche. Un regard à la fenêtre fermée confirma ses soupçons : ce courant d’air n’était pas naturel. Elle observa en silence le visage serein de sa lointaine cousine et pupille, dissimulé de temps à autres derrière le rideau fin voletant indolemment dans ce vent improbable.

Elle ne fit aucun commentaire. Elle s’était attendue à voir quelque chose de ce genre depuis sa dernière discussion avec Allanah. Et brusquement, les idées folles de la collégienne ne paraissaient plus aussi saugrenues. Qu’elle puisse assister à ce spectacle en ce jour précis était un peu comme un signe. Allanah avait sans doute raison, finalement. Eleanor pouvait très certainement maîtriser la magie. Ce dont elle était moins sûre, en revanche, et sur ce point les médicomages partageaient son avis, ce dont elle était moins sûre, c’était de la capacité de sa parente à utiliser cette magie à bon escient.

Tous se rappelaient parfaitement les circonstances qui avaient amenées la jeune fille à se faire interner ; et tous avaient encore en tête les terribles crises qui avaient suivi. Si Loevi n’avait été témoin d’aucune de ces scènes, elle gardait ses réserves pour d’autres raisons, dont elle répugnait à parler à des étrangers. Toutefois, elle gardait en mémoire les paroles d’Allanah. Elle voulait essayer.


-Lea… appela-t-elle doucement, entrant enfin dans la pièce, suivie d’un médicomage à l’air circonspect et d’un vieillard à la mine patibulaire.

La patiente se détourna de la fenêtre ; le vent s’évanouit aussitôt. Loevi sentit son cœur se serrer lorsqu’un sourire innocent se peignit sur le visage de sa cousine.


-Evi… répondit-elle de sa voix aérienne.

Surmontant son émotion, Loevi alla s’agenouiller devant elle. Elle prit ses deux mains dans les siennes, rivant son regard dans les prunelles bleutées dont elle regrettait l’ancienne teinte argentée, aujourd’hui disparue.


-Lea, je voudrais que tu m’écoutes attentivement, dit-elle, comme si elle s’adressait à une enfant ; puis, tournant la tête vers l’inconnu qui l’accompagnait : Je te présente le professeur Pinseq ; il est à la retraite mais il enseignait les sortilèges. Tu te souviens de tes cours de sortilèges ?

Eleanor acquiesça d’un signe de tête.

-Il est venu te faire passer un test, poursuivit Loevi. Tu sais ce que ça signifie ?

A nouveau, la jeune fille hocha la tête.

-Si le test est concluant, et que tu es d’accord, il t’enseignera la pratique. Ce sera la même chose avec tous les cours pratiques. Ensuite, si tu es toujours d’accord, nous te ferons passer les examens de septième année…

-Miss BloodDust ! intervint le médicomage.

-Il suffit ! répliqua Loevi sans même le regarder. Je lui dis ce que j’estime qu’elle doit savoir. Vous n’avez pas voix au chapitre, est-ce clair ?

Le médicomage sen renfrogna, mais se tut. Avec un soupir de lassitude, Loevi songea que son seul nom, sa seule lignée, avait un pouvoir des plus effrayants. Elle se redressa, et laissa la place au vieux professeur.

-Professeur Pinseq, si vous voulez bien…

-Evi… appela Eleanor d’une voix douce.

-Oui ?

-Merci.

~ ~ ~


Juillet 2010

Assise sur un siège inconfortable installé au beau milieu d’un couloir désert, Loevi rongeait son frein. Elle attendait depuis plusieurs heures, seule, qu’Eleanor sorte de la salle où elle était enfermée dans un silence tout aussi pesant. Quand elle apparaîtrait devant Loevi, celle-ci prendrait ses mains dans les siennes et riverait son regard au sien ; Eleanor sourirait, et toutes deux rentreraient, ensemble, sans un mot.

Cela faisait plusieurs jours que ce manège se répétait, midi et soir. Mais cette fois-ci était la dernière, et la jeune fille de la lune pourrait enfin se reposer, satisfaite d’avoir donné le meilleur d’elle-même ; Loevi n’en doutait pas. Elle avait confiance en Eleanor et ses capacités et si elle angoissait, c’était de devoir la quitter des yeux tandis qu’elle passait ses épreuves d’ASPIC avec trois professeurs agréés, un infirmier, et quelques curieux du Ministère. Pas elle ; elle n’avait pas le droit.

Un raclement traversa la porte pour arriver jusqu’à ses oreilles. Elle se redressa, aux aguets ; la porte s’ouvrit en grinçant, laissant le passage à une Eleanor au tendre sourire. Loevi bondit de sa chaise et, cette fois, enlaça vivement sa cousine.


-C’est terminé ! s’exclama-t-elle, ravie. Je suis fière de toi. Et quand on aura les résultats, je pourrai enfin te sortir de ce trou à rats et te ramener avec moi !

-Oui… répondit Eleanor, étreignant Loevi à son tour.

-Je suis sûre que tu as réussi, affirma l’étudiante, joyeuse. Tu sais quoi ? On va aller rendre une petite visite à Lanah pour lui annoncer la bonne nouvelle.

A ces mots, le visage d’Eleanor s’illumina. Loevi ne pouvait s’empêcher de s’émerveiller devant l’étincelle de vie et d’innocence qui habitait à présent la jeune fille. C’était son trésor. Un cadeau qu’elle n’osait plus espérer.

Dans la pièce ouverte, les examinateurs les observaient avec bienveillance. Loevi leur adressa un signe de tête reconnaissant, avant d’entraîner Eleanor à travers les couloirs du Ministère, où nombre de gens s’inclinaient respectueusement sur leur passage ou se fendaient d’un bonjour poli.


-Mais avant ça, dit-elle à sa cousine tandis qu’elles se dirigeaient vers une sortie menant au Londres moldu, que dirais-tu d’une bonne glace pour fêter la fin de tes examens ?
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Allanah Raines
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MessageSujet: Re: Si tout était dans les livres ...   Mar 2 Sep 2008 - 19:32

« Je le savais ! Je le savais ! »

Dans un éclat de rire que rarement elle laissait transparaître, Lanah se jeta dans les bras de sa sœur. Pas besoin de mots ou de longues explications. Il lui suffisait de voir le visage rayonnant de Loevi et celui, plus humble, d’Eleanor.

Les résultats étaient tombés et comme jamais Lanah n’en avait douté, Eleanor avait réussit ses examens haut la main. Mieux encore que les élèves qui avaient suivis une scolarité dite ‘normale’ à Poudlard, avec des professeurs. Réussit et même plus. Ce n’était qu’une avalanche d’Optimal retentissant, qui clouait une fois pour toute le bec des pontes du Ministère et de Ste Mangouste qui l’avaient prise pour une folle quand elle avait avancé la première fois l’idée de faire passer les examens de septième année à Elea. Une revanche contre leur scepticisme et leur manque de motivation.

Maintenant, dans les bras d’une Eleanor plus vivante que jamais, c’était Lanah qui savourait cette victoire contre le mal qui avait rongé sa sœur pendant des mois. Cette réussite en appelait dorénavant d’autre.


« Alors j’espère que tu es prête à passer à l’étape suivante : l’Université ! Et justement… »

Sans prendre la peine de reprendre son souffle, la jeune Serdaigle pour une année encore, continua sur sa lancée, sortant dépliants informatifs et prises de notes (gare à ceux qui sortaient de la salle de cours sans note !) sur les filières de l’Université. En fin de sixième année, elle-même avait déjà eu droit à tout un exposé sur l’intérêt pour les élèves de Poudlard de continuer leurs études… à Poudlard. Le corps professoral prenait très à cœur de garder leurs élèves sur le sol anglais. A les écouter, tout est bien mieux en Angleterre que dans les autres pays proches. Surtout la sécurité. Quelle belle rigolade quand on savait que Poudlard abritait au minimum deux membres de L’Opposition entre ses murs et des créatures plus dangereuses que les années précédentes dans sa forêt.

Eleanor plongeait dans sa documentation, Lanah prit quelques instants Loevi à part. Si sa sœur en était là, c’était bien grâce à elle.


« Je voulais te dire… merci pour Eleanor. Toute seule, je n’aurais jamais pu avoir l’accord des médicomages aussi rapidement et voir Eleanor aussi épanouie. »

Lanah sourit calmement, détournant son regard vers Elea, qui semblait absorber parce ce qu’elle lisait.

Les deux filles n’avaient jamais parlé à Elea de leur rencontre mouvementée dans les serres de Poudlard. N’en n’avait jamais non plus reparlé entre elle. Cela semblé s’être tassé même si aucune des deux n’oubliait vraiment. Si Loevi portait encore quelques fois un regard qui attendait des explications sur Allanah, celle-ci ne semblait rien voir. Ou faisait mine de ne rien voir. La seconde solution paraissant la plus probable.

La jeune fille quitta Loevi pour se rapprocher Elea, regardant par-dessus son épaule ce qui la retenait ainsi et lu à haute voix :


« Sciences Occultes et Sortilèges (SOS), à Moon Shadow. On a notre filière je crois. »

Et d’entourée tendrement les épaules menues d'Elea. Elle était en cet instant surement la sœur la plus heureuse qu’il était donné de voir.
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