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 ~†~ Et s'il n'y avait pas d'alternative ? ~†~ [Pv Sacha]

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Charlotte de Lansley
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MessageSujet: ~†~ Et s'il n'y avait pas d'alternative ? ~†~ [Pv Sacha]   Ven 11 Avr 2008 - 3:44


- Bon alors, tu viens ?

" Oui oui, j'arrive ! "

~†~ La main qui agrippe le livre. Le livre enfourné dans le sac. Le sac jeté sur l'épaule. L'épaule qui passe la porte. La porte déjà loin parce que le temps pressait. Stephany venait de la houspiller, sinon elles allaient être en retard. Ce n'était pas non plus catastrophique, elles avaient un cours théorique. Arriver cinq minute après les autres ne perturberait pas plus que cela le cours... Pourquoi elle n'était pas à l'heure ? Parce que ce matin, en cherchant elle ne savait plus trop quoi, un vêtement peut-être, elle était tombée sur une sorte de petite valise, au fond de sa malle, dans sa chambre à Moon Shadow. Elle l'avait sortie de là-dedans et l'avait ouverte. Surprise mais souvenirs. Oui, elle se souvenait de cela... Quatre livres étaient sagement posés dans la valise. C'était Egon Sutham qui les lui avait offert, durant le Noël de sa dernière année à Poudlard côté collège. Elle les avait gardé précieusement, évidemment... Et aujourd'hui, elle avait envie de découvrir ce que cachait le quatrième livre. Celui qui ne fonctionnait qu'une fois et dont on ne connaissait pas les effets... Le goût du risque... Pas le temps de s'y attarder pour le moment, voilà Stephany qui l'appelait.

La matinée s'était déroulée.... Elle s'était déroulée. Rien de particulier. Rien que des cours magistraux. A moitié intéressants. Deux heures d'Economie des Arts Magiques. Non, Charlotte n'aimait toujours pas la théorie... Kateryn et Stephany avaient passé les trois quart du temps plongées dans une grande discussion. Sur quoi ? Aucune idée, la jeune brune n'en avait pas écouté un traître mot. Elle savait juste que le professeur les avait repris plusieurs fois, sous les sourires amusés de leurs camarades. Kevin était peut-être le seul qui avait écouté un tant soit peu le cours... Carla était absente, elle avait probablement dû oublier de se réveiller encore une fois... Quant à Charlotte, elle avait fait un Quidd sur feuille avec Logan. Tous assis au fond de la salle... Elle l'avait ratatiné lors de leur première partie. Il s'était vengé la deuxième fois et la belle, ils n'avaient pas eu le temps de la finir parce que le cours était terminé. Pause de cinq minutes puis retour en salle. Petit cours rapide où le même professeur leur rendit leurs devoirs. Elle avait eu un A. Ce n'était pas un E mais c'était toujours mieux qu'un P... Le midi, elle se fit kidnapper. ~†~


' Je suis désolée, j'ai pas pu m'échapper.
Tu me rejoins après les cours ? Je serai en salle Théâtre.
Je t'aime,
CdL '


~†~ A peine le temps d'envoyer un SMS Express à Sacha que déjà, Kateryn l'attrapait par un bras, Kevin par l'autre, et qu'ils l'emmenaient vers Pré-au-Lard. Oui, des fois, le midi, il leur prenait l'envie d'aller manger en extérieur. Pas dans la Grande Salle. C'était le cas aujourd'hui. Et même si elle avait protesté, ils ne l'avaient pas écoutée et avaient continué leur chemin en riant. Ils l'auraient traînée par les pieds s'il l'avait fallu. Elle le savait. Alors, autant ne pas trop résister... A mi-chemin et après un vague haussement d'épaules, elle avait perdu sa moue boudeuse. Ce petit groupe n'étaient pas ce que Charlotte appelait exactement des "amis", mais ils étaient en bonne voie de le devenir... Ils avaient quand même réussi à se faire inviter au mariage... En parlant de mariage... Elle était très heureuse. Même avec tout ce que la presse sorcière pouvait baver comme absurdités... Et truc était enceinte de Sacha, et machin aussi, et bidule également... Décidément, il n'y avait qu'elle qui ne l'était pas. Neutral Hum... Bref.

Le plus étrange était depuis qu'elle avait rejoint l'Opposition. Elle n'avait toujours pas rencontré Antarès. Du moins, elle ne croyait pas. Mais personne ne savait réellement le visage qu'il avait. Mais, régulièrement, Yann la contactait et lui demandait de s'éclipser le temps d'une soirée. Pour lui confier une nouvelle mission. Principalement de l'espionnage. Elle devait écouter ce qui se disait par-ci par-là et le lui rapporter. Pour l'instant, cela ne consistait en rien d'autre. Cela faisait pourtant déjà quelques mois qu'elle en était. Ce qu'elle n'aimait pas, par contre, était de devoir mentir à Sacha. Enfin... Ce n'était pas vraiment qu'elle lui mentait... C'était juste qu'elle ne lui disait pas la vérité. Elle ne disait rien tout court en fait. Silence... Mensonge par omission. Elle n'aimait pas cela mais elle n'avait pas trop le choix. Elle ne savait pas comment il réagirait. S'il comprendrait, si... Si trop de choses. Trop de questions. Alors silence. Elle avait même dû aller chez un tatoueur moldu pour recouvrir le petit scorpion qui ornait son avant-bras gauche. Eh bien laissez-moi vous dire que cela faisait beaucoup plus mal qu'un tatouage sorcier...


Un lys. Elle avait fait recouvrir son scorpion par un lys. Pourquoi ? Parce que c'était la fleur préférée de Sacha... Etrange lorsque cette fleur a justement pour but de cacher le poison... Etrange, oui. Seulement voilà. Arrivée chez le tatoueur, elle ne savait toujours pas ce qu'elle voulait. Déjà trop de dessins sur le corps, elle trouvait qu'elle en avait assez et n'avait plus d'idées pour autre chose... Mais celui-ci, il le lui fallait. Elle ne savait même pas si le scorpion était reconnu comme étant la marque d'Antarès, mais elle sentait qu'il valait mieux qu'elle le dissimule. Alors, elle avait eu envie de faire quelque chose qui lui rappellerait Sacha. Le lys lui était passé par la tête, comme une révélation, une petite bulle qui éclate dans le cerveau. Plop. Ce serait un lys. Et ce fut un lys...

Les cours de l'après-midi avaient été mieux... Etudes des Arts Dramatiques Sorciers en salle de théâtre. Beaucoup plus sympa... Car beaucoup plus pratique. Evidemment... Cette journée-là, ils avaient travaillé sur une pièce peu connue du grand public. Elle-même ne la connaissait pas. Non pas qu'elle soit une fanatique des pièces de théâtre mais après un an, elle avait eu le temps de prendre connaissance de quelques titres... Bref, la pièce du jour portait sur la jalousie, la trahison et la mort. Dramatique. Elle avait joué le rôle de la jeune éplorée trahie par son amant. Et devinez ? A la fin, elle était morte. Dramatique. Enfin... Ce n'était que du théâtre. Ce n'était pas vrai. Cela l'amusait de jouer la comédie, de se glisser dans la peau d'une autre. C'était comme si elle faisait un énorme mensonge... Charlotte était très douée pour mentir. Après les applaudissements habituels, les élèves sortirent un par un. Pas elle. La jeune anglaise sortit de son sac le livre qu'elle avait retrouvé ce matin et se dirigea vers la scène. Assise, les jambes dans le vide. Un petit souffle sur la couverture fit s'élever quelques grains de poussières. Légère caresse sur la reliure... Elle s'apprêtait à l'ouvrir mais des bruits de pas se firent entendre. Visage relevé... ~†~


Dernière édition par Charlotte de Lansley le Ven 16 Jan 2009 - 15:46, édité 1 fois
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Sacha de Lansley
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MessageSujet: Re: ~†~ Et s'il n'y avait pas d'alternative ? ~†~ [Pv Sacha]   Dim 27 Avr 2008 - 22:07

La matinée a été douce. Si douce que je la trouvai presque ennuyeuse. Catapultage de théories cabalistiques en Droit de la Magie. Je baillai aux corneilles, parsemant mes parchemins de notes paresseuses et illisibles ça et là. Je ne relis jamais mes cours. Je prends des notes pour m’occuper.

Déjeuner pris à Londres avec Egon puisque Charlotte n'avait pu se libérer. Une heure de discussion et de mise au point sur un raid que la Résistance pensait envoyer en Soravy. Un des nombreux états de l’Est qui s’était proclamé indépendant après avoir bouté hors de ses frontières, son gouvernement et tous les moldus et sorciers qui résistaient à l’hégémonie de l’être dont personne ne connaissait le visage.

Soravy, comme tous les nouveaux Etats Indépendants de l’Opposition, affirmait son soutien à Antarès en diffusant sur les réseaux GMC - devenus incontrôlables et de plus en plus prisés par les politiques sorciers de tous bords - le scorpion noir sur fond vert et bleu. L’emblème d’Antarès. Composé à 60% de forêts et 35% de montagnes, malgré leur petitesse, ces pays de l’Est étaient des asiles incommensurables pour les milices de l’Opposition. S’y introduire était aussi dangereux que de marcher pieds nus sur un tapis de verres brisés.

Le contexte géopolitique devenait de plus en plus tendu hors des frontières anglaises. J’avais demandé à Egon et Enki de partir en mission seulement si personne ne pouvait prendre ma place. Ce n’était pas le moment de mourir, j’avais un fils à élever. Enki et Enym, tous deux pères de famille, étaient sensibles à mes tergiversations et acceptèrent de mettre temporairement le holà sur les missions d’ordre prioritaire qu’on me confiait.

Ainsi, à l’heure du déjeuner, Egon se contenta de partager les points essentiels du raid en Soravy. Je sentais son envie de m’entendre dire que j’irai, qu’il était inutile de chercher un Commandant. Ma bouche resta scellée. A la fin du repas, léger frémissement de déception dans les yeux azur du dirigeant de TASKS. Vague sentiment se frustration dans ma voix qui le saluait sobrement. Si j’avais su que l’espion le plus fourbe se trouvait à porter de baiser, couché dans mon lit tous les soirs, j’aurais eu moins de scrupules à les prier de m’épargner quelque temps.

En parlant du loup, après le cours de Décisions et Stratégies Magiques, j’allai à sa rencontre.

Sur le chemin, je rencontre Sherman qui veut je lui signe son Grimoire. Je le dépasse sans lui répondre, sans le regarder. Exaspéré. Par-dessus mon épaule, quand il est déjà loin et hébété derrière moi, je pointe ma baguette sur l’intrusif Sherman que je soupçonne de revendre les Grimoires et Pléiades signés au marché noir sur le campus. Le Grimoire crépite et sur la couverture, en gros, mon écriture circulaire apparaît:
'A ce gros bouffon de Sherman, toute mes abjectes pensées. De Lansley.'

Au loin, j’entends Sherman sauter de joie et me dire 'wow merci!!!'
OK. Je suis deux fois plus déconcerté. Je manque de me prendre un première année de Poudlard qui me traîne dans les pattes. Je m’excuse vite fait et je presse le pas vers la salle de cours de Charlotte. Vide. Enfin. Pas tellement. Juste ma Mim.

Elle tient un grimoire. De loin, je me méfie.
J’espère qu’elle ne se met pas à lire les GMC. Ce soir je n’ai pas envie de justifier Violaine Truc, enceinte de quadruplets de Lansley.

Je monte sur la scène. Elle m’a pas entendu arriver tout de suite. Je passe ma main autour de sa taille. Embrasse délicatement son épaule en m’asseyant à côté d’elle. Coup d’œil au grimoire. Ce n’est pas une Pléiade. Bien.

Je pivote sur moi-même pour poser ma tête sur ses cuisses, la forçant à lever le grimoire pour laisser mes cheveux - trop longs - envahir sa jupe...
HJ: Oui, t’es en jupe. J’aime.

Je la regarde en souriant. Des restes ostensibles de ma journée ennuyeuse dans mon regard marron et dans ma voix lassée.

Bonne journée? Tu te cultives, Mim? C’est bien, il n’est jamais trop tard.

Qu’elle me tape, je transplane deux mètres plus loin en lui tirant la langue.





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MessageSujet: Re: ~†~ Et s'il n'y avait pas d'alternative ? ~†~ [Pv Sacha]   Ven 16 Mai 2008 - 1:45

" Il faut bien que je m'instruise un minimum ou je vais devoir changer de mari. Le mien est trop cultivé. "

~†~ Léger sourire taquin sur les lèvres tandis qu'elle posait délicatement le livre à côté d'elle. Oh elle l'ouvrirait, oui il n'y avait pas de doute là-dessus. Dans quelques minutes. Juste, elle voulait profiter un peu de la présence de Sacha d'abord... Elle tendit l'un de ses bras derrière elle, paume au sol afin de s'appuyer dessus, tandis que son autre main se glissait dans les cheveux du jeune homme, laissant ses doigts s'entremêlaient doucement avec quelques mèches. Elle continua, sur le ton de la discussion que suivait une journée banale... ~†~

" A en juger par ton expression, ta journée ne devait pas être mieux que la mienne...

C'était nul aujourd'hui.
Ce matin, que des cours théoriques.
Ce midi, je me suis faite enlevée par ces traîtres de Shadow.
Et cet après-midi, c'était un tout petit mieux puisqu'on a fait une pièce de théâtre. Pas par hasard que je t'ai demandé de me rejoindre ici...

Donc c'était nul, et tu m'as manqué. "


~†~ Sur la dernière phrase, elle s'était redressée pour venir repositionner sa tête au-dessus de celle du Licorne, prononçant les derniers mots en un souffle tandis que ses lèvres s'approchaient dangereusement de celles de Sacha. S'ensuivit une succession de petits baisers éparses sur ses lèvres, cachés par sa crinière brune qui retombait sur leurs visages. C'était bête. C'était bête parce que ce n'était pas comme s'ils ne s'étaient pas vus depuis deux semaines. C'était bête mais c'était comme ça. Il lui fallait sa dose quotidienne sinon c'était une journée qui ne servait à rien. Il était sa drogue et elle était en manque. Et elle était loin d'avoir peur de faire une overdose... Parce qu'elle n'avait jamais assez de lui. Ainsi, après avoir rassasiée une infime partie de son besoin, elle se redressa, souriante, et reprit le livre. Elle le reporta devant ses yeux, cachant exprès le visage de Sacha juste pour l'enquiquiner un peu, et se remit à observer la couverture avant de se décider à l'ouvrir. ~†~

" C'est un "super-livre", tu sais ?
Je ne sais pas si tu te souviens, mais à ma septième année, via le BDE pas encore dissous, Egon m'avait offert quatre livre à Noël.
C'est le quatrième. "


~†~ Elle récita, comme si elle l'avait déjà lu de nombreuses fois. ~†~

" 'La propriété de ce livre est inconnue mais on sait que le sortilège effectué ne fonctionne qu'une seule fois lorsque le livre est ouvert. '
Ce matin, avant d'aller en cours, j'ai retrouvé par hasard la mallette où j'avais rangé ces grimoires.
Et maintenant, je vais l'ouvrir. Et que tu sois content ou pas, je te fais l'honneur de t'embarquer avec moi. "


~†~ Sur quoi elle emprisonna une main de Sacha dans la sienne avant qu'il ne proteste et, de l'autre, entrouvrit doucement le registre dans lequel s'inscriraient les aventures au fur et à mesure qu'ils les vivraient... en rêve. En effet, la jeune anglaise sentit bientôt ses paupières se faire lourdes. Elle s'allongea sur le sol, la tête de Sacha sur les jambes, une main dans la sienne et le livre ouvert sur son ventre. Il ne fallut pas plus de quelques secondes avant qu'ils ne sombrent dans un sommeil profond qu'ils ne pourraient pas quitter de suite... ~†~

Like a Star


~†~ Lentement, elle ouvrit les yeux après un léger soupir de bien-être. Elle ne se souvenait plus où elle était, comment elle y était arrivée, ni l'heure ou le jour qu'il était. Tout ce qu'elle savait était qu'elle était lovée contre Sacha. Les yeux encore fermés, elle avait senti son odeur qui emplissait son air. Maintenant qu'elle avait eu le temps de faire le point sur ce qu'elle voyait.... Hum... Eh bien, elle n'était pas plus avancée. Le jeune homme était assis sur un banc qui bordait une petite ruelle ensoleillée et elle était installée à califourchon sur lui, le visage dans son épaule. Elle releva la tête et regarda ce qui s'offrait à elle.

Devant ses yeux s'étendait la mer. Violette. L'écume des vagues était rose... Et ce n'était pas une hallucination ou un effet d'optique. Ce n'était pas non plus la lumière ambiante qui aurait pu donner cette impression puisque le soleil était haut dans le ciel, et non pas couché à l'horizon. De l'eau violette donc. Hum... Pourquoi pas... Si encore il n'y avait que cela d'étrange... Mais non. Sur cette eau violette, il y avait d'étranges bateaux au large. Des dizaines de voiles volaient au rythme du vent. Pourquoi pas, là encore. Seulement ces bateaux... ne touchaient même pas l'eau. Ils étaient suspendus au-dessus d'elle, sans qu'une gouttelette ne les atteigne...

Sans un mot, la jeune brune se redressa légèrement, restant encore sur Sacha et se détourna pour voir derrière elle, ce que lui voyait donc. Une ruelle bordée de maisons, toutes aux pierres jaunes/orangées. Quelques magasins de-ci de-là dont elle n'aurait su dire ce qu'ils vendaient. Elle n'avait jamais vu de ces produits. Tout comme elle n'avait jamais vu cet endroit ni une seule des personnes qui se promenaient tranquillement sur les pavés clairs. Ils semblaient humains, c'était déjà ça. Ils avaient des vêtements normaux, des coiffures qui n'étaient pas si extravagantes que cela.... Elle vit même une petite fille avec un chat. La seule chose étrange chez ces personnes était qu'ils avaient tous un bracelet au poignet droit. Même dimension mais des couleurs différentes. Elle reposa son attention sur Sacha, prête à lui demander s'il savait où ils étaient mais elle n'en eut pas le temps. ~†~


- Vous n'avez pas peur de vous asseoir sur le Banc des Maudits vous...

~†~ Sans un mot, mais surprise, elle se tourna vers la provenance de la voix. A sa droite se tenait la personne la plus ridée qu'elle avait jamais eu l'occasion de voir... Il avait des cheveux blancs, mi-longs et portait un pull de marin. Il avait un bracelet lui aussi, bleu turquoise. Il était appuyé sur une canne et, même si sa voix sonnait comme un reproche, il souriait. Du moins elle croyait... Sa peau avait tellement été déformée par le temps. Elle l'observa silencieusement durant quelques secondes avant que ses paroles ne prennent un sens réel. Le Banc des Maudits ? Qu'est-ce que c'était que ça ? Ses sourcils se froncèrent légèrement et son regard se reposa sur la mer. Un détail qu'elle n'avait pas remarqué jusqu'alors lui sauta aux yeux. Il y avait ce banc sur lequel ils étaient assis... dont les pieds étaient séparés par seulement quelques millimètres d'une... falaise, qui tombait à pic vers l'océan. Elle se crispa ostensiblement, s'accrochant à Sacha de peur de tomber. Un chuchotement plus précipité qu'elle ne l'aurait souhaité se glissa jusqu'à l'oreille du jeune homme. ~†~

" Sacha, où on est ? "
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MessageSujet: Re: ~†~ Et s'il n'y avait pas d'alternative ? ~†~ [Pv Sacha]   Sam 17 Mai 2008 - 21:23

Sur Terre.

Il y a beaucoup de questions que je me pose mais pour lesquelles les réponses ne me sont que d’immenses champs de points d’interrogations qui ne trouveront jamais de point à la fin de leur phrase.

Il en va ainsi de "pourquoi la Terre tourne-t-elle dans un sens plutôt que dans l'autre?", "qu'est-ce qui donne sa couleur à une fleur?", "si j'additionnais bout à bout toutes les heures où je suis resté dans Mimoune, bien au chaud, combien de jours cela ferait-il?", "pourquoi, en français, la deuxième personne du singulier prend un 's'?", "comment s'appelait le premier homme sur terre? Et qui donc l'a nommé?", "que veut dire 'pierre qui roule n'amasse pas mousse'?", "qu'est-ce que je fous assis au bord d'un précipice avec Mim' dans les bras et un vieux débris qui nous mate avec ses quatre dents?" ou bien "Sacha où on est?"...

Bref. Ce genre de questions dont la Terre est peuplé.

Hum.

Où sommes-nous?
Très bonne question. D'un point de vu métaphysique, je crois que nous sommes sur Terre car je refuse de croire qu'en Sidh il y ait des personnes aussi vilaines et fripées que ce vieux débris. Je comptais y finir mon éternité. Je viens de changer d'avis.
Bien qu'elle ne paraisse pas la Terre dont nous sommes autrement habitués, nous devons bien y être. Sur Terre.
Mim a raison. De l'eau violette. Soit. Une écume Rose. Re-soit. Des bateaux qui volent? Hum... Bon.


''Mais un vieux louche qui me traite de maudit, ça non!''



Nous sommes dans un asile naturel d'Angleterre décoré par des déments fripés, Mimoune, dis-je à Charlotte d'une voix savante qui n'en sait rien du tout.

Garder son calme en toute circonstance.
J'ai un gosse, deux femmes, quelques semaines de réclusion criminelle, trois attaques mortelles et un meurtre derrière moi, je puis dire que j'ai appris à garder mon calme. En toute occasion.

Sauf que le vieux me stresse.

Lui ferais-je savoir?
Je vais me gêner.

Excusez-nous, monsieur, pourriez-vous? Lui dis-je d'une voix trop cordiale qui signifie pourtant qu'il me gêne et que j'aimerais qu'il recule encore.

Le vieillard n'est pas dupe. Son visage a lui reste souriant. Il regarde au loin l'étrange mer bercée par un léger vent d'ouest. Il se recule finalement mais reste près de nous le temps que nous nous 'décrochions.' Je me lève, puis je dépose délicatement Charlotte sur le sol. Moins d'une seconde plus tard nous sommes tous deux à dix mètres du banc. Même pas besoin de transplaner. La peur fait courir très vite.

Je lui prends la main – 'lui' étant Mimoune car, le vieux, je ne le touche pas. La vieillesse est quelque chose de très contagieux. Nous finissons tous par l'attraper. Or, le plus tard sera toujours le mieux.

Main fraîche et blanche que j'embrasse. Je me recueille sur son état émotionnel.

Ca va, Mim'?

Qu'elle me dise oui ou non, je contrôle. Je contrôle toujours. Des fois, elle me dit que ça va, il suffit que je la retourne pour découvrir une plaie grosse comme le détroit de Gibraltar dans le dos. Mais là, visiblement, ça va vraiment. Baiser sur la tempe. Retour au vieux.

Il saura mieux que moi où nous sommes.

Où sommes-nous?

Il ricane. Nous prend pour des touristes accidentés. Selon lui, les fous c'est nous.

Mais voyons, nous sommes à L'Envers.

Hun?

Comment?
A L'Envers. Regardez autour de vous... vous ne reconnaissez pas?
Hum... Non. Franchement pas.

Il clopine jusqu'à nous et nous dévisage.

De toute façon où que vous soyez, ce n'est pas très important. Maintenant que vous vous êtes assis, vous allez devoir rester... jusqu'à ce que vous trouviez la sortie.

Cette fois, les questions existentielles me percutent comme une armée de Trolls. Je serre la main de Charlotte un peu plus fort car rien ne me dit rien qui vaille. Et quand je dis rien, c'est rien. Car quelque chose de plus angoissant que Tête Fripée me vient à l'esprit.

Mim'... je ne sais pas où nous sommes... et je crois que le pire est que je ne me souviens même plus d'où nous venons.





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MessageSujet: Re: ~†~ Et s'il n'y avait pas d'alternative ? ~†~ [Pv Sacha]   Dim 18 Mai 2008 - 6:02

" ...... Moi non plus. "

~†~ Sourcils froncés. Elle aurait des rides ? Eh bien tant pis. C'était trop louche pour que ses sourcils ne le montrent pas. Elle avait bien essayé de se souvenir... De se rappeler... Mais rien. Le néant. Ils étaient là, debout. Et avant, ils couraient pour échapper au vide. Et avant, il y avait ce vieil homme qui les regardait en souriant... Encore avant, la mer. La première chose dont elle se souvenait était l'odeur de Sacha et la sensation d'être contre lui. Mais avant ça.... Rien. Le vide total, le néant. Comme derrière le banc. La falaise qui tombait à pic. Néant.

L'Envers. Ils étaient à l'Envers. C'était peu de le dire... Charlotte était retournée. Premièrement parce que, même si elle ne se souvenait pas avoir le vertige, elle n'avait jamais été aussi près d'un précipice sans protection. Par protection, entendre balai. Et ensuite, parce qu'elle ne comprenait rien à ce qui leur arrivait... Ils étaient apparemment censés reconnaître les lieux, selon les dires du vieillard. Ce n'était pas le cas, elle n'avait jamais vu cet endroit. Dans quel monde l'écume des vagues pouvait bien être rose... ?! Mais pire encore, les dernières phrases du marin - du moins le supposait-elle - la chiffonnaient. Ils s'étaient assis... ? Non. Ils y étaient déjà en arrivant. Si toutefois ils étaient arrivés de quelque part. Ils allaient devoir rester jusqu'à ce qu'ils ne trouvent la sortie ? Parce qu'il y avait une sortie ?

De légers frissons parcoururent le corps de la jeune femme. S'il voulait leur foutre la trouille, c'était réussi... Si encore, la mer avait été normale, probablement lui aurait-elle rit au nez. Mais là... Devoir trouver la sortie... Cependant, de sentir la main de Sacha dans la sienne l'apaisait un peu. Certes ils ne savaient pas où ils étaient, comment ils y étaient arrivés, quel jour il était, quelle heure, qui étaient ces gens... Ils ne savaient pas grand chose. Mais elle savait qu'elle était avec Sacha. Ce n'était déjà pas si mal... Car alors, si lui était là, elle savait qu'ils ne risquaient rien. C'était certainement ce qu'on appelait de la confiance. Ou de la folie. Peu importe, les deux étaient vrais... A nouveau, elle jeta un regard circulaire autour d'eux, évitant soigneusement le vieil homme ridé. L'endroit semblait plutôt calme et même plaisant. S'il n'avait pas été aussi flippant... Elle tressaillit à nouveau et reposa son regard clair sur Sacha. ~†~


" Ne restons pas ici. Il me file la chair de poule... "

~†~ Elle lança un regard en biais au papy qui continuait de sourire. Trop flippant... Sans plus attendre, elle fit volte-face et tira doucement sur la main qui était dans la sienne, pour qu'ils avancent. Où ? N'importe où mais loin d'ici. Elle ne se retourna pas une seule fois mais elle sentait le regard du vieillard qui les suivait, les scrutait. Rapidement, ils atteignirent les habitations. L'endroit était un peu plus fréquenté. Il y avait quelques couples qui se promenaient tranquillement, d'autres marchaient à pas rapides, pressés. Une petite dizaine d'enfants jouaient à quelques mètres de là, riant aux éclats. Et une marchande de.... de...... de quoi ? De chvizas (??). Une marchande de choses, donc, incitaient les promeneurs à venir déguster ses spécialités. D'où ils étaient, cela ressemblait à des sortes de petits... ronds ? inconsistants et verdâtres. Hum.... Elle ne s'y risquerait pas. Pourtant une petite fille était en train d'en acheter, un grand sourire sur les lèvres. Oui mais bon, des fois, les enfants mangent n'importe quoi...

Et en plus, ils courent sans regarder où ils vont. Oui, ils venaient de s'en prendre un dans les jambes. Un gamin d'une demie-douzaine d'années qui les regardait de ses grands yeux perdus. Il s'excusa puis courut retrouver ses amis après avoir récupérer..... Hum.... Quelque chose. Ca ressemblait à un cognard mais ça ne volait pas partout pour attaquer les gens et ça semblait plus mou. Admettons. Ils croisèrent une première femme, blonde, jolie, qui les salua d'un grand sourire chaleureux. Puis ce fut un homme, châtain clair et assez grand, qui les salua franchement lui aussi. Et enfin, une petite bande de jeunes qui devaient avoir leur âge. Qui les saluèrent eux aussi en riant, comme s'ils les connaissaient depuis toujours. Elle lança un regard incrédule à Sacha mais il ne semblait pas en savoir plus, et n'avait pas l'air de les connaître non plus. Dho.... Mais où est-ce qu'ils étaient tombés...

Les boutiques se firent plus rares, laissant place aux maisons. A vrai dire, si vous lui aviez demandé quels genres de magasins c'était, elle aurait été bien incapable de vous répondre... Ils vendaient tous des objets étranges, bizarroïdes avec des noms imprononçables qu'elle n'avait jamais vu de sa vie. Mais étrangement, elle arrivait tous à les associer à des objets réels, auxquels ils ressemblaient plus ou moins. Si la notion de réel était encore envisageable ici... Ce qui était incontestable pour le moment, étaient ces trois hommes qui avançaient vers eux. Contrairement à tous les autres, ils n'avaient rien de décontractés et semblaient même plutôt crispés. Ils étaient habillés tous les trois à peu près de la même façon, pantalon noir et T-shirt kaki sans manche. Et aussi, autre détail notable, ils avaient chacun un bracelet jaune. L'un était brun et assez petit. L'autre plutôt svelte et blond. Et le dernier, assez bien portant et les cheveux... bleus. Uh. N'empêche qu'ils avançaient vers eux... Elle regarda rapidement par derrière, mais il n'y avait personne. Elle doutait fortement qu'ils allaient les saluer aussi chaudement que ceux qu'ils avaient croisés jusque là. Ca se voyait sur leur visage... Et en effet. Ils se plantèrent devant le couple, pas un bonjour, rien. Le grand prit la parole d'une voix un peu rude. ~†~


- Où sont vos bracelets ?
" Pardon ? "
- Vos bracelets ?
" Nos quoi ? "
- Vos bracelets !!
" Ah. "
- Où sont-ils ?
" Nous... Nous les avons perdus. "
- Vous vous fichez de moi ?
" Non. "
- Alors où sont-ils ?
" Hum..... "

* Bouse.... Sacha ? Trouve quelque chose... Surprised *
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Sacha de Lansley
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MessageSujet: Re: ~†~ Et s'il n'y avait pas d'alternative ? ~†~ [Pv Sacha]   Lun 19 Mai 2008 - 19:48

'T'es marrante, lui dis-je par la pensée, ils ont raison! Ils sont où nos bracelets? Tout le monde en a sauf nous...'

Je ne suis pas en pleine crise de jalousie car porter ou posséder un bracelet m'indiffère parfaitement. Seulement, si le bracelet est pour ce peuple une sorte de carte d'identité, alors nous n'en avons pas. Ni bracelet. Ni carte. Ni identité. Ici, nous ne sommes personne. Pour que ces trois molosses nous laissent tranquilles, il va falloir très vite devenir quelqu'un. Car – devinez la bonne blague – cela fait quatre fois que j'essaye de transplaner et que je ne bouge pas d'un centimètre si ce n'est lorsque mes jambes s'activent à me transporter. Il en va de la même efficacité pour ma baguette que je presse vainement en envoyant des sortilèges d'Oubliette.

Les trois hommes n'oublient rien. Surtout pas ce qu'ils nous demandent avec impatience. Et ça recommence.


Mademoiselle, monsieur, si vous n'avez pas vos bracelets vous allez être obligé de nous suivre.
C'est 'madame', dis-je, me préparant à faire ce que tout homme en danger ferait à ma place.

Je retrousse lentement mes deux manches. Ils suivent comme un seul homme le geste de mes mains. J'avance d'un pas vers eux avec quiétude en leur tendant mes deux poignets déshabillés d'un quelconque bracelet. Ils regardent intrigués puis, toujours en un même mouvement synchrone, ils relèvent leurs visages exaspérés vers moi.


Pas de bracelet, constatent-ils nerveusement d'une seule voix.
Non. Pas de bracelet, dis-je.

Alors, je frappe. Une violente gauche pour celui qui est à droite. Une droite plus faible pour celui qui est à gauche et un bon coup de genoux dans le ventre pour celui qui est au milieu avec ses cheveux tous bleus. J'attrape Charlotte par la main avec précipitation et nous courons droit devant. Par le chemin d'où provenaient les trois mystérieux hommes.

Ils se remettent assez vite des coups et se lancent à notre poursuite. Nous courons sans relâche mais ne trouvons rien pour nous cacher ou pour les semer. Sur le chemin, quelques habitants nous font des signes de la main. Ils nous saluent en souriant, ignorant ce dont ils viennent d'être témoin. Restant aimables. Restant insouciants. Indifférents. Une pensée idiote me passe par la tête: ils ne nous voient pas comme nous sommes. Ils nous prennent pour quelqu'un d'autre. Je veux nous regarder dans un miroir.

Derrière nous, les daltons se séparent. Ils connaissent parfaitement les lieux. Lorsque nous atteignons les limites de cette étrange ville et qu'une haute colline se découpe au loin dans le paysage, le brun arrive par notre gauche et manque d'attraper Mimoune par l'épaule. Je ralentis seulement deux secondes. Avec la vitesse, je jette presque Charlotte devant moi pour la forcer à continuer d'avancer et dans la continuité de mon retournement, je balance un autre coup de poing en direction d'Avrel mais, cette fois, l'homme esquive. Demi-tour droite. Je rattrape Charlotte mais m'arrête pour dévier sur la gauche. Les deux autres arrivent par devant. De la colline. Comment ont-ils fait ça? La colline est vaste et vide. Le terrain est dégagé. Nous les aurions remarqué s'ils nous avaient dépassé. Quel est cet endroit?

Tiens. Je n'ai pas essayé la magie sans baguette.
Nous stoppons notre course. Les trois hommes, essoufflés, ralentissent et nous regardent victorieux en continuant de nous cerner. Nous sommes pris.

'Impedimenta!' fais-je, levant mon bras vers le blond.

Il se met à marcher au ralenti sous les yeux ébahis des deux autres. Ils s'arrêtent.
Un silence.
Ils se regardent. Paniqués.

Je recule d'un pas en gardant Charlotte contre moi.

Les deux hommes qui ne sont pas ensorcelés s'agenouillent devant nous.


Excusez-nous! Pardonnez-nous! Nous ne savions pas que vous étiez les Azgiris.

Je ne sais pas ce qu'est un Azgiri, un chvizas, un mwhnell ou un gorgnion mais, du moment qu'ils sont à genou devant nous, ça me va.

Hum... Oui. Nous sommes des... enfin. Pourquoi n'y avez-vous pas pensé plus tôt? Me mets-je à biaiser pour en savoir en plus. Toujours sur mes gardes. Je n'oublie pas que je ne sais pas ce qu'est un Azgiri et si un Azgiri est une offrande faite en sacrifice à un quelconque Dieu glouton du pays des déments, je m'en passerais bien.
C'est que vous n'avez pas de bracelets. C'est la première que nous rencontrons des Azgiris, nous ne savions pas sous quelle forme ils se présenteraient.
Nous pensions que vous veniez d'Alendroit, nous informe le second.

En voilà une bonne. Alendroit.
J'arque des sourcils perplexes au possible en direction de Charlotte.


Et?
Et bien... nous sommes toujours en guerre contre eux. Nous essayons de les repousser des frontières de notre terre. Nous attendions la venue des Azgiris depuis des semaines pour nous aider.
Evidemment.
Oui.
Bon, bon, bon. Maintenant que vous savez que nous sommes les... les... les Azgiris – je ne me crois tellement pas quand je prononce ce substantif idiot – laissez-nous rentrer.
Rentrer? Rentrer où ça? Vous ne pouvez pas rentrer sans trouver la sortie, dit l'un.
Et comment allez-vous rentrer sans interroger l'Oracle de Rijikiel? Complète l'autre.

OK... je me frotte les sinus. Je suis arrivé au comble de la consternation.

'Mim'...'





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MessageSujet: Re: ~†~ Et s'il n'y avait pas d'alternative ? ~†~ [Pv Sacha]   Ven 23 Mai 2008 - 1:50

~†~ Sans un mot pour le moment et suite à la plainte dans son esprit, la jeune anglaise serra un peu plus fort la main de Sacha dans la sienne. Elle se serra plus fort tout court contre lui en fait. Quand il en venait à se tripoter l'arête du nez, c'est que ça n'allait plus. Dans un geste instinctif et plus inconscient qu'autre chose, elle se mit à tracer de légers cercles de son pouce sur la main du jeune homme qui se trouvait dans la sienne. Probablement sa manière de dire que ça allait bien se passer... Bien que ce n'était pas vraiment cela le problème. Ils venaient de courir - elle se félicita de ne pas avoir mis de talons hauts aujourd'hui, bien que la jupe ne soit tout de même pas très pratique -, et Sacha s'était battu - so sexy... . Ils s'étaient fait encerclés par les trois hommes étranges qui voulaient à tout pris leurs bracelets. Oh si c'était cela, elle pouvait leur en fabriquer s'ils voulaient, ce n'était pas un problème... Mais le danger semblait pour le moment écarté, puisqu'ils s'étaient mis... à genoux devant eux. Carrément. Le problème pour le moment, était qu'ils les prenaient pour ce qu'ils n'étaient sûrement pas. ~†~

* Humpf. Après Ancalìmon, Azgiri maintenant. Je pourrais pas juste être Mimoune.... ? *

~†~ Bien. Résumons. Ils s'étaient assis sur un banc maudit, tout le monde les saluait et leurs souriaient comme s'ils avaient toujours vécus là, ils n'avaient pas de bracelets et s'étaient faits coursés pour cela - elle n'avait d'ailleurs pas encore totalement repris son souffle -, et ils n'avaient jamais vu de magie sans baguette et les prenaient pour des Azgiri. Sans oublier qu'ils devaient aller voir un Oracle pour trouver une sortie... Vu sous cet angle, c'était tout de suite beaucoup plus clair.... Ahem. Il fallait qu'elle trouve quelque chose à dire, d'intelligent si possible. Sinon Sacha allait faire une crise de nerfs... Réfléchis Charlotte, réfléchis... ~†~

" C'est quoi un Azgiri ?
C'est loin Alendroit ?
C'est qui Rijikiel ?
C'est par où la sortie ?


Hum.... Bien... Je.... Hum.... "


* Ah oui, très intelligent ça, parfait ! Le Mimoune *

" Je suppose que nous n'avons pas d'autres choix que d'aller voir cet... Oracle ? "

Vous aurez toujours le choix.

~†~ C'est cela oui.... Alors, ils pouvaient faire le choix de rentrer.... de rentrer hum.... de rentrer d'où ils venaient, et tout ça sans avoir à chercher une quelconque sortie. Non ? Non, évidemment. Cela aurait été trop simple... Mais quelque chose la chiffonnait dans cette réponse. Ils auraient toujours le choix. C'était, en apparence, une phrase banale que beaucoup de personnes disaient, mais elle n'aimait pas la manière dont il l'avait prononcée. Trop calme et peut-être trop rassurante. Elle n'aimait pas cet endroit... Mais puisque de toute manière ils étaient coincés ici, et qu'ils devaient voir l'Oracle de Rijimachin pour trouver la sortie.... Autant y aller non ? Elle leva une moue dubitative vers son époux puis se décida finalement à parler avant de changer d'avis... ~†~

" Allons interroger cet Oracle... "

~†~ Dix minutes plus tard, ils étaient revenus non loin de la falaise. Les trois hommes les avaient accompagné, marchant devant eux avec politesse et respect. C'était très étrange, comme sentiment, de se faire presque vénérer... Surtout qu'elle n'avait rien fait. C'était Sacha qui savait lancer des sorts sans baguette, pas elle. Enfin... Les trois hommes s'approchèrent du vieux marin - encore lui ?! - et lui expliquèrent plusieurs choses à voix basses. Elle ne les entendit pas et ne capta que quelques mots "Azgiri", "venue", "Oracle", "sortie" et "Rijikiel". Rien de bien nouveau en somme.... Le visage déformait pas les rides du vieil homme se tourna vers le couple et il leur sourit plus grand. Il n'avait presque plus de dents... Un nouveau frisson parcourut son échine alors qu'il leur annonçait qu'il allait les guider jusqu'au temple. La jeune anglaise râla tout bas, sourcils froncés : " Oh nan, je veux pas qu'il vienne... ", mais n'eut de toute manière pas vraiment son mot à dire...

Le papy leur demanda de le suivre et les trois Saint-bernard se placèrent derrière les deux jeunes gens, pour être sûrs qu'ils avancent. Charlotte n'avait toujours pas lâché la main de Sacha. Et ce n'était pas dans ses projets immédiats... C'était bête mais cela la rassurait. Elle avait l'impression que si elle le lâchait, il allait disparaître. Elle allait tourner la tête et, quand elle ramènerait son regard vers lui, il ne serait plus là. Parti vers un elle-ne-savait-où lointain où elle ne pourrait pas accéder. Il aurait finalement trouvé cette fameuse sortie et n'aurait pas eu le temps de la lui montrer. Il se serait fait invité par ces gens qui semblaient les connaître et n'aurait pas pu la prévenir. Il aurait sauté de la falaise directement dans l'eau violette pour échapper à tout ça. Il ne serait plus avec elle. Alors non, elle n'avait pas envie de séparer leurs doigts entremêlés...

Ils traversèrent ainsi une autre partie de la ville, celle menant au vrai port. On la salua encore chaleureusement. Cela en devenait troublant... Elle se surprit même à lancer un ou deux vagues sourires. Le port n'était pas très loin, à peines quelques minutes de marche. Il était assez grand et comportait plusieurs larges quais à côté desquels étaient accotés de magnifiques navires. La plupart étaient majestueux, certains plus imposants que d'autres. Mais ils avaient tous des dizaines de voiles... Immenses toiles qui dansaient au rythme que leur imposait le vent... Ils passèrent plusieurs quais et atteignirent finalement une extrémité du port. Là se trouvait un petit bateau. Lui aussi avait quelques voiles, mais beaucoup moins que ceux qu'ils avaient eu le loisir d'admirer. Comme il y avait moins de choses à contempler sur le bateau en lui-même, le fait qu'il ne touche pas l'eau lui sauta aux yeux... Il flottait bien à trois mètres au-dessus des vaguelettes... Et ils allaient monter là-dedans ? Humpf.

Onizak - c'était le prénom bizarre du grand-père bizarre - lança une échelle faite de cordes qui alla s'accrocher sur le ponton de manière à ce qu'ils puissent grimper. Onizak passa le premier. Puis l'un des trois hommes. Charlotte ne consentit à monter que si Sacha passait derrière elle. Et puis quoi encore, elle était en jupe !! Ils arrivèrent sur le pont du navire et, une fois tous à bord, Onizak alla se placer derrière une grosse roue en bois. Ils se mirent à avancer au-dessus de l'eau sans qu'aucun bruit ni aucune vague ne les atteigne. Là encore, le trajet ne dura pas très longtemps, quinze minutes tout au plus. Ils s'étaient éloignés de L'Envers - si c'était bien le nom de la ville - et avaient bifurqué vers la droite. Il n'y avait que des falaises et la mer à perte de vue... Et puis un petit renfoncement, dans lequel le navire se glissa. Une vue magnifique s'étendit devant leurs yeux alors que le grand blond prenait la parole. ~†~


- Nous y voilà. Rijikiel. Lorsque nous aurons mis pied à terre et passé les grandes portes là-bas au loin, vous et votre jeune amie
" Femme. "
- Peu importe...
* Et ma main dans ta figure, peu t'importe aussi ? Le Mimoune *
..., lorsque nous aurons franchi ces portes, vous Monsieur, irait à gauche, et vous Madame, irait à droite.
" Hors de question. "
- Pardon ?
" J'ai dit non. Nous ne nous séparerons pas. "
- Mais il le faut, pour que vous vous prépariez à rencontrer l'Oracle !
" Sacha ? "


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MessageSujet: Re: ~†~ Et s'il n'y avait pas d'alternative ? ~†~ [Pv Sacha]   Dim 21 Déc 2008 - 18:48

'Quoi Sacha?'

Sacha est aux abonnés absents. Du moins, tente-t-il de le faire croire.
Sacha, il fait mine de regarder au loin les deux statues gardiennes d'un excentrique bâtiment aux vitraux opaques qui s'élèvent des sols escarpés qu'approche l'embarcation.
Sacha, il tâche de refouler le moindre signe subreptice de désappointement qui pourrait trahir sa contrariété.
Enfin, bref. Sacha fait la gueule.


Quand il nous fut demandé si nous voulions aller voir l'Oracle de Rijikiel, qui a dit 'Olé! C'est trop cool. Courons nous faire shamaniser'?

Pas moi.

Moi, je me la fermais – pour une fois – en attendant qu'on nous dise: 'Merci bien d'être passés. Circulez. Il n'y a plus rien à voir. Nous allons attendre les prochains Azgiris qui accepteront courtoisement de nous accompagner à Rijikiel.' Oui, mais, voilà, messieurs, dames, quand il nous fut demandé si nous voulions aller voir l'Oracle de Rijikiel en prétendant que nous avions le choix, Mim' a accepté.

Comment ça,
'Allons interroger cet Oracle'?

Alors, il n'y a pas de 'Sacha?' qui tienne quand – résultat des courses – on nous demande de surcroît de nous séparer.

Je me délecte. Le tout sans lâcher la main de ma femme.


Mais, chérie,
fais-je ironique, puisqu'il faut rencontrer l'Oracle avec lequel que tu as cordialement accepté d'aller discuter – 'et pas moi' – il faut suivre les règles.

Nous accostons. Je me lève. Onizak, pour la première fois un brin méfiant, me suit des yeux.
J'embrasse Charlotte sur la tempe avec plus de facétie que de délicatesse.


Allons-y, Madame de Lansley. J'ai tellement hâte!
Jusqu'à ce que la mort nous sépare, c'est bien ça?


Je ne peux m'empêcher ce genre de sarcasmes. C'est maladif. Chronique. Difformité sédentaire qui me sabre le visage depuis mes plus jeunes années. Là. Cachée dans mon sourire.
Fichtre Goule! Que c'est bon et comme on se sent délesté de tout, après quoi!

Sourire d'aise.

Onizak nous ouvre la route de son sempiternel air satisfait et de son pas claudiquant. Les trois Daltons la ferment – la route... et leurs bouches aussi
– avec une toute nouvelle commisération qui ne me va pas. Je préférais quand ils tiraient la tête. Cela me rassurait.

Nous gravissons les marches de pierre jusqu'au sanctuaire. Mon sourire tout beau est revenu depuis que j'ai laissé transparaître ce qui m'ennuyait quand nous quittâmes Alenvers. Et maintenant? Idiot que je suis. Soldat marchant avec gaité vers le poteau d'exécution? Kamikaze écervelé au bras de sa future veuve...? Jusqu'à ce que la mort nous sépare, disais-je? Je ne l'attendais pas si tôt, La mort. Oh. Traitez-moi de défaitiste! J'adore être plaint. Non. En réalité, j'aime bien me faire mousser pour amplifier le côté dramatique des situations les plus dérisoires. Hum.

Nous atteignons les portes de Rijikiel. Onizak. Puis, moi. Puis, Mimoune. Et enfin, les triplets. Ma main sévèrement ancrée dans celle de Madame a du mal à s'en détacher lorsque le regard radieux du vieux fou réitère en silence l'impératif de se séparer. Plus dur de jouer le troll, à présent. Ma main libre va à la chevelure de Charlotte. Mon visage changé en un sourire confiant s'approche du sien. Un murmure accompagne mon baiser:

A tout de suite?

Bien sûr 'à tout de suite.' Comment pourrait-il en être autrement? Je ne peux vivre sans elle – mais me reposerai la question le jour où j'apprendrai que Madame de Lansley fait de la résistance, ou plutôt, de l'Opposition – aussi n'est-il pas dans mes desseins de la perdre maintenant. Ni un Oracle ni un vieux chelou ni des bateaux qui volent sur l'eau n'objecteront aux vœux que je lui fis un jour. La protéger, l'aimer et la chérir. Plus importants et placés bien avant que la mort nous sépare.

Lèvres pressées.
Cœur agressé.
Bouches séparées.
Orgueil blessé.

Dernier chuchotement, à l'oreille:

Et puis, tu as ta bague de fiançailles, me vois-je lui rappeler.
Charlotte de Lansley, n'oublie pas que je t'aime.

Pim et Pam vont sur la droite où, à première vue, ne se trouve rien d'autre qu'un large mur de pierre crayeuse. Erratum. Leurs quatre mains soutenues par leur souffle de buffle poussent la cloison qui se dévisse et laisse entrevoir une longue excavation de rocaille. Le dernier, Poum, l'homme aux cheveux bleus, retire son bracelet et le tend à Charlotte.

Passez-le. Il prendra la couleur de vôtre âme.

Sur notre gauche, Onizak me fait signe d'approcher de lui. Je n'obtempère pas tout de suite. Regard monolithe inlassablement posé sur Charlotte qui s'éloigne... Ignorant Gueule de Char Pei. Ce dernier m'approche alors comme s'il allait... hun? Oh. Oh, oh! Je reviens à moi. J'espère qu'il ne va pas m'embrasser. Sursaut en arrière. Je suis outré. Bras tendu devant moi, un sortilège quelconque crépitant au bout de mes doigts.

Hum...?
Stoïque, il me fait seulement signe de me pencher. Je baisse mon bras. Me penche. Il me parle tout bas. Je tends l'oreille:


Vous la retrouverez bien vite... ne vous inquiétez pas.

Le vieux rit intelligemment et me tend à son tour son bracelet bleu turquoise. Après un instant d'hésitation de ma part où il en profite pour s'écarter et pousser une haute porte de chêne qui se trouve sur notre gauche, je passe le bijou. L'objet prend une teinte grise argentée. Les yeux clairs du vieil homme se posent sur mon poignet. Il pouffe avec satisfaction tout en me désignant l'issue qu'il vient d'ouvrir:

Que veulent dire ces couleurs?

Il ne me répond pas et son sourire inaltérable me prouve bien qu'il ne se servira plus de sa bouche que pour me sourire un adieu.

Je passe la porte qu'il referme sur moi.





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MessageSujet: Re: ~†~ Et s'il n'y avait pas d'alternative ? ~†~ [Pv Sacha]   Mer 24 Déc 2008 - 5:33

~†~ Oh Merlin... Ce qu'elle pouvait détester lorsqu'il faisait cela... Lorsqu'il se montrait ironique. Evidemment, la plupart du temps cela l'amusait, quand c'était pour repousser des imbéciles qui demandaient des autographes, ou des idiots qui se montraient trop curieux, ou des crétins tout court. Mais, lorsque c'était dirigé vers elle sans que ce soit sur le ton de la plaisanterie - du moins elle ne le prenait pas ainsi -, cela la faisait forcément beaucoup moins rire... Comme cette fois où, trois ans plus tôt, ils avaient passé un week-end à Pré-au-Lard et où il n'avait pas arrêté de ronchonner durant leur pique-nique dans la Cabane Hurlante. Sauf que cette fois-là, elle l'avait pris sur le ton de la taquinerie. Et qu'aujourd'hui, alors qu'elle lui demandait ce qu'il pensait du fait qu'ils soient séparés, il se moquait. Elle n'aimait pas ce "chérie" railleur qui sonnait comme une insulte. Il n'avait pas envie d'aller voir cet Oracle. Bien ! Parfait ! Alors quoi, il était prêt à la donner en pâture à ces adorateurs d'Azguiris pour y échapper ?! Humpf... Si elle avait pensé qu'ils avaient réellement eu le choix, elle n'aurait pas accepté. Elle avait autant envie de voir l'Oracle de Rijikiel que de savoir le goût d'un mwhnell...

Si elle n'avait pas aimé sa manière de lui faire comprendre qu'ils allaient effectivement être séparés, elle détesta littéralement ses mots suivants. Elle faillit d'ailleurs le repousser lorsqu'il se pencha pour l'embrasser sur la tempe. Jusqu'à ce que la mort les sépare ? Et cela le faisait rire ?! Les yeux perçants et assassins de la jeune brune se plantèrent dans ceux de Sacha et le fusillèrent du regard. Si elle avait pu, elle l'aurait avadé sur place. Hum, enfin peut-être pas mais bon... Ce n'était pas drôle. Brusquement, elle détourna son visage pour contempler la vaste étendue d'eau. Elle se mordit la langue sans dire un mot, fixant l'horizon de manière entêtée. C'était ça où elle s'énervait... Ses yeux restaient obstinément immobiles, observant le dos du vieux marin qu'ils suivaient, avançant vers leur future séparation. Durant tout le trajet qui les mena aux portes de Rijikiel, elle ne décrocha pas un mot ni ne jeta un regard aux trois hommes qui marchaient derrière eux et encore moins à Sacha. Maintenant, c'était elle qui boudait. Et elle ne savait pas ce qui l'empêchait de retirer tout de suite sa main de la sienne.

Le temps de se quitter était venu. Et, bizarrement, Sacha n'avait pas l'air si pressé que cela... Elle aurait pu se dégager lorsqu'il se pencha vers elle mais elle ne le fit pas. C'était peut-être leur dernier baiser après tout - humouuur. A tout de suite ? Pas de réponse. Charlotte se contenta de garder un visage impassible, le regard totalement inexpressif. Ce n'était pas qu'elle faisait encore la tête - même si c'était encore vrai - mais elle ne savait tout bonnement pas quoi répondre. "Oui, bien sûr, on se retrouve dans une minute" ? "Non, on va être séparés par ta faute et je ne sais même pas quand on se reverra, si on se revoit" ? Ni l'un ni l'autre. Elle ne répondit pas parce qu'elle n'avait pas de réponse. Elle ne savait pas où ils allaient ni en quoi consistaient les préparatifs pour la rencontre de l'Oracle. Alors non, elle ne savait si "à tout de suite". Cependant ses derniers mots firent fondre sa rancoeur comme neige au soleil et, plus encore, lui insufflèrent une bribe de confiance. Oui elle avait sa bague - marchait-elle ici ? -, et oui, il l'aimait. Alors oui, à tout de suite. Pourquoi diable avait-elle douté ?

Lentement, elle retira sa main de celle de son mari, avec regret, et se saisit du bracelet que lui tendait Poum. Elle jeta un dernier regard à Sacha avant de se détourner pour suivre Poum qui l'entraîna au-delà de l'ouverture qu'avait fait apparaître Pim et Pam. Chemin souterrain, galerie creusée dans la roche faiblement éclairée par quelques torches suspendues à intervalles réguliers le long du mur. Sans dire un mot, Charlotte avançait, regardant droit devant elle, sans lâcher Poum du regard - il faudrait qu'elle pense à lui demander son prénom... Elle ne sut combien de temps ils mirent. Une minute ? Deux ? Trois ? Plus ? Elle ne savait pas. Il faisait tellement sombre. Et puis, le décor ne changeait pas beaucoup... Ils ne croisaient même pas un carrefour de galeries, à moins qu'elles soient toutes dissimulées, tout comme l'entrée ? Après un petit moment qui commença à paraître long à la jeune anglaise, ils arrivèrent finalement à la sortie du tunnel et atterrirent dans une petite cour pavée où s'élevait une petite fontaine de pierre. Elle avait toujours le bracelet à la main et ne l'avait pas encore enfilé, ce que Poum ne manqua pas de remarquer... ~†~


Vous devez le mettre.

~†~ Après un regard lourd de sous-entendus, la jeune brune se décida finalement à le glisser autour de son poignet. Elle attendit une ou deux secondes sans que rien ne se passe jusqu'à ce que la couleur du bracelet ne change. Il devint noir, orné de petites stries oscillant entre le pourpre et le saphir. Alors c'était de cette couleur-là qu'était son âme ? Elle releva un regard interrogatif vers Poum mais il semblait visiblement contrarié. Il fixait le bracelet avec désapprobation, et elle ne put s'empêcher de poser la question. ~†~

" Qu'est-ce que ça signifie ? "

~†~ Mais elle n'eut pas de réponse. L'homme aux cheveux bleus se contenta de se détourner et de lui faire signe de le suivre. Il emprunta un couloir à l'intérieur du bâtiment qui donnait sur la cour et ils se remirent à marcher. Ils ne croisèrent personne. Pas d'Oracle, pas d'enfant, pas d'homme, pas de femme... Personne. Même pas un chat. Comme dans la galerie souterraine, le chemin était éclairé par des torches disposées tous les deux ou trois mètres, même s'il faisait plus clair grâce aux autres couloirs qu'ils croisaient et aux portes ouvertes. Ils continuaient de marcher et, après quelques instants, ils arrivèrent dans une seconde cour. Celle-ci était beaucoup plus sombre et petite. Repliée sur elle-même. Il y avait, au centre, un petite scène sur laquelle était posé un étrange instrument de bois. Elle s'arrêta quelques secondes pour le détailler, se demandant quelle pouvait être son utilité. Il y avait deux trous dans les planches au sol, peut-être pour passer des pieds. Une ceinture de cuir au niveau de la taille. Deux chaînes qui pendaient pour recevoir, certainement, des poignets. Et une lanière cloutée au niveau... de la tête. Elle aperçut même quelques tâches rouge sombre à divers endroits. Poum avait fait demi-tour en voyant qu'elle s'était arrêtée. ~†~

" Qu'est-ce que c'est... ?! "

C'est le Blâmeur.
" Le quoi ? "
Le Blâmeur.
" A quoi sert-il ? "
Je ne l'ai personnellement jamais vu fonctionner mais il punit ceux qui se sont fait passer pour les Azguiris.
" ... Il y en a ? "
Plus que vous ne l'imaginez.
Je ne sais pas comment les autres ont réussi à venir jusqu'ici en se faisant passer pour les Azguiris. Comme je vous l'ai dit, vous êtes les premiers que nous voyons.

" Bien sûr, puisque nous... sommes les Azguiris. "

* Ahem... *


Pas de doute là-dessus. Nous l'avons vu de nos propres yeux. Peut-on continuer ?

~†~ Un dernier regard au Blâmeur, avant d'acquiescer et de se remettre en route. Cette machine lui avait collé la chair de poule... Et... Et s'ils se trompaient ? Et s'ils se trompaient et qu'ils n'étaient pas les Azguiris ? Tout ce qu'elle savait des Azguiris était qu'ils venaient pour aider dans la guerre contre Alendroit. Mais comment ? Et pourquoi ? Quelle guerre ? Et comment l'Oracle pourrait-il les aider à rentrer ? Elle fut interrompue dans ses réflexions nébuleuses par Poum qui ouvrit une porte et lui demanda d'entrer. C'était ici qu'elle devrait se préparer pour aller voir l'Oracle. Elle devait brûler une bougie, faire un trait sur sa main droite avec la boue qui se trouvait dans un petit récipient sur une table, boire le liquide rougeâtre dans la coupe sur la même table, enfiler la longue toge écrue poser sur la chaise et attendre que l'on vienne la chercher. Et quand retrouverait-elle Sacha ? Bientôt, qu'on lui dit. La porte se ferma et elle se retrouva seule. Elle observa la pièce pendant quelques instants avec curiosité avant de se mettre à faire ce qu'on lui demandait. C'était complètement ridicule mais bon... Il fallait suivre les règles, pas vrai ? Une fois prête, elle s'assit sur la chaise et attendit. De longues minutes, interminables... Elle se demandait même si on ne l'avait pas oubliée lorsqu'enfin, on frappa à sa porte. ~†~
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Sacha de Lansley
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MessageSujet: [Aucun]   Jeu 25 Déc 2008 - 21:46

Alors que je crois qu’Onizak va m’accompagner, il referme la porte derrière moi. Il n’y a personne pour me voir pourtant je joue celui qui n’est pas surpris. Je le joue seulement.

Et bien, allons-y Sacha, me dis-je à moi-même avant de me détourner de la porte. J’avance paisiblement, du moins me le fais-je croire aussi. Je ne suis pas paisible. Je suis énervé. Indigné qu’on me laisse trouver seul la solution à des Azgiris dont, soit dit en passant, la définition réelle m’échappe toujours.

Le couloir ne laisse aucune place au doute. C’est toujours tout droit. Aucune bifurcation, aucun ornement, aucune signalétique pour m’orienter autrement qu’aux tréfonds de ce droit et long couloir. Pas de fenêtre non plus mais j’ai la sensation que je m’enfonce dans les profondeurs d’une montagne. L’air est plus frais et plus humide. Des torches, suspendues à équidistance les unes des autres, illuminent ce chemin irrémédiablement droit.

Le plafond voûté accueille les ombres des recoins. Je trouve l’endroit propre pour l’âge qu’il doit avoir. Où suis-je donc? Un peu de temps passe avant que je rencontre un premier virage. Je dois être en train de contourner une pièce recelée derrière les grosses parois de pierre.
Ne trouvant nul autre divertissement que de me faire la conversation à moi-même, je sifflote pour tester l’écho, m’épate devant sa musique étouffée, peste contre Alenvers, Alendroit et Alalala. Le couloir doit être encore long. La température remonte de quelques degrés.

Je m’abîme dans quelques pensées nostalgiques. Je pense à Noah et mes pensées s’étirent jusqu’à son adolescence. Elles font des bonds d’années en années jusqu’à ce que je prévoie, sous la forme de flashes, le futur dans lequel j’aimerais le voir. A présent que je suis cloîtré dans ce tombeau de roche, les mois que je perdis à me demander quelle sorte de père ce pauvre enfant allait avoir ou comment éviter de le rencontrer sans perdre l’amitié de sa mère, me font honte. Je le trouve trop court le temps des moments bons. Je le trouve trop lourd le temps des interrogations où, réfléchissant et théorisant, nous manquons à la vie. Il y a ces années où rien de mieux que moi ne comptait. Ce n’est pas que je compte moins mais je compte différemment. Je compte pour un, deux, trois. Je ne suis plus seul et c’est ce qui a tout changé.

Pas seul. Pourtant, que ce long couloir me ramène au passé! Je filais tout droit sans un regard derrière. Heureux de cette solitude. Le mot bonheur n’existait pas et me semblait désuet. Le mot confort l’avait remplacé. La solitude et l’ennui renvoient à de drôles de thèses. Aujourd’hui, cela ne veut plus rien dire. J’aspire à une simplicité que je boudais avant.

Une porte. Je la pousse sans redouter ce que je pourrais y trouver derrière. Sans méfiance. J’aimerais en finir. Quelle épreuve doit-on subir pour prouver qu’on est un Azguiri et ne pas finir la tête coupée?

La pièce où je débouche est grande et circulaire. Un haut foyer brûle en son centre. Ses flammes lèchent le plafond. Autour de l’âtre, je devine des formes blanches qui alimentent le feu. Je m’approche incrédule. C’est bien ce que je pensais. Ce sont des os humains. Dans le détail, cette pièce est à vous glacer l’échine. Sur le rebord de cette étrange cheminée, du sang séché mélangé à du sang plus récent suinte les meurtrissures d’hommes ou de femmes ici torturés.

Hum, délicieux.
Et maintenant?


Je ne m’y attendais pas. Mes radars sont muets. Une présence se détache de l’ombre et m’approche de dos. Je ne la sens qu’à la dernière minute. Juste assez pour me retourner violemment et saisir le premier bras que je trouve pour le bloquer dans le dos du corps auquel il appartient. Un petit dos recouvert d’une longue chevelure brune.

C’est une blague, fais-je en me baissant par-dessus l’épaule féminine que je tiens bloquée devant moi.

Lâchez-moi si vous ne voulez pas avoir d’ennui,
m’impose-t-elle d’une voix calme.

J’obéis à l’injonction en éclatant de rire:

Ne me dites pas que l’Oracle est une môme! Aller, tu as quoi? 13? 14 ans à tout casser?
J’ai seize ans.

Je lui désigne le foyer:

C'est ton oeuvre le barbecue? Ce sont des offrandes à ton Oracle?
Non, ce sont les maudits, les traites. Vous êtes l’offrande, Azguiri. Je suis là pour vous préparer.
Pop, pop, pop… On ne m’avait pas dit ça comme ça, dis-je en reculant, près à me servir du tison que j’approche pour embrocher sans atermoiement la jeune fille qui vient d’apparaître.
On ne va pas vous tuer…
Une offrande pour quoi, dans ce cas?
Je m’appelle Kino. Et vous?
Sacha, finis-je par lui répondre après avoir jugé qu'il n'y avait aucun risque à lui dire la vérité. Après tout, dans ce monde, mon prénom est à peu près la seule chose dont je sois sûr de maîtriser le sens.
Sacha, je dois vous préparer pour rencontrer l’Oracle. Il vous verra et répondra à vos questions. Il jugera si vous êtes l’Azguiri que nous attendions… votre présence et celle de la Dame sont en elles-mêmes l’offrande. Il lui suffira d’un regard pour savoir.
Et après?
Après? Sourit-elle en entreprenant d’ôter ma chemise ce qui provoque un vif mouvement de recule chez moi, après, c’est la guerre, Sacha.

Elle s’avance une nouvelle fois. Je la laisse faire avec curiosité et passivité. Je suis soudainement en train de penser que de l’autre côté du temple, un adolescent est peut-être en train de déshabiller Charlotte. Ce qui ne me plaît guère.

Kino ne retire que la chemise et passe sur tout mon buste un onguent au parfum que je ne saurais décrire. Agréable. Le parfum. Quant aux mains de la gamine sur mon corps, jamais toucher ne m’a autant écoeuré. Quand elle en vient aux bras, elle prend ma main et regarde le bracelet, intriguée.

Argent…

Je ne dis rien. Espérant qu’elle m’en apprendra plus sur la signification de la teinte mais elle ne dit rien de plus. Je remarque enfin son propre bracelet. Il est rose.

Et toi, rose,
je risque à dire.

Elle sourit et termine d’appliquer le liquide gras sur mon bras.

Evidemment qu’il est rose, je suis Dothermâ. Fille pure. La fille du temple.

Elle sort de la poche de sa robe un ruban blanc de quelques centimètres et commence à l’enrouler autour de ma taille. J’imagine qu’elle prend beaucoup de plaisir et d’amusement à faire ce qu’elle fait car elle commence à sautiller et chantonner tandis qu’elle me contourne, une fois, deux fois, plusieurs fois… le petit bout de ruban devient aussi extensible et long que nécessaire pour recouvrir tout mon corps. Appliqué sur l’onguent, il colle à la peau… quand elle termine, le tissu s’harmonise et devient… un… une sorte de… je passe ma main dessus… une sorte de seconde peau qui épouse parfaitement la première…

Avec ça, me dit Kino avec plus de familiarité, quand tu partiras vers Alendroit, il ne pourra rien t’arriver. Aucune flèche ne te transpercera. Il ne te reste plus qu’à passer la cape…

Se mettant sur la pointe des pieds, elle dépose une cape de velours gris sur mes épaules. Je l’aide dans sa tentative en me baissant un peu. Elle en profite pour passer la main de son bracelet sur mon front. Sourire enfantin et encourageant:

Je suis sûre que tu es un Azguiri. Ca se voit dans tes yeux. Et un bracelet d’argent, ça ne trompe pas.

La jeune fille me désigne une porte:

Vas-y… c’est par là.

Pas d’au revoir. Pas de remerciement. Je ne vois pas pourquoi je la remercierai et je n’ai aucune envie de la revoir. Depuis que nous sommes arrivés dans ce monde, nous avons été abreuvés de regards… heureux, satisfaits, hostiles, désolés, respectueux… celui de Kino est le seul qui me met mal à l’aise. Pourtant, il est doux et empli d’espoir. Comme celui de Noah quand il tend ses bras vers moi après une chute maladroite qui l’a égratigné. Il y a l’instant fugace où, au bord des larmes qu’il refoule, il me cherche du regard pour être sûr que je suis là. Prêt à soigner. Puis, je m’approche. Dans ses yeux récompenses brillent la seule image digne qu’un être humain me renvoie de moi-même. Alors, même si j’ai peur de n’être pas toujours à la hauteur, je l’aime mon fils et je soignerais toujours les blessures. Kino me regarde comme Noah.

Je ne veux pas me sentir obligé d’être à la hauteur de ce regard.
Je la fuis. Pousse la porte qu’elle m’a montrée…

Charlotte…?





Walked out this morning
Don't believe what I saw
A hundred billion bottles
Washed up on the shore
Seems I'm not alone at being alone
A hundred billion castaways
Are looking for a home
(Police)

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