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 Le battement d'ailes du papillon [PV]

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Loevi Leroy
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MessageSujet: Le battement d'ailes du papillon [PV]   Lun 24 Mar 2008 - 22:13

Mars 2010. Un matin froid et pluvieux, plus sombre qu’un ciel d’orage. Ce n'était pas un jour à mettre le nez dehors, pour quelque raison que ce soit. Mais pour Loevi Leroy, c’était encore moins un jour à rester enfermée dans sa chambre sans rien faire d’autre que relire sans fin des cours qu’elle connaissait déjà par cœur ou ruminer en silence. Tout sauf ça. Elle en avait marre du château, marre des cours, des interminables couloirs et des heures qui passaient trop lentement. Elle en avait déjà marre à son arrivée ; c’était pire aujourd’hui. Elle n’aurait jamais cru que rattraper son retard magique serait si fastidieux. Pas aussi difficile qu’elle l’avait cru non, mais terriblement répétitif.

Drapée dans son mutisme habituel, Loevi s’enveloppa d’une cape grise et traversa le hall d’un pas décidé. Elle poussa l’un des battants de la grande porte et s’arrêta sur le seuil, contemplant cette interminable pluie qui s’abattait sur eux depuis des jours. Un soupir résigné lui échappa, tandis qu’elle songeait que, décidément, les choses s’étaient bien dégradées en quelques mois. Comme de fait exprès, la nuit n’était pas non plus revenue, empêchant la jeune fille de trouver le sommeil. Elle espérait presque voir arriver une nouvelle séquence de nuit, tant elle se sentait fatiguée. Ces cycles détraqués avaient une influence bizarre sur elle, mais elle ne pouvait rien y faire, alors elle subissait. Mais pas en silence, non. Elle ne cessait de maudire le responsable de tout ce chaos qui parvenait même à ruiner son sommeil.

Presque machinalement, elle sortit sa baguette et s’improvisa un parapluie magique. Puis elle descendit les marches du perron et s’engagea sur le sol détrempé du parc. Le premier pas la fit chuter en arrière, les fesses sur la pierre ruisselante de l’escalier. Elle laissa échapper un juron sonore, tandis que son parapluie laissait filtrer l’abondante pluie sous l’effet de la déconcentration.


* Quelle poisse ! * pensa-t-elle avec colère. Elle se redressa et constata les dégâts : elle était trempée, cette fois ; c’était gagné. * Mais quel temps pourri ! *

Elle soupira encore, le regard tourné en direction du village sorcier, où elle se rendait. C’était une mauvaise journée ; et ça faisait déjà un moment que ça durait. Elle ne trouvait même plus la force de maintenir sa colère et sa rage ; tout juste arrivait-elle à se montrer froide envers ses semblables – l’indifférence, c’était bien plus facile. Mais au final, où en était-elle, à présent ? Elle n’avait rien fait de concret jusqu’à maintenant et ne semblait pas près de commencer. Elle s’était isolée de tout et de tous, et la voilà désormais seule ; et même si elle avait cru que c’était ce qu’elle voulait, elle devait bien admettre aujourd’hui que ça lui pesait.

Mais pouvait-elle vraiment faire autrement ?

Elle mit la main dans une de ses poches et s’y saisit de l’objet qui s’y trouvait. Sa seule vraie raison de sortir par ce temps, de fuir, même pour quelques heures, l’atmosphère étouffante du château. Rapide coup de baguette pour se sécher, et elle était déjà repartie, d’un pas plus prudent, vers Pré-au-Lard.

Il lui fallut plus que temps que d’habitude pour y arriver. La pluie rendait la visibilité mauvaise et le sol était plus traître que jamais. Mais elle parvint aux abords de la ville sans autre encombre et se dirigea directement vers une boutique peu connue des élèves de l’école. Dissimulée dans une ruelle peu fréquentée du village, l’échoppe crasseuse n’était pas sans rappeler la devanture de Barjow & Beurk, sur le Chemin de Traverse. Mais Loevi s’en fichait ; depuis son accession au titre d’Héritière, elle s’était habituée à ce genre d’endroit. Les commerçants au regard calculateur ne lui faisaient plus peur – à présent, c’était elle qui les faisait tressaillir.

Elle poussa sans hésitation la porte et pénétra dans un magasin plus sombre encore que les couloirs de Poudlard en pleine nuit. Sans crainte aucune, elle s’avança vers le comptoir où elle s’accouda nonchalamment, regardant autour d’elle d’un œil distrait. C’était vraiment la maison des horreurs, cette boutique, on pouvait le dire. Pour quiconque n’aurait jamais visité les souterrains caverneux de cette vieille folle de Martha – toujours en vie, celle-là, plus Résistante qu’une mauvaise herbe.

Elle attendit, elle attendit, mais le commerçant ne semblait pas vouloir se montrer. Elle appuya sur la petite sonnette posée à côté d’elle, une fois, deux fois, faillit l’écraser sur le comptoir, mais n’obtint pas plus de résultat.


-Eh ! cria-t-elle à l’arrière-boutique, trou béant débouchant sur un océan de ténèbres. Alors, ça vient ? Vous avez des clients, là !

Elle n’était pas spécialement pressée, mais elle détestait attendre – un trait hérité de son père, à moins que ce fut du sang BloodDust ; hautement réputés, tous les deux.
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Elinor Redgrave
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MessageSujet: Re: Le battement d'ailes du papillon [PV]   Mar 25 Mar 2008 - 13:43

- Des clientes serait plus exact pour tout dire... lança une voix familière à Loévi.

Elinor surgit de l'ombre qui la protégeait du regard de son ancienne amie. Elle était vêtue d'une grande cape de velours noir ce qui la rendait encore moins visible dans la boutique; Dans sa main droite elle tenait son vieux balai qu'elle n'avait pu laisser dehors de crainte d'un vol. A l'épaule lui pendait un sac en toile beige façon besace de l'armée, bombé par son contenu.

Le temps et les circonstances les avaient toutes deux éloignées jusqu'à cette entrevue dans les serres. Elle avait dressé entre elles un mur d'amertume et d'acidité sur des fondations d'incompréhension mutuelle. Autant dire qu'elles n'avaient pas spécialement envie de se retrouver là, ni l'une, ni l'autre.

- Ouais, ouais, j'arrive. Grogna une voix grinçante de l'arrière-boutique.

Une vieille et minuscule sorcière toute ridée fit voltiger un rideau et apparut face aux deux étudiantes.

- Que puis-je pour vous mes toutes belles? Demanda-t-elle toute mielleuse dans un sourire qui découvrait toutes ses dents gâtées autant par l'âge que par l'alcool qu'elle avait dû ingurgiter chaque jour de sa vie.

Cette vision était si destabilisante qu'Elinor se demanda si cette commerçante n'avait pas un elfe dans sa lignée familiale. Twisty était aussi grand qu'elle et il avait moins de rides. Sa robe était miteuse, aussi trouée que de la dentelle de Calais, et ses ongles regorgeaient d'une crasse sans âge. C'était la première fois qu'elle la voyait et qu'elle mettait les pieds dans sa boutique... Ce serait sans doute la dernière.

- Pour ma part, je viens vendre un objet qui serait susceptible de vous intéresser. dit-elle en caressant son sac.

- Nous verrons ce que nous pourrons faire pour ça en temps voulu. Et vous Miss?

Quelque chose laissa penser Eli que ce n'était pas la première fois que ces deux là se croisaient.
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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: Le battement d'ailes du papillon [PV]   Mer 26 Mar 2008 - 0:14

Journée de merde.

Il n’avait fallu que sa voix pour pétrifier littéralement Loevi sur place. C’était comme ça depuis longtemps – depuis toujours, n’hésiteraient pas à affirmer les mauvaises langues. Ce qui ne changeait rien à une chose : c’était la dernière personne qu’elle aurait voulu voir ; surtout aujourd’hui. Surtout ici.

Elle n’arrivait pas à imaginer ce qui pouvait amener Elinor Redgrave en un tel lieu – et pour vendre quoi, je vous le demande. Ce n’était pas un endroit pour les filles de bonne famille. Et qu’on n’aille pas dire que Loevi était fille de bonne famille – il fallait vraiment méconnaître la dynastie pour oser penser une chose pareille, mais il fallait bien admettre que c’était l’image chérie que les BloodDust se plaisaient à afficher devant la communauté sorcière au grand complet. La merveilleuse dynastie BloodDust, si ancienne, si noble, si pure… Voilà ce qu’elle avait fait d’une innocente enfant, cette merveilleuse dynastie. Une gamine aigrie qui traitait avec les pires reclus du monde de la magie noire. Elle n’aurait pas pu tomber plus bas.

Et il fallait qu’Elinor voie ça… Si ça n’était pas déjà fait, cette fois, elle allait comprendre ce qu’était devenue la douce et charmante Loevi. Elle allait la haïr – et peut-être que c’était mieux ainsi. Mais elle ne pouvait pas la regarder. Elle ne voulait pas voir son visage, ni l’éclat de déception qu’elle y lirait sûrement. Ou peut-être juste le mépris. Elle pensait s’y être préparée. Mieux, elle pensait y être totalement indifférente. Mais si tel était le cas, alors pourquoi se sentait-elle si mal à l’idée de voir ses craintes confirmées ? Craintes ? Elle était plus atteinte qu’elle le croyait…

Comme si tout cela ne suffisait pas, la vendeuse et propriétaire des lieux dédaigna ostensiblement Elinor pour se tourner vers elle – fâcheuse habitude de cette affreuse bonne femme qui décrétait que ses plus anciens clients passaient avant les autres. Elle ressemblait à Martha, cette vieille bique. Aussi délabrées l’une que l’autre, et toujours pas décidée à quitter une bonne fois pour toute le monde des vivants. Elles ne pouvaient pas s’imaginer ce que leur perte signifierait dans le monde… Quelle tristesse.


-Miss Grichon, salua-t-elle pourtant en s’inclinant poliment.

Ignorer Elinor, ou la laisser passer avant pour qu’elle ne voie pas ce fichu objet que l’ancienne Poufsouffle avait apporté avec elle ? Cruel dilemme que la vieille rombière résolut pour elle.

-Eh bien ? Qu’avez-vous apporté, cette fois ? demanda-t-elle d’un ton sec.

La gentillesse incarnée, cette femme. Loevi soupira et posa un baluchon de toile brune épaisse sur le comptoir.


-Je ne viens pas vendre, Miss Grichon, expliqua-t-elle en déballant avec attention son paquet. Je voudrais que vous examiniez cet objet.

Elle ne donna pas d’information supplémentaire ; Bergette Grichon connaissait les règles du métier. Moins on pose de questions, meilleures sont les relations avec le client. La vieille femme sortit des binocles d’une poche et les posa sur son nez. Juchée sur la pointe des pieds, elle observa avec attention l’objet que Loevi tentait de dissimuler au regard d’Elinor – au cas où elle aurait la curiosité de regarder. Bergette laissait échapper quelques grognements approbateurs, les yeux tellement rapprochés qu’elle avait l’air de loucher.

-Hm… Oui, oui, je vois, je vois… Une belle œuvre, en effet. Du travail parfaitement exécuté. Très ancien, ça oui, plus ancien que mon grand-père, et Merlin sait qu’il était vieux.

Elle retira ses binocles et se campa sur ses pieds en fixant Loevi droit dans les yeux.

-C’est d’accord, dit-elle. Je ferai ça aussitôt que possible, et je vous enverrai un hibou dès que j’aurais quelques informations – la procédure habituelle. Je laisse à votre discrétion le montant de la note, bien entendu.

Bien entendu. Après qu’elle ait légèrement augmenté la prime à la fin de leur première affaire, Loevi s’était vu attribuer le privilège de déterminer elle-même le prix des traites suivantes. Elle ignorait encore si c’était une affaire ou une arnaque. Elle s’écarta pour sortir, ayant totalement oublié la présence d’Elinor. Elle s’immobilisa, les yeux rivés sur celle qu’elle évitait depuis trop longtemps. Derrière elle, l’objet mystérieux était bien visible.

Une boule de cristal aussi grosse qu’un Souaffle, dans laquelle s’agitait une fumée dense et noire comme la suie. La lumière se reflétait dans les fines ciselures en spirales, formant comme des lignes d’écume dans la tempête intérieure. Le socle, en bois sombre et vieilli, était gravé de runes et de symboles obscurs. A sa base, une plaque de platine terni arborait en lettrines ouvragées le nom «
BloodDust ».
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Elinor Redgrave
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MessageSujet: Re: Le battement d'ailes du papillon [PV]   Mer 26 Mar 2008 - 11:24

Je ne savais pas combien je pourrais retirer de la vente de ma statuette égyptienne, mais elle me permettrait sûrement de me remettre à flot. A l'époque je l'avais achetée assez cher sur le Chemin de Traverse. Elle devait me servir à voyager au Royaume des morts. Finalement il s'est trouvé grâce à Sacha que je n'en ai pas eu besoin. Alors à quoi bon la garder?

Pendant que la jeune fille essayeit de deviner combien elle retirerait de son précieux objet, Loevi montra un objet personnel à Miss Grichon. Elinor essaya de ne pas se concentrer sur Loevi et d'attendre patiemment son tour. Aussi s'engouffra-t-elle dans un rayon ne contenant que des bocaux étranges remplis de formol et de bébés dragon... Un peu plus loin, une collection de miroirs aux qualités insoupçonnables se chargèrent d'attirer son attention. Ils se mirent à parler en découvrant son visage dans leur reflet. Leurs paroles se mêlaient étaient totalement incompréhensibles. Elinor recula, passablement déstabilisée par ce magasin. On lui avait bien dit qu'il était bizarre...

Elle remonta une sombre allée rapidement en espérant que la petite bonne femme reviendrait au plus tôt pour lui dire combien elle lui donnerait et qu'elle pourrait détaler d'ici sans demander son reste. Ce faisant, au bout du rayon se trouvait Loevi. Elle ne détourna pas le regard, au contraire. Mais bien vite, les yeux de Loevi se fixèrent ailleurs derrière Eli. Impossible de croire qu'elle fuyait son regard d'ailleurs tant son attention toute entière était portée derrière l'ancienne Serpentard.

Eli se retourna et contempla l'objet. On aurait dit une boule de cristal. Mais dès qu'elle se mit à regarder le socle, la plaque de platine se mit à briller. Les lettres se décomposèrent en traits grouillants comme des vers de terre pour ficher le camp, mais au lieu de ça, elles formèrent un autre nom. "Redgrave".

- C'est quoi ça?

Elle avança vers l'objet et le saisit vivement. Par quel miracle le nom change? C'est pas une boule à Trélo ça! C'était certain. Alors? Elle la tourna, la retourna, tout en admirant la manufacture et la tempête intérieure qui l'agitait.

- Att... commença la petite sorcière avant qu'Eli ne commette l'irréparable..

Une boule à neige comme les souvenirs moldus?

Elle se mit à la secouer pour voir si quelques chose allait se passer. Et ça, ... se passa. La boule s'emplit d'e rayons de lumières qui se répendirent dans tout le magasin jusqu'à la baigner dans une lumière blanche étrange. Eli eut juste le temps de jeter l'objet assez loin et de sauter près de Loevi en attendant. En attendant quoi? Elle ne le savait pas.

Derrière elles, un bruit de porte claquant se fit entendre. La commerçante venait de se faire la malle. Ca ne sentait pas très bon tout ça...

Un bruit de verre brisé. La boule venait d'exploser au sol.
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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: Le battement d'ailes du papillon [PV]   Jeu 27 Mar 2008 - 0:14

Avant même que Loevi n’ait pu comprendre ce qui se passait, Elinor s’était saisie de sa boule de cristal comme s’il s’était agi d’une vulgaire statuette de bois et la tournait et retournait dans tous les sens, l’air aussi émerveillé qu’un gamin devant le tout dernier Nimbus. Devenait-elle folle ? Que s’imaginait-elle, que Loevi allait apporter dans un endroit pareil un objet totalement inoffensif ? Elle avait fumé quoi avant de venir, pour se donner le courage d’entrer ici ? L’Héritière BloodDust ne put réprimer une exclamation de stupeur alors qu’Elinor se mettait à secouer la boule sans songer une seconde à la stupidité de son geste.

-Arrête ça ! hurla-t-elle.

Mais il était déjà trop tard. Bergette, ayant depuis longtemps deviné le danger qui se profilait sous ses yeux et possédant sans aucun doute une meilleure connaissance de cet objet que les deux étudiantes, avait filé sans demander son reste. Loevi comprit très vite qu’elle avait eu mille fois raison quand la boule se mit à luire de plus en plus. Elinor sembla penser la même chose : elle prit tout juste le temps de jeter la boule au loin, sous le regard horrifié de Loevi, avant que la lumière n’aveugle la Sang Pur. Et que le bruit du cristal brisé ne lui tire un hurlement de fureur.

Il lui sembla aussitôt que l’air s’alourdissait, se chargeait d’une épaisse fumée âcre qui la fit tousser violemment. Elle ne voyait rien ; la lumière lui faisait mal aux yeux malgré ses paupières fermées et sa gorge s’asséchait plus vite qu’en période de chaleur, s’irritant comme si elle était malade. Des volutes d’air presque solide s’enroulèrent autour de ses bras et de ses jambes, s’enroulant même autour de son visage comme un voile rêche. Elle se débattait pour les éloigner d’elle mais c’était comme vouloir attraper de l’eau à pleines mains. Des rires mesquins résonnaient comme pour se moquer d’elle et quelques voix venaient lui susurrer à l’oreille des phrases incompréhensibles où elle ne reconnaissait aucun mot. Foutue dynastie ! Ses possessions étaient aussi dangereuses qu’elle !

La colère laissa place à la terreur, tandis qu’elle commençait à avoir le tournis. Sa toux l’empêchait de respirer correctement et elle avait l’impression que ses poumons se vidaient plus vite qu’ils ne se remplissaient. C’était comme si la boule de cristal brisée dégageait un gaz empoisonné destiné à les faire mourir d’étranglement – ou de manque d’air. La jeune BloodDust voulut dire à Elinor de sortir, mais elle n’arrivait pas à arrêter de tousser suffisamment longtemps pour émettre le moindre mot, et sa tête lui tournait de plus en plus. Elle tomba à genoux, les mains sur la gorge. Elle allait mourir, c’était sûr. Elle sentait déjà le cocon de fumée se refermer autour d’elle, broyant les restes de sa volonté et de son conscience. Le noir l’emporta sur le rouge blanchi de ses paupières fermées, et elle perdit connaissance.

Foutue dynastie…


>¤<¤>¤<


C’était le silence, c’étaient les ténèbres. Elle ne sentait plus rien, ni la douleur de ses poumons ni celle de ses yeux, et encore moins le contact rugueux de la fumée sur sa peau. Il n’y avait pas de sol sous ses pieds mais elle ne tombait pas. Elle avait les yeux ouverts mais ne voyait pas. Elle écoutait, mais n’entendait pas. C’était un espace et c’était le néant. C’était un temps et c’était l’infini.

Tout ça pour dire qu’elle ignorait où elle était, elle ignorait même si elle était encore en vie et, il fallait bien le dire, elle s’en foutait.

Elle se sentait bien, là, c’était tout ce qu’elle voulait savoir. Elle flottait dans un endroit qui n’était ni ici ni ailleurs. Plus personne, plus rien. La calme et la tranquillité enfin accessibles. La fin de tout ce stress. Même si, quelque part, elle aurait préféré disparaître totalement, jusqu’à perdre toute conscience d’elle-même, ce compromis n’était pas si mal.

Mais elle sentait que quelque chose la retenait. Quelque chose l’appelait. Quelqu’un ?

Elle tenait quelque chose dans sa main. Avant d’y avoir pensé, elle observait avec une froide curiosité les deux objets étalés sur sa paume. La plaque de platine gravée au nom de la dynastie, et un bris de cristal dont les ciselures pouvaient laisser deviner un B majuscule étrangement stylisé. Un filet de fumée gris perle tournoyait lentement autour de sa main.


Loevi…

Elle regarda autour d’elle, cherchant l’origine de ce son. Mais il n’y avait rien d’autre que l'obscurité, où qu’elle regarda. Pas une once de lumière ou de couleur hormis elle-même. La plaque et le cristal captèrent à nouveau son attention.

Loevi…

On l’appelait. Pas de doute possible. La peur l’envahit soudain, se rappelant à sa mémoire comme dans la boutique de la vieille Grichon. Sa gorge redevint douloureuse et ses yeux la picotèrent. Elle chercha autour d’elle avec fébrilité, cédant à la panique. Elle voulut appeler à son tour mais aucun son ne sortit. Sentant des larmes retenues depuis des mois menacer de la submerger, elle referma les paupières et serra les mains ; une violente douleur à sa paume droite la força à rouvrir les yeux.

>¤<


Elle se trouvait allongée sur le sol, sous un ciel d’orage, tout le corps en feu. La toux reprit instantanément, plus violente que dans le magasin, avant de se calmer peu à peu, laissant un arrière-goût de sang dans la bouche de Loevi. Les yeux larmoyant d’avoir trop toussé, la jeune fille regarda sa main droite : au creux de sa paume reposaient toujours les deux fragments de son trésor familial brisé, taché de sang : les bords du bris de cristal avaient entaillé sa peau. Loevi secoua la tête et se redressa, observant autour d’elle.

-Qu’est-ce que…
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Elinor Redgrave
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MessageSujet: Re: Le battement d'ailes du papillon [PV]   Lun 31 Mar 2008 - 20:03

La lumière était tellement puissante que même en se cachant le visage, elle avait l'impression que sa rétine se nécrosait inéluctablement. Allait-elle se vider de ce sens jusqu'à complète cessité? Non, car une phénomène encore plus étrange survint.
Après ces violentes morsures, la fumée sombre prit possession de l'air et de la pièce.


- Nous allons mourir étouffées. gémit-elle. Mais Loevi ne semblait plus là.

- Loevi...

Elle tenta de l'appeler en vain.

Du moins en eut-elle l'impression. Loevi ne l'avait pas entendue. Etait-elle morte? Eli leva la tête et ouvrit les yeux pour assayer de l'apercevoir... Impossible. On se serait cru dans la cheminée du Poudlard express. PLus elle cherchait l'air, plus ses poumons s'emplissaient de ces vilains volutes. Ses membres furent bientôt enveloppés et elle se sentit aspirée jusqu'à ce que... plus rien.


Perte de connaissance, perte de sensation, perte de repères.

>¤<¤>¤<




Loevi... Elle se remit à appeler Loevi, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Pourtant elle se sentait l'appeler ?! Etrange. Elle voulut bouger mais rien ne répondait plus. Avait-elle perdu ses nerfs? Sa carcasse de dix-neuf ans ne répondait plus à rien. Elle ne voyait toujours pas.



Loevi! Appel au secours. Et puis: Lumière!



A sa grande surprise ses paupières se levèrent et elle se retrouva face à une vision qui ne correspondait en rien aux dernières images qui s'étaient imprimées sur sa rétine. Elle n'était plus dans le petit magasin, mais devant un grand immeuble apparemment. Le ciel était d'un bleu-gris comme on en voyait souvent à Londres, mais le problème c'est qu'autour d'elle passaient des personnes qui ne parlaient pas anglais. Elle était en France. Oui, c'était ça. Les voitures avaient un volant à gauche. La bâtisse était vieille et d'une fine architecture.



Que faisait-elle à Paris?



- Elinor. allons-y voulez-vous.



- Oui, pardonnez-moi. Je suis toujours autant émue devant la beauté de ces lieux.



Sa bouche avait parlé seule. Elle s'était entendue prononcer ces mots sans ne pouvoir rien y faire. Et qui était la personne qui lui parlait?



Loevi! Elinor se sentit prisonnière d'un pilotage automatique de son propre corps, embarquée dans un étrange voyage.



- Ne vous en faites pas, j'éprouve cette émotion à chaque fois.



"Ministère de la Marine". En pénétrant dans les lieux, Elinor esssaya de retenir le maximum d'informations que ses yeux d'emprunts pouvaient lui fournir. A l'intérieur de nombruex sorciers en robes cossues s'agitaient dans tous les sens. Sur son passage beaucoup discutaient, lui souriaient ou lui adressèrent un franc bonjour.

Un grand salon dix-huitième les attendait avec au centre, une table ronde autour de laquelle dix sorciers étaient assis, l'air grave.



- Bonjour madame l'Ambassadrice.



- Bonjour monsieur le Ministre. Bonjour messieurs.



Deux heures. Cette réunion de travail dura deux heures durant lesquelles Elinor en apprit beaucoup sur Antarès sans même pouvoir écarquiller les yeux.



Ce monstre avait ouvert plusieurs front de bataille dont un à Moscou qui avait fait 2500 morts le 23 février 2035. L'angleterre et la France se retrouvaient à présent alliées secrètement pour le faire tomber, apparemment, quels qu'en soient les moyens...



Elle se découvrit ambassadrice d'Angleterre à Paris et s'aperçut furtivement dans le reflet d'un miroir. Elle devait avoir approximativement 35 ans, se trouvait franchement classe dans une robe française. Ses traits n'avaient pas tellement changé. Seuls ses bijoux lui étaient inconnus sur elle. Une bague discrète, un collier de perle... beaucoup de choses qui faisaient vieille mémère.



En sortant de là, l'homme qui l'accompagnait (son secrétaire) la prit par le bras l'air préoccupé.



- Vous m'impressionnez. Comment faites-vous pour tenir le coup alors que votre fils n'a pas réapparu depuis trois mois?



- Les murs ont des oreilles Michael. Taisez-vous donc. Je tiens le coup car j'ai confiance en lui.



En disant cela, son regard se dirigea automatiquement vers la paume de sa main. Puis, une colonne de fumée noire descendit du ciel de Paris pour l'entourer.



Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh.... La conscience de la jeune-fille clandestine fut tirée hors de sa prison et s'envola au-dessus de la place de la Concorde....
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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: Le battement d'ailes du papillon [PV]   Sam 19 Avr 2008 - 15:43

Loevi ne comprenait rien. Rien à rien. Elle n'était plus dans le magasin dans la vieille Grichon, ça c'était sûr. L'endroit où elle se trouvait maintenant, ça c'était déjà moins évident.

Elle se trouvait dans une grande rue animée, où le bruit des machines infernales des Moldus lui vrillait les oreilles. Par Merlin, comment pouvaient-ils supporter tout ce barouf sans devenir dingues ? ... Hein ? Moldus ? Elle écarta les mains de ses oreilles et regarda autour d'elle, de plus en plus perplexe. Maintenant qu'elle y faisait attention, elle se rendait bien compte qu'elles n'étaient pas - plus - chez les sorciers. Et qu'en prime, ils parlaient la même langue que son père. Autrement dit, le français. Ce qui voulait dire... Qu'elles étaient en France ?

C'était quoi cette blague ?!


-Elinor, allons-y voulez-vous.

*Hein ?* Elinor, elle l'avait presque oubliée. Elle se tourna vivement en direction de la voix.

-Elin...

*Hein ?!* Mais c'était quoi ce délire, à la fin ? C'était elle ou bien... Elinor avait-elle vraiment l'air plus vieille ? Et habillée un peu n'imp... mais là n'était pas la question. Que se passait-il exactement ? Où étaient-elles - quelque part en France - et pourquoi étaient-elles là ? Tout un tas de questions se bousculaient dans sa tête mais Elinor se dirigeait vers un immeuble avec un homme que Loevi ne reconnaissait pas, et l'étudiante les suivit sans broncher. Elle ne savait pas ce qui se passait, mais Elinor semblait en confiance alors...

-Elinor ? l'appela-t-elle à voix basse en se rapprochant d'elle, jetant autour d'elle des regards méfiants. Tu sais ce qui se passe ?

N'obtenant aucune réponse, Loevi arrêta de scruter tout et tout le monde et se tourna vers sa camarade. Celle-ci ne semblait même pas se rendre compte de sa présence. *Hein ?*

-Elinor ? Eh ! Eli !

Rien. Pas un cillement. Que dalle, nada. Elinor ne l'entendait même pas. Pire encore, la main tendue de Loevi traversa son bras comme si c'était un simple voile de brume. *Quoi ?! Mais c'est quoi ce délire ?* Cette fois, elle commençait vraiment à paniquer. Où était passée Elinor ? Pas celle-là, la vraie. Que lui était-il arrivé ? Est-ce qu'elle allait bien ? Loevi était toute seule, et elle ne pouvait strictement rien faire. Tous les sorts qu'elle essaya de lancer restèrent sans effet ; c'était plus frustrant que n'importe quoi d'autre. Elle devait absolument se sortir de là - et aider Elinor si celle-ci en avait besoin.

Pouvait-on dire que c'était encore une fois de sa faute ? Ça faisait longtemps et ça ne lui avait pas manqué.

Réunion. Ne sachant trop quoi faire d'autre - et n'ayant pas tellement le choix, en vérité - elle suivit, écouta. Alla de surprise en surprise. Elle croyait avoir tout vu dans sa vie, la preuve lui en était apportée que non, loin de là. En quelques minutes - heures, jours - elle en apprit plus qu'elle n'aurait pu l'imaginer, tant et si bien qu'elle n'arrivait plus à réfléchir. Et tous ces gens qui restaient impassibles, bon sang mais pourquoi étaient-ils si calmes ? Ça lui donnait envie de hurler. Sa question trouva un écho à la fin de cette absurde comédie. Son fils, disparu ? Mais il était...


*Noah...*

C'était un môme à peine aussi grand que deux citrouilles l'une sur l'autre et Elinor... avait confiance ? Non, non, il y avait quelque chose, quelque chose qu'elle avait déjà essayé de comprendre dans cette pièce où personne n'avait fait attention à elle. Les dates. Elle avait l'habitude de vivre des aventures bizarres et celle-ci avait été provoquée par une possession de la dynastie, alors, pourquoi pas ? Une seule question se posa à elle avant que l'épaisse fumée de la boule de cristal ne revienne l'étouffer : était-ce... le futur d'Elinor, et de son fils ?

>¤<


Elle avait le souffle court, la gorge douloureuse. Sa vue brouillée l'empêchait de distinguer l'endroit où elle se trouvait. Elle s'essuya les yeux - *Je... pleure ?* - et découvrit une pièce sombre et impersonnelle. Une chambre dévastée, comme si quelqu'un l'avait méthodiquement mise à sac. Le sol disparassait sous un amas d'objets divers, tous plus ou moins cassés. Elle reconnaissait quelques-unes de de ses affaires - une vieille peluche défoncée, d'où s'échappaient des nuages de coton ; un ancien cadeau de Mark, définitivement irréparable - mais ne savait pas d'où sortait le reste, ni pourquoi ces objets étaient là, dans un endroit qu'elle n'avait jamais vu.

*Est-ce aussi le futur ?*

Son regard s'abaissa sur ses mains, et elle eut un instant de panique - que son corps ne répercuta pas. Du bout des doigts, elle caressait la lame brillante d'un poignard. Celui de sa mère. Une arme qui avait déjà fait couler le sang, dans l'enceinte même de Poudlard. Que faisait-elle avec ça ? Dégoûtée par ses gestes, elle voulut jeter le poignard au loin ; mais son corps refusait de lui obéir. *Quoi ? Quoi ?!* Elle entendit sa propre voix se mettre à chantonner, sans être capable de la faire taire. Elle était... comme une spectatrice impuissante à l'intérieur même de son propre corps - ça avait quelque chose de terrifiant, surtout dans une telle situation.

Devenait-elle folle ?

Voilà quelque chose qui ne l'étonnerait pas plus que ça. Ça faisait longtemps qu'elle se demandait comment elle faisait pour garder toute sa tête. Là... c'était fini. Elle se vit comme dans un rêve prendre le poignard et, fredonnant toujours avec un calme impossible, entailler méticuleusement la peau tendre de son poignet.
*Que...* Sous le choc, son esprit lui-même se trouvait incapable de hurler. Elle regardait le sang couler en se demandant seulement si tout allait se terminer là pour elle. Ce détachement parvenait tout juste à lui faire peur.

En fait, elle n'était pas tellement surprise. Combien de fois avait-elle été tentée de faire ça ? Elle ne savait plus vraiment ce qui l'avait retenue jusqu'à maintenant mais... avait-elle vraiment envie de mourir ? Elle n'arrivait pas à pleurer. A pleurer vraiment. Les larmes se contentaient de couler sans bruit, la forçant à s'essuyer souvent les yeux. Mais c'était tout. Pas de sanglot. Comme si elle s'en foutait. C'était ça... le désespoir ?


*Elinor, aide-moi...* Elle se souvenait, maintenant, du don d'Elinor. Mais pouvait-elle l'entendre ici ? Etait-elle là, quelque part dans la pièce ? Il n'y avait personne. Et... pouvait-elle seulement faire quelque chose ? *Sauvez-moi...* Elle n'aurait jamais cru penser ça un jour.

Ses deux bras blessés, elle jeta négligeamment le poignard par terre. Il rebondit en cliquetant sur des morceaux de verre. Une photo ? Elle se leva, piétina indifféremment les débris coupants sur le sol, laissant derrière elle une courte traînée de gouttes de sang, et prit la photo. Elle représentait Eleanor Moon, sa lointaine cousine. La seule personne qui la maintenait réellement en vie, aujourd'hui. L'image était animée, bien sûr, mais était-ce vraiment utile pour une fille comme Eleanor ? La jeune fille bougeait à peine ; on ne voyait que son torse s'élever et s'abaisser au rythme de sa respiration.


-Je suis désolée...

Sa voix se brisa au milieu de la phrase, et son cœur se serra.

-Je n'avais pas le choix, je n'avais pas le choix ! cria-t-elle. Je devais te tuer, je devais le faire !

Le choc annihila toutes les pensées de Loevi. Elle se vit brièvement dans un miroir avant que son poing ne le brise violemment. Plus âgée, presque décharnée, le visage déformé par sa folie. Elle ne ressemblait plus à rien.

Sa voix fit écho à son hurlement intérieur et la fumée s'abattit de nouveau sur elle.
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Elinor Redgrave
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MessageSujet: Re: Le battement d'ailes du papillon [PV]   Sam 19 Avr 2008 - 20:25

L'aspiration avait été brutale. Lorsqu'elle réouvrit les yeux, elle vit la mystérieuse fumée noire sortir de ses narines et de sa bouche et mit ses mains sur sa gorge par réflexe. Mais cela ne servait à rien. La fumée n l'empêchait pas de respirer ni de vivre. Elle n'étouffait pas, au contraire.
Ainsi, elle n'était pas toxique? Qu'est-ce que ça pouvait bien être?

Avant qu'elle ne puisse tenter de répondre à la question, Elinor se rendit enfin compte que ses membres lui étaient revenus et que son corps n'était plus le pantin d'un dieu capricieux.

Elinor tourna la tête pour essayer de reconnaître l'endroit où elle se trouvait, mais rien ne lui semblait familier jusqu'à ce qu'elle voit Loévi. Ses lèvres s'étirèrent en un sourire de soulagement. Elle pourrait sans doute lui en dire plus... Mais l'état de la pièce la préoccupa soudainement. Le sol était jonché d'objets dévastés.


- C'est quoi ce délire encore? Hey Loévi où t'étais? Où on est?

En s'avançant vers elle, Elinor voulut la prendre dans ses bras pour se réconforter elle autant que son amie. Loévi avait un air étrange, mais l'ancienne Serpentard n'y prêta pas attention... Et lorsqu'elle voulut serrer ses bras autour d'elle, elle eut l'impression de ne brasser que de l'air. Loévi était transparente, intouchable, inaccessible.

- Putain, mais c'est quoi ce délire? cria-t-elle en se reculant.

La jeune fille ne put faire autre chose que rester spectatrice des gestes accomplis par Loévi. Tout semblait sortir tout droit d'un cinémagik d'horreur. Un mauvais film. Tout d'abord elle se mit à fredonner pour elle-même. Elle lui fit penser à un bébé qui tentait de se bercer seul. De temps en temps, c'était ce que faisait Noah dans son lit.
Puis elle saisit un couteau et en caressa la lame tranchante. Son regard était subjugué par l'objet brillant.


- Ne fais pas ça! Pourquoi je lui dis ça, elle m'entend pas...
Qu'est-ce que je peux faire nom de Merlin!

Puis, un éclair de génie perça son esprit. Elle sortit sa baguette et la dirigea sur le corps de Loévi. Après tout, elle avait été prisonnière de son propre corps, peut-être était-ce le cas pour elle?

- Legilimens!

Et presque immédiatement...

*Que...*

- ça marche.

Loévi tendit son poignet en avant et posa la lame du couteau dessus. Méthodiquement, la jeune fille se trancha les veines.

*Elinor, aide-moi... Sauvez-moi...*

Oubliant son incapacité à agir sur les évènements qui se passaient autour d'elle, elle ne prit pas le temps de répondre et se précipita sur elle pour jeter un sort de hemostop à son poignet... Mais le jet de lumière rouge produit par sa baguette traversa le bras de la jeune fille sans pouvoir arrêter l'hémorragie.

- Loévi, je t'entends. J'ai pu lancer un légilimens parce que je suis à nouveau libre de mes gestes. Tu étais avec moi tout à l'heure quand j'étais à Pa... enfin là-bas? Et moi je ne pouvais pas bouger. Je ne te voyais pas. Tu y étais? Je ne pouvais pas t'entendre.


-Je suis désolée...
Je n'avais pas le choix, je n'avais pas le choix ! cria-t-elle. Je devais te tuer, je devais le faire !

Choquée par ces paroles, Elinor ne se rendit pas compte que la fumée réapparut dans la pièce. Elle pénétra à nouveau dans son système respiratoir et l'aspira vers le ciel...

>¤<¤>¤<

Quand les volutes de fumée se dissipèrent, Eli ouvrit les yeux sur le mur d'une chambre. Les chaud rayons d'un soleil d'été mordait la peau nue de ses hanches.
Ce pan de mur était assez richement décoré: une commode ancienne, une aquarelle représentant un champ de lavande. Il y avait aussi des vêtements par terre, éparpillés dans un instant d'abandon... Hou là... Puis, un dessin d'enfant, scotché un peu plus en hauteur, vers la tête de lit.

- Thé, café, lait, chocolat? demanda une voix féminie inconnue.

Eli, blottie dans son corps de voyage, sentit ses membres s'étirer, accompagnés d'un long baillement. J'ai pas dû m'ennuyer c'te nuit moi... Elle se redressa et s'assit sur le lit, attendant que la voix n'arrive et se présente.

- Lait froid s'il te plaît.

Quelques instants plus tard, une ravissante brune fit son apparition un plateau à la main. Elle le posa devant Eli et vint se coucher à ses côtés en cherchant manifestement plus à faire autre chose qu'à prendre le petit-déjeuner. Elle fit glisser sa main sur le ventre d'Elinor en remontant hardiment sur ses seins et en les caressant. C'est le moment le plus embarrassant de toute ma vie. Effectivement, sentir son corps s'ouvrir à l'envie et au plaisir sans que son esprit soit de mise parce qu'on n'est pas soi et que quelqu'un d'autre vous regarde, ce n'est pas facile à vivre. Eli avait l'impression de ressentir la gêne que devait ressentir Loévi. Si tu m'entends, va faire un tour, je sais pas où tout ça va me mener.

- Tu as bien fait de jeter Ecko. Cette fille-là n'est qu'un nid à embrouilles. Je ne l'ai jamais sentie.

- Je ne l'ai pas jetée. dit Eli en repoussant la main de la femme. Jamais je ne le pourrais. A chaque fois que Merlin nous a réunies, le destin vient s'emmêler pour nous séparer.

- Comment pourrais-tu l'aimer encore après tout ce qu'elle t'a fait? Après tout ce que Caleb t'a dit sur elle.

- Fiche-moi la paix. dit-elle en se levant. Elle commença à ramasser ses vêtements sur le sol.

- Il va falloir que tu choisisses à présent. Ton frère a fait le bon choix lui. Tu ne pourras pas échapper à Antarès bien longtemps.

Hein? Merlin mais pourquoi il faut qu'il revienne toujours celui-là?

Fumée... Elle envahit la pièce jusqu'à l'obscurcir totalement et envoya la jeune fille perdue dans un nouveau futur.
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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: Le battement d'ailes du papillon [PV]   Sam 26 Avr 2008 - 22:41

Encore sous le choc de ce qu'elle venait d'entendre - et de vivre - Loevi ne réalisa pas tout de suite qu'elle venait encore une fois de changer de lieu. La douleur physique et morale la paralysait littéralement, menaçant de la submerger sans pitié. Elle avait mal. Affreusement mal. Pouvait-elle croire ce qui venait de se produire, était-ce... réel ?

Immobile dans l'encadrement d'une porte, elle mit un moment à revenir au présent. Cette fois encore, elle ne reconnut rien. Elle ne regarda pas non plus. Avant même qu'elle n'ait repris conscience de ce qui l'entourait, son regard était déjà fixé sur le lit, à moitié défait, où tombait un rayon matinal. Et, sur ce lit, Elinor. S'étirant voluptueusement. Pas besoin de s'appeler Trelawney pour deviner ce qui avait certainement précédé cette scène.

Etait-ce aussi... le futur ?

Loevi n'arrivait plus à réfléchir depuis que la lame du poignard avait sans pitié entaillé ses veines ; mais elle n'avait pas besoin de réfléchir. Ses yeux restaient figés sur Elinor, sur son visage serein, sur sa peau nue, alors qu'une autre fille, sous prétexte de petit-déjeuner, venait mêler son corps au tableau. Loevi ne comprenait rien, depuis qu'elle avait vu le sang s'écouler de ses blessures volontaires ; mais elle n'avait pas besoin de comprendre. Son esprit bouleversé ne faisait que voir ; et souffrir, tandis qu'Elinor semblait répondre aux caresses de sa compagne.


« Si tu m'entends, va faire un tour, je sais pas où tout ça va me mener. »

*Elinor... ?*

Elle se rendit à peine compte que, cette fois, la voix d'Elinor lui parvenait. Mieux encore, qu'elle s'adressait directement à elle. Elle avait résonné à ses oreilles comme l'écho d'une conscience qu'elle n'entendait plus vraiment.

S'éloigner... L'aurait-elle seulement voulu qu'elle en aurait été incapable. Privée de toute volonté, elle restait là à regarder, pétrifiée dans l'encadrement de la porte. Pourquoi cela faisait-il si mal de la voir sourire ? Pourquoi avait-elle si mal ? Elinor ne faisait pas partie de sa vie ; pas comme ça. Elle n'était qu'une ancienne camarade qu'elle s'était efforcée de rayer de sa vie, comme tous les autres. Une étrangère que le Destin s'amusait à placer fréquemment sur son chemin. Une inconnue qui avait trop souvent hanté ses pensées... et les hantait encore.

L'intruse brisa une nouvelle fois le silence, et brusquement l'humeur d'Elinor changea. L'entente parfaite s'était changée en un début de dispute en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire. Ecko, Antarès et le Destin se retrouvaient mêlés dans la même histoire sans que Loevi ne puisse comprendre exactement de quoi il retournait. Une seule chose lui semblait claire : si ça n'avait dépendu que d'elle, Elinor serait actuellement avec Ecko.

Fumée.


>¤<


La lumière du matin céda la place aux ténèbres de la nuit. Les murs s'effacèrent pour l'espace confiné d'un sous-bois ; au-dessus d'elle, les branches bruissaient doucement dans un léger souffle de vent. Elle avançait d'un pas lent sur la terre sèche, tenant avec précaution ses épaisses jupes. Devant elle, elle distinguait la silhouette d'un homme marchant à grands pas. Elle-même devait forcer l'allure pour rester à sa hauteur, se laissant parfois distancer avec un soupir las.

Elle n'était de nouveau plus maîtresse de son corps. Elle le savait sans avoir besoin de tenter quoi que ce soit ; elle n'avait même pas envie d'essayer. Elle se laissait porter par ce corps qui était le sien, marchant avec aisance sur un sentier qu'elle ne se souvenait pas avoir parcouru au point d'en connaître chaque buisson, chaque racine traîtresse. Elle ne savait pas qui était cet homme, ni où il l'emmenait, mais elle n'en avait rien à faire. Pour elle, c'était déjà fini.

Mais sa présence même ici était étrange. N'était-elle pas... morte, la fois précédente ? Si vraiment c'était leur futur, qu'elles voyaient depuis le début, alors ne devrait-elle pas passer son tour ? Ou bien était-elle revenue en arrière dans son "futur" ? Allait-elle découvrir la raison qui l'avait poussée à... faire ce qu'elle avait... s'était vue faire ? Elle avait pourtant l'impression diffuse que les deux événements n'étaient pas liés.

Une forme sombre se profila au loin, dans la faible lumière projetée par la lune. C'était un grand manoir qui lui paraissait bizarrement familier. Il lui semblait se souvenir que son père l'avait emmenée plusieurs ici, quand elle était petite. Son père ? Elle voulut regarder l'homme qui la précédait, mais ses yeux restaient obstinément fixés sur le manoir comme pour l'éviter. Ils sortirent du couvert des arbres et s'avancèrent sur l'herbe humide d'un grand parc plongé dans le noir. Des lueurs s'échappaient de quelques fenêtres de la façade, mais insuffisantes pour éclairer les deux visiteurs.


-Dépèche-toi, Loevi, nous sommes arrivés.

Elle aurait frémi si son corps lui avait encore appartenu. Ses lèvres retinrent un profond soupir et elle se contenta de forcer légèrement l'allure, baissant la tête sur ses chaussures vernies.

-Oui, Père...

Il s'agissait donc bien de lui. Qui d'autre aurait pu l'amener ici ? Elle esquissa un mouvement de recul instinctif mais son corps ne suivit pas. Elle sentait malgré elle l'impressionnante soumission qu'il trahissait à l'égard de ce père qu'elle haïssait plus que tout. Elle sentait la domination de cet homme et son intense satisfaction, contre lesquelles elle ne faisait rien, strictement rien. Elle était devenue la poupée de son père. Comment une telle chose était-elle possible ? Ca n'avait aucun sens. Elle méprisait tellement cet homme et la dynastie dont il s'emparait, pourquoi alors se retrouverait-elle dépendante de lui ?

Ils n'eurent pas besoin de frapper à la porte que déjà celle-ci s'ouvrait sur un majordome propre sur lui qui s'effaça pour les laisser entrer. Le maître de maison apparut presque aussitôt, un sourire faussement jovial figé sur ses traits épais ; il s'approcha d'eux, bras tendu, et saisit les doigts de Loevi pour lui faire un baise-main.


-Maîtresse BloodDust, c'est toujours un plaisair de vous recevoir en mon humble demeure, déclara-t-il avec emphase.

L'esprit de Loevi eut un sursaut de dégoût, mais son corps se laissa faire sans la moindre réaction. Elle comprit avec horreur qu'elle agissait de la même manière qu'Eleanor, dont la réputation de poupée vivante n'était plus à faire. Cette scène avait quelque chose de surréaliste. Alors que l'homme joufflu se tournait vers Patrick Leroy, Loevi ne pouvait rien faire d'autre que se voir là, immobile, docile, à côté de ces hommes qu'elle aurait aimé faire disparaître de cette terre. Comment était-ce possible ? Elle, si pleine de rage, se laisser dominer par lui ? Que personne ne tente de lui faire croire qu'il s'agissait de son futur. C'était tout simplement impossible.

Elle les suivit malgré elle jusqu'au salon, où leur hôte l'entraîna en lui tenant la main avec déférence. Il était évident que cet homme s'inclinait devant la puissance de cette dynastie pourtant sur le déclin. Patrick Leroy avait-il été capable de redorer le blason rouillé des BloodDust ? Pourquoi avait-elle accepté de devenir son égérie ? Grâce à elle, grâce à sa simple présence, en tant qu'Héritière - non, Maîtresse, ce qui voulait dire que la vieille Martha avait donc fini par trépasser, la laissant seule dépositaire de ce nom maudit... - il bénéficiait ainsi d'une influence que la jeune fille avait cru révolue depuis des décennies.


-Comment se portent les rangs d'Antarès, Boniface ? demanda Patrick Leroy avec nonchalence.

-Très bien, très bien, comme vous vous en doutez. Mais il me semble que vous soyez mieux renseigné que moi sur ses faits et gestes... répondit ledit Boniface en grimaçant imperceptiblement. Maîtresse BloodDust n'est-elle pas l'une de ses proches amies ?

*L'une de ses proches amies ? se répéta Loevi intétieurement. Une amie d'Antarès ? Plutôt mourir !*

-Comme toujours, vous parlez pour ne rien dire, Boniface, répliqua vertement Leroy. Loevi, ma chère, asseyez-vous donc, nous risquons d'en avoir pour un moment.

Loevi obéit sans le moindre signe de rébellion, pas même un frémissement d'indignation. Et c'est comme ça, figée au bord de son fauteuil, dos droit et bras dignement posés sur les accoudoirs, qu'elle dut écouter l'éprouvante conversation des deux hommes dont le seul et unique sujet restait indéfiniment Antarès et ses projets. Elle en apprit très peu - rien d'autre que ce que la réunion d'Elinor lui avait déjà appris, à quelques détails près. Elle ne chercha pas à retenir ce qu'elle entendait - quelle importance ? Mais son père semblait très bien renseigné, et elle, assise près d'eux, ne faisait pas un geste, ne disait pas un mot.

Rien ne changea en elle lorsque les deux hommes évoquèrent la possibilité de la marier. Elle ne dit rien, ne bougea pas, alors qu'ils planifiaient sa vie et ce qu'ils pouvaient en tirer. Ce que Patrick Leroy pouvait en tirer.

Intérieurement, elle hurlait encore.

Avant que la tempête grise ne vienne à nouveau l'emporter ailleurs.
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MessageSujet: Re: Le battement d'ailes du papillon [PV]   Lun 2 Juin 2008 - 14:50

Elinor n'était pas fâchée de l'intervention providentielle de la fumée. Cette situation était devenue assez inconfortable pour la jeune fille qui pour le coup se retrouvait mise à nue devant son amie au sens propre comme au sens figuré.

A présent elle se retrouvait en queue de peloton à essayer de suivre un mystérieux guide et Loévi qui ne se faisait pas prier pour avancer. Dans cette nuit sombre et au beau milieu d'une forêt qu'elle ne connaissait pas, elle n'avait d'autre choix que de faire de son mieux pour ne pas les perdre. La chose n'était pas aisée. A plusieurs reprises elle trébucha sur une racine et manqua perdre l'équilibre. Par réflexe elle sortit sa baguette et lança un lumos un peu désespéré. Contre toute attente le bout s'en alluma et éclaira son chemin. Par contre, le sortilège semblait totalement invisible aux yeux des autres. La légilimancie avait marché précédemment car c'était la conscience de Loévi qui était visée et non son moi en présence.
Il y avait longtemps que la jeune fille n'avait pas mené de réflexion aussi tordue. Et elle continua de plus belle en réutilisant son pouvoir pour essayer de faire part de ses idées à son amie.

- Si tu es là à marcher, je dirai que les différentes situations que nous vivons ne sont pas du tout liées. Je dirai que ton suicide n'était qu'une éventualité du futur et que nous n'avons pas de destin tout tracé. J'espère que tu me suis, c'est très confus pour moi.

Malheureusement elle fut interrompue par la voix de l'homme.

- Dépèche-toi, Loevi, nous sommes arrivés.

La suite était effrayante. Comme précédement, Elinor se retrouva impuissante face aux évènements et ne pouvait qu'essayer de réfléchir et subir les informations qui lui parvenaient.

La première n'était pas très encourageante. A priori dans ce futur là aussi, Antarès allait continuer à attaquer tous azimuts. Première conclusion, ce tyran n'était pas près de s'éteindre. La suite était pire. L'affreux personnage qui se trouvait être le père de Loévi était en train d'arranger son futur mariage. Elinor s'en retrouva offusquée, irritée, enragée.

- Mais de quel droit?

Rideau.

>¤<

Et la jeune fille n'était pas au bout de ses surprises. Lorsque la fumée se dissipa, elle se retrouva dans le noir le plus total et plongée dans une sensation de froid qui lui aurait sûrement donné la chair de poule si elle avait pu se voir, du moins c'était ce qu'elle croyait. S'y ajouta rapidement un impression d'oppression et de peine terrible.

Car ce qu'elle ressentait, ce n'était pas son corps d'emprunt qui le lui transmettait sans lui pouvoir en ressentir la moindre trace. Elinor s'aperçut que rien ne fonctionnait plus dans son corps. Elle était figée, ne recevait plus aucune information de ses sens corporels. Etait-elle ... ? Oh Merlin... je suis morte... Une boule d'angoisse la saisit ainsi qu'une farouche envie de pleurer.

Dès que la constatation fut acquise, elle poussa un cri de rage et se sentie soulevée dans les airs. Tout le poids et la tristesse qui l'habitaient paraissait cloués au sol et son âme délestée prit de la hauteur. L'Elinor du futur était réduite à une petite bulle de lumière qui irradiait tout autour d'elle lorsqu'elle sortit de son corps. La lumière blanche baignait la pièce dans un sentiment d'amour extrême qui enveloppa toutes les personnes présentes. Enfermée dans cette bulle la jeune fille s'aperçut que tout lui était saisissable à l'instant et aperçut même la Loévi de son âge qui assistait à la scène.

Les personnes présentes ne voyait rien de tout cela et semblaient toutes absorbées par leur chagrin. Elinor fut soulagée de voir qu'il y avait plusque ses proches dans la pièce. Elle fixa son regard sur chacune et écouta parler leur conscience. Tout ce qui lui parvenait au coeur la réchauffa et elle se demanda si c'était elle qui recevait ça où son âme qui s'envolait.

D'un coup d'oeil rapide elle aperçut sa dépouille sur le lit, juste assez pour se donner une trentaine d'années. Ses cheveux noirs ondulés étaient défaits. Elle se trouva l'air paisible. C'en était assez. Insupportable de se voir ainsi.

Au milieu de la pièce il y avait du mouvement. Un jeune garçon venait de faire son apparition. Elle le reconnut sans difficulté, il s'agissait de Noah. Caleb? Se demanda-t-elle intérieurement. Son âme avait reconnut instantanément son sang qui continuait à vivre en ce jeune homme. Comment n'y avait-elle pas pensé plus tôt? Elle aurait dû...

Il avança vers le lit le visage humide et s'essuya les yeux. Elle pouvait ressentir la douleur de l'adolescent qui s'approcha de son père pour qu'il l'étreigne. Hadrien s'approcha de lui également et passa la main dans les cheveux de son unique petit-fils.

- Noah!

Il était totalement vain de l'appeler, mais le coeur parla plus vite que la raison.

HJ: dslée du retard
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