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 Ce que j'avais à dire...

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Egon Sutham
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MessageSujet: Ce que j'avais à dire...   Jeu 6 Mar 2008 - 20:00

- Je t’aime.

Il avait commencé ainsi parce qu’il n’avait pas trouvé les bons mots pour raconter à Isis les sept dernières années qu’il avait vécues et qui ne faisaient que douze jours pour le commun des mortels. Douze jours, plus les cinq qu’il avait laissé silencieusement passer le temps de se remettre.

A La Rose, il avait finalement remis un parchemin à l’attention d’Isis. La Dyade devait la voir de toute manière. Lui, il devait lui dire. La femme avait accepté de jouer les hiboux sans poser de question ou l’abreuver de conseils qu’il aurait très mal pris vu les circonstances.



Citation :

2 février 2010


Chère Isis,

Parce que quoi que je fasse, tu m’es chère.

Je voulais remplir ce parchemin d’explications sur mon absence et mon silence et d’excuses compliquées et embrouillées afin d’utiliser les deux flacons d’encre que j’ai spécialement piqué à Leigh pour l’occasion mais, devant la page blanche, je n’ai plus les mots. Je suis fâché avec les mots. Je ne sais pas ce qu’on t’a raconté sur mon compte ces deux dernières semaines. Il est probable qu’on n’ait rien osé te dire. Moi-même, je n’ose rien te dire. Alors, je vais obéir à mon manque d’imagination et te remercier simplement pour les derniers mois que nous avons passés ensemble. Je ne crois pas que je pourrai en vivre d’autres. Pour les excuses, les voici: je m’excuse. Pour tout ce que je t’ai fait et pour ce que je vais faire. Te dire adieu. Tu l’auras bien deviné depuis une ligne ou deux.

Egon,

PS: Ne viens pas à TASKS quand j’y suis.

Il n’avait pas parlé de sa mort. Pas parlé de Rhidow. Pas parlé du passé. Pas donné de raisons. Pas envisagé de la revoir.

Un jour.

Il avait tenu un jour sans se sentir abasourdi par le besoin de la revoir. La lettre était partie, lue depuis des heures, et il le regrettait. Un jour, ce n’était pas beaucoup. Il se fondit dans le travail, espéra oublier très vite comme il s’en était fait la promesse la veille au soir, le jour où il était revenu à la vie. Mais la cervelle obéissait moins facilement que la volonté.

En fin de semaine, il craqua.
- Je reviens lundi, dit-il simplement à Leigh sans expliquer ses plans.


Dehors, le temps était horrible. Gelé comme on n’avait rarement pu le voir. Tout était blanc de neige. La température avoisinait les moins trente degrés.

En ce samedi soir, il trouva Isis au milieu de ses copines dans un pub sorcier de Londres qu’on lui avait indiqué. Il était entré, l'avait cherché du regard, reconnue avant qu'elle ne le vît. Elle vit. Il ne dit rien. Une seconde. Il l’avait juste prise dans ses bras et dans la stupeur générale, il avait transplané sans lui demander l’autorisation. Pour cela, il se prendrait certainement une quille.

Une fois apparus dans le studio Kaïtos, au sec et au chaud, ils avaient été ses premiers mots.
- Je t’aime... et pourtant, ça ne résout rien, ça n’excuse rien, ça n’explique rien. Je me suis trompé... t’aimer c’est plus que des mots.

Dit. Il sourit à lui-même. Tellement plus léger.

Il relâcha son emprise, prêt à transplaner dans l’autre sens pour la rendre à ses amies à présent qu’il avait pu dire ce qu’il avait à dire et qui avait attendu sept ans pour pouvoir être dit.




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Dernière édition par Egon Sutham le Sam 15 Mar 2008 - 18:57, édité 1 fois
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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Ven 7 Mar 2008 - 13:51

La gifle tomba sur son sourire apaisé. Puis les lèvres vinrent prendre ce même sourire pour le garder à jamais.

- Tu n'es qu'un crétin... je t'aime.



Isis avait passé ses 17 derniers jours à oublier. Mais malgré toute la bonne volonté qu'elle y avait mis, elle n'avait penser qu'à lui jours, nuits, heures et secondes. Une brise sur sa nuque devenait son souffle, un murmure devenait sa voix, Une caresse amicale devenait ses mains douce et virile.
Elle se leurrait sur ses sentiments, car s'était plus facile à vivre. Elle préférait s'engouffrer dans un amas de boulot, d'amis, de Meringue et de Rhidow.



Isis lui reprit cette bouche qu'il lui avait tant manquée. Elle s'enivra de son odeur. Elle palpa la moindre parcelle de peau qu'elle pouvait. Elle n'allait pas le laisser partir une nouvelle fois maintenant qu'elle se rendait compte que sans lui, elle n'était plus elle.

Arrêtée par La Rose, par les mots qu'elle lui avait prononcés sur Egon. "Soit patiente Isis, il a souffert plus que n'importe quel homme."

Se reculant d'un pas, Isis se mit à trembler. L'éloignement la répugnait, elle avait besoin de le sentir. Mais même s’il lui avait donner sa vie, elle avait peur qu'il... la laisse. Les mots avaient été si limpides, je te dis Adieu.


- Merci... avant que tu me dises adieu pour de bon. Merci… pour tout.

Elle attendait avec tristesse, amertume, peur qu’il s’en aille, qu’il la ramène dans son groupe d’amie, qu'il la laisse. Elle avait besoin de lui, de sa force pour grandir. L'amour qu'elle portait au autre était si fade par rapport à celui qu'elle portait à Egon. C’est à ce moment, qu’elle comprit la jalousie de Marjane face à Azra et Enoch.


Dernière édition par Isis Kitlee le Sam 8 Mar 2008 - 16:07, édité 1 fois
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Ven 7 Mar 2008 - 19:43

Une gifle. Un baiser.

Il en trembla parce que cela faisait une éternité qu’il ne l’avait plus embrassé. Une chaleur dans son corps remonta le long de son abdomen et de son thorax pour aller se loger dans sa gorge serrée. Ses joues rosirent, chauffèrent tant et si bien que ses yeux pleurèrent. Il rattrapa très vite les larmes qui restèrent à l’orée de ses yeux.

Ca faisait du bien. Beaucoup. Ca soulageait. Sa bouche, c’était un contact qui lui avait manqué. Et sa voix aussi. Il n’avait plus entendu sa voix depuis sept ans et les souvenirs qui lui en restaient lui administraient une claque à chaque réminiscence.

Il n’avait pas réfléchi en quittant TASKS, n’avait rien préparé à lui dire et la soirée de froid qu’il avait passé à interroger les gens qui la connaissaient pour la retrouver, lui avait paru déjà loin. Tout s’était étendu dans cette minute qu’il était avec elle. Tout reprenait du goût et de l’importance. Il lui paraissait plus douloureux de la rendre à ses amies que de marcher à nouveau sur les pierres tranchantes et glissantes des contrées désertiques de Myr.

Une gifle et un baiser. Dans cet ordre-là. Tu me blesses, soigne-moi. Punis-moi, mais pardonne-moi.

Il la sentit tressaillir mais l’image de la douceur d’un contact continu l’écoeura bientôt. Non pas celui d’Isis sur lui mais l’idée de lui touché par Isis. Il était gangréné. Pourri. Sale. Depuis Myr, il se sentait sali de ces salissures qu’une traînée de savon ne pouvait pas ramener à sa vertu originelle. Il lui prit la main, il trouvait qu'il la salissait. Et pourtant, ce simple contact l'apaisait. Après un pas en arrière:
- Je te raccompagne.

Une hésitation. Il fallait qu’il dise quelque chose, il ne savait pas quoi. Il avait envie de gagner du temps pour profiter encore de cette vision, de son parfum, de sa main.
- Heu... je ne veux pas te dire adieu, dit-il maladroit en resongeant à ce qu'elle venait de dire.

Il réfléchit avec sa moue qui faisait rouler ses yeux un peu partout sauf sur l’objet de son attention.
- Je crois juste que je ne sais pas comment rester.

Comment rester après l'absence, l'incompréhension, l'horreur, les fardeaux que l'on porte? Comment fait-on pour nettoyer les salissures? Il ne savait pas.




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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Sam 8 Mar 2008 - 17:06

Isis scruta les yeux qui la fuyaient. De sa main libre, elle caressa furtivement sa joue. Elle réussit à avoir son regard.

- Ne me fuis pas...

Elle déposa un baiser sur sa joue. Elle enleva sa main de l’écrin qu’était la sienne. Ce simple geste était déchirant, elle voulait redécouvrir toutes les parcelles de son corps. Mais il lui fallait qu’elle lui dise… tout ce qui se passait dans sa tête.

- Egon...

Silence.
Elle paniqua.
Elle avait peur de ne pas trouver les bonnes phrases, les bonnes tournures, la meilleure façon de lui dire. Les mots n’ont jamais été son fort, les jolies formules n’ont jamais eu leur place dans sa voix et la cohérence avait longtemps fait sa valise quand cela prenait à Isis de délivrer ses sentiments.



- Je deviens folle si tu n'es pas là. Mes derniers mots n'ont étaient que chimères, pourras-tu un jour me pardonner ? Promets-moi de ne plus souffrir pour me sauver... je préfère affronter les enfers à ta place que te voir souffrir une seconde de plus. Protége moi en restant en vie, prêt de moi, loin c'est me tuer.
Sans toi, je ne suis qu'une pâle copie de celle qui a exister...

- ... Ne me fuis pas, je ne peux être sans toi. Je t'aime et c'est plus que des mots.


Les lèvres tremblantes venaient de joindre. Isis soulagée restait attentive à Lui. Là, cela était sur, il va prendre peur, il va continuer à la fuir.

Le silence pesa longtemps. Chaque seconde paraissant s'étirait plus longtemps que la précédente. Isis n’osa pas faire de geste, pas le brusquer. Elle pensait qu’elle avait saouler et ne voulait pas qu’il gerbe sous une autre tendresse.
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Sam 8 Mar 2008 - 20:07

"Promets-moi de ne plus souffrir pour me sauver."

Voilà quelque chose qu’il ne pouvait pas se permettre. Il irait toujours la sauver... quant à la souffrance. Il ne cherchait jamais à souffrir si ça pouvait la rassurer. Si on lui avait dit "tu ne veux pas aller chercher Vix aux Enfers? Tu verras, c’est sans danger, il fait beau, il y a des cocotiers et des filles toutes nues. Il faut juste demander à Vix - qui est dans son bungalow numéro 47, juste après le tipi des Mangue-Goyave du G.O. Ankou - si elle veut bien sortir de là", et bien, il n’aurait pas dit non.

La souffrance était fortuite, s’il pouvait éviter les blessures, il le ferait. Il ne cherchait jamais la gloire, il aspirait à la tranquillité alors il agissait par foi et non pas pour les honneurs ou par héroïsme comme il se l’était entendu dire il y a quelques années. Que l’homme qui a écrit qu’à vaincre sans péril, on triomphait sans gloire, s’avance auprès de lui pour lui expliquer quelle séduction il y avait dans la gloire si cette même gloire nous retirait nos jambes, nos bras, nos yeux, notre âme? A vaincre sans péril, si on se fout de la gloire, au moins, il nous reste notre cœur et notre corps, aptes et immaculés, afin d’aimer sans se poser de question.

- Je ne crois pas, poursuivit-il avec la même hésitation penaude.

Tout était délicat et il ignorait encore la façon dont il se sentait. Il n’osait pas approfondir ses interrogations. Il explorait les rivages inconnus de ce qu’il lui restait d’humanité. Il croyait dur comme fer qu’il ne restait que peu, si ce n’était rien, d’humain dans son âme. On ne pouvait pas être humain en ayant... son cerveau s’arrêtait irrémédiablement au seuil de ces souvenirs. Les images de Myr étaient confinées très loin en lui. Dès qu’il s’en approchait trop, les yeux rouges aux larmes de charbon le renvoyaient sauvagement en arrière. Oublie-nous, rugissaient-ils. Alors, il essayait de se les rendre invisibles. Il s’empêchait de les atteindre.

Lui, si orgueilleux, l’insolent Gryffondor qui boudait la panique ou la peur, homme buté ne doutant que rarement de ce que sa volonté pouvait accomplir et que son ingéniosité pouvait résoudre... Lui, Egon l’infatué, se retrouvait le plus modique et vulnérable des animaux en ce jocrisse instant. Plus rien d’humain, dépossédé de ce qui faisait de lui un homme. Esprit décati et rongé par la vilenie et le vice. Un vivant damné qui ne peut plus s’aimer.

Dans sa tête, il comprenait qu’il était impossible de revenir en arrière. Il avait cherché les formules pourtant, il ne trouvait rien dans les mots pour expliquer tout à Isis. Fuir, du moins moralement, était pour l’instant tout ce qu’il savait faire puisque l’invasion de ces sentiments tumultueux se présentait sur le pas de ses yeux et qu’il ne savait pas comment leur offrir le chemin adéquat pour les libérer, les laisser partir et être enfin tranquille.

- Je... ne crois pas que rechercher le pardon mutuel nous aidera... je ne sais... je te pardonne plus qu’à moi-même... tu me renverras la même chose parce que tu m’aimes... et de nouveau, à mon tour, avec ce même amour, j’irai me mettre à genou pour te dire mille fois pardon en plus des précédents... et dans cent ans nous seront vieux, toujours enfermés dans ce studio, à nous dire encore combien nous sommes cons et désolés... Isis, j’avais envie de t’aider... sans penser aux conséquences... C’est parti, tout seul.

Son cœur se tordait. Sa voix s’enroulait autour de sa gorge pour la lacer et l’étrangler. Les mots étaient garrottés, bredouillés et incertains. Il la regardait mais ne la voyais pas. C’était une torture de pleurer devant elle. Ca ne l’aidait pas plus à se sentir un homme. Des larmes acides. Il s’était rarement sentit aussi petit et pathétique. La présence d’Isis ne l’aidait pas à refouler ses sentiments. Ils étaient sur le point de déborder. Il n’avait pas encore eu l’opportunité de craquer vraiment. Il se demandait de quelle couleur seraient son dégoût, son dépit et sa tristesse s’il les laissait sortir. Il aurait misé sur un pâteux et noir pétrole. Il voulait se libérer et en même temps tout garder et continuer de faire comme s’il pouvait oublier.

Aucun mot de sagesse ne lui vint.
Aucun geste héroïque qui résout tout.

Il alla s’asseoir sur un fauteuil derrière lui et se prit la tête dans les mains. Un autre silence perçant le piqua à la gorge.

- J’ai terriblement peur, je crois... peur de te dégoûter si tu apprends un jour ce qu’il s'e... je n’arrive pas à te regarder dans les yeux. J’avais besoin que tu saches simplement que je t’aime...

Un rien.

- Je voudrais rester seul... ça m’a fait beaucoup de bien de te voir... je... tu rentres... tu veux que je te raccompagne... tu peux transplaner seule?




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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Dim 9 Mar 2008 - 18:19

- Je peux transplaner seule.

Elle le regarda et voulait ajouter qu'elle souhaitait rester avec lui.
Lui, renfermer, silencieux, vulnérable. Elle ne l'avait jamais vu comme ça. Et elle pensait sincèrement que personne ne l'avait jamais vu comme ça.

Elle aurait voulu l'aider. Faire son possible pour le soulager de son fardeau. Agir de la manière la plus propice pour qu'il avance.


Silence. Isis toujours là. Egon toujours assis. Seul un volet claqua sous la tempête de neige.


Elle se revoyait dans ses périodes noires. Aucune comparaison sur la douleur. Elle est propre à chacun. Mais dans le fond la souffrance est toujours là. Et l'exprimer n'est jamais simple. Isis ne l’avait jamais exprimer qu’en se faisant du mal.


Isis s'approcha doucement d'Egon et lui baisa le front.


- Tu ne pourras jamais me dégoûter... surtout pas sur ce qui c'est passé à Myr. Ne pense pas que tu es le seul responsable.

Pense : Si tu ne m’avais pas cru morte, tu n’y serais jamais allé.

Une caresse sur la joue pour vérifier une dernière fois qu'elle ne rêvait pas. Une caresse pour lui signifier qu’il faudra faire sortir ses craintes. Un jour ou l’autre. Le plus tôt sera le mieux.


- Repose-toi. Si tu as besoin, je suis là.

Elle transplana pour réapparaitre 2 secondes plus tard.

- Tu ne pourras jamais oublier. N’essaye pas… ça te fera plus souffrir. J'ai la prétention de l'avoir appris à mes dépend.

- Je...


Une larme coula. Elle ne voulait pas partir.
Elle attérit au pub déchirée. Elle récupéra ses affaires sans un mot et se réfugia dans sa chambre au loft Piterski priant qu'Egon la rapelle d'ici peu de temps.
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Lun 10 Mar 2008 - 3:08

Le silence oppressant de la chambre. Son cœur qui bat lentement mais fortement. Sa tête mue par les forces invisibles des douleurs. Le mausolée de son courage qui obscurcit la forêt trépidante de ses perceptions. Son cœur qui bat lentement mais fortement. La caresse d'Isis qui palpite contre sa joue. Son baiser qui ne se désagrège pas avec le temps passé. Ses muscles tendus que délinée le cadre du fauteuil. Et son cœur qui bat lentement mais fortement et toujours.

Il resta dans ce fauteuil sans rien faire durant une heure ou deux ou trois.
Il n'avait fait aucun mouvement. Son cerveau n'avait eu aucune réflexion. Le studio obscur lui faisait un cinéma en ombre chinoise sur les lambris quasi neufs des murs. Les arbres et leurs ombres étaient les acteurs imaginaires des histoires noduleuses qu'Egon se racontait.

Respirait-il? Il se posa la question et pour vérifier, il fit son premier mouvement depuis des heures. Il arqua un de ses bras par-dessus celui du fauteuil. Le geste provoqua une nouvelle ombre dansante sur le mur. Il releva son bras et le tendit droit devant lui, ainsi il redonnait connaissance à son corps amorphe. Il s'amusa avec les ombres et les lumières. Ecartant les doigts en étoile, c'était une plante carnivore. Recroquevillant trois d'entre eux et tournant son poignet, c'était un loup de profil. Bombant le poing et cherchant une nouvelle figure, c'était son cœur qui battait lentement mais fortement et toujours.
- Je suis toujours vivant, murmura-t-il en baissant le bras.

Il se leva, se dévêtit et alla s'allonger dans son lit. Le plafond lui racontait de nouvelles histoires. Des silhouettes touffues traversées par les câbles électriques de la rue devenaient un conte fantastique et silencieux. Ses yeux ne se fermaient pas de sommeil. Il n'avait pas sommeil, il regardait le conte des ombres. Il avait beau savoir que ces ombres n'étaient que les projections des arbres dehors, il se prenait à sourire seul en se demandant avec quel intelligence on avait pu en dégager autant de formes et d'impressions différentes. Les choses tangibles produisaient de bien jolis ouvrages si on savait les observer, leur donner une autre forme, grâce à nos perceptions et notre imagination.

"Se peut-il que j'y parvienne pour tout ce que je veux?" se demanda-t-il en songeant à transformer sa vie en ombre chinoise. Elle ne serait jamais rien de plus que sa vie mais les projections qu'il lui donnait, il pouvait les choisir en se concentrant sur de plus jolies choses qui donnaient envie de rêver.

Il se releva. D'un coup de baguette, il attira vers lui de quoi écrire.

Citation :
"Isis,
Si tu ne dors pas encore, est-ce que tu veux bien venir?
Je ne peux pas changer ma vie mais je peux en changer la perception.
Egon"

Il enchanta le manuscrit et l'envoya par textossimo. Il laissa sa baguette sur le lit et attendit. Peut-être qu'elle aurait l'impression d'être prise pour un yoyo et ne viendrait pas, furieuse. Il attendit quand même.

Finalement, le sommeil vint le cueillir dans son attente. Il dormit sans rêve, sachant dans son sommeil qu'il attendait qu'elle vienne. Recommencer doucement, c'était d'abord pouvoir accepter qu'elle l'effleure. Il lui demanderait. Néanmoins, il ne croyait pas encore être en mesure de lui expliquer la raison de la hantise qu'il éprouvait à son contact.




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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Lun 10 Mar 2008 - 15:54

Allongée dans son lit, Isis regardait les ombres sur le plafond de sa chambre. Sur elle, ses deux matous s'amusaient et lui donner des coups pour que leur maîtresse bouge, mais ca n'avait pas l'air. A force, il se calmèrent et se roulèrent près d'elle.

- Mademoiselle a besoin de quelques chose ? Elfy sera ravi de venir apporter tout ce qu'elle veut à mademoiselle. Mademoiselle veux peut être qu'Elfy allume car il fait noir dans la pièce et que Mademoiselle...

- Elfy, va te reposer. Je ai besoin de rien

- Bien mademoiselle. Mais si mademoiselle a besoin, Elfy...

- Tu es là, je sais petite elfe.


La porte se referma et Isis entendit les pleures de son elfe de maison. Elle n'aimait pas qu'on l'envoie sans lui avoir donner quelque chose à faire. Plus docile et sado comme elfe, tu ne fais pas.


Sous le ronronnement apaisant de ses félins Isis commençait à être gagnée par le sommeil. Un coup de patte sur son nez la réveilla aussi sec. Daïmon miaula à son oreille dans le cas où sa maîtresse n'aurait pas compris le premier message.


- Daïmon...

Elle aurait voulu faire valdinguer son chat au travers de la pièce, mais celui-ci lui indiqua un petit parchemin posé sur son ventre. Elle le prit avant qu'il se perde dans ses draps. Un mot d'Egon.

La missive dans la main, Isis relisait les 2 minuscules phrases notées qui la remplissaient de joie. Le temps tourna sans qu'elle se rende compte. Elle transplana ne sachant pas vraiment depuis combien de temps Egon lui avait transmis sa demande.


En pyjama elle se retrouva devant la porte du studio d'Egon. A l'extérieur. Isis était frigorifiée mais ne remarqua même pas la neige. Il faisait pratiquement - 5 °C, une nuit exceptionnellement chaude. Ou un matin froid au choix. En ce moment le soleil ne pointait pas le bon de son nez. Nuit continuelle, et vague glacière.

Elle rentra dans la pièce grelottante. Egon dormait.

Elle sourit. S'imaginant vivre sa vie en le regardant dormir.
Plus de Vix, plus de malaise, des réponses à ses vides. Maintenant elle ne voulait que la simplicité. Et la simplicité rimait depuis toujours avec le quotidien.

Elle remonta le drap pour qu'il n'attrape pas froid. Elle alla se faire une tisane et s’assit dans un fauteuil qu'elle venait de métamorphoser à la place d'une vieille chaise de bureau inconfortable.

Isis n'aimait pas les aventures, c'est pas une courageuse. Et elle déteste les dangers. Un véritable lapin nain dans toute sa splendeur.
Changer une de ses habitudes et elle voyait son monde s'effondrer. Elle aimait retrouver son quotidien qu’elle trouvait tout aussi débordant de danger que de vouloir nager dans le Nil infester de cette nouvelle espèce mélange de crocodile du Nil et de dragon des eaux au nom à coucher dehors.

Buvant ses plantes infusées, Isis regarda Egon dormir. Il avait l’air de lutter dans son sommeil.
A son tour, elle s'endormit.



Le lendemain matin, elle se réveilla dans la chambre silencieuse. Egon toujours endormi avait mit son lit sans dessus-dessous. Et sa tasse baignait dans une mare de tisane froide sur le parquet.
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Sam 15 Mar 2008 - 17:08

Le jeune endormi ouvrit les paupières et fut étonné de constater qu’il faisait déjà jour. Isis était venue. Elle sommeillait dans un fauteuil, une tasse renversée à ses pieds. Il regretta amèrement qu’elle ne l’ai pas réveillé.

Il sortit du lit qui avait subi une sorte de guerre nocturne et alla s’habiller sans faire de bruit. Il revint auprès d’Isis et nettoya le thé tombé avec sa baguette, puis d’un geste allègre, il fit la même chose pour le lit qui se fit tout seul (ça serait tellement pratique en vérité. Idem pour la vaisselle.)

Assis sur le bord de son lit, il appuya ses coudes sur ses genoux et la regarda dormir. Ses pensées allaient à un paradis où tout était facile, où un coup de couteau faisait rire le blessé, où le temps était toujours ensoleillé sans ce manteau de neige étouffant qui n’avait de cesse de s’épaissir.

Il alla lui préparer un petit déjeuner et revint dans la chambre. Il déposa le plateau sur une table à manger et retourna auprès d’elle. Se penchant au-dessus de son visage, il l’embrassa dans son sommeil. Ses lèvres étaient douces. Un frisson le fit trembler. Il amena sa main sur sa joue et donna à sa bouche un autre baiser avant de murmurer à voix basse son prénom pour la tirer des rêves.



- Isis...?




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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Sam 15 Mar 2008 - 18:28

Elle ouvrit les yeux sous le doux baiser d'Egon. Elle sourit, heureuse d'entendre sa voix à son réveil.

Elle s'étira doucement, elle avait du se rendormir. Un coup d'œil sur le réveil lui indiquait qu'elle avait loupé d'une heure le départ à Saint-Pètersbourg avec Malhouwen pour visiter les monts et merveilles de cette ville, c'est à dire l'hôpital. Tant mieux, elle préférait se trouver dans cette chambre.


- Bonjour...

Elle vola un autre baiser avant de se loger dans ses bras. Elle avait besoin de le sentir vivant. Elle écouta son cœur battre, la plus douce des musiques.
Ses bras enlaçaient sa taille virile tandis que ses mains erraient tendrement à la recherche de sa peau. Happer sa bouche, frissonner au contact de sa peau, susurrer à son oreille des mots tendre, sentir le contour de ses muscles à travers leur vêtement qu’elle aurait aimer faire disparaître.

Elle voulait lui faire l’amour. Elle voulait l’avoir en elle. Le libérer de ses craintes dans ses bras.


Mais voilà, elle sentit de la froideur qu’elle ne lui connaissait pas. Elle se faisait peut être une idée. Sûrement.

Elle se détacha bien malgré elle. Elle ne voulait pas le brusquer. Elle avait peur de le rebuter.


- Tu dormais quand je suis venue… je ne voulais pas te réveiller.

Isis alla s’asseoir à la table prendre son café. Elle regarda par la fenêtre. Blanc et nuit. Il n'était pas loin de 9 heures et les étoiles scintillaient toujours dans le ciel. Avec ses amies, elles faisaient des paris sur le nombre de jour sans soleil qu'ils allaient encore passer. Isis avait perdu sa mise, elle avait parié que le jour se lèveraient aujourd’hui.
Elle venait de finir de tartiner de chocolat un morceau de pain pour Egon quand elle se retourna vers lui.

Elle ouvrit la bouche. Hésitation. La referma en baissant la tête et reprit une gorgée de café.

Elle continua son manége jusqu’à ce que son café soit complètement engloutit.


- Egon… je… je peux rester ici aujourd’hui ? Enfin, si tu ne veux pas je comprendrais… Je. Non laisse tomber. En plus, faut que j’aille rejoindre Mallhou. Enfin si j'y arrive. Je…

Pause.

- J’ai envie d'être avec toi.


Dernière édition par Isis Kitlee le Mar 18 Mar 2008 - 13:19, édité 1 fois
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