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 Ce que j'avais à dire...

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Egon Sutham
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MessageSujet: Ce que j'avais à dire...   Jeu 6 Mar - 17:00

- Je t’aime.

Il avait commencé ainsi parce qu’il n’avait pas trouvé les bons mots pour raconter à Isis les sept dernières années qu’il avait vécues et qui ne faisaient que douze jours pour le commun des mortels. Douze jours, plus les cinq qu’il avait laissé silencieusement passer le temps de se remettre.

A La Rose, il avait finalement remis un parchemin à l’attention d’Isis. La Dyade devait la voir de toute manière. Lui, il devait lui dire. La femme avait accepté de jouer les hiboux sans poser de question ou l’abreuver de conseils qu’il aurait très mal pris vu les circonstances.



Citation :

2 février 2010


Chère Isis,

Parce que quoi que je fasse, tu m’es chère.

Je voulais remplir ce parchemin d’explications sur mon absence et mon silence et d’excuses compliquées et embrouillées afin d’utiliser les deux flacons d’encre que j’ai spécialement piqué à Leigh pour l’occasion mais, devant la page blanche, je n’ai plus les mots. Je suis fâché avec les mots. Je ne sais pas ce qu’on t’a raconté sur mon compte ces deux dernières semaines. Il est probable qu’on n’ait rien osé te dire. Moi-même, je n’ose rien te dire. Alors, je vais obéir à mon manque d’imagination et te remercier simplement pour les derniers mois que nous avons passés ensemble. Je ne crois pas que je pourrai en vivre d’autres. Pour les excuses, les voici: je m’excuse. Pour tout ce que je t’ai fait et pour ce que je vais faire. Te dire adieu. Tu l’auras bien deviné depuis une ligne ou deux.

Egon,

PS: Ne viens pas à TASKS quand j’y suis.

Il n’avait pas parlé de sa mort. Pas parlé de Rhidow. Pas parlé du passé. Pas donné de raisons. Pas envisagé de la revoir.

Un jour.

Il avait tenu un jour sans se sentir abasourdi par le besoin de la revoir. La lettre était partie, lue depuis des heures, et il le regrettait. Un jour, ce n’était pas beaucoup. Il se fondit dans le travail, espéra oublier très vite comme il s’en était fait la promesse la veille au soir, le jour où il était revenu à la vie. Mais la cervelle obéissait moins facilement que la volonté.

En fin de semaine, il craqua.
- Je reviens lundi, dit-il simplement à Leigh sans expliquer ses plans.


Dehors, le temps était horrible. Gelé comme on n’avait rarement pu le voir. Tout était blanc de neige. La température avoisinait les moins trente degrés.

En ce samedi soir, il trouva Isis au milieu de ses copines dans un pub sorcier de Londres qu’on lui avait indiqué. Il était entré, l'avait cherché du regard, reconnue avant qu'elle ne le vît. Elle vit. Il ne dit rien. Une seconde. Il l’avait juste prise dans ses bras et dans la stupeur générale, il avait transplané sans lui demander l’autorisation. Pour cela, il se prendrait certainement une quille.

Une fois apparus dans le studio Kaïtos, au sec et au chaud, ils avaient été ses premiers mots.
- Je t’aime... et pourtant, ça ne résout rien, ça n’excuse rien, ça n’explique rien. Je me suis trompé... t’aimer c’est plus que des mots.

Dit. Il sourit à lui-même. Tellement plus léger.

Il relâcha son emprise, prêt à transplaner dans l’autre sens pour la rendre à ses amies à présent qu’il avait pu dire ce qu’il avait à dire et qui avait attendu sept ans pour pouvoir être dit.


Iccam


Dernière édition par Egon Sutham le Sam 15 Mar - 15:57, édité 1 fois
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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Ven 7 Mar - 10:51

La gifle tomba sur son sourire apaisé. Puis les lèvres vinrent prendre ce même sourire pour le garder à jamais.

- Tu n'es qu'un crétin... je t'aime.



Isis avait passé ses 17 derniers jours à oublier. Mais malgré toute la bonne volonté qu'elle y avait mis, elle n'avait penser qu'à lui jours, nuits, heures et secondes. Une brise sur sa nuque devenait son souffle, un murmure devenait sa voix, Une caresse amicale devenait ses mains douce et virile.
Elle se leurrait sur ses sentiments, car s'était plus facile à vivre. Elle préférait s'engouffrer dans un amas de boulot, d'amis, de Meringue et de Rhidow.



Isis lui reprit cette bouche qu'il lui avait tant manquée. Elle s'enivra de son odeur. Elle palpa la moindre parcelle de peau qu'elle pouvait. Elle n'allait pas le laisser partir une nouvelle fois maintenant qu'elle se rendait compte que sans lui, elle n'était plus elle.

Arrêtée par La Rose, par les mots qu'elle lui avait prononcés sur Egon. "Soit patiente Isis, il a souffert plus que n'importe quel homme."

Se reculant d'un pas, Isis se mit à trembler. L'éloignement la répugnait, elle avait besoin de le sentir. Mais même s’il lui avait donner sa vie, elle avait peur qu'il... la laisse. Les mots avaient été si limpides, je te dis Adieu.


- Merci... avant que tu me dises adieu pour de bon. Merci… pour tout.

Elle attendait avec tristesse, amertume, peur qu’il s’en aille, qu’il la ramène dans son groupe d’amie, qu'il la laisse. Elle avait besoin de lui, de sa force pour grandir. L'amour qu'elle portait au autre était si fade par rapport à celui qu'elle portait à Egon. C’est à ce moment, qu’elle comprit la jalousie de Marjane face à Azra et Enoch.


Dernière édition par Isis Kitlee le Sam 8 Mar - 13:07, édité 1 fois
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Ven 7 Mar - 16:43

Une gifle. Un baiser.

Il en trembla parce que cela faisait une éternité qu’il ne l’avait plus embrassé. Une chaleur dans son corps remonta le long de son abdomen et de son thorax pour aller se loger dans sa gorge serrée. Ses joues rosirent, chauffèrent tant et si bien que ses yeux pleurèrent. Il rattrapa très vite les larmes qui restèrent à l’orée de ses yeux.

Ca faisait du bien. Beaucoup. Ca soulageait. Sa bouche, c’était un contact qui lui avait manqué. Et sa voix aussi. Il n’avait plus entendu sa voix depuis sept ans et les souvenirs qui lui en restaient lui administraient une claque à chaque réminiscence.

Il n’avait pas réfléchi en quittant TASKS, n’avait rien préparé à lui dire et la soirée de froid qu’il avait passé à interroger les gens qui la connaissaient pour la retrouver, lui avait paru déjà loin. Tout s’était étendu dans cette minute qu’il était avec elle. Tout reprenait du goût et de l’importance. Il lui paraissait plus douloureux de la rendre à ses amies que de marcher à nouveau sur les pierres tranchantes et glissantes des contrées désertiques de Myr.

Une gifle et un baiser. Dans cet ordre-là. Tu me blesses, soigne-moi. Punis-moi, mais pardonne-moi.

Il la sentit tressaillir mais l’image de la douceur d’un contact continu l’écoeura bientôt. Non pas celui d’Isis sur lui mais l’idée de lui touché par Isis. Il était gangréné. Pourri. Sale. Depuis Myr, il se sentait sali de ces salissures qu’une traînée de savon ne pouvait pas ramener à sa vertu originelle. Il lui prit la main, il trouvait qu'il la salissait. Et pourtant, ce simple contact l'apaisait. Après un pas en arrière:
- Je te raccompagne.

Une hésitation. Il fallait qu’il dise quelque chose, il ne savait pas quoi. Il avait envie de gagner du temps pour profiter encore de cette vision, de son parfum, de sa main.
- Heu... je ne veux pas te dire adieu, dit-il maladroit en resongeant à ce qu'elle venait de dire.

Il réfléchit avec sa moue qui faisait rouler ses yeux un peu partout sauf sur l’objet de son attention.
- Je crois juste que je ne sais pas comment rester.

Comment rester après l'absence, l'incompréhension, l'horreur, les fardeaux que l'on porte? Comment fait-on pour nettoyer les salissures? Il ne savait pas.


Iccam
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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Sam 8 Mar - 14:06

Isis scruta les yeux qui la fuyaient. De sa main libre, elle caressa furtivement sa joue. Elle réussit à avoir son regard.

- Ne me fuis pas...

Elle déposa un baiser sur sa joue. Elle enleva sa main de l’écrin qu’était la sienne. Ce simple geste était déchirant, elle voulait redécouvrir toutes les parcelles de son corps. Mais il lui fallait qu’elle lui dise… tout ce qui se passait dans sa tête.

- Egon...

Silence.
Elle paniqua.
Elle avait peur de ne pas trouver les bonnes phrases, les bonnes tournures, la meilleure façon de lui dire. Les mots n’ont jamais été son fort, les jolies formules n’ont jamais eu leur place dans sa voix et la cohérence avait longtemps fait sa valise quand cela prenait à Isis de délivrer ses sentiments.



- Je deviens folle si tu n'es pas là. Mes derniers mots n'ont étaient que chimères, pourras-tu un jour me pardonner ? Promets-moi de ne plus souffrir pour me sauver... je préfère affronter les enfers à ta place que te voir souffrir une seconde de plus. Protége moi en restant en vie, prêt de moi, loin c'est me tuer.
Sans toi, je ne suis qu'une pâle copie de celle qui a exister...

- ... Ne me fuis pas, je ne peux être sans toi. Je t'aime et c'est plus que des mots.


Les lèvres tremblantes venaient de joindre. Isis soulagée restait attentive à Lui. Là, cela était sur, il va prendre peur, il va continuer à la fuir.

Le silence pesa longtemps. Chaque seconde paraissant s'étirait plus longtemps que la précédente. Isis n’osa pas faire de geste, pas le brusquer. Elle pensait qu’elle avait saouler et ne voulait pas qu’il gerbe sous une autre tendresse.
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Sam 8 Mar - 17:07

"Promets-moi de ne plus souffrir pour me sauver."

Voilà quelque chose qu’il ne pouvait pas se permettre. Il irait toujours la sauver... quant à la souffrance. Il ne cherchait jamais à souffrir si ça pouvait la rassurer. Si on lui avait dit "tu ne veux pas aller chercher Vix aux Enfers? Tu verras, c’est sans danger, il fait beau, il y a des cocotiers et des filles toutes nues. Il faut juste demander à Vix - qui est dans son bungalow numéro 47, juste après le tipi des Mangue-Goyave du G.O. Ankou - si elle veut bien sortir de là", et bien, il n’aurait pas dit non.

La souffrance était fortuite, s’il pouvait éviter les blessures, il le ferait. Il ne cherchait jamais la gloire, il aspirait à la tranquillité alors il agissait par foi et non pas pour les honneurs ou par héroïsme comme il se l’était entendu dire il y a quelques années. Que l’homme qui a écrit qu’à vaincre sans péril, on triomphait sans gloire, s’avance auprès de lui pour lui expliquer quelle séduction il y avait dans la gloire si cette même gloire nous retirait nos jambes, nos bras, nos yeux, notre âme? A vaincre sans péril, si on se fout de la gloire, au moins, il nous reste notre cœur et notre corps, aptes et immaculés, afin d’aimer sans se poser de question.

- Je ne crois pas, poursuivit-il avec la même hésitation penaude.

Tout était délicat et il ignorait encore la façon dont il se sentait. Il n’osait pas approfondir ses interrogations. Il explorait les rivages inconnus de ce qu’il lui restait d’humanité. Il croyait dur comme fer qu’il ne restait que peu, si ce n’était rien, d’humain dans son âme. On ne pouvait pas être humain en ayant... son cerveau s’arrêtait irrémédiablement au seuil de ces souvenirs. Les images de Myr étaient confinées très loin en lui. Dès qu’il s’en approchait trop, les yeux rouges aux larmes de charbon le renvoyaient sauvagement en arrière. Oublie-nous, rugissaient-ils. Alors, il essayait de se les rendre invisibles. Il s’empêchait de les atteindre.

Lui, si orgueilleux, l’insolent Gryffondor qui boudait la panique ou la peur, homme buté ne doutant que rarement de ce que sa volonté pouvait accomplir et que son ingéniosité pouvait résoudre... Lui, Egon l’infatué, se retrouvait le plus modique et vulnérable des animaux en ce jocrisse instant. Plus rien d’humain, dépossédé de ce qui faisait de lui un homme. Esprit décati et rongé par la vilenie et le vice. Un vivant damné qui ne peut plus s’aimer.

Dans sa tête, il comprenait qu’il était impossible de revenir en arrière. Il avait cherché les formules pourtant, il ne trouvait rien dans les mots pour expliquer tout à Isis. Fuir, du moins moralement, était pour l’instant tout ce qu’il savait faire puisque l’invasion de ces sentiments tumultueux se présentait sur le pas de ses yeux et qu’il ne savait pas comment leur offrir le chemin adéquat pour les libérer, les laisser partir et être enfin tranquille.

- Je... ne crois pas que rechercher le pardon mutuel nous aidera... je ne sais... je te pardonne plus qu’à moi-même... tu me renverras la même chose parce que tu m’aimes... et de nouveau, à mon tour, avec ce même amour, j’irai me mettre à genou pour te dire mille fois pardon en plus des précédents... et dans cent ans nous seront vieux, toujours enfermés dans ce studio, à nous dire encore combien nous sommes cons et désolés... Isis, j’avais envie de t’aider... sans penser aux conséquences... C’est parti, tout seul.

Son cœur se tordait. Sa voix s’enroulait autour de sa gorge pour la lacer et l’étrangler. Les mots étaient garrottés, bredouillés et incertains. Il la regardait mais ne la voyais pas. C’était une torture de pleurer devant elle. Ca ne l’aidait pas plus à se sentir un homme. Des larmes acides. Il s’était rarement sentit aussi petit et pathétique. La présence d’Isis ne l’aidait pas à refouler ses sentiments. Ils étaient sur le point de déborder. Il n’avait pas encore eu l’opportunité de craquer vraiment. Il se demandait de quelle couleur seraient son dégoût, son dépit et sa tristesse s’il les laissait sortir. Il aurait misé sur un pâteux et noir pétrole. Il voulait se libérer et en même temps tout garder et continuer de faire comme s’il pouvait oublier.

Aucun mot de sagesse ne lui vint.
Aucun geste héroïque qui résout tout.

Il alla s’asseoir sur un fauteuil derrière lui et se prit la tête dans les mains. Un autre silence perçant le piqua à la gorge.

- J’ai terriblement peur, je crois... peur de te dégoûter si tu apprends un jour ce qu’il s'e... je n’arrive pas à te regarder dans les yeux. J’avais besoin que tu saches simplement que je t’aime...

Un rien.

- Je voudrais rester seul... ça m’a fait beaucoup de bien de te voir... je... tu rentres... tu veux que je te raccompagne... tu peux transplaner seule?


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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Dim 9 Mar - 15:19

- Je peux transplaner seule.

Elle le regarda et voulait ajouter qu'elle souhaitait rester avec lui.
Lui, renfermer, silencieux, vulnérable. Elle ne l'avait jamais vu comme ça. Et elle pensait sincèrement que personne ne l'avait jamais vu comme ça.

Elle aurait voulu l'aider. Faire son possible pour le soulager de son fardeau. Agir de la manière la plus propice pour qu'il avance.


Silence. Isis toujours là. Egon toujours assis. Seul un volet claqua sous la tempête de neige.


Elle se revoyait dans ses périodes noires. Aucune comparaison sur la douleur. Elle est propre à chacun. Mais dans le fond la souffrance est toujours là. Et l'exprimer n'est jamais simple. Isis ne l’avait jamais exprimer qu’en se faisant du mal.


Isis s'approcha doucement d'Egon et lui baisa le front.


- Tu ne pourras jamais me dégoûter... surtout pas sur ce qui c'est passé à Myr. Ne pense pas que tu es le seul responsable.

Pense : Si tu ne m’avais pas cru morte, tu n’y serais jamais allé.

Une caresse sur la joue pour vérifier une dernière fois qu'elle ne rêvait pas. Une caresse pour lui signifier qu’il faudra faire sortir ses craintes. Un jour ou l’autre. Le plus tôt sera le mieux.


- Repose-toi. Si tu as besoin, je suis là.

Elle transplana pour réapparaitre 2 secondes plus tard.

- Tu ne pourras jamais oublier. N’essaye pas… ça te fera plus souffrir. J'ai la prétention de l'avoir appris à mes dépend.

- Je...


Une larme coula. Elle ne voulait pas partir.
Elle attérit au pub déchirée. Elle récupéra ses affaires sans un mot et se réfugia dans sa chambre au loft Piterski priant qu'Egon la rapelle d'ici peu de temps.
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Lun 10 Mar - 0:08

Le silence oppressant de la chambre. Son cœur qui bat lentement mais fortement. Sa tête mue par les forces invisibles des douleurs. Le mausolée de son courage qui obscurcit la forêt trépidante de ses perceptions. Son cœur qui bat lentement mais fortement. La caresse d'Isis qui palpite contre sa joue. Son baiser qui ne se désagrège pas avec le temps passé. Ses muscles tendus que délinée le cadre du fauteuil. Et son cœur qui bat lentement mais fortement et toujours.

Il resta dans ce fauteuil sans rien faire durant une heure ou deux ou trois.
Il n'avait fait aucun mouvement. Son cerveau n'avait eu aucune réflexion. Le studio obscur lui faisait un cinéma en ombre chinoise sur les lambris quasi neufs des murs. Les arbres et leurs ombres étaient les acteurs imaginaires des histoires noduleuses qu'Egon se racontait.

Respirait-il? Il se posa la question et pour vérifier, il fit son premier mouvement depuis des heures. Il arqua un de ses bras par-dessus celui du fauteuil. Le geste provoqua une nouvelle ombre dansante sur le mur. Il releva son bras et le tendit droit devant lui, ainsi il redonnait connaissance à son corps amorphe. Il s'amusa avec les ombres et les lumières. Ecartant les doigts en étoile, c'était une plante carnivore. Recroquevillant trois d'entre eux et tournant son poignet, c'était un loup de profil. Bombant le poing et cherchant une nouvelle figure, c'était son cœur qui battait lentement mais fortement et toujours.
- Je suis toujours vivant, murmura-t-il en baissant le bras.

Il se leva, se dévêtit et alla s'allonger dans son lit. Le plafond lui racontait de nouvelles histoires. Des silhouettes touffues traversées par les câbles électriques de la rue devenaient un conte fantastique et silencieux. Ses yeux ne se fermaient pas de sommeil. Il n'avait pas sommeil, il regardait le conte des ombres. Il avait beau savoir que ces ombres n'étaient que les projections des arbres dehors, il se prenait à sourire seul en se demandant avec quel intelligence on avait pu en dégager autant de formes et d'impressions différentes. Les choses tangibles produisaient de bien jolis ouvrages si on savait les observer, leur donner une autre forme, grâce à nos perceptions et notre imagination.

"Se peut-il que j'y parvienne pour tout ce que je veux?" se demanda-t-il en songeant à transformer sa vie en ombre chinoise. Elle ne serait jamais rien de plus que sa vie mais les projections qu'il lui donnait, il pouvait les choisir en se concentrant sur de plus jolies choses qui donnaient envie de rêver.

Il se releva. D'un coup de baguette, il attira vers lui de quoi écrire.

Citation :
"Isis,
Si tu ne dors pas encore, est-ce que tu veux bien venir?
Je ne peux pas changer ma vie mais je peux en changer la perception.
Egon"

Il enchanta le manuscrit et l'envoya par textossimo. Il laissa sa baguette sur le lit et attendit. Peut-être qu'elle aurait l'impression d'être prise pour un yoyo et ne viendrait pas, furieuse. Il attendit quand même.

Finalement, le sommeil vint le cueillir dans son attente. Il dormit sans rêve, sachant dans son sommeil qu'il attendait qu'elle vienne. Recommencer doucement, c'était d'abord pouvoir accepter qu'elle l'effleure. Il lui demanderait. Néanmoins, il ne croyait pas encore être en mesure de lui expliquer la raison de la hantise qu'il éprouvait à son contact.


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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Lun 10 Mar - 12:54

Allongée dans son lit, Isis regardait les ombres sur le plafond de sa chambre. Sur elle, ses deux matous s'amusaient et lui donner des coups pour que leur maîtresse bouge, mais ca n'avait pas l'air. A force, il se calmèrent et se roulèrent près d'elle.

- Mademoiselle a besoin de quelques chose ? Elfy sera ravi de venir apporter tout ce qu'elle veut à mademoiselle. Mademoiselle veux peut être qu'Elfy allume car il fait noir dans la pièce et que Mademoiselle...

- Elfy, va te reposer. Je ai besoin de rien

- Bien mademoiselle. Mais si mademoiselle a besoin, Elfy...

- Tu es là, je sais petite elfe.


La porte se referma et Isis entendit les pleures de son elfe de maison. Elle n'aimait pas qu'on l'envoie sans lui avoir donner quelque chose à faire. Plus docile et sado comme elfe, tu ne fais pas.


Sous le ronronnement apaisant de ses félins Isis commençait à être gagnée par le sommeil. Un coup de patte sur son nez la réveilla aussi sec. Daïmon miaula à son oreille dans le cas où sa maîtresse n'aurait pas compris le premier message.


- Daïmon...

Elle aurait voulu faire valdinguer son chat au travers de la pièce, mais celui-ci lui indiqua un petit parchemin posé sur son ventre. Elle le prit avant qu'il se perde dans ses draps. Un mot d'Egon.

La missive dans la main, Isis relisait les 2 minuscules phrases notées qui la remplissaient de joie. Le temps tourna sans qu'elle se rende compte. Elle transplana ne sachant pas vraiment depuis combien de temps Egon lui avait transmis sa demande.


En pyjama elle se retrouva devant la porte du studio d'Egon. A l'extérieur. Isis était frigorifiée mais ne remarqua même pas la neige. Il faisait pratiquement - 5 °C, une nuit exceptionnellement chaude. Ou un matin froid au choix. En ce moment le soleil ne pointait pas le bon de son nez. Nuit continuelle, et vague glacière.

Elle rentra dans la pièce grelottante. Egon dormait.

Elle sourit. S'imaginant vivre sa vie en le regardant dormir.
Plus de Vix, plus de malaise, des réponses à ses vides. Maintenant elle ne voulait que la simplicité. Et la simplicité rimait depuis toujours avec le quotidien.

Elle remonta le drap pour qu'il n'attrape pas froid. Elle alla se faire une tisane et s’assit dans un fauteuil qu'elle venait de métamorphoser à la place d'une vieille chaise de bureau inconfortable.

Isis n'aimait pas les aventures, c'est pas une courageuse. Et elle déteste les dangers. Un véritable lapin nain dans toute sa splendeur.
Changer une de ses habitudes et elle voyait son monde s'effondrer. Elle aimait retrouver son quotidien qu’elle trouvait tout aussi débordant de danger que de vouloir nager dans le Nil infester de cette nouvelle espèce mélange de crocodile du Nil et de dragon des eaux au nom à coucher dehors.

Buvant ses plantes infusées, Isis regarda Egon dormir. Il avait l’air de lutter dans son sommeil.
A son tour, elle s'endormit.



Le lendemain matin, elle se réveilla dans la chambre silencieuse. Egon toujours endormi avait mit son lit sans dessus-dessous. Et sa tasse baignait dans une mare de tisane froide sur le parquet.
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Sam 15 Mar - 14:08

Le jeune endormi ouvrit les paupières et fut étonné de constater qu’il faisait déjà jour. Isis était venue. Elle sommeillait dans un fauteuil, une tasse renversée à ses pieds. Il regretta amèrement qu’elle ne l’ai pas réveillé.

Il sortit du lit qui avait subi une sorte de guerre nocturne et alla s’habiller sans faire de bruit. Il revint auprès d’Isis et nettoya le thé tombé avec sa baguette, puis d’un geste allègre, il fit la même chose pour le lit qui se fit tout seul (ça serait tellement pratique en vérité. Idem pour la vaisselle.)

Assis sur le bord de son lit, il appuya ses coudes sur ses genoux et la regarda dormir. Ses pensées allaient à un paradis où tout était facile, où un coup de couteau faisait rire le blessé, où le temps était toujours ensoleillé sans ce manteau de neige étouffant qui n’avait de cesse de s’épaissir.

Il alla lui préparer un petit déjeuner et revint dans la chambre. Il déposa le plateau sur une table à manger et retourna auprès d’elle. Se penchant au-dessus de son visage, il l’embrassa dans son sommeil. Ses lèvres étaient douces. Un frisson le fit trembler. Il amena sa main sur sa joue et donna à sa bouche un autre baiser avant de murmurer à voix basse son prénom pour la tirer des rêves.



- Isis...?


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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Sam 15 Mar - 15:28

Elle ouvrit les yeux sous le doux baiser d'Egon. Elle sourit, heureuse d'entendre sa voix à son réveil.

Elle s'étira doucement, elle avait du se rendormir. Un coup d'œil sur le réveil lui indiquait qu'elle avait loupé d'une heure le départ à Saint-Pètersbourg avec Malhouwen pour visiter les monts et merveilles de cette ville, c'est à dire l'hôpital. Tant mieux, elle préférait se trouver dans cette chambre.


- Bonjour...

Elle vola un autre baiser avant de se loger dans ses bras. Elle avait besoin de le sentir vivant. Elle écouta son cœur battre, la plus douce des musiques.
Ses bras enlaçaient sa taille virile tandis que ses mains erraient tendrement à la recherche de sa peau. Happer sa bouche, frissonner au contact de sa peau, susurrer à son oreille des mots tendre, sentir le contour de ses muscles à travers leur vêtement qu’elle aurait aimer faire disparaître.

Elle voulait lui faire l’amour. Elle voulait l’avoir en elle. Le libérer de ses craintes dans ses bras.


Mais voilà, elle sentit de la froideur qu’elle ne lui connaissait pas. Elle se faisait peut être une idée. Sûrement.

Elle se détacha bien malgré elle. Elle ne voulait pas le brusquer. Elle avait peur de le rebuter.


- Tu dormais quand je suis venue… je ne voulais pas te réveiller.

Isis alla s’asseoir à la table prendre son café. Elle regarda par la fenêtre. Blanc et nuit. Il n'était pas loin de 9 heures et les étoiles scintillaient toujours dans le ciel. Avec ses amies, elles faisaient des paris sur le nombre de jour sans soleil qu'ils allaient encore passer. Isis avait perdu sa mise, elle avait parié que le jour se lèveraient aujourd’hui.
Elle venait de finir de tartiner de chocolat un morceau de pain pour Egon quand elle se retourna vers lui.

Elle ouvrit la bouche. Hésitation. La referma en baissant la tête et reprit une gorgée de café.

Elle continua son manége jusqu’à ce que son café soit complètement engloutit.


- Egon… je… je peux rester ici aujourd’hui ? Enfin, si tu ne veux pas je comprendrais… Je. Non laisse tomber. En plus, faut que j’aille rejoindre Mallhou. Enfin si j'y arrive. Je…

Pause.

- J’ai envie d'être avec toi.


Dernière édition par Isis Kitlee le Mar 18 Mar - 10:19, édité 1 fois
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Dim 16 Mar - 11:45

Assis face à elle, il la regarda un moment manger puis ses yeux vaquèrent dehors. Le fléau climatique était à devenir fou. Ce dimanche matin, comme la veille, le soleil ne s’était pas levé et le temps avait une saveur de nuit éternelle. Avait-on envie de sortir pour affronter le givre? Différents sortilèges avaient été inventés et sur les ondes radiophoniques on en vantait les mérites entre deux spots de publicité pour les éponges magiques de Gritt Gratt, un Auror donnait le sortilège du jour: le sortilèges Anti-froid, le Fontoneige, l’enchantement du dégivrage... la piscine était recouverte d’une épaisse plaque de givre. Il sourit pour lui-même s’imaginant qu’ils avaient au moins gagné une patinoire.

Isis souhaitait rester ici... puis non. Ah, si... enfin, non, peut-être pas... heu... finalement si.

D’un sourire Egon lui transmit son amusement entremêlé de satisfaction. Il est fort possible qu'il ne désirait rien d’autre que l’avoir avec lui aujourd’hui... et demain. Et après demain... et toujours. Même s’il se sentait incapable de passer outre la répugnance de lui-même. Si son miroir était son pire ennemi, le regard d’Isis avait encore un semblant d’éclat qui le rendait curieux, le rassurait, lui plaisait, le faisait se sentir moins suintant du pétrole noir dont il se croyait recouvert.
- J’ai envie d’être avec toi, affirma-t-il en la copiant, d’un faible timbre qui ne démontrait pas son manque d’enthousiasme mais la versatilité de ses émotions.

Il n’y pouvait rien, il la fuyait souvent du regard. Malgré tout, apprenant qu’elle désirait rester, il ressentit un nouvel apaisement et la fuite visuelle passait pour quelque chose de moins pesant.

"Je ne me suis jamais trouvé aussi vide et mou" pensait-il en cachant son irritation dans un mouvement superflu. Il rabattait sa main sur sa bouche puis sous son menton afin de s’accouder à la table, sans oser regarder ailleurs que par la baie vitrée qui donnait sur le jardin bleu nuit et blanc paradis.
- Un désir particulier? Sollicita-t-il rêveur, songeant à des possibilités d'occupations. Avec ce temps, nous avons du choix, fit-il sans y croire.
- Patinoire, bonhomme de neige, chaufferettes paradis, déblayage... quoi que Bat est meilleur que quiconque pour ça. Que veux-tu faire? Redemanda-t-il en se forçant à la regarder en souriant paisiblement.


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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Dim 16 Mar - 15:22

- Un bonhomme de neige. Je n'ai pas réussi à en faire un depuis le début de l'année. Faut que je me rattrape.

Isis piqua la tasse d'Egon et en bu la dernière gorgée. Une grimace en châtiment de son vol. Il était froid. Beurk.

Elle alla prendre sa douche.
Le défaut d'avoir un elfe de maison, c'est qu'on perdait très vite l'habitude de débarrasser, et de faire la vaisselle, et de faire du ménage et de faire de la cuisine... C'est affolant aussi de voir à quel point on ne s'en rend pas compte. C’est à quoi elle pensa quand en serviette de bain, elle regarda les tasses et tout le reste encore sur la table.


- Dis... je n'avais pas laissé des affaires à moi chez toi ?

Isis shoota dans son pyjama qui termina sous le lit pendant qu'elle cherchait sa baguette.

- Et t'aurais pas vu ma baguette, aussi ? Ah non c'est bon je l'ai trouvé.

Un mouvement de bras et tout ce qui traîna trouva sa place avec les quelques ratés adéquats. Le beurre dans le placard, la tasse propre dans le frigo et pot de chocolat au-dessus de la bibliothèque. Super pas pratique à récupérer. Un sort de lévitation et sa concentration qui parti se faire la belle sur le joli postérieur d'Egon...

Splack


- Et bouse.

Le pot de nutella venait d'exploser sur le sol de la chambre.

- Sinon, faut que je passe au loft... pour chercher quelques affaires. Si y en a pas ici. Et désolée pour le crash de chocolat. Reparo. Tergeo.

Il n’y avait plus un champs de mine de verre chocolatée. Sourire désolée en attendant une réponse.
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Lun 17 Mar - 18:52

Egon suivait Isis des yeux en se marrant. Il n’avait d’abord pas remarqué qu’il souriait. Il s’était rendu compte qu’il était jovial quand le pot de Nutella décida qu’il était temps d’en finir avec sa vie de pot de Nutella. Alors, dans un éclat de voix qu’il avait oublié qu’il pouvait avoir, il s’écroula de rire dans une chaise et la laissa avec ses maladresses, essayant de faire passer un 'ne bouge. Ne bouge pas où tu vas te couper.' Qui ressembla plutôt à un 'bouboubouge pppppa! coucoucouper tutututu vas te coupeeer!'

Il finit par pouvoir se relever et passa à côté d’elle en tendant son bras pour lui ébouriffer la chevelure d’un geste affectif.
- Non, non, fit-il en allant vers sa penderie qu’il fouilla. Il écarta quelques vêtements tenus sur des cintres et en dégagea quatre. Jean, robe, pantalon, pull. Sur la pointe des pieds, il tenta de s’élever sur une étagère qu’il y avait en haut de la penderie. Il trouva deux débardeurs clairs qu’il alla poser sur le lit. Puis, revenant vers elle, un sourire moqueur en souvenir du pot de Nutella terrassé et de la façon très personnelle qu’Isis avait de se préparer le matin, il pouffa mais continua sa route vers une plus petite commode dont il tira un tiroir pour le laisser ouvert. Des sous-vêtements.

S’il cherchait bien, il devait y avoir des vêtements, des chaussures, des foulards ou des objets laissés derrière elle par Isis, un peu partout dans le studio. Sur ladite commode, deux grimoires de botanique trônaient et ça n’était certainement pas les siens, lui qui méprisait cette matière et n’avait jamais engendré qu’une montagne de sottises en TP. Une seule fois il avait obtenu la moyenne et il le devait à Enki.

Pendant qu’elle s’habillait, Egon commença, à la baguette, à ranger la chambre.

Le nettoyage fut rapide bien qu’il n’était pas à ce qu’il faisait. Par-dessus son travail, il jetait de temps à autre un regard furtif sur le corps d’Isis, détournant aussi vite les yeux quand elle opérait un mouvement vers lui.

Le petit déjeuner fut rangé. La chambre astiquée. L’excédent de vêtements replié. Les manteaux et écharpes enfilés.

Il n’y avait plus rien à faire.

Et ce fut très gênant. Ils auraient pu sortir puisque Egon venait de tirer la baie vitrée. L’air glacé s’engouffrait dans la chambre pour les prévenir de ce qu’il allait les faire souffrir. Mais rien ne se passait. Egon contemplait Isis sans un mot. Statique, la main sur la poignée de la porte coulissante, il la regardait comme s’il venait de s’apercevoir qu’elle était là, avec lui.

Ce silence s’étira. Ses yeux bleus ne disaient rien de ce qu’il avait à l’esprit. Egon se contentait d’exister dans cette immense pièce.

Soudain, il referma la baie vitrée, tournant sa tête de profil pour regarder la main qui lâchait sa prise.
- A Myr, deux jours comptaient pour une année terrestre. Le temps n’était pas le même. Chaque molécule de tout ce qui l’emplissait était un concentré d’horreur.

Silence.

- J’ai dû faire un enfant à Ghilda pour que la Parcelle la quitte. Elle a mis au monde des jumeaux qui ont été abattus devant moi par Ankou. Et pour éradiquer complètement le phénomène de Vix, j’ai du exécuter Weaver N’Guyen de sang froid.

Inébranlable et solide, Egon restait debout face à Isis. Il venait de tourner son regard vers le sien. Il n’y avait aucune tristesse dans ces yeux. Il y avait de la froideur et de la distance. Un néant glacial comme le vent qui avait voulu les intimider.

Le silence revint et proposa à Isis d’être dompté au risque de se faire plus lourd.


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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Mar 18 Mar - 13:47

Emmitouflée dans son manteau et dans une écharpe qu'elle pensait avoir perdu, Isis attendit pour sortir. Le vent qui s'engouffra dans la pièce la dissuada de sortir... mais l'appel du bonhomme de neige était plus fort. Souriante elle se dirigea vers la sortie quand la porte-fenêtre se referma.

Adieu bonhomme de neige, moment tranquille, éclat de rire et retrouvaille apaisante.


La chaleur du foyer ne parvenait plus à réchauffer le silence pesant. Le néant attendait d'être dompté. Espéront que cela puisse etre possible.

Isis dans un geste lent et las, enleva le bonnet piqué à Egon, défit son manteau et se délia de son écharpe. Elle bouillonnait de colère contrastant avec le détachement apparent du confesseur.


Elle maudit silencieusement son ancêtre. Elle bannit de sa vie la protégée de sa génitrice. Elle haït cet ancêtre. Si cela n'avait tenu qu'à elle, Isis serait aller faire un tour à Myr pour tuer cette... chose. Ca ne servirait qu'à calmer ses pulsions. Et il était plus que probable qu'Isis n'arriverait jamais à les mettre à exécution. Ce n'était que des paroles en l'air, bien que sa colère soit réelle.



Isis avait maintenant Egon dans ses bras. Si il avait laissé de la distance entre eux, Isis n'en avait pas tenu compte. Et l'avait balayé de deux pas vers lui.

Le silence était toujours présent et elle ne comptait pas le rompre pour l'instant. Si les mots on un pouvoir important, les gestes l'ont tout autant. Et ce qu'Isis essayait de formuler silencieusement et que quoi il est fait, il pouvait se reposer sur elle.





Citation :
- Egon est revenu à la vie...
- Je peux le voir ?
Néant.
- Il ne veut plus me voir
Néant.
- Il a souffert ?
- Ce qu'il a vécu, Isis, lui seul est habilité à t'en parler un jour.
- Vous ne m'avez pas répondu
- Il est choqué. Brisé de coup qui ne s'effacent pas.
- de ma faute...
- ne pense pas cela
silence
- Sois patiente et protège-le.

Elle avait été prévenue, la Rose lui avait soufflé. Mais le choque restait présent. Si Isis avait imaginé les pires barbaries, elle n'avait jamais osé penser que la réalité pouvait être pire que ses craintes. Quoi que depuis qu'elle était sûre de l'anéantissement de Vix, elle doutait bien qu'il y avait eu des morts.
Le meurtre de Weaver ne la blessa pas contrairement au sacrifice des bébés.


- Ne te détourne pas parce que tu te sens... indigne. Tu m'as écris que tu voulais changer la perception des événements. Alors, tu as fait tout ces... mais tu as sauver un peuple. Vix n'est plus, et pour Weaver, je t'assure qu'elle est plus heureuse où elle est maintenant. Tu l'as et tu m'as libéré d'un poids insupportables.

Les cri de Weaver à la fin de sa vie était si pénibles. Isis pensait sincérement que si Egon ne l'avait pas tué, le professeur se serait donnée la mort.

- Egon, ca ne retire en rien les atrocités que tu as subies, mais cela peut peut-être t'aider à vivre avec.

Elle lui baisa la joue. Elle ne voulait pas minimiser ses actes, juste lui montrer que malgré tout il y a eu des bienfaits dans ces horreurs.
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Mar 18 Mar - 22:30

Elle s’approcha. Il avait eu un imperceptible mouvement de recul mais s’était laissé enlacé. Il laissa ses bras ballants le long de son corps. Debout et rigide, le regard loin et fixe dans la pièce, il restait de marbre mais ses oreilles écoutaient.

Pour lui le plus dur n’était plus de vivre avec. Depuis sont retour, ç’avait été de l’avouer à Isis. Son imagination n’avait pu inventer la réaction qu’elle aurait car tout était complexe. Trop complexe à analyser. C’était comme s’il s’était raclé le crâne contre le bitume à force de chercher comment accepter la salissure et l’idée d’être aimé quand on se sentait moins qu’un homme.

Quant à ce qu’il avait vécu, ça le rendait amorphe. Ses capacités de réflexion s’étaient arrêtées sur l’escalier qu’il avait descendu dans les bras d’Amys suivit lentement par une vague de sang. Depuis ça, il ne pouvait plus penser au passé. Ca le paralysait.

L’infime bonheur de n’avoir pas été abîmé jusqu’à la racine tenait en ce qu’il ressentait pour Isis. On ne le lui avait jamais volé. Il eut peur de la perdre ou de l’altérer par la laideur de son âme mais jamais il ne craignit de ne plus pouvoir l’aimer après l’horreur.

Changer sa vision des choses et n’en voir que les projections. C’est ce qu’il voulait... avec elle, car seul, il savait ne pas pouvoir (ou vouloir) y arriver.

Lentement, ses mains se relevèrent sur sa taille et son épaule et il la serra en retour. Il embrassa sa tempe, puis son front. Très légèrement, il recula son buste et s’abaissa un peu pour la regarder enfin dans le fond des yeux. Il fronça les sourcils et fit une petite grimace:
- Je crois que maintenant c’est moi qui suis de la maison des Lapins Nains... tu m’acceptes dans ta salle commune?


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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Jeu 20 Mar - 10:17

- Retire-moi cette grimace, tu devrais en être fière d'être dans cette maison... c'est la meilleure.

Un baiser furtif sur la joue et son sourire était retrouvé.

- Et puis, la salle commune est top. C'est fabriqué dans un quotidien tranquille et doux. Y a pas de danger là-dedans. Bon de temps à autres, les lapins nains se mettent dans des situations pas possibles, mais au final ils essayent de vivre heureux... façon conte moldus sans les 'eurent beaucoup d'enfants' parce que dans ce cas là, ils y auraient trop de lapin nain.


Isis se recouvrit, chopa Egon par le bras et direction le grand froid.
Dans la neige, les brises glacée et la nuit journalière, elle continua à expliquer qu'il y avait quand même une épreuve d'entrée dans cet endroit paradisiaque qui était de fabriquer un bonhomme de neige. Elle lui précisa tout de même qu'il avait de la chance qu'il neige sinon, il aurait encore eu plus de mal.


Gamine certes. Mais cela lui fit beaucoup de bien. Détendue elle profiterait de leur journée. Plus de secret, plus de distance, des retrouvailles en douceur. Oublier pendant un laps de temps ne leur ferait pas de mal.


Le corps et la tête de l'homme de glace étaient formés. Elle suspecta Egon d'avoir utilisé la magie pour que le corps soit aussi bien fait. Cette perfection rendait la tête de son bonhomme encore plus... difforme.

Elle prit un malin plaisir à lui reprocher. Entre un "je suis sur que tu as utiliser ta baguette" et un "t'es même pas fichu d'utiliser tes mains" une petite boule de neige atterrit sur le torse du jeune homme. Suivit de près d'un autre missile plus petit et moins condensé qui termina sa course sur son visage.


- Désolée pour la première, j'avais mal visé.

Innocente ? Pas le moins du monde.
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Ven 21 Mar - 17:42

Sorciers, moldus, plus personne jamais témoin de l’automne qui éparpille sa robe d’ambre sur la nature qui s’affale en lambeaux, recouvrant de ses oripeaux les forêts et les arbres déshabillés. Le temps passe du chaud au froid. Oubliés les reflets cuivrés et le soleil dont déclinait lentement l’éclat sur son monde monotone. Le vent brutal secouait le hêtre du fond du jardin et allait embrasser jusqu’aux deux jeunes sorciers qui s’amusaient avec insouciance dans la brume d’une journée sans couleur.

Egon trichait pour son bonhomme de neige. Mais il le faisait avec ostentation, affichant un faux air bougon quand, sans baguette, il constatait que son chef d’oeuvre penchait trop vers l’avant.

"Désolée? Elle a l'air aussi désolée qu'une souris qui mange du fromage!"

Pour la bataille de boules de neige, il se résolut à ranger son outil de prédilection de peur de le perdre dans l’épais duvet blanc. S'essyuant le visage en faisant les gros yeux, il se pencha d’un coup derrière Blaise - il avait décidé de nommer son bonhomme de neige, Blaise - et prit deux bonnes poignées de neige qu’il modela en une seule boulette qu’il attendit le moment opportun pour envoyer.

Pris à son propre jeu, Isis était déjà derrière lui tandis qu’il la cherchait droit devant. Quand il sentit sa présence, ce fut trop tard, il avait de nouveau de la neige plein la bouche. Débusqué, il bascula en arrière, entraînant dans sa chute Isis dont il fourra tout en même temps le nez dans feu Blaise le Bonhomme de Neige qui, sous le poids de leurs deux corps avait été rendu à son aspect premier. Un tas de blanc coton.

De la neige et du gel jusqu’aux os s’amusaient à les rendre poudreux et vieillards congelés. Egon éclata de rire sans libérer Isis de son emprise. Toujours allongés et se débattant l’un et l’autre, il finit par lui prendre son bonnet, le remplir d’une main maladroite et pressée de la neige qu’il avait sous lui avant de le remettre sur la tête d’Isis et de déguerpir vers le bonhomme d’Isis.

Essouflé et la tête toute blanche, il sortit sa baguette et la pointa, bras tendu, sur son bonhomme de neige survivant. D’un air bien trop sérieux pour être honnête, il lui dit:
- Mademoiselle Kitlee, je suis certain que vous ne voudriez pas la mort de ce pauvre homme, heu... ou truc... des neiges. Reposez doucement les deux projectiles que vous tenez où je me verrai dans l’obligation de l’envoyer rejoindre Blaise au paradis des bonhommes de neige. Son destin est entre vos mains, mademoiselle Kitlee. Ne vous laissez pas emporter par votre esprit de vengeance, le coup du bonnet, ce n’était presque pas fait exprès... je suis sûr que vous ferez le bon choix... vous aurez une remise de peine si le Juge Sutham est clément... ne faites pas de bêtise.


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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Sam 22 Mar - 13:29

Son monologue à peine fini, Egon avalait de nouveau une boule de neige tandis que la deuxième fini sa course sur le bonhomme de neige survivant.

Déçue d'avoir raté ça cible, elle reprit une autre minutions dans ses menottes gantées et s'apprêtât à la lancer quand le Seigneur Egon l'arrêta dans sa course. Recouverte de neige elle remarqua le désastre. En plus d'avoir abattu son chef d'œuvre, il l'avait tapissé de glace. Elle était trempée de la tête au pied.

Eclat de rire, Isis lâcha sa derniere bille de coton avant de voler un baiser.


- C'est bon tu as gagné Ô Juge Sutham... atchoum... Quel est ma peine pour cet affront?

Isis avait sortit sa baguette et par magie elle créa deux bonshommes de neige côte à côte. Costumer avec tout ce qu'il fallait pour les rendre attachant.



La lumière du jardin explosa les laissant dans le noir de la nuit. On entendit plusieurs explosion provenant de la rue. Une dame cria surprise par soudaine obscurité. Baten sortit dans le jardin pour voir ce qui se passait quand le disjoncteur planta laissant les bout de chou et leur mère dans le noir. Ce qui se passa dans toutes les résidences du quartier. Isis et Egon s’étaient dirigée dans la rue vide. Les déflagrations provenaient des lampadaires mis en miette. Le quartier entier était touché par cette coupure d’électricité. Tous les sorciers craignaient que cela soit Antarès ou ses sbires. Le peur d'être de nouveau attaquer était forte. L'Angleterre avait beau être une terre sûre, on n'était pas à l'abri d'attaque.

- Si ça se trouve ce n’est qu’un accident. Antarès ne se serait pas contenter de couper l’électricité… non ? Egon, rentrons... je n'aime pas ça.
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Sam 22 Mar - 14:42

- Lumos. Tu veux bien aller rejoindre Micka, je vais aller voir ce qu’il se passe avec Bat? Requit Egon d’une voix calme en raccompagnant Isis à la porte de la baie vitrée.

"Nox."

Les moldus de la rue étaient tous rassemblés près de l’origine de l’explosion. Baten et Egon avaient rangé leur baguette. Deux hommes arrivèrent en courant vers le rassemblement de riverains qui s’interrogeaient.
- On a vu deux gars partir par là-bas en courant, témoigna l'un des deux hommes essoufflé, ils descendaient vers Main Street, pas de traces de leurs pas sur le sol, c’est quand même étrange! Ils ont pourtant traversé le jardin des Smith, on était à vingt mètres derrière eux...

Le témoignage provoqua une vague d’inquiétude et de murmures. L’un proposa d’appeler la police, un autre dit qu’il était policier mais pas en service. Il interdit qu’on touchât aux décombres du poteau encore fumant qui venait de s’effondrer sur des poubelles recouvertes par la neige qui fondait.

Egon jeta un regard perplexe à Baten. Ils se demandaient s’ils devaient laisser les moldus s’en charger. Si l’acte était sorcier ou moldu, mais surtout vers qui cet attentat était dirigé. La maison devant laquelle le poteau avait explosé appartenait au vieux Grosbille, un luthier à la retraite qui ressemblait à n’importe quel grand-père souriant et bon vivant. Le vieux était d’ailleurs parmi les personnes du voisinage alertées par l’explosion.
- Viens, on les laisse faire, décréta Baten. Si nous intervenons, ça semblera trop louche. Je repasserai plus tard voir James - le policier - pour en savoir plus. Je vais tout de même écrire à Enki pour que deux d’entre nous enquêtent en cas d’anomalie.

Justement, le policier en civil conseillait à chacun de rentrer chez soi et d’allumer des bougies ou des lampes de poches ainsi qu’un bon feu dans la cheminée pour ceux qui n’avaient pas de chaudière. C’était le cas des demeures Kaïtos qui fonctionnait aux énergies naturelles comme toutes les demeures sorcières qui se respectaient. Seule exception faites à l’électricité qu’ils utilisaient très rarement mais à laquelle il avait un abonnement pour ne pas créer l’étonnement dans le voisinage. Ils devaient avoir la facture d'électricité la plus faible de Londres.

En rentrant, il croisa Serena. La dame éternellement vêtue de blanc lui expliqua qu’Enym était à Newquay, il ne rentrerait que le lendemain, mais elle allait bien. Elle était certaine que tout cela n’était qu’un incident isolé, des plaisantins qui voulaient effrayer les calmes habitants du quartier.

Egon n’était pas réellement convaincu mais faire comme s’il l’était semblait tranquilliser Serena, alors il hocha naturellement la tête.

Dans la rue, les lumière rouges et bleues des véhicules de patrouille s'arrêtèrent près du jardin du vieux Grosbille. Les discussions s'élevaient, les policiers demandèrent à tout le monde de rentrer chez soi.

Rentré dans la nouvelle maison, Egon alluma un feu de bois dans le salon et alluma plusieurs lampes à huile dans les couloirs et salles de bains avant de rejoindre Isis. Micka était remontée à l’étage avec Baten pour s’occuper des jumeaux qui pleuraient, ressentant peut-être l’inquiétude de leurs parents.
- Un lampadaire qui a explosé, informa Egon en retirant ses vêtements mouillés pour les pendre sur une chaise devant la cheminée où crépitait un feu, représentant la seule source de lumière du studio. Je crois que l’électricité sera rétablie dans la soirée. En tout cas pour la fin de journée, ça sera à la bougie... tu as faim? Tu veux quelque chose? Il ne doit pas être loin de midi.


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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Sam 22 Mar - 20:53

- Je ne t'ai pas attendu pour cela. J'ai fait un gratin, il est en train de cuire. L'avantage de la magie c'est qu'on n'a pas besoin d'électricité moldus et que tu perds pas ton temps à éplucher les pommes de terre.

Isis venait se sortir de la salle de bain. Elle s'était changée ne supportant plus ses vêtements mouillés. Elle détestait faire la cuisine c'est pour ça qu'elle connaissait un tas de sortilège en rapport avec cet art. Ca allait de 'éplucher les légumes en 2 secondes montre en main’ à ‘enchanter toute la cuisine pour préparer un buffet pour 10 personnes pendant que vous glander’.

Elle farfouilla dans les placards d'Egon. Elle tomba sur ses deux bouquins de botaniques, et autres paires de chaussure, mais en plus de la liste déjà longue déjà établit se rajoutait une petite quantité non négligeable de plume, des échantillons de plantes, des parchemins de notes sur des potions, un soutien-gorge, un roman emprunter à Joséphine, un cours sur l’étude des mœurs au cours du premier siècle, un devoir sur le droit commercial et un cadeau pour mallhou. Enfin, dans toutes ses affaires, elle trouva ce qu'elle cherchait, des petites bougies qu’elle avait elle-même achetées. Elle les plaça au quatre coins de la pièce.


- Ah, on voit... mouai, on ne voit pas mieux.

Déçue, elle repartit vérifier la cuisson du repas tandis qu'Egon avait mis la table. On entendait plus les jumeaux pleurer. Les deux petits bouts avaient été effrayés par l’absence soudaine de lumière. Isis avait aider Micka à les calmer et à les monter dans leur chambre, elle était redescendue quand Bat ramena le bout de son nez.
Elle s'assit en face de nouveau lapin et servit le gratin dauphinois.


- Je suis un peu envahissante. Mais c'est gentil d'avoir pris soin de mes Achillée Sternutatoire séchée. C'est vraiment bien que tu ais pensé à les mettre à côté du sel en vrac.

Pense : Hum... à moins que ca soit un véritable coup de bol. Plus plausible.

- Rhidow ne t'as pas poser de question ? Il a une tendance à sentir quand on ne va pas bien. Il n'a pas arrêter de me demander ou tu étais partit. Je lui ai dit que je ne savais pas mais que c'était important. Je ne savais pas quoi lui dire d'autre et surtout pas lui dire que tu étais mort. Comme je n'aime pas lui mentir...

Un pris un trop grande bouchée qui lui brûla la gorge. Un grand verre 'eau pour passer, mais sa gorge était toujours en feu.

- Sinon, pour la coupure d'électricité. Tu en penses quoi ? Je vois plus un incident moldus plus qu'un crime contre les sorciers. C'est rare que les sorciers utilisent les réseaux moldus. En tout cas, à leur place je n'aurai pas utiliser ce moyen pour nous atteindre. Enfin...
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Jeu 27 Mar - 4:37

"Les achilées quoi?" -> Egon: Méfiant

Il n’avait jamais entendu parler de ces bêtes-là. Il fondit son regard dans son assiette en hochant vaguement la tête mais cela lui restait un étonnant mystère.
"Se pourrait-ce que ce soit ces gerbes de persils moisies dont elle parle?"
Il les avait mises là, à défaut de savoir quoi en faire. Certain que le persil n’était pas à lui.
Et puis, douze jours de mort et une semaine de travail acharnée ne lui avait pas réellement donné le temps de penser au persil sturlatoire.

Isis disait "nous" atteindre. Qui nous? Eux? Les attentats dans un monde confus comme celui d’aujourd’hui comment savoir avec certitudes qui étaient les cibles. Depuis le combat blanc les différents gouvernements devaient gérer la cohabitation des sorciers et des moldus sans savoir qu’en penser. Situation instable en France. Situation hypocrite en Angleterre. On continuait de vivre caché pour faire profil bas. Ne pas ennuyer inutilement les moldus. Antarès était parvenu à détourner le jour et la nuit, créant des tensions et des questionnements aux scientifiques incapables d'expliquer rationnellement un tel phénomène.

N’importe qui pouvait être la cible. Les donnes avaient changées. Moldus contre sorciers effrayés. Sorciers contre sorciers aux idéaux divergents. Sorciers contre moldus. Moldus contre moldus. Tout était possible. Il n’avait pas envie d’en discuter.
- Je n’en pense rien, murmura-t-il en reposant sa fourchette pour la regarder. On en saura plus ce soir ou demain après les examens de la police.

Ses yeux lui disaient qu’il ne désirait pas en parler ce soir. Il reprit sur la question vite effacée de Rhidow.
- J’ai dit la vérité à Rhidow. Il m’a passé un savon... et après j’ai eu le droit à un énorme câlin. Dès que je m’absente, c’est la tannée. Je dois lui donner une heure de retour. Si j’arrive en retard, il ennuie Leigh pendant des heures ou Nat, quand elle est là. Il a dormi toute la nuit dernière avec Leigh quand je ne suis pas rentré comme prévu. Il est inquiet, il se pose des questions... Octobre et Ethan vont être adoptés. Rhidow ne comprend pas. Il croyait que La Maison était un clan... il ne comprend pas le concept de la famille. Il se pose énormément de questions en ce moment, pour la plus part, je suis incapable de lui répondre.

Egon se leva et laissa la fin de son repas sur la table. Il se sentait crispé sans en comprendre la raison. Il alla s’allonger, les yeux dans le vide du plafond orangé par les couleurs du feu.
- Isis, murmura-t-il faiblement, comment tu vois la vie? Comment tu vois demain? Je crois que j’ai envie de savoir ce qu’est notre rôle en tant qu’Iccam. J’ai envie de trouver une façon de sortir le monde du chaos où il se trouve. Tourdemain parlait d’une armée... je... je crois que j’ai envie d’en monter une, d’arrêter de résister plutôt que de combattre. Je voudrais que Rhidow ait une vie.


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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Ven 28 Mar - 14:06

- Je voudrais lui offrir une famille.

Isis termina son verre. Elle cacha son trouble. Elle y avait souvent penser. Surtout ses dernières semaines. L'esquisse fouettée qui prenait vie dans sa tête était devenue une évidence qu'elle n'osait pas encore avouer. Elle avait peur de pas être à la hauteur.
Elle avait toujours peur. Mais je peux en changer la perception. Changer la perception pour lui, grandir pour elle.



- La vie, je la vois à tes cotés veillant tous deux sur Rhidow et ses frères et sœurs loin de tout le mal qui forme le monde dans lequel on vit.

Isis était venue s'allonger perpendiculairement à lui. Sa tête posée sur son ventre se lever au rythme de sa respiration.

- Pas demain, pas dans les jours à venir mais c'est ce à quoi je veux aboutir. Mon but. Grandir, mûrir, vivre pour toi et une famille. Me battre pour cet idéal.

Les yeux mouillés elle s'était relevée pour faire face à Egon. Chercher ses yeux qui examinaient le plafond à califourchon sur lui. Lui dire que ce n'était pas des paroles en l'air. Lui donner son cœur, ses secrets, ses peurs et ce qu'elle était devenue. Lui offrir son amour. Un protége moi et soi à mes coté car je me sens incapable d'y arriver seule.

- Me battre. Mais pas lever une armée. J'ai toujours fuit devant la violence. Je ne pourrais pas me battre et encore moins tuer. Il y a eu assez de mort autour de moi pour que moi-même... Egon... je ne veux pas que tu te battes mais je ne t'en empêcherais pas. Je ne veux pas que tu lèves une armée mais ne m'y opposerais pas. Je ne veux pas que tu meurs avant d’avoir des cheveux gris et avoir des petits enfants alors tu devras faire très attention à toi… Mais avant tout cela. Promets-moi de chercher à savoir si c’est vraiment cela qu’on attend de nous.

Isis se rallongea près de lui, la tête sur son épaule, son corps contre son flanc. Vider son coeurs, mettre des mots sur ses doutes, sur ses pensées, sur les sentiments qui la traversaient.

- Nous sommes les Iccams mais qu’est ce qu’on sait réellement de notre rôle. Presque rien. Des brides mais personnes nous a dit à quoi nous sommes voués. Nous sommes des coffres pour garder une partie des Divinités sur terre, nous élèveront des armées et je serais ta perte d’après les écrits d’un centaure. Ecrits qui ont été falsifiés par les Véritas au XVème siècle. Comment peut-on se fier aux connaissances de Bergamote, elle s’est peut être référée aux prédictions frelatées. Sans oublier qu’aucun des souvenirs que Marjane m’a laissés, elle a parlé des Iccams sauf une fois. Quand Enoch est revenu, elle a fait mention à une vision qui l’apeurée sur les Iccams. Pourquoi n'a-elle pas laissé ce souvenir ? Pourquoi alors que c’est le seul lien qu’il y existe à l’heure actuelle entre mon passé et notre rôle ? Et Rosà et Umbrès ne nous disent rien. Eux doivent savoir. Alors quel est leur interet de se taire ?
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Sam 29 Mar - 0:10

- Mais nous sommes déjà en guerre, Isis, dit simplement Egon.

Un ennemi menaçait la paix de tous, rendait les projets d’avenir improbables.

Il n’allait pas attendre sagement qu’on lui dise quoi faire, qu’on vienne lui expliquer son rôle dans toute cette mascarade. Il ne se satisfaisait plus de ses incertitudes. Sept années lui avaient appris la patience, la détermination et la croyance qu’on n’a rien si on ne va pas le chercher.

Comment se fier aux révélations de Bergamote? Egon le savait, du moins, s’en doutait, mais ne pouvait malheureusement pas en parler à Isis. Quoiqu’elle avait, sans le savoir, quelques indices. Il se souvenait de ce qu’elle lui avait rapporté de sa discussion avec Weaver et Berenice. Les deux femmes lui avaient parlé de l’exemplaire du Ministère.

Ils avaient une montagne d’indices et de faits mais ils n’avaient jamais pris le temps de les rassembler et d’y penser. Ils avaient collecté des informations et Egon était persuadé que le secret était sous leur nez. Il fallait comprendre. Certes, la quête était dangereuse, ils avaient pu en être témoin. En outre Antarès n’était pas un enfant de choeur. On ne le battrait pas assis dans son siège à ressasser.

Oui, c’était bien ce qu’il voulait faire. Egon voulait se battre et pour cela, il avait besoin de déchiffrer ce que le fait d’avoir été choisi comme Iccam changerait dans la révolution vers laquelle le monde était entraîné. Il ne voulait, ne pouvait pas, être parmi les aveugles. S’il fallait passer par là pour avoir la paix, il y passerait.

Il partageait le même rêve que Lapin Nain. Il voulait avoir les cheveux gris et que son nom ne s’éteigne pas avec lui. On ne lui apporterait pas sur un plateau d’argent. La Rose et l’Ombre lui avaient fait confiance pour une raison ou une autre et il désirait honorer leur confiance en leur apportant la paix. Pas lui seul. La Résistance. Ainsi que tous ceux qui, comme Sacha, Enki et Ecko, n’attendraient pas sans rien faire.

Une force plus grande que lui prenait possession de lui. Il avait toujours eu besoin d’objectifs pour avancer. Dans le plafond de la chambre, il se déroula les divers évènements de ces derniers mois. Depuis le vol du Calice, le monde était devenu fou. Le rendre vivable était un but.
- Je veux retrouver le Calice, dit-il, comprendre. Et quand tout sera fini...

Il ne termina pas la phrase. Elle aurait sans doute été conclue par une aberration du style je veux que tu me donnes des enfants.

Egon, se mit à son tour sur son flanc pour être face à Isis. Il la scruta avec tendresse.
- Je me mettrai tout seul dans une situation pas possible, cette fois-ci. Et je ne te demande rien. Je te promets de faire attention mais plus d’être pacifique. Would you kiss a fool?*


* Embrasserais-tu un imbécile?


Iccam
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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: Ce que j'avais à dire...   Dim 30 Mar - 13:01

- Yes, I would

Sa bouche se rassasia de sa peau, sa pommette, ses lèvres pour finir sur le bout du nez. Rire et soupire. Soupire d'envie. Envie de Lui. Quelques baisers ne suffisaient pas à apaiser son désir depuis qu'il était venu la chercher. Son désir était resté sagement caché épiant le moment où il pourrait revenir reprendre sa place.


Rire toujours. Jeu aussi. Câlin dans un tourbillon de roulade et de chamaillerie. Arriver à prendre le dessus sur l'autre. Il est le plus fort, il l'a laisse gagner. Elle croit l'avoir eu à la loyal, elle se la pète. Lui dessous, elle dessus. Elle lui reprend un baiser dans son cou. Il souffle sur ses longs cheveux qui lui couvre le visage. On rit, on se chamaille. Elle baisse la garde, il reprend son trône. On est insouciant ça soulage. Ca la rassure.

Caresses qui prennent leur place dans la bataille. Une nouvelle raison de discorde amoureuse. A celui qui sera le plus tendre. Nu à présent. Lui dessus, elle dessous. Eux soupirent. Soupire d'envie. Soupire puis rire. Elle dessus, lui dessous. Inversion mais toujours l'essentielle. Donner du plaisir, prendre du plaisir. Le partager jusqu'à l'extase. Lui en elle. La jouissance saisie les derniers soupirs libertins.


Le feu danse dans son antre. Le crépitement profane le silence des deux amants. La pénombre joue avec la lumière des flammes dispersé aux quatre coins de la pièce. Il se remit à neiger, le froid formait des stalactites sur la fenêtre embuée. Blottit sous les couvertures, les deux amants continuent à consommer leur amour laissant le monde tourner seul. Une trêve dans cette guerre avant de livrer des batailles. Avant qu’Il se jète à corps perdu à la recherche du Calice. Avant qu’Elle trouve un moyen de le protéger.



A suivre
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