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 Ils au Pluriel

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Egon Sutham
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MessageSujet: Ils au Pluriel   Sam 1 Mar 2008 - 20:26

Journée chargée. Des trucs à faire dans tous les sens dont ouvrir cette foutue lettre grimée d'un poinçon ministériel. "Encore des emmerdes," s'était-il dit. Pas pressé d'ouvrir.

A La Maison, tout le monde avait semblé agir comme si après une réunion décisive à laquelle il n'avait pas été invité, chacun s'était fait un grand de devoir d'ouvrer à lui prendre la tête. Des adultes en passant par les enfants et à commencer par Rhidow dont la grande joie de ces derniers mois était d'avoir pris trois centimètres et de venir dans le bureau du responsable de TASKS pour lui demander de le mesurer encore. Des fois qu'il en ait pris trois autres dans la nuit. Dans ce cas, il aurait absolument fallu prévenir Isis. Et vlan, Egon était bon pour écrire un énième courrier dicté par Rhidow à destination de sa mère sentimentale. Elle devait crouler sur les parchemins désolés d'Egon urgés par Rhidow, pour préciser le nombre de nouveaux millimètres enregistrés. Autrement, c'était enfer et damnation. Et de loin, Rhidow battait tout le monde aux larmes. Il avait même développé une technique dont il avait joyeusement fait part à Virginia et Octobre qui suivaient en s'en donnant à cœur joie pour un oui ou pour un non. Alors Egon se retrouvait avec une horde de gnomes à mesurer contre le mur de son bureau dont les multiples marques étaient à différentes hauteurs du sol et de plus en plus nombreuses. Evidemment, tout cela tandis qu'il essayait de concevoir un important dossier des comptes rendu pour la Résistance ou qu'il réglait les factures de La Maison. Il songeait de plus en plus à embaucher Siriana, Devenka et Less pour seconder Leigh et Natacha qui étaient déjà débordés.

"Et cette lettre à ouvrir. Ne pas oublier..." Il profita, vers seize heures, heure du goûter, d'un moment de répit pour l'ouvrir. A peine parcouru, il courut vers Leigh tenant la lettre à la main, pour le prévenir de son absence ce soir.
- Un rendez-vous obligatoire à Sainte-Mangouste, expliqua-t-il vaguement. Il faillit tomber des nues lorsque Leigh expliqua que lui aussi avait reçu la même lettre. D'ailleurs, ils étaient en retard. Ils étaient convoqués à 16h15.

Les deux garçons supplièrent les deux filles de bien vouloir prendre leurs tours pour les dîners et couchages. Après la journée qu'ils venaient de passer et l'état d'excitation des enfants - le couchage ne serait pas une mince affaire - ce rendez-vous avait quelque chose de providentiel et d'enthousiasmant dont ils se gardèrent bien de partager la joie avec leurs collègues du sexe faible.

Ils transplanèrent directement devant l'hôpital. En retard de cinq minutes, ils durent passer leur tour dans la salle d'attente grouillante d'hommes de leurs âges qui affluaient peu à peu. Pourquoi les avoir tous convoqué à la même heure? La lettre stipulait que des médicomages venaient de trouver un vaccin contre l'étrange maladie qui décimait la population sorcière. Les morts subites. Ils avaient élus une dizaine de personnes dans chaque strate de la société afin de les inoculer au virus découvert. Ils procèderaient par vague tout au long de l'année afin d'immuniser tout le monde. Egon savait très bien à qui ils devaient cette petite victoire sur Antarès. Il n'en pouvait rien dire.

Les deux jeunes hommes débattaient jovialement en faisant semblant de culpabiliser pour les filles qu'ils avaient laissé se dépêtrer seules lorsque le cœur d'Egon eu un raté. Jonathan Mateo venait d'entrer dans la salle d'attente.
- Oh, Merlin, lâcha-t-il dans sa barbe en se tournant vers Leigh qui ne comprenait pas ce qui avait brusquement fait verdir son jeune patron. Mateo...

Le visage d'Egon se mura spontanément. Il le suivit des yeux... c'était inévitable, l'espace était trop petit. Cinq, quatre, trois, deux, un.

Jonathan venait d'apercevoir Egon parmi la douzaine de têtes présentes.




Iccam
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MessageSujet: Re: Ils au Pluriel   Mar 4 Mar 2008 - 5:24

-Je sais pas, je te dis! J'ai oublié.

"Et puis, à quoi ça va bien me servir de savoir que les poils de demi-guise ne sont pas en kératine?"

Ça devait faire trois heures qu'ils étaient enfermés, Max et Jonathan, dans un cubicule minuscule, à se poser des questions l'un l'autre pour "réviser". Et Jonathan n'avait fichtrement pas le moral aux études. Il s'apprêtait à demander le droit à une pause, aussi courte fut-elle, lorsqu'un grand duc leur fondit dessus (allez savoir comment il les avait trouvés...) et tendit la patte à Jon. Avec un simple échange de regard, il savait que Max était arrivé à la même conclusion que lui : simplement par l'attitude et la façon de voler de l'oiseau, il était forcément du ministère. Ce que vint approuver la petite insigne sur le parchemin. Jonathan remercia l'oiseau, plus intrigué qu'effrayé ou quoi que ce soit d'autre par le parchemin qu'il ouvrit.

Ste-Mangouste? Lui qui détestait de loin cet endroit, pour y avoir trop souvent mis les pieds, voilà qu'il devrait y retourner. Pour tester un vaccin? Il ne lui semblait pas avoir donner son nom pour être cobaye, mais il jugea ne pas courrir grand péril et décida de s'y rendre. Quoiqu'il n'en avait pas forcément le choix, en réalité.


-On est quelle date?

Après vérification rapide, il se rendit compte que c'était ce soir même.

Ils allèrent prendre un café, puis retournèrent à leurs études, jusqu'à ce que Max lève son nez et demande à Jon ce qu'il attendait pour partir à Londres. L'ancien poufsouffle vérifia l'heure et répondit :


-Il me reste encore cinq bonnes minutes, j'ai encore le temps de transpla... Bouse!

S'étant rendu compte un peu tard qu'il se trouvait sur l'une des rares propriétés d'où il était strictement impossible de transplaner, il fit son sac en un quart de seconde, courru jusqu'à sa chambre, y lança son sac sur le lit, mais il rebondit et s'écrasa sur le sol, puis repartit à l'extérieur, pour pouvoir transplaner.

Plusieurs minutes plus tard, il entrait dans la salle où se trouvait les autres "candidats". Il savait être en retard mais ne fit mine de rien. Apparement que les gens attendaient toujours. Il avançait en regardant autour de lui, se demandant si il ne verrait pas un visage familier, un ancien collègue, n'importe qui...
Egon.
N'importe qui sauf lui, en fait. Jonathan détourna les yeux rapidement, voulant faire semblant de ne pas l'avoir vu, mais la teinte pourpre de ses joues le trahissait. Que faire? Ils n'étaient qu'une poignée dans la salle d'attente, et Egon l'avait probablement vu lui aussi. En fait, il était certain que leurs regards s'étaient croisés. Sans trop savoir pour quelle stupide raison, il releva la tête et son regard se fixa inévitablement dans celui d'Egon. Il ne pouvait plus faire comme si il ne l'avait pas vu.

Une. Il inspira.
Deux. Il expira.
Trois. Quand il faut y aller...

Il s'avança vers les deux jeunes hommes, les yeux rivés quelque part entre le sol et le sous-sol de l'hôpital. Mais pourquoi se sentait-il obligé d'être poli envers celui qui l'avait rendu cocu une enième fois. Se maudissant, il finit par lever le bras, en guise de salut. Sa bouche se joignit au geste. Elle semblait penser qu'en parlant suffisamment vite, la conversation serait plus courte...


-Salut! Qu'est-ce que vous faites ici?
"Imbécile"
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: Ils au Pluriel   Jeu 6 Mar 2008 - 17:27

- Heu...

Alors ça. Egon n’aurait jamais songé devoir répondre à une question aussi évidente de la part de Jonathan. Il se priva toutefois - et par politesse - d’afficher une expression par trop ennuyée ou consternée et lui sourit en haussant les sourcils qui refusaient, quant à eux, de ne pas souligner son étonnement.
- Comme toi, j’imagine. Avec Leigh - je te présente Leigh, nous travaillons ensemble dans mon association - nous avons reçu une convocation pour tester un vaccin contre les morts subites.

Maintenant, aux yeux d’Egon, c’était le parfait moment pour dire quelque chose du genre: 'Bon, ben, à une autre fois' et pourvu que la prochaine ne soit que dans cent ans. 'J’étais ravi de te revoir. Ciao! Regarde là-bas, au fond de la salle, il y a une chaise super bien qui n’attend que toi.' Mais Egon était Egon. Il tira sa baguette pour faire apparaître dans leur cercle une des lointaines chaises.
- Assied, toi... pour le moment, les infirmières n’ont encore rien dit. Nous en sommes tous au même point, attendre.

L’ancien Gryffondor n’osa pas demander 'alors, ça va?' car dans l’ordre des choses et dans la situation de Jonathan, il aurait lui-même été du genre à répondre: 'Bah écoute, à part que j’ai envie de te casser la gueule parce que tu t’envoies ma petite copine, je vais bien, et toi?'

Egon, grand samaritain, lui épargna l’épreuve du ca-va parce que, aujourd’hui, il n’avait pas trop envie qu’on lui casse la figure. Quel que soit le pacifisme ou l’endroit émotionnel où se trouvait Jonathan, qu’il aime encore Isis ou qu’il soit passé à autre chose, le responsable de TASKS ne doutait pas qu’une bonne tarte dans la tronche n’arrangerait pas les soucis de Jon mais les lui rendrait plus sympathiques. Au moins, ça, ça serait fait.

Mais il y avait Leigh. Leigh qui devait se poser beaucoup de questions et ne tarderait pas à comprendre la situation fragile.

Et pour sauver tout le monde, d’autres visages connus firent leur apparition dans la salle d’attente. En premier, Egon vit entrer le discret Adel qu’il croisait de temps à autre dans les sous-sols de la Résistance, à Newquay. Il était tatoueur et ensemble, avec Egon, ils cherchaient depuis deux mois à faire disparaître son tatouage à l'épaule. Sur les talons d’Adel, de Lansley. Seul et majestueux. Deux mètres plus loin, dans une allée de chuchotements, Elliot O’Malley, soudain bousculé et précédé d’Adrian Lawrence qui rejoignit en toute hâte son meilleur ami, Adel.

- Je rêve... marmonna Egon en levant le menton vers les nouveaux arrivants qui étaient dans le dos de Jonathan.




Iccam
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Leigh Abbercomby
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MessageSujet: Re: Ils au Pluriel   Ven 7 Mar 2008 - 18:26

A l’entrée du dénommé Jonathan, Egon se crispa sous les yeux éberlués de Leigh qui avait rarement vu le responsable de TASKS redouter la présence de quelqu’un. D'habitude, il gardait souvent son sang froid et ne laissait rien paraître de ses pensées. Malgré qu’il fit une remarque toute simple sur la présence de ce que Leigh imaginait être un ancien camarade de classe sans se douter des mélodrames que ça cachait, Egon proposa un siège à Jonathan.

Leigh lui serra la main avec politesse, il se disait qu’Egon allait resituer cette connaissance parmi son entourage en le renseignant sur son identité au-delà d'un simple nom mais il ne le fit pas. Il trouva un tête-à-queue général qui laissa Leigh dans une plus grande perplexité.

La salle se remplissait de plus en plus de garçons et notamment d’autres connaissances d’Egon qui avaient l’air de laisser ce dernier au milieu d’une sorte d’incrédulité ironique que Leigh ne comprenait pas.

« Est-ce que j’aurais le fin mot de tout ça ? » se questionnait-il.

Silencieux et regardant la salle bientôt comble de spécimens masculins sorciers d’une génération qui aurait pu émouvoir la gente féminine, Leigh se décida pour adopter une présence calme et observatrice. Dès qu’il pourrait, il demanderait à Egon qui est qui et pourquoi il parait si stressé.
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Adel Iscarioth
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MessageSujet: Re: Ils au Pluriel   Ven 7 Mar 2008 - 20:53

- Tu as un sens de l’orientation foireux, Iscarioth.
- Mon sens de l’orientation, t’embouse, Lawrence.

Et ça y allait comme ça depuis dix minutes. Les deux colocataires étaient perdus dans Sainte Mangouste. Adel refusait de presser le pas et de sa démarche digne et aérienne, il continuait d’avancer par les étages. Adrian lui avait reproché de refuser de demander leur aide aux infirmières à plusieurs reprises en le traitant de sale Serpentard orgueilleux. L’ancien Serpentard ne répondait pas, marchant dans les couloirs comme s’il fût en visite dans un musée. Il n’avait jamais mis les pieds dans cet endroit auparavant. Il n’avait connu de médical que l’infirmerie de Poudlard. Cependant, pour avoir la paix, Adel finit par lui envoyer:

- Qu’est-ce que t’as fait avec ma sœur, l’autre soir, quand j’étais sorti?

Ce genre de récrimination de la part d’Adel mettait toujours fin aux polémiques de Lawrence qui se sentait interminablement redevable auprès du frère possessif de sa petite amie, de ne pas l’avoir foutu dehors (ou lancé par la fenêtre avec son canapé rose qu’il avait imposé à la noble décoration d’Adel.) Adrian rangeait les armes, bredouillait quelque chose de semblable à des gazouillis d'enfant et Adel avait la paix. Ce chantage moral était son 'ferme-là, Lawrence.'

Ils finirent par arriver devant un couloir où ils rencontrèrent Sacha de Lansley. L’étudiant les regarda avec amusement:

- Sans rire, les frères siamois aussi ont été convoqués ou vous... Adel savait que dans son silence, Sacha venait de scanner leurs deux esprits. ...vous adonnez à une visite de courtoisie?

- Ne viens pas te faire tatouer chez moi, dit courtoisement Adel, si tu ne veux pas que je te transforme en poupée vaudou.

De Lansley les conduisit à travers les couloirs. Lui, contrairement aux deux amis, semblait connaître parfaitement l’hôpital, comme s’il y avait toujours vécu. En chemin, Lawrence traîna derrière. Il n’aimait pas Sacha à cause de ses incursions dans son esprit. Il craignait que ce dernier n’allât rapporter à Adel, qui semblait mieux le connaître, la teneur de la relation qu’il entretenait avec sa sœur. Lawrence ne s’empêchait pas de le lui montrer. Haine qui indifférent l’intéressé dont on ne savait ce qu’il allait chercher dans le crâne des autres. Lawrence resta en arrière jusqu’à ce qu’ils arrivent sur le pallier de la porte de la salle d’attente où Elliot O’Malley allait entrer. Décidément, c’était un grand rassemblement. Sacha passa devant Eliot sans lui adresser un regard.

Tous entrèrent. Adrian, finit par dépasser Elliot qu’il n’avait pas reconnu et revenir auprès d’Adel pour qu’ils ne dussent pas s’attendre si l’ordre de passage était l’ordre d’arrivée.

Une dernière surprise les attendait dans la salle d’attente. Adel put reconnaître Egon qu’il voyait de temps en temps ces derniers mois pour l’effacement de son tatouage. Le manager de TASKS était accompagné d’un garçon inconnu d’Adel et de Jonathan Mateo dont il se souvenait car...

* Hum? Neutral *

Adel avait peut-être mal vu. Son regard s’assombrit faiblement. S’il y avait deux personnes que son imagination n’aurait jamais foutues dans la même pièce, c’était bien ceux-là.

Une infirmière leur conseilla d’attendre avec les autres. Ils attendaient que tout le monde soit là, avant de faire une annonce.

Guidé par Adrian, Adel se rapprocha d’Egon, de l’inconnu et de Jonathan. Avec moins de chaleur que son ami Gryffondor, il salua ses comparses. Ils s’offrirent une chaise et s’essayèrent avec eux en attendant d’obtenir des explications sur leur rendez-vous en ces lieux.





Dans la colère rien ne convient mieux que le silence. Silence is a text easy to misread. It is more musical than any song. Silence is mine. Leave it to me.

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Sacha de Lansley
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MessageSujet: Re: Ils au Pluriel   Sam 8 Mar 2008 - 15:37

Dans la salle d’attente, il y a déjà du beau monde. Comme à chaque fois que je me retrouve dans cet hôpital, mes amies les infirmières s’appliquent à m’ignorer. Je n’y suis pas venu depuis la naissance de Noah... ah... non, réflexion faite, je n’y suis plus venu depuis une certaine Saint-Valentin minable et insultante pour mon libre arbitre. Comment s’appelait cette femme déjà?

"Henriette Pommeverte."

Oui, voilà. Je n’arrive pas à croire que j’ai failli tromper Charlotte avec une femme aussi vulgaire.

Adel et son colocataire rejoignent Egon, Mateo et Leigh. J’avance à mon tour près d’eux, saluant chacun à coup de télépathie pour leur signifier qu’ils surveillent un peu leurs esprits en ma présence. Ces derniers jours, je n’en peux plus de lire les misérables pensées humaines. Dans ma tête. Perpétuel bourdonnement d’éclat de peines. Lamentations. Désirs frustrés. Craintes inavouables. Haines.

Iscarioth. Je ne prends plus vraiment la peine de vérifier. Il a prouvé à maintes reprises sa fidélité à la Résistance. Taciturne mais dévoué, il voue une haine sans limite à Anatrès car ne se passe pas un jour sans qu’il craigne que la mort subite emporte une des femmes de sa vie. Il ne le laisse jamais voir car son visage ne reflète jamais la profondeur de ses pensées.
Abbercomby. Fils du fondateur de la Résistance. Je le connais malgré lui de réputation. Comme son père, en moins combatif. Honnête, droit, le cœur sur la main, ne ferait pas de mal à une mouche sauf si une de ses deux cousines venaient à subir les outrages d’Antarès.
Sutham. Juste un petit tour pour lui glisser un 'Alors, avec Kitlee? A quand le sachet Luxure? J’attends avec impatience.' Il me crache un 'Sale voyeur' et ses yeux glissent subrepticement vers Jonathan... je hausse les épaules silencieusement. 'Et alors? C’est toi qu’elle aime, qu’est-ce que tu en as à foutre?' Je lui garantis que pour l’instant la seule envie de Jo, c’est d’être ailleurs. Il ne prévoit pas de geste égaré.
Lawrence. Il me déteste. Craint que j’en vienne à révéler à Adel où la sœur de ce dernier et lui en sont dans la découverte de la vie adulte. Leurs puérilités me sont égales. Mais qu’il me croie capable d’une chose pareille est ainsi pratique que je n’aie pas à le menacer de me lâcher les babouches.
O’Malley... le prince de la pop sorcière, tombeur de ces dames, qui a pris ma place aux unes des magazines à scandales et soufflé d’un coup de micro mes 147 conquêtes. L’en remercierai-je jamais assez?

D’un mouvement du bras, je l’invite lui aussi à nous rejoindre.

Sept garçons aux histoires intérieures denses et amères. Sept livres dont les pages se noircissent jour après jour des maux de leur vie.

Je souris.


Jonathan. Quel plaisir! dis-je pendant qu’Elliot prend place, qu’est-ce que tu deviens depuis... enfin, depuis ce que tu veux?

Egon me lacère sans doute du regard. La curiosité d’Abbercomby est peut-être aiguisée. Les autres sont attentifs. Pour le peu que nous sommes issus de Poudlard, beaucoup se souviennent du couple Isis/Jonathan... et remettent doucement dans leur esprit l'anormalité de voir l'ex et le nouveau assis face à face.

Je ne suis pas à l’affût d’un ragot. Je déteste les ragots. Je préfère les scandales.

La tension monte. Je souris tranquillement à Egon puis reporte mon attention toute entière aux narrations de Jonathan. Qu’il ne s’inquiète pas. Je ferai cracher tous les mecs qui se trouvent dans notre cercle. Il n’y aura pas de jaloux. Tout le monde en aura pour ses heurs...





Walked out this morning
Don't believe what I saw
A hundred billion bottles
Washed up on the shore
Seems I'm not alone at being alone
A hundred billion castaways
Are looking for a home
(Police)

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MessageSujet: Re: Ils au Pluriel   Lun 10 Mar 2008 - 19:01

Quand je reçois la lettre de l'hôpital, j'ai tout à coup un crainte horrible qu'on m'annonce que j'ai perdu un proche, ma mère, mon père... pas Doherty car elle est aux states, la lettre aurait été griffée autrement.
Je découvre une convocation pour tester un vaccin contre ce qui cause la mort subite de certains sorciers. Je me rassure, me prépare en faisant de la place dans l'agenda, reculant un échauffement de danse.

Je préviens Dellamico et me voilà en route, sur mon balai, désillusionné, je fais le sale gosse dans les rue de Londres.
J'arrive devant la boutique par laquelle on doit passer pour accéder au vaste hôpital, on me renseigne aimablement, insiste pour m'accompagner jusqu'à la salle d'attente, j'insiste à mon tour pour dire que je vais débrouiller, l'autre ne lâche pas l'affaire en rougissant et on fait moitié-moitié: elle m'accompagne à l'ascenseur.

Arrivé dans le bon couloir des méandres de Sainte Mangouste, je vois arrivant dans le sens contraire, un groupe d'anciens élèves de l'école. Adel, Sacha et Andrian. Convoqués eux aussi, c'est sympa, je me sentirais moins seul.
Alors que je passe, Adrian s'engouffre rapidement dans la salle pour rejoindre Adel. J'attends que Sacha entre et le suis. On m'invite à m'asseoir, je m'assied, écoute les informations des infirmières qui n'ont rien à dire d'autre que "attendez-là, on va bientôt y aller."

Un cercle de chaises d'anciens Poudlariens se forme, je connais la moitié, salue en faisant profil bas l'autre moitié, serre des pinces en essayant de retenir les prénoms.

Sacha lance une réplique qui invite le dénommé Jonathan à se raconter, s'il se raconte, j'écoute. Je garde mon silence curieux et pose mes yeux sur lui.

Etre dans un hosto à attendre mon tour avec une bande de mecs... je me suis jamais senti aussi normal depuis des pintes de temps et ça, malgré la drôle de tension que je perçois ici.
Ca me rend bien, heureux, cool, tranquille, paisible, zen... un gars, quoi.




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MessageSujet: Re: Ils au Pluriel   Sam 15 Mar 2008 - 5:21

Leigh était un ami d’Egon. Quoi demander de mieux? Jonathan lui serra tout de même la main, évidemment. Ils étaient allés à Poudlard ensemble, après tout, non?

-Salut, Leigh…
”Bon, comment je me tire d’ici, maintenant?”

Ne te tire pas, simplement. C’est ce qu’en a voulu Egon. Et même si Jon aurait préféré sauter par-dessus la chaise et aller s’asseoir, seul avec ses pensées, près du mur, il posa gentiment ses fesses dessus.

-Euh…? Merci…

Sauf que le ton n’avait rien de gratifiant. Il semblait plutôt dire qu’Egon n’aurait pas dû. Réellement pas. Plutôt que de prendre des nouvelles du responsable de TASKS –au risque de voir une pulsion violente s’emparer de lui en entendant parler de son ex-coccinelle-, Jonathan préféra garder le silence, dont il tentait de se convaincre qu’il rendait pesant. Visiblement, les deux autres jeunes hommes avaient aussi choisi cette tactique, jusqu’à ce que

-Je rêve…
-Quoi?

Le murmure d’Egon, en raison du silence du trio, avait été facilement compris de Jon, qui avait immédiatement sauté sur ses grands chevaux, avec son ton impatient, limite agressif. Pour peu, il passerait pour paranoïaque. Il était à fleur de peau en fait.

Cependant, l’arrivée des autres jeunes hommes répondit plus rapidement à Jon que n’importe quel mot. L’ancien poufsouffle reconnut facilement Adel (il n’avait pas le choix, puisqu’il était sorti un temps avec Joséphine, la meilleure amie de… passons.) mais, bien que Mélusine lui ait déjà parlé d’Adrian-l’idole-de-schtroumpf-grognon (le seul gamin qu’elle tolérait, d’ailleurs), il ne l’avait jamais vu et ne put le reconnaître comme tel avant qu’ils ne se serrent la main.

Puis Sacha. Probablement second, après Egon, sur la liste des gens que Jon aurait préféré éviter. Pas qu’il n’aimait pas qu’on joue du couteau dans ses plaies, mais ça ressemblait à cela. Et ce fut ce que s’empressa de faire De Lansley, après avoir invité Elliot à assister au spectacle.
Elliot que Jon n’a pas le choix de reconnaître, évidemment. Il ne lui avait jamais vraiment porté attention, à Poudlard, et maintenant O’Malley l’impressionnait par sa célébrité, acquise aussi jeune. Savoir si il avait la tête enflée, par contre, aucune idée. Ils le verraient aujourd’hui, même si Jon n’y tenait pas spécialement. Il préférerait sauver sa peau, en fait. Il ne remarque pas même les regards d’Egon en discussion télépathique avec Sacha, trop anxieux. Puis la question fatidique. Une réponse passe-partout et évasive, vite! Il s’efforce de paraître calme et maître de la situation. Pas pour Sacha, mais pour faire bonne figure devant les autres.


-Ce que je deviens? Tu le sais très bien. En amour comme en cours tout va de travers et périclite. Je pense même à me réorienter.

Jon ne se rendit pas réellement compte qu’il venait de dire qu’il songeait à se réorienter non pas seulement à l’école, mais aussi niveau amoureux. Ce n’était pas ce qu’il avait voulu dire, tout le monde s’en douterait. Ensuite, ils interprèteraient comme ils le voudraient!
Ayant opté pour l’option "simple et efficace", il conclut simplement, en regardant un espace quelconque entre les dalles.


-Et tu t’en cires sûrement le chaudron, mais ma mère va très bien. C’est ce qui compte.

Il releva les yeux vers Leigh, qu’il avait remarqué perplexe et qui était le seul qu’il oserait affronter du regard, pour lui renvoyer la balle.

-T’as fait quoi, après Poudlard?
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Leigh Abbercomby
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MessageSujet: Re: Ils au Pluriel   Mar 18 Mar 2008 - 15:04

Sacha de Lansley leur envoya un message directement à l’esprit pour les prévenir qu’il fallait qu’ils fassent attention à leurs pensées car il pouvait les lire. L’impression était étrange pour Leigh mais il ne se froissa pas car il n’y avait rien dans sa vie qui ne fut secret ou qui soit honteux.

Comme les sorciers de son âge, il avait des petites copines et des coups de cœur mais rien d’extraordinaire. Il couchait à droite à gauche sans ressentir le besoin de se fixer, la vie la grande, il se la réservait pour plus tard.
Comme les sorciers de son âge, il avait les petits tracas de la vie quotidienne, celui du moment était de savoir si Octobre et Ethan seraient adoptés ou pas par la famille Du Rocher, un charmant couple vivant dans les faubourgs de Londres.
Comme les sorciers de cette pièce, et plus particulièrement de ce cercle de garçons, il se demandait la raison pour laquelle il y avait une telle tension.
Comme un objet curieux, il dévisageait Elliot O’Malley qu’il avait déjà pu apercevoir une fois lors du Mémorial et qui était venu à TASKS apporter des meubles, des bibelots et des affaires pour l’asso.

Il ne détestait personne, ne voulait de mal à personne, n’avait jamais fait un geste ou eu une pensée dont il aurait pu avoir honte. Alors face à Sacha de Lansley et son amène prévention, il se sentit serein. Il hocha la tête, curieux que chacun se présente pour qu’il puisse en savoir plus sur tous.

Dûment médiatisé il y a deux ou trois ans, Sacha était une énigme pour tout le monde. Magnanime, Leigh ne jugeait jamais les qu’en dira-t-on, il aimait découvrir les gens pour se faire sa propre opinion. Le jeune homme paraissait à l’aise et espiègle, il interrogea Jonathan sur ce qu’il devenait mais dans le fond, on aurait dit qu’il s’en fichait, que son intérêt était à d’autres aspirations. En tout cas, Jonathan répondit de mauvaise grâce puis retourna une question à l’employé de l’association londonienne.

Leigh se redressa tranquillement sur son siège et sourit. Il tâcha de répondre avec détachement et bonne humeur pour ramener ici moins de tension.


- Ah ! s’exclama-t-il, j’ai passé un diplôme pour les Techniques Appliquées pour les Disciplines et Arts Magiques. J’étais à Hawk... j’ai appris beaucoup de choses qui ne me servent strictement à rien aujourd’hui... par contre, je suis capable d’inventer ou de déterminer n’importe qu’elle nature de sortilège, même informulés. Mais je me souviens vaguement de toi maintenant... j’étais à Poufsouffle, toi aussi ? De deux ans ton aîné, il me semble... et vous autres ?

Leigh sentit qu’il fallait qu’il transfère l’attention pesante que Sacha avait pour Jonathan sur quelqu’un d’autre, si possible quelqu’un de ce cercle qui ne paraissait pas stressé. Ses yeux naviguèrent furtivement parmi eux et il reprit avec un grand sourire en s’adressant à tous alors que ses yeux étaient posés sur Adel et Adrian:

- Et vous vous connaissez donc tous plus ou moins ? Tu es le tatoueur ?
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Adel Iscarioth
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MessageSujet: Re: Ils au Pluriel   Mar 25 Mar 2008 - 19:25

Adel tourna la tête vers Adrian. Il serait le porte parole car l’ancien Serpentard ne se sentait pas d’humeur causante. Le Gryffondor sourit à Leigh, lequel faisait d’évidents efforts pour effacer la tension créée par Sacha... et peut-être même avant leur arrivée, la tension naturelle qui opposait l’ancien et le nouveau petit ami d’Isis.

- Oulà, lui c'est un mutant! Faut pas lui parler, il ne sait pas parler, commença joyeusement Adrian en pointant Adel du pouce. L’ambiance n’avait aucune répercussion sur l’ancien Rouge et or. Tant qu’il pourrait empêcher Sacha de mettre son grain de sel dans les humeurs des autres, il agirait toujours avec abnégation.

Adel, alerte à la moindre déviation du gai luron, restait impassible mais regardait Leigh comme si les paroles furent pour deux.

- On a fait Poudlard, moi à Gryffondor et le muet à Serpentard... c’est effectivement "le tatoueur"... moi j’appellerais plutôt ça le bourreau mais Adel aime parler d’art. Ce que je conçois. C’est tout un art de soutirer des Gallions à ceux qui veulent souffrir pour être à la pointe de la mode. Moi, je suis en Glandouille avancée à Hawk, et lui, il parlait pas assez pour faire des études supérieures.

Adel écarta douloureusement les deux commissures de ses lèvres pour faire ce qu’on aurait pu apparenter à un sourire. Un sourire sombre qui voulait dire quelque chose comme 'il y a quelqu’un qui va moins faire le malin quand je lui aurais collé le nez dans la plante verte à côté de l’accueil'. Lawrence dû le sentir car il s’empressa de changer de sujet. Prenant soin de contourner du regard Sacha de Lansley, il sourit de plus belle:

- C’est marrant de tous se rencontrer comme ça. J’espère qu’il n’y a pas d’effets secondaires non désirables à leur vaccin.

Et sans qu’on comprenne le lien:

- Elliot O’Malley, c’est quand même pas tous les jours qu’on peut te voir en vrai. Ma copine...

Imperceptible frétillement sourcilier d’Iscarioth.
Il ne s’habituera jamais.

- ... est fan de toi. Je crois qu’elle était amoureuse de toi à l’école. Tu fais quoi en ce moment?

Adel: * Mais qu'est-ce qu'il cause... Humpf *





Dans la colère rien ne convient mieux que le silence. Silence is a text easy to misread. It is more musical than any song. Silence is mine. Leave it to me.

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