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 [York]La pensine détentrice de secrets

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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Sam 23 Fév 2008 - 0:28

- Es-tu certaine de ne pas vouloir connaître la fin de l'histoire? Souffla la voix d'Egon après que celle de Marjane se tût.

Dès qu'il avait absorbé les filaments d'argent représentant les souvenirs historiques d'Isis et de ses ancêtres, Egon avait senti que l'issue la ferait déchanter. Malgré tout, il aurait aimé qu'elle connaisse la fin. Elle y était presque. Il restait deux ou trois malheureuses étincelles grisâtres qui brillaient dans son regard. Si elle avait pu être en face de lui à cet instant, elle aurait su qu'elle était en train de parcourir les derniers mètres sur la frise chronologique qu'elle remontait.
- Lapin Nain forever?

Il y eut un long silence où Egon rêva qu'il la ramenait près de lui. Il en avait envie assurément. Dans la Pensine, cela se traduisit par une caresse sur la joue qui dégringola lentement le long de son dos. Néanmoins, il consolida aussi son intuition comme quoi elle devait apprécier la totalité de l'héritage de sa mère. Le chapitre suivant serait peut-être le plus douloureux mais comment vivrait-elle en fermant les yeux sur la vérité?
- Lapin, une fois qu'on sait les choses, on peut choisir de leur donner ou non de l'importance. Autrement, nos décisions sont incomplètes et erronées. Reste. Et quand tu reviendras, tu pourras me mettre des coups de lattes si tu regrettes. Pas trop fort, hein...

Egon resta sur le qui-vive afin de la ramener si elle insistait une nouvelle fois.




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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Sam 23 Fév 2008 - 17:22

Isis se calma doucement.

Elle détestait être en Egon. Il était toujours là, lui parlait quand elle en avait besoin, la soutenait devant sa peur de l'eau ou quand elle n'en pouvait plus. Elle pouvait lui parler, elle le sentait mais il n'était pas là. Elle aimerait le voir, le tâter, se réfugier dans ses bras et humer son doux parfum. Elle était seule malgré sa présence fantomatique.


La crise passa. Un maigre sourire colora son visage à sa blague. Il savait très bien qu'Isis ne ferait rien de telle avec des lattes, ni avec aucun autre sort. Elle était nulle en sort parce qu’elle n’aimait pas des masses utiliser sa baguette surtout pour ce genre de chose. Par contre, Egon savait qu’il devra se méfier de tout ce qu’il ingurgitera. Les potions étaient un de ses petits péchés mignons. Quand elle voulait s'amuser de quelqu’un en général fallait plus se méfier de son art des potions que de son coup de baguette.


Elle essuya ses larmes d’un revers de main et espéra qu'elle ne faisait pas la plus grosse bêtise de sa vie.


- Reste avec moi. Promet moi de rester avec moi, sinon je ne tiendrais pas... et si ca va pas, tu...

Elle ne dit rien mais attendit avec appréhension la suite des souvenirs. Elle espérait de tout cœur qu'il n'en reste plus beaucoup. Elle respira profondément

- Egon, je t’aime

3 mots qu’elle n’avait jamais prononcés. Pourquoi maintenant ? Elle était bien la dernière à pouvoir le dire. Mais sa conscience avait l'air de murmurer que c'était sa façon d'éviter de s'intéresser à son passé et de s'occuper d'un 'pourquoi maintenant ?' sans importance.
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Dim 24 Fév 2008 - 17:47

- Oh... Viens me le prouver si t’es cap, répondit la voix de baryton facétieuse d’Egon qui s’effaça doucement au profit des rires de trois compagnons assis par terre dans un salon rennais, près d’un sapin de Noël.


VII
Le plan d’Aouregwen Pati




C’était en décembre 1989.

Comme il savait qu’elle aimait les parfums, en ce jour de Noël, il lui en offrit une boîte. Des essences rares qu’un nez italien lui avait offert pour le remercier de l’opération réussie du docteur sur sa femme défigurée à la suite d’un accident de voiture. L’intervention avait été longue mais coutumière pour le chirurgien. Cependant, tous savaient que le rétablissement de celle-ci dépendait intimement de la perfection des soins post-opératoires. Tout avait été parfait. La femme avait retrouvé un visage qu’elle n’espérait plus revoir un jour dans le miroir.

A Marjane, il tendait un petit paquet qu’elle échangea avec le sien au même moment. Paquet tout aussi petit.

Ils l’ouvrirent en même temps et sortirent en même temps un pendentif accroché à une chaîne en cuir fin. Celui de Marjane représentait clairement une petite reproduction d’un Sombral taillé dans du cristal. Celui d’Erwan représentait un grossier hippogriffe qu’elle semblait avoir sculpté elle-même dans du bois de sureau.

Ils rougirent en se rendant compte qu’ils avaient eu la même idée de cadeau. Entre eux, serrant sa boîte d’essences de parfums naturels, Aouregwen ne fut pas dupe. Elle ravala les larmes en train de sourdre sous ses iris bleues et se leva en prétextant qu’elle devait aller chercher la bûche. Dans la cuisine, elle pleura longuement.
Et qu’était-ce ce cheval ailé, si moche et si maigre, qu’il lui avait offert ? Depuis quand s’intéressait-il à la mythologie ? Depuis quant l’aimait-il aussi fort ? Elle savait qu’ils avaient une relation particulière mais elle n’en connaissait pas la teneur. Elle avait désormais la preuve qu’il aimait profondément sa sœur. Peut-être plus qu’elle-même. Erwan n’avait plus rougi depuis qu’il s’était rencontré pour la première fois sur le campus de l’école. Elle essuya son visage et se composa un air amène avant de les rejoindre dans le salon pour le dessert.

« Dans la cuisine, Maou venait de prendre un décision qui mettrait définitivement fin à notre trio mais pas sans avoir créé une dernière merveille. Toi, Isis. »

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Isis fut charriée par les fluides magiques dans la maisonnette de Paimpont. Cette fois, en regardant la forêt et le sentier par la fenêtre, on pouvait voir les arbres nus recouverts d’un épais manteau de coton blanc. Il neigeait encore et le vent soufflait beaucoup, faisant claquer un volet contre son chambranle. Le bruit était tonique et exaspérant.

Marjane et Aouregwen Pati se tenaient blotties l’une contre l’autre dans le lit conjugal de cette dernière. Elles avaient les couvertures remontées jusqu’au cou et une simple bougie les éclairait. Coupure d’électricité.

- Marjane, je suis inquiète, ça fait plus de deux heures maintenant, murmura la voix tremblante de froid d’Aouregwen.
- Il va revenir vite. Le village n’est pas à côté et la neige a encombré beaucoup de routes...
- Nous aurions pu brûler les chaises de la cuisine, je n’en ai rien à faire. Pourquoi aller chercher des bûches aussi loin ?
- Il va revenir, viens réchauffe-toi contre moi...


La moldue se resserrait contre l’épaule maternelle de Marjane. Elle hésita puis reprit la parole.

- J’ai une autre conférence le week-end prochain, dit-elle.
Marjane fit grise mine. Cela avait l’air de l’ennuyer.
- Encore ? Tu n’as pas arrêté cette année ! Nous ne t’avons quasiment jamais vu plus de trois jours d’affilée. Ca peine Erwan.
Aouregwen crispa sa main sur la couverture. Le geste, pourtant imperceptible, n’échappa pas à la prunelle orange de Marjane qui tourna vers elle le visage de sa sœur.
- Dis-moi ce qui ne va pas, Maou, demanda-t-elle angoissée.
- Erwan m’aime.
- Je le sais qu’il t’aime,
sourit Marjane sans comprendre l’air maussade de la femme aux cheveux blond.
- Il m’aime et je suis incapable de lui donner ce qu’il désire.
- Que désire-t-il ?
- Un enfant.
Silence de plomb.
- Toi... tu peux.

Marjane repoussa violemment sa sœur et sortit du lit pour poser ses pieds sur le sol gelé en tremblant non pas de froid mais de peur et de dégoût.
- Non ! Je suis vraiment celle qui ne peut pas ! hurla-t-elle furieuse.
Aouregwen sortit du lit à son tour et approcha la Galléa avec précaution.
- Marjane, je ne suis pas aveugle. Il m’aime et c’est la raison pour laquelle il ne me dira jamais qu’il t’aime aussi. Tu agis de la même façon. On ne peut pas ignorer ce qui vous lie et parfois je me sens de trop alors que c’est moi sa femme ! Surprendre vos regards est un coup de couteau qui me laisse aux abois jusqu’à la prochaine injure. Finissez-en et au moins que ça soit utile.
- Utile ? UTILE, Aouregwen ?! Te rends-tu compte de ce que tu demandes ? De ce que tu dis ?
- Oui. Prends donc le bon côté des choses... Parce que je te le demande, cela vous évitera de me trahir et je n’aurais pas à vous détester. Je vous aime tous les deux. Tu répondras à son désir aussi souvent qu’il faudra pour nous donner un enfant.
- Son dés... Vous donner... Non ! je...
bredouilla Marjane interloquée, Erwan refusera ! Que ça soit par insémination ou par voie naturelle, il refusera et sera furieux.
- Non, il ne sera pas furieux parce qu’Erwan n’en saura jamais rien. Tu me dois ça, durant un an c’est ce qui m’a fait tenir en face de vous... L’idée d’avoir un enfant.

Marjane était en pleure, désarmée, éberluée par le machiavélisme de sa sœur.
- Quand ma décision a été prise, c’était à Noël dernier, j’ai essayé pendant plus de six mois de vous pousser à la faute. Mes absences répétées, les courses et les week-ends que je vous envoyais vivre ensemble... jusqu’à la panne d’ascenseur chez les Munoz, c’était moi. Vous m’avez rendue folle et calculatrice.

Aouregwen avait le visage transfiguré. Elle paraissait perfide. Une froide lassitude et un profond dédain avaient changé ses lignes en un visage bêcheur. Elle se laissa tomber sur le lit en souriant en coin.
- Je me suis rendue compte que vous étiez capables de résister ainsi toute la vie s’il le faut. Mais ça me donne encore plus l’impression d’être le dindon de la farce, de vous gêner, d’être votre amusement pervers.
- Jamais ! Jamais ! Tu ne comprends pas, Maou ! Nous sommes amis, nous nous le sommes promis. Ne le trahis pas pour cette vengeance idiote... Je ne désire pas Erwan !
- Menteuse ! Tais-toi ! Il ne saura jamais ce manège car une fois l’enfant conçu, tu t’en iras le mettre au monde ailleurs. Je m’occuperai de toi, Jane. Je viendrai te voir où tu seras. Je ne te laisserai pas seule. Et le moment venu, je viendrai le chercher et je l’emporterai avec nous, nous l’adopterons et tu t’en iras, Marjane... tu auras donné à Erwan le formidable cadeau que je ne peux pas lui offrir et, à moi, tu me rendras mon mari. Je suis désolée, ma soeur, désolée mais...
- .. ça n’est pas possible. Oui, je sais déjà,
ponctua tristement Marjane. Un goût de déjà-vu.

Une violente rafale de vent s’engouffra dans la cuisine et claqua la porte de la chambre.

- C’est moi !! annonça en chantant la voix d’Erwan.

La porte de la chambre se rouvrit une minute plus tard sur le visage souriant et rougi par le froid de monsieur Kitlee portant des bûches sèches. Il les déposa dans le foyer de la cheminée et s’activa à faire un feu en racontant joyeusement la difficulté qu’il avait eu à les obtenir, sans se rendre compte du drame qui venait d’avoir lieu en son absence et dont il était l’objet.

Les deux sœurs s’échangèrent un dernier regard. Marjane quitta la chambre sans bruit.




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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Dim 24 Fév 2008 - 18:09


VIII

L'épreuve d'amour et les preuves d'Amour



« J’eux beaucoup de mal à profiter des situations qu’Aouregwen mettait sur pied pour provoquer l’union d’Erwan et moi. Son envie d’avoir un enfant était tellement puissante que rien ne l’arrêtait jamais. »

« J’avais plus de scrupules à tromper Erwan qui avait fini par me connaître si bien qu’il détecta rapidement que quelque chose n’allait pas dans mon comportement. Mes assauts malhabiles et mes tentatives stériles de séduction étaient ridicules. Je ne savais pas m’y prendre, même avec deux ans d’expérience en comportements humains. »

« Un matin, poussée par Maou qui nous avait laissé, je traversai le salon à peine vêtue d’une serviette de coton alors qu’il prenait son petit déjeuner. Mes joues étaient tellement rouges ! J’avais honte de me laisser pousser à de tels stratagèmes. Surtout quand je savais que ceux-ci me rapprochaient de la fin de notre amitié avec Erwan. Il leva le nez de son journal et me regarda de la tête au pied. »

- Marjane, qu’est-ce que tu fais ? m’avait-il demandé en repliant son journal sans quitter la table de son petit déjeuner alors que je tendais la main vers une étagère pour prendre du café et m’en faire un.

« Les joues empourprées et le cœur irascible, je répondis que je venais me faire du café. »

- Non, je veux savoir ce qu’il te prend de te balader comme ça dans la maison.

« Sa voix était sans jugement. Plutôt attristée, cependant. Je me tenais dos à lui et je me souviens d'avoir fait un effort colossal pour réprimer mes larmes. J’étais tellement touchée et tellement heureuse qu’il me connût si bien qu’il ne songeât jamais que ce comportement m’était quelque chose de naturel. Pourtant, je devais garder le cap. Je me suis retournée vers lui prête lui répondre un mensonge mais la serviette est tombée à mes pieds. C’était inattendu. Je me figeai sur place, j’étais tétanisée. Paralysée de peur d’être nue devant lui. »

« Comme je ne bougeai pas, prise dans ma torpeur, il se leva pour me rejoindre, s’agenouilla pour prendre la serviette et m’en entourer avec douceur. Il n’avait pas pris la peine de détourner son regard de ma nudité, il n’avait pas regardé plus que ce qu’il fallait le temps de me revêtir. Il était simplement venu à mon aide. »


- Jane. Ca va aller... m’a-t-il murmuré à l’oreille en me prenant dans ses bras.

« Je m’étais mise pleurer comme une enfant et je ne m’en rendis compte que lorsque que mes sanglots humidifièrent sa chemise. »

« J’avais l’impression qu’il savait que j’étais manipulée. Il sentait que quelque chose n’était pas à sa place. Il avait l’instinct que nos vies allaient changer bientôt mais il ne savait pas en quoi. »

- Va t’habiller, Jane, tu n’as besoin d’aucun artifice et d’aucune manigance pour me plaire.

« J’obéis.
Aouregwen avait encore perdu. »

« Il arriva pourtant ce jour où nous brisâmes nos retenues. Et aucun stratagème de Maou n’en était à l’origine. »



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Dans le cabanon de Paimont, Erwan et Marjane sont nus sous des couvertures. Il la tient contre lui. Il a l’air inquiet. Marjane est blanche comme jamais, son teint frôle le bleuâtre. Elle ouvre doucement ses paupières pour découvrir son regard orange liquide qui parait comme deux soleils enfoncés dans la neige au crépuscule.
- Tu es réveillée ? demande-t-il rasséréné.
Elle reprend conscience et constate sa nudité et celle d’Erwan sous les couvertures. Les yeux tous ronds, elle tente de s'enfuir de son emprise. La force lui manque. Elle cesse de gigotter. Erwan, amusé par la prude Marjane, sourit et la rassure.
- Olà, Galléa ! N’aie pas peur... J’avais peu de moyen pour rendre à ton corps ses 37,5°.
Un silence et il reprend en la serrant d'autant plus fort:
- On peut savoir ce qu’il t’a pris de te jeter dans le Lac ?

Pas de réponse. La Galléa sourit et se blottit contre le torse d’Erwan.

- Pourquoi tu agis si singulièrement depuis des mois ? Que se passe-t-il avec Maou ?
- Il ne se passe rien, mentit-elle en enfouissant son visage dans son cou chaud.
- Alors que se passe-t-il avec toi ?
- J’ai du mal à faire semblant de ne vouloir être que ton amie.
- J’aurais du mal à vivre heureux si tu te jettes dans tous les lacs que tu croises pour me l’expliquer.
- Je voulais disparaître pour te laisser tranquille.
- Tu me tortures si tu meurs ou si tu t’en vas.
- Je t’aime Erwan, pourquoi est-ce si difficile et si horrible ?
- Parce que l’amour n’a jamais promis d’être agréable à vivre.
- Je déteste l’amour.
- Moi, je t’aime imbécile.


La neige se mit à tomber doucement par la fenêtre de la chambre de Marjane. Un feu crépitait dans la cheminée. Il était la seule source de lumière de la pièce.

Il savait qu’il ne devait pas car 'ce n’était pas possible' pourtant Erwan baissa doucement son visage vers celui de Marjane et il l’embrassa avec douceur et chasteté. Puis, se tournant complètement vers elle, il la prit dans ses bras sans que l’étreinte ne présage une innocente caresse. Leur baiser pendant sept années refoulé se fit brûlant et passionné.

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Le tableau changea une ultime fois. Le dernier tableau.

Marjane était encapuchonnée dans une robe sombre. Elle tenait dans ses bras une boule de linge rose pastel et blanc qui miaulait et babillait.

Elle déposa les langes avec regret près d’une fontaine de pierre.

Son visage maigre et malade témoignait que ses nuits cauchemardesques étaient revenues. La Parcelle s’était longuement agité en elle. Ses cernes soulignaient son regard d’un splendide orange soutenu qui glissa sur la silhouette furtive d’Aouregwen qui se faufila à travers des fourrés pour la rejoindre. Marjane s’enfuit sans saluer avant qu'Aouregwen ne s’approche trop prêt.

Elle se glissa près d’un arbre et regarda la moldue prendre le poupon en serrant de toutes ses force son coeur brisé et en contrôlant les larmes.

La moldue, tout en berçant l'enfant, parla à haute voix, aux arbres, au vent, au ciel venteux d'octobre.

- Si tu m’entends, Jane, sache que je te remercie du plus profond de mon âme. Je penserai toujours à toi... je l’aimerais et je la traiterais comme si elle était issue de mon propre ventre. En tout les cas, elle est au moins issue de mon cœur et de ma volonté bien qu’elle fût procréée en ton sein par l’essence de mon mari. Elle est le fruit de nous trois.

Erwan s’est remis très difficilement de ta fugue... il en a été malade pendant des mois. J’ai essayé de le consoler. Il murmurait ton nom dans tous ses sommeils. Il t'aimera toujours.

Isis... - nous l’appellerons Isis - lui redonnera de l’amour et du sourire. Il a eu le courage de m’avouer votre liaison, je l’ai pardonné... je ne lui ai pas dit que je savais déjà.

Nous ne cacherons jamais à cet enfant qu’elle a été adoptée. Surtout après ta dernière lettre où tu m’expliques que tu es une sorcière. J’ai toujours su que tu étais spéciale. Nous nous occuperons bien d’elle quoi qu’il arrive et nous ne l’abandonnerons jamais... Qui sait si un jour, plus grande, elle veut savoir la vérité sur ses véritables parents. Je ne l’en empêcherai pas mais je ne l’y pousserai pas car je ne veux pas qu’Erwan me déteste un jour d’avoir fait ce que j’ai fait.

Je ne voulais aucun autre enfant qui ne fût de toi que j’aime tant, ma sœur, et de lui, que j’ai promis d’aimer jusqu’à ce que la mort nous sépare. Marjane, ne me déteste pas trop. Je t’aime.


« Je ne la prévins pas que ma fille, en plus d’être probablement une sorcière, portait désormais ma Parcelle. Je ne connaissais pas leur funeste destin et je songeais qu’Erwan avait su assez de moi pour comprendre ce qui arrivait à notre fille en cas de crise. Peut-être devinerait-il subséquemment qu’Isis était sa véritable enfant. Il lui promulguerait les soins adéquats quand, vers le début de son adolescence, la Parcelle se réveillerait. »

« En outre, son aise pour l’intrigante vie des sorciers avait été portée par sa connaissance qu’il existât de son côté quelque spécimens de cette espèce. Peut-être que cela expliquait qu’Isis avait survécu malgré que les enfants de sang-mêlé chez les Galléa survivent très rarement d’unions qui ne soient pas à moitié sorcière. »



Fin
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Dim 24 Fév 2008 - 18:11

HJ: Deux messages ont été posté à la suite. Lire plus haut.

Une puissante attraction renvoya Isis à York, sur les genoux d’Egon qui, comme la première fois, l’entoura spontanément de ses bras. Ses yeux avaient recouvré leur couleur bleu clair.

Dans le fauteuil d’en face, Bergamote Tourdemain avait disparue. A sa place, près du gros chat endormi paisiblement, une plante dont la racine semblait issue des ressors du fauteuil, s’embobinait autour des bras et du dossier, perçait le tissu pour agripper ses tiges un peu partout, diffusant un parfum de bergamote dans le salon obscurcit par la nuit.

York était calme.

Le jeune homme resta silencieux. Il n’avait envie de ne rien dire. Juste de la protéger le temps qu’elle reprenne ses esprits. Isis. De la serrer dans ses bras à l’en briser. De la garder contre lui pour lui promettre des choses sans les mots.




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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Mar 26 Fév 2008 - 13:01

L'eau sortant du pommeau vint se mélanger aux larmes d'Isis. Isis fit un bond et fut prise de panique, 2 secondes après elle était calmée. Cela lui faisait toujours ca quand elle prenait une douche. Sa peur de l'eau en était la cause.


Le temps avait passé depuis son retour à la réalité. Combien ? Seul Egon pouvait le dire. Elle, n'en avait aucune idée pour la simple raison qu'elle ne savait même pas comment elle s'était retrouvée sous une douche. Sa douche au loft Piterski.

Les yeux dans le vague, elle essaya de se rappeler le cours de sa journée.
Une étreinte pleine de promesse. Des baisers épars pour la calmer.
Ils avaient transplané ? Sûrement.
Du thé, elle dut en boire aussi, pour la clamer. Elle en avait encore le goût dans la bouche. Elle mangeât aussi.
Les yeux océans posés sur elle n'étaient plus recouverts de souvenirs.

Rien d’autre.

Si le miaulement d’un chat dans une maison vide et une odeur de bergamote.

C’était tout.



Elle dut rester une bonne demi-heure sous l'eau chaude. La buée avait recouvert toutes les vitres de la pièce. Elle venait de sortir de sa douche, et récupéra une serviette qu'elle enroula autour de son corps après s'être essuyée furtivement. D'un geste de la main elle enleva la condensation du miroir et regarda ses yeux injectés de sang et son visage livide. Elle était à deux doigts de s'évanouir.


Les cheveux s'égouttaient sur son dos encore mouillé quand elle se dirigea vers sa chambre. Daïmon trônait sur son bureau regard vers la porte aux aguets. Comète se tenait à côtés, allongé en sphinx mais tout aussi attentif. Egon, n'était pas là. Sûrement partit chercher quelque chose.

A peine dit, qu'il entra les bras chargés d'un plateau. Elle attendit qu'il le pose pour se précipiter dans ses bras. Seul sa chaleur la calmait. Elle se sentait incapable de faire quelque chose seule.

Ses lèvres s'écartèrent mais aucun mot de sortit. Elle était devenue muette depuis qu'elle était issue d'un trio machiavélique qui lui fit beaucoup de mal.
Machiavélique. C’est comme ca qu'elle les voyait. Entre son père qui en aimait une autre. Sa mère qui demande à sa soi-disant sœur de coucher avec son mari pour avoir un enfant. Son père qui est vraiment son père et les non dit qui entourait sa vie.


Dernière édition par Isis Kitlee le Mar 26 Fév 2008 - 18:38, édité 1 fois
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Mar 26 Fév 2008 - 17:00

HJ: désolé, écrit à l'arrache pendant le service, ça doit être rempli de fautes et de non sens mais pour l'instant pas le temps de le changé,
je dois retourner travailler bhouhhou.


Ils étaient restés longtemps assis dans le fauteuil du salon de Bergamote. Si au bout d’un moment, Egon n’avait pas prit la décision de bouger, il est très probable qu’ils y seraient encore. Il l’avait soulevé dans ses bras et avait transplané jusqu’à Londres. Il servit de support dans l’ascenseur pour s’y rendre, dans la chambre pour l’aider à se dêvétir, dans la baignoire où il fit couler une eau tiède avant de transplaner derechef vers York. Il ne pouvait pas laisser Bergamote dans l’état qu’il l’avait laissé.

Il descendit le fauteuil dans le petit verger assombri par les rideaux tombant du crépuscule. Quatre pieds bien enfoncés dans la terre et le dossier tourné vers l’orient, c’était ainsi qu’il éleva la sépulture de la vieille sorcière qu’il avait vu mourir devant ses yeux sans rien n’y pouvoir faire. Lorsque cela arriva, Isis découvrait le Noël des trois compagnons. Le pivot de l’histoire. Il ne pouvait interrompre le voyage dans la Pensine des souvenirs.

Il avait transplané une dernière fois en emportant avec lui le parchemin testamentaire de Bergamote. Derrière lui, il avait tout fermé à clé, les volets étaient tirés, le chat ronronnait chez une voisine de la sorcière: 'Pourriez-vous, s’il vous plaît, vous en occuper, madame? Miss Tourdemain a dû partir précipitamment pour s’occuper d’un membre de sa famille... je ne sais pas quand elle reviendra mais elle m’a dit grand bien de vous' avait menti Egon. Il avait abandonné le chat dans les bras bienheureux de la voisine. Sur le coup, il lui sembla qu’elle ferait une bonne maîtresse puisqu’il ne comptait pas revenir chercher le félidé.

De retour au loft, il s’enquit d’Isis. L’eau débordait du bain mais elle n’y était pas. Le sol était une mare quant à Isis, elle était restée à la place où il l’avait laissé.
- Arf... je suis désolé, ma belle, lui murmura-t-il en peine, viens...

Il n’y avait plus d’eau chaude. Peut-être n’était-ce pas plus mal. Il veilla à ce qu’elle parvienne à se tenir debout sous le jet d’eau de la douche pendant qu’il essora le reste de la salle de bain.

Ensuite, suivant l’elfe de maison instruite de leur présence à cause des bruits à l’étage, il demanda respectueusement à cette dernière si elle serait suffisamment obligeante pour préparer un thé pour sa maîtresse quand lui, cuisinerait un encas. L’elfe s’offusqua qu’on tentât de lui piquer son travail. Elle s’activa, assez rapidement, comprenant que le ton aimable d’Egon ne dissimulait rien d’autre qu’un empressement inquiet pour sa maîtresse. Il était pressé de remonter.

L’elfe de maison essaya de monter pour apporter le plateau elle-même mais cette fois-ci Egon se fit moins poli et refusa catégoriquement. L’elfe soupira, alla se frapper la tête contre la cheminée qu’un coup de baguette magique d’Egon recouvrit temporairement d’une mousse amortissante puis retourna vaquer à ses occupations. 'Rrrr! P... d'elfe!' avait-il marmotté en se dirigeant vers la chambre d’Isis. Ni Jo, ni Malhouwenn n’étaient présentes.

Il déposa le plateau sur un bureau et marcha vers elle. Elle semblait avoir repris connaissance. Il s’excusa pour la douche froide et l’accueillit dans ses bras. Elle ne parvenait toujours pas à s’exprimer mais, au moins, maintenant, elle en montrait l’envie.
- Tu n’es pas obligée de savoir quoi dire maintenant. Laisse passer la nuit, on en parlera demain si tu veux. Pour l’instant, je voudrais que tu manges quelque chose. Tu es restée toute la journée dans la Pensine...

Il hésita à exprimer l’idée qui lui vint mais osa malgré tout.
- Tu sais, je crois que... tout ce que j’ai vu, c’était des gens qui s’aimaient et qui essayaient de faire vivre leurs sentiments et de les répercuter comme ils le pouvaient. L’amour n’a jamais promis d’être agréable à vivre... ça me semble... une pensée... intéressante à méditer quand on sait que malgré tout chacun fait tout son possible pour le vivre un peu. Aller, tu me mettras tes coups de tatanes demain, tu verras, ça défoule.




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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Mer 27 Fév 2008 - 13:39

Isis lui baisa la joue. Elle espérait qu'il comprenait à quel point, elle était reconnaissante qu'il soit toujours là. Prés d'elle.


Elle ne dit rien. Mais elle garda ses mots dans un coin de sa tête. Elle était tellement ancrée dans ses reproches qu'elle n'arrivait plus à voir plus loin. Entendre un avis qui divergeait lui fit du bien. Ca l'aidait à voir plus clair et à avancer.

Elle se décala, pris sa baguette et se sécha entièrement grâce à un sortilège, avant de revêtir une nuisette en coton blanc avec un gilet long en laine grise. Habillée décemment pour ses chats, ils sautèrent se leur perchoir pour se fourrer dans les jambes de leur maîtresse. A peine assisse en tailleur sur son lit, ils venaient se blottir, ronronnant avec beaucoup de tendresse. Egon était inquiet, mais il se trouvait que les deux matous également. Et ils en profitaient de pouvoir avoir leur maîtresse un peu pour eux.

Le plateau vint léviter devant elle et elle commença à manger un petit peu. C'était Egon qui avait préparé, elle n'avait même pas besoin de le demander. Elfy aurait concocté un repas pour 15. Elle but un peu de thé même si elle aurait préféré boire un verre d'eau fraîche.



- Egon... merci.

Il comprendrait à quel point elle était sincère s’il regardait au fond de ses yeux noir ornés de pépites violettes. Elle avait gardé les reflets violets qui l'avait accompagné toutes ses années à Poudlard. Ses cheveux devinrent noires ainsi que ses yeux environ 1 ans après sa tentative de suicide. Avant il était totalement violacé.
Elle avait fini le plateau, il n'en restait pas une miette. Elle qui n'avait pas eu faim. Elle s’en étonnât mais pas son compagnon. Au vu de son regard, il avait même l’air soulagé qu’elle sorte de son état végétatif.

Les chats sortirent avec regret de la pièce. Sans réclamer une dernière caresse, les laissant seuls.


- Tu vas bien ? Tu es si… inquiet.
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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Mer 27 Fév 2008 - 18:21

Allait-il bien?
"Est-ce que je vais bien?"
- Je vais bien.

Etait-ce vrai?
"Est-ce vrai?"
- Presque...

Un fade sourire arma ses lèvres. Armer car il fallait repousser les questions. Peut-être qu'en les devançant, il pourrait toutefois présenter la vérité qu'il préférait.
- Inquiet... plus tant que ça. Ca va, avoua-t-il en la regardant. Parce que si elle allait mieux, alors lui irait bien.

Il s'approcha du lit, contourna Isis et s'allongea lentement. Qu'est-ce qu'il en rêvait de cette position! Depuis des heures! Mal partout à cause de cette journée sans fin. La stature figée adoptée pour servir de Pensine était tout sauf agréable, creuser des tombes, porter les chaises mortes et les jeunes filles abouliques, nettoyer les dégâts des eaux, aller et venir... Se permettant enfin de se reposer, il se rendit compte à quel point il était à bout.

Il ferma les yeux en se demandant avec quelle volonté il parviendrait à se relever.
- Tourdemain est morte, l'informa-t-il simplement, elle m'a légué sa boutique et sa maisonnette.

Elle était grosse sa fatigue, si grosse qu'il ne rouvrit ses paupières que le lendemain matin. Isis dormait près de lui, les chats étaient dans les parages, il y avait du bruit au rez-de-chaussée, signe qu'au moins un des habitants de cette maison était levé. Mallhouwen? Jo?

Egon se leva doucement, en essayant de faire le moins de bruit possible. Sa nuit n'avait été que cauchemars désagréables et images incohérentes mêlant les aventures de la Pensine, l'épisode de Venise et Bergamote Tourdemain qui se métamorphosait en plante. Il resta longtemps sous la douche pour laver la nuit, et la journée d'avant. Quand il sortit, le lapin nain était levé...




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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Jeu 28 Fév 2008 - 13:13

Isis lui tendit une tasse fumante quand il entra à nouveau dans la chambre. Elle était descendue chercher le petit déjeuner de bon matin, souriante et reposée.

Elle allait beaucoup mieux, merveilleusement bien, exaltée pour être tout à fait exact. Elle était excitée sans même s'en rende et n'arrêtait pas de sourire bêtement. Elle avait le rire facile et se sentait légère.


- J'aime l'odeur de ta peau le matin, enfin tout le temps.

Un regard mutin, une humeur coquine. Un vent de folie et une bonne humeur surnaturelle.

Isis ôta sa chemise de nuit qui tomba à ses pieds, elle s'avança nonchalants vers son amant et à son oreille glissa un malicieux


- Mais c'est sur moi que je préfère sentir ton odeur.




La nuit.
Si Egon était tombé mort de fatigue, Isis avait veillé une grande partie de la nuit. Cela n'avait été ponctué que de cauchemars, réveil en sueur, pensées noires. Une boucle continuelle qui était aussi pénible qu'écouter un hit de FosNot'.

Sans faire de bruit, elle se leva et parcourut l'appartement vide pour se détendre. Elle alla un moment sur le balcon, elle avait besoin de prendre l'air. Elle n'y resta pas longtemps, Mallhouwen la ramena au chaud.

Sa tutrice revenait de son boulot. Dans la salle à manger éclairé par la lune, elle prit Isis dans ses bras. C'était un geste si soudain et très nouveau. Mallhou lui baisa le front. Elle ne fit pas référence ni à son escapade, ni dans l'état ou elle était.


- Dans le labo, il y a une potion qui permettra de t'endormir.

Isis acquiesça et alla la chercher. Le laboratoire était dans une pièce reculé du loft. C'était un endroit que Mallhouwen avait aménagé afin qu'Isis puisse s'entraîner à confectionner toutes sortes de potions et s'occuper de ses plantes pour ses études. La médicomage s'en servait également pour différentes recherches.

Quand elle entra, Isis trouva la fiole que Mallhouwen lui avait prescrit au milieu d'une étagère rempli de médicament. Il y avait aussi un stock de son traitement qu'elle ne prenait plus à l'insu de tous.

La fiole dans les mains, elle la vida… dans l'évier.
Elle sortit son attirail de potion et concocta un des somnifères qu'elle avait étudiés plus tôt dans l'année. Une vieille potion obsolète, non commerciale. Cette potion était le premier essai de la Goutte du Mort Vivant qui possédait la propriété de dormir sans rêver.
Elle était interdite car elle avait des effets secondaires assez néfastes. A base de coca, Isis allait être dans un état second les heures voir les jours suivant son réveil. Cela dépendrait de la dose de coca. Elle est mis une bonne quantité, plusieurs jours complètement à l'ouest n'était pas du luxe selon elle.
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