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 [York]La pensine détentrice de secrets

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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Mer 6 Fév 2008 - 16:58

Confiante, Bergamote Tourdemain hocha la tête. Elle prit une longue et forte inspiration quand elle s’approcha d’Egon. On aurait dit qu’elle était au supplice. Pour la première fois, il décela chez elle une grande et réelle frayeur. S’approchant d’Egon, elle chassa un moment Isis du fauteuil, le forçant, par une série de gestes à s’y asseoir à son tour. Elle marmotta des paroles qu’elle seule pouvait comprendre, inspira derechef puis leva ses prunelles vertes, presque transparentes sur lui. Elle avait un regard malade. Egon sentit battre son cœur quand leurs yeux se croisèrent. Une suite d’images le prit d’assaut sans qu’il ne soit à même d’y résister ou de les comprendre tout de suite. Ses ongles s’enfoncèrent dans le velours de l’accoudoir alors qu’avec une fulgurance à couper le souffle, il vécut quasiment les 112 années de Bergamote Tourdemain en un éclair. Quand il revint à lui, il fronça les sourcils, incapable d’expliquer comment il avait put faire cela. Il avait la sensation d’avoir 'aspiré' la vieille femme.

Elle opina du chef, tenant toujours les pensées bleues et argent de Marjane Pati. Ses yeux sinoples s’apaisèrent, elle semblait lui poser une question invisible à laquelle il tenta de répondre.
- Dans deux...

Il s’interrompit. Il ne voulait pas continuer. Elle secoua la tête avec détermination pour lui indiquer qu’il n’avait rien à craindre. Elle assumerait ce qu’il dirait.
- Dans deux jours la plante vous aura complètement asphyxiée, dit-il en souriant avec compassion à la vieille femme. Il venait de comprendre le secret de Bergamote Tourdemain. La raison pour laquelle elle ne voulait pas qu’ils se regardent. Il ne savait pas comment il lui avait été possible d’aspirer toute la vie de la vieille femme mais elle sembla trouver cela normal.

Comme pour répondre à son tour à une question invisible d’Egon, elle ajouta:
- Il y aura d’autres personnes pour lesquelles ce phénomène se produira.

Après ce long dialogue de sourd pour quiconque n’était ni Bergamote, ni Egon, ce dernier revint à la situation et tendit sa main vers Isis. Il savait désormais tout ce qu’il avait à savoir sur la Pensine de ses yeux, sur la façon de montrer à Isis les souvenirs de Marjane, sur la façon dont les Thés avaient été conçus et sur leur raison d’être, somme toute assez simple.

Bergamote pointa sa baguette sur la coupelle qu’elle tenait et plusieurs formes filamenteuses s’envolèrent jusqu’au visage d’Egon. Une sensation particulière s’empara de lui quand les pensées entrèrent par ses prunelles. Il avait l’impression qu’on faisait couler de l’eau tiède sur ses yeux ouverts. Cela ne blessait pas. Ses iris devinrent d’un bleu plus turquoise virant au gris.

La vendeuse de thé se recula jusqu’à son fauteuil où elle s’assit. Dorénavant, elle n’évitait plus le regard de l’ancien Gryffondor. Il lui sembla même qu’elle ne parvenait plus à le quitter des yeux et il ne fut pas certain de préférer cette nouvelle version plus angoissante de Tourdemain. Son regard était inquisiteur, cherchant à photographier le moindre de ses mouvements et la moindre de ses expressions.

Il s’effectua selon ce qu’il avait pêché en la vieille sorcière. Il se leva pour enlacer Isis qui venait d’être témoin de l’étrange situation. D’intuition, elle devait en avoir comprit une partie, se disait Egon.
- C’est une belle et triste histoire, lui murmura-t-il à l’oreille avec assurance et douceur, tu ne seras jamais seule puisque tu seras en moi. Même un lapin nain résisterait à l’expérience... il sourit et son souffle fit virevolter quelques cheveux d’Isis qu’il plaça derrière son oreille sans jamais se délacer d’elle. Laisse-toi guider par ceux dont tu verras l’histoire... c’est une belle et triste histoire.

Egon s’écarta enfin. Il effleura sa joue, embrassa ses lèvres, puis recula complètement pour s’asseoir de nouveau dans le fauteuil. Sans lâcher les mains d’Isis qu’il attira avec lui.
- Regarde-moi, lui intima-t-il comme elle se tenait debout face à lui.

Lorsqu’elle le fixa, cette fois-ci, Isis fut comme aspirée dans un tourbillon qui l’amena loin dans l’histoire des sorciers mais en un lieu qu’elle connaissait un peu: Thiam Phucci.

HJ: le prochain post sera des narrateurs.




Iccam


Dernière édition par le Dim 10 Fév 2008 - 19:02, édité 1 fois
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Umbrès
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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Jeu 7 Fév 2008 - 16:58

I
Azra et Enoch au temps des Sicydes


Une force puissante enlaça Isis et l’aspira dans le regard désormais azurin d’Egon. Elle atterrit dans une couche à l’herbe verdoyante. Les rares arbres qui poussaient s’élevaient du sol avec majesté et proposaient au soleil des fruits aux couleurs attirantes ainsi que des fleurs d’un imposant calibre. Une eau claire gazouillait et serpentait d’une petite cascade jusqu’à la forêt d’où s’élevait des rires et des chants inhumains.

Apparut alors un groupe d’une dizaine de femmes d’âges différents mais à la beauté presque équivalente. La plus jeune devait avoir dans les dix ans et elle était la seule dont les cheveux étaient roux. La plus jolie, de deux ou trois ans son aînée, marchaient sereinement à ses côtés, en chantant des sons polyphoniques.

Où qu’on regarde, toutefois, chaque trait de ces femmes était droit et fin, chaque bouche pulpeuse et bellement dessinée, la couleur de leurs iris était singulière, elles avaient les yeux incarnat, aubergine, rosâtre, bronze, bleu paon ou encore d’un rubis envoûtant. D’un pas gracieux, elles approchèrent près de l’endroit où se trouvait Isis mais aucune ne sembla la voir. Elles assirent leurs silhouettes sveltes et délicates près de l’arbre le plus gros du pâquis, arbre dont les racines gigantesques entraient et ressortaient du sol herbeux sur plusieurs mètres de diamètre. L’imposant arbre possédait des fruits dont aucun n’avait la même couleur ou la même forme et des feuilles en forme d’amendes géantes, d’un vert jade et d’une texture transparente comme un film plastique. Les racines partant de sa base étaient très hautes et formaient des remparts de bois, des voûtes et des crevasses dans lesquelles petit à petit chaque femme trouva une place.

Il sembla qu’elles s’assirent en rond autour d’une d’entre elle. La plus âgée mais à laquelle on ne donnerait guère plus de quarante ans. Les chants hypnotiques cessèrent et les yeux se rivèrent à celle-ci.

Soudain, une voix qu’Isis n’avait jamais entendu que lorsqu’elle était bébé, résonna comme une forme indépendante liée à ce souvenir. Elle était visiblement la seule à l’entendre. La voix était douce, berçante, ses accents étaient mélodiques et parfaits.

« Au début, notre peuple ne vivait qu'entre femmes et s'appelait les Sycides. Protégées, pacifistes, savourant la nature et, la nature, aussi étonnant que cela puisse paraître, nous le rendait en faisant naître d'autres Sycides dans le coeur des arbres. Vivant dans un coin reculé d'une île appelée Thiam Phucci, tout changea le jour où... »

Tout à coup deux évènements simultanés. La femme qui se tenait au milieu éleva ses mains jointes au-dessus de sa tête en proférant des paroles incompréhensibles en direction de la cime de l’arbre et un gargantuesque fruit orange vif en tomba à l’endroit même où ses deux paumes resserrées formaient un U. A côté d’Isis, caché derrière une des grosses souches, un jeune garçon de douze ou treize ans et d’une extraordinaire et inhumaine beauté espionnait la scène d’un œil émerveillé. Il fixait avec attention celle du groupe dont l’âge avoisinait le sien. Environ treize ans. Elle avait une chevelure noire de jais et des yeux caramel et brillants. Sa peau de lait n’avait pas de défaut et ses lèvres étaient naturellement rosées. Elle sembla être la seule à remarquer le garçon qui s’était caché et son visage se figea en une grimace horrifiée qui ne retira rien à sa beauté mystique. Paniqué, le garçon s’en alla en courant. La jeune fille sembla prendre une décision hâtive mais l’on voyait qu’elle était guidée par la curiosité. Les autres femmes restèrent assises au pied de l’arbre regardant le nourrisson aux yeux aussi orange que le fruit duquel il était issu après que la quarantenaire eût fendu le fruit.

« Suis-les enfants... » murmura la voix confiante d’Egon tandis que la narratrice inconnue reprenait. « A cette époque, les Sycides, peu nombreuses, ne savaient pas que l'île était habitée par d'autres et qu'Umbrès et Rosà venaient de quitter l'île. »

Les deux adolescents étaient face à face à une dizaine de mètres l’un de l’autre. Ils se dévisageaient avec émotion. Les herbes hautes dansaient jusqu’à leur taille, s’emmêlant même avec la longue chevelure noire de la jeune fille qui retenait d’une main candide ses mèches chahutées par le vent.

Elle se décida à parler mais son langage ne fut pas comprit par le garçon qui fronça ses sourcils avec méfiance, reculant d’un pas. A son tour il ouvrit la bouche mais rien ne sortit. Il semblait peser le pour et le contre d’une situation dont lui seul comprenait les enjeux. Il se décida enfin à faire un pas en avant. Il marchait avec presque autant de grâce que les jeunes nymphes. Son pas était lent mais il finit par atteindre la fille aux cheveux noirs. Il lui prit délicatement la main et la posa sur sa poitrine.

- Je suis Enoch, dit-il.

La fille hocha la tête, à son tour elle prit la main du garçon et l'attira vers sa poitrine.

- Azra, sourit-elle sans rien ajouter de plus.

Malgré leur langage différent, ils finirent par se sourire et se promener ensemble. Ils se montraient leur environnement et échangèrent leur vocabulaire comme un jeu passionnant.
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Soudain Isis fut propulsée dans un autre endroit. Il faisait nuit. Près de la mer. Elle pouvait reconnaître Enoch qui traversait un pré en se dissimulant derrière chaque arbre. Son trajet semblait le guider vers la plage dont les vagues s’abattaient doucement sur la grève. Là, assise sur le sable, flottait la longue et épaisse chevelure d’Azra. Enoch s’approcha d’elle et l’enlaça par surprise en s’esclaffant comme un enfant, tirant sur lui la jeune fille pour s’allonger l’un sur l’autre à même le sable.

- Enoch ! protesta-t-elle en posant sa main sur sa bouche. Si les autres Sycides nous trouvent ! Sois discret !
- Dis-leur ! Dis-leur, alors ! J’en ai assez de nous cacher, fit-il en se dégageant de la main.
- L’as-tu dit aux Shalimancyans ? demanda-t-elle incrédule.
- Non, avoua-t-il grognon en caressant les cheveux d’Azra.

Elle se releva et écarta ses cheveux de son visage. Si Enoch n’avait pas changé d’un pouce, Azra quant à elle, avait au moins vingt ans.

- Que crois-tu qu’il se passerait s’ils savaient que notre peuple existait ? interrogea-t-elle.
Il répondit comme si cela n’était pas la première fois qu’ils avaient cette discussion.
- Ils seraient jaloux de vos corps et de votre capacité à vieillir. Cela paniquerait tout le monde... je ne supporterais pas qu’ils te blessent. Tu es belle ma galléa, je ne serai plus rien si je te perdais.
- Je ne pourrais pas vivre sans toi et arrête de me traiter de galléa !
- Ne m’as-tu pas dit que cela voulait dire l’amour absolu dans ton langage ?
- Si, mais ça veut aussi dire la folie.
- Tu es ma vie et ma folie.
- Tu es bête.
- Oui, je sais...
- Embrasse-moi avant que mon visage te dégoutte.

Enoch recula la tête, soudain très fâché. Il saisit avec une force tangible même pour qui n’était pas touché par lui, le visage triste d’Azra.
- Tu ne me dégoutteras jamais, dit-il en insistant sur chaque syllabe pour le lui faire entrer dans la tête. Gallea niham aetell ez’ess mei, gallea mei wiren in’hem sei, Azra...
Quoi qu’il dît, Azra fondit en larmes et l’embrassa. Leur ébat tendit passionnément vers une issue qui s’effaça comme Isis fut projetée vers un autre tableau.

« L'histoire se passe il y a peut-être deux milles ans ou plus. Je ne sais plus... ma mémoire saturée a beaucoup perdu et j’ai gardé comme de l’or les souvenirs qu'Azra elle-même m'a confié. »

« Les deux amoureux gardèrent leur lien secret aux yeux de leurs deux communautés durant plusieurs décennies. Alors qu’elle paraissait toujours avoir 20 ans, Azra en avait 70 et Enoch ne vieillissait pas aussi vite mais... il se mit à vieillir sous les yeux médusés des siens. Sa beauté presque absurde n’en était que plus éclatante. Il lui devint difficile de cacher plus longtemps qu’il était « amoureux » et que sa proximité avec les Sycides et le voeu d’éternité qu’il avait proclamé dans le langage d’Azra avait agi comme un mécanisme magique sur le maléfice dont était frappé les Shalimancyans.
« Cette jeune Gallea, comme l'appelait Enoch dans le langage de celle qu’il aimait, fut la première à mettre au monde comme une humaine. Ce qui, sur Thiam Phucci était inhumain. Quant à lui, Enoch fut le premier de son genre à vieillir... tous les autres gardaient jusqu’à la mort leur enveloppe charnelle enfantine. Il semblait ici que Rosà et Umbrès aient légué quelque chose avant de quitter l'île... enfin... »
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Isis se retrouva dans une grande cabane de rondins. On reconnaissait facilement Enoch, ses yeux aussi noirs et profonds que son teint était cuivré et ses cheveux étaient blonds et bouclés. Les muscles de ses bras, de ses épaules et de son cou étaient saillants. Il avait perdu ses rondeurs enfantines et sa mâchoire carrée était recouverte par la naissance d’une barbe drue. Il devait paraître 18 ou 19 ans. Il avait rattrapé Azra en apparence, Azra qui se trouvait allongée sur une couche de draps de soie, le ventre gonflé, criant et jappant ses sonorités mélodiques malgré la douleur avec laquelle elle mettait au monde. C’était une petite fille.

Enoch prit l’enfant, embrassa sa femme et sortit devant la cabane en levant l’enfant ensanglanté au-dessus de lui devant un large parterre de Shalimancyans où quelques Sycides se tenaient debout et inquiètes. Une acclamation de joie s’éleva de la foule.

« Enoch et Azra étaient les seuls, après Rosà et Umbrès, à avoir crée la vie de cette façon. Cela conféra au couple un pouvoir défiant les pompeux respects... jusqu'à ce que la légendaire jalousie des Shalymancyans altère les destins de chacun. Une fois de plus. »

Enoch retourna avec l’enfant près de sa femme et une fois encore Isis voyagea vers un autre tableau.

« De l'union d'Azra et Enoch, naquit Ghilda. Produit étrange d'une Sycide et d'un sorcier.
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« Des siècles passaient, leur amour ne s'éteignait pas et leurs traits ne vieillissaient pas alors que les autres membres de leur communauté respective mouraient, disparaissaient. La lignée des Sycides était profondément réduite depuis que Rosà et Umbrès avaient quitté l'île. L’arbre des fruits étranges ne produisait plus rien. La nature redevenait... normale.

« Comme devant chaque mystère non résolu, on dût trouver des coupables et on montra du doigt Azra et Enoch qui, bien sûr, n'y étaient pour rien. Les Sycides, pacifiques, protégèrent le couple et l'enfant aussi longtemps qu'elles purent retenir les Shalimancyans hors de leur territoire. Les enfants disaient quant à eux que tout avait changé depuis la naissance de Ghilda. L’enfant était maudite. Elle représentait la mort, la mort était partout sauf sur le couple étrange. Le petit peuple d’enfants vindicatifs le pensait dur comme fer. Ils avaient besoin d'un sacrifice.


« Attirant trop l'attention alors qu'ils s'étaient fait un devoir de protéger l'île et de rapprocher leurs deux peuples, craignant pour les jours de leur petite fille, Azra et Enoch durent fuir avec d'autres êtres étranges peuplant Shalimance. Ainsi, Elfes, Gobelins, Sycides, sorciers partirent eux aussi à la conquête du monde étranger des moldus. »

Isis voyait depuis la rive de Shalimance qu’une embarcation emportait vers l’horizon le couple entouré et protégé par des créatures surnaturelles.

HJ: Chapitre suivant: La naissance des Galléas, puis Ghilda et Vix face à l'Ankou. Nous garderons le principe narratif pour quitter le principe RPG pendant qu'on narre les chapitres de l'histoire Smile Ca donnera donc plus un conte chapitré qu'un topic DP -_-"
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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Ven 8 Fév 2008 - 17:23

Après s'être rassasiée de ses yeux océan, Isis fut aspirée en lui. Ca devait la rassurer d'après Egon mais ne pas sentir sa présence à côté d'elle la paniqua.

Elle dut s'appuyer sur ses mains terreuses pour pouvoir se relever. Les Sycides s'assiérent autour d'elle mais aucune ne semblait la voir. Elles assistaient à la naissance d'une des leur dans un magnifique fruit couleur orangé.
Isis se sentit perdu dans ce parallèle mais cela ne la changeait pas vraiment, elle était perdue depuis tellement longtemps.

Une voix douce, sucrée, limpide déversa la narration de ce qu'elle voyait. Une voix qu'elle n'avait jamais entendu mais si familière. Isis perdit le fil de la narration, trop concentrée sur sa peur. Elle sentit comme un baiser sur sa nuque, deux mains invisibles prenant son visage dans celle-ci et la pencha sur le coté tandis que Son souffle lui murmura les même recommandations. Si à York elle était en Egon, Egon était en elle ici.
Cette simple pensée la rassura et lui donna le courage nécessaire à un lapin nain d'entrer dans ses souvenirs...



Elle observa les deux amants de Thiam Phucci dans leur première rencontre. Elle trouva que celui-ci était bien plus belle que celle de Rosà et Umbrès que Rhidow lui contait souvent.
Isis eut un aperçu de l'éternité de leur amour malgré leur différence. Une lutte des classes tellement présente encore à leur d'aujourd'hui.

Galléa, aimer à la folie


Elle constata leur amour de chair et de sang qui se nomma Ghilda. Elle était magnifique, la beauté de sa mère et l'humanité de son père.
Avec horreur, elle fut de nouveau le témoin de la jalousie maladive des Shalimancyans.



Alors sur la grève, Isis regarda l'embarcation s'éloigna emportant ses ancêtres. Assise, elle attendit que le bateau de la fuite sorte de son champ de vision avant de lever les yeux au ciel.

C'était une très belle et triste histoire. Les mêmes histoires qu'on lui narrait enfant et qui permettent d'expliciter sur le bien et le mal.
Isis connaissait maintenant la naissance de cette race et de l'origine du mot.


Mais elle n'en était pas satisfaite.
Elle attendait... elle ne savait pas.
Mais elle ne comprenait pas en quoi de connaître son passé aller l'aider.
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Umbrès
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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Dim 10 Fév 2008 - 15:25

II
La naissance des Galleas

En un clignement de paupières Isis fut transposée une nouvelle fois aux abords d’une forêt. Celle-ci était beaucoup plus dense et sombre que celle de Thiam Phucci. Le temps était plus froid.

Tout ce que la voix inconnue débitait se déroulait sous le regard d’Isis. On suivait Azra, ce qu’elle voyait, ce qu’elle vivait. A présent par exemple, Azra adoptait la même posture que la quarantenaire de Thiam Phucci. Vêtue d'une tenue de longues traînes de tissus soyeux aux couleurs pastelles, elle était assise en tailleur sous un grand arbre et elle levait les mains au-dessus de sa tête formant un U avec ses paumes pour recevoir un fruit d'une couleur étrange.

« Ils vécurent en France, dans la Bretagne. Depuis qu'ils avaient quitté l'île aux enfants, leur corps vieillissait plus vite.

« Combinant sa magie, son instinct de survie et sa tristesse d'avoir abandonné les siennes, Azra créa un arbre de vie à la manière de celui qui était sur Shalimance afin de faire naître d'autres Sycides qu'elle appela désormais les Galleas pour mieux répondre à l'amour d'Enoch. Klimt, un artiste moldu ou peut-être était-il sorcier, a reproduit cet arbre dans une de ses oeuvres... A travers l'Histoire, les Galleas ont laissé beaucoup de traces plus ou moins discrètes.»



Peut-être qu'à droite les personnages n'étaient autres qu'Enoch et Azra, tandis qu'à gauche se tenait debout la belle Gallea inconnue qui les observait avec envie et amertume.

« La magie d'Azra était puissante car les siècles lui avaient transmis beaucoup de savoir et de maîtrise. Mais elle ne put créer qu'une demie douzaine de consoeurs. Cela était suffisant pour que ce peuple ne s'éteigne pas. »

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Une nouvelle fois Isis fut transfugée. On aurait dit qu’elle remontait le cours du temps, se rapprochant de souvenirs en souvenirs de notre époque. Cependant, à partir de cette nouvelle réminiscence, on remarquerait que le point de vue changeait... nous n’étions plus dans les mémoires d’Azra.

Changement catégorique de décor. Isis était dans une grande ville. L’odeur nauséabonde faisait tourner la tête pour qui n’était pas habitué. Un mélange de poissons, de cuisine rance, de suie et de déjections animales. Les gens étaient vêtus autrement, pauvrement. La langue était française. Paris.

Dans la foule grouillante, une femme marchait d’un pas aérien et, encapuchonnée sous une cape bai, elle se détachait de la grisaille et de ce tableau peu réjouissant. Elle était d’une beauté qu’on n’oublie pas. Une femme aux yeux d’un orange profond qui n’était pas sans rappeler l’iris du nourrisson du village sycide. Ses cheveux acajou retombaient indéfiniment jusqu’à ses reins encore qu’ils fussent joints en un chignon qui les raccourcissait. Son visage évoquait les traits mi-félins mi-canins d’un renard, elle se déplaçait d’ailleurs avec son agilité veloutée. Pour la suivre Isis devrait se glisser entre les visages gris et mornes des parisiens de cet autre siècle.

La femme entra dans une courette où elle s’élança vers un jeune homme au visage banal dont les sourcils presque joints abritaient son regard gris sans pour autant lui retirer son charme discret. Animé d'un sourire douceâtre à la dentition inégale, il l’attendait dans l’ombre:

- Tu m’as manqué, Hélène! glapit-il en se détachant de ses ténèbres.
- Toi aussi, Pierre. Ma mère ne me lâchait pas.
Ils s’embrassèrent sans effusion, ce qui contrastait considérablement avec la passion quasiment tangible qu’avaient Enoch et Azra de s’embrasser ou de se regarder.
- Je n’ai jamais pu rencontrer ta mère. Quand je t’épouserai, il faudra bien que je voie ta famille, ton père... et tes sœurs surtout, dont tu me parles avec tant de fantaisie depuis des semaines!
- M’épouser?
répéta-t-elle avec une distance amère tout en le couvant des yeux.
- Oui, évidemment! Même si nous ne nous connaissons que depuis des semaines, crois-tu que je laisserais la seule femme de cette ville puante, douée d’esprit et de beauté, me glisser entre les pattes? Hélène, ma mie... je t’écrirai une comptine! Non, mieux encore, tu seras les rimes de tous mes poèmes et je les chanterai sur le flanc de toutes les églises de France pour vanter ta beauté et l'amour.
- Prétentieux,
joua-t-elle. Que veux-tu que je fasse d'un mari poète, Monsieur mon Amour de Ronsard? Contente-toi d'être page ou diplomate et de rester dans les bonnes grâces du Duc d'Orléans et pense à couper tes cheveux!
Elle lui ébourrifa la tête et ils rirent de bon cœur.
- Un jour, je serai grand, jura-t-il solennellement. Je veux que tu sois fière de m’avoir épousé.
- Ecoute-toi badiner. Tu n’as pas dix-sept ans et le temps que l'université mette le grappin sur ton esprit tordu...
- Je serai grand, Hélène... je comptais ne plus retourner en Flandres et poursuivre mes études. De Baïf m'apprécie beaucoup tu sais.
- Ton oreilles?
- Ca va mieux, aucun médicomage n'y peut rien... à dire qu'ils ne savent pas soigner les sorciers cracmols,
grogna-t-il.
- Et bien, tu es le cracmol dont les mains hardies m’arrachent le plus de magie.

Le couple se confondit en badinage et en rires et on devinait très bien ce qu’ils firent dans le noir d’une cage d’escalier menant aux cuisines fétides d’un bâtiment décrépi.

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Isis est de nouveau dans la forêt de Brocéliande où ladite Hélène vue dans le tableau précédent pose la dernière pierre sur ce qui est une tombe de très petite taille. Sa tristesse la rend encore plus jolie. Azra pose sur son épaule une main amicale:

- Ne le pleure pas cet enfant, Marjane. Tu en auras peut-être d’autres... avec un autre jeune sorcier. Choisis-le plutôt "confirmé".
- Azra, tu ne te rends pas compte car tu as ton Enoch... Sais-tu comme il est difficile de vouloir être mère quand aucun Enoch, aussi brillant soit l’homme qui nous séduit, n’est à nos côtés ?
- Les autres ne souffrent pas de ce besoin,
réagit Azra avec perplexité sans que la remarque soit ni une affirmation ni une interrogation.
- Je sais... souffla-t-elle, il me semble que quelques une d’entre nous sont affectées.
- Qui d’autre?
demanda Azra de plus en plus intriguée.
Marjane hésita et baissa la tête, battue.
- D'accord. J'avoue qu'il n'y a peut-être que moi. Il n’y a que moi que ça dérange de n’avoir pas d’Enoch.
Azra enfonça le visage de la jeune fille contre son épaule laiteuse et la berça tandis qu’elle pleurait.

« Pour me préserver de la jalousie et pour prévenir que l’instabilité ne s’installât chez les Galleas comme elle s’était faite une place d’honneur à Shalimance, Azra prit la décision. Enoch était le seul homme du nouveau village de Galleas et il éduqua avec sa femme, les jeunes femmes en leur montrant qu’elles pouvaient faire le choix de se reproduire, d'aimer et de vivre avec un sorcier si elles le désiraient. Cependant, le choix devait se restreindre à des hommes sorciers à cause de la mortalité infantile.

« Aucune Gallea ne souhaita suivre cette voie. Il n'y avait réellement que moi que ce caprice intéressait et je dus me résoudre à l'abandonner dans un coin de mon coeur. »


Le tableau se terminait sur Marjane, en toge, debout près de l'arbre de vie. Elle scrutait avec amertume Enoch et sa beauté vénusienne qui embrassait et tenait dans ses bras Azra laquelle portait entre eux, presque cachées, Ghilda, la seule enfant issue d'un humain et d'une Gallea et qui ait survécu.


Crédit: Gustav Klimt, l'arbre de vie.
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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Dim 10 Fév 2008 - 18:48

III
Ghilda et Vix face à l'Ankou


Un nouveau souffle transporta Isis dans un autre souvenir. Marjane, visiblement plus vieille que dans l’épisode parisien, était assise au milieu du village et regardait une petite fille aux yeux sombres, comme les onyx de son père, qui jouait au milieu d’autres enfants, exclusivement toutes féminines.

« Ghilda grandissait, elle aimait jouer avec les Galleas mais, de sang-mêlé, elle cherchait aussi la présence des humains, comme son père. Elle marchait souvent au dehors de la forêt de Brocéliande où son peuple était caché. Ainsi devint-elle amie avec une humaine prénommée Vix. »

Isis se trouvait à quelque pas de Ghilda, enfant. Elle surveilla que l’attention de sa mère Azra se relâche avant de s’enfuir en sautillant vers le sous-bois. Marjane, assise près de l'arbre de vie et en train de broder un vêtement, n’avait pas été dupe et calmement, elle suivit la petite fille pour la ramener avant qu’elle ne se fasse gronder. Mais la Gallea aux cheveux acajou comprit très vite où Ghilda se rendait avec tant de joie. Une petite hutte en bordure de forêt et à la cheminée fumante s'élevait entre deux acacias. Devant la maisonnette bondit une autre petite fille nattée qui aurait pu très bien passer pour une enfant de Gallea tellement son visage reflétait la pureté irréelle d'une jeune déesse.
- Vix!! s’écria Ghilda en continuant de sautiller vers son amie secrète.
- Ghildaaaa! Ma mère nous a préparé de la brioche au miel!

Marjane qui était cachée derrière un arbre se contenta de sourire affectueusement, de s'asseoir sur un rocher dissimulé dans l'ombre d'un gros chêne et de poursuivre sa broderie en attendant que l'enfant retourne au village. Quand Ghilda ressortie de la hutte, Marjane continua sa surveillance avec la même discrétion et la raccompagna dans l'ombre des arbres.

« Le temps passait. Ghilda eut un frère. Vix eut un prétendant. Les deux filles devinrent jeunes femmes et elles cessèrent de cacher leur amitié ce qui simplifia la surveillance de Marjane et tranquillisa les nerfs d’Enoch.

« Mais un oeil terrifiant les regardait jouer depuis quelques années. L'Ankou. Il désirait Vix dont la beauté, la grace et l'esprit ne cessaient de croître en même temps que les années. Mais ce qui plaisait plus que tout à l'Ankou était que Vix était humaine.

« L'Ankou veillait sur Menel et faisait le travail de l'Ankou, il prenait les vies pour que la roue tourne encore, il prenait très rarement chez les Galleas qui n'étaient pas sous sa domination. Elles étaient un peuple qui passait pour divin et qui tenait ses origines d’autres contrées.

« Un jour que Vix se baignait seule dans le Lac, il lui proposa la vie éternelle en échange de son amour. Vix s'effraya et dit non, son coeur était pris. Elle voulait rester avec ses amies les Galleas, sa famille et l'homme qui lui était promis.


« Ankou, vexé, emporta donc celui qui lui était promis et qui était le frère de Ghilda, Foley le demi-sorcier. Il ne s'arrêta pas là et prit aussi la famille de Vix et tout ceux qui étaient humains autour des Galleas. On crut à une épidémie. La forêt devint maudite.

« Puis, il revint vers Vix et lui proposa une nouvelle fois l'éternité en échange de son amour autrement les prochains qu'il prendrait seraient son amie Ghilda et le père de celle-ci, le beau Enoch, devenu grand Mage.

« Vix avait beaucoup pleuré et pour protéger les autres Galleas et son amie Ghilda, elle céda. »

Le tableau s'arrêta sur la jeune Vix visiblement réveillée et secouée par un cauchemar. Elle se tenait encore un peu allongée sur un lit de feuilles et de lilas blanc, ainsi l'on savait qu'elle habitait désormais dans le village des Galleas. Les bras maternels de Marjane en tenue de nuit et les mains de Ghilda, le visage endormi, l'étreignaient pour la rassurer.

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« Maintenant, ça suffit... » murmura une voix qui s'infiltra dans la scène pour enlacer Isis.

Un flux centrifuge repoussa la voyageuse jusqu'à York. Elle atterrit sur les genoux d'Egon qui se trouvait toujours assis dans le fauteuil du salon de Bergamote. A peine eût-elle apparue, qu'il la saisit aussitôt dans ses bras, entourant son cou, baisant sa chevelure en souriant, finissant sur ses lèvres avant de la laisser reprendre ses esprits.

Dehors, par les fenêtres devant lesquelles des rideaux mal tirés pendaient dans l'obscurité de la pièce, la lune brillait. Et comme cela ne voulait rien dire de nos jours, Egon prit la peine de préciser:
- C'est une vraie nuit... il est bientôt dix-neuf heures.

Leur hôtesse se trouvait attablée plus loin, dans l'espace qui servait de salle à manger. Un repas constitué d'une soupe et de quelques légumes, les attendait. La sorcière terminait de saucer son assiette avant de la faire disparaître.

Ils mangèrent sans poser de question à Isis. Tourdemain ne resta pas longtemps à leur tenir compagnie. Confinée dans sa réserve, elle s'occupa de ses thés. Quand ils finirent de dîner, elle les rejoignit et offrit une clé à Egon:
- Premier étage, une chambre... pour ce soir je crois que c'est assez. Vous continuerez demain. Bonne nuit, finit-elle avant de disparaître elle-même par la seconde porte. Elle semblait détachée, triste. Après la révélation d'Egon, cela était on ne peut plus compréhensible.




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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Mar 12 Fév 2008 - 16:48

La chambre était petite mais bien agencée. Au centre de la pièce se trouvait le lit entouré de part et d'autre de tables de chevet rustiques. Une vieille coiffeuse, comme on n'en faisait plus, trônait dans un coin de la pièce tandis que des rideaux montrant un signe manifeste de leur vécu empêchait les rayons de la lune d'entrée. C'était une chambre d'un autre temps à tout point de vue.

Isis s'assit devant la coiffeuse, toujours aussi pensive. Elle ne se sentait pas à sa place dans cet endroit et aurait préféré, de loin, retourner dans le loft très moderne de Piterski ou dans le studio d'Egon. Elle avait pourtant choisi cet endroit car il n'y avait qu'un seul siège dans toute la pièce, un vieux fauteuil au velours usé. Et elle le préférait au lit avec l'édredon moutarde qui jurait subliment avec le mur rosé à fleur bleu turquoise surchargée.

Elle n'avait pas prononcé un mot depuis son retour dans la réalité. D'ailleurs, elle n'aurait pas fait un geste si Egon ne lui avait pas signifié. Machinalement, elle regarda dans le miroir et fut étonnée de voir son propre reflet.

pense : Qui suis-je ?

Les draps se mirent à bouger, défaire le lit pour mieux s'y glisser. Isis se retourna et regarda Egon s'agitait doucement dans la chambre, prenant soin de ne pas le déranger.


- Tourdemain... dans deux jours, elle va mourir ?

Isis préférait comme toujours tourner autour du pot. La vieille sorcière lui avait reproché "Vous aimez perdre votre temps, mademoiselle Kitlee. Vous appréciez de vous poser les mauvaises questions pour éviter d’obtenir au plus vite la réponse à celles qui comptent." Et elle avait bien raison. Célà lui permettait d'arreter de penser.


D'un pas de félin, elle s'avança vers le lit et enleva le vieil édredon. Sincèrement le jaune moutarde et l'usure ne lui donnait pas envie de se tenir dessus et encore moi en dessous quand elle s'endormirait.
Elle s'agenouilla sur le lit, les yeux rivés sur la nuque d'Egon qui, à ce moment là, lui tournait le dos.


- Tu sais, ma mère...

Hésitation, tressaillement dans le cœur. Cela lui faisait toujours aussi mal de repenser à elle. Et même si elle lui en voulait de ne pas lui avoir dit qu'elle connaissait une Galléa, qui est sa génitrice d'après tous ce qu'on lui raconte, Aouregwen Pati restait sa maman.

- Ma mère, ma vrai maman, celle qui m'a élevé à défaut d'être ma génitrice. Elle était historienne.
Quand j'étais petite, et après aussi, elle a toujours voulu que je comprenne ce qu'elle faisait et pourquoi elle avait choisit ce métier. Elle disait que le passé de toute chose construit la personne que nous sommes. Elle voulait me faire comprendre que toutes les civilisations, que la culture ou que n'importe quelles religions - la religion est très importante pour les moldus - est à la base de ce que nous sommes à l’heure actuel. D’après elle, on ne pouvait pas comprendre la monde dans lequel nous vivons si nous ne connaissons pas notre passé. Et elle affirmait que ce fait était vrai pour toute personne quel que soit. Elle m’a toujours dis de chercher, quand je serais grande, mes origines sinon je ne serais jamais qui je suis vraiment.

Je ne l'ai jamais cru. Jamais. C’est pour ça que j’ai joué à l’autruche et que j’ai mis du temps à m’interroger sur mon passé.
Et même maintenant, je ne la crois toujours pas. Avant je n'avais pas de passé et je savais qui j'étais... ou du moins je pensais savoir.



Isis s'allongea sur le lit, les yeux rivée au plafond. Elle avait tendu son bras vers Egon. Une apnée qui donna l'impression que le temps venait de s'arrêter.

- Là. J'ai vu la naissance de Marjane qui est supposée être ma mère. J'ai pu constater à quel point elle était belle avec ses prunelles oranges. J’ai palpé sa jalousie de l'amour d'Azra et d'Enoch comme les shalimancyan et pourtant elle y a renoncé. Elle a enterré un de ses enfants qu'elle avait conçus dans un Paris aussi puants que la Venise de l'avarice issu d'un amour avec cracmol. Elle veillait sur Ghilda et sur Vix. Vix qui maintenant loge dans mon corps après avoir passé le marché avec L'Ankou.

Et qu'est ce que de savoir mon passé m'a appris. Rien...


Isis se mit à pleurer doucement. La fatigue moral de l'épreuve se faisait sentir.

- Je me sens plus perdue et… si seule.


Dernière édition par le Sam 16 Fév 2008 - 18:05, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Mer 13 Fév 2008 - 17:12

- Perdue, je veux bien... seule, je refuse, commenta-t-il avec douceur sans s’éloigner ne serait-ce que pour la regarder. Il préférait la laisser se confiner une place au chaud, tout contre lui. Il sentait des larmes couler dans son cou, un peu sur son épaule et il laissa surgir sans chercher à essuyer ou à modérer. Il y a quelques années, peut-être aurait-il essayé de la calmer car il aurait été paniqué à l'idée qu'une fille souffre près de lui mais, désormais, il savait comme les larmes étaient salvatrices pour en avoir tant pleuré. Les larmes, et surtout celles-ci. Elles représentaient un passage transitoire entre deux mondes. L’évacuation des saletés que le stress et la frustration laissaient en elle. Elles marquaient le début d’une réflexion l’envisageant sous un autre jour bien qu’il était encore difficile à Isis de savoir où, comment et quoi penser. Du moins, à présent, elle essayait.

Egon n’éprouva pas de tristesse mais plutôt de la tendresse face à l’état d’Isis. Il se cala sur son flanc, lui transmit sa douceur et attendit qu’elle se vide.

L’histoire et l’exploration des souvenirs étaient loin d’être terminées. Les déductions d'Isis n'étaient pas toutes juste mais elle le découvrirait seule. D’une façon lointaine, il compatissait au désarroi de la jeune fille qui prétendait n’avoir rien appris sur elle. Lui, au contraire, trouvait qu’il avait appris énormément de choses et pas seulement pour la raison qu’il connaissait la fin de l’histoire. Il n’avait jamais été un élève très assidu aux matières théoriques cependant la narration de cette chronique le captivait. Il trouvait d’autant plus captivant d’être amené à fréquenter une des rares Galleas encore en vie, peuple antique et protégé de La Rose et de L’Ombre eux-mêmes... comme une espèce en voie de disparition.


Les pleurs n’ébranlaient plus le silence.
- Tu es fatigué, ma belle... endors-toi.

Il se contenta de caresser inlassablement le bras et l’épaule d’Isis jusqu’à ce que ses larmoiements lui laissent du répit. Il avait éludé la question concernant Tourdemain. Toutefois, oui, elle allait mourir. Il en était certain. Elle souffrait d’une maladie incurable mais la vieille femme en avait eu la prémonition. Egon n’avait été qu’une confirmation.

Tout concentré qu’il voulait l’être sur Isis, il évita de se questionner sur la façon dont il était possible qu’il connût le funeste destin des gens ou que ses yeux fussent des Pensines.

Durant qu’il caressait sa peau et ses cheveux, il lui chantonna une berceuse pour l’accompagner aux portes du sommeil. Il évitait de se tourmenter quant à ses propres questionnements. Il devait absolument rester attentif et délicat pour la fin de l’histoire qui ne manquerait pas de désarçonner un lapin nain fût-il le lapin le plus courageux et le plus résistant que la Terre eût portée.

C’était l’odyssée d’Isis, pas réellement la sienne. Aucun conseil, aucune parole qu’il pourrait proférer n’arrangerait rien dans son esprit. Elle devait faire ce chemin spirituel toute seule, lui ne serait qu’une brise discrète qui l’accompagnerait.




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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Sam 16 Fév 2008 - 18:59

Isis ouvrit et ferma les yeux plusieurs fois avant de les laisser ouvert. Elle bailla silencieusement et s'étira tout doucement. Elle venait de se réveiller et il valait mieux pas la déranger dans son rituel. Elle n'était pas du matin et encore moins du réveil.

Elle sentit un sourire se pencher sur sa joue. Egon en règle général se réveiller souvent avant elle. Si Isis ne le retrouvait plus dans le lit, il n'était jamais très loin. Toujours veillant sur elle. Un vrai Umbrès.


- Bonjour...

Isis d'habitude d'humeur coquine ne l'étaient absolument pas en ce moment. Elle avait juste envie de retourner voir le marchand de sable pour l'endormir pour l'éternité. Ses rêves étaient plus doux que la réalité.

Juché contre le torse de son compagnon, elle s'enroula dans son parfum et... et il lui avait suffit d'un mouvement pour qu'Isis comprenne qu'elle n'échapperait pas à la pensine de ses yeux.
Ses yeux océans lui manquaient. Elle ne les regardait plus depuis que les souvenirs y avaient été transvasés. Ils étaient devenus sa peur alors qu'il avait toujours été un lieu de tranquillité depuis qu'ils se connaissaient.

Après s’être lavée dans la salle de bain rudimentaire, Isis avait pris place devant le petit déjeuner que Tourdemain avait préparé. Sa journée commençait mal. La veille sorcière lui prenait déjà la tête avec ses discours à n'en plus finir. Elle apportait à la jeune fille tout ce qu'elle avait envie avant même qu'elle s'en rende compte. Ce qui agaçait particulièrement Isis.



- Ah ! Vous voilà enfin. Dépêchez-vous de finir votre petit déjeuner, mademoiselle Kitlee doit reprendre sa quête au plus vite.

Isis leva les yeux au ciel accompagné d'un soupire qui en disait très long sur son envie de continuer la quête. Elle a mit 18 ans pour connaître la première partie de l'histoire. Pourquoi on n'attendrait pas encore 18 ans pour la seconde partie ? Mais elle avait même pas oser poser la question, elle présentait déjà les réponses négatives.

Egon vint s’assoire à ses côtés et entama son propre petit déjeuner. Isis tapota sa cuisse tendrement avant de prendre appui sur celle-ci quand elle se leva de table. Elle se pencha ver lui et déposa un baiser sur le haut de son front.


- Pensine, tu me dis quand tu es prêt que je rentre en toi... quoi que je préfère de loin quand tu es en moi.

La dernière phrase n’avait été qu’un murmure à ses oreilles mais quelque chose disait à Isis que la veille sorcière aurait pu prédire mot pour mot sa remarque même en étant pas dans la pièce.

La jeune fille se dirigea vers la salle à manger et s’assit tranquillement sur le fauteuil qu’elle avait occuper la vieille. Elle essaya de se clamer avant de reprendre son voyage. Ce qui était loin d’être gagné même si elle paraissait très clame.
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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Mar 19 Fév 2008 - 14:40

Rougit-il? Oui, quelque peu. Sans spectateur et sans l’urgence du prochain trépas de Bergamote Tourdemain, il est probable qu’Egon eût tout fait pour vérifier l’affirmation d’Isis. Ce n’était pas le moment. Il l’assit sur lui et l’embrassa à la commissure des cheveux en marmonant un amusé "mais que tu es grave, Isis..."

Bergamote fit ingérer à Egon une autre fournée de filaments argentés. Pour gagner un peu de temps, il ferma ses paupières, attira le menton d’Isis avec délicatesse en le tenant entre son pouce et son index replié et il déposa un dernier baiser sur ses lèvres avant d’ouvrir les yeux.



IV
Les Parcelles de Vix



Enoch, l’homme à la scandaleuse beauté, avait les traits déformés par la rage et la fatigue qui l’habitaient. Alors qu’il sortait d’une caverne, percé de sanglantes blessures, tenant une longue et fine baguette taillée dans un bois rouge, peut-être du cèdre ou du bubinga, il s’effondra dans les bras aimant d’Azra qui se propulsa vers lui pour baiser son visage meurtri, le serrer dans ses bras comme si elle ne l’avait pas vu durant des années. C'était le cas. Il était parti trois ans.

Elle lui murmura des mots d’amour dans le langage ancien des Sycides: « Al’ em bathe dewilem e inhu vrim. Kes tew’en roll pecadril ich’dhul itamini, Enoch ! Ghrên murvin i salem optea. Ah ! Kewenèssä lôw’en dill... »

Les autres Galleas qui les entouraient pour accueillir le valeureux, finirent par s’éparpiller pour leur laisser de l’intimité. Seules Marjane, Vix et Ghilda restèrent à quelques mètres du couple, se serrant dans leurs bras et commentant les derniers évènements:

- Il n’aurait jamais dû vivre ça, c’est de ma faute et j’ai accepté d’être emmenée par l’Ankou, geignit Vix dont le beau visage était recouvert de larmes et de douleur.
- Ne dis pas de sottises, Vix, trancha Marjane d’une voix douce et compatissante, comment peux-tu croire que notre Enoch aurait pu te laisser te sacrifier sans réagir ?
- Elle a raison, renchérit Ghilda, mon père ne t’aurait jamais laissé mourir sans rien faire. Et il a eu raison de le faire puisqu’il revient vivant des dix épreuves de Myr et que toi-même tu es là.
Myr était les Enfers.
- Mais regardez-le, tout estropié qu’il est ! A quel prix me sauver ? Et croyez-vous vraiment qu’Ankou tiendra parole et abandonnera ses desseins ? Il a déjà pris trop de monde à cause de moi, je ne vaux pas cette résistance. Si mon destin a été de devenir amie avec Ghilda, c’était aussi pour devenir la valeur marchande qui sauverait les Galleas.
- Ne sois pas entêtée, ma fille, contra Marjane, nous n’avons pas besoin d’être sauvées. Pour nous tu es comme une sœur et pour Enoch comme une fille. Il en serait mort de chagrin de toute manière s’il avait sagement attendu que l’Ankou vienne te chercher. Après avoir relevé les dix défis de l’Ankou, Enoch s’en est sorti et il est revenu des Enfers. C’est un grand sorcier ! Il nous protège. N’abrège pas son courage de tes regrets égoïstes. Viens, Vix, viens Ghilda, laissons les amoureux se dire leur amour, et allons rassurer les autres. J’entends murmurer que les Galleas craignent cette puissance d’Enoch qui s’en revient des ténèbres. Voici un autre problème qui s’annonce plus dur à résoudre. J'ai rêvé des Iccams et je ne sais encore comment expliquer ce rêve prémonitoire à mes soeurs.

« Enoch outré, ne voulut pas qu'on laisse faire. Il combattit l'Ankou à travers dix épreuves qu'il remporta. La puissance d'Enoch dépassait la puissance d'un simple sorcier... les Galleas en avaient été effrayées. Qui était ce sorcier qui pouvait s'élever contre la Mort elle-même ? Tout comme Azra et sans que personne ne puisse l'expliquer, Enoch était un Iccam. Mais ceci est une autre histoire racontée dans le Livre du Centaure. »

Les trois femmes, près desquelles Isis avait atterri, s’éloignèrent doucement vers le village pendant qu’Azra continuait de serrer son cher et tendre. Un halo de lumière beige les entourait et petit à petit les blessures d’Enoch se refermaient, cependant son visage doux et beau ne s'apaisait pas.
- Je t’aime tant Azra. J’ai cru trépasser et ce qui m’effraye le plus est d’être un jour surpris par la mort sans avoir le temps de te dire encore une fois combien je t’aime et comme je suis heureux du chemin qu’on a parcouru durant ces siècles. Si ce chemin devait s’arrêter demain...
- Pourquoi parles-tu ainsi, Enoch ? S’inquiétait Azra en l’interrompant. Je déteste ce que tu dis. Pourquoi parles-tu ainsi, je te guérie, regarde mes mains qui te soignent.
- Amour, écoute-moi... si ce chemin devait s’arrêter demain, je crois qu’il n’est pas un jour où, à tes côtés, je fus malheureux.
- Tu parles comme si tu allais partir. Me laisser... Tu ne m’aimes plus ?
- Non, non, bien sûr que non, je ne vais pas te laisser,
rit Enoch pour la première fois depuis son retour de Myr.
Il serra d'autant plus Azra dans ses bras, embrassa le sein de sa femme derrière lequel battait son coeur un peu au-dessus de sa tête égratignée, puis il reprit:
- Je sais que tu connais l’étendue de mon amour. Je connais aussi l'étendue du tien. Le temps passe et rien n’y fait. Je ne peux pas me contenter de ce que nous sommes. Je veux plus. Toujours plus. Te quitter pour combattre a été si douloureux. A chaque fois que je pars, même quelques heures, j’ai si peur que tu oublies qui je suis. J’ai peur de ne plus exister quand je ne suis pas près de toi... Azra, je deviens fou de notre amour et si j’ai pu surmonter les défis de l’Ankou, c’était parce que j’étais pressé de te retrouver. Mon égoïsme est tel que sauver Vix était loin derrière mon impatience de te retrouver... j’étais pressé de te ravoir contre moi. Je t’aime, je t’aime, Azra... et je sens que je vais bientôt mourir.

« Enoch mourut. L'Ankou n'avait pas respecté sa part du marché et l’Homme des Galleas l’avait pressenti. »

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Un nouveau tableau se dessine devant les yeux d’Isis. Une douzaine de Galléas entoure Vix tandis qu’une tempête de nuages, de vents violents et de grêle noire fouette leur visage à sang, créant des petites entailles dans leur peau parfaite. Marjane, faisant partiedu lot tient la main de deux de ses sœurs devant Vix et Ghilda qui se protègent l’une et l’autre au milieu du cercle.

Soudain, une lumière séraphique et torride se dégage de Vix au moment même où un nuage noir violacée la transperce violemment dans l’abdomen comme un colossal couteau. La lumière blanche bobinée de gaz charbon forme diverses boules sombres qui fondent chacune dans la poitrine d’une des Galleas en train de protéger Vix de la présence invisible d’Ankou et dont le corps retombe sans vie dans les bras de Ghilda.

La tempête cesse d’un coup.

« Furieux d’être dominé par ces humains insignifiants et pour se venger des deux refus de Vix, l'Ankou tua cette dernière pour prendre son âme mais voilà que les Galleas décidèrent de la protéger en la mémoire d'Enoch qui avait toujours veillé sur elles malgré son caractère ombrageux et impulsif et en l'honneur de la douce Ghilda qui mourut plus tard de chagrin quand elle perdit, si tôt après la mort de son père, sa plus chère amie. »

« Les Galleas enfermèrent en elles une parcelle de l'âme de Vix. Il y avait neuf Parcelles sur terre et une dans le Sidh (L'Autre Monde)... cette dernière avait été emportée dans l'âme de Ghilda juste après la mort de Vix. On appelait cette Parcelle, la Myr, c'est-à-dire la Dernière, la Précieuse, la Fin (le double sens étant l'Enfer). Tant que la Myr existait, l'âme de Vix existerait. »

« De génération en génération de Galleas, celles qui avaient reçu la Parcelle durent se reproduire pour continuer de porter Vix sans l'amoindrir... ainsi les Galleas quittèrent leur forêt enchantée et notre peuple commença à se disséminer dans la nature. »

« On comprit avec le temps que la Parcelle, faite de Vix et d’une partie d’Ankou amoureux, aspirait les mauvaises ondes traversant les Galleas devenant de plus en humaine à force de se mélanger avec les sorciers. »


« Vix agissait pour les protéger et les garder pures comme à l'origine. Mais le morceau d'âme devint toxique à leur propre porteuse et sur neuf des Galleas portant la Parcelle, seulement deux avaient survécu à sa puissance... dont Azra, qui ne mourrait pas malgré le chagrin qu’elle portait depuis la mort d’Enoch et de ses enfants. Ankou y avait-il jeté une malédiction?... »


Il restait donc trois Parcelles:

- Le Myr, protégé dans le Sidh par Ghilda,
- La Parcelle d'Azra,
- Et la Parcelle de Marjane, la troisième Galleas ayant survécu...
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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Mer 20 Fév 2008 - 15:54

Isis avait cru être prête à revivre les souvenirs de Marjane. Mais elle s'était trompée. A peine atterrit, elle se sentit mal. Il lui fallut quelque temps pour qu'elle s'habitue à être une intruse dans un passé qu'elle devait connaître.


Près de Marjane, Ghilda et la moldus Vix, elle écouta attentivement ce qu'elles se racontaient. Elle eut du mal à situer l'évènement avec la dernière scène où Vix fut réveillée à la suite d'un cauchemar. Combien de temps s’était passé, elle ne savait pas trop. Elle y accordait pourtant de l'importance autant que de savoir en quoi consistaient les 10 épreuves. Et de ce fait, s'aveugla sur les raisons de connaitre cette scène.

Fascinée par Marjane, Isis allait la suivre en direction du village mais une main invisible la retient. Alors elle resta même si elle ne se sentit pas à sa place.
Elle s'insinuait dans des souvenirs qui n'était pas les siens. Sa pudeur était déjà mise à rude épreuve et elle eut beaucoup de mal à accepter de rester épier Azra et Enoch dans leur retrouvaille. Cet instant n'appartenait qu'à eux même si ce n'était plus qu'un souvenir. Isis n'était pas à sa place.
Elle se retourna et patienta. Elle fut étonnée de voir Marjane revenir sur ses pas tandis que Ghilda et Vix continuaient leur route. La belle Galléa aux yeux oranges s'arreta non loin d'Isis en se dissimulant derrière un arbre. Elle écouta ce que les amants se disaient. Isis en fit de même.
Une larme coula le long de sa joue, leur amour l'émue plus que toute chose. Isis espérait pouvoir aimer de la même force tandis que son cœur lui signifiait que c’était plus ou moins déjà le cas.


Encore sous la réflexion de savoir si oui ou non Egon et elle s'aimait, réflexion débile que seule Isis pouvait avoir, elle paniqua quand elle se rendit compte qu'elle se trouvait maintenant sous une pluie de grêle noire. Elle était tellement apeurée par ce changement qu'elle commença à s'agiter dans tous les sens. Un souffle dans son cou et un murmure lui dit qu'elle ne risquait rien. Elle regarda ses mains tendut devant elle, la grêle les traversait. Soulagée, elle se mit debout. Elle aurait préféré voir la scène de plus loin mais le fait était qu'elle se trouvait au centre du cercle, entre Marjane et les deux jeunes femmes. Vix mourut à ses coté quand à ce moment là, Isis fut prise d'un malaise.

Elle se sentit partir en avant et arriva à se retenir les deux bras tendit. Agenouiller sur le sol, elle haletait en se tenant d'une main son ventre qui la brûlait. Un goût de sang lui happait la bouche tandis que son corps commençait à trembler.
La tempête s'arrêta et Isis se sentit bien. Sa parcelle avait réagit à se souvenir alors qu'en règle générale elle restait neutre se nourrissant exclusivement des peurs d'Isis.


Encore sous le choc Isis eut du mal à s'extriper de la manifestation de Vix. Elle mit du temps à prendre le fil de la narration et n'écouta attentivement que les dernières phrases.

Si Azra ne peut mourir... N'Guyen est une de ses descendantes et possède sa Parcelle. Donc cette prof et... non impossible, elle n'est pas Azra.

Penser à cela était bien entendu du temps perdu. Elle aurait du s'intéresser à Marjane, sa génitrice, sa mère ?
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