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 [York]La pensine détentrice de secrets

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Isis Kitlee
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MessageSujet: [York]La pensine détentrice de secrets   Mer 23 Jan 2008 - 13:50

Désolée pour la longueur
précédement




Isis venait de prendre congé de Weaver et Berenice, messagères d’une destinée opaque et peu réjouissante pour la jeune femme. La ballade la calma car le tournesol n’agissait plus depuis un petit moment. Ses pas la menèrent tranquillement vers sa destination, en plein cœur de Londres.


Isis ferma la lourde porte de La Maison dans un bruit sourd. A l’entente d’un nouvel arrivant, Octobre leva son nez de son chef d’œuvre pyramidal presque achevé. Un futur architecte.


- Bonjour Isis... reg'arde le château...
- Il est très beau Octobre, mais ça serait pas plutôt une pyramide ?
- Non, pas prymaride, château

Pas le temps de le reprendre pour le « prymaride » qu’un ballon dévala le hall d’entrée au lieu d’atterrir dans les jambes d’Ethan. Rhidow s’était arrêté de jouer dès qu’il entendit le ‘Isis’ dans la bouche d’Octobre. Il ne fallut pas plus de quelques secondes pour qu’il réclame un gros câlin et de gros baisers de son Iccam Rosà.


Avec Rhidow dans les bras, Isis eut du mal à dire bonjour à toutes les têtes pensantes qui arrivaient. Eva et Emma lui refirent le coup de "qui est Emma, qui est Eva?". Et bien sûr, Isis se planta lamentablement sous leur rire cristallin. Seul Ethan avait marmonné un bonjour inaudible. Il faisait la tête et resta très proche de son petit frère pour le protéger de cette fille. Cette mauvaise personne qui était aimée par son nouveau copain Shalimancyan, qui redonnait sans cesse le sourire à Egon et, qui voulait prendre la place de Natacha. Bien sûr, pourquoi elle serait toujours à La Maison si ce n’était pas pour prendre la place de Natacha. Leur Natacha, sa Natacha. Isis était une mauvaise femme qui voulait lui prendre tout ce qu’il avait… en commençant par Octobre.

Les bouts de chou étaient repartis à leur jeu sous les yeux protecteurs de Leigh qu'elle salua d'un mouvement de tête. Ethan veillait sur Octobre. Octobre peaufinait son œuvre d’art, plus que deux cubes et le château de ses rêves deviendraient réalité.



- Isis, tu restes ce soir ?
- Je ne sais pas... je suis venu voir Egon
- Ah... et pas moi
- Si toi aussi, mais j'ai besoin de parler à Egon
- Iccam Umbrès n'est pas là.... mais il va sûrement revenir. Il a dit à Leigh qu'il va passer ce soir... mais je ne sais pas pourquoi il est parti. Et puis Ariane n’est pas là ce soir, Natacha va bientôt arriver aussi. Mais tu vas attendre Egon… même s’il rentre tard
- Oui
- Avec moi ?
- Bien sûr



Octobre en arriva à la dernière pierre de l’édifice, plus que quelques centimètres pour terminer son chef d’œuvre. Il lévita le dernier cube pour le poser et achever ainsi son édifice. Cube qui arriva à hauteur du centenaire qui trouva très amusant de le garder pour lui. Descendant des bras de sa protectrice, il nargua le ‘petit mois’ (=Octobre) avec. Petit Mois qui se mit à bouder quand il comprit que sa recherche les yeux braqués vers le plafond avait été vaine. Un petit voleur mettait un terme à la splendeur de son château. Il était devenu un peintre sans pinceau, un sculpteur sans pierre, un architecte sans son dernier cube en plastique vert criard. Horreur et Damnation. Ne pas empêcher un artiste de s’exprimer. Ne pas empêcher Octobre de jouer. Pleure et crie.

Ethan vint consoler son petit frère. Rhidow redonna le cube à Octobre. Mais voilà, c’était trop tard. Il avait été frustré et ne pouvait plus terminer son œuvre, tout était raté, effondré, sans espoir. Il en voulait à Rhidow, il en voulait à Ethan… pourquoi son frère ne lui avait pas récupéré le cube en plastique ? Et pourquoi l’autre lui avait pris ?


Alors des petites mains potelées de trois ans s’élevèrent vers Isis qui n’avait presque rien suivi de la scène, perdue dans ses propres malheurs. Ce n’était pas l’inachèvement d’un château qui la rendait triste, c’était la fondation inexistante de sa vie.

Isis prit Octobre en pleure dans ses bras. Un câlin et il se calma. Un bisou et il reprit confiance. Il revint sur terre et termina son édifice. Tout était arrangé, l’artiste avait retrouvé ses pierres et son œuvre était achevée tel qu’il le voulut.

Isis aimerait qu’un câlin et un baiser arrangent tout… pourquoi sa vie n’était pas un château de cube mis en pyramide ?

Ethan, fâché que la méchante femme réussit à consoler son frère et pas lui, partit bouder dans la pièce adjacente. Octobre trottait derrière lui avec le ballon laissé à l’abandon. Admirant une dernière fois son chef d'œuvre.




- Ethan… il fait comme Rhianne avec toi.
- C’est pas grave Rhidow.
- Si, parce qu’il pense que tu es méchante.

Sourire un guise de réponse.

- Ce qu’il pense… que qu’on pense quelque soit le sujet n’est pas forcément la réalité.
- Peut être, mais il a tord…

silence

- J’aimerai bien qu’Iccam Umbrès soit là
- Pourquoi ?
- Parce que tu es triste et je n’aime pas quand tu es triste. Alors Iccam Umbrès il sera te rendre joyeuse.


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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Jeu 24 Jan 2008 - 2:23



Egon n’avait jamais confié à Isis ce qu’il s’était passé entre son double et Natacha. Il avait décidé qu’il s’agissait d’un chapitre de la vie de Natacha. Privé et intime. Occulter ce chapitre avait cependant amené un petit lot de contrariétés avec lequel il devait jongler comme il le pouvait. Voir Isis à TASKS était l’une de ces contrariétés. Il n’avait jamais eu le cœur à lui en parler mais il n’aimait pas la voir dans le bâtiment. C’était son lieu de travail, sa forteresse, le port d’attache de son attention pour garder les deux pieds sur Terre. C’était un endroit qu’il ne voulait pas partager avec elle. Plus encore depuis leur retour des Autres Mondes. Car... C’était aussi l’endroit de Natacha. Il voulait que cette dernière ait et garde pour elle seule ce privilège. Aussi fut-il fort embêté de découvrir Isis au milieu des enfants lorsqu’il franchit le seuil de la porte du hall. Ce n’était pas la première fois que la jeune fille venait et, à chaque fois, il se demandait s’il ne faudrait pas lui en parler. Quitte à la vexer. Il savait qu'elle venait voir Rhidow. Cela pesait aussi dans cette situation compliquée.

Un coup d’oeil vers elle le dissuada de lui faire - aujourd’hui encore - une quelconque remarque. Il n’avait eu besoin que d’un coup d’oeil pour photographier l’aura d’Isis. Il ne dit rien et utilisa un des sourires de salutation qu’il s’était exercé à faire pour pallier à ce désagrément. De plus, la priorité revenait désormais à ce qui la rendait si triste et cela effaça momentanément son embarras.

Jusqu’ici les bras chargés, il déposa cinq petits mais encombrants cartons sur le sol, près des portemanteaux et, d’un coup de baguette, leur rendit une taille normale.
- LES COURSES!

Il s’agissait des provisions de la semaine. Avant d’aller saluer Isis, il retira son veston et le pendit à une branche du portemanteau tandis qu’afflua soudainement une douzaine de jeunes sorciers qui se rassembla avec excitation et emphase autour des cartons à provisions. C’était un de leur rituel. Ils savaient ce que cela signifiait: tout le monde devait mettre la main à la pâte et prendre un paquet, un sac, une botte de légumes ou un cageot de fruits, un article quel qu’il soit pour le porter jusqu’aux cuisines. Là-bas, Siriana et Devenka, deux adultes de l’asso qui étaient ce soir et pour toute la semaine de corvée de cuisine, rangeraient les articles dans les placards. Octobre en tête trouva dans les cartons une salade qui devait avoir la taille de son ventre et qu’il avait plus de difficulté à porter qu’Ethan et Wendy n’en eurent à déplacer les grandes planches en bois qu'ils y trouvèrent et qui serviraient d’étagères pour la nouvelle salle de classe.
- Leigh? Tu ne veux pas aider ces deux-là, je sens la catastrophe poindre dangereu...
- Non! s’exclamèrent de concert Wendy et Ethan, manifestement très vexés qu’on sous-estime leurs forces.
- Okey... Wendy, tu dis à Dev que tout ce qui ne se mange pas, elle le laisse sur la table, Ari et Natacha trieront ça plus tard. Et personne ne se blesse, Bat ne veut plus vous voir! Il paraît que vous faites que des bêtises.

Un "même pô vrai, c’est Baten qu’il fait que des bêtises d’abord" qui ressemblait à du Tiboor, étouffé par de multiples adhésions, provoqua l’hilarité générale. Wendy hocha la tête en criant 'ho hisse' en direction d’Ethan qui montrait qu’il assurait les premiers mouvements de marche à reculons, suivis de peu par la salade géante qui avait des pieds et qui rigolait toujours de la blague au sujet de Baten. Leigh encadrait le tout d’un œil vigilent.

Au centre de ce tohu-bohu, Egon se dirigea vers Isis, une main dans la poche de jean et un bras tendu vers elle qu’il n’abaissa que deux pas plus loin lorsque la jeune fille s’y trouva logée. Il croisa de nouveau son regard. Elle avait l’air chagrin. Il voulait transférer un peu de sa chaleur en elle mais l’endroit était le plus mal choisi. Il l’embrassa furtivement près de l’oreille en la serrant un peu puis la délivra presque aussitôt de l’étreinte lorsqu’il sentit que quelque chose - ou plutôt, quelqu’un de petite taille - tirait sur son jean.
- Zé ssais pas quoi po’ter, quémandait Victor avec son cheveu sur la langue et l’air affligé, é grands i z'ont pris tout cce qu’était pitit pou’ moi.

Egon leva les yeux vers les cartons où revenaient déjà en courant d’un premier voyage, les enfants les plus âgés:
- Hep! Les grands, là! Don, Tiboor, Travis... vous aidez aussi les petits, s’il vous plaît. Tout le monde doit avoir quelque chose à faire...

Sous l’œil perplexe d’Egon, Rhidow rappliqua avec trois paquets de chips Croc Frite goût citrouille et en donna un à Victor dont le visage s’illumina de gratitude. ''Il doit avoir quelque chose à se faire pardonner auprès de quelqu’un celui-là..." pensait Egon qui n'était pas dupe.

Avant de s’en retourner vers les cuisines en sautillant, le petit Shalimancyan glissa avec malice:
- Y a une Iccam qui a besoin de toi, j’crois... Hé, tu viens Vico on va donner l’aut’ Croc Frite à Octobre!
- J’ai cru voir ça, dit-il alors que les deux petits s’en étaient déjà allés et qu’il ne restait plus qu’Isis pour entendre la réponse. C’est quelque chose qui peut se guérir avec un câlin ou c’est quelque chose que même un long et licencieux baiser ne pourrait pas effacer? Questionna-t-il, connaissant la réponse, mais parvenant cette fois au bout de son accolade... pas pour longtemps.
- Oh les zamoureeeuuuuuux!
- Okey... On va aller dans mon bureau... j’ai deux-trois trucs à faire en attendant que Natacha ou Ariane prenne le relais. Ensuite, je suis tout à toi. On va virer ce gris-tristesse de ton regard à coup de sucreries si les baisers ne marchent pas.




Iccam
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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Jeu 24 Jan 2008 - 18:54

Tendresse. Chaleur. Apaisement.

La fin de l'accolade fut une véritable torture. Ce baiser n'avait rien évacué de ses doutes mais cela l'avait soulagée, soutenue, apaisée. Elle n'était plus toute seule, il était là.


Isis se rapprocha doucement d'Egon quand les enfants repartirent avec les dernières courses. Un murmure pour lui dire que même les gourmandises du Beauxbâtons Express ne lui rendraient pas le sourire. Un baiser pour lui signifier qu'elle l’attendrait mais qu'il valait mieux que ses collaboratrices se dépêchent.


Elle passa devant la cuisine pleine d'agitation tandis qu'Egon partit vaquer à ses responsabilités.
Siriana dévisagea Iccam Rosà de la tête au pied quand celle-ci traversa l'embrasure de la porte. Ce n'était un secret pour personne que la jeune adulte de l'association était loin d'être indifférente au charme d'Egon. D'ailleurs, elle s'était bien amusée à amplifier les rumeurs courant sur Isis à l'université. Dommage que la concernée s'en foutait comme de sa première chaussette... ca l'amusait même que Joséphine se ramène en lui racontant qu'elle était tombé comme par hasard sur Draconia et qu'elle avait entendu (le fait qu'elle ait vu Draconia et entendu la rumeur n'avait rien à voir, mais c'était Joséphine) qu'on racontait qu'Isis était devenu pire que De Lansley "manquerait plus qu'elle soit engrossée par un homo et elle le bat à plate couture". Autant de crédibilité que de voir des Ronflaks Cornus. Même marié, De Lansley restait De Lansley, inégalable.
Isis eut le temps d'apercevoir la petite Mina sortir de sous la table avec le paquet de salade qui s'y était logé, avec un grand rire victorieux, tandis que Rhidow aidait Octobre à poser le paquet de Croc Frite à sa place dans le placard.

Elle entra dans le bureau d'Egon, alluma les lampes qui s'y trouvait et jeta un coup d'œil furtif sur le bureau plus ou moins rangé d'Egon. Rien à voir avec celui de Joséphine, Egon passait pour un maniaque de la propreté. Cette pensé la fit sourire mais cela s'évapora de suite. Elle s'accola contre la fenêtre, et regarda l'orphelinat moldus en face de La Maison. Seul une rue vide les séparaient.



Un laps de temps passa avant qu'Egon la rejoigne. Elle se remémora sans cesse son entrevus avec ses deux professeurs. Les explications qu'on lui avait conté. Elle ne pouvait pas demander à Egon "Tiens si on allait voir Bergamote, tu m'accompagnes" sans l'once d'une explication.
Mais elle ne se sentait pas vraiment la force de lui raconter. Parce qu'elle en oublierait les trois quart, cela ressemblerait à un breton bien patois. Et surtout elle ne supportait ces découvertes.
De l'entendre une fois avait suffit, pourquoi repasser par là pour tout lui dire.

Parce qu'il le faut



A peine son compagnon franchit la porte, qu'elle se glissa dans ses bras. Elle se réfugia et reprit un peu de force. Son odeur, le battement de son cœur, sa tendresse lui fit du bien, lui donna aussi un peu de courage.


- Egon... je t'ai dis que j'avais une sorte d'entité en moi... c'était à Thiam Phucci...

Silence.

- En faite, il y a une chose que je ne t'avais pas dite. Quand je fais mes crises, aléatoirement j'ai des sortes de vision du passé. L'important et que j'entends le mot 'Galléa'. J'ai mis du temps à faire des recherches dessus... la peur de découvrir ce que c'était.

le temps d'arreta pour reprendre dans un souffle.

- Et j'avais bien raison

Isis était morte de peur. Ce qui l'amena a trembler petit à petit. Une alerte.

- En faite, j'en ai parlé avec le professeur Allen et N'Guyen ...

Et elle lui conta toute l'histoire de ses quelques heures. Le terme décrivait une communauté de sorcière très ancienne. Weaver N'Guyen appartenait à de clan et lui appris plein de chose. Entre autre sur la Parcelle de Vix qui pourrait s'apparenter à son parasite, les même symptôme apparaissait. Elle lui expliqua aussi qu'une de ses sorière s'apellait Marjane Pati. Pati était le nom de sa mère adoptive et celle-ci connaissait très bien Marjane mais qu'Isis en l'avait jamais su. Sans oublier que cette Galléa était présente dans le livre du centaure. Que les deux prophéties (la copie et le vrai livre qui n'ont pu différencié) étaient probablement en possession d'Antarès et le sortilège du cadran aussi. Et tout le reste. Tout jusqu'au fait...

- Bergamote possède des souvenirs de Marjane. Je... tu veux bien m'accompagner jusqu'à chez elle. Je ne me sens pas la force d'y aller seule. Et puis… c’est elle qui nous a donné les thés. Tu crois que le cadeau a vraiment été donné au ‘hasard’ ?


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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Dim 27 Jan 2008 - 16:19

La jeune fille fondit dans ses bras au moment où il refermait la porte. Il lui trouva un air désespéré qu’il avait déjà cerné préalablement mais, cette fois-ci, comme il n’y avait aucun regard ou aucune responsabilité pour obturer leur débordement affection, l’étreinte d’Isis dégagea autre chose. Elle se tenait à lui comme si elle se tenait au bord d’un précipice. Agrippée pour ne pas tomber. Qu’est-ce qui avait pu tant l’effrayer ou la faire chavirer?
Son premier soupçon fut qu’on eût blessé Isis. Tandis qu’il la serrait contre lui, discrètement, il abaissa sa prunelle sur ses cheveux effilochés qu'elle pressait contre son menton. Ses yeux plongèrent sur ses mains, ses doigts caressèrent son dos puis ses épaules et ses bras à la recherche d’un indice, un bandage, un plâtre, un 'aïe'. L’hypothèse n’avait pas franchit la frontière du plausible qu’il se trouvait déjà sur le pied de guerre, près à affronter l’inconscient qui aurait injurié Isis.
Il ne trouva rien de tel. Elle ne semblait pas blessée. Du moins, physiquement.

Son récit commença par l'expression de Thiam Phucci et d’un souvenir de leur voyage. Elle énonça l’entité qui l’habitait. L’attention d’Egon fut à son comble durant tout son témoignage. Pendant qu’elle racontait son histoire, il s’était assis dans un fauteuil en cuir marron et efflanqué par l’usure du temps. Il y avait posé un coude et, dans la paume de sa main, il avait appuyé son menton. Il la regardait, l’écoutait sans interrompre et en refoulant les questions qu’il avait.

En somme, Isis venait demander à Egon son soutien pour qu’il l’accompagne chez Bergamote afin de remonter les traces de son passé.

Un souvenir lui revint en mémoire sans qu’il fût à même de déterminer tout de suite la raison pour laquelle cela remonta à la surface. La raison affleura d’elle-même durant sa réflexion.

Ce souvenir était celui du jour où Isis et lui arrivèrent sur la plage de Thiam Phucci. Ils étaient nus comme au commencement. Ils venaient de boire le premier thé et ils en attendaient l’effet en entamant des câlineries lascives. Il était sur elle, absorbé par l’envie de lui faire l’amour alors il n’avait pas tout suite remarqué le paysage se modifier autour d’eux. Ils étaient passés du loft tranquille d’une journée londonienne à la plage nocturne et paradisiaque d’une île fantastique. Quand il eut scruté les alentours, jaugé la situation, regardé à nouveau le visage d’Isis qui se tenait sous lui, il s’était promis que c’était d’une façon aussi simple qu’il aimerait finir sa vie. Il se battrait pour cette appétence ancestrale mais indémodable: vivre d’amour et d’eau fraîche; pour ne se sentir brûler que sous l’iris mutine d’Isis. Il renverserait le fin fonds des enfers pour en déloger tous les démons et les exterminer un à un s’ils s’aventuraient à toucher un cheveu de la jeune fille qu’il regardait déambuler l’air paniqué dans son bureau. Parce qu’Isis l’avait sauvé.

Sur cette plage calme et envoûtante, il avait dit qu’il ne fallait pas rêver trop fort, suggérant que ce qu’on désirait pourrait tout aussi bien arriver pour notre propre malheur. Pourtant, il combattrait tous les malheurs pour recouvrer cette sensation de plénitude qui l’avait mordue profondément cette nuit-là. Depuis l’atterrissage à Thiam Phucci, d’instinct, il s’était senti lié à elle qui le sauvait d’une vie errante et sans but. Il avait appris à redevenir égoïste et à s’intéresser à ce qu’il désirait. Le temps lui avait confirmé par la suite qu’il était obsédé, dévoré par l’idée qu’on lui fît du mal. Ce sentiment allait au-delà de toute raison et il ne se l’expliquait pas. Comme il ne s’expliquait pas la sérénité que le danger de leur futur lui inspirait pourtant.

Il irait où elle allait parce que depuis la plage, il ressentait comme un devoir irrécusable de surveiller et de protéger Isis. Non pas par soumission vis-à-vis de ce lien effrayant mais parce que...
- Tu te fous toujours dans des situations impossibles... Il avait relevé le visage vers elle. Les yeux remplis de tendresse, il lui sourit tout en s’enfonçant dans le fauteuil qui geignit sous son mouvement, alors, il est de toute manière impensable que je te laisse aller là-bas toute seule. Je ne connais pas tant de hasards qui entourent une personne... je crois que les... éléments...

Il s’arrêta un instant, jugeant que le terme 'éléments' correspondait le mieux car il voulait tout et rien dire, ainsi que cette histoire.
- ... essayent de te dire quelque chose et qu’il est temps que tu les écoutes.

Egon resta silencieux quelques instants. Il essaya d’imprimer dans un coin de sa tête les questions ou les réflexions qu’il voulait lui partager plus tard. En attendant:
- Quand veux-tu y aller? Tout de suite? D’après ce qu’elle a dit, Tourdemain habite à York... je ne connais pas de cheminée à York. On transplane?




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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Mer 30 Jan 2008 - 13:41

Isis s'arrêta dans sa course des cents pas. Prise de vertige, elle s'assit un peu en catastrophe sur le siège laissé vide. Son inquiétude la trahissait physiquement.

- Maintenant ! Je...

Elle se plongea dans les yeux bleus de son compagnon. Essayant de chercher une réponse à une question inexistante. Elle était inquiète et complètement prise au dépourvu.

- Je crois que je ne tiendrais pas le coup, pas aujourd'hui...


Isis n'avait jamais supporté de ne pas avoir le monopole de sa vie. Elle n'avait jamais apprécié de faire face aux imprévus, aux changements fulgurants qui font que la vie était un perpétuel recommencement.
Depuis la mort de ses parents se sentiment s'était amplifiée. Elle devenait facilement dépressive à tous les vicissitudes qui jalonnaient sa route. Elle n’arrivait pas à trouver sa place même si elle pouvait en donner l'impression quelque fois. Toujours de trop et pas là ou il devrait être.
Petite, cela se transcrivait par la peur de ne pas trouver l'équilibre entre ses deux origines sorcières et moldus. En grandissant, cela se traduisait par un besoin de se sentir utilise pour les autres sans jamais se considère comme appartenant à un groupe. Aujourd’hui, s’apercevoir que ses 18 dernières année ont été vécu dans une comédie mensongère la rendait malade de désespoir.


- … ni jamais.

Elle s'assit sur les genoux de son homme. Un baiser sur se douces lèvres et un regard rempli de sa tendresse. Sa tête sur son épaule, elle ersta là, pensive. Imaginer le ‘nous’ la tenait en vie. Lui donnait l'envie d'avancer, la rendait curieuse sur sa propre vie.

- On transplane... pendant que j'ai un peu de volonté.

Un dernier câlin dans le bureau clos puis deux plok indiquèrent que les deux jeunes gens s'étaient allés vers York.




La soirée était agréable. Isis ne connaissait pas beaucoup York et se demandait comment ils allaient trouver la maison de Bergamote.

Ils étaient en plein cœur de The Shambles, une rue piétonne de la ville quand entre deux maison moldus apparu une porte ouverte avec une sorcière à l’allure peu ordinaire. Elle était recouverte de châle en laine et au couleur délavé. Des bijoux orner la vieille sorcière dans un chaos kitchissime.
Tournedemain se tenait sur le perron de sa maison. Elle regarda le jeune couple avec beaucoup d’impatience.


- Vous voilà, enfin.

Elle était venue la rencontre du couple pour les forcer à entrer dans la maisonnée.

- J’ai été mise au courant de votre prochaine venu, je vous attendais plus tôt. Vous êtes en retard.

Isis s'agrippa instantanément à la main d'Egon. Et lui murmura dans un regarda son appréhension. Son désir de vouloir faire demi-tour. Elle tût sa volonté de partir d’ici et tout oublier. Fuir était son leitmotiv, mais loin d'etre celui d'Egon.
Si ils partaient ce soir, il ferait en sorte de la faire revenir un autre jour. Il savait etre tenace. Isis le trouvait en tout cas.


Dernière édition par le Jeu 31 Jan 2008 - 18:09, édité 1 fois
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Egon Sutham
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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Jeu 31 Jan 2008 - 17:34

Un regard rassurant pour lui dire que tout irait bien puis Egon serra la main d’Isis avant d’emboîter le pas à Tourdemain sans riposter à son étrange réplique. En retard? Il présuma qu’elle en savait moins à leur sujet que ce qu’elle pouvait laisser croire derrière son allure résolue de vieille matrone - il avait tord mais le découvrirait plus tard - et, surtout, il se dit qu’elle était sans enfant. En retard. Non mais. Treize enfants à faire dîner... en retard de quoi?

Renfrogné, il marcha en silence jusqu’au 7 Cromwell street, la boutique de la vieille femme. Elle poussa une petite porte vitrée au soubassement boisé et à la cimaise crénelée qui se trouvait entre deux grandes vitrines où étincelaient des articles électroménagers dernier cri pour l’une et des vêtements de sport pour l’autre.

Aucun des passants ne sembla les voir s’enfoncer dans l’obscurité de cette drôle de petite porte. Il leur fallut presque marcher de profil pour parcourir l’étroit couloir qui mena à un escalier en colimaçon, lequel ils montèrent sans broncher. Ils débouchèrent dans un immense salon à la décoration ancienne et surchargée, majoritairement composée de meubles en bois laqués, de tentures poussiéreuses et d’imposants fauteuils de velours olivâtre et vermillon. Les babioles et bibelots s’étalaient sur tous les meubles, les fleurs en plastique juraient avec les rosaces des tapis superposés aléatoirement les uns après les autres, cachant un parquet grinçant et abîmé.

Il y avait deux autres portes dont l’une était fermée. Celle qui était ouverte donnait sur une espèce de remise bassement éclairée par des flammes de bougies montées sur des bougeoirs en bronze. On y distinguait des étagères entières de thés, des sacs de tissus alignés sur le sol et griffés de noms de pays, de tasses de porcelaine imbriquées les unes dans les autres et à l’équilibre précaire, des théières mais aussi du café en grain, des machines étranges, des bocaux de sucre de toutes les couleurs, des petites cuillers... il y avait autant d’articles qu’Ollivander devait avoir de baguettes sur ses étagères poussiéreuses.

Bergamote Tourdemain leur désigna l’un des fauteuils qui se trouvaient au milieu de la pièce à l’atmosphère rance. Elle s’assit elle-même sur l’un d’entre eux quant au troisième un chat roux d’une taille impressionnante y ronronnait pelotonné contre un coussin marqué de ses griffes.

Egon obéit sans se départir de son air lugubre. Il suivit Isis vers le fauteuil et lui-même s’assit sur l’accoudoir. La vieille femme ne parla que lorsqu’ils furent tous assis. Son œil brilla quand elle fit danser sa baguette dans les airs et enchanta la table en noyer pour y faire apparaître un plateau déjà prêt où fumait une théière, à côté de trois soucoupes et leurs tasses vides.
- Vous prendrez bien un petit thé, jeunes gens?

Les tasses, la théière et les cuillers se mirent à voyager dans les airs. La théière versa son contenu au préalable infusé, les sucres s’ajoutèrent dans seulement deux des trois tasses, dans une seule un nuage de lait fut déversé, une des trois tasses ne fut remplie qu’à moitié. On aurait dit que Tourdemain connaissait leur goût. Ca ne rassurait Egon en rien mais il révisa son jugement à son sujet. Chacune des tasses flotta vers son nouveau propriétaire et elle poursuivit.
- C’est juste du thé, pensa-t-elle les rassurer.

"Sans blague? Quelques souvenirs à se faire pardonner?"

- Non pas du tout, sembla-t-elle répondre directement à la pensée d’Egon en buvant une gorgée et en évitant de croiser son regard, je ne savais pas exactement qui j’attendais ce jour-là mais j’attendais deux personnes. On m’avait dit qu’une d’elle était la fille de Marjane et que l’autre...

Elle semblait s’interrompre pour une raison qui intrigua Egon.

- Oui, l’autre...? l’incita-t-il sans cacher son intérêt.

Elle reposa sa tasse et s’enfonça confortablement dans le fauteuil en souriant à Isis, ignorant complètement Egon.
- Vous deviez être là ce jour-là, vous deviez être les personnes qui gagneraient les 7 Thés. Or, pour vous reconnaître, je n’avais que le Thé Mirage. Si j’avais su à quel point cela fonctionnerait, gloussa-t-elle comme à la pensée d’un bon souvenir quand pour Egon cette journée n’avait été qu’un calvaire... soirée mise à part.

A côté d’Isis, il commençait à fulminer que la vieille femme fît tout ce qu’elle pouvait pour l’ignorer. Elle ne lui avait adressé aucun regard depuis qu’elle était venue à leur rencontre et, visiblement, elle continuait à préférer la discussion avec Isis.
- Mademosielle Kitlee, terminez votre thé, ensuite avec votre jeune ami, nous verrons ce que Marjane a laissé pour vous il y a dix-huit ans.




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Isis Kitlee
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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Ven 1 Fév 2008 - 17:02

Isis jusqu'à présent n'avait pas levé le nez de sa tasse. Pas de sucre et à peine rempli. Comment pouvait-elle savoir qu'elle ne prenait jamais de sucre dans son thé ? Qu'elle n'avait pas envie de le boire maintenant ? Juste tourner le récipient chaud dans le creux de ses mains dans un va et vient lent, la tenant comme le plus précieux des relaxant.

Elle sentait qu'Egon fulminer intérieurement. Cela ne se voyait pas, mais s'entendait.

Après avoir soufflé sur le rideau de fumée provenant du liquide brulant, Isis posa la tasse sur la soucoupe qui lévitait devant elle. Se répétant intérieurement dans un flot continue "panique pas, panique pas, panique pas", elle leva la tête et regarda pour la première fois depuis qu'elle était dans la pièce Bergamote.
A part une envie de s'enfuir et d'hurler, Isis se demandait bien ce qu'elle pouvait répondre à la vieille folle et son sourire anguleux.


- Comment pouvez vous être sur que je sois la fille de Marjane ? Le thé Mirage n'a pas eu d'effet sur moi, mais sur Egon... Si ca se trouve je ne suis pas...

Elle passa sa main sur la cuisse d'Egon et la glissa jusqu'à à ce qu'elle trouve sa main poser dessus. Elle savait qu'elle se voilait la face, mais elle n'arrivait pas à l'accepter. Elle n''était pas prête à le faire.

- Comment avez vous su que l'on viendrait ? Que je viendrais. Pourquoi sommes-nous en retard... Pourquoi nous ? Moi ? Tout ça ?... Pourquoi avoir gardé les souvenirs de Marjane au lieu de venir me les donner si vous croyais que je suis sa fille ? Pourquoi ne pas répondre à Egon ? Qu’est-il ? Qui vous a parlé de nous ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi sous forme de thé ? Le thé Mirage était la condition pour garder les souvenirs de Marjane ? C'est elle qui vous la demandé ? Comment l'avait vous connu ?

La voix d'Isis était un filet presque inaudible. Pas de logique dans l'ordre de ses question, tout était fouillis tout comme son esprit. Sa logique était partie voir ailleurs.
Elle se sentait lasse et prête à s'effondrer. Elle ne se sentait pas bien également. Elle flanchait, elle le présentait.


- Qui êtes-vous ?

C’était réellement la seule réponse qu'elle attendait à cet instant précis. Ne plus parler d'elle, d’Egon, des Iccams et de ceux qui la touchait.
Isis pressa sa main autour de celle d'Egon. S’il n'était pas là...
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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Ven 1 Fév 2008 - 19:59

Bergamote parut exaspérée et amusée à la fois. Quand elle leur parlait on aurait dit qu’elle éprouvait un plaisir vicieux à les voir se poser autant de questions et à n’y pouvoir pas répondre sur le champs.

- De toutes les questions que vous venez de poser, cette dernière est bien la plus inintéressante. Je suis qui ? Je suis qui ? Cela n’a strictement aucune importance. Comme N’Guyen, comme Allen, comme Piterski, ou même de Lansley, je ne suis qu’un messager et qui nous sommes n’est en rien une énigme difficile à démêler. Vous aimez perdre votre temps, mademoiselle Kitlee. Vous appréciez de vous poser les mauvaises questions pour éviter d’obtenir au plus vite la réponse à celles qui comptent. Non. Vraiment. Qui je suis, qu’est-ce que cela pourrait vous faire à la vérité ? Vous souciez-vous réellement de nous autres de toute façon ? Vous seule comptez. Et je dirais que dans le cas présent, cette marque égoïste n’est pas un défaut. Qui sommes-nous ? Nous transmettons pierre à pierre l’édifice d’une histoire dont vous êtes les ressors. Tous les deux. La question la plus intéressante aurait été « Qui VOUS êtes ? »

La vieille sorcière parlait d’une voix animée, tantôt surexcitée et l’on sentait qu’elle avait attendu cet instant durant plusieurs années, tantôt moqueuse et prête à leur rire au nez. Mais toujours, elle parlait distinctement et jamais elle ne regardait dans les yeux d’Iccam Umbrès.

- Très bien. Remontons quelques temps en arrière. Nous sommes au début du mois d’octobre, votre ami poussé par une envie irrésistible de tuer sa solitude vous appelle au chevet de son affection mourante. Il n’appelle pas Miss Beckett, il n’appelle pas Monsieur Youshenko, il ne va pas vers les Byron, non, il vous appelle vous. Chétive chose qui ne peut rien pour lui et il le sait. Toutefois, il vous appelle. Vous.

Imaginons que lors de cette journée et dans les états d’esprit où vous vous trouviez l’un et l’autre, je vous apprisse que vous étiez la fille de Marjane, qu’elle avait laissé pour vous un message vous révélant vos origines et l'histoire de votre peuple. J’aurais pu le faire, mais si j’avais la certitude qu’il était Lui, je n’avais pas celle que vous fûtes Vous.

Imaginons malgré tout que je jurasse sur la Tantra Genèse que le jeune homme allait enfin faire son deuil et tourner la page sur celle qu’il avait tant aimée et que, de votre côté, vous fûtes possiblement celle qui effacerait son passé pour réécrire le futur. Celle qui, aussi peut-être, serait sa perte.

Imaginons que je lui confiasse qu’il était voué à combattre un jour le sorcier le plus terrifiant que notre monde ait jamais connu jusqu’à présent et que je sois incapable de le regarder en face de peur de deviner ma propre déchéance. N’avez-vous donc jamais regardé dans ces yeux-là, mademoiselle Kitlee ? Vous devriez essayer encore...


Evidemment, la sorcière se garda bien d’y plonger ses propres yeux. Egon n’avait encore aucune idée de ce que son regard lapis-lazuli à la profondeur parfois presque dérangeante était la Pensine dans la quelle les souvenirs de Marjane Pati seraient bientôt transvidés. Il y avait beaucoup d’histoires concentrées dans ce jeune homme. Il est heureux qu’il n’en sût jamais rien, il en aurait été effrayé.
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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Ven 1 Fév 2008 - 20:24



L'azur du regard d'Egon s'assombrit une nouvelle fois sous ses sourcils froncés. Désormais, c'était lui qui n'osait plus regarder Isis dont il serrait néanmoins la main entre ses doigts crispés.
- Imaginez, enfin, reprit-elle en s'esclaffant à cette 'drôle' d'idée, que je vous certifiasse qu'un vieux Centaure écrivît notre conversation et ses virgules, à la lumière d'une lune jadis? Après toutes ces suppositions, m'auriez vous cru ? N'auriez vous pas fui ? Vous seriez-vous sentis près à relever tous les défis ? Je ne le crois pas... il faut faire du chemin pour accepter certaines choses. Aussi suis-je bienheureuse d'avoir attendu que la chance et la patience vous amènent ici. Le Centaure n'a pas toujours eu raison, j'avais de quoi avoir des doutes !

La vieille femme posa sa tasse vide sur la table puis regarda son gros chat s'étirer avant de se repositionner autrement.- Mademoiselle Allen m'a prévenue de votre venue. Je vous aurais cru plus prompte à vouloir connaître vos racines et à démêler les fils de vos vies. Pour la précision des coordonnées, un peu d'encens et de prédictions ont fait le reste.

Un court silence.

- Et j'aurais fait le tour quand j'aurais répondu à un dernier 'pourquoi ?'

A présent qu’elle parlait, on sentait qu’elle s’adressait directement à Egon mais elle refusait toujours de le regarder en face.

- Le Thé Mirage... l'ingrédient principal du Thé Mirage est la cannelle. Le détail est idiot mais le Centaure avait prédit que 'le parfum de la cannelle révèlera à la Passeuse - moi - celui qui protègera la Rose.' Grâce à un principe magique de mon cru, j'ai établi le révélateur du Thé Mirage. Celui-ci ne fonctionnait qu'en provoquant l'allergie du sujet. Allergie à la cannelle... tout bonnement. Il m'a fallu plusieurs années et plusieurs cobayes pour le deviner ! Il savait qu'il était allergique à la cannelle...?

Bougonnant et roulant des yeux, Egon secoua négativement la tête.

- Quant aux sentiments que vous partagez aujourd'hui...

Cette fois-ci, ses traits s'affaissèrent. Le coeur d'Egon se mit à battre vigoureusement, surpris et redoutant depuis longtemps, qu'on évoquât 'la chose' devant Isis et lui. Il n'aurait jamais pensé que Tourdmain serait celle qui leur en parlerait la première.

- ... vous êtes les seuls à les avoir décidé. Il n’y a aucune ligne de la prophétie qui mentionne que les nouveaux Iccams fussent des amants.

Egon, connaissant son cœur, n'en avait quant à lui jamais douté. Il refusait net l'idée qu'on imposât à son âme le rythme de l'amour.

- Paraphe 47: 'Elle lui ouvrira la première porte et il y entrera pour soigner leurs coeurs viciés afin d'avancer plus sainement'; Paraphe 74: 'Unis et guidés par le même sentiment, ils élèveront la dernière des armées pour marcher sur l'empereur du mal'; voilà les seules véritables phrases qui parlent de leur sentiment et encore, nous ne savons même pas vers ou envers qui ou quoi.

Tourdemain se leva avec une énergie étonnante pour une dame de son âge. Voulait-elle éviter une nouvelle explosion de questions ?
- Je dois prendre un peu de temps pour récupérer les souvenirs de Marjane. J'avais commencé mais il me manquait le jeune homme. Je vous laisse quelques minutes. Terminez donc le thé, Monsieur Sutham, la boisson chaude vous calmera. Il reste un peu de lait.

La vieille femme s'engouffra par la porte fermée qui semblait mener vers le reste du bâtiment. On entendit les marches d'un vieil escalier grincer puis quelques bruits de tiroirs.

Egon restait pensif quant à tout ce qu'il venait d'entendre. Bien entendu, comme Isis, il avait bien relevé cette petite phrase lancée comme si de rien n'était par Tourdemain: 'Celle qui, aussi peut-être, serait sa perte.' Elle avait disséminé tout au long de son discours et de ses explications sibyllines des indices qui n'annonçaient rien de très glorieux pour son futur.
- Je m’en moque, dit-il à Isis en souriant derrière une moue dubitative, 'ils élèveront la dernière des armées pour marcher sur l’empereur du mal' nous voilà guerriers. De mieux en mieux. Il n’empêche que plus le temps passe plus j’ai le sentiment que ton passé n’est pas lié aux réincarnations. Les deux faits sont indépendants. On passe de l'un à l’autre sans jamais qu'un pont ne se fasse entre les deux. C'est atroce... derrière chaque réponse que nous obtenons se cachent dix autres mystères. Je vote pour arrêter de poser des questions, essaya-t-il de dédramatiser en embrassant Isis sur le front.

- Inquiète? ajouta-t-il avec tendresse. Faut pas...




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MessageSujet: Re: [York]La pensine détentrice de secrets   Sam 2 Fév 2008 - 18:21

Bergamote vomi une série d'explication qui donnèrent la nausée à Isis. A part gerber des réponses qui apportaient plus d'interrogation, ce discours ne servit à pas grand chose.

Isis laissa couler les informations, ne les écoutant même pas. Oubliée dès qu'elle avait entendu. Bien sur, il y avait toujours des informations qui restaient. Des brides qui s'ancraient sans se déloger de sa tête. Un "Celle qui [...] serait sa perte" accroché avec l'absence de l'incertitude de l'affirmation.



- Ce n'est pas de l'inquiétude... c'est

Elle ne le savait même. Isis se leva et chancela. Elle avait besoin de marcher, aller prendre l'air et comme pour se détendre s'entraîner au sort d'oubliette sur sa tête. Elle progressait, c'était pas un avada.


Le chat miaula et sauta de son fauteuil. D'un pas nonchalant il alla dans la pièce ou la vieille Bargamote faisait ses mystères.


- Mademoiselle Kitlee, par Merlin, restez assisse.

Isis maudit la vielle femme qui revenait dans la pièce. Elle tenait une coupelle qui tenait dans le creux de sa main. Quand elle la posa, on pouvait voir que ce récipient était fait de granit rose. Il état orner du visage d'une femme en argent et un arbre était gravé en filigrane gris.

Isis ne regarda pas la vieille dame et la mit dans son dos pour ne faire face qu'à Egon. Elle entrouvrit à peine la bouche quand elle fut interrompue sans délicatesse.


- Mademoiselle Kitlee, dépêchez-vous de lui dire. J'ai besoin de lui pour vous transmettre les souvenirs de votre mère.

Elle regarda le visage sur le récipient d'où sortait une fumée aux reflets grisâtres, et comparant le visage qui ressemblait à celui d'Isis. Les souvenirs de Marjane baignaient dans ce réceptacle précieux. Et Tourdemain avait hâte de leur léguer.


Isis qui avait été coupé referma ses lèvres à peine séparée. Elle sourit à l'homme qu'elle aimait et lui baisa la joue. Apres s’être noyé des ses yeux Lapis-Lazuli ou elle ne vu nullement sa déchéance mais l’amour qu’ils se portaient.


- Bien, dans ce cas nous pouvons commencer.
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