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 [Dublin] Lonely Love Day (PV)

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MessageSujet: Re: [Dublin] Lonely Love Day (PV)   Sam 15 Mar 2008 - 5:37

Jonathan buvait au même rythme que Mélusine, inconsciemment. Il l'imitait sans même s'en rendre compte. Voilà qu'ils partageaient des souvenirs de collège. L'impression d'être un vieu troll qui avait raté sa vie le fit tressaillir doucement, puis il s'aperçut que ce n'était pas de souvenirs mais d'états d'âmes que Zyn voulait lui parler. Il rougit légèrement et fit un oui de la tête en tentant de noyer ses couleurs sous une gorgée trop longue pour être naturelle.

Lorsqu'il reposa sa tasse, Mélu n'arrangeait pas vraiment les choses. Jon s'était déjà demandé, à certaines occasions, comment auraient été les choses, si il n'était pas sorti avec Isis. Se serait-il laissé charmé par une autre demoiselle? Griselda? Mélusine? Xaël l'aurait-il permis, tout simplement? Sûrement. Une certaine confiance avait toujours exister entre les deux poufsouffles, comme un pacte taciturne.


-Ouioui... Je sais.

En fait, il s'était mélangé les baguettes. Il avait voulu dire "Ouioui, je me souviens" et "je sais ce que le mais veut dire", or voilà qu'il se demandait, justement, si il le savait réellement. Mais je ne t'aime qu'en ami? Mais il y avait James et je ne m'en étais pas aperçue?

La serveuse tira Jon de ses idées et se retrouva avec un rhum devant lui sans trop savoir comment celà c'était passé et elle leur offrit une chambre pour la nuit.


"Les routes sont vraiment mauvaises cette nuit, quand elle ne sont pas fermées."

Considérant qu'il ne serait pas en mesure de transplaner à la fin de la soirée, Jonathan hocha la tête pour accepter l'offre, et saisit son nouveau verre alors que la serveuse repartait.

-Tu sais bien que moi aussi je t'aime! dit-il avec un sourire un peu trop grand et une envie très intense de faire un câlin à son amie.
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: [Dublin] Lonely Love Day (PV)   Mer 19 Mar 2008 - 18:42

Rougissant à l'idée que dans d'autres circonstances et en temps habituel, elle aurait dû rougir rien qu'à prononcer ces quelques mots, rougir beaucoup plus que le rosissement qu'elle avait affiché précédemment, Mélusine engagea un tête-à-tête visuel avec son verre de scotch, ses pupilles bleues dans les volutes ambrées du liquide. Volutes qui semblaient s'agiter doucement, comme munies d'une vie propre. Relevant le regard avant de se laisser hypnotisée par une bête substance alcoolisée, Zyn décida de lui régler son compte avant d'en devenir la victime. Hop. Un fond de scotch au fond d'un gosier. L'ennui, c'était que le verre était vide. Et le verre vide, c'était son prétexte à détourner le regard, à passer le temps et à s'occuper de ses dix doigts qui s'envolaient d'un coup. Son courage avec.

Piquant un nouveau fard à la réponse de Jonathan, la jeune femme bénit Merlin qui devait également s'occuper des Moldus puisque la serveuse venait à son secours. Et lui offrait, en plus d'une diversion, une autre dose de courage. Elle était donc tellement... Elle manquait tellement de subtilité? Maude l'avait tout de suite deviné. Mais Maude, c'était Maude. Sa presque soeur qui devinait le moindre de ses coups de coeur. Elle avait cru qu'elle était la seule. Que c'était par la grâce d'un lien invisible ou d'elle-ne-savait quoi qui avait rendu la chose possible. Mais, si même Jon savait. Rooooooh! La honte!

Preuve vivante qu'on pouvait rougir, re-rougir et re-re-rougir par-dessus, la jeune fille décida de faire montre de ses supers pouvoirs colorimétriques en virant une teinte encore au-dessus dans la direction du vermillon.
On venait tout bonnement de leur proposer une chambre. UNE chambre. Ce qui voulait dire qu'ON les prenait pour un couple.
C'était ce qu'ils étaient. Un couple d'amis. Mais des amis, ça partageait pas la même chambre. Enfin si, mais non. Ca s'embrouillait complètement dans sa tête. Est-ce qu'elle pouvait...? Est-ce qu'elle avait envie...?
Au fond, elle savait qu'elle ne supporterait pas de passer la nuit toute seule dans une auberge. Pas dans une auberge inconnue. Avec le temps qu'il faisait.

Nouvelle vague de rougeur sur la plage mcewanienne. Etrange comme deux simples mots pouvaient vous retourner des pieds à la tête. Elle s'étouffa sur la gorgée qu'elle venait de prendre dans son nouveau verre -oui, elle savait, c'était pas raisonnable- et fit mine de... rien du tout. Elle le fixa avec de grands yeux, balbutia un sourire et esquissa quelques mots:


"Tu restes avec moi, ce soir, alors? J'aurais pas le courage d'un tête-à-tête avec la solitude... Tu veux bien, hein?"

C'était la seule pensée claire qu'elle réussissait à formuler. Ne pas rester seule.




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MessageSujet: Re: [Dublin] Lonely Love Day (PV)   Dim 30 Mar 2008 - 22:17

Mélusine rougissait. Et Jon l'observait. Et il souriait.
Si on lui avait demandé à l'instant de décrire son amie en trois mots, il aurait probablement choisi "Rouge", "Citrouille" et "Rougir". Pour son habillement, son breuvage favori et son attitude générale face à presque toutes les situations qu'elle rencontrait.

Jonathan souriait donc, en observant Mélusine rougir doucement, avec l'élégance qu'elle seule savait avoir pour le faire ainsi. Elle qui avait parfois (euphémisme) une personnalité très forte, savait aussi se montrer très timide. Jon, sirotant son verre de rhum, vit son amie caler le sien, de verre, en ne lui laissant le temps d'une autre réaction qu'un écarquillement des yeux.

Voilà qu'il semblait l'avoir embarassée. Mais il ne parvint pas à trouver les mots ou quoi que ce soit. Il s'abstint donc de parler quelques minutes, malgré la tension de gêne qui régnait de plus en plus entre les deux jeunes adultes, maîtres à la fois de la maladresse et de la gourmandise. La question de l'ancienne gryffondor, bien que piégée (et l'attrappe se faisait voir des lieues à la ronde), sembla salutaire à l'ancien poufsouffle.


-Ben oui, Zyn, c'est certain. Je veux pas de...

Pas dire de mots sorciers surtout... surtout pas... attention! Pas de désartibulation brutale, ça se dit pas ici!

-Je veux pas qu'il m'arrive un accident de transport.

Évidemment, il rougit aussi. Ce pourrait être parce qu'il allait passer la nuit avec son amie, dans des circonstances douteuses qu'ils n'avaient jamais connues auparavant. Mais en réalité, c'était qu'il lui venait des idées tordues. Isis l'avait habitué à pratiquer l'amour fréquemment, mais depuis cet automne, elle l'avait sevré graduellement, semblait-il, jusqu'à le laisser. Et celà manquait au jeune homme, il devait l'avouer. Ç'avait beau être Isis qui avait passé pour l'obsédée dans leur ancien couple, il ne prenait pas moins plaisir à leur relation et aux marques d'affections les plus intimes. Aussi, il ressentait la nécessité d'assouvir ses instincts les plus sauvages, mais était pris au milieu d'un dilemne ayant pour nom "mon amie Mélusine". Son esprit enivré la désirait ardemment, mais se savait coupable (sans pourtant s'en faire avec ce principe moral) à la fois. Peut-être aussi désirait-il se faire aimer de nouveau, principalement?
Dans sa confusion, Jon n'était plus sûr que d'une chose : il ne souhaitait pas dormir tout de suite après avoir rejoint la chambre, ce soir.

La serveuse revint poser sur leur table la clé de la chambre et les avisa :


"Il est 1 heure moins quart, c'est le last-call."

Elle repartit chercher la dernière commande des jeunes sorciers, ayant de moins en moins de difficulté à se frayer un chemin entre les tables, puisque de nombreux clients étaient déjà repartis, et Jon en profita pour observer la clé, comme si il s'agissait d'un joyau.

-Chambre 14. confia-t-il, comme si il s'agissait d'un secret entouré d'innombrables mystères.
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: [Dublin] Lonely Love Day (PV)   Lun 7 Avr 2008 - 19:46

Le last call. Déjà.
C'était toujours le même combat contre le temps. Combler le vide au maximum pour retarder le sommeil. Avec la nuit, ça finissait toujours par revenir. le manque de lui. Alors, boire. Boire encore pour sombrer dans l'oubli.
Plonger dans le monde étrange où l'alcool exacerbe la moindre fibre de son être. Les plus enfouies. Celle qu'on dissimule aux regards des autres. Parce qu'on en a honte. Ou parce qu'elle nous rend vulnérable. Plus vulnérable que jamais. Un rire à peine moqueur et tout s'écroule. Un sourire et on se sent immense. Immense et puissante. Le doute rôde. Besoin d'être rassurée. Besoin d'être entourée.


« Jon... si... si j'étais pas ton amie... est-ce que... est-ce que je te plairais? »

'Se peut-il que l'on m'aime, qu'on pardonne mes fautes?
Est-ce que je serais la même dans les yeux d'un autre...?'


Et on se met à dire, à penser n'importe quoi. Le n'importe quoi qui n'est qu'un dérapage.
A moins que tout ça ne soit qu'un moyen comme un autre de ne pas regarder la clef. Ne pas regarder la clef. Ne pas regarder la clef. Trop tard. C'était une clef typiquement moldue, faite de cette matière étrange. Le plat stic. Enfin, la clef, elle , était tout ce qu'il y avait de plus normal. Métal et rouille. Normal quoi.
Observer la clef pour oublier de penser. Chacun son trip. Le trip de Mélusine était une clef moldue. Elle voulait pas entendre la réponse de Jon. A la place, elle l'entendit murmurer "chambre 14". Pas sûre que ce soit mieux.
C'est là qu'elle se rendit compte, ou plutôt sembla se rendre compte. Une chambre. Avec un garçon. Ca ne lui était pas arrivé depuis... depuis James. Et, alors, c'était... hum. C'était avec James quoi.

Pas bonne idée. Pas du tout bonne idée que de penser à James. Surtout dans ce contexte. Les images qu'on tente d'effacer de sa mémoire qui reviennent à l'assaut. Parce qu'on a plus assez de force ou de volonté pour les envoyer valser.
Elle croyait avoir entamé la période de sevrage. La preuve que non. Il lui manquait encore beaucoup trop. C'était tout un ensemble de ces petites choses qui, prise une à une, ne valent presque rien, mais qui, une fois assemblées, vous font un trou dans la poitrine quand elles disparaissent . Le sexe et la tendresse bien sûr. Le son d'une voix, le contact d'une peau, la chaleur de se sentir aimée. Les rires échangés, les discussions dans le noir, les regards aussi, simplement. Sentir la brûlure de son regard. Même les tensions qu'il y avait parfois entre eux.
De repenser à tout ça, ça lui foutait une boule dans la gorge et un noeud dans l'estomac. C'était cruel que quelqu'un puisse susciter un manque aussi grand.

A peine leur dernière commande était-elle arrivée qu'elle l'engloutit aussi sec en quelques gorgées. Noyer sa tristesse dans l'alcool. C'était d'un banal. Seulement, là, elle ne voyait pas quoi faire d'autre.
A nouveau silencieuse, elle se mit en tête-à-tête visuel avec le fond de son verre. Même pas capable de changer les idées d'un ami. Ignoble. Elle préférait s'appesantir sur ses propres problèmes. Egoïste.
Elle attendit que Jon finisse son propre vers en balançant une ou deux autres banalités. La salle était vide désormais. Déprimante. Etrangère. Un peu de chaleur humaine, c'était trop demander.

Enfin, quand ils ne trouvèrent plus aucun prétexte à rester dans la salle de l'auberge (et après que la serveuse leur ait jeté un drôle de regard en coin qui rendit Mélusine extrêmement mal à l'aise), Jon et elle vacillèrent de concert jusqu'aux escaliers et parvinrent on ne sait comment jusqu'à la porte de leur chambre. L'esprit vide, Zyn jeta un regard à la chambre.


'J'ai même pas de pyjama.'




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MessageSujet: Re: [Dublin] Lonely Love Day (PV)   Jeu 10 Avr 2008 - 4:48

Jonathan continuait de fixer la clé, mystifié par le nombre. Si il avait choisi arithmancie, à Poudlard, il aurait probablement su ce que le hasard tentait de lui dire au travers de ce nombre, qui lui semblait à la fois étrangement familier et pourtant aléatoire. Isis avait suivi les cours d'arithmancie, elle. Si ils étaient toujours ensemble, elle aurait su lui dire. Mais qu'est-ce qu'ils pensaient? Si ils étaient encore ensemble, ils mangeraient en tête à tête à Rome ou à Paris, simplement pour le plaisir de visiter ou revisiter les capitales de l'amour. Mais ils n'étaient plus en couple, et Jon buvait avec Zyn, qui n'était pas plus en couple.
Décidant que c'était probablement en raison de sa date de naissance que la clé l'intriguait, Jon se détourna de la clé.
Dans une tentative folle de prouver que les québécois, contrairement à ce qu'on disait, avaient un minimum de classe et de savoir vivre, Jonathan buvait lentement -ou plutôt, c'était lent en comparaison à l'écossaise, qui se fichait manifestement de la réputation des siens- ses dernières gorgées d'alcool. Il n'était même pas étourdit, pensa-t-il en souriant niaisement.

Ils se levèrent finalement, probablement après qu'il eut terminé son verre. Ou pas... il devrait vérifier avant de partir... Mais voilà qu'avec la position debout, l'étourdissement était arrivé. Et c'est donc en valsant comme des toupies que les deux étudiants grimpèrent les escaliers -abruptes selon ses sens- menant au deuxième étage.

Jon laissa -littéralement- tomber la clé et tira Zyn dans la chambre, en s'esclaffant de rire avant de faire signe de se taire, un doigt sur la bouche, soufflant l'air en un "Sshhhh" qui n'était pas réellement silencieux.

Il commença à se déshabiller en observant le lit double -lui qui était habitué de trouver des lits queen ou king dans les hôtels fut étonné- en bois massif. Un édredon rouge pâle, d'une épaisseur à en faire pâlir d'envie les elfes de Poudlard assorti de quatre oreillers complémentaires. Une petite commode, aussi en bois, une table et trois chaises -pourquoi trois? Ça ne rentrait même pas dans la pièce-, toujours en bois, complétaient le mobilier.

Ayant enlevé son chandail, il se retourna vers Mélusine.


-Tu vas avoir chaud, si tu dors comme cela. Je vais t'aider à l'enlever.

Mais avant de joindre le geste à la parole, l'esprit nomade de Jonathan se fixa sur une phrase que son amie avait dite plusieurs minutes auparavant. Sans chercher à comprendre comment son cerveau, qui tentait de détruire le moindre souvenir âgé de moins d'une minute, était parvenu à se rappeler de cette phrase, et encore moins comment, et pourquoi, il s'en était remémoré à cet instant précis, Jon répondit tout naturellement, comme si Zyn lui avait demandé à l'instant.

Oui...

Et il se pencha -très peu, Mélu était grande, elle aussi- vers elle. Et avant qu'il ne s'en rende compte, ses lèvres étaient sur celles de son amie. Le jeune mal-aimé embrassait la jeune mal-aimée. Et ses mains voulurent se placer, instinctivement, dans le creux de ses hanches, mais elles étaient arrivées un peu trop bas -à la hauteur des hanches d'Isis. Et sa première constatation portait sur une différence fondamentale entre les deux jeunes femmes...

"Tiens, elle goûte la citrouille..."

Juste avant de fermer les yeux, Jon avait vu la clé sur le sol. Tout à coup, tout lui semblait si clair et évident. Quatorze pour Saint-Valentin. Saint-Valentin pour Amour. Amour pour Tendresse. Tendresse avec Zyn. Ce qui causa la deuxième réflexion :

"J'ai même pas de préservatif."
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: [Dublin] Lonely Love Day (PV)   Jeu 17 Avr 2008 - 20:02

Il était loin le "je voudrais que tu aies le nez de Jonathan"... Cela lui semblait être une petite éternité auparavant... voire même une vie antérieure.

A la déclaration que lui pondit Jon, une Mélusine dans son état normal se serait mis à rougir, à bafouiller et à marmonner un "non, non, c'est pas le peine". Là, elle se retrouva en proie avec un fou-rire abominable qui s'étouffa de lui-même quand elle se retrouva tout contre lui. Corps contre corps. Bouche contre bouche. Elle ne songea pas un instant à se rebeller. C'était juste un peu de chaleur humaine. Chaleur humaine. Chaleur humaine. Comme un message subliminal. Chaleur humaine.

Ce fut le contact de ses mains sur... euh... comment dit-on sans faire vulgaire?... son postérieur.


'Hum. Un peu tue-l'amour, ça, non?'

Ouaip. Ben, peut-être justement.
Ce fut donc le contact de ses mains sur son postérieur qui remit les idées en place dans la tête de Zyn. Si tant est qu'elles parvenaient à ne pas se noyer dans le lac d'alcool qu'elle leur avait tout spécialement créé.
Pof. C'était pas le moment de se mettre à cogiter. Mais, c'était comme ça, elle faisait jamais rien au moment prévu. C'était sa manière à elle de se rebeller.

Trois ans plus tôt, elle aurait donné n'importe quoi pour se retrouver dans la même situation (l'alcool en moins) -quoi que... l'idée simple de lui effleurant son épaule aurait sans doute déclenché une rougisse aigüe de 48 heures consécutives-... Là, elle ne savait pas.
Paradoxe vivant oblige, une voix lui murmurait de l'embrasser sur la joue avec un petit "je préfère qu'on reste amis" quand l'autre lui soufflait de se taire, de profiter du moment présent, de l'embrasser à pleine bouche et de glisser une main sous sa chemise. Le souci, c'est que la première avait l'alcool bégayant.

Elle se mit aussi à penser. A une nuit de plus en solitaire. Même à deux dans un lit, sans se toucher, on pouvait être plus seul que jamais. Si ses jours se teintaient de poussière, ses nuits étaient couleur cafard, tristesse et insomnie. Elle le savait, elle n'aurait pas le courage de le repousser. Sa chaleur à lui, ajoutée à celle de l'alcool, lui brûlait les veines. C'était bon d'avoir chaud après avoir eu le coeur au Pôle Nord.

Alors, elle se serra simplement plus fort contre lui. Glissa une main dans son cou. C'était pas si compliqué au fond. Il suffisait d'oublier. De se laisser aller. Et de retarder un peu plus le sommeil. Ce soir, Morphée et son pote le marchand de sable auraient le temps d'aller se balader sur d'autres nuages. Et de déverser dans d'autres yeux leurs graines de cauchemars.

Il y avait bien encore un peu une gêne au fond. Comment dire qu'on n'a pas dormi dans les bras d'un homme depuis plus de deux mois? Et que la seule image qui vous vient en tête, c'est la sienne?
Gémissement intérieur.


'James...'

Seulement, force était de constater que Jon n'était pas James. Plus... Moins... Il n'y avait pas ce truc, plus puissant que tous les Sortilèges d'Attraction du monde qui l'attirait irrésistiblemennt vers lui. Pas ce coeur qui battait à lui en faire mal. Mais peut-être une douceur ou une chaleur moins brûlante...
C'était vraiment important de penser à ça?


'Il sera jamais James.'

Oui, mais c'était James qu'elle voulait.

'Tu peux plus l'avoir.'

S.O.S. intérieur. Se raccrocher à la seule bouée de sauvetage qui surnageait encore.
Ses doigts se crispèrent sur la nuque de Jon. Et Mélusine se serra encore plus fort contre lui. Un murmure.


"Je veux oublier."

A n'importe quel prix.
Le lit leur tendait les bras. Pourquoi ne pas se laisser tenter? C'était leur deal après tout... Se changer les idées.

Sa bouche toujours furieusement collée contre celle de Jon, elle l'attira doucement sur le lit.




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MessageSujet: Re: [Dublin] Lonely Love Day (PV)   Mer 23 Avr 2008 - 20:04

Après avoir replacé ses mains à une hauteur plus convenable -ce qui lui prit un temps étonnant, merci à l'alcool-, Jon se laissa choir sur le lit avec Mélusine.
Ce qui devait arriver arriva par la suite. Bisous, câlins, tendresses et douceurs dans l'intimité.

I love you I love you I love you


Le lendemain matin, Jon se réveilla avec un mal de tête qui pointait et une bouche pâteuse. Le temps de remettre ses idées en place, il se rappela qu'il s'était rendu en Irlande pour rencontrer Zyn et boire un coup. Ne se souvenant plus de comment il était parvenu dans un lit, il espéra ne pas avoir transplané. Une idée pour perdre son permis, si il n'était pas désartibulé auparavant.

Il se releva sur les coudes, en ouvrant les yeux pour regarder d'abord si il était toujours en un morceau, pour s'apercevoir qu'il était nu comme un veracrasse. Toujours un peu comateux, il tourna la tête.

La crinière rousse qu'il vit alors fut plus efficace encore qu'un aguamenti pour le réveiller totalement et le dégriser (presque) complètement. Il se releva en reprenant ses esprits et mis le temps qu'il prit pour prendre ses vêtements à profit pour reconstituer la fin de la soirée de la veille, qu'il devina plus qu'il ne se souvint.


"Mais par la baguette de Merlin, qu'est-ce qui m'est passé par la tête???"

Après s'être rhabillé et avoir défriper ses vêtements à l'aide de sa baguette magique, Jonathan sortit de la chambre 14, en ramassant la clef qui traînait toujours au sol, pour aller régler la note, qui se montra assez élevée. Se doutant que Mélusine n'avait pas une noise d'argent moldu, il paya aussi pour elle -de toute manière, la tenancière ne lui laissa pas vraiment le choix.

Il remonta ensuite à la chambre et cogna discrètement, espérant que son amie ait eu le temps de se réveiller et se vêtir...
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: [Dublin] Lonely Love Day (PV)   Mer 30 Avr 2008 - 18:19

Magnifique ellipse. Razz

Mal de crâne phénoménal.
Aucune pensée qui ne filtrait au travers de la brume cérébrale. Quoique, là, ça virait carrément à la purée de pois.
Une constatation.


'Boh. Jsuis toute nue.' Shocked

Pas facile cogiter avec la gueule de bois. Mais elle fit quand même une tentative.
Quel troll elle était. C'était normal d'être toute nue dans un lit avec James. Uhuh. Embarassed

Trois coups toqués à la porte.
James.
Pourquoi il frappait? Raaaaaaah! Les hommes!
L'idée qu'il avait peut-être voulu lui apporter le petit déjeuner au lit mais qu'il avait oublié l'obstacle "porte" une fois son plateau dans les mains la fit sourire plus qu'autre chose. C'était plutôt attendrissant (enfin, rooh les hommes! quand même, hein?) Il était vraiment adorable quand il voulait.
Un pied par-dessus le lit, l'autre qui le rejoint. Hop, retour sur le plancher des dragons. Tiens, ils étaient où au fait? C'était ni chez elle ni chez lui. Se rappelait plus. Oh bouse le mal de crâne.! Elle avait presque oublié. Ca tangue tout d'un coup.
S'accrocher au lit pour ne pas tomber.


"Deux s'condes!"

L'était où sa baguette? Histoire de se jeter un bon petit sort bien utile. mouaif. En même temps, c'était pas la meilleure idée du siècle, vu son état. Déjà qu'en temps normal...
Tant pis, elle se la jouerait marin en permission jusqu'à la porte. Démarche chaloupée incontrôlable. Se raccrocher à la poignée pour ne pas tomber. Sauf que quand on s'appuie sur une poignée, en général, elle s'abaisse et, les choses étant ce qu'elles étaient, en général également, la porte s'ouvrait.


'Oups!'

Elle manqua aller dire bonjour au sol, maudit pendant un quart de seconde James qui aurait pu la rattraper. Non, finalement, elle préférait que ce soit elle plutôt que son petit déjeuner qui se prenne le sol. C'est pour cela qu'elle affichait un sourire presque amusé en se relevant, triomphante:

"Même pas morte. Trop forte, moi. Bien dormi, Djai..."

Echange de regards.

"Jon!"

Incontestablement, son ami aurait le privilège de constater qu'il n'y avait pas que ses joues qui prenaient de la couleur sous l'effet de l'émotion.
Bouse! Bouse! Bouse!


'Ouais! Crottes de doxy confites, sépulcre et tout le tralala! Qu'est-ce qu'il fout là?
En plus, t'es... enfin... pas franchement habillée, là.'


C'était bien ce qu'elle disait. Bouse!
A voir Jon pénétrer dans la chambre, le sourire que Mélusine affichait précédemment dégoulina lentement pour virer à la grimace.
Les pièces du puzzle se remettaient en place avec une violence déstabilisante.


Les mois qui avaient passé avaient été comme un sevrage. Un sevrage inachevé. Un sevrage à James. Parce qu'on ne pouvait pas se sevrer de l'amour (c'était pas faute d'avoir essayer). Même si l'amour est un naufrage, on reprend la mer, inlassablement.
Tout comme le printemps finit toujours par revenir. Après l'hiver, le printemps, c'était la ronde insaisissable des saisons. Ca avait été un drôle de printemps. Pas si drôle en fait. Et pas si étrange. Ce même printemps qui hésite à replonger encore un peu dans le sommeil de l'hiver et que le soleil vient agacer pour le sortir de sa torpeur. Pour être honnête, Jon avait une drôle de tête de printemps. Zyn avait failli rire en y pensant.
Mais au final, oui, ça avait été un peu un printemps en vérité.
Les émotions qui bourgeonnent. La sève qui se remet à circuler, en profondeur d'abord, puis qui affleure, donnant lieu à une nouvelle naissance. Baisers qui s'égrennent.
Après le printemps et sa délicatesse, l'été et sa brûlure. le sang qui se fait lave, brûlant tout sur son passage. Chaleur humaine. Désespoir d'étancher sa soif dans un désert sentimental. Le soleil à son zénith. La St Jean. Puis les jours qui s'éloignent lentement du solstice.
L'automne. Une phrase qui vient en tête. "Le premières feuilles tombent déjà, roussies, mortes d'avoir trop aimé le soleil". Mais l'apaisement aussi. Un retour à la douceur après l'embrasement. Un peu de mélancolie. Et doucement glisser vers le sommeil. L'engourdissement de l'hiver. le temps du repos. L'oubli. Le répit. Pas de cinquième saison.


Elle était restée là, en face de lui alors que les images de leur nuit lui revenait. Et il n'y avait aucun mot assez fort pour traduire la teinte atteinte. Les peintres ne l'avaient pas encore inventée.
Elle recula doucement, son regard droit dans le sien, finit par buter contre le lit et s'y laissa choir.
Bouse. Bouse. Et rebouse.


"Je veux pas être enceinte."

Le tact? Non, elle ne connaissait pas. Pas avec un mal de tête à vous fendre le crâne. Pas avec ce sentiment d'avoir gâché.
Bouse.


J'espère que tu apprécieras mon petit clin d'oeil. J'ai pô réussi à caser "Chasse-Galerie". Razz
Euh... je me suis un peu laissée emporter. Oups.




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MessageSujet: Re: [Dublin] Lonely Love Day (PV)   Dim 1 Juin 2008 - 1:43

Surprise! Vous avez cogner à la bonne adresse, mais...
Jon avait cru que ces deux secondes serviraient à Zyn pour qu'elle se vêtisse, mais c'était plutôt le temps qu'il lui fallait pour se rendre à la porte et manquer de tomber au travers du sol. Ç'aurait pas été joli! Jon aussi rougit, et détourna le regard aussi rapidement qu'il le put. Il l'avait déjà vue. Il l'avait déjà su, aussi, comment elle était, en tant que sorcière d'Ève, mais il n'aurait pas pensé le revoir, re-savoir comment elle était, sinon son amie.
Jon s'empressa de refermer la porte derrière lui, et fuit aussi rapidement que possible dans la petite pièce qui n'était autre que les toilettes. Il n'aurait pas pensé que Mélusine serait encore ivre, ce matin. Lui n'avait même plus mal à la tête, déjà. Il entendait Max se moquer de lui et dire que c'était son côté coureur-des-bois.
Tel un bûcheron au lendemain de la Chasse-Galerie, Jon se prit un verre d'eau, qu'il avala d'une traite avant de répondre à Zyn.


-Moi non plus, je veux pas.

Il rouvrit le robinet et rempli de nouveau le verre. Pas pour lui, cette fois.

-Tu me diras quand tu seras habillée.

Jon avait baissé le ton. Il n'avait pas osé lui dire directement de s'habiller, même si il aurait aimé, car il était très mal
à l'aise. Et parce qu'il ne voulait pas qu'elle tombe malade par sa faute. Peut-être pour autre chose, aussi. Pour que leur relation reste comme elle avait toujours été. Comme si quelques vêtements, quelques épaisseurs de voiles textiles, pouvaient changer le passé, le cacher à tous, et le leur faire oublier, l'occultant de leur conscience.
Mais il ne pourrait rien y faire. Comme la Corriveau qui se balance toujours, accrochée à son arbre, le souvenir, aussi brumeux fut-il, de cette nuit les hanterait toujours.


-J'ai déjà payer. On laissera un peu de pourboire, vu qu'on a fait un joli bordel, puis on transplane?

Il n'aimait pas vraiment l'idée de partir en voleurs, comme si la propriétaire n'était autre que la sorcière-au-pommier de St-Hilaire : hideuse mais ô combien douce et fuie par tous. Il s'accota sur le comptoir du lavabo, s'efforçant de penser à des choses sans filles -et ce n'était pas facile-, en attendant que Mélusine ne parvienne à retrouver, ramasser et enfiler ses vêtements.
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: [Dublin] Lonely Love Day (PV)   Ven 13 Juin 2008 - 11:45

Dans quel bousier s'était-elle fourrée? Enfin, quoi, Jon et elle...
Jon qui s'enfuit loin. Dans les toilettes. Pas assez loin encore. Même de là il devait sentir la chaleur qui brûlait ses joues. Mais c'était quand même le plus sage des deux.
Nue au milieu de la pièce, Zyn grimaça un sourire au "Moi non plus" de Jon. Facile, l'était un gars, lui. Dans tous les cas, c'était pas lui qui en ferait les frais. Elle n'aurait plus qu'à aller chez l'herboriste magique pour se procurer la petit flacon "Pylhuledulandheminum". Génial. Elle allait passer pour la fille qui voulait pas de petits cracmols.

Nue au milieu de la pièce, il fallut que son ami (ami?) reprenne la parole pour qu'elle songe à s'habiller. Hop un kilt, une chaussette, sous-vêtements, chemise blanche, chaussette (la deuxième), pull. Dans le désordre. Mais ses vêtements étaient toujours plus ordonnés que ses pensées. Elle sentait qu'elle devait dire quelque chose. Elle savait qu'elle avait besoin de dire quelque chose. Mais ce quelque chose risquait de briser l'autre quelque chose de trop fragile qui survivait entre Jon et elle.


'Improvise.'

Avec un mal de crâne et son tact coutumier?

'Ca peut pas attendre.'

Même pas le lendemain? Ou même le surlendemain? Voire même le...

'McEwan. Non. Si tu le fais pas maintenant, tu vas tout foutre en l'air. Déjà que c'est un sacré bazar...'

"C'est bon."

C'était elle ou sa voix sonnait bizarre? Avec un peu de chance, ça pourrait passer pour la gueule de bois.

"Merci d'avoir payé..."

Non mais non. Sa voix devenait encore plus fluette.

"Ok. On transplane."

'McEwan!'

"Jon!"

Un quelque chose dans la voix de Zyn dut avertir Jonathan qui se retourna alors qu'il se dirigeait déjà vers la porte.

"Jon..."

Ca n'avait jamais été facile.
Et ça n'avait jamais été aussi dur.


"Jon... je voudrais qu'on reste amis."

'Wahou! Ca, c'est original.'

"T'es mon meilleur ami, Jon.
La nuit dernière..."


Se laisser le temps de rougir. De trouver les mots. Pour une fois.

"On en avait besoin tous les deux. Mais j'ai encore plus besoin d'un ami."

'...'

...

"Il me manque, Jon. Il me manque, tu peux pas savoir. Ca me fait mal, là..."

Un geste esquissé en direction de son poumon gauche.

"Je l'ai perdu..."

'Par ma faute... Par ta faute... par notre faute.'

"Je supporterais pas de te perdre aussi."

Et si ses yeux brûlaient en ce moment-là, Zyn savait bien que ça n'était pas les effets de l'alcool de la veille.




« When I went to school, they asked me what I wanted to be when I grew up.
I wrote down ‘happy’.
They told me I didn’t understand the assignment,
And I told them they didn’t understand life. »
John Lennon
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