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 Eloge de la folie (PV)

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MessageSujet: Eloge de la folie (PV)   Jeu 20 Déc - 20:34

Pitch de vol de Poudlard côté Université,
1er décembre 2009,
6 heures du matin.

Il faisait un soleil de plomb. Depuis le temps maintenant, il aurait dû être habitué. La nuit n'avait plus paru depuis trois semaines consécutives. C'était pesant pour tout le monde. Les étudiants étaient fatigués, les professeurs irrités, bref, la lassitude gagnait tout le monde et perturbait tous les cycles de vie.

Allongé sur l'herbe du pitch, James regardait les oiseaux voler dans de magnifiques trajectoires. Quand il était au collège, à Poudlard, c'est eux qui le faisaient rêver, qui l'ont même inspiré tout au long de sa carrière. De ça aussi il faudrait qu'il parle à Mélusine. Rester proche de la nature, en communion avec les éléments, glisser sur l'air...

Il espérait vivement que le temps qui leur serait imparti leur suffirait pour qu'il puisse accomplir le rituel; Pour une fois qu'il avait ciré les bancs de la bibliothèque, le champion espéra de tout coeur que son idée marcherait. La chose n'était pas anodine ou sans danger. Invoquer les forces anciennes était périlleux, tout le monde le savait, même lui, c'est dire!

Piccolo le sortit de ses réflexions. Son fidèle vivet doré se posa sur son front. Quelle sale manie il avait là! Même ça, ça lui manquerait. Mais il serait lui aussi mieux avec elle. Il en était sûr. Depuis le premier jour ce piaf aimait Mélusine. Comme lui.

- Prends-en soin bestiole... dit-il à l'oiseau en lui caressant le cou.
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Eloge de la folie (PV)   Ven 21 Déc - 16:58

Les nerfs à vif, usés par l'ambiance quotidienne, Mélusine ne rêvait que d'une bonne nuit de sommeil. Une vraie nuit. Avec son cortège d'étoiles. La lune. Même pleine. Elle ne dormait plus que de rares heures, d'un sommeil qui n'apportait ni repos ni répit. De ce sommeil qui ne faisait que prendre conscience de ce qui nous manquait.

James était parti tôt, avait quitté la chambre sans dire un mot et n'était pas revenu. Est-ce qu'il lui avait dit de la rejoindre? Elle ne savait plus. Alors, elle fit la seule chose qu'elle se sentait en mesure de faire: elle se leva et partit faire un tour.

Hasard ou intuition? Elle le retrouva là, allongé dans l'herbe, perdu dans ses pensées. Le déranger? Ne pas le déranger? La jeune femme pensa un instant le laisser seul -après tout, ils passaient suffisament de temps ensemble et elle la première à clamer qu'elle avait besoin d'air de temps à autre- mais quelque chose, dans son regard, son attitude... Peut-être son Piccolo... quelque chose l'interpela et l'empêcha de faire demi-tour.

Elle entendit sa voix, soudain, ne distingua pas les mots ou ne les comprit pas. Ca n'était pas si important, ils n'étaient pas pour elle. Et puis, Piccolo lui raconterait tout, non? Ils avaient toujours été... Disons que dès le début, le petit vivet l'avait adoré et Zyn elle-même s'était prise d'affection pour lui. Au point qu'elle avait cru un moment voir naître la jalousie chez James.
Bref.
Là n'était pas la question.

Prenant garde à faire un tant soit peu de bruit -dans l'état où ils étaient tous, un grand frisson menait à la crise cardiaque et, non, décidément, elle n'avait pas envie de le perdre aussi bêtement-, Mélusine s'approcha pour s'allonger à ses côtés. Fainéanter. C'était peut-être la seule solution valable par les temps qui couraient.


'T'as déjà vu un temps qui court, toi? T'imagines, un sprint de temps... Ou bien les championnats du monde d'endurance de temps...'

Mouais. Humpf


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Dernière édition par le Dim 30 Déc - 11:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Eloge de la folie (PV)   Jeu 27 Déc - 17:07

Ses mots ne voulaient rien dire, mais Piccolo s'envola la rejoindre immédiatement dès qu'il entendit le son de sa voix. Il se posa sur son épaule et frotta affectueusement sa tête dans son cou à la peau d'albâtre.

Sale bête...

James râla dans sa barbe pour garder la face. Intérieurement, il était plutôt content et avait même l'impression que le petit oiseau avait tout compris.

- ça te dit de faire une balade en balai au-dessus de la forêt? On n'a pas fait ça depuis longtemps.

Evidemment, faudrait qu'elle pilote... Dans son for intérieur, il ne doutait pas qu'elle aurait envie de prendre les commandes de son balai à lui. Merlin soit béni de cette habitude qu'elle avait.
Habituellement il détestait cela aussi. C'était chacun son balai et Merlin pour tous. Mais là, il n'en avait rien à cirer, au contraire, il sourirait sans doute de la voir accepter, se lever comme une furie, et appeler son balai...
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Eloge de la folie (PV)   Dim 30 Déc - 11:28

hj: c'étaient ses pensées... pas grave, elle est tout à fait capable de dire ça.... j'éditerai pour que ce soient ses paroles... Razz


Un léger sourire flotta sur les lèvres de Mélusine à l'approche de Piccolo.

"Hey toi!"

Une légère caresse sur le dessus de la tête (du Piccolo, pas du James, hein?). Un petit sifflement lui répondit. Nouveau sourire. C'était tellement simple d'être un vivet doré. On se posait moins de questions, non? La prochaine fois, elle s'incarnerait en vivet doré. C'était plus mieux fun. Voler longtemps. Manger. Dormir. Dormir. La vie dans sa simplicité. Voler. Manger. Dormir. Voler...

Ca te dit de faire une balade en balai au-dessus de la forêt? On n'a pas fait ça depuis longtemps.

Sortie de sa rêverie, Zyn ne put s'empêcher un regard surpris. Il lisait dans ses pensées. Pas que ce soit gênant. Surprenant plutôt. Agréablement surprenant.

"Bien sûr!"

Ca faisait longtemps. Ca lui avait manqué. Ils aimaient voler tous les deux. Mais c'était le genre de chose qu'on ne pensait plus à faire après quelques temps. Le bonheur des plaisirs simples. Pour un peu, elle lui aurait sauter dessus. On vire le un peu et effectivement, elle lui sautait dessus. Un baiser rapide et:

"On y va, dis, on y va...?"

Elle se faisait l'effet d'une enfant parfois. Mais les enfants étaient tellement plus près de ce qu'était vraiment la vie. On la traitait de gamine. Ca lui faisiat presque plaisir.
Ni une ni deux, se mettre en action avant qu'il ne revienne sur sa décision. La jeune fille ramassa son balai à lui, l'enfourcha et attendit que James se lève, un sourire amusé aux lèvres...
Envolée la fatigue...


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MessageSujet: Re: Eloge de la folie (PV)   Dim 6 Jan - 12:12

HJ: Désolé

DJ: C'était tellement simple de lui faire plaisir.
Il le savait, il se le disait souvent, mais il ne le faisait plus. Allez y comprendre quelque chose. Mettons cela sur le compte de la routine, elle a bon dos dans un couple.

- Très bien, c'est parti. Tu conduis.

Il prononça ces paroles en se mettant derrière elle. Béni de Merlin soient les sorts de double coussinage. L'homme qui avait inventé ça devrait se voir attribué un Ordre de Merlin Première classe à titre posthume.

- Tu te souviens de notre clairière? Ce sera notre destination.

Il y aurait beaucoup à faire dans cette clairière, et ce ne serait pas regarder tranquillement les lucioles se reproduire sans la moindre pudeur. Ce serait beaucoup plus magique et envoûtant.

Avant qu'elle ne se décide à décoller, il l'embrassa tendrement dans le cou. Qui serait l'heureux élu de l'ère "après James"? C'était une question à laquelle il n'aimait pas penser. La seule chose qu'il espérait vraiment, c'est que cet homme serait aussi amoureux d'elle que lui-même. Qu'il prendrait soin d'elle. Mieux que lui n'avait su le faire.
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Eloge de la folie (PV)   Mar 8 Jan - 16:34

mais c'est pô grave

Le sourire se faisait plus grand. Il La laissait conduire. Sur Son balai. Voilà qui était inhabituel. Mais il en fallait plus à Mélusine pour remettre les choses en question. Pour le coup, elle prenait les évènements comme ils venaient et le reste, elle verrait plus tard. Il se glissa derrière elle et glissa les bras autour de sa taille. De ses gestes qui vous font frémir au début et qui vous paraisse tellement normaux, anodins quand passent les semaines...

Est-ce que c'était la mention de la clairière? Elle se sentit frissoner. Le baiser n'arrangea rien. Elle se sentit rougir comme une adolescente...


'Théoriquement, t'es encore dans les "teen"... CQFD...'

Assassinant mentalement son cerveau -ce qui équivalait plus ou moins à un suicide psychique-, la jeune femme s'empêcha de casser l'instant. Non mais, des fois.
Décollant doucement, elle prit le cap vers la forêt interdite. Elle le connaissait bien ce trajet. Ils survolèrent en silence la cime des arbres, coursant un ou deux corbeaux. Elle aurait même juré avoir apperçu une licorne, mais vitesse multiplié par noirceur du sous-bois additionné à la fatigue donnait un très mauvais indice de confiance.

Mélusine atterit en douceur, mesurant combien il était plus difficile d'opérer ce genre de manoeuvre à deux et admirant à rebours toutes les fois où Jaes l'avait fait sans qu'elle s'en rendre compte. Un pied à terre et les souvenirs affluèrent, aussi vite que le sang à ses joues. Elle se souvint du lendemain de la St Val, leur premier rendez-vous qui n'en était pas un. Elle songea à la soirée qui l'avait précédé et sourit à la fureur qu'elle avait ressenti alors. Si elle avait su...
C'était leur clairière. A sa connaissance, ils étaient les seuls à y être aller. Ils y avaient passé de bons moments définitivement. Rares mais dans le genre innoubliables. C'était là qu'elle avait réussi à l'apprécier. Au moins un peu. C'était là qu'ils avaient fait l'amour la première fois.
Elle vira au rouge cramoisi. Il s'en souviendrait forcément lui aussi.

Il n'avait pas dit pourquoi ils étaient venus. Il devait y avoir quelque chose de spécial. Fronçant les sourcils, elle paniqua deux secondes. Ca n'était ni son anniversaire, ni le sien. Aucune journée particulière à remémorer. Mais y avait-il vraiment besoin d'avoir quelque chose à fêter pour revenir ici?

Elle le prit par la main, abandonnant le balai à son triste sort et le tira (lui, le James pas le balai) doucement à travers la clairière. Juste pour profiter du moment. Malgré la fatigue. malgré le soleil qui semblait ne plus vouloir s'éteindre.


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MessageSujet: Re: Eloge de la folie (PV)   Dim 24 Fév - 8:02

L'expédition ne fut pas de tout repos. Lorsqu'elle décolla, il fut pris de violents tremblements. Mais cela n'avait rien à voir avec ses souvenirs bien au contraire. Plus elle prenait de l'altitude, plus il tremblait. Il lui semblait que ses convulsions allaient la déséquilibrer, qu'elle ne pourrait pas garder le contrôle. Déjà il s'imaginait tomber, l'entraînant elle aussi vers une mort certaine. Son corps voulait crier, tout arrêter, mais il en était incapable. Tout ce qu'il parvint à faire fut de se serrer encore plus contre elle tel un enfant terrorisé dans les jupes de sa mère.

Jamais ils n'arriveraient à bon port. Il en était sûr. Les paupières closes, il attendit le crash en se remémorant chaque bon moment qu'ils avaient passé ensemble.

A présent, il se sentit aspiré par le sol telle une lourde pierre. Allaient-ils vraiment s'écraser? Oui. Il y aurait du sang partout, leurs corps ne seraient pas reconnaissables. Les aurors passeraient sans doute plus d'une semaine à essayer de mettre la baguette sur l'identité de ces deux fous qui s'étaient suicidés... Mais non, ils ne seraient pas suicidés puisque c'était tout de sa faute à lui. Alors ils enfermeraient son âme à Azkaban. Elle dépérirait à l'ombre de tous les articles écrits sur la déchéance du professeur Alhambra, la gloire déchue, le héros sali.

Il était fou. Ses membres ne pouvaient être plus contractés que maintenant. Il était plus raide qu'une baguette en ébène, contracté sur le balai lorsqu'elle l'attira à elle. Et la réalité le regagna peu à peu.
Le sortilège dont il était victime était une horreur absolu pour quelqu'un qui avait été toute sa vie pour le self-control qu'il témoignait sur un balai.

La douceur des gestes de Mélusine parvinrent à le calmer un temps soit peu.

- J'ai de la chance de t'avoir...

Piccolo voletait joyeusement autour d'eux jusqu'àce qu'un bruit étrange ne se fasse entendre. L'oiseau à la sensibilité rare vint se percher sur l'épaule de James.
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Eloge de la folie (PV)   Lun 3 Mar - 15:07

C'est le moment que choisit Zyn pour lever son regard vers lui. Ce qu'elle y lut la troubla.
Il avait de la chance de l'avoir. Une personne sensée (humpf) aurait répondu que non, c'était elle qui avait de la chance de l'avoir, qu'il en se rendait pas compte, que non mais si. Ou alors, option numéro deux: lui sauter dessus
voui, encore. la 2ème fois que j'écris ça en moins de deux heures. humpf.
Sauf que, bien sûr, Mélusine McEwan n'était pas une personne sensée. Elle y travaillait pourtant. Un peu. De temps en temps. Les jours de pénuries de jus de citrouille. Mais ce n'est pas par manque de sensation, sensée-attitude... Mais ça n'était pas parce qu'elle n'était pas sensée que Mélusine s'en abstint. C'était juste parce que ce dernier frisson était... de la peur.

Elle connaissait bien la peur. Elle avait vécu avec. Plein de petites peurs quotidiennes. Mais pas de celles qui vous paralysent soudain en vous disant que celle-là, elle est pire que l'Everest pour un unijambiste. Insurmontable.
Un craquement. Même l'ambiance était au rendez-vous. Pressentiment. Intuition féminine. Appelez-la comme vous voulez. Ca ne voulait pas partir. Pas même avec le sourire qu'elle tenta. Pas même avec le baiser qu'elle esquissa. Pas même avec:


"Je t'aime James..."

...

"... Dis-moi ce qui se passe..."

Elle ne dirait pas "je t'en prie". Pas seulement parce qu'elle détestait ça. Sa voix le disait pour elle.


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MessageSujet: Re: Eloge de la folie (PV)   Sam 8 Mar - 20:49

Le craquement s'amplifia dans la tête du professeur qui venait de sortir sa baguette. Ses yeux s'écarquillèrent et il se mit à fixer un arbre en face d'eux. Piccolo s'envola pour se réfugier sur l'épaule de Mélusine. James écarta les bras au maximum et fit passer la jeune fille derrière son corps. Il semblait en transe. Son visage luisait de sueur avec le peu de lumière qui venait le caresser.

Il recula et fit reculer Mélusine avec lui. Le bruit s'amplifiait pour revêtir la tonnalité d'un pas. Un pas lourd et régulier. Des centaines de voic murmuraient tout autour de la clairière. Elle paraissaient n'être audible que pour James dont le visage laissait passer diverses émotions, jusqu'à ce que la terreur ne le prenne.

- Non, non. Laissez-moi! Piccolo, va chercher de l'aide!

Le bruit de pas se rapprochait de plus en plus.

Rêve ou réalité?

James appela à lui le fameux balai. Son regard était toujours fixe et sa baguette se pointa vers la source du bruit qui n'était plus qu'à quelques mètres.

Les tremblements avaient repris James. De sa main libre il fouilla sa poche et en sortit un minuscule objet qu'il manipula pour approcher de ses narines. C'était sa dose de courage. Pourtant, elle n'arrêta pas la curieuse danse de son corps.

La bête se dévoilà. Elle faisait bien deux mètres de haut et interloqua tout de suite l'ancien sportif. c'était un croisement. Une de ces espèces hybrides qu'on avait vu apparaître depuis que le monde se déréglait... Le haut de son corps était celui d'un troll, reconnaissable à son air ahuri. Le bas était celui d'un arrière-train de centaure.
Il avança vers eux avec détermination.

- Pars! Fit-il à Mélusine. Pars et ne te retourne pas.
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MessageSujet: Re: Eloge de la folie (PV)   Lun 10 Mar - 14:09

Mélusine recula doucement quand il sortit sa baguette. Pas vraiment inquiète. Mais il ne sortait jamais sa baguette sans une bonne raison. Et puis, l'air qu'il avait... ça plus tout le reste. Si, inquiète finalement.
Elle recula encore quand il tenta de la protéger de son corps. Elle avait toujours trouvé cette image de l'homme faisant rempart de son corps comme d'une niaiserie incomparable. A croire que c'était beaucoup plus émouvant quand c'était l'homme qu'on aimait qui vous protégeait. Plus émouvant. Et beaucoup plus flippant. Parce qu'elle n'y comprenait absolument rien.

Pourquoi?
Comment?
Qui?


"James..."

Elle n'aima pas du tout le ton de sa voix. Mais il ne sembla même pas l'entendre.
Ne répondant pas à sa requête, elle resta tout simplement de suivre son conseil. Son ordre aurait-elle pu dire. Et puisqu'il était aussi têtu qu'elle, elle ne l'en informa même pas. Pas la peine de protester.

Ce qui suivit... Elle aurait été incapable d'y donner un sens. Elle ne le vit que de dos. De dos, sortir quelque chose de sa poche. Elle préféra se la jouer naïve et se concentrer sur ses frissons. Tellement concentrée qu'elle ne vit rien d'autre que son dos frémir et entendre sa voix.


"Non, mais ça va pas? Je vais pas te laisser là tout seul... Tu crois quoi?"

Et elle sortit sa baguette, pas très sûre de ce qui était en train de se passer.

Euh. je sais absolument pas où tu veux partir alors si ça te va pas ce que j'ai pondu, bah, hiboute-moi. J'éditerai.


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MessageSujet: Re: Eloge de la folie (PV)   Sam 15 Mar - 7:50

- Fais ce que je te dis, pars!

James pointa sa baguette sur la créature hybride et lança un lumos solens pour l'éblouir. La clairière fut innondée d'une lumière blanche intense propre à aveugler n'importe qui pour un petit moment. Perdu dans son hallucination finale, le professeur enfourcha le balai et essaya de braver le sortilège qui le rongeait depuis plus de trois mois.
Il frappa le sol de son pied droit et rien ne se produisit. Encore une fois, toujours rien. La troisième fois fut la bonne. Le balai le fit décoller et commença à se conduire comme un cheval endiablé: la malédiction du sombral! Le sortilège était beaucoup plus puissant et trafiqué que celui qu'il avait montré à ses étudiants lors du premier cours à Poudlard... Il était doublé d'un répulsif à balai. Voilà pourquoi il ne pouvait plus s'y tenir dessus non plus quand il ne conduisait pas.
Dans un éclair de lucidité, James comprit.

Dans sa tête, tout était clair. Il avait tout bousillé. Il n'y avait pas de monstre. La drogue avait prit possession de sa tête et s'amusait avec lui comme d'un vulgaire jouet.

Il essaya de s'accrocher de son mieux au manche de son balai en espérant parvenir à se poser. Il pourrait certainement tout expliquer aux mages de Sainte-Mangouste! Et tout redeviendrait comme avant.

Noir.

Malheureusement il ne le pourrait pas. James fut éjecté de son balai. Dans sa chute, son cors passa à travers les branches d'un grand chêne. Lorsqu'il tomba au sol, il n'avait qu'une conscience relative de la suite des évènements qui venaient de se produire. Il ne sentait plus la douleur.

Voilà la fin du grand champion, tombé de son balai, le cerveau rongé par ses produits. Isn't it ironic?
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: Eloge de la folie (PV)   Dim 23 Mar - 11:56

Tout s'était déroulé dans ce ralenti inéluctable, caractéristique des rêves. Elle le revivrait tant de fois.

(Extrait du carnet des rêves) Mélusine McEwan a écrit:

Tout avait commencé de manière plutôt idyllique. Un vol en balai. Avec lui. En direction de la clairière qui plus est. Quelque part au milieu de son rêve, Zyn se souvenait avoir toujours éprouvé un attrait particulier pour la forêt interdite. Peut-être parce qu'elle était interdite. A tous les coups, si ça c'était appelé la "Forêt Obligatoire", elle se serait enfuie en courant.

Ellipse dans le continuum espace-temps.

La clairière.

Lui -J'ai de la chance de t'avoir...
Elle -Je t'aime, James... Dis-moi ce qui se passe...
Lui -Pars! Fit-il à Mélusine. Pars et ne te retourne pas
Elle -James... Non, mais ça va pas? Je vais pas te laisser là tout seul... Tu crois quoi?
Lui -Fais ce que je te dis, pars!
Elle -Certainement pas.

Nouvelle ellipse. Plus courte.

Un corps qui chute. Un hoquet de la voix avant le hurlement. Zyn aimerait que cette voix se taise. Mais elle est incapable de la faire taire. De se faire taire. Parce que c'est sa voix qui hurle à la lune. Parce que ce sont ses jambes qui courrent jusqu'au corps de l'homme. Parce que ce sont ses bras qui tremblent à le toucher. Parce que ce sont ses larmes qui mouillent ses joues brunes.

Elle est donc incapable de gagner un combat?

Jamais la forêt ne lui a semblé aussi hostile. Ce ne sont pas les monstres qui y habitent qui l'effraient mais le silence soudain qui y règne. Le silence est le pire des ennemis. On s'évertue à le tuer mais il revient à la charge. Toujours. On a inventé la parole pour l'oublier un temps. On a inventé la musique comme pour le sublimer. Et on a même inventé les reves pour éviter qu'il n'encombre notre sommeil.
Mais il est des batailles qui sont perdues d'avance. Ce silence s'éternise. D'autant plus puissant que son ennemi, le cri, est mort de la main de ses soeurs. Les larmes.
Elle se doute bien qu'elle pleure parce qu'elle sentl'humidité sur ses joues. Mais ses sanglots sont muets. Eux ont déjà compris. Elle, elle se demande pourquoi elle est là, prostrée. L'homme est juste là, couché à ses côtés. Elle l'a souvent vu dormir. S'est amusée à veiller pour voir l'air serein qui détend ses traits quand il repose dans les bras de celui dont elle ne peut être jalouse. De l'amant nocturne de toute l'humanité.

Mais c'est peut-être cette sérénité absente qui réveille la voix qui crie en elle. Auto-message: danger. Danger. Peur. Pleurs. Agir. Danger. Danger.

C'est cette sérénité absente qui la fera redouter la venue de cet amant des âmes fatiguées.

Pour le moment, elle le trouve juste beau. S'attarde sur une petite ridule au coin de son oeil droit. Elle ne l'avait jamais vu. C'est le genre de choses sur laquelle on s'attarde en rêve. Elle juge que ça ajoute à son charme. A ce moment, elle sait qu'elle l'aime. Il faudra qu'elle le lui dise. Elle sait bien qu'elle ne le dit pas assez souvent. A ce momet, elle veut juste être assez naïve pour croire qu'elle en a encore le temps.

Elle pense à tout. A n'importe quoi. Pour reculer le moment où elle devra comprendre. Où elle devra voir. Où elle devra grandir. Encore grandir. Ca n'est pas vrai qu'on grandit petit à petit. On grandit par à-coups. Quleuqes fois par des rires. Trop souvent par des larmes.

Il y a un soudain brouillage dans l'espace-temps, comme victime d'un sort anto-catimini.

Plus tard, elle sera à Ste Mangouste. En face d'un homme aux yeux perçants qui lui dit des choses qu'elle n'arrive pas à comprendre. Elle secoue la tête. Bégaie un sourire. Elle a l'impression que ses larmes brouillent aussi ses oreilles.
Une femme arrive. Elle sait que c'est sa mère. Elle a les yeux fatigués sa mère. Une nouvelle cicatrice en forme de griffure sous l'oeil. Comme l'homme de la clairière. C'était la pleine lune, la "nuit" dernière.
Elle aussi, elle lui parle. Mais ses mots sont aussi muets que ceux de "yeux perçants". Elle sent juste un corps aussi maigre que le sien qui la serre contre elle. Les minutes passent. Peut-être des heures. Elle, elle ne bouge pas. Elle laisse le silence la tuer.
La femme lui tend une lettre. Elle, la fille du rêve, la prend par réflexe. Mais ne l'ouvre pas. A quoi ça sert? Elle ne sait pas lire.

Tu sais qu'il n'a aucun sens ce sujet? Very Happy


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