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 Une certaine personne

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Adel Iscarioth
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MessageSujet: Une certaine personne   Sam 27 Oct - 16:41

Café Magic Campus. Samedi 31 octobre 2009. 21h00.



Les étudiants de Poudlard avaient organisé une de leurs fameuses soirées arrache tête. Boissons à volonté, thème d'halloween décadent, musique chaleureuse et enivrante, invitations circulant jusqu'à Londres. Depuis que le climat politique s'était légèrement tendu, Adel avait remarqué que les soirées et les manifestations allaient bon train. Un élan de solidarité massive par la magie des bulles. Ou, peut-être un besoin collectif de ne pas y penser. De plus, comme la nuit était plus ou moins revenue depuis deux semaines. Tout le monde profitait à cœur joie du rétablissement climatique puisque personne n'était à même de prévoir combien de temps cela durerait.

Adel n'était pas retourné à Poudlard depuis qu'il y avait passé ses épreuves pour les ASPIC en juin et il n'aurait jamais songé y retourner de si tôt. Surtout pas côté Université. Surtout pas pour une telle occasion. Surtout pas. Mais Louange lui avait fait un chantage émotionnel rigoureux en mettant Lawrence de son côté. Tous les deux avaient balisé les deux dernières semaines d'Adel de 'aller viens, ça sera génial' et Louange était allée jusqu'à faire apparaître en caractère bleu sur la vitrine de la boutique un immense 'Nous allons à Poudlard pour Halloween! Viendrez-vous avec nous, chers clients, car Adel, lui, ne veut pas?' Tous les clients en riaient et se mirent bientôt à insister à leur tour pour s'amuser de lui qui restait, comme à son habitude, parfaitement impassible.

Ce qui avait réellement fini par le convaincre fut une phrase de son colocataire: "Si c'est pour éviter une certaine personne que tu ne veux pas y aller, je trouve cela dommage. De plus, on n'est pas sûr qu'elle y sera... et quand bien même, elle y serait, le Café Campus est assez grand pour que tu passes la soirée au Nord et elle au Sud de la salle!"

Adrian racontait n'importe quoi mais Adel céda. Il avait envie de se laisser aller. Il en avait besoin.

Louange avait hâte de parader avec son nouveau tatouage et elle avait fait l'acquisition d'une robe si ouverte dans le dos que cela flirtait avec l'indécence. Mais c'était Miss Deb. Exhibo.



Désormais, il était nigromant* perdu au milieu de la foule. Un verre à la main. Et effectivement, une certaine personne n'était pas là. Alors Adel se décontracta petit à petit. Il se laissa inviter par Louange, à une danse dont elle avait le secret. Une magnifique valse du ventre. Osée. Sensuelle. Adel ne bougeait pas et la laissait faire son numéro autour de lui sans qu'il ait même pu se libérer de son verre. Elle l'avait pris par surprise. Il avait l'habitude qu'elle cherche à le rendre mal à l'aise.

C'était gagné, il était partagé entre rire et embarras mais il fit un choix définitif entre les deux lorsqu'il leva les yeux. Soudainement. Cœur. Bat. Dessin. Train. Je t'aime. Je te hais. Ses mains. A la distance, le souvenir de son parfum vient le surprendre où il est. Quand même. Si loin. Dix mètres? Cœur. Bat. Désole-moi. Dans la foule, son visage qui le regarde. Souvenir de sa peau aussi. Douleur et silence entêté. Pile poil dans sa ligne de mire. Jo.

Adel cessa de voir la salle autour d'eux. Son cœur s'emballa. Louange sentit que quelque chose n'allait pas. La tatoueuse s'arrêta et chercha des yeux l'origine de cette torpeur. Plus loin, Adrian – qui avait vu la confrontation arriver mais qui n'avait pas pu prévenir à temps à cause de tous ses gens sur son passage – s'arrêta net à son tour pour contempler la scène. Il se mit ensuite à faire un signe à Lou qui n'en avait pas eu besoin pour comprendre. Elle se détacha d'Adel en murmurant:

- C'est elle...?

La voix de sa patronne lui rendit ses esprits.

- Oui, c'est elle, répondit-il mécaniquement sans quitter Joséphine des yeux.

Deux, trois, quatre longues secondes. Puis, tout à coup, c'est urgent. Déguerpir. Il tourna le dos à Joséphine en prenant Lou par la main afin de se volatiliser dans la foule, à l'endroit opposé à la douleur. Comme l'avait conseillé Adrian. Nord. Sud. Changer de continent. Désole-moi, Souvenir. Mais Lou ne l'entendait pas de cette façon. Elle freina subitement et obligea son apprenti à s'arrêter à son tour en tirant sur son bras.

- Je ne soutiens pas le mouvement de fuite. Barre-toi si tu veux mais je reste avec Adrian...

Et Louange tourna les talons pour disparaître Merlin sait où, en plantant Adel comme un pépin de citrouille qui ne sait pas grandir.

Cœur battant sur le rythme assourdissant de la musique du Café Campus.

* Je n'y arriverai pas... *


Spoiler:
 

[PV]



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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Lun 29 Oct - 6:28

Elle l’avait torturée à coup de brosse à cheveux, l’avait obligé à s’habiller en tenue de soirée et à mettre des chaussures à talon qui au bout de quelques mètres de marche s’avérèrent trop petites.

- J’ai mal aux pieds Misis ! gémit Jo qui s’était arrêté en plein milieu du parc, laissant son amie avancer.

Cette dernière leva la main pour lui faire comprendre qu’elle n’en avait rien à faire. Jo la foudroya du regard, même si elle ne pouvait pas la voir. Isis rentra dans le Café Magic Campus juste après s’être retournée une dernière fois et crier :

-Allez, dépêche toi ou je viens te chercher !!

Jo fit une grimace et l’imita en levant les yeux au ciel.

-J’ai froid aussi, murmura t-elle pour elle seule.

Elle resserra sa cape autour d’elle. Quelle idée de lui faire mettre une jupe qui arrive aux genoux par ce temps. Comment avait elle pu se laisser embarquer la dedans ?? Oui d’accord, elle avait envie de se changer les idées, de se détendre, d’oublier… mais si on ne l’avait pas poussé, elle ne serait pas là en ce moment.
Jo entra dans le Café. Elle chercha Isis du regard mais elle était introuvable. Et vu le monde, c’était quasi mission impossible de la retrouver. Elle alla s’assoir au bar, retira sa cape et en profita pour défaire ses chaussures discrêtement.


-Un verre de Whisky-Pur-Feu s’il vous plait !

A peine dit, à peine servit. Jo regarda les gens danser sur la piste. Elle soupira et regarda le comptenu de son verre.

-A la tienne

Jo se retourna vers un jeune homme brun qui devait être un peu plus agé qu’elle.

-C’est pas terrible de boira ça comme ça, lui dit il avec un sourire charmeur.

La jeune fille fronça les sourcils.

-Et ça se boit comment ?

Le garçon s’assit et se pencha vers elle. Jo recula un peu.

-Déjà, on ne boit jamais seule et on rajoute ça.

Il sortit de nulle part un petit cube, pas plus gros qu’un morceau de sucre, de couleur mauve. Jo posa son verre sur le comptoir se tourna pour regarder les personnes présentes.

-Euh… non merci ça ira… De toute façon j’attends des amis… mais… merci quand même.

-A ta guise.

Il lui fit un clin d’œil, puis s’en alla. Jo lui fit un sourire bref et tourna la tête vers la piste de danse. Elle ne vit pas que juste avant de partir que le grand brun bizarre laissa tomber son cube dans son verre. Non. Elle regardait ce qui se passait autour d’elle. Elle entendait les rires, les conversations fortes, la musique assourdissante. Les tables étaient toutes prises, la piste de danse bondée. Elle reconnu un peu plus loin la touffe de cheveux d’Isis. Elle prit son verre et sauta de son siège assez haut pour remettre ses chaussures. Au moment d’enfiler la deuxième elle leva la tête pour voir si son amie était toujours là lorsqu’elle le vit. Aussitôt des flashs de leurs instants passés ensemble vinrent lui envahir l’esprit. Son cœur cessa de battre. Tout se passait au ralenti. Sa silhouette, son visage, son allure… rien n’avait changé.

Une femme dansait très près de lui et Jo ne put s’empêcher de penser qu’elle était trop près. Elle était là fige, incapable de parler et de bouger. Le dernier mot qu’Adel eut pour elle lui revint en mémoire. « Dégage ». Pincement au cœur.
Il releva la tête et la vit à son tour. De toute évidence, lui non plus ne s’était pas attendu à la voire ici. Jo n’arrivait pas à détacher son regard de lui, comme envoutée, comme si elle venait de retrouver son chez elle. Puis soudainement il tourna les talons et entraina la fille avec lui. Sans réfléchir, la jeune fille défit la seule chaussure enfilée et se fraya un chemin dans la foule pour le rattraper.


-Pardon… pardon, excusez moi… j’aimerais passer… pardon.

Elle avait mal au ventre. Il fallait qu’elle lui parle. Qu’il soit juste près d’elle. Il fallait qu’il lui prouve que ce n’était pas un rêve, pas une illusion, qu’il était bien vrai. Elle poussait les personnes sur son chemin, et se faisait pousser. Elle ne le voyait plus mais elle continuait tout droit. Finalement, après avoir passé un groupe de filles occupées à piailler, Jo se retrouva à un mètre de lui. Elle s’arrêta. La jeune femme qui semblait maintenant agacée, vu ses lèvres pincées, venait de partir.

-Adel, réussit elle finalement à articuler. Reste, s’il te plait.

Ses lèvres tremblaient, ses jambes aussi. Elle avait chaud et devait ressembler à une écrevisse. Il lui tournait le dos.


-Adel…

Elle leva sa main libre, la laissa quelque secondes dans le vide, hésitante, puis la posa sur l’épaule du jeune homme. Non… ce n’tait pas un rêve. Elle pouvait le toucher… Jo ferma les yeux… Elle revoyait sa peau moite, se yeux posés sur elle, elle se voyait la tête dans son cou en train de s’imprégner de son odeur et laisser ses mains se promener sur son corps.
Elle n’arrivait plus à parler. Elle fit le tour, ne rompant pas le contact, pour pouvoir l’avoir en face d’elle.
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Adel Iscarioth
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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Sam 3 Nov - 23:02

Comme elle était devant lui, il devait bien lever la tête. Fini de regarder ses pompes comme un gamin. Oser lever le visage et absorber au plus profond ce mélange de haine et d'amour qui se consumait quand il repensait à elle. Pourquoi la détestait-il autant? Parce qu'il l'aimait. C'était très basique un Adel amoureux.

Je te hais de me rendre si amoureux, de gâcher toutes mes nuits, d'y être endormie dans chaque pensée entre un regret et un espoir, d'avoir envie de toi autant que de fuir à l'autre bout du monde quand tu m'approches. Je t'aime aussi parce que je te hais tant. Joséphine, qu'est-ce que tu m'as fait?

Sa main sur son épaule l'empêcha d'aller plus loin. Elle y était pourtant posée avec douceur. Il la laissa se placer face à lui sans réagir. Il finit par lever les yeux. Les plonger dans les siens pour lui offrir cette haine. Sans retenue. Lui faire mal d'un regard en plein coeur. Car à cet instant, oh Merlin, comme il la méprisait encore pour ce qu'il avait pris pour une trahison. Son dernier mot pour elle avait été 'dégage'. Soit. A ses yeux cela n'était pas assez. Il aurait voulu trouver pire pour la blesser plus. La blesser autant qu'il s'était senti blessé d'avoir compris qu'on se jouait de lui dans son dos. Ce n'était pourtant pas compliqué... honnêteté.

Son regard devint glacial. Dans sa vue panoramique, Adel sentit qu'Adrian se plaçait de façon à pouvoir intervenir en cas de pétage de plombs. Non. L'eau dormait. Adel était calme, respirait calmement. Seuls ses yeux bleus étaient de glace. Il n'était pas dupe des sentiments qui s'affrontaient en lui, alors il prit le pli de rester en retraite dans ses mots et dans son comportement.

- Je vais y aller... dit-il en soulignant non pas un effet de détermination mais de prévention: "je vais y aller. Ca vaut mieux sinon je vais tout gâcher."

Gâcher quoi?

* Je ne sais pas... si je reste je n'y arriverai pas... Je n'y arriverai pas. *

Pas 'quoi', Adel? Pourquoi ton cœur s'enflamme?

* Je n'arriverai pas à éviter la question stupide. *

Quelle question?

* Je n'y arriverai pas. Point. Et je vais m'énerver. *



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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Dim 4 Nov - 12:23

Il leva les yeux. Ce qu'elle put y lire dedans la retourna. Jamais encore, même la dernière fois qu'ils s'étaient vu, il lui avait fait ce regard là. C'était plus fort. On pouvait y voir toute la haine qu'il pouvait ressentir pour elle, tout son ressentiment. Tout ça vint lui faire le même effet qu'un poignard planté en plein cœur. Elle avait l'impression qu'il avait cessé de battre et que par moment le poignard se retournait dans sa plaie.

" Je vais y aller..."

Alors... elle l'avait vraiment perdu? Perdu définitivement? Il ne voulait vraiment plus la voir, lui parler, plus rien? Tout était vraiment fini? Il la haïssait vraiment?

Ses yeux la brulaient. Puis finalement ils laissèrent échapper des larmes qu'elle n'arrivait pas à contrôler, à arrêter. Elle les baissa, elle n'arrivait plus à le regarder en face. Elle sen voulait de ce qu'elle avait fait... enfin pas fait. Elle n'arrivait pas à se dire qu'il avait fait une croix sur elle, alors que elle l'aimait toujours, l'aimait plus fort.


- S'il te plait, dit elle en levant la tête. Accorde moi quelque minutes... Laisse moi t'expliquer ce qu'il s'est passé.

Elle avait laissé sa main descendre le long du bras d'Adel pour retrouver sa main qu'elle pressa légèrement. La musique, les rires autour d'eux lui donnait mal à la tête. Elle ne distinguait plus les personnes autour d'elle. Elles n'étaient que des silhouettes floues, sans visage. Seul Adel avait une forme distincte. Elle se sentait mal, oppréssée. Un autre regard comme il lui avait fait aurait pu la tuer.
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Adel Iscarioth
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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Dim 4 Nov - 15:22

Lorsque la main de Joséphine descendit le long de son bras, ce fut épidermique: Adel finit par la repousser sèchement en se dégageant d'un mouvement franc du coude. Comme si elle venait de le brûler et qu'il ne pouvait plus tenir la douleur. Néanmoins, il détourna les yeux d'elle comme s'il voulait lui cacher combien cela lui coûtait de la bannir d'un de ses cinq sens.

- Je t'ai demandé de me justifier quelque chose? Non.

Adel dut lever un peu la voix pour qu'elle passe au-dessus de la musique. Petit à petit, leur environnement reprit sa forme et il se rendait compte de l'endroit où il se trouvait. Il leva la tête au dessus d'elle pour regarder la salle. Tout le monde vivait sans se soucier de ce qu'il se passait ici. Pourtant, ce que l'apprenti tatoueur ressentait aurait pu faire trembler chaque parcelle de pierre du café campus s'il n'apitoyait pas son esprit à prendre le dessus sur sa fougue. Il croisa cependant le regard apaisant et rassurant de Lawrence, son colocataire qui par sa présence lui signifiait que quoi qu'il arrive, il serait là. Et dans la ligne de mire, au second plan, il y avait Louange qui lui adressa un regard qu'il décoda en un soupir: "continue de faire le con et je te vire."

Alors, ce fut un autre long soupir qu'il laissa s'échapper d'entre ses lèvres.

* Je n'y arriverai pas... *

Il tourna le dos à Jo, enfonça ses mains dans ses poches et commença à marcher vers le bar sans l'inviter à le suivre. Après trois pas, il se retourna et lui demanda par dessus l'épaule et d'un ton neutre:

- Je n'ai pas envie que tu me racontes tes galipettes avec Eden mais si tu veux boire quelque chose pour me dire ce que tu as fait ces six derniers mois, je... enfin... tu veux boire quelque chose?

A nouveau, il se détourna d'elle et continua son chemin vers le bar pour la laisser le suivre si elle en avait envie.



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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Lun 5 Nov - 18:33

Lorsqu'Adel se dégagea, Jo sursauta. Elle aurait du s'y attendre en même temps. Mais elle n'avait pas réfléchi. Elle cherchait le contact par le toucher avec lui par habitude. Lorsqu'ils étaient ensemble, elle avait toujours besoin de le sentir près d'elle. Il fallait qu'elle le touche, qu'elle sente ne serait ce qu'un centimètre de peau ou qu'elle tienne un peu de ses vêtements entre ses doigts sinon elle se sentait seule et complètement nue. C'était une habitude... mais maintenant, elle ne pouvait plus faire ça. Elle n'en avait plus le droit, ils n'étaient plus ensemble.

- Je t'ai demandé de me justifier quelque chose? Non.

Jo baissa les yeux. ça lui rappelait le nombre incalculable de fois où ils s'étaient disputés.. où le ton montait. Elle le regarda s'éloigner. Elle était persuadée que c'était la dernière fois qu'il lui adressait la parole... qu'elle n'aurait plus d'occasion de lui parler, que tout était fini. Elle était prête à partir, à tourner les talons, à s'éloigner le plus de lui pour... pour s'éloigner... Elle passa sa main sur ses yeux pour y sécher ses larmes et commençait à se repérer dans la salle pour pouvoir sortir au plus vite lorsque contre toute attente il lui demanda de prendre un verre avec lui tout en lui donnant des nouvelles de ces derniers six mois. Jo hocha la tête en guise de "oui", même s'il ne pouvait pas le voir et le suivit jusqu'au bar. Elle se fraya un chemin dans la foule, se fit marcher sur les pieds, sans chaussure ça fait encore plus d'effet..., puis finalement s'assit sur une chaise haute à côté d'Adel. Elle leva son verre pour montrer qu'elle en avait déjà un et but une gorgée avant de se lancer... le goût était bizarre non?

- En fait, il n'y a pas grand chose à dire. Après... Enfin... une fois avoir passé les examens d'entrée à l'université je suis retourné en Italie. J'ai terminé mon année là bas, puis ensuite je suis allé chez mon grand père en vacances. Tu sais... la maison ... près du lac...

Il savait, il y avait été venu l'été d'avant.

- Et euh... je suis revenu ici lorsque le cours ont commencé. Mon père a été de nouveau muté en France. Normalement je n'aurais pas du revenir ici... enfin tout ça pour dire qu'il m'avait trouvé un petit appartement à Pré-au-Lard, mais je m'y sentais trop seule donc... maintenant je vis chez Isis... enfin la tutrice d'Isis. Il ne s'est rien passé d'exceptionnel...

Ce qu'elle ne dit pas c'est que déjà en mai elle savait que son père avait retrouvé son poste à l'ambassade d'Irlande en France et que normalement elle aurait dû étudier là bas, mais elle pensait à cette époque rester en Angleterre pour ne plus être aussi loin d'Adel. Ironie du sort...

Elle rebut une gorgée... ça brulait un peu l'estomac quand même ce Whisky... puis elle reposa son verre et le regarda dans les yeux.


- Et toi? Tu as fait quoi?

Jo connaissait déjà la réponse. Enfin... elle entretenait une correspondance régulière avec Winnie, une des sœurs du jeune homme, qui lui donnait des nouvelles. Elle savait donc qu'il avait arrêté ses études et qu'il était devenu l'apprenti d'une tatoueuse sur Londres et d'autres "petites" choses. Mais, elle ne voulait qu'il sache qu'elle savait tout ça. Soit il l'aurait pris pour une psychopathe ou soit il lui dirait qu'elle n'avait plus à se mêler de s vie privée maintenant. Enfin.. c'est peut être ce qu'il dirait... Maintenant, elle ne savait plus ...
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Adel Iscarioth
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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Mar 6 Nov - 21:08

Joséphine rejoignit Adel au bar.
Joséphine parlait. Mais Adel n'écoutait pas.
Il avait du mal à écouter les mots qui sortaient de sa bouche. Il les écoutait mais ne les entendait pas. Il y avait la bouche de Joséphine qui l'empêchait de se concentrer. Parce que lorsqu'il regardait cette bouche former des phrases appliquées, cela le replongeait dans des instants où cette même bouche formait des soupirs au-dessus de lui ou près de son oreille.

Comment l'écouter sans y repenser? La maison près du Lac? Mais le fait-elle exprès, nom d'une Goule? Adel frissonna et cacha cette réaction en faisant mine de réajuster son tabouret haut.

Le lac...

Flash-back - Eté 2008 - Juillet


L'orage tonne, il joue la seconde voix d'une Traviata enrouée et flippante. Adel et Joséphine courent sous les gouttes de pluie grosse comme des calos. Ils essayent de rejoindre la maison du grand-père de Joséphine avant l'heure du départ. Départ pour la ville. Soirée théâtre suivie d'un bon restaurant.

La famille de sa petite amie française avait prévu une sortie au théâtre avec ceux qui seraient rentrés de leurs occupations quotidiennes, à l'heure. Cet après-midi-là, Joséphine avait décidé d'apprendre à Adel la façon dont les moldus pêchaient. Devant l'enthousiasme débordant du jeune homme, elle dut changer ses plans et favoriser une baignade et des jeux d'eau à quelques kilomètres de promenade de la maison.

La pluie les chassa du repère qu'il avait trouvé. Au moment de rentrer, éboulement sur le chemin à cause des gouttes diluviennes... lorsqu'ils furent arrivés, Jo et Adel trouvèrent la maison vide avec un mot posé sur le guéridon de l'entrée:
"On vous avait prévenu... nous vous avons attendu pourtant. On vous racontera demain matin. Il y a de quoi manger sainement dans le frigo. Ne laisse pas le jeune sorcier se servir du four à micro onde. Nous avons déjà la bouilloire électrique à changer... nous ne pouvons pas refaire tout le mobilier. Grand-père"

- Qu'est-ce qu'il dit? Avait demandé Adel en voyant le sourire de Joséphine naître par-dessus ses traits malicieux.
- Oh, non, rien, cacha-t-elle en repliant le mot, ils ne nous ont pas attendu.... on doit se débrouiller.
- Pas de spectacle?
- Non...
- Juste toi et moi...?
- Juste toi et moi.

Il devait y avoir eu une étreinte, puis un baiser suivi d'une caresse sur l'épaule... et le mot était tombé sur le sol sur lequel gouttaient les deux jeunes amoureux. L'orage n'avait pas envie de s'arrêter, il opérait en complice jusque tard dans la nuit pour recouvrir de sa tourmente, les soupirs des deux jeunes gens. Lune rouge.

Fin du flash-back (à suivre...)


Je n'y arriverai pas.
Il le savait très bien mais il tâchait de tenir.

La demoiselle était déjà servie. Whisky pur feu. Folle. Il commanda un verre de Champagne à la violette. Il ne pouvait ingurgiter que cet alcool sans être écoeuré. Alcool découvert un an plus tôt à l'anniversaire de Jo. Elle parle. Adel fait tout pour regarder ailleurs. Il suit des yeux le serveur qui prépare son verre. Il ne peut pas l'écouter et la regarder en même temps. Elle habite chez Isis. Isis? Tiens, comment va-t-elle? Adel n'avait plus eu de nouvelle la concernant depuis qu'il s'était séparé de Jo, en mai. Il ne demanda pas de news de celle qui était l'Iccam de la Rose et dont il ignorait les dernières mésaventures.

Jo semble avoir terminé de parler, pourtant il ne réagit pas plus que cela.
Il prend son verre et boit une gorgée avant de le reposer pour le faire rouler machinalement entre ses paumes de main. Ses yeux sont perdus dans ce manège, comme absorbés par ce mouvement circulaire.

- Mmm... tu reprends tes études, fit-il.

Traduction peut-être? Pour ceux qui ne parlent pas le Adel aussi bien que Joséphine.
Le ton qu'il avait pris supposait un léger reproche. Alors la phrase entière aurait été: "Tu reprends tes études maintenant que j'ai décidé d'arrêter les miennes. Quand je suis là, tu pars. Quand je pars, tu reviens... Le drame de notre vie, non? Nous nous croisons sans nous rencontrer. Nous nous rencontrons finalement, et c'est pour le clash. Comme c'est ironique... à moins que tu le fasses exprès." Ca en dit des choses un Adel silencieux, n'est-il pas?

- Moi, j'ai arrêté, conclut-il sans savoir si Jo est au courant ou pas du chemin vers lequel il s'est dirigé. Dessin sur le corps.



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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Mer 7 Nov - 19:11

Le décodeur de langue Adeliene se mit en marche. C'est fou comme aussi peu de mots peuvent en cacher d'autre. Mais c'est toujours comme ça avec Adel ou presque toujours. Il ne dit pas clairement quand quelque chose l'énerve ou ce qu'il pense. Même s'il ne lui avait jamais dit, elle savait qu'il n'approuvait pas son année en Italie. Elle aussi ne voulait pas s'éloigner de lui mais en même temps ses parents lui avaient fait comprendre que des chances comme ça, elle n'en aurait pas trente six milles dans sa vie et puis elle pouvait toujours revenir pour les vacances. Mais après son départ tout était parti en patacitrouille...

Et... Il ne la regarde pas quand il parle. Elle le révulse tant que ça? Elle se force à sourire, le résultat doit être pitoyable parce que de nouveau, elle est au bord des larmes.


- J'ai... en fait... je sais que tu as arrêté les études. Je demande de tes nouvelles régulièrement... Tu me m...

Jo a un blanc. Elle regarde Adel fixer son verre.

- Non... laisse tomber...

Elle tourne la tête à l'opposé du jeune homme, ses lèvres tremblaient, elles ne voulaient pas qu'il le voit. Elle voit des élèves rentrer dans le café en courant. C'était un couple. Ils rient. Ils on serré leur vêtements autour d'eux. Jo les entend dire à un groupe d'amis qu'il y a un vent pas croyable dehors. Jo inspire fort en fermant les yeux, puis expire. Elle se retourne vers Adel, son mouvement de tête brusque, elle a un léger vertige. Et ce drôle de goût dans la bouche... qu'est ce que c'est...

- Tu es avec quelqu'un en ce moment?

Au même instant, l'orage gronde. ça fait un tel bruit que pratiquement toute la salle se fige sur place. L'éclair avait éclairé le parc juste une secondes. La salle repart. Apparemment tout le monde est contant. Le temps qu'il fait dehors cadre bien avec le thème de la soirée. La fête reprend de plus belle. Tout le monde à levé son verre comme pour rendre hommage à l'orage. Le regard de Jo est toujours posé sur Adel mais, elle est restée bloquée sur ses mains. Elle les regarde, elle a oublié sa question. Elle n'est plus dans ce café. Elle est dans la maison de son grand père, la Bastide.

Ils ont passé la journée en balade. Ils devaient aller pêcher mais finalement ça n'a pas plu à Adel. Ils sont allé un peu plus loin et se sont amusé dans l'eau. Ils sont rentré, il pleuvait des cordes mais il n'y avait personne à la maison. Un mot, un sourire, pas de spectacle, juste toi et moi, une étreinte, un baiser. Ils sont trempés. Jo prend Adel par la main et le fait monter à l'étage et entrer dans sa chambre. Si son père l'apprenait... Elle sort des serviettes de sa commode. Elle en met une dans les mains d'Adel, déplie l'autre et la met sur la tête du jeune homme. Elle relève la serviette et lâche un "bouhh" comme on fait aux enfants lorsqu'on les habille. L'orage gronde. Jo passe la serviette sur son visage, elle l'embrasse. Elle lui sèche le cou, elle l'embrasse juste en dessous de l'oreille. Elle s'attarde un peu. Il porte un t-shirt, elle lui sèche les bras et les embrasse tous les deux un peu plus haut que le coude. Elle se recule et le regarde dans les yeux. Son cœur bat très vite, il est près à lâcher.

L'orage gronde de nouveau. Elle est de nouveau dans le café à Poudlard Uni. Elle se sent vaseuse. Elle ne sait pas comment, mais sa main est arrivée sur celle d'Adel.
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Adel Iscarioth
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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Mer 7 Nov - 20:34

L'orage sévit et ramène dans la salle tous les étudiants qui étaient allés faire un tour près du lac pour fumer, boire, ou faire ces jeux qu'on fait le soir d'Halloween. Tous se réfugient dans le Café Magic Campus. Une seule personne a une terrible envie de s'en aller affronter l'orage. Adel Iscarioth.

- Quelqu'un? Répète-t-il distrait par un éclair ou abasourdi qu'elle lui pose la question.

Il réfléchit à la dernière fois qu'il a eu quelqu'un. Ca remonte. Est-ce que cette question intéresse vraiment Joséphine? Adel lève son visage vers elle pour lui témoigner son effarement mais voilà qu'elle semble être perdue dans des pensées. Nostalgiques selon lui. Son œil est flou et presque machinalement, elle pose sa main sur la sienne. Alors il cesse de jouer avec son verre un instant. C'est maintenant un regard égaré qui colore ses yeux bleus.

* A quoi elle joue, là? *

Il lève son verre de la main sur laquelle celle de Jo est posée pour boire une gorgée. Le contact est rompu. Il repose le verre nerveusement.

- Non.

Il n'allait pas lui développer les séquences de sa vie depuis elle. Après avoir appris qu'elle avait passé deux mois avec Eden en Italie, Adel avait dû s'envoyer la moitié des filles potables de l'école. Il n'arrêta son petit manège que lorsqu'il fut écoeuré. Fondu dans le travail, les Aspic devinrent son sauf-conduit vers un monde plus équilibré. Jusqu'à Louange, à la fin du mois de septembre, il n'avait plus touché ou regardé une fille. Louange avait développé une certaine affection pour son apprenti. Ils entretenaient une relation privilégié et respectueuse ou leur seul contact consistait à dormir ensemble. Miss Deb avait beau avoir l'âge qu'elle avait, aux yeux d'Adel, elle n'était qu'une jeune fille. Mais jusqu'à là, sa tête n'avait toujours été remplie que de Joséphine. Rien ne pouvait la lui faire oublier.

Pour s'en soigner - parce qu'il avait décidé que ce qu'il lui arrivait était une maladie dont il devait se soigner - il avait décidé, au début de l'été, de s'interdire toute relation tant qu'il ne se sentait pas 'réparé'.

Debout face à elle, Adel ne bouge pas. Il la suit des yeux en souriant doucement quand leurs regards se croisent. Il la laisse appliquer la serviette de bain sur lui. Un long moment où le temps égraine ses secondes délicates.

Il finit par déplier celle qu'on lui a tendue, entoure les épaules de Joséphine. En la consultant d'un nouveau regard, ses doigts s'affairent délicatement à ouvrir les boutons de son petit chemisier sans manche. Caché derrière un long baiser, il ôte l'épave de chemisier qui tombe au sol et sèche de caresses et de coton la peau de la jeune fille.

Au rythme de l'orage, leur baiser s'intensifie et c'est étrangement assis l'un sur l'autre et sur le lit qu'on les retrouve quelques minutes plus tard. La peau de Joséphine luit encore par endroit où l'eau de ses cheveux suinte un peu. Sa poitrine nue pressée contre la peau humide du buste d'Adel comprime l'air qui les sépare au point de les rendre Un. Il garde ses lèvres emprisonnées entre les siennes sauf au moment où surpris par son profond désir et le chemin qu'ils empruntent, il lui murmure impressionné, souriant avec chaleur et sans rougir:


- J'ai peur...

Like a Star


Un éclair fend la salle. Un carreau vibre et éclate. Quelques hurlements de peur. Quelques rires. Quelques sortilèges fusent. La vitre est réparée. La musique reprend.

* Je n'y arriverai pas... *

Adel jette cinq noises sur le comptoir. Il se lève. Prend la main de Joséphine et l'attire vers la sortie. Il la tire derrière lui presque violemment. Tant pis pour les vêtements humides. Marche vers la commissure d'un chemin qui sourit entre la forêt et le lac noir. Pluie. Orage. Il demande aux éléments de recouvrir sa voix parce qu'à présent, c'est remonté très haut, il crève d'envie de s'exprimer, de crier. Et il crie.

- Putain!! Tu fais chier! Tu sais combien de fois je me suis repassé cette scène dans la tête? Celle où je t'imagine avec Lui qui te fait l'amour, où tu murmures son prénom à la place du mien? C'était plus un jeu si tu me trompais avec l'Amour! Si tu me cachais la vérité! Je te déteste de m'avoir pris pour un con! Ca coûtait quoi?! J'aurais pété un câble, on se serait disputé, c'est sûr... mais au moins, tu m'aurais dit la vérité tout de suite... je sais pas... je l'aurais pas apprise par ce bouffon! Je... maintenant, je veux juste que tu me fiches la paix! Tu passes la soirée avec tes copines, moi je vais rentrer, c'était une connerie de venir.



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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Mer 7 Nov - 23:17

Jo sort complètement de sa transe. Adel lui prend la main et la tire vers l'extérieur. Elle a eut juste le temps d'enfiler ses chaussures qui étaient au pied de sa chaise. Le vent souffle fort dehors. Il pleut. Il fait froid. Jo a mal à sa main emprisonne par celle d'Adel. Il l'emmène sur un chemin près de la forêt et du lac. Il s'arrête et crie. Il se lâche, il lui dit ce qu'il a sur le cœur.

Elle ne dit rien, elle le laisse parler. Cette fois les larmes sont bel et bien là mais elles se confondent avec les gouttes d'eau qui tombent du ciel. Tout ce qu'il lui dit, elle sait que c'est enfui quelque part en lui depuis des mois, qu'il ne la raconté à personne ou presque. Même si elle s'en doutait fortement déjà avant, elle est certaine maintenant à quel point elle l'avait fait souffrir. Elle se met à sangloter, elle prend chaque phrase comme un coup de poing... un coup de poing bien mérité. Il veut partir... elle ne veut pas... Elle parle fort essayant de recouvrir les bruits de la véritable tempête qui s'abat sur le château.


- C'est ton nom que j'ai murmuré! Contrairement... contrairement à ce que tu penses, je ne me suis pas jetée dans ses bras au bout de deux jours. On s'était encore disputé... tu étais loin, je me sentais seule... Le peu de fois où on l'a fait, c'était à toi que je pensais. J'ai... j'ai mis un terme à ça parce que... c'est toi, c'est toi que j'aime. Eden c'est fini! C'est fini depuis le jour où tu m'as invité à danser sans qu'il y ait de musique...Si je ne te l'ai pas dit... c'est parce que j'avais peur que tu le prennes mal et que tu ne veuilles plus de moi parce que je sais que tu ne Le supporte pas... mais au final, c'est le même résultat... J'arrive pas à me passer de toi. J'arrive pas à t'oublier. Et je veux pas...

Elle pleure, c'est tout ce qu'elle sait faire. Elle se sent mal, son cœur est serré, les vertiges reprennent de plus bel. Elle s'avance vers Adel. Il va surement la rejeter mais elle essaye quand même. Et, elle en a envie. Si ça se trouve ça sera la dernière fois qu'elle pourra le faire.

- Tu me manques.

Et elle l'embrasse. Ce baiser,ce chez elle, ça fait tellement longtemps qu'elle n'y a pas goutté qu'elle en a mal au ventre.

Elle lui passe la main sur le visage et le regarde. Lui sourit en retour.


- Moi aussi... moi aussi j'ai peur. Mais tu es là.

Elle le regarde encore, ne s'en lasse pas. Elle baisse ses yeux vers ses lèvres puis les remonte, comme si elle demandait la permission puis les capture de nouveau. Elle est a fleur de peau. La moindre parcelle de peau en contact avec celle d'Adel, la chatouille. Ses fourmis dans les doigts recommencent. Elle resserre son étreinte. Sa bouche glisse jusqu'au creux des son cou. Ses mains descendent le long de son torse. Puis finalement elle s'écarte, s'assoit à même le lit et demande à Adel à travers un regard de venir la rejoindre.
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Adel Iscarioth
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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Jeu 8 Nov - 18:27

HJ: Je déteste ce message. Il est très mauvais. Rassure-moi... :-(

...Il se tourne vers elle pour lire dans son regard brun l'invitation qu'elle lui adresse. Son cœur doit tonner si fort qu'il finit par renverser toutes ses craintes et les faire rouler sous le lit. Perdues dans l'ombre bleue de la chambre. Avec incertitude, Adel coulisse sur Joséphine qui s'allonge tout doucement. Comme un jeune serpent qui va chercher une morsure charnelle sur la peau blanche de sa victime, il évolue le long de son corps, éparpille quelques baisers sur sa hanche, son ventre, son buste, un sein, son cou, ses lèvres. L'une de ses mains reste sur sa joue et ses yeux accaparent les siens tout le temps que durera l'instant ultime. Il surveille dans son regard la moindre variante qui lui dise d'arrêter, il écoute sa respiration qui se répercute sur ses lèvres, tout prêt, pour se retirer d'elle si un soupir le lui demandait. Quand il est en elle, il reste un moment ainsi sans plus bouger. Il aimerait lui dire qu'il l'aime mais ces mots-là le tétanisent. Il les retient mais un baiser le lui dit à sa place. Un jour, il lui dira...

Son corps trouve naturellement la façon d'étreindre celui de Joséphine et de s'abandonner à elle. La tempête le rassure car elle efface les murmures qu'ils prononcent malgré eux, les halètements et les soupirs. Pourtant, chaque soupir de Jo près de son oreille le fait tressaillir comme jamais.

L'orage continue de les accompagner... et même quand tout s'arrête, Adel ressent toujours sur lui les frottements de leurs corps. Jambes. Ventre. Bras. Mains. Tout vibre. Tout se calme. Essoufflé, étonné, enflammé. Amoureux.

Il reste sur elle, la regarde longtemps en lui souriant. Il l'embrasse en se disant qu'il ne l'a jamais trouvé aussi belle... il le lui dit avec des mots car tout ce qu'il pense ne reste pas toujours et irrémédiablement enfoui en lui.


- Tu es belle, Joséphine. Ma Joséphine.

Il aime l'idée d'être à elle et qu'elle soit à lui. Ce lien de possessivité marque aussi le début des maux qui les accableront. Mais pour le moment, tendrement, il replonge dans les bras de la jeune fille, en se calant à côté d'elle et la serrant amoureusement pour qu'il ne lui prenne pas l'envie de tomber du lit... Adel savait très bien qu'elle en était capable... il avait très bien intégré le fait qu'il sortait avec une catastrophe ambulante. -_-"

Toutes ces sensations, ces souvenirs sur lesquels il faut tourner des pages, tout ça lui manque mais il voudrait qu'elle cesse de rouvrir les brèches.

Cette tempête devient de plus en plus violente. Adel ne sait plus si le vent les chasse ou les protège. Il reste stone lorsqu'il entend les révélations de Joséphine. Il est au bord d'en mourir quand elle l'embrasse. Ce n'est pas l'orage qui s'intensifie, c'est son cœur qui est mis au supplice. Au coin de sa bouche, il sent les larmes salées de Jo. Il fronce les sourcils parce qu'il faut qu'il décide de la repousser maintenant... ne pas céder. Ce n'est qu'une illusion. C'est tellement dur de ne pas se faire avoir par le contexte.

Il la serre dans ses bras qui font rapidement le tour de Joséphine. Il fait si froid et si chaud à la fois.

Sa bouche accepte la prise en otage... une invasion de souvenirs le percute tout à coup... il ne peut pas pardonner... il ne peut pas ne plus l'aimer... Il ne peut rien réfléchir quand il est si prêt d'elle. Il recule doucement, sans trop la bousculer. Il se rend compte qu'elle est vraiment pâle. Ivre?

Avec douceur, il doit mettre un terme à tout ça. Ce n'est qu'une illusion.

- Je ne peux pas... lui avoue-t-il. C'est trop tard.

Il s'écarte complètement. Son regard est désolé.

- Viens, je te ramène à l'intérieur... et puis je rentre.



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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Ven 9 Nov - 6:26

HJ : ah si moi j'ai très beaucoup aimé ! Mon post est un peu bizarre... à mon tour de ne pas être totallement satisfaite!

Elle l'a là dans ses bras. Il la serre fort contre lui. Ce qu'elle pouvait aimer ça. Elle est un peu au dessus dans le lit, plus proche du mur. Elle a collé sa joue sur le haut de sa tête et caresse ses épaules du bout des doigts. Elle sourit dans le noir. Elle est tellement bien. Son bas ventre lui fait encore mal mais elle n'y pense pas. Elle oublie la douleur...Elle est différente maintenant... Son cœur battait fort encore dans sa poitrine. Elle sent le souffle d'Adel caresser son bras. Elle ne sait pas pourquoi mais une larme coule sur sa joue. Elle est heureuse et aime être Sa Joséphine. Aime être à lui... De toute façon, elle n'a pas envie d'être à quelqu'un d'autre. Elle soupire... Elle n'arrive pas à croire que tout soi si parfait. Elle l'embrasse sur le haut du front.

- Adel?!... Je t'aime, chuchote-elle.

Puis, elle redescend dans le lit et se met un peu plus bas que lui. Elle se redresse un peu et tire un peu brusquement le drap qui s'est retrouvé pendant la tempête au niveau de leurs genoux... un peu brusquement... elle a envie de retrouver les bras du jeune homme le plus vite possible, mais dans sa hâte elle donne à Adel un coup de coude dans le nez, pas trop fort... mais assez pour faire mal.

-Oh!!! Je suis désolée!!! Je voulais... Oh pardon! Tu as vraiment si mal? Laisse moi regarder!

Et oui... Espérons qu'il avait bien intégré le fait qu'il sortait avec une catastrophe ambulante ^^

Ce sentiment de quiétude, elle le retrouve brièvement. Il la serre dans ses bras, elle l'embrasse, il est près d'elle. Pendant quelques secondes elle oubli tout. Ce qu'il s'est passé en Italie, leurs disputes, leurs infidélités... tout... Elle se sent vraiment légère mais bien qu'Adel en soit la cause, ce n'est pas la seule. Elle se sent un peu trop légère.

Finalement il s'écarte d'elle. Jo à comprit rien qu'en lisant sur son visage. C'est réellement fini... Elle a froid maintenant. Elle ne veut pas rentrer. Elle s'accroupi et prend sa tête dans ses mains. Elle se sent flotter. Elle sait que Adel est à coté d'elle mais elle n'a pas mal. Ses pupilles sont devenue violettes. Son corps est gelé mais elle n'a pas froid. Elle lève la tête vers son ancien petit-ami et lui sourit. Pas un sourire timide ou forcé, non, un vrai sourire... Elle se relève avec énergie.


- Tu entends les oiseaux? On se croirait en Ariège non?

Elle enlève ses chaussures et se met à danser toutes seule.

- Un, deux, trois,nous irons au bois, quatre, cinq, six cueillir des cerises, sept, huit, neuf... j'sais plus après! Oh regarde les nénuphars! Ils sont jolis!

Elle court vers la rive du lac, met ses pieds dans l'eau et se retourne vers Adel.

-L'eau est bonne!

L'eau est gelée.

- Allez! Je suis sure que tu n'es pas cap d'y aller tout habillé! Si tu le fais, je promet de ne pas dire à mon grand père que c'est toi qui a cassé le micro-onde.

Jo avance dans l'eau jusqu'à ce qu'elle lui arrive aux hanches et enlève son haut. Elle va pour le jeter sur la rive mais comme elle est très douée, tout retombe dans le lac. Elle se met à rire en mettant la main devant sa bouche.

- Oh regarde le nénuphar tout violet!!

Elle brandit fièrement une algue verte... et attache ses cheveux avec. Non elle n'est pas folle. Elle se sent bien. Le petit sucre mauve l'a emmener dans un petit monde où tout va pour le mieux. Elle est avec Adel en été et elle a très envie de profiter de sa présence, car à la rentrée, elle part en Italie.
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Adel Iscarioth
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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Ven 9 Nov - 21:29

Jo les fait basculer dans un monde parallèle.

Adel est d'abord sidéré puis il comprend que quelque chose ne tourne pas rond. La jeune fille est surexcitée, elle donne l'impression d'avoir plongé dans un délire éveillé.

Au début, il crut qu'elle se moquait de lui et qu'elle jouait, comme elle avait souvent l'habitude de le faire lorsqu'elle était mal à l'aise. De toute façon, Joséphine a toujours été spontanée, passant du Vivet au Sombral en un quart de seconde et faisant fi des conventions qui ordonnent aux actes d'être logiques pour être compris des autres.

Mais là, elle était différente.

Adel ne distingua pas tout de suite que la prunelle de Joséphine avait tourné au violacé. Pour l'instant, il s'inquiétait de la voir plonger dans l'eau gelée du Lac... il l'écoutait, presque tétanisé par la suite d'évènements dont il était témoin. Quelque chose dans les paroles qu'elle proférait lui rappela...

* Les premières vacances d'été... *

L'apprenti tatoueur se demanda si elle avait été touchée par une grippe ou par la fièvre... depuis le bar, elle semblait vaseuse et pâle. Son regard pétillait curieusement mais comme elle avait les larmes au bord des yeux, il ne s'était pas inquiété et avait mis cela sur le compte du stress que générait leur situation. Maintenant, alors qu'il venait d'entrer dans l'eau pour aller la chercher, il en doutait.

- Puce... l'appela-t-il d'une voix douce et sur ses gardes malgré qu'il parlait fort pour passer au-dessus du tonnerre, viens, attrape ma main, on va rentrer... on ne peut pas aller plus loin, le calmar gé...

Adel avait une main tendue vers Joséphine tandis que l'autre avait sorti sa baguette suite à l'étrange activité qui s'élevait derrière elle. Quand il fut à un mètre d'elle, il vit enfin que ses pupilles étaient d'une couleur singulière. Il tacha de cacher son angoisse, encore incapable de savoir comment aviser Joséphine sans danger... y avait-il un danger? Qu'avait-elle? Que se passait-il?



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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Ven 9 Nov - 23:44

Jo ne cherche pas à comprendre. Elle est complètement trempée,et gelée, mais elle ne s'en rend même pas compte, ce n'est pas sa première préoccupation. Adel l'a rejoint dans l'eau. Elle prend sa main dans la sienne mais ne veut pas du tout sortir de l'eau. Elle tire sur sa main et fait une moue toute triste.

-Allez, viens, s'il te plait... juste dix minutes... Si tu veux après quand on rentrera, je te servirais du champagne à la violette et je te ferais le plus grand câlin du monde!

Elle lui sourit tendrement. De toute façon, elle lui fera son câlin, elle en a déjà très envie. Elle baisse soudainement la tête. Elle sent quelque chose à ses pieds. Des bulles remontent à la surface. Elle fronce les sourcils et se retourne. Il y plus de bulles derrière elle.

- Oh, t'as vu c'est bizarre.

Elle lâche la main d'Adel et se penche vers les bulles. Finalement quelque chose de vert pâle en ressort. ça avait deux cornes sur la tête, des dizaines de dents pointues et des des grands doigts palmés. Le visage de Jo s'illumine, elle est toute excitée.

- Oh, un strangulot! Regarde comme il est mignon!!

Elle se retourne vers son ancien petit ami, inconsciente de ce que peut tenter le démon des eaux, et joint ses mains au niveau de son visage.

- S'il te plait, on peut le garder?! Il est tout seul, le pauvre. On aura qu'à lui trouver un nom! Regarde!

Elle montre le Strangulot du doigt.

- Il...aïe!!

L'animal lui avait mordu la main et s'était reculé immédiatement, attendant certainement un meilleur moment et une meilleur occasion. Elle saigne un peu là où les dents pointues se sont enfoncé dans sa chaire. Jo avait ramener sa main vers elle.

- ça pique... c'est mal ce que tu as fait, tu as compris? c'est mal! Il ne faut pas recommencer!

Elle se retourne vers Adel.

- ça mange peut être des nénuphars ces bêtes là non?
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Adel Iscarioth
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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Lun 12 Nov - 22:47

Cette fois-ci Adel se montra plus directif. Le rythme des éclairs le soutenait. Il tira franchement Jo vers lui pour qu’ils ne soient pas séparés et il la fit passer contre son flanc en faisant barrière avec son bras droit tandis que sa main gauche tenait sa baguette pointée vers le strangulot:

- Stupéfix! S’écria-t-il en faisant en sorte de viser à côté. Il ne voulait pas atteindre la créature mais l’effrayer pour qu’elle recule. Le sortilège ricocha. Malheureusement, l’activité à la surface de l’eau attira d’autres comparses strangulots et après moins d’une vingtaine de secondes, Adel et Jo en furent entourés.

Adel se retourna en forçant Jo à avancer en direction du rivage.

Une des bêtes enfonça son trident dans son mollet. Il grimaça. Mais pour l‘instant l’important était que la jeune fille sortent ses pieds de l’eau. Comment ne tremblait-elle pas de froid? L’eau était gelée. Le vent glaçait ce qu’il frôlait.

Il la saisit à la taille et lui sourit en la serrant contre lui. Ce n’était pas le moment mais rien que cette pression le désarçonnait. Il ne s’accorda qu’une fraction de secondes de faiblesse avant de se reprendre en main. Il accusa deux ou trois autres sortilèges sur les bestioles mais cette fois-ci, il chercha vraiment à se défendre. Elles les poussèrent en un premier temps loin du rivage. Le jeune sorcier dut accepter l’idée de traverser le bans de créatures sinon, ils iraient de plus en plus loin, où l’eau était de plus en plus profonde. Tant pis pour les mollets.

- Tu viens dans mes bras, puce? IMPEDIMENTA!!... On va rejoindre la petite cabane

* EXPELLIARMUS! IMPEDIMENTA! *

- ...et après on prendra encore du PETRIFICUS TOTALUS champagne à la violette... regarde-moi, regarde dans mes yeux... oui? tu veux?

* STUPEFIX! *

- Monte... dans mes bras. STUP... accroche-toi... STUPEFIX! Pour ça, tu dois venir dans mes bras, et on sort de l’eauuu, saloperie de strangulot!... STUPEFIX!!

Il en toucha une, il en électrisa une autre... tout en même temps et dans une terrible confusion et de grands jaillissements d’eau qui éclataient sur son passage, il prit le temps de sourire à Joséphine. La tempête était à son paroxisme mais il essayait de garder un visage lumineux en ignorant les morsures aux jambes, et en soulevant déjà Joséphine pour l'emprisonner dans ses bras de peur qu’une hallucination ne lui donne envie d’aller faire une brasse au milieu du lac. En la portant, il espérait aller plus vite et la préserver d'autres morsures.



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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Jeu 15 Nov - 15:40

Jo est toute contente. Elle est dans les bras d'Adel et peut sentir son odeur et son cœur battre. Et qu'est ce qu'elle peut aimer le petit nom qu'il lui donnait. Elle passe ses bras autour de son cou et pose sa tête sur sa clavicule. Pour elle il ne pleut pas. Elle n'entend pas l'orage, la pluie. Il ne fait pas froid. La nuit est douce. Elle ne sent même pas la morsure à sa main. Elle peut regarder son visage autant de temps qu'elle veut.

- Peu importe où on va, je veux rester avec toi.

Elle lui embrasse la joue.

- Je t'aime si fort!

Elle a son sourire béat sur le visage.

- Tu sais quoi? Papa a dit que malgré qu'il te trouvait aussi bavard qu'un Porlok sans langue et que tu cassais toute la cuisine, il t'aimait bien. Mais chuttttt! Faut pas dire que je te l'ai dit.

Il y a un éclair.

- Un arc en ciel!! Regarde comme s'est joli toutes ces couleurs. Ouah! On est presque sortit de l'eau! T'es trop fort!!

Elle regarde derrière l'épaule d'Adel.

- Ya plein de copain au petit Strangulot de tout à l'heure! Ils sont trop mignons! Je comprends pas que personne n'aime ces créatures.

Elle se met à fredonner une comptine sorcière en regardant autour d'elle. Elle s'arrête encore une fois sur le visage d'Adel. Elle ne sait pas pourquoi mais les sourires qu'il lui a fait un peu plus tôt l'ont beaucoup touchés, plus que d'habitude... Pourtant, il lui en fait tous les jours non? Et lorsqu'il l'a prise par la taille, des frissons lui ont parcouru le corps. Pourquoi était elle autant à fleur de peau? En même temps, est ce que ça a une grande importance? Elle est bien là tout près de lui. D'ailleurs, elle ne remarque pas que de temps en temps il fait des grimaces, qu'il fronce les sourcils.

- Tu as encore mal à ton nez? lui demande elle en passant son doigt dessus.
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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Dim 18 Nov - 0:28

Pourquoi parle-t-elle de son nez? Sur le coup, Adel ne fait pas attention à ce qu’elle lui dit, il est trop occupé à se défendre des strangulots vindicatifs. De toute manière, il ne veut pas écouter ce qu’elle dit. Je t’aime, dit-elle. Il est sourd. Se bat comme un acharné parce que désormais, c’est sa fureur qui remonte, celle qui lui donne envie de rentrer chez lui quand il pense à Eden sur Joséphine.

* Tu m'aimes mais... Tu m'aimais... *

Il n’arrive pas faire autrement. Il a toujours préféré ne pas connaître les garçons avec qui elle avait eu des histoires. Il est sourd.

Les strangulots commencent à rebrousser chemin devant cette ténacité presque inhumaine.

Il ne veut pas se l’avouer mais ses ‘je t’aime’ lui ont manqué parce que chaque nouveau matin rimait avec la poésie de s’entendre dire ces mots-là. Certes, il ne les lui avait jamais dit mais cela ne l’empêchait pas de le penser. Jo l’avait certainement toujours su. Par habitude, peut-être même qu’elle avait transformé d’elle-même certains bonjour d’Adel, en "je t’aime, je suis heureux de te voir aujourd’hui" ou certains regards ou certains soupirs.

Le calme revenait. Sauvés. Adel était allongé au bord de la rive, sur le dos, avec Joséphine sur lui. Sur son dos elle aussi. Il tenait toujours sa baguette dans sa main et commençait à ressentir la piqûre du froid.

Ainsi en sécurité, avec pour seul ennemi la future grippe qu’ils allaient avoir, il se mit à sourire, puis rire de bon cœur - ce qui faisait trembler la jeune fille en équilibre sur lui. Il roula finalement sur le côté, en entrainant dans son mouvement le corps de l'étudiante pour se mettre en position assise face à elle.

Il se souvenait de la raison pour laquelle elle lui demandait si son nez allait bien.
Elle le lui avait cassé à la fin de leur première fois à tous les deux. Cet été-là. En rentrant, le grand-père de Joséphine s’était satisfait de l’explication alambiquée qu’ils avaient fourni pour justifier la présence d’un médicomage d’urgence dans la maison et du nez cassé du jeune garçon.

Adel se souviendrait toujours de sa première fois. Il trouvait que le sexe avec Jo était quelque chose de très risqué. Il ne savait jamais ce qui allait leur arriver ou ce qu’elle allait lui casser la fois suivante. Ils eurent quelques déboires mais à part une côte, deux orteils, trois fois le menton, le poignet, un doigt, deux fois le tibia, le ventre (un millier de fois) et le pied trois fois, Joséphine ne l’avait jamais plus blessé...

- Mon nez... Ca va.

Il se redressa et aida la jeune fille à faire la même chose. Puis il s’agenouilla devant elle et passa ses mains sur ses jambes à la recherche de séquelles. Elle n’avait rien. Mais sa peau était dure et gelée. Il se redressa plutôt rassuré:

- On va aller au chaud...



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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Dim 18 Nov - 22:58

Lorsqu'il passe ses mains sur ses jambes, elle ne peut s'empêcher de rire et de se pendre à son coup une fois qu'il est relevé.

- Tu chatouilles!

Elle se met sur la pointe de pieds et frotte son nez au sien. Elle doit être vraiment attirante... avec son algue dans les cheveux, son maquillage qui coule, ses vêtements trempés... enfin sa jupe trempé parce le haut, elle n'en avait plus, ses pieds plein de terre, parce que les chaussures, ça aussi elle n'avait plus!

- Mais tu sais j'ai pas froid hein! Je suis une femme forte!

En disant ses mots, elle fait mine de montrer ses muscles.

- On va boire le champagne à la violette comme tu as dit? Et après je te ferais plein de bisous et je te lirais une histoire, tu veux?

Mais il y a des sifflement derrière elle et des rires. Elle se retourne, il y a une groupe de garçons et de filles sur les marches e l'escaliers extérieur du Café Campus Magic. Elle ne comprend pas le sens exacte de tout ça. Elle ne comprend pas qu'ils se moquent d'elle, d'eux parce qu'elle est à moitié nue. Non. Elle pense qu'ils veulent lui dire bonjour. Alors elle fait une grand signe de la main en guise de coucou ave un énorme sourire sur le visage. Puis elle se retourne.

- Ils sont gentils hein! Ohhh!!!! Tu sais quoi? Et ben un jour quelqu'un m'a dit que les gens qui étaient né en France n'avaient pas de nombril. C'est pas vrai hein! Regarde! J'ai un nombril aussi comme tout le monde! Il était un peu zinzin dans sa tête celui qui a dit ça vraiment!

Elle a le doigt pointé sur son ventre et pendant quelque seconde reste bloquée dessus.

- Tu trouves pas que mon nombril est trop petit? Ou peut être trop gros en faite...

Puis elle lève la tête puis change complètement de sujet de conversation. En même temps, depuis tout l'heure elle ne fait que ça.

- Les strangulots t'ont piqué toi?
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Adel Iscarioth
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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Mar 20 Nov - 22:18

On va boire le champagne à la violette comme tu as dit? Et après je te ferais plein de bisous et je te lirais une histoire, tu veux?

Une jeune fille se mit à rire. Ce rire ébranla la sérénité d'Adel mieux que n'importe qu'elle tempête. Il avait du mal à supporter l'idée qu'on se moque de Jo. Il n'en voulait pas foncièrement aux moqueries en elles-mêmes mais à son impuissance. Incapable. Voilà ce qu'il pensait de lui à cet instant.

* Je suis incapable de la protéger. *

Il était rare que l'ancien Serpentard soit frappé de crise de manque de confiance en soi. Il était tout au contraire assez certain de lui et de ses opinions. Toujours. Souvent. Mais rarement quand il s'agissait de Joséphine depuis qu'elle n'était plus Sa Joséphine.

* On fait des choses débiles quand on aime... la preuve. *

Il n'écoutait plus Joséphine que dans un fond sonore... les rires l'avaient envahi. Son coeur criait vengeance ou quelque chose comme ça. Il ressentait le besoin de défouler son ressentiment. Le cœur haineux d'Adel pour ces rires appuya sur la gachette d'un sortilège de mutisme assez relevé qu'il mitrailla, entre autre, sur les badauds. Sang chaud. Il n'arrivait pas à se retenir. Le banc de spectateurs hilares se trouva muet comme un scroutt et en sous-vêtements. Un des garçons frappé par le sortilège essaya de riposter mais depuis le pas de la porte du café Campus, Adrian et Louange veillaient sagement. Baguettes sorties. Baguettes menaçantes empêchant quiconque de répondre à l'attaque d'Adel.

Ils sont gentils hein! Ohhh!!!!

Un peu surpris par le comportement de soutien de ses deux camarades, Adel finit par libérer sa respiration jusqu'ici très tendue.

Tu sais quoi? Et ben un jour quelqu'un m'a dit que les gens qui étaient né en France n'avaient pas de nombril.

Il prit alors le temps de retirer son T-shirt pour obliger Jo à le passer. On pouvait alors découvrir qu'il s'était lui-même laissé allé aux joies du dessin cutané... un très grand tatouage s'étendait sur son dos, son épaule et une partie de son coeur.

C'est pas vrai hein! Regarde! J'ai un nombril aussi comme tout le monde! Il était un peu zinzin dans sa tête celui qui a dit ça vraiment!

Jo disait que ces gens étaient gentils? Elle en riait? Lui, ils les trouvait tous monstrueux. Chaque être était à vomir de nigauderie s'il se raillait de Joséphine.

* Calme... *

Il se calmait. Et le tatouage commença à diparaitre.

Tu trouves pas que mon nombril est trop petit? Ou peut être trop gros en faite...

Adel ne répondait aux paroles de Jo. Il était ailleurs. Sérieux, mais il entendait sa voix.

D'un accio dirigé vers la rive du Lac Noir, il attira à lui les vêtements qui avaient flottés dans l'eau et les chaussures de la demoiselle.

Les strangulots t'ont piqué toi?

Léger "non" de la tête.

Derrière lui, il entendit les gens qui avaient retrouvé l'usage de la parole et certains de leurs vêtements – Adrian ou Lou les avaient délivré – ils huaient les deux baigneurs en trouvant refuge au chaud. Dans le Café Magic Campus. Adel en aurait avada plus d'un... il se retint, n'osant regarder que son employeuse. Lou hésita un instant avant de faire demi-tour et de suivre Adrian... on aurait dit qu'elle avait envie de lui confier quelque chose mais elle n'en fit rien, se contentant d'étertiser son regard sur Jo et sur lui avant de disparaitre avec les autres.

Un très long silence s'éleva soudain. Seule la pluie tombait dans ce vide nocturne. Fine. Pernicieuse. Enervante. L'orage avait cessé. Nuit et lune blanche.

Adel rangea sa baguette en gardant sur Joséphine son doux et chaleureux regard bleu. On pouvait y voir poindre une lueur de repentir. Il ne comprenait pas ce qu'il se passait pour elle. Il leva sa main assez haut au-dessus de son épaule. Ses yeux se fermèrent au moment où il rabattit durement sa paume sur la joue de la jeune fille. Une gifle. Forte. Claquante. Et ce silence qui ne les quittait plus. Immédiatement, son geste fut suivit d'une accolade. Il la prit dans ses bras, la serra très fort contre lui, enfouissant le visage de Joséphine dans son épaule et lui murmurant de se réveiller. Qu'il s'excusait. Qu'elle devait revenir. Que se passait-il? Que devait-il faire?

- Puce... Tu as le plus joli nombril que j'ai jamais vu...

[HJ: Il est tard, je rentre à peine, je suis naze, comme d'habitude. Je me relirai plus tard pour corriger si besoin est. Je ne suis pas trop sûr que cela soit très cohérent. Ecris-moi un MP si tel est le cas, alors je changerais l'action du message.]
Edit: J'ai relu, ça me parait OK, non?



Dans la colère rien ne convient mieux que le silence. Silence is a text easy to misread. It is more musical than any song. Silence is mine. Leave it to me.

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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Dim 25 Nov - 22:16

Complètement hébétée... Elle était comme une poupée de chiffon dans les bras d'Adel, à la seule différence qu'elle pouvait tenir debout. Elle était totalement absente. Son côté foldingo avait disparu au même instant où la main du garçon avait rencontré sa joue, et son côté normal, un peu foldingo aussi il faut dire, n'était pas la non plus. Ses yeux ne sont plus violets désormais, ils ont retrouver leur couleur naturelle, mais son regard est vide. Elle ne voit, ne sent rien et n'entend rien ou presque... Tout ce qu'il lui murmure glisse sur ses oreilles et ne rentre pas dedans.

C'est seulement lorsqu'il dit le nom qu'il avait l'habitude de donner qu'elle se réveille. Il lui avait dit avant, mais elle était encore sous le contrôle du petit sucre mauve, et n'avait pas enregistré. Elle cligne des yeux,elle se sent nauséeuse, elle est trempée, ses membres sont engourdis par le froid, elle a mal à une joue, Adel lui a dit que c'était trop tard, c'était fini. Elle se met à pleurer. Elle ne veut pas qu'il la laisse, elle passe ses bras autour de sa taille et le sert fort contre elle. Elle se dégoutte de lui faire tant de mal, elle s'en veut d'avoir eu des doutes sur les sentiments qu'il pouvait avoir pour elle. Lorsqu'il était auprès d'elle, elle ne se posait pas de question, tous les regards qu'il a pour elle, ses gestes, ou même ses simples "bonjour" débordent de tendresse et de "je t'aime".

Mais lorsqu'il était loin... comme c'est arrivé l'année scolaire précédente, elle avait besoin des mots... les gestes, les regards n'étaient plus là. Elle s'était senti seule, loin d'Adel, de ses amis, de sa famille. Et après une énième dispute, une énième séparation, la pression d'Eden... elle avait craqué. Elle se sentait faible, totalement nulle. Elle arrive néanmoins à dire quelque mots entre deux sanglots et deux claquages de dents.


- Pardonne moi d'être aussi minable... pardonne moi.

Elle desserre ses bras de sa taille et les remonte jusque son cou. Quelque chose cloche. Elle se détache un peu de lui et regarde sa poitrine.

- Mais... qu'est ce que tu fais comme ça? T'es fou, il fait froid! Tu...

Elle pleure toujours... elle voit son haut trempé dans les mains du jeune homme, elle baisse la tête et regarde ce qu'elle porte... son t-shirt. Elle pleure de plus belle.

- Donne moi ça... tu... es bête... tu aurais dû... donne ta baguette...

Le faire souffrir ne lui suffit pas... maintenant il faut qu'elle le fasse mourir de froid. Elle essaye de lui prendre la baguette des mains, mais elle cesse tout mouvement. Elle s'accroche au bras d'Adel et ferme les yeux. Sa respiration s'accélère.

- J'ai mal au cœur... Il faut que...

Elle se retourne et s'agenouille par terre. ça ne rate pas, cinq secondes plus tard, elle est en train de ressortir tout ce qu'elle avait avalé un peu avant. Son ventre est lourd, elle a comme un bourdonnement continu dans sa tête.

- Tu n'es pas obligé... de voir ça.

Elle régurgite de nouveau, se met assise par terre et tien en équilibre avec un bras.

- Je crois que je vais mourir...
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Adel Iscarioth
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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Dim 25 Nov - 23:36

Adel s'agenouilla à côté d'elle, passant sa main sur ses cheveux trempés et sur son cou pendant qu'elle vomissait ses entrailles. Puce était malade mais la claque lui remit les deux pieds sur terre... les deux genoux à terre.

Silencieux, il attendit que le malaise passe. Alors seulement, il la porta vers le château. Dans ses bras. Princesse vomi et prince pas charmant du tout. La poupée de chiffon était devenue une poupée de glaçon. Le couple était dans un état calamiteux. Le jean d'Adel saignait au niveau des mollets et des genoux, Jo, quant à elle, n'avait plus qu'un souvenir de maquillage sur le visage. Son Rimmel se faisait la belle avec les larmes et la pluie.

Adel marcha ainsi jusqu'à l'entrée des universitaires. Il n'eut qu'à suivre les indications de la signalétique pour gagner les couloirs de Moon Shadow. La section de Joséphine.

- Dirige-moi, demanda-t-il.

Alors écoutant les indications de la jeune fille, il finit par trouver sa chambre d'étudiante.

- Alohamora, prononça-t-il sans consulter Joséphine pour savoir si elle avait les clés sur elle ou pas.

Il la déposa sur son lit et alla à la salle de bain individuelle attenante à sa chambre pour allumer la douche. Il passa son bras sous l'eau pour vérifier que l'eau était à bonne température puis il revint dans la chambre pour l'aider à se déshabiller afin de la faire aller sous la douche chaude.

- Tu as pris quelque chose à part un whisky pur feu? Demanda-t-il en lui tournant finalement le dos pendant qu'elle ôtait ses vêtements.

C'était très simple, si un crétin avait utilisé sans son consentement, la dernière drogue à la mode sur Jo, Adel retournerait au Café Magic Campus et il ferait subir un réel supplice à l'étroit d'esprit qui avait osé. Pour le retrouver, il ne ferait pas beaucoup de cas des innocents. Il prendrait à partie toutes personnes suspectes jusqu'à ce qu'elle avoue. Il en était capable. C'était sans doute le côté pile de la force tranquille -_-'

Adel fronça les sourcils et fit part de ses doutes:

- Pu... Jo, je crois que t'as ingurgité du Purple Deep. C'est une sorte de drogue qui fait complètement partir le sujet. On a des hallucinations sensorielles, ça brise le sens de la réalité... tu vas avoir la barre demain matin.





[HJ: Ouverture de sujet à Moon Shadow pour faire la suite?]
[HJ Jo : avec plaisir ^^]



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