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 Une certaine personne

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Adel Iscarioth
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MessageSujet: Une certaine personne   Sam 27 Oct 2007 - 20:41

Café Magic Campus. Samedi 31 octobre 2009. 21h00.



Les étudiants de Poudlard avaient organisé une de leurs fameuses soirées arrache tête. Boissons à volonté, thème d'halloween décadent, musique chaleureuse et enivrante, invitations circulant jusqu'à Londres. Depuis que le climat politique s'était légèrement tendu, Adel avait remarqué que les soirées et les manifestations allaient bon train. Un élan de solidarité massive par la magie des bulles. Ou, peut-être un besoin collectif de ne pas y penser. De plus, comme la nuit était plus ou moins revenue depuis deux semaines. Tout le monde profitait à cœur joie du rétablissement climatique puisque personne n'était à même de prévoir combien de temps cela durerait.

Adel n'était pas retourné à Poudlard depuis qu'il y avait passé ses épreuves pour les ASPIC en juin et il n'aurait jamais songé y retourner de si tôt. Surtout pas côté Université. Surtout pas pour une telle occasion. Surtout pas. Mais Louange lui avait fait un chantage émotionnel rigoureux en mettant Lawrence de son côté. Tous les deux avaient balisé les deux dernières semaines d'Adel de 'aller viens, ça sera génial' et Louange était allée jusqu'à faire apparaître en caractère bleu sur la vitrine de la boutique un immense 'Nous allons à Poudlard pour Halloween! Viendrez-vous avec nous, chers clients, car Adel, lui, ne veut pas?' Tous les clients en riaient et se mirent bientôt à insister à leur tour pour s'amuser de lui qui restait, comme à son habitude, parfaitement impassible.

Ce qui avait réellement fini par le convaincre fut une phrase de son colocataire: "Si c'est pour éviter une certaine personne que tu ne veux pas y aller, je trouve cela dommage. De plus, on n'est pas sûr qu'elle y sera... et quand bien même, elle y serait, le Café Campus est assez grand pour que tu passes la soirée au Nord et elle au Sud de la salle!"

Adrian racontait n'importe quoi mais Adel céda. Il avait envie de se laisser aller. Il en avait besoin.

Louange avait hâte de parader avec son nouveau tatouage et elle avait fait l'acquisition d'une robe si ouverte dans le dos que cela flirtait avec l'indécence. Mais c'était Miss Deb. Exhibo.



Désormais, il était nigromant* perdu au milieu de la foule. Un verre à la main. Et effectivement, une certaine personne n'était pas là. Alors Adel se décontracta petit à petit. Il se laissa inviter par Louange, à une danse dont elle avait le secret. Une magnifique valse du ventre. Osée. Sensuelle. Adel ne bougeait pas et la laissait faire son numéro autour de lui sans qu'il ait même pu se libérer de son verre. Elle l'avait pris par surprise. Il avait l'habitude qu'elle cherche à le rendre mal à l'aise.

C'était gagné, il était partagé entre rire et embarras mais il fit un choix définitif entre les deux lorsqu'il leva les yeux. Soudainement. Cœur. Bat. Dessin. Train. Je t'aime. Je te hais. Ses mains. A la distance, le souvenir de son parfum vient le surprendre où il est. Quand même. Si loin. Dix mètres? Cœur. Bat. Désole-moi. Dans la foule, son visage qui le regarde. Souvenir de sa peau aussi. Douleur et silence entêté. Pile poil dans sa ligne de mire. Jo.

Adel cessa de voir la salle autour d'eux. Son cœur s'emballa. Louange sentit que quelque chose n'allait pas. La tatoueuse s'arrêta et chercha des yeux l'origine de cette torpeur. Plus loin, Adrian – qui avait vu la confrontation arriver mais qui n'avait pas pu prévenir à temps à cause de tous ses gens sur son passage – s'arrêta net à son tour pour contempler la scène. Il se mit ensuite à faire un signe à Lou qui n'en avait pas eu besoin pour comprendre. Elle se détacha d'Adel en murmurant:

- C'est elle...?

La voix de sa patronne lui rendit ses esprits.

- Oui, c'est elle, répondit-il mécaniquement sans quitter Joséphine des yeux.

Deux, trois, quatre longues secondes. Puis, tout à coup, c'est urgent. Déguerpir. Il tourna le dos à Joséphine en prenant Lou par la main afin de se volatiliser dans la foule, à l'endroit opposé à la douleur. Comme l'avait conseillé Adrian. Nord. Sud. Changer de continent. Désole-moi, Souvenir. Mais Lou ne l'entendait pas de cette façon. Elle freina subitement et obligea son apprenti à s'arrêter à son tour en tirant sur son bras.

- Je ne soutiens pas le mouvement de fuite. Barre-toi si tu veux mais je reste avec Adrian...

Et Louange tourna les talons pour disparaître Merlin sait où, en plantant Adel comme un pépin de citrouille qui ne sait pas grandir.

Cœur battant sur le rythme assourdissant de la musique du Café Campus.

* Je n'y arriverai pas... *


Spoiler:
 

[PV]





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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Lun 29 Oct 2007 - 9:28

Elle l’avait torturée à coup de brosse à cheveux, l’avait obligé à s’habiller en tenue de soirée et à mettre des chaussures à talon qui au bout de quelques mètres de marche s’avérèrent trop petites.

- J’ai mal aux pieds Misis ! gémit Jo qui s’était arrêté en plein milieu du parc, laissant son amie avancer.

Cette dernière leva la main pour lui faire comprendre qu’elle n’en avait rien à faire. Jo la foudroya du regard, même si elle ne pouvait pas la voir. Isis rentra dans le Café Magic Campus juste après s’être retournée une dernière fois et crier :

-Allez, dépêche toi ou je viens te chercher !!

Jo fit une grimace et l’imita en levant les yeux au ciel.

-J’ai froid aussi, murmura t-elle pour elle seule.

Elle resserra sa cape autour d’elle. Quelle idée de lui faire mettre une jupe qui arrive aux genoux par ce temps. Comment avait elle pu se laisser embarquer la dedans ?? Oui d’accord, elle avait envie de se changer les idées, de se détendre, d’oublier… mais si on ne l’avait pas poussé, elle ne serait pas là en ce moment.
Jo entra dans le Café. Elle chercha Isis du regard mais elle était introuvable. Et vu le monde, c’était quasi mission impossible de la retrouver. Elle alla s’assoir au bar, retira sa cape et en profita pour défaire ses chaussures discrêtement.


-Un verre de Whisky-Pur-Feu s’il vous plait !

A peine dit, à peine servit. Jo regarda les gens danser sur la piste. Elle soupira et regarda le comptenu de son verre.

-A la tienne

Jo se retourna vers un jeune homme brun qui devait être un peu plus agé qu’elle.

-C’est pas terrible de boira ça comme ça, lui dit il avec un sourire charmeur.

La jeune fille fronça les sourcils.

-Et ça se boit comment ?

Le garçon s’assit et se pencha vers elle. Jo recula un peu.

-Déjà, on ne boit jamais seule et on rajoute ça.

Il sortit de nulle part un petit cube, pas plus gros qu’un morceau de sucre, de couleur mauve. Jo posa son verre sur le comptoir se tourna pour regarder les personnes présentes.

-Euh… non merci ça ira… De toute façon j’attends des amis… mais… merci quand même.

-A ta guise.

Il lui fit un clin d’œil, puis s’en alla. Jo lui fit un sourire bref et tourna la tête vers la piste de danse. Elle ne vit pas que juste avant de partir que le grand brun bizarre laissa tomber son cube dans son verre. Non. Elle regardait ce qui se passait autour d’elle. Elle entendait les rires, les conversations fortes, la musique assourdissante. Les tables étaient toutes prises, la piste de danse bondée. Elle reconnu un peu plus loin la touffe de cheveux d’Isis. Elle prit son verre et sauta de son siège assez haut pour remettre ses chaussures. Au moment d’enfiler la deuxième elle leva la tête pour voir si son amie était toujours là lorsqu’elle le vit. Aussitôt des flashs de leurs instants passés ensemble vinrent lui envahir l’esprit. Son cœur cessa de battre. Tout se passait au ralenti. Sa silhouette, son visage, son allure… rien n’avait changé.

Une femme dansait très près de lui et Jo ne put s’empêcher de penser qu’elle était trop près. Elle était là fige, incapable de parler et de bouger. Le dernier mot qu’Adel eut pour elle lui revint en mémoire. « Dégage ». Pincement au cœur.
Il releva la tête et la vit à son tour. De toute évidence, lui non plus ne s’était pas attendu à la voire ici. Jo n’arrivait pas à détacher son regard de lui, comme envoutée, comme si elle venait de retrouver son chez elle. Puis soudainement il tourna les talons et entraina la fille avec lui. Sans réfléchir, la jeune fille défit la seule chaussure enfilée et se fraya un chemin dans la foule pour le rattraper.


-Pardon… pardon, excusez moi… j’aimerais passer… pardon.

Elle avait mal au ventre. Il fallait qu’elle lui parle. Qu’il soit juste près d’elle. Il fallait qu’il lui prouve que ce n’était pas un rêve, pas une illusion, qu’il était bien vrai. Elle poussait les personnes sur son chemin, et se faisait pousser. Elle ne le voyait plus mais elle continuait tout droit. Finalement, après avoir passé un groupe de filles occupées à piailler, Jo se retrouva à un mètre de lui. Elle s’arrêta. La jeune femme qui semblait maintenant agacée, vu ses lèvres pincées, venait de partir.

-Adel, réussit elle finalement à articuler. Reste, s’il te plait.

Ses lèvres tremblaient, ses jambes aussi. Elle avait chaud et devait ressembler à une écrevisse. Il lui tournait le dos.


-Adel…

Elle leva sa main libre, la laissa quelque secondes dans le vide, hésitante, puis la posa sur l’épaule du jeune homme. Non… ce n’tait pas un rêve. Elle pouvait le toucher… Jo ferma les yeux… Elle revoyait sa peau moite, se yeux posés sur elle, elle se voyait la tête dans son cou en train de s’imprégner de son odeur et laisser ses mains se promener sur son corps.
Elle n’arrivait plus à parler. Elle fit le tour, ne rompant pas le contact, pour pouvoir l’avoir en face d’elle.
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Adel Iscarioth
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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Dim 4 Nov 2007 - 2:02

Comme elle était devant lui, il devait bien lever la tête. Fini de regarder ses pompes comme un gamin. Oser lever le visage et absorber au plus profond ce mélange de haine et d'amour qui se consumait quand il repensait à elle. Pourquoi la détestait-il autant? Parce qu'il l'aimait. C'était très basique un Adel amoureux.

Je te hais de me rendre si amoureux, de gâcher toutes mes nuits, d'y être endormie dans chaque pensée entre un regret et un espoir, d'avoir envie de toi autant que de fuir à l'autre bout du monde quand tu m'approches. Je t'aime aussi parce que je te hais tant. Joséphine, qu'est-ce que tu m'as fait?

Sa main sur son épaule l'empêcha d'aller plus loin. Elle y était pourtant posée avec douceur. Il la laissa se placer face à lui sans réagir. Il finit par lever les yeux. Les plonger dans les siens pour lui offrir cette haine. Sans retenue. Lui faire mal d'un regard en plein coeur. Car à cet instant, oh Merlin, comme il la méprisait encore pour ce qu'il avait pris pour une trahison. Son dernier mot pour elle avait été 'dégage'. Soit. A ses yeux cela n'était pas assez. Il aurait voulu trouver pire pour la blesser plus. La blesser autant qu'il s'était senti blessé d'avoir compris qu'on se jouait de lui dans son dos. Ce n'était pourtant pas compliqué... honnêteté.

Son regard devint glacial. Dans sa vue panoramique, Adel sentit qu'Adrian se plaçait de façon à pouvoir intervenir en cas de pétage de plombs. Non. L'eau dormait. Adel était calme, respirait calmement. Seuls ses yeux bleus étaient de glace. Il n'était pas dupe des sentiments qui s'affrontaient en lui, alors il prit le pli de rester en retraite dans ses mots et dans son comportement.

- Je vais y aller... dit-il en soulignant non pas un effet de détermination mais de prévention: "je vais y aller. Ca vaut mieux sinon je vais tout gâcher."

Gâcher quoi?

* Je ne sais pas... si je reste je n'y arriverai pas... Je n'y arriverai pas. *

Pas 'quoi', Adel? Pourquoi ton cœur s'enflamme?

* Je n'arriverai pas à éviter la question stupide. *

Quelle question?

* Je n'y arriverai pas. Point. Et je vais m'énerver. *





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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Dim 4 Nov 2007 - 15:23

Il leva les yeux. Ce qu'elle put y lire dedans la retourna. Jamais encore, même la dernière fois qu'ils s'étaient vu, il lui avait fait ce regard là. C'était plus fort. On pouvait y voir toute la haine qu'il pouvait ressentir pour elle, tout son ressentiment. Tout ça vint lui faire le même effet qu'un poignard planté en plein cœur. Elle avait l'impression qu'il avait cessé de battre et que par moment le poignard se retournait dans sa plaie.

" Je vais y aller..."

Alors... elle l'avait vraiment perdu? Perdu définitivement? Il ne voulait vraiment plus la voir, lui parler, plus rien? Tout était vraiment fini? Il la haïssait vraiment?

Ses yeux la brulaient. Puis finalement ils laissèrent échapper des larmes qu'elle n'arrivait pas à contrôler, à arrêter. Elle les baissa, elle n'arrivait plus à le regarder en face. Elle sen voulait de ce qu'elle avait fait... enfin pas fait. Elle n'arrivait pas à se dire qu'il avait fait une croix sur elle, alors que elle l'aimait toujours, l'aimait plus fort.


- S'il te plait, dit elle en levant la tête. Accorde moi quelque minutes... Laisse moi t'expliquer ce qu'il s'est passé.

Elle avait laissé sa main descendre le long du bras d'Adel pour retrouver sa main qu'elle pressa légèrement. La musique, les rires autour d'eux lui donnait mal à la tête. Elle ne distinguait plus les personnes autour d'elle. Elles n'étaient que des silhouettes floues, sans visage. Seul Adel avait une forme distincte. Elle se sentait mal, oppréssée. Un autre regard comme il lui avait fait aurait pu la tuer.
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Adel Iscarioth
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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Dim 4 Nov 2007 - 18:22

Lorsque la main de Joséphine descendit le long de son bras, ce fut épidermique: Adel finit par la repousser sèchement en se dégageant d'un mouvement franc du coude. Comme si elle venait de le brûler et qu'il ne pouvait plus tenir la douleur. Néanmoins, il détourna les yeux d'elle comme s'il voulait lui cacher combien cela lui coûtait de la bannir d'un de ses cinq sens.

- Je t'ai demandé de me justifier quelque chose? Non.

Adel dut lever un peu la voix pour qu'elle passe au-dessus de la musique. Petit à petit, leur environnement reprit sa forme et il se rendait compte de l'endroit où il se trouvait. Il leva la tête au dessus d'elle pour regarder la salle. Tout le monde vivait sans se soucier de ce qu'il se passait ici. Pourtant, ce que l'apprenti tatoueur ressentait aurait pu faire trembler chaque parcelle de pierre du café campus s'il n'apitoyait pas son esprit à prendre le dessus sur sa fougue. Il croisa cependant le regard apaisant et rassurant de Lawrence, son colocataire qui par sa présence lui signifiait que quoi qu'il arrive, il serait là. Et dans la ligne de mire, au second plan, il y avait Louange qui lui adressa un regard qu'il décoda en un soupir: "continue de faire le con et je te vire."

Alors, ce fut un autre long soupir qu'il laissa s'échapper d'entre ses lèvres.

* Je n'y arriverai pas... *

Il tourna le dos à Jo, enfonça ses mains dans ses poches et commença à marcher vers le bar sans l'inviter à le suivre. Après trois pas, il se retourna et lui demanda par dessus l'épaule et d'un ton neutre:

- Je n'ai pas envie que tu me racontes tes galipettes avec Eden mais si tu veux boire quelque chose pour me dire ce que tu as fait ces six derniers mois, je... enfin... tu veux boire quelque chose?

A nouveau, il se détourna d'elle et continua son chemin vers le bar pour la laisser le suivre si elle en avait envie.





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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Lun 5 Nov 2007 - 21:33

Lorsqu'Adel se dégagea, Jo sursauta. Elle aurait du s'y attendre en même temps. Mais elle n'avait pas réfléchi. Elle cherchait le contact par le toucher avec lui par habitude. Lorsqu'ils étaient ensemble, elle avait toujours besoin de le sentir près d'elle. Il fallait qu'elle le touche, qu'elle sente ne serait ce qu'un centimètre de peau ou qu'elle tienne un peu de ses vêtements entre ses doigts sinon elle se sentait seule et complètement nue. C'était une habitude... mais maintenant, elle ne pouvait plus faire ça. Elle n'en avait plus le droit, ils n'étaient plus ensemble.

- Je t'ai demandé de me justifier quelque chose? Non.

Jo baissa les yeux. ça lui rappelait le nombre incalculable de fois où ils s'étaient disputés.. où le ton montait. Elle le regarda s'éloigner. Elle était persuadée que c'était la dernière fois qu'il lui adressait la parole... qu'elle n'aurait plus d'occasion de lui parler, que tout était fini. Elle était prête à partir, à tourner les talons, à s'éloigner le plus de lui pour... pour s'éloigner... Elle passa sa main sur ses yeux pour y sécher ses larmes et commençait à se repérer dans la salle pour pouvoir sortir au plus vite lorsque contre toute attente il lui demanda de prendre un verre avec lui tout en lui donnant des nouvelles de ces derniers six mois. Jo hocha la tête en guise de "oui", même s'il ne pouvait pas le voir et le suivit jusqu'au bar. Elle se fraya un chemin dans la foule, se fit marcher sur les pieds, sans chaussure ça fait encore plus d'effet..., puis finalement s'assit sur une chaise haute à côté d'Adel. Elle leva son verre pour montrer qu'elle en avait déjà un et but une gorgée avant de se lancer... le goût était bizarre non?

- En fait, il n'y a pas grand chose à dire. Après... Enfin... une fois avoir passé les examens d'entrée à l'université je suis retourné en Italie. J'ai terminé mon année là bas, puis ensuite je suis allé chez mon grand père en vacances. Tu sais... la maison ... près du lac...

Il savait, il y avait été venu l'été d'avant.

- Et euh... je suis revenu ici lorsque le cours ont commencé. Mon père a été de nouveau muté en France. Normalement je n'aurais pas du revenir ici... enfin tout ça pour dire qu'il m'avait trouvé un petit appartement à Pré-au-Lard, mais je m'y sentais trop seule donc... maintenant je vis chez Isis... enfin la tutrice d'Isis. Il ne s'est rien passé d'exceptionnel...

Ce qu'elle ne dit pas c'est que déjà en mai elle savait que son père avait retrouvé son poste à l'ambassade d'Irlande en France et que normalement elle aurait dû étudier là bas, mais elle pensait à cette époque rester en Angleterre pour ne plus être aussi loin d'Adel. Ironie du sort...

Elle rebut une gorgée... ça brulait un peu l'estomac quand même ce Whisky... puis elle reposa son verre et le regarda dans les yeux.


- Et toi? Tu as fait quoi?

Jo connaissait déjà la réponse. Enfin... elle entretenait une correspondance régulière avec Winnie, une des sœurs du jeune homme, qui lui donnait des nouvelles. Elle savait donc qu'il avait arrêté ses études et qu'il était devenu l'apprenti d'une tatoueuse sur Londres et d'autres "petites" choses. Mais, elle ne voulait qu'il sache qu'elle savait tout ça. Soit il l'aurait pris pour une psychopathe ou soit il lui dirait qu'elle n'avait plus à se mêler de s vie privée maintenant. Enfin.. c'est peut être ce qu'il dirait... Maintenant, elle ne savait plus ...
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Adel Iscarioth
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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Mer 7 Nov 2007 - 0:08

Joséphine rejoignit Adel au bar.
Joséphine parlait. Mais Adel n'écoutait pas.
Il avait du mal à écouter les mots qui sortaient de sa bouche. Il les écoutait mais ne les entendait pas. Il y avait la bouche de Joséphine qui l'empêchait de se concentrer. Parce que lorsqu'il regardait cette bouche former des phrases appliquées, cela le replongeait dans des instants où cette même bouche formait des soupirs au-dessus de lui ou près de son oreille.

Comment l'écouter sans y repenser? La maison près du Lac? Mais le fait-elle exprès, nom d'une Goule? Adel frissonna et cacha cette réaction en faisant mine de réajuster son tabouret haut.

Le lac...

Flash-back - Eté 2008 - Juillet


L'orage tonne, il joue la seconde voix d'une Traviata enrouée et flippante. Adel et Joséphine courent sous les gouttes de pluie grosse comme des calos. Ils essayent de rejoindre la maison du grand-père de Joséphine avant l'heure du départ. Départ pour la ville. Soirée théâtre suivie d'un bon restaurant.

La famille de sa petite amie française avait prévu une sortie au théâtre avec ceux qui seraient rentrés de leurs occupations quotidiennes, à l'heure. Cet après-midi-là, Joséphine avait décidé d'apprendre à Adel la façon dont les moldus pêchaient. Devant l'enthousiasme débordant du jeune homme, elle dut changer ses plans et favoriser une baignade et des jeux d'eau à quelques kilomètres de promenade de la maison.

La pluie les chassa du repère qu'il avait trouvé. Au moment de rentrer, éboulement sur le chemin à cause des gouttes diluviennes... lorsqu'ils furent arrivés, Jo et Adel trouvèrent la maison vide avec un mot posé sur le guéridon de l'entrée:
"On vous avait prévenu... nous vous avons attendu pourtant. On vous racontera demain matin. Il y a de quoi manger sainement dans le frigo. Ne laisse pas le jeune sorcier se servir du four à micro onde. Nous avons déjà la bouilloire électrique à changer... nous ne pouvons pas refaire tout le mobilier. Grand-père"

- Qu'est-ce qu'il dit? Avait demandé Adel en voyant le sourire de Joséphine naître par-dessus ses traits malicieux.
- Oh, non, rien, cacha-t-elle en repliant le mot, ils ne nous ont pas attendu.... on doit se débrouiller.
- Pas de spectacle?
- Non...
- Juste toi et moi...?
- Juste toi et moi.

Il devait y avoir eu une étreinte, puis un baiser suivi d'une caresse sur l'épaule... et le mot était tombé sur le sol sur lequel gouttaient les deux jeunes amoureux. L'orage n'avait pas envie de s'arrêter, il opérait en complice jusque tard dans la nuit pour recouvrir de sa tourmente, les soupirs des deux jeunes gens. Lune rouge.

Fin du flash-back (à suivre...)


Je n'y arriverai pas.
Il le savait très bien mais il tâchait de tenir.

La demoiselle était déjà servie. Whisky pur feu. Folle. Il commanda un verre de Champagne à la violette. Il ne pouvait ingurgiter que cet alcool sans être écoeuré. Alcool découvert un an plus tôt à l'anniversaire de Jo. Elle parle. Adel fait tout pour regarder ailleurs. Il suit des yeux le serveur qui prépare son verre. Il ne peut pas l'écouter et la regarder en même temps. Elle habite chez Isis. Isis? Tiens, comment va-t-elle? Adel n'avait plus eu de nouvelle la concernant depuis qu'il s'était séparé de Jo, en mai. Il ne demanda pas de news de celle qui était l'Iccam de la Rose et dont il ignorait les dernières mésaventures.

Jo semble avoir terminé de parler, pourtant il ne réagit pas plus que cela.
Il prend son verre et boit une gorgée avant de le reposer pour le faire rouler machinalement entre ses paumes de main. Ses yeux sont perdus dans ce manège, comme absorbés par ce mouvement circulaire.

- Mmm... tu reprends tes études, fit-il.

Traduction peut-être? Pour ceux qui ne parlent pas le Adel aussi bien que Joséphine.
Le ton qu'il avait pris supposait un léger reproche. Alors la phrase entière aurait été: "Tu reprends tes études maintenant que j'ai décidé d'arrêter les miennes. Quand je suis là, tu pars. Quand je pars, tu reviens... Le drame de notre vie, non? Nous nous croisons sans nous rencontrer. Nous nous rencontrons finalement, et c'est pour le clash. Comme c'est ironique... à moins que tu le fasses exprès." Ca en dit des choses un Adel silencieux, n'est-il pas?

- Moi, j'ai arrêté, conclut-il sans savoir si Jo est au courant ou pas du chemin vers lequel il s'est dirigé. Dessin sur le corps.





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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Mer 7 Nov 2007 - 22:11

Le décodeur de langue Adeliene se mit en marche. C'est fou comme aussi peu de mots peuvent en cacher d'autre. Mais c'est toujours comme ça avec Adel ou presque toujours. Il ne dit pas clairement quand quelque chose l'énerve ou ce qu'il pense. Même s'il ne lui avait jamais dit, elle savait qu'il n'approuvait pas son année en Italie. Elle aussi ne voulait pas s'éloigner de lui mais en même temps ses parents lui avaient fait comprendre que des chances comme ça, elle n'en aurait pas trente six milles dans sa vie et puis elle pouvait toujours revenir pour les vacances. Mais après son départ tout était parti en patacitrouille...

Et... Il ne la regarde pas quand il parle. Elle le révulse tant que ça? Elle se force à sourire, le résultat doit être pitoyable parce que de nouveau, elle est au bord des larmes.


- J'ai... en fait... je sais que tu as arrêté les études. Je demande de tes nouvelles régulièrement... Tu me m...

Jo a un blanc. Elle regarde Adel fixer son verre.

- Non... laisse tomber...

Elle tourne la tête à l'opposé du jeune homme, ses lèvres tremblaient, elles ne voulaient pas qu'il le voit. Elle voit des élèves rentrer dans le café en courant. C'était un couple. Ils rient. Ils on serré leur vêtements autour d'eux. Jo les entend dire à un groupe d'amis qu'il y a un vent pas croyable dehors. Jo inspire fort en fermant les yeux, puis expire. Elle se retourne vers Adel, son mouvement de tête brusque, elle a un léger vertige. Et ce drôle de goût dans la bouche... qu'est ce que c'est...

- Tu es avec quelqu'un en ce moment?

Au même instant, l'orage gronde. ça fait un tel bruit que pratiquement toute la salle se fige sur place. L'éclair avait éclairé le parc juste une secondes. La salle repart. Apparemment tout le monde est contant. Le temps qu'il fait dehors cadre bien avec le thème de la soirée. La fête reprend de plus belle. Tout le monde à levé son verre comme pour rendre hommage à l'orage. Le regard de Jo est toujours posé sur Adel mais, elle est restée bloquée sur ses mains. Elle les regarde, elle a oublié sa question. Elle n'est plus dans ce café. Elle est dans la maison de son grand père, la Bastide.

Ils ont passé la journée en balade. Ils devaient aller pêcher mais finalement ça n'a pas plu à Adel. Ils sont allé un peu plus loin et se sont amusé dans l'eau. Ils sont rentré, il pleuvait des cordes mais il n'y avait personne à la maison. Un mot, un sourire, pas de spectacle, juste toi et moi, une étreinte, un baiser. Ils sont trempés. Jo prend Adel par la main et le fait monter à l'étage et entrer dans sa chambre. Si son père l'apprenait... Elle sort des serviettes de sa commode. Elle en met une dans les mains d'Adel, déplie l'autre et la met sur la tête du jeune homme. Elle relève la serviette et lâche un "bouhh" comme on fait aux enfants lorsqu'on les habille. L'orage gronde. Jo passe la serviette sur son visage, elle l'embrasse. Elle lui sèche le cou, elle l'embrasse juste en dessous de l'oreille. Elle s'attarde un peu. Il porte un t-shirt, elle lui sèche les bras et les embrasse tous les deux un peu plus haut que le coude. Elle se recule et le regarde dans les yeux. Son cœur bat très vite, il est près à lâcher.

L'orage gronde de nouveau. Elle est de nouveau dans le café à Poudlard Uni. Elle se sent vaseuse. Elle ne sait pas comment, mais sa main est arrivée sur celle d'Adel.
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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Mer 7 Nov 2007 - 23:34

L'orage sévit et ramène dans la salle tous les étudiants qui étaient allés faire un tour près du lac pour fumer, boire, ou faire ces jeux qu'on fait le soir d'Halloween. Tous se réfugient dans le Café Magic Campus. Une seule personne a une terrible envie de s'en aller affronter l'orage. Adel Iscarioth.

- Quelqu'un? Répète-t-il distrait par un éclair ou abasourdi qu'elle lui pose la question.

Il réfléchit à la dernière fois qu'il a eu quelqu'un. Ca remonte. Est-ce que cette question intéresse vraiment Joséphine? Adel lève son visage vers elle pour lui témoigner son effarement mais voilà qu'elle semble être perdue dans des pensées. Nostalgiques selon lui. Son œil est flou et presque machinalement, elle pose sa main sur la sienne. Alors il cesse de jouer avec son verre un instant. C'est maintenant un regard égaré qui colore ses yeux bleus.

* A quoi elle joue, là? *

Il lève son verre de la main sur laquelle celle de Jo est posée pour boire une gorgée. Le contact est rompu. Il repose le verre nerveusement.

- Non.

Il n'allait pas lui développer les séquences de sa vie depuis elle. Après avoir appris qu'elle avait passé deux mois avec Eden en Italie, Adel avait dû s'envoyer la moitié des filles potables de l'école. Il n'arrêta son petit manège que lorsqu'il fut écoeuré. Fondu dans le travail, les Aspic devinrent son sauf-conduit vers un monde plus équilibré. Jusqu'à Louange, à la fin du mois de septembre, il n'avait plus touché ou regardé une fille. Louange avait développé une certaine affection pour son apprenti. Ils entretenaient une relation privilégié et respectueuse ou leur seul contact consistait à dormir ensemble. Miss Deb avait beau avoir l'âge qu'elle avait, aux yeux d'Adel, elle n'était qu'une jeune fille. Mais jusqu'à là, sa tête n'avait toujours été remplie que de Joséphine. Rien ne pouvait la lui faire oublier.

Pour s'en soigner - parce qu'il avait décidé que ce qu'il lui arrivait était une maladie dont il devait se soigner - il avait décidé, au début de l'été, de s'interdire toute relation tant qu'il ne se sentait pas 'réparé'.

Debout face à elle, Adel ne bouge pas. Il la suit des yeux en souriant doucement quand leurs regards se croisent. Il la laisse appliquer la serviette de bain sur lui. Un long moment où le temps égraine ses secondes délicates.

Il finit par déplier celle qu'on lui a tendue, entoure les épaules de Joséphine. En la consultant d'un nouveau regard, ses doigts s'affairent délicatement à ouvrir les boutons de son petit chemisier sans manche. Caché derrière un long baiser, il ôte l'épave de chemisier qui tombe au sol et sèche de caresses et de coton la peau de la jeune fille.

Au rythme de l'orage, leur baiser s'intensifie et c'est étrangement assis l'un sur l'autre et sur le lit qu'on les retrouve quelques minutes plus tard. La peau de Joséphine luit encore par endroit où l'eau de ses cheveux suinte un peu. Sa poitrine nue pressée contre la peau humide du buste d'Adel comprime l'air qui les sépare au point de les rendre Un. Il garde ses lèvres emprisonnées entre les siennes sauf au moment où surpris par son profond désir et le chemin qu'ils empruntent, il lui murmure impressionné, souriant avec chaleur et sans rougir:


- J'ai peur...

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Un éclair fend la salle. Un carreau vibre et éclate. Quelques hurlements de peur. Quelques rires. Quelques sortilèges fusent. La vitre est réparée. La musique reprend.

* Je n'y arriverai pas... *

Adel jette cinq noises sur le comptoir. Il se lève. Prend la main de Joséphine et l'attire vers la sortie. Il la tire derrière lui presque violemment. Tant pis pour les vêtements humides. Marche vers la commissure d'un chemin qui sourit entre la forêt et le lac noir. Pluie. Orage. Il demande aux éléments de recouvrir sa voix parce qu'à présent, c'est remonté très haut, il crève d'envie de s'exprimer, de crier. Et il crie.

- Putain!! Tu fais chier! Tu sais combien de fois je me suis repassé cette scène dans la tête? Celle où je t'imagine avec Lui qui te fait l'amour, où tu murmures son prénom à la place du mien? C'était plus un jeu si tu me trompais avec l'Amour! Si tu me cachais la vérité! Je te déteste de m'avoir pris pour un con! Ca coûtait quoi?! J'aurais pété un câble, on se serait disputé, c'est sûr... mais au moins, tu m'aurais dit la vérité tout de suite... je sais pas... je l'aurais pas apprise par ce bouffon! Je... maintenant, je veux juste que tu me fiches la paix! Tu passes la soirée avec tes copines, moi je vais rentrer, c'était une connerie de venir.





Dans la colère rien ne convient mieux que le silence. Silence is a text easy to misread. It is more musical than any song. Silence is mine. Leave it to me.

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MessageSujet: Re: Une certaine personne   Jeu 8 Nov 2007 - 2:17

Jo sort complètement de sa transe. Adel lui prend la main et la tire vers l'extérieur. Elle a eut juste le temps d'enfiler ses chaussures qui étaient au pied de sa chaise. Le vent souffle fort dehors. Il pleut. Il fait froid. Jo a mal à sa main emprisonne par celle d'Adel. Il l'emmène sur un chemin près de la forêt et du lac. Il s'arrête et crie. Il se lâche, il lui dit ce qu'il a sur le cœur.

Elle ne dit rien, elle le laisse parler. Cette fois les larmes sont bel et bien là mais elles se confondent avec les gouttes d'eau qui tombent du ciel. Tout ce qu'il lui dit, elle sait que c'est enfui quelque part en lui depuis des mois, qu'il ne la raconté à personne ou presque. Même si elle s'en doutait fortement déjà avant, elle est certaine maintenant à quel point elle l'avait fait souffrir. Elle se met à sangloter, elle prend chaque phrase comme un coup de poing... un coup de poing bien mérité. Il veut partir... elle ne veut pas... Elle parle fort essayant de recouvrir les bruits de la véritable tempête qui s'abat sur le château.


- C'est ton nom que j'ai murmuré! Contrairement... contrairement à ce que tu penses, je ne me suis pas jetée dans ses bras au bout de deux jours. On s'était encore disputé... tu étais loin, je me sentais seule... Le peu de fois où on l'a fait, c'était à toi que je pensais. J'ai... j'ai mis un terme à ça parce que... c'est toi, c'est toi que j'aime. Eden c'est fini! C'est fini depuis le jour où tu m'as invité à danser sans qu'il y ait de musique...Si je ne te l'ai pas dit... c'est parce que j'avais peur que tu le prennes mal et que tu ne veuilles plus de moi parce que je sais que tu ne Le supporte pas... mais au final, c'est le même résultat... J'arrive pas à me passer de toi. J'arrive pas à t'oublier. Et je veux pas...

Elle pleure, c'est tout ce qu'elle sait faire. Elle se sent mal, son cœur est serré, les vertiges reprennent de plus bel. Elle s'avance vers Adel. Il va surement la rejeter mais elle essaye quand même. Et, elle en a envie. Si ça se trouve ça sera la dernière fois qu'elle pourra le faire.

- Tu me manques.

Et elle l'embrasse. Ce baiser,ce chez elle, ça fait tellement longtemps qu'elle n'y a pas goutté qu'elle en a mal au ventre.

Elle lui passe la main sur le visage et le regarde. Lui sourit en retour.


- Moi aussi... moi aussi j'ai peur. Mais tu es là.

Elle le regarde encore, ne s'en lasse pas. Elle baisse ses yeux vers ses lèvres puis les remonte, comme si elle demandait la permission puis les capture de nouveau. Elle est a fleur de peau. La moindre parcelle de peau en contact avec celle d'Adel, la chatouille. Ses fourmis dans les doigts recommencent. Elle resserre son étreinte. Sa bouche glisse jusqu'au creux des son cou. Ses mains descendent le long de son torse. Puis finalement elle s'écarte, s'assoit à même le lit et demande à Adel à travers un regard de venir la rejoindre.
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