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 [Gaichiffon] Troublemaker

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Emreis McEwan
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MessageSujet: [Gaichiffon] Troublemaker   Sam 29 Juin 2013 - 22:58



∞ Morgane

- J'ai rien à me mettre.

A quelques heures du grand bal de fin d'année (c'est pas parce qu'on est en guerre qu'on a pas le droit de s'amuser un peu...), l'évidence me tomba dessus comme un bon vieux Flipendo. Bam ! Coup de bouclier pour un coup de stress en force. Des vêtements à tire-larigot partout dans ma chambre de Moon Shadow mais rien de mettable pour ce soir. La catastrophe interplanétaire. Je ne pouvais tout de même pas me pointer avec la robe de l'an passé. Je n'ai rien d'une fashion victime mais il y a des limites à l' indécence vestimentaire que je ne voulais pas franchir.
Face à l'indifférence générale - Ashlee et Britanny avaient visiblement d'autres chats à fouetter, au sens presque propre pour la seconde qui essaie de convaincre Miaou, son félin de poche, d'accepter quelques coups de brosse -, je lançai quelques s.o.s. supplémentaires, variations autour du thème "qu'est-ce que je vais faire ?" et "par merlin, c'est la déchéance ultime !". Autant apprendre les convenances à un scroutt de bas étage, j'aurais moins perdu de temps.

J'adressai donc pour la peine un regard exaspéré à Murtagh qui haussa les épaules. Comme d'habitude, mes amies firent mine de ne pas le voir. Personne ne voyait jamais Murtagh. Emreis, mon frère, le traitait d'ami imaginaire. Malgré tout son génie, toute sa sensibilité d'artiste torturé, quelques subtilités de mon univers lui échappaient encore. Tant mieux ou tant pis, le débat se tiendrait une autre fois. Il fallait parer au plus pressé.


- Brit ? Ash ? Qui m'accompagne ?

Les candidates à l'aventure étaient visiblement aux abonnées absentes.
Et quelle aventure ! Un aller-retour express à Pré-au-Lard dans l'espoir de dénicher quelque chose de sortable, en un temps record de la demi-heure chrono. Promis, juré ! Non ? Toujours personne ? A peine un "humph" extirpé à Ashley avant qu'elle ne s'en retourne à son miroir. Je vous jure, les amies, c'est plus ce que c'était !

Sans un mot de plus, je m'esquivai de notre chambre, non sans avoir attrapé mon sac et un sweat. Il faisait frais dès que le vent se levait, en cette fin juin du beau milieu de l'Ecosse.

Huit minutes plus tard, j'étais face à la devanture de Gaichiffon. Mon magasin de secours fétiche. On y trouvait de tout, à un prix raisonnable et les vendeuses étaient plutôt cool. A mon souvenir. Je faisais du shopping vestimentaire à Aberdeen ou à Londres plus souvent qu'ici. En vitrine, il y avait une robe simple, courte juste ce qu'il fallait et d'un beau bleu. Avantage non négligeable car le bleu était LA couleur de Farrell, grand brun de dernière année à Unicorn, avec qui je finirai bien la soirée. Je le travaillai depuis une petite semaine déjà et espérai bien l'avoir tout à moi pas plus tard que ce soir.

Glin-guidi-guidong !
Le carillon de l'entrée me salua à peine la porte franchie. Je lançai un
" Bonjour !" enjoué et cherchai une vendeuse du regard.

- Y a moyen d'essayer la robe en vitrine ?


Dernière édition par Emreis McEwan le Sam 13 Juil 2013 - 22:49, édité 2 fois
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Deirdre Vikram
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MessageSujet: Re: [Gaichiffon] Troublemaker   Lun 1 Juil 2013 - 12:37

Ce furent des pattes chaudes sur mes joues et un miaulement à vous déchirer l'âme qui me firent ouvrir les yeux. C'était Pépite, mon chaton tigré roux, qui ne se privait pas pour me réveiller en fanfare. Le prenant dans mes bras, je l'embrassais sur la tête, ce qui me valut un léger coup de griffe sur le plat de main.
Nous étions décidément identiques, car lui aussi n'était pas du matin. Il m'avait réveillée une grosse demi-heure avant que mon réveil moldu ne sonne. Réveil que j'éteignais précipitamment, avant qu'il ne résonne dans tout mon duplex. Duplex, était un charmant mot pour ne pas dire, studio décrépi. Mais j'avais tout de même de la place et une deuxième personne pourrait y vivre sans problèmes. Pas besoin de se serrer, il y avait de la place.
Pépite sauta sans bruit sur le sol, pendant que je sortais de mes couvertures. Ouvrant la fenêtre, je fus instantanément réveillée par un coup de vent glacial. M'emparant de mon gilet gris, posé sur le dossier de la chaise, je servis donc Pépite et m'entrepris de me faire un café. Brûlant.

Je n'eus pas le temps de manger plus que je devais déjà me rendre chez Gaichiffon. C'était moi qui étais en charge de l'ouverture et je ne devais pas traîner. Une robe violine, des collants opaques noirs, mes fidèles chaussures à talons qui me faisaient une démarche agréable sans mal, et un gilet noir, et j'étais prête. Un regard dans le miroir de ma salle de bain, un trait d'eye-liner et du mascara, un rouge à lèvres nude et une natte finissaient ma toilette.
Sur la table de la cuisine, je pris mon sac et les clés -système moldu que Rosalinde Winkle appréciait- et je partis, non sans oublier d'embrasser Pépite, une dernière fois sur le nez. Depuis déjà huit petits mois, il partageait ma vie. Petit chaton transi de froid sous une pluie glaciale, un soir de Novembre, trouvé près de la poubelle d'un Pub où nous allions souvent entre amis.
Alors parce que j'étais la bonne samaritaine, Riley me l'avait tendu. Et depuis, je l'avais gardé.

Quelques instants plus tard, je pénétrais dans la boutique, dont je poussais la porte. Tout était éteint, je m'empressais d'allumer par un Sortilège, toutes les lampes présentes dans le magasin. Hier soir, avec Brittany nous avions monté la vitrine. Et j'en étais satisfaite. Il y avait cette robe bleue qui me plaisait. Mais le bleu ne m'allant nullement au teint, j'avais opté pour un rouge flashy. Et Rosalinde m'avait approuvée. Pénétrant dans l'arrière-boutique, je vis ce dont j'étais la plus fière. La veste sur mesure, demandée par un jeune sorcier. Avec Rosalinde, je suivais activement une formation pour être une tailleur hors-pair pour Sorciers.
Et j'étais fière de ma première commande ! En espérant qu'elle ne soit pas la seule ... Alors que j'étais cette fois-ci, dans la boutique, je vis Riley. Ce dernier m'apportait une collation et un café à la cannelle, achetés au Pub du coin. Souriante, je le laissais entrer. Mais s'excusant aussi vite qu'il n'était rentré, il devait repartir aussi rapidement. Je lui fis un geste chaleureux de la main et je revins à mes affaires.
Je retournais le panneau "OPEN" et les clients pouvaient arriver.

Tandis que je terminais mon café et ma collation, que je jetais dans la poubelle, derrière le comptoir, le carillon sonna. Je me relevais prestement et souris. C'était une jeune femme visiblement enjouée qui venait de rentrer dans le magasin.


- Bonjour Mademoiselle ! Répondis-je avec la même intonation. Cela faisait plaisir des clientes ainsi. Non pas que je les aimes tous, mais Rosalinde m'avait appris à composer avec les caractères de chacun. Et Brittany m'avait avoué avec une certaine jalousie, que je ne m'en sortais pas trop mal.

La robe en vitrine ? Appliquée et efficace, je lui offris mon plus beau sourire tandis que j'allais chercher la dite-robe bleue.


- Vous avez du goût ! Elle ira très bien avec vos yeux !

J'accompagnais donc, ma cliente jusqu'à la cabine d'essayage dont je tirais le rideau pour qu'elle puisse s'y rendre. Je lui passais la robe, toujours souriante.

- Quand vous l'aurez mise, je veux voir le résultat ! Mais je suis sûre de ne pas être déçue !

Souriante. J'attendais.
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Emreis McEwan
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MessageSujet: Re: [Gaichiffon] Troublemaker   Sam 13 Juil 2013 - 23:19

La fille qui répondit à mon appel de détresse muet ne déparait pas à la règle sus-mentionnée qui voulait que chez Gaichiffon, sourire et bonne humeur soit au rendez-vous ! Et à la voir m'envoyer des fleurs dès sa deuxième phrase, je me dis que je n'aurai pu espérer mieux. Oui, j'aime les compliments et ce n'est pas un crime. Ça fait toujours du bien de s'entendre dire qu'on est jolie, qu'on a du charme, du caractère ou encore un sacré talent. Et les quatre à la fois, c'est encore mieux. Bien que plus rare, allez savoir pourquoi. Mais quelqu'un si peu avare de compliments ne peut pas être une mauvaise personne. Je lui retournai un autre sourire, plus franc, moins... anonyme et décidai qu'après tout, je n'étais pas aux pièces. J'étais seule, abandonnée par mes plus proches amies de P.U., aussi, si j'arrivai avec un peu de retard au brunch, eh bien, c'était tant pis pour les autres et tant mieux pour moi. J'avais remarqué que, quelle que soit la fête (soirée, dîner entre amis, virée improvisée), l'ambiance n'était jamais folichonne la première heure. Comme s'il fallait se réaclimater les uns aux autres, mettre nos ondes en phase. En conclusion de quoi, je pouvais bien me permettre un peu de retard.

Arrivée dans la cabine d'essayage, je tirai consciencieusement le rideau. Je ne suis pas une grande pudique mais je trouve qu'il y a une certaine vulgarité à exposer sa chair nue au regard d'autrui. Hormis à la piscine, qui semble régie par ses propres règles en terme de pudeur.
En grande habituée du shopping, j'enfilai ma nouvelle robe en deux minutes chrono, tournai sur moi-même pour vérifier qu'elle tombait bien et observai mon reflet dans le miroir d'un regard critique. Pour avoir acheté des vêtements côté moldu, je dirai qu'il n'y a pas de lieu plus ... comment dire ? Plus commun qu'une cabine d'essayage. rideau, banc, porte-manteau et miroir... Si on fait abstraction du reste (les commérages de la cabine d'à côté, les vendeuses qui effectuent leurs retouches à grand renfort de baguette), impossible de savoir de quel côté de l'univers on se situe. Moldus et sorciers se déshabillent pareil. Nous avons au moins ça en commun.

Après un dernier check-up, je décidai que j'étais sortable, sans parvenir à me décider sur le sort de la robe. A acheter ? Ou pas ? Le verdict de la vendeuse ferait pencher la balance. Oh, allez ! Je sais bien que les employées de ce genre de magasin cherchaient à vous faire acheter le maximum d'articles mais je me targuai de savoir reconnaître un coup d'œil admiratif d'un regard vide.

De bonne humeur, je ne pus m'empêcher de claironner un : Tadan ! en repoussant le rideau, au sortir de la cabine. "Tadan" qui était tout sauf prétentieux. Juste une petite pirouette, ou une mise en scène pour ajouter un peu d'ironie à ce geste de se dévoiler devant une inconnue.

Et comme elle ne manquerait pas de me détailler, je m'autorisai à lui rendre la pareille. Je l'observai, sans m'en cacher. Mon premier coup d'œil, tout à l'heure, en rentrant, m'avait envoyé l'information qu'elle était plutôt jolie. Je m'étais plantée. Elle était belle. Carrément belle, un peu racée, la bouche pulpeuse. Une silhouette à tomber et un charme évident. Et plus je la regardai, plus je me disais qu'elle était peut-être celle qu'il fallait.
J'étais venue ici sans la moindre arrière pensée mais maintenant que je l'avais sous les yeux...

Toute à mes pensées, je m'aperçus avec un temps de retard que je la dévisageai depuis un bon moment et que mon attitude pouvait devenir franchement gênante. Pour désamorcer la situation, j'esquissai un nouveau sourire, un peu penaud.
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Deirdre Vikram
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MessageSujet: Re: [Gaichiffon] Troublemaker   Lun 15 Juil 2013 - 19:34

J'attendais. Avec toujours ce même sentiment qui m'étreignait pour chaque cliente présente dans le magasin. J'étais toujours surexcitée à la découverte de l'homme ou de la femme et de voir que les habits que je leur proposais leur allaient sans nul accroc. Alors oui, j'étais fière.
Fière parce que je savais que je leur vendais de la magie et non du rêve. J'étais toujours honnête quand il s'agissait de vendre les habits de Rosalinde Winkle. Et jamais, ô grand jamais, je n'avais dérogé à la règle. Quand les vêtements tombaient parfaitement, je le faisais savoir. Quand tout n'allait pas, c'était la même chose. Et j'étais efficace dans les deux cas.
Alors fidèle et patiente à mon poste, je l'attendais. Et je ne fus nullement déçue.

Quand elle sortit de la cabine, je ne pus que sourire. Un large sourire éclairant mes traits déjà radieux par la charmante découverte de cette jeune femme dans ma boutique. Elle ne devait pas être plus vieille que moi, j'en étais convaincue. Et cela me faisait sourire encore. Serait-elle une potentielle amie ? Je verrais bien. Car quelquefois, je ne voyais un charmant visage qu'une seule fois et il ne revenait pas.
J'étais déçue par la suite, mais mon métier ne me laissait jamais de temps mort, alors j'en profitais. Reprenant un air sérieux, juste pour le professionnalisme, je regardais la jeune femme de pied en cap. Un bleu, qui j'avais raison dès le départ, allait merveilleusement bien avec la teinte de ses iris. Elle avait une taille parfaite mise en valeur par le tissu moulant, une mise en beauté de sa poitrine et un galbe parfait à la naissance de ses longues jambes.
Elle était diablement parfaite. Et pour un public masculin, elle ferait plaisir à regarder. Alors, sans plus attendre je lui donnais mon verdict.

Enjouée.


- J'avais raison ! Elle vous va à ravir ! Vous êtes parfaite et vous allez en faire chavirer des cœurs ! Et vous, que pensez-vous de votre reflet ? Demandais-je en lui souriant encore. Mais je remarquais un détail qui parvint à ternir mon sourire.

Elle me regardait depuis un long moment sans s'en priver. Pour ma part, c'était pour mon travail de jugement, que je faisais de même. Je me mordis les lèvres, empreinte à une gêne non feinte. Mais ma chère cliente, me fit un nouveau sourire. Penaud, cette fois-ci. Mais j'en avais vu d'autre et mon visage radieux revint à la charge.
Après tout, elle m'inspirait confiance. Et je manquais cruellement de nouvelles têtes dans mon cercle d'amis. Alors pourquoi pas elle ?


- Vous m'avez l'air sympathique et enjouée ! Je me présente, je m'appelle Deirdre. Si jamais vous voulez encore de mes services, une prochaine fois !

Nouveau sourire agrémenté d'un clin d’œil cette fois-ci.

Et cette robe alors ? Je l'oublierais presque !


- Et la robe ? Qu'en pensez-vous ? Moi je vous trouve splendide ! Attention, je ne vous pousse nullement à l'achat ! Je suis sincère, si ça ne vous irait pas, je vous le dirai ! Soyez-en sûre !

Encore un large sourire. En même temps, j'avais un peu de temps à lui consacrer en plus. Je n'avais pas d'autres clients en vue ...
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Emreis McEwan
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MessageSujet: Re: [Gaichiffon] Troublemaker   Mer 7 Aoû 2013 - 22:59

J'aime les gens qui sourient. C'était aussi bête que ça. Vu la tête que tirait la plupart des badauds quand il me prenait l'envie d'aller faire un tour en ville (mines sinistres, allure pressée et tenue 100% black, à croire qu'ils sortaient d'un énième enterrement), un sourire offert illuminait carrément ma journée !
Il n'y avait rien de plus contagieux qu'un sourire, songeais-je en lui en retournant un derechef. Sauf peut-être un concert de bâillement, en fin de journée, dans le train. J'en avais déjà fait l'expérience (je parle du sourire, pas des bâillements, hein ?). C'était parfois mon challenge du jour : sourire à tout va et récolter le maximum de sourires en retour. Les premières fois, j'en sortais toute étonnée du nombre de gens qui n'attendaient que ça : qu'on leur tende un peu de bonne humeur. Qu'on leur offre un peu d'humanité. La plupart semblait alors s'illuminer de l'intérieur. Ca n'était pourtant pas tellement une action d'éclat mais j’aimais à croire que leur journée serait un peu moins morose. C'était peut-être ainsi, plutôt qu'avec de grands faits d'arme ou des discours politiques à foison, qu'on changeait le monde. On confiait un fragment de bonne humeur à un autre, qui se chargeait alors de le transmettre à quelqu'un d'autre et bientôt, mon sourire du matin ferait le tour de la planète. On avait bien le droit d'être optimiste, non ? Ces temps-ci, ça ne pouvait vraiment faire de mal à personne.

Je baissai les yeux vers ma robe, sans vraiment quitter ma vendeuse, Deirdre, du coin du regard. Je ne voulais pas être impolie (un faux pas était si vite arrivé) mais elle m'intriguait. Et une fois l'idée d'elle comme solution à mon problème, difficile de déloger cette pensée de ma tête. Mais j'y reviendrai plus tard.


- Merci ! Mais si vous continuez à m'envoyer des fleurs comme ça, la robe, ça ira mais je rentrerai plus dans mes chaussures tellement mes chevilles auront enflé !

Je n'étais pas exactement ce type de personne à être bouffie d'orgueil mais un peu d'auto-dérision ne faisait de mal à personne.

- J'aime bien la robe, en plus. Avouez que ce serait dommage ! Bon, d'habitude, je préfère le rouge mais mon rendez-vous a un petit faible pour ce genre de couleur alors...

Je haïssais vaguement les épaules, amusée par mon propre comportement. Mais après tout, quelle fille n'avait jamais un peu triché pour attirer dans ses filets le garçon qu'elle avait repéré ?
Pourquoi je lui racontais tout ça ? Aucune idée. mais ce que je n'aurais jamais avoué à mes prétendues amies sortait tout seul.


- D'ailleurs, si vous en aviez une autre, un poil moins décolletée et en rouge...

Puisque j'étais là, pourquoi ne pas profiter de l'occasion ?
Ce mois-ci, au « Pied de la Lettre », le magasin de ma cousine où je bossais le week-end et certains soirs, avait fait un bon chiffre et j'étais un peu plus riche d'une ou deux dizaines de gallions. Je n'étais pas du genre dépensière mais à quoi servait de garder son argent tout au fond d'un coffre à Gringotts ? Si ça se trouvait, demain, je serais peut-être plus de ce monde. La Résistance avait cette tendance à raccourcir l'espérance de vie. Et mon argent plein de poussière ? Pfiut ! Il ne m'aurait servi à rien !

Pour m'extraire de ces pensées pas très très gaie, je tournai une nouvelle fois sur moi-même. J'adorai quand le bas d'une jupe ou d'une robe s'envolait autour de mes jambes comme une corolle. Certes, je donnais l'impression d'avoir huit ans, et puis ? On n'avait qu'une seule vie.


- By the way, moi, c'est Morgane !

Je jetai à Deirdre un ultime coup d'œil. Mélusine avait un don tout à fait stupéfiant pour "sentir" les gens. Une pièce pleine de monde et pouf, elle s'orientait sans même s'en rendre compte vers celui ou celle qu'il fallait. Celui ou celle qui jouerait un rôle important, pour un soir ou pour sa vie entière. Comme si elle savait, pouvait lire les âmes.
Je n'avais pas son talent mais je fonctionnais souvent à l'instinct. Alors, si j'avais un bon feeling avec Deirdre, c'était que j'avais rencontré une fille avec qui j'allais m'entendre. Et puisque la vie était trop courte pour être petite :


- Ca te dirait de m'accompagner au bal de ce soir ?

J'étais passée au tutoiement sans même y prendre garde.
Mon invitation était spontanée et peut-être même un peu folle. Et alors ? C'était le moment de voir si nous pouvions nous entendre. Moi, j'aimais les gens un peu rock'n roll. Capables de se lancer dans quelque chose sur un coup de tête.


- Bon, je te préviens que je compte finir la nuit avec Farrell mais d'ici la fin de la soirée, il y a encore plein de temps. Et puis, tu pourras me dire ce que tu penses de lui...
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Deirdre Vikram
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MessageSujet: Re: [Gaichiffon] Troublemaker   Mar 13 Aoû 2013 - 17:07

Elle m'était vraiment sympathique. Je sentais qu'il y avait un bon feeling avec elle. Dès qu'elle était entrée chez Gaichiffon, je l'avais appréciée. Pouvait-on parler de coup de foudre en ce qui concernait l'Amitié ? Je peux dire que oui. D'ordinaire, je me trouvais réservée et je ne donnais nullement ma confiance aux autres. Comme on le dit, les autres devaient montrer patte blanche pour que je leur accorde de mon temps et surtout mon amitié.
J'avais un cercle d'amis restreint, et je ne le changerais pour rien au monde. Et je plaignais ceux ou celles qui se targuaient d'en avoir une kyrielle. Mais tous étaient des hypocrites. J'aimais les sourires quand ils étaient sincères. Et elle venait de m'en offrir. Plusieurs. Et ma foi, je lui répondais par les mêmes. Chaleureux et confiants. Peut-être que je ne la verrais plus, elle ne serait qu'une rencontre de passage ... Comme certaines clientes que je n'avais plus revues.
Et je m'en mordais les doigts parfois. Comme si malgré tout, j'avais raté quelque chose. Ce sentiment d'inachevé, je ne l'aimais pas.

Elle me fit rire. De bon cœur. Je passais un agréable moment en sa compagnie. Même si je faisais mon travail.


- Profitez-en. D'ordinaire, je reste avare en compliments. Et je ne les distille que s'ils en valent la peine. Et ils en valent la peine !

C'était bien vrai. J'aimais lâcher des compliments, mais seulement en petite quantité. D'ordinaire, je disais le strict minimum à mes chères clientes. Bien que je les trouvais sympathiques. Mais avec elle, c'était un sentiment étrange. Elle m'intriguait.

- Oh ! Le rouge vous irait bien au teint en plus. Mais j'aurais une préférence pour le bleu, celle que vous portez est parfaite. Et si en plus, votre rendez-vous a une faible pour cette couleur ... Ah mais j'y pense ! J'en aurais une rouge, et un peu moins décolleté. Je vais vous la faire essayer !

Elle me faisait toujours sourire. Tandis que mon regard couleur de miel, la détaillait, je la vis tourner sur elle-même. C'était toujours ce que j'aimais faire quand j'essayais un nouvel habit, une nouvelle tenue. Je tournais sur moi-même, moi aussi. Petite, je n'aimais pas les vêtements trop "fille", je préférais les habits de garçon, plus pratiques. Et je portais les cheveux très courts. Ma mère désespérait un jour de me voir remplir mon dressing avec des vêtements féminins. Mais jusqu'à mon entrée à Poudlard, je restais un garçon manqué.
Puis il y eut ce garçon. Dans la même Maison que moi, mais qui ne me considérait que comme un ami, au masculin. Et non, comme une potentielle petite amie. Et le pire dans tout cela, c'est qu'il ne se gêna nullement pour sortir avec ma meilleure amie de l'époque. Cet évènement marqua un tournant dans ma vie : je devais changer. Et ce fut lors du Bal de dernière année, que j'étais enfin une "fille". Cheveux un peu plus longs, je les avais laissés pousser, et une robe. Et des talons. J'avais fait un grand pas. Et le garçon qui me plaisait tant, s'en mordit les doigts. Et ma meilleure amie, ne le fut plus.
J'étais décidément mieux ainsi. En fille.

Elle se présenta. Enfin. Morgane. C'est vraiment beau.


- Morgane ! Enchantée ! Très enchantée même ! Répondis-je en lui souriant. Encore.

Alors que j'en oubliais presque l'autre robe, de couleur rouge, Morgane me prit de court. L'accompagner au Bal ? Mon regard miel s'illumina d'autant plus. Et mon sourire n'en finissait pas de s'agrandir au fur et à mesure de cette rencontre. Un Bal, cela faisait bien longtemps ! Bien que je m'accordais du temps avec mes amis, cela faisait longtemps que je n'avais pas assisté à un Bal. Mais je devais au moins m'assurer d'une chose, c'est que Rosalinde Winkle, ma patronne, l'accepte. J'étais sûre qu'elle le ferait, mais la prévenir était primordial pour le climat de confiance. Alors je pris mon sac à main derrière la caisse, et alluma mon téléphone portable.
Souriante, je regardais toujours Morgane tandis que j'envoyais un message à ma patronne. C'était une lubie de celle-ci, elle aimait la technologie moldue. Alors, lors du Noël de la boutique, j'avais reçu l'un de ces objets qu'il me fallut un moment à apprivoiser.


- J'attends juste un petit message de confirmation. Un "bip". Et la confirmation qui ne se laissa pas attendre. Elle acceptait et amenait sa fille pour me remplacer. Mais je fermais la boutique. Et en plus je pouvais prendre l'une des robes du magasin, si c'était pas superbe !

- Je viens ! Et pour Farrell, je veux bien donner mon avis ! Tu crois que je devrais changer de robe ? Ou c'est bon ?

Je lui parlais décidément comme si c'était une vieille amie. Et je ne m'en plaignais pas ! Au contraire !
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MessageSujet: Re: [Gaichiffon] Troublemaker   Mar 26 Aoû 2014 - 22:24

J'esquissai en direction de Deridre une petite révérence que Mélusine n'aurait pas désavoué. Si ma cousine se targuait d'être une modèle unique qui ne ressemblait à personne, qui ne devait rien à personne (elle ne le disait pas tout haut, mais je la connaissais plutôt bien), pour ma part, j'aimais bien emprunter mimiques et expressions, gestuelles et petits tics de langage. Ça me donnait l'impression d'emporter un peu de ceux que j'aimais avec moi. De Mélusine, je prenais quelques unes de ces attitudes grandiloquentes, que je rendais moins extravagantes, certes, mais probablement un peu plus gracieuses. J'avais fait un peu de danse, gamine. Comme toutes les filles, je suppose.

Ma révérence se trouva coupée net quand mon regard tomba sur le drôle de petit bidule que la vendeuse-bientôt-amie tenait dans la paume de sa main :


- Qu'est-ce que c'est que ce bidule ?

Le bidule semblait avoir des touches, sur lesquelles elle pianotait doucement. L'appareil émettait alors de petits bips à moitié indistincts. S'agissait-il là d'un nouvel instrument de musique ? Luna Lovegood aurait probablement asséné qu'il s'agissait d'un dispositif pour repousser un énième parasite d'origine magique.
J'étais intriguée par le petit machin, d'autant plus que j'étais plutôt du genre à collectionner les gadgets. J'étais pourtant certaine qu'il ne s'agissait pas du dernier truc la mode. Ni « Sorcière Hebdo », ni aucun autre magazine de ma connaissance n'en avait parlé.

Le bidule en question devait avoir des pouvoirs bien au-delà de ce que j'avais imaginé au premier abord. Puisque dans un énième « bip », Deirdre sembla trouver la réponse à sa question. S'agissait-il là d'une sorte de morse propre à nous autres sorciers ?
Je ne m'éternisai pourtant pas sur la question et fis juste part de mon enthousiasme à Deirdre en un seul mot (pourquoi faire simple quand on pouvait faire compliqué) :


- Yataaaaaaaaaaa !

Oui. Un onomatopée pouvait suffire à traduire un sentiment.

- Un avis ne sera jamais de trop. Surtout que tu auras le rôle de la voix de la sagesse puisque tu ne le connais pas. T'auras le droit de te fier à ta première impression.

Je prenais ça à la légère ? Qu'importe ! Je n'envisageai pas non plus de finir ma vie avec Farrell. Il me plaisait..et si je lui plaisais aussi, c'était tout ce qu'il nous fallait pour passer un bon moment. Pourquoi s'empêtrer le cœur avec tout un fatras sentimental ?

- Tu pourrais rester comme ça mais...

Je fis mine de l'observer sous toutes les coutures...

- Si je me prends la tête à changer de tenue... ce sera plus drôle à deux, non ?

Je lui servis mon sourire le plus amusé...histoire que l'on se comprenne bien. Ce serait dommage de partir sur un quiproquo alors qu'on commençait tout juste à s'entendre.

- Si tu as ça, tu devrais essayer le rose poudré...

J'étais pas trop une grande fan du rose poudré mais avec son teint et ses yeux, l'effet devrait être plutôt classieux...

- Tu m'avais pas promis une robe rouge, à ce propos ?




C'est pas du grand art non plus, mais je m'y remets...
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[Gaichiffon] Troublemaker
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